- Speaker #0
Avant de démarrer l'épisode, pour continuer à faire vivre le podcast, j'ai mis en place un partenariat commercial avec FitCuff. Mais vous le savez, je suis intransigeant sur la rigueur scientifique. Je n'ai accepté de m'associer avec eux que parce que leur méthode est incontournable et validée. Le BFF. faire ou Blood Flow Restriction permet d'intuire des gains de force et d'hypertrophie similaires à un entraînement lourd mais avec des charges légères. C'est idéal pour minimiser le stress mécanique sur les articulations. Si je recommande FitCuff, c'est parce qu'ils offrent un matériel de qualité et d'une grande fiabilité clinique à un prix très accessible. Vous retrouverez un code promo sur Instagram ou en description de ce podcast. Bonne écoute à tous ! Salut à tous et bienvenue dans PhysioDry. Petite parenthèse actue avant de commencer, le programme du podcast est déjà bouclé jusqu'à juillet avec du très très lourd. On parlera des marqueurs de performance, du marathon de New York, de la folie de Dossard et de la crise de la quarantaine. On recevra aussi des invités exceptionnels comme Blaise Dubois, le fondateur de la clinique du coureur, et le trailer Germain Grangier. Alors pensez à vous abonner pour ne rien rater. Aujourd'hui, on se retrouve pour la suite de notre échange dans le studio de Delphine Marioga. Avec un format un peu spécial, on a complètement inversé les rôles. C'est Delphine qui me passe au grill avec les questions de sa communauté. On parle économie de course, raideur du coureur, périnée, prévention des blessures et de l'équilibre entre mobilité, running et vie bien remplie. Alors reste bien jusqu'au bout car je reprendrai la main à la fin de l'échange. Installe-toi confortablement, lasse tes chaussures si jamais tu n'es pas prête à courir, je laisse le micro à Delphine et c'est parti !
- Speaker #1
Bonjour, bienvenue, je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui encore une nouvelle fois avec Florian qui est kinésithérapeute, ostéopathe spécialisé dans le sport et la course à pied. On vous retrouve pour un nouvel épisode parce que la dernière fois on n'a pas eu le temps de parler des choses.
- Speaker #0
Trop de choses à dire !
- Speaker #1
Et on va vous parler de yoga, de running et surtout dans la deuxième partie de l'épisode, on inverse les rôles et je vais pouvoir lui poser toutes les questions que vous m'avez posées sur les réseaux sociaux. Donc restez bien là. Allez, du coup maintenant c'est à vous de poser les questions. T'es prêt ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Alors j'ai plein de questions sur le yoga et la course à pied. Bon, j'en ai déjà posé plein au cabinet, mais on va y répondre officiellement. Alors déjà, moi quand je cours, j'ai observé que je suis vachement plus raide. Pourquoi est-ce que quand on court, on se rédit au niveau des hanches et des ischios jambiers ?
- Speaker #0
C'est plutôt tout le membre inférieur. Le problème, ce n'est pas un problème, mais c'est ton corps qui s'adapte. L'impact au sol va créer des adaptations dans ton corps. Et du coup, pour lutter, c'est la gravité et le fait d'avoir ce rebond à chaque fois. ton corps va... Il va devenir un peu moins élastique et il va devenir un peu plus dense pour justement mieux absorber cette contrainte et la réaction du sol quand tu cours.
- Speaker #1
Donc en fait, c'est ton corps qui s'adapte.
- Speaker #0
C'est ton corps qui s'adapte.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas grave en soi.
- Speaker #0
En soi, ce n'est pas grave et c'est même normal. On le voit, regarde, l'exemple que je donne tout le temps, c'est quand tu regardes les JO, quand tu regardes la natation, quand tu regardes les athlètes quand ils sont sur le plot. comme ils bougent les bras quand ils se secouent dans tous les sens, leurs muscles, ils bougent dans tous les sens, c'est du chewing-gum. Juste derrière, tu vois en athlète des gars au 100 mètres ou des filles au 100 mètres, elles sont vachement plus massives et elles sont vachement, regarde les rugbymans, avec les sports d'impact et tout, comme ils sont vachement plus raides. En fait, c'est ton corps qui s'adapte et qui se densifie pour justement lutter contre cette gravité-là. Et c'est pour ça qu'un athlète qui a toujours été dans l'eau ou sur un vélo toute sa vie, quand il se met à la course à pied, ça peut générer des blessures le temps d'avoir cette adaptation-là. Donc c'est pour ça qu'au triathlon, c'est très difficile pour un débutant au triathlon de passer du vélo à la course à pied. Et c'est un truc à gérer aussi. Et le renforcement et le yoga peuvent être une solution à tout ça.
- Speaker #1
Ok. Et du coup, ça amène la deuxième question. Est-ce que la mobilité ou le yoga peuvent aider dans la foulée à la course à pied ?
- Speaker #0
Oui, parce que justement, tu as cet enraîtissement qui a lieu. Et si déjà tu es raide de base, le fait de pouvoir s'étirer, on l'a vu sur l'épisode d'avant où tu travaillais avec ton cerveau, où tu habituais ton corps à s'étirer, du coup, tu vas avoir une amplitude de mouvement qui est beaucoup plus facile quand tu vas faire ta foulée. Donc, ce n'est pas ton... ton muscle qui va plus s'allonger le muscle en lui-même, ça va être ton corps qui va moins percevoir la sensation d'étirement désagréable et du coup, tu as une sensation de légèreté et du coup, les études montrent qu'on a une économie de course qui est quand même meilleure quand un sportif fait de la mobilité.
- Speaker #1
Est-ce qu'il va être moins fatigué aussi ?
- Speaker #0
Tu peux être moins fatigué parce que ça va être moins énergivore, parce que tu vas avoir une foulée qui est plus naturelle et tu vas avoir c'est moins calorifique tu vas moins dépenser d'énergie à lutter contre toi-même quelque part parce que ton mouvement n'est plus relâché ouais ton amplitude de mouvement est meilleure et c'est surtout la perception de la fatigue qui va être meilleure, tu vois tu l'as dit avec Magali quand elle a commencé à s'étirer sur les premières semaines elle a senti vraiment une différence sur sa sur sa mobilité en course alors sur des allures d'endurance fondamentale, des allures où tu Merci. fais des sorties longues, tu le sens peut-être pas forcément. Par contre, quand tu commences à faire des blocs de VMA, où tu dois pousser un peu plus et demander des cycles de contraction, des contractions plus rapides au niveau de tes muscles, là, tu sens nettement la différence.
- Speaker #1
Est-ce que c'est important de travailler son centre et son gainage ?
- Speaker #0
Oui, c'est important, mais ça rejoint l'idée de contrôle moteur. Le truc qui se passe, c'est que tant que tu fais des sorties qui sont dans des volumes que tu tolères et que tu as l'habitude, il ne se passe pas grand-chose. D'accord ? Enfin, il ne se passe pas grand-chose. Tu n'as pas forcément besoin d'une grande adaptation. Quand tu commences à faire du long ou avoir de la fatigue, tu vas avoir un contrôle articulaire qui est moins important. Tu vas avoir une chute du bassin. Du coup, tu vas avoir un désalignement au niveau de tes genoux. Donc, tu vas...
- Speaker #1
T'effondrer un peu, quoi.
- Speaker #0
Tu vas t'effondrer un petit peu. D'ailleurs, tu le vois en course à pied. Les gens, au premier kilomètre, ils sont vachement sur les pointes. Ils sont bien. Ils sont très aériens.
- Speaker #1
Après, les pas deviennent lourds.
- Speaker #0
Et après, ouais. Et ça va après, ils sont qui te tapent au sol. Enfin, moi, je l'ai vécu. Tu l'as peut-être vécu aussi. On l'a tous vécu.
- Speaker #1
Oui, vraiment, ils te tapent au sol dès le départ. Voilà.
- Speaker #0
Mais du coup, pour limiter ça, le fait de faire... Alors. Le truc, c'est que ce n'est pas une panacée. Il n'y a pas de quelque chose où je vais te dire, c'est bon, tu fais du yoga, ça tu ne l'auras plus jamais. Ou tu fais du renforcement, ça tu ne l'auras plus jamais. Il faut faire un peu de tout. Et je pense que c'est dans la modération et la variété qui fait que notre corps est prêt à tenir un effort long. Donc ça passe par du renforcement pour que musculairement tu sois capable d'encaisser ce volume d'entraînement qui est plus important. ça passe par du contrôle moteur, donc du yoga en fait partie parfaitement parce que ça passe aussi par une bonne perception de tes articulations et du placement de tes articulations. Et ça passe aussi par de l'assouplissement pour rester le plus compliant et le plus élastique possible.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses aussi que du coup, ce gainage va permettre aussi d'avoir une posture un peu plus... Parce que moi, ce que je vois souvent sur les personnes qui courent, c'est qu'elles me disent qu'en fait, elles ont hyper mal au dos.
- Speaker #0
Oui, parce qu'elles courent un peu comme ça. En fait, elles s'effondrent. Mais c'est pour ça que faire de la course à pied et du renfort en course à pied, ce n'est pas juste renforcer les jambes. Il faut renforcer le dos. Il faut renforcer la nuque. Moi, je sais que tu vois, après mon marathon, les 15 jours après le marathon, j'étais nickel. Et après j'ai eu un torticolis et ça a duré un mois. Et en fait c'est les cervicales qui m'ont fait le plus mal après le marathon. C'est même pas les jambes ni le dos. Donc tu vois...
- Speaker #1
En fait on se fait un focus sur le bas du corps. Bien sûr. C'est ça tout le monde en a besoin. Et en fait non, c'est global.
- Speaker #0
Je te donne un exemple. Quand quelqu'un se fait opérer de l'épaule, je sais pas, une luxation d'épaule, on lui fait une butée pour plus que l'épaule sorte. C'est trois mois sans course à pied. Pourtant, il s'est fait opérer de l'épaule.
- Speaker #1
Oui, ça n'a rien à voir. Mais du coup,
- Speaker #0
les impacts, la vibration, tout ça, ça peut générer aussi des douleurs à distance. Donc en fait, le renforcement, le yoga, tout ça doit être vraiment global et aussi sur le haut du corps.
- Speaker #1
Et du coup, je vais dériver sur une autre question qu'on avait reçue. Je trouve que c'est un lien par rapport au gainage. Qu'est-ce que tu penses de l'impact de la course à pied sur le périnée ? Parce qu'on en parle peu sur les hommes, mais par contre sur les femmes. Alors, mais... Sur les hommes,
- Speaker #0
c'est un problème aussi. Oui, mais sur les femmes. On en parle beaucoup plus. Alors moi, j'ai la chance de travailler avec une kiné qui est spécialisée dans la sphère maternité. Donc du coup, elle est très spécialisée en périnée, rééducation du périnée. Donc du coup, elle m'a quelque part sensibilisé à toutes ces problématiques-là. Effectivement, la course à pied génère une pression abdominale importante. Et donc du coup... un poids sur le périnée.
- Speaker #1
À cause des impacts.
- Speaker #0
Voilà. On y reviendra, parce que je pense que tu dois avoir une question sur ça, sur les articulations, mais sur le périnée, la constipation peut avoir un impact néfaste. Donc, les gens qui ont un faible périnée ou qui ont eu, voilà, plusieurs grossesses ou des antécédents périnéaux, c'est important de renforcer le périnée, de le travailler. Donc, consulter.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
gainage fronçon, giletage, yoga. Oui, oui. Et si jamais il y a... quand même des fuites, d'inconfort, des choses comme ça, il faut consulter. Il faut consulter ou une sage-femme ou une kiné parce qu'il faut le traiter parce que c'est important et le plancher fédéral fait partie de la stabilité du bassin et la course à pied peut être un petit peu néfaste sur ça mais si ton périnée est correctement stimulée, correctement réactif, il n'y a pas de raison que tu aies de problème. Du coup, le yoga, comme vous travaillez aussi la respiration, les muscles profonds et le périnée, s'inscrit parfaitement dans ça. Donc, ça peut être une routine aussi chez les femmes. Souvent, c'est les femmes, bien sûr, mais chez les femmes qui ont des périnées un peu faibles.
- Speaker #1
Chez les femmes ?
- Speaker #0
Ça arrive aussi chez les hommes. Après, pour le coup, ce n'est pas du tout ma spécialité, mais ça peut arriver. Mais généralement, pour les hommes, c'est un peu plus tard avec tous les problèmes de prostate qu'ils peuvent enjambrer. Mais du coup, je touche du bois pour l'instant. Je ne sais pas. C'est pas d'actualité.
- Speaker #1
Tu en es pas encore. Est-ce que c'est mieux de s'étirer avant, après, ou très loin de la course absolue ?
- Speaker #0
Alors ? Après, je pense qu'il n'y a aucun intérêt. Je pense qu'en récupération, la pyramide de récupération, la base de la pyramide, c'est le sommeil. C'est le sommeil, c'est la récupération.
- Speaker #1
C'est le truc qui m'a manqué et je pense qu'il déclenche la question.
- Speaker #0
Et le sommeil de qualité. Il vaut mieux avoir 6 heures ou 7 heures de qualité que 8 très assurées et pas très bien. Donc déjà, c'est le sommeil. Ensuite, au-dessus, on a tout ce qui est nutrition. Nutrition, hydratation. Même hydratation pour moi, je l'ai avec le sommeil. ça fait partie ça fait partie et ensuite on a tout ce qui est mobilité étirement et tout ce qui est on va dire thérapie un petit peu manuel et physiothérapie d'accord pour la récupération et après en haut de la pyramide donc le moins le moins prouvé le moins efficace c'est tout ce qu'on achète ok
- Speaker #1
donc en gros ce que tu es en train de me dire c'est que plutôt que de passer
- Speaker #0
5 minutes à s'attirer il faut boire un demi-tour voilà il faut boire un petit peu après attention il y en a qui me disent au cabinet parce que je suis ouvert il y en a qui me disent moi je m'attire à chaque fin de séance c'est ça ça me fait du bien, très bien, continue c'est sûr l'important c'est que chacun ait une perception le get control c'est je me cogne le genou contre la table, je me frotte pour plus sentir le genou, c'est la même chose sur les étirements en post-course où je vais m'étirer un peu comme ça j'ai moins la sensation de jambes lourdes et donc ça n'a aucun effet sur les courbatures ? non ça n'a aucun effet sur les courbatures c'est un mythe d'ailleurs le pic de courbature a lieu généralement 24h après donc du coup non euh Le meilleur moyen d'avoir des courbatures, de ne pas avoir de courbatures, c'est d'avoir un corps préparé et assez renforcé pour tenir l'effort. Après, la courbature n'est pas forcément un drapeau ou un feu orange. La courbature, ça veut dire que ton corps va s'adapter parce que tu as réussi à l'amener à l'éveil. quelque part là où tu voulais.
- Speaker #1
Par contre, c'est ça.
- Speaker #0
Derrière, c'est pour ça qu'on y reviendra, mais l'IA, des fois, c'est compliqué, parce que dans la planification, tu sais que c'est une séance qui va générer des courbatures. Derrière, tu ne vas pas remettre une séance avec de l'intensité. Tu vas mettre quelque chose avec du volume pour justement pouvoir récupérer et faire du sport sur des courbatures. Ce n'est pas forcément le mauvais du moment. que... Ça dépend ce que tu fais. Voilà, ce que tu fais, c'est bien adapté.
- Speaker #1
C'est-à-dire que vous pouvez faire un cours de yoga après des cours. En post-séance,
- Speaker #0
c'est en post-séance, mais par contre, tu ne vas pas aller sur des postures extrêmes et très difficiles.
- Speaker #1
Non, honnêtement. De toute façon, tu n'as pas envie, tu as mal partout.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Et par rapport à ta question, le avant, moi, je trouve ça bien en échauffement, mais ça va être plutôt... Mais plus de la mobilité. Voilà, des postures... dynamique mais sans forcément ou même avec un peu de renforcement dessus pour un peu s'échauffer. Et le passif profond, tu vas peut-être le passer à distance. Moi, j'aime bien consacrer une séance dans les programmes à la mobilité aux étirements mais plutôt à distance et en fait, le dédier sur une séance appropriée et une séance récupération que sur ça.
- Speaker #1
Je continue ? Tu es prêt ?
- Speaker #0
Je suis prêt.
- Speaker #1
À l'instant,
- Speaker #0
ça va, j'arrive à répondre.
- Speaker #1
Oui, ça va. À tes yeux, est-ce essentiel de pratiquer yoga et course à pied ensemble ? Fais attention à ce que tu réponds.
- Speaker #0
Alors, c'est-à-dire yoga et course à pied ensemble ?
- Speaker #1
C'est-à-dire, est-ce que tu penses que quand on fait de la course à pied, il faut faire du yoga ?
- Speaker #0
Non. Mais voilà, le podcast est fini. Non, non, oui, je pense que... On l'a déjà dit dans les grandes lignes, mais oui, je pense que le yoga est un... est un outil de choix dans la préparation.
- Speaker #1
Et puis c'est complet. C'est la récupération.
- Speaker #0
Et j'ai de plus en plus de coureurs au cabinet qui me disent, je vais parler qu'on allait faire le podcast et tout. Moi, je m'y suis mis un petit peu.
- Speaker #1
J'espère que tu leur dis de pratiquer avec ma chaîne YouTube.
- Speaker #0
Oui, je leur dis.
- Speaker #1
Ça, c'est moi qui l'ai posé quand j'ai commencé à courir. La première chose qu'on m'a dit, c'est tu vas finir avec une prothèse de genoux à 5 ans.
- Speaker #0
C'est faux. C'est totalement faux. Il y a des études qui montrent... On fait le lien aussi avec l'ostéoporose, par exemple. Il y a des études qui montrent qu'il y a des programmes, je crois que c'est en Grande-Bretagne, qui ont été faits où on a pris des ostéoporotiques. C'était souvent, malheureusement, des femmes qui avaient de l'ostéoporose. On les a faites sauter. Des programmes de saut. Je crois que c'était un quart d'heure par jour pendant un an. Je ne sais plus si c'était un quart d'heure, trois minutes. en vrai. je ne sais plus exactement. Et au final, un an après, elles avaient réduit de manière significative leur ostéoporose. Ça veut dire que notre corps s'adapte. Donc moi, quand j'entends
- Speaker #1
Et que les sauts peuvent être intéressants.
- Speaker #0
Voilà, et que les sauts peuvent être très intéressants, mais du moment que ça soit adapté aux capacités du patient et du coureur. Quand j'entends des médecins ou des patients rentrer au cabinet et me dire « ça m'est arrivé, je te jure, ça m'est arrivé hier » , ou quelqu'un me dit « j'adore la course à pied, j'ai arrêté parce que mon médecin, j'avais une hernie discale et mon médecin m'a dit « avec votre dos, c'est impossible de courir » , c'est un discours pour moi qui est dangereux, parce que le corps s'adapte et le corps est fait pour... Merci. supporter les impacts.
- Speaker #1
J'entends encore beaucoup des personnes qui viennent vers moi et qui me disent « Ah ben, je me suis mis au yoga parce qu'avant, j'adorais faire ça, mais mon médecin m'a dit « Je ne peux pas parce que ça » .
- Speaker #0
Voilà, mais du coup, c'est sûr que quelqu'un comme ça ne va peut-être pas pouvoir faire un semi de suite et pas tout le monde peut faire un semi. Mais par contre, tout le monde peut courir.
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #0
j'ai fait des formations sur la clinique du coureur, j'en ai fait quelques-unes, et du coup, le chiffre que j'avais retenu, c'était qu'il y avait un pourcentage, je crois que c'était moins de 5% de la population qui ne pouvait Merci. pas courir, pour des raisons médicales. D'accord ? Sur une fourchette d'âge où on peut encore avoir une activité physique assez suffisante.
- Speaker #1
Pour une personne lambda, c'est quoi vraiment l'intérêt de la course à pièces ?
- Speaker #0
Pour une personne lambda, c'est que tu vas avoir une... Quand tu vas courir, l'impact au niveau du sol va faire réagir tes articulations et en fait, elles vont garder de l'eau, ce qu'on appelle des protéoglycanes et aussi de l'acide hyaluronique et donc du coup, tes articulations vont être hydratées. Et du coup, c'est comme un ballon de baudruche que tu... tu gonfles. Si tu mets une pierre dedans, tu le jettes, le ballon, il va s'abîmer. Si tu mets de l'eau et que tu le lâches, si la surface est suffisamment costaude, il va rebondir et ça va le protéger. Le fait de courir protège, ça lubrifie et aussi au niveau de la trame de l'os, ça la rend plus dense. Du coup, tu vas avoir une minéralisation de l'os qui est plus importante, tu vas avoir un cartilage qui est plus hydraté, tu vas avoir des tendons Merci. Comme tu alternes les cycles de contraction, relâchement, étirement de ton tendon, ton tendon d'Achille, tes ischios jambiers, ton dos, tu vas avoir des tendons qui vont être beaucoup plus élastiques, bizarrement. D'accord ? Enfin, et beaucoup plus... Parfois, ça, c'est pas élastique le mot, mais qui vont être capables de supporter de la charge plus importante. Et ensuite, tu vas avoir une meilleure contractilité musculaire. Et puis, je te parle même pas de... de l'intérêt cardiovasculaire.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais te dire. Et on parle du cœur,
- Speaker #0
on parle du cœur. Voilà, l'intérêt cardiovasculaire. Après, on y reviendra si tu as une question dessus, mais tu vas aussi travailler sur le côté hormonal, tu vas travailler sur plein de choses,
- Speaker #1
sur la tête.
- Speaker #0
Sur la tête. Sur la tête, voilà. C'est une forme de reconnexion.
- Speaker #1
C'est une forme de méditation.
- Speaker #0
Mais pour les articulations, la course à pied, quand elle est correctement dosée et que, en fait, les blessures, c'est...
- Speaker #1
Non seulement ce n'est pas dangereux, mais c'est intéressant.
- Speaker #0
Et c'est surtout protecteur. C'est surtout très intéressant. Donc moi, quand j'accompagne quelqu'un et qu'il ne court plus et qu'il s'init avec des consultations et l'accompagnement, la planification que je fais avec lui, il s'init par recourir et il m'envoie un message. Il me dit, tu vois, j'ai réussi à courir des bornes. Ça prend des mois, des fois. Mais tu vois, ça donne du sens à ce que tu fais au cabinet.
- Speaker #1
Et puis, ce n'est pas grave si on ne court pas des bornes.
- Speaker #0
Ce n'est pas grave si on ne court pas des bornes. C'est déjà, tu cours... Moi, j'ai une patiente, elle court 3 kilomètres. C'est ça. C'est génial. Mais elle n'a plus de douleur de jeu.
- Speaker #1
Je pense qu'il faut aussi un peu normaliser.
- Speaker #0
Il y a la marche nordique et le fait d'alterner marche et course aussi. C'est un super... Moi, c'est ce que je donne sur les reprises de course après les blessures, après les chirurgies, de dire, tu vas marcher...
- Speaker #1
C'est d'ailleurs ce que tu m'avais dit sur le film marathon. Tu marches à chaque ravito.
- Speaker #0
Tu vas marcher... marcher, tu vas marcher sur le bord de mer et puis toutes les cinq minutes, tu vas courir une minute. Et peut-être que pendant un mois, tu vas faire une minute et puis au bout de six mois, tu vas courir un quart d'heure sans t'arrêter.
- Speaker #1
De toute façon, le corps évolue. Comme le yoga,
- Speaker #0
il faut partir de quelque part.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui fait du yoga d'un côté et qui court ? Est-ce qu'il manque quelque chose ou est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que pour toi, il faut absolument rajouter du renforcement ?
- Speaker #0
Non, c'est ce que je te dis, ça dépend du niveau. Si tu fais un yoga un peu dynamique, comme... Vinyasa. Si tu fais un yoga un peu dynamique, le renfort peut être compris dedans. Après, si tu commences à chercher de la performance, à vraiment tomber dans les allures et à devoir tenir un effort soutenu assez longtemps... Le renforcement musculaire avec des charges importantes est indispensable.
- Speaker #1
En fait, le yoga, c'est du renforcement au poids de corps.
- Speaker #0
Bien sûr. Alors, le poids de corps ne veut pas dire forcément pas de charge. Mais c'est vrai que quand... Oui, mais c'est du... Voilà. Et quand tu dois...
- Speaker #1
C'est pas de la charge que tu fais. Non, non.
- Speaker #0
On est plus sur du contrôle moteur. Et moi, ce que j'aime, c'est le secteur angulaire, en fait. C'est le fait de... Sur le yoga, c'est le fait d'aller contracter un muscle, tu vois, sur les épaules. Je te donne un exemple. Tendinopathie de la coiffe. Le problème qu'on a sur les tendinopathies, dans les cabinets de kiné, c'est qu'on travaille les... les tendinopathies dans les secteurs angulaires où le patient n'a pas forcément mal. Quand le patient te dit, moi je lève l'épaule et j'ai mal à ce niveau-là, il n'a pas besoin de tirer un élastique ici. Ce mouvement, il le maîtrise bien. Il faut aller travailler. Et c'est pour ça que quand tu dis que tu as des patients sur des tendinopathies, des élèves sur des tendinopathies qui progressent, c'est parce qu'en fait, tu vas leur faire contracter dans le secteur angulaire qui les gêne. Alors, il ne faut pas aller tirer non plus pour voir si ça va mal, mais de garder du contrôle moteur sur une amplitude qui te gêne, ça te permet d'être mieux.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est ce que j'essaie de faire aussi avec mon travail de mobilité, c'est d'aller chercher tout doucement l'amplitude et essayer de la retrouver. Il y a des gens, quand ils font tourner le bras, on passe très très loin et puis au fur et à mesure, on gagne un petit peu en amplitude tout en essayant de rester dans une zone qui est confortable. Qui est confortable pour lui, oui.
- Speaker #0
Mais du coup, par rapport à ce que tu disais, quand tu dois faire de la performance, le côté renforcement musculaire, lourd Je pense que c'est... Alors, lourd, explosif, mettre de la pliométrie aussi, c'est des étapes indispensables.
- Speaker #1
Si on veut, faire de la performance.
- Speaker #0
Mais par contre, sur monsieur et madame, tout le monde qui veut courir... Si on veut comme moi, qui veut courir... Alors après, attention, moi, si quelqu'un qui veut courir et qui fait du renfois à côté, je trouve ça magnifique, c'est très bien. Mais le yoga, le yoga fait partie de l'équation et c'est même une des pierres angulaires. Ça peut être une des pierres angulaires de l'équation.
- Speaker #1
Si on a très peu de temps, Imaginons quelqu'un qui court 3 à 4 fois par semaine et il a 10 minutes 2 fois par semaine. Est-ce qu'il choisit de l'étirement passif, de la mobilité ou de l'étirement dynamique ?
- Speaker #0
J'aime beaucoup l'étirement dynamique.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
j'ai besoin du cerveau. En fait, c'est pour ça que tu vois les électrodes, genre s'il n'y a pas de consentisation du mouvement, c'est-à-dire s'il n'y a pas une activité volontaire du patient, le... ça a beaucoup moins d'impact. En fait, le corps garde que ce dont il a besoin. Donc, si tu contractes et si tu fais un effort, c'est que ton cerveau le perçoit comme quelque chose que tu en as besoin. Donc, tu vas créer des adaptations qui sont plus importantes. Attention, je ne te dis pas que le passif ne sert à rien. Ce n'est pas du tout ça. Là, on parle d'un choix. Mais si je devais choisir quelque chose, je préfère l'actif. Je préfère le contrôle moteur dans les secteurs angulaires en externe parce que ça comporte un peu tout.
- Speaker #1
Pour un coureur, c'est quoi le renforcement qu'il faut absolument faire ? Est-ce qu'on se concentre sur les cuisses, les ischios ? Qu'est-ce qu'on cible ?
- Speaker #0
Je pense qu'il faut cibler plutôt sur de l'articulaire. Tu ne peux pas dissocier un muscle par rapport à un autre. Pour moi, ça n'a pas de sens. Parce que quand tu cours, c'est une chaîne musculaire qui travaille. Donc,
- Speaker #1
si on part à articulation, laquelle ?
- Speaker #0
Alors, moi, j'aime beaucoup le bassin. Le travail du bassin, parce que souvent, le genou, c'est l'adaptatif. C'est-à-dire que c'est un peu le fusible entre la hanche et la cheville. Donc, après, ça dépend aussi de ce que tu fais. Si tu fais du trail, si tu fais du long, si tu fais du court de l'explosif. Donc, c'est une question très difficile. C'est vraiment... personne dépendante. Mais là, ce qui est sûr, c'est que sur le chemin de tout le monde, les modes, c'est le semi, le marathon, quand c'est long, même le 10 km, au final, pour quelqu'un de lambda, c'est quand même assez long. Du coup, c'est vrai que ce qui va se passer, c'est que ton bassin, avec l'effort et la durée, va s'effondrer un petit peu. Donc, du coup, d'avoir une bonne stabilité du bassin, c'est assez important. Mais je ne peux pas te répondre sans te dire aussi, il faut travailler aussi les quadriceps pour tenir sur la fatigue, sur le long. Il faut travailler les ischios jambiers aussi. si, parce que c'est ce qui fait le lien entre ton bassin et tes genoux, et ton mollet, quelque part, c'est ce qui te fait la propulsion, donc en fait, mais tu me diras, quand tu fais un... à part si tu fais de l'analytique, donc c'est-à-dire si tu fais muscle par muscle sur ton renfort, donc l'analytique, tu vas plutôt le faire sur quelqu'un qui est plutôt blessé, tu vois, quelqu'un qui a une douleur,
- Speaker #1
voilà, mais c'est global, si tu fais un
- Speaker #0
squat, tu fais un soulevé de terre, tu travailles les fesses, tu travailles les genoux, tu travailles les chevilles.
- Speaker #1
Je trouve ça quand même hyper intéressant ce que tu dis par rapport au bassin parce qu'en fait, tu vois, moi je t'étais toute posée la question, je te dis quoi, les cuisses, les ischios, les collets, machin, et en fait, moi aussi ma première intuition c'était le bassin, mais je pense que beaucoup de gens l'oublient. Et qu'il y a aussi très peu ce lien qui est fait entre j'ai mal aux genoux En fait, c'est une compensation. Souvent, c'est compensatoire. J'ai une mauvaise mobilité au niveau de mon bassin. Je vois beaucoup en yoga, ce que des fois, je reproche un peu à la pratique, c'est qu'en yoga, on travaille beaucoup cette ouverture en rotation externe, mais pas du tout en rotation interne. Moi, j'essaie de l'intégrer avec de la mobilité, etc. Mais en fait, quand on ne travaille pas en rotation interne, mais quand on court, on a besoin un peu de cette rotation interne, sinon ça vient tirer le genou. Et du coup, on peut développer un petit peu des douleurs et des pathologies.
- Speaker #0
C'est ce qu'on disait. pour moi, le corps, il y a un équilibre. C'est-à-dire que, on va dire que là, tu as un secteur angulaire où, si tu dépasses cette zone, que tu descends trop là, tu es trop raide. Tu as un secteur angulaire ici où être trop souple, ce n'est pas bon non plus. Mais c'est pareil pour l'adaptation à l'effort. C'est-à-dire que, si ton coureur ne s'entraîne pas assez, il va générer des pathologies qui sont liées à l'inactivité et à la sédentarité. Si ton patient bouge trop, Tu vas développer des pathologies de surentraînement. Et le but, c'est d'arriver à rester dans ce secteur angulaire-là où tu es bien et que tu fonctionnes bien. J'aime beaucoup cette notion d'être souple dans sa raideur. Le but, ce n'est pas d'amener les gens tous à faire le grand écart, mais c'est d'être confortable dans sa raideur. Être un peu raide, ce n'est pas très grave.
- Speaker #1
C'est un peu mon motto. J'ai dit bouger librement. Voilà, bouger librement ou souffler dans sa raideur. Le pied derrière la tête.
- Speaker #0
C'est de se sentir confortable. Mais c'est pareil pour l'effort. C'est un peu la vie. Ce n'est jamais noir ou blanc. Ce n'est jamais l'un ou l'autre. C'est une nuance de gris. Il faut toujours être un petit peu au milieu.
- Speaker #1
Ok, bon, j'en pose une dernière parce que le podcast commence à durer. Si on a un syndrome du pyriforme, de la sciatique ou une périocyte, qu'est-ce que tu conseilles ?
- Speaker #0
Alors, c'est la question d'un million. Moi, si je t'ai posé sur l'épisode d'avant la question d'un million, là, c'est celle-là. Déjà, je conseille de comprendre le pourquoi. Le pourquoi, pourquoi on est arrivé là. La blessure en course à pied. Il faut voir déjà si cette douleur, cette gêne, était là avant de commencer la course à pied.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Le plus important, quand tu reçois un patient, c'est d'essayer de trouver qu'est-ce qui a changé dans son fonctionnement sur les dernières semaines. Bien sûr, s'ils te disent que c'est une douleur que j'ai depuis trois ans, sûrement qu'il y a des examens. Là, on est dans le médical, donc c'est autre chose. Mais quand on est sur de l'accompagnement plus classique, il faut comprendre ce qui a changé. Parce que les pathologies en course à pied, la plupart du temps, c'est un problème d'entraînement. Tout ce qui est chaussures, foulées, matériel, souvent, c'est des problèmes. Ça concerne la partie visible de l'iceberg. Par contre, il faut voir dans cette planification d'entraînement, qu'est-ce qui a changé ? Est-ce que j'ai enchaîné deux séances de VMA ? Est-ce que j'ai un plan qui est fait à l'IA et j'ai deux séances hyper intenses qui ont été positionnées d'affilée ? Est-ce que j'avais une séance qui était prévue, mais la veille, j'ai le petit ? qui est malade, qui n'a pas dormi et j'ai quand même programmé ma séance. Est-ce que mon patron m'a rajouté une réunion juste avant de partir courir et du coup j'avais les boules. Est-ce que je suis allé randonner ce week-end ? Quand tu regardes bien, il y a toujours quelque chose qui a changé. Et il y a des pathologies qui concernent plutôt le volume. Le volume, ça va être le temps que tu passes à courir dans la semaine ou pendant ta séance. Tu as des pathologies d'intensité. où ça va être la vitesse à laquelle tu as couru, où est-ce que tu as mis des côtes ou pas. Donc, tu vois, c'est au kiné ou c'est au thérapeute d'identifier un peu ces critères-là, de voir un peu comment...
- Speaker #1
Donc, si on commence à ressentir ce type de douleur, tu conseilles quand même d'aller consulter ?
- Speaker #0
Alors, moi, je considère que... Déjà, j'avais fait, sur mon Insta, j'ai une fiche où il y a marqué la douleur, quand est-ce qu'on s'arrête. Et en gros, la douleur, tu vas... Quand tu commences à courir, si tu as une gêne, que tu quantifies à 2-3 sur 10, tu peux continuer à courir.
- Speaker #1
Je me disais de chercher cette zone de 3 sur 10.
- Speaker #0
Il faut que ça soit une douleur acceptable. Si, quand tu t'arrêtes, la douleur, 24 heures après, est disparue, le corps s'adapte, et on va dire que tu es sur un volume ou une intensité qu'il ne faut pas que tu dépasses pour l'instant. Si, au fur et à mesure des sorties, tu tolères l'intensité ou le volume que tu as mis, tu peux augmenter. mais c'est 24 heures à peu près. Ensuite, si jamais... Ça vient plus fort. Ça vient plus fort. Là, il vaut mieux consulter. Par contre, si jamais pendant ta course, ça te met à changer ton patron de course, donc le patron de course, c'est la manière dont on court. Tu as mal au mollet, tu dois poser un peu la pointe et décaler un peu ton pied. Et en fait, tu vas commencer à tout te déséquilibrer.
- Speaker #1
Là, pareil. Là, il faut arrêter.
- Speaker #0
Là, il faut arrêter. Et si, pareil, si ta douleur disparaît au bout de 24 heures, Tu peux peut-être essayer de voir. Si par contre, elle est majorée et qu'elle s'installe, il vaut mieux consulter. Et ensuite, tu peux consulter ton médecin, tu peux consulter ton kiné. Il faut voir.
- Speaker #1
En ostéo éventuellement.
- Speaker #0
En ostéo éventuellement. Je suis ostéopathe aussi. En ostéo éventuellement. Mais après, il faut voir aussi si, dans certains cas, il y a une imagerie à faire. Tu vois, voilà. L'ostéo, c'est très bien. C'est un magnifique outil. mais c'est comme tout, il faut l'utiliser à bon escient le stéo peut te rediriger vers autre chose c'est un peu plus rapide de prendre un stéo alors le stéo tu peux peut-être travailler un petit peu la mobilité de voir un petit peu si il est formé pour oui mais voilà il faut faire attention à tout ça et par rapport au périforme la périocyte souvent il y a plusieurs types de Périocyte Tu as des périocytes de traction, ça va être la périocytose, c'est ton muscle du mollet qui va tracter dessus. Donc, de travailler le mollet, ça peut soulager les symptômes. Par contre, si c'est une douleur de compression, une périocytose de compression, là, c'est vraiment l'os qui fait mal. Et du coup, là, il faut diminuer le volume, il faut faire attention parce que le risque, c'est la fracture de fatigue. Et après, pour le syndrome du périforme, pareil. Il faut voir si c'est un vrai syndrome du périforme, ce qui n'est pas forcément le cas dans la majorité des cas. C'est ce qu'on avait fait sur ta hanche. Est-ce que ça vient d'un muscle qui peut reproduire la douleur du syndrome du périforme ? Après, il faut arriver à faire le tri. Ce n'est pas facile, mais sur un syndrome du périforme, si c'est un vrai syndrome du périforme, non, tu ne peux pas courir parce que ça te donne une vraie sciatique. Par contre, si c'est une sciatalgie, si c'est une douleur type sciatique qui est mimée par une contraction musculaire, Tu peux continuer à courir, mais il faut arriver à traiter cette contracture-là. Ça peut être par des automassages, ça peut être par de l'assouplissement de la zone, ça peut être par du pistolet si on y arrive, ça peut être par aussi de l'exercice musculaire, du renforcement de la zone.
- Speaker #1
Souvent, quand on a une douleur qui peut évoluer en assouplissant et en renforçant, Les deux combinés ensemble, ça peut aider. Bien sûr, ça peut aider.
- Speaker #0
Mais si tu vois que tu patauges et que tu galères avec une douleur, il faut consulter. Il faut consulter ou se faire accompagner. Et j'en reviens aussi au plan. Moi, j'ai développé...
- Speaker #1
Ma dernière question, c'était, si demain, j'adorerais courir, j'ai arrêté, je veux me reprendre la course à pied ou je veux démarrer, comment est-ce que je fais ?
- Speaker #0
Alors... en toutes ces cas j'ai rien contre l'IA j'ai rien contre l'IA parce que moi même j'ai fait des planifications avec l'IA mais je me rends compte avec l'expérience aussi qu'on est limité ça peut tourner en... disons que l'IA va pas prendre en compte ce qu'il y a ailleurs alors bien sûr tu me diras tu peux lui dire mais le problème de l'IA c'est qu'il n'y a pas l'humain et ça prend pas en compte aussi bah tes activités annexes. Il y a de plus en plus de thérapeutes. Moi, je le fais maintenant depuis quelques semaines où je fais de la planification où tu peux prendre une planification de course où tu me dis, j'ai une course dans 2-3 mois et on peut mettre ensemble en place un programme avec une application où tu reçois ton plan, tes séances et tu me fais un retour. Donc, être accompagné, ça peut être... Sans forcément avoir un objectif. Ton objectif, c'est juste de reprendre la course. Et tu peux faire des plans comme ça avec des thérapeutes qui peuvent t'accompagner.
- Speaker #1
Avec un professionnel qui va prendre en compte tous les facteurs à côté.
- Speaker #0
Mais tu n'es pas obligé de...
- Speaker #1
Est-ce que tu es très sédentaire ? Est-ce que tu es très sportif ? Et tu fais un bilan, un bilan complet. Tu vois bien, etc.
- Speaker #0
Après, tu peux aussi le faire seul. Ce n'est pas un problème. Mais il faut respecter une progressivité dans tes séances. Il faut essayer... Alors, la règle du 10%, j'aime... Avant, on disait qu'il fallait... faire attention d'une semaine à l'autre de ne pas augmenter de 10% ton volume de source. Ah, parce que là, je ne l'avais jamais entendu. Voilà, mais le truc, c'est qu'au final, ce n'est pas forcément fiable. Il faut faire attention plutôt d'une séance à l'autre, de ne pas avoir un gap de volume ou d'intensité trop fort. Je te donne un exemple. Si tu fais de la VMA lundi, il ne faut pas que le mardi ou le mercredi, donc la VMA, c'est du fractionné, c'est de la vitesse, il ne faut pas que le mardi ou le mercredi, tu recales une séance avec des allures élevées. et Il faut plutôt faire de l'endurance fondamentale ou faire une séance de renfort, de yoga et privilégier un retour à l'intensité un peu plus tard. Et donc souvent, tu vois, les erreurs qu'on fait, c'est des erreurs de planification. Mais si tu respectes une progressivité et surtout si tu écoutes ton corps et que tu ne restes pas bloqué sur ta montre avec les allures comme ça et que tu es aussi sur ce qu'on appelle le RPE, donc c'est l'échelle de ressenti sur la séance et comment tu te sens. Moi, j'aime bien faire des... Je parle aux coureurs, je leur dis de faire des body scans. des petits body scans en course tous les 5 km de voir un peu comment je me sens est-ce que j'ai mal au genou, est-ce que j'ai mal à la cheville est-ce que j'ai mal à l'épaule, de voir un peu et aussi le matin même ou au moment d'aller courir comment je me sens aujourd'hui aujourd'hui franchement au boulot ça a été compliqué j'ai une séance dure à faire c'est pas grave je vais faire plutôt une séance soft et je reporte ta journée a déjà été dure, ton corps est tendu et tu peux te générer et d'ailleurs quand tu demandes au patient comment la blessure est arrivée souvent, ils vont te dire qu'ils ont changé quelque chose à l'entraînement, ils ont été malades les semaines qui ont été avant. Tu as un rhume, tu n'es pas bien, c'est très bien d'aller courir. Moi, j'aime bien courir quand j'ai le rhume, parce que ça me fait ventiler. Mais par contre, si tu es févreux, ou alors quand je fais une séance comme ça, je ne m'envoie pas à des tours de piste. Je vais courir tranquille.
- Speaker #1
On va faire une séance avec des gens qui ont une capacité hyper forte.
- Speaker #0
La progressivité.
- Speaker #1
Mais c'est hyper intéressant ce que tu dis, parce que tu vois, moi je me suis blessée, tu le sais, c'est comme ça qu'on s'est rencontrés, et en fait ces espèces de compensations où tu sens que tu te boites un peu, moi je suis passée par là, j'avais la douleur à 2-3, puis au bout de 5 kilomètres, je commençais à compenser dans tous les sens, tu le sens en fait, qu'il y a quelque chose qui...
- Speaker #0
Oui, et puis après, au niveau de ta consulte, après d'une douleur de hanche, tu fais... Tu finis avec une consulte sur le genou, sur la cheville, de l'autre côté.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, ton corps récompense. Donc, quand tu as une articulation qui est problématique, les autres allaient récompenser. Et après,
- Speaker #0
ça te fait un arrêt qui est beaucoup plus lent que ce qu'il aurait pu être si jamais tu avais un peu mieux dosé ou consulté plus vite.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #2
Si cet épisode de Physiodrive était utile, le meilleur moyen de le soutenir, c'est de lui mettre 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute et de t'abonner pour ne rien rater. Et pour encore plus de contenu, retrouve Physiodrive sur Instagram. Merci pour ton soutien et c'est parti pour la seconde partie de l'épisode.
- Speaker #0
On va essayer de présenter un peu ton programme de Yoga Run parce que sur l'épisode d'avant on avait parlé de ta plateforme et tu nous avais dit que tu avais des programmes qui étaient plus adressés aux sportifs. Comment ça t'est venu l'idée de créer comme ça ? un programme de yoga spécialisé pour les runners ?
- Speaker #1
Alors, c'est venu tout simplement grâce à une personne qu'on connaît en commun, c'est Magali. Donc, c'est l'une de mes élèves, c'est ma plus ancienne élève en fait, Magali, qui est venue un jour me voir et qui m'a dit, Delphine, je veux courir un semi-marathon, mais par contre, j'ai mal aux genoux. Magali, je l'ai connue, quand je l'ai connue, elle avait une hernie discale, donc elle avait des problèmes de dos, et elle m'a dit, moi, je veux le terminer sans douleur et j'ai besoin de toi.
- Speaker #0
C'est un bel objectif déjà.
- Speaker #1
Exactement. Oui, c'est génial de courir un semi-marathon. Et vraiment, elle m'a dit, moi, j'ai besoin de mon corps au quotidien dans mon travail. Je ne veux pas me blesser. Je veux vraiment être bien. Et donc, on a commencé à travailler vraiment en utilisant le yoga, les étirements, beaucoup la mobilité. On a énormément travaillé sa mobilité de hanche, en rotation interne, en rotation externe. On a beaucoup travaillé sa mobilité de genoux, de chevilles. Et en fait, c'est... C'est elle-même qui me disait à chacune de ses sorties, ça me fait du bien, elle me disait j'ai l'impression d'avoir des jambes de gazelle, je cours et je me sens hyper riche. Je suis relâchée, oui. Complètement. Et là, elle a refait un semi-marathon avec moi à Paris, et elle m'a dit j'ai senti la différence, on n'a pas fait la même préparation ensemble, et elle m'a dit j'ai senti que mes jambes étaient beaucoup plus lourdes, que ma foulée était moins libérée, etc. Et donc, en fait, après cette prépa semi-marathon qu'on a fait, on a dû faire ça pendant 3-4 mois ensemble. Et quand elle a couru son semi, après, elle m'a dit, il faut absolument que tu sortes tous les roussons que tu m'avais et que tu en fasses un programme. Et j'ai dit, bon, allez, je me lance. Et du coup, j'ai concocté vraiment quelque chose qui regroupe à la fois de la mobilité articulaire, du travail d'étirement, du travail de proprioception pour vraiment avoir un accompagnement global et puis aussi un peu le travail du souffle. parce qu'on n'en parle pas assez, mais en fait, c'est pas évident de courir sans avoir une fréquence cardiaque qui monte tous les jours. Et puis, le souffle aide beaucoup à la récupération sportive.
- Speaker #0
J'avais fait une... Mais je pense qu'on fera un épisode sur ça aussi. On avait fait un... Un épisode sur la pyramide de récupération et la méditation, la respiration, elle avait une bonne place. Beaucoup plus que tout ce qu'on peut acheter dans le commerce.
- Speaker #1
Ah oui, complètement. Et puis moi, je le vois parce que c'est quelque chose que je travaille depuis longtemps, le souffle. Et tu sais, je fais du spinning à côté, j'adore ça. Donc c'est du vélo en salle pour ceux qui ne connaissent pas.
- Speaker #0
Merci pour ton psoas.
- Speaker #1
Oui, bon, ça c'est sûr. Encore que... Si je tire pas trop en remontant, ça va. Et donc, on est dans une salle, dans le noir, et on pédale avec un coach qui nous donne les instructions. Et donc, tu vois sur le tableau la fréquence cardiaque. Et à la fin, tu vois aussi à quelle vitesse tu redescends. Et à chaque fois, il donne des badges à la fin. C'est celui qui a la meilleure stabilité de fréquence cardiaque et celui qui a la meilleure récupération. Et en fait, à chaque fois, je suis dedans. Parce que mon cœur est redescentré. Et ça, le yoga t'aide énormément avec ça.
- Speaker #0
Et ton programme de yoga run, il s'adresse plutôt... Il y a des différences entre les trailers, les runners, ou plutôt même les marcheurs, ça peut s'adresser aussi aux gens qui marchent ?
- Speaker #1
En vrai, courir ou marcher, ou courir en trail, ça demande en fait les mêmes muscles, les mêmes articulations. Après, la différence entre un marcheur et un coureur, c'est que c'est sûr, il y a les impacts, il y a... Au revoir. Donc, c'est un petit peu différent. Mais honnêtement, quelqu'un qui adore marcher et qui sent que ses appuis sont un petit peu moins stables, ce qui arrive avec l'âge, en fait, ça s'adresse complètement à lui. Parce qu'on va venir travailler, on va renforcer sa cheville, on va venir faire un travail de proprioception, d'équilibre. Et donc, ça, en fait, c'est utile pour tout le monde.
- Speaker #0
Et tu as commencé un petit peu à l'expliquer, mais qu'est-ce qui contient ton programme et sur combien de semaines tu l'étales ?
- Speaker #1
J'ai fait un accompagnement à peu près sur quatre semaines. Et à chaque fois, il y a cinq routines par semaine. Mais j'explique vraiment au début que c'est en fonction du plan d'entraînement que tu as. Donc, par exemple, pour quelqu'un qui court déjà trois fois dans la semaine, peut-être que cinq séances, ce n'est pas possible. Donc, en choisir trois, c'est déjà très bien. Et compléter en fonction du temps qu'on a. Et j'ai essayé d'intégrer à la fois du travail de mobilité articulaire, à la fois de la proprioception, à la fois du renforcement très ciblé sur le bas du corps. Donc là, pour le coup, il y a des routines qui sont faites par un coach sportif, avec vraiment du travail de renforcement sur les cuisses, les muscles principaux de la course à pied. Et moi, je rajoute le travail du souffle, etc. Donc c'est vraiment quelque chose d'assez global. Mais l'idée, c'est que chaque semaine, il y ait un travail de mobilité, un travail de renfort et un travail d'étirement.
- Speaker #0
C'est ultra intéressant de faire ça parce que sur l'épisode d'avant qu'on avait fait avec Marc-André Brisi, on avait fait un épisode sur le renforcement musculaire. Et c'était un petit peu les mêmes questions. C'était comment placer le renfort dans une préparation. Et Marco disait qu'en gros, sur les débutants, le renfort, ce n'était pas forcément la priorité au début parce que déjà faire trois séances par semaine, si on arrive à être régulier, c'est difficile. Mais je me dis qu'un programme comme ça, s'il y a des petites routines et que ça ne nécessite pas trop de temps, c'est ultra intéressant parce que les débutants peuvent intégrer un programme comme tu fais pour pouvoir avoir quand même une routine hebdomadaire d'assouplissement, plus de renforts pour travailler les principaux groupes musculaires qui te permettent de tenir sur un effort long. Je trouve ça hyper intéressant. Est-ce que tu arrives à... Tu as eu quelques retours sur les athlètes, les runners que tu as déjà accompagnés ?
- Speaker #1
À chaque fois, les retours, c'est je vois la différence, mes foulées sont meilleures, je me sens plus stable, je fatigue moins, j'ai des jambes plus légères. Donc, les retours, ils sont globalement hyper positifs. J'ai aussi... C'est vrai qu'à l'intérieur, je pense que ça, tu ne l'as pas encore testé. Il faudra que tu le testes et que tu m'en fasses ton retour. J'ai aussi enregistré un audio. Je guide un run en parlant.
- Speaker #0
Tu fais de l'audio de guidée pour la course, pendant la course, pendant les séances d'oeuvre. Ça peut être pas mal, ça.
- Speaker #1
Ça peut être pas mal. Ça ne dure que 45 minutes. Donc, c'est un peu court en fonction de ce que tu prépares. Tu peux le relancer éventuellement. Et j'ai beaucoup de gens qui m'ont dit, en fait, avant de commencer, je courais genre 15, 20 minutes. Et là, maintenant, je cours une heure. Et je kiffe.
- Speaker #0
Comment tu prépares un audio comme ça ? Qu'est-ce que tu mets dedans ? C'est de l'encouragement ? Tu veux garder la surprise peut-être ?
- Speaker #1
Non, non, non.
- Speaker #0
C'est de l'encouragement ou c'est un peu de développement personnel ?
- Speaker #1
Tu verras, tu vas découvrir. Mais non, il y a un peu de reconnexion au corps au départ, donc reconnexion au souffle. Parce que je constate, et je le vois aussi beaucoup dans mes cours de yoga, qu'il y a beaucoup de personnes, en fait, elles sont toutes en apnée. Elles sont, elles oublient.
- Speaker #0
Pendant le cours de yoga ?
- Speaker #1
Oui, pendant le cours de yoga, mais en fait...
- Speaker #0
Faire une séance de... Faire l'apnée, c'est dur. Non,
- Speaker #1
bien sûr, mais tu peux... Il y a respirer et respirer. Parce que respirer, c'est quelque chose qui se fait automatiquement dans notre corps. Notre corps, il est magique, il est génial pour ça. Mais respirer en conscience, ce n'est pas du tout la même chose. Ce n'est pas la même manière aussi d'oxygéner ses tissus. Donc, ramener un peu de conscience sur sa respiration, ça permet déjà de redescendre dans le corps, de redescendre dans les sensations. Et puis d'avoir une respiration aussi un petit peu plus profonde, de moins faire monter son rythme cardiaque au plafond dès qu'on commence l'entraînement. Donc il y a un peu de reconnexion au souffle, il y a un peu de déconnexion mentale. Donc j'essaie d'arriver doucement dans un état de conscience un peu modifié, cet état de flow des fois qu'on recherche un peu dans la course à pied. Donc ça, je le guide simplement à la voix. Et puis il y a des petites étapes où je viens rechercher un peu la motivation, parce que je sais qu'il y a des moments où dans la course à pied ça fluctue, il y a des moments où c'est dur, où ça redevient facile, etc. Donc, j'essaie de... jongler aussi un petit peu là-dessus.
- Speaker #0
Merci beaucoup Delphine d'avoir pris le temps de venir sur PhysioDry, d'avoir partagé ton expérience, ta vision de la mobilité et tout ce que tu mets en place avec tes élèves et les coureurs. J'espère que cet échange vous aidera à mieux comprendre comment articuler le travail de souplesse, de mobilité, de contrôle moteur et la course à pied pour courir plus longtemps avec moins de pépins. On va s'arrêter là pour aujourd'hui. Prenez soin de vous, de vos entraînements et de votre récupération. On se retrouve très bientôt pour un prochain épisode de PhysioDry. La baguette !
- Speaker #1
Ce podcast vous est présenté par PhysioDry, organisme de formation pour les kinésithérapeutes et les ostéopathes. Pour retrouver nos formations, nos ressources et bien plus encore,