Didi SunshineSi une critique te fait douter de ton style, c'est que ce n'est pas ton style le problème.
Aujourd'hui, on va parler de comment gérer les critiques négatives, mais aussi le silence d'ailleurs, sans saboter ta propre confiance. Cet épisode s'adresse à toi si tu as déjà reçu une critique qui t'a coupé•e dans ton élan, si tu postes ton travail et que parfois il ne se passe rien, que tu n'as pas beaucoup de likes ou de commentaires, si tu te demandes si ton style est le bon, ou si tu ressens un mélange de frustration, de honte ou de doute après un post. Parce qu'aujourd'hui, on va remettre les choses à leur place. Une critique n'est pas une vérité absolue. Le silence n'est pas un verdict. Et l'algorithme n'est pas un juge artistique. Donc je vais te donner 5 pistes de réflexion autour de ça et un exercice à la fin, comme d'habitude. Salut, moi c'est Diane. Je suis artiste autrice sous le pseudo Didi Sunshine. J'ai créé Pimp ton style. C'est un écosystème de contenu pour t'aider à transformer ton feu intérieur en un style assumé. Il y a mon livre du même nom, un défi créatif sur Insta, une newsletter et ce podcast, bien entendu. Ici, on parle d'exploration créative, d'inspiration, de confiance et de style, évidemment. Alors, avant de passer à la suite, abonne-toi pour ne rien manquer. Le premier point, c'est que je pense que tout le monde mélange critique et opinion. Et ça, c'est un vrai problème. Parce qu'il faut savoir filtrer une critique constructive d'une opinion plutôt subjective. Pour moi, il y a 3 types de retours qu'on peut te faire. Tout d'abord, la critique constructive : celle-là, elle va être argumentée, elle va être précise et elle va te permettre de t'améliorer. Par exemple, ça peut être « la composition est intéressante, mais l'œil ne sait pas où se poser » . Ok, là, on a quelque chose de concret, on sait où on va, on sait ce qu'on peut faire pour changer, pour que ça marche mieux. Le deuxième type de retour, c'est l'opinion subjective. Quand on te dit « j'aime pas trop » , ça, ça dit rien de la qualité de ta prestation, de ton style, de ta création. Ça parle du goût de la personne qui émet cette critique. Et le troisième retour, c'est la projection personnelle. « Ah, tu devrais faire des trucs plus comme ça ou ce serait plus vendable ». Mais ça, ça parle de peur, ça ne parle pas de ton art, ça ne parle pas de toi. Donc, tu peux faire un premier exercice mental quand tu reçois ce genre de retour. À chaque critique, tu peux te demander si c'est une critique constructive, si c'est une opinion plutôt subjective ou si c'est une projection personnelle. Et pour ça, tu peux essayer de regarder dans les lignes, est-ce que le retour est précis ? Est-ce qu'il y a quelque chose d'actionnable ? Ça veut dire quelque chose que l'on peut changer. Et surtout, est-ce que ça vient de quelqu'un dont j'estime le regard ? Parce que si ce n'est pas le cas, franchement, ça va directement à la poubelle. La deuxième piste que je veux te proposer aujourd'hui, c'est que si tu veux progresser, il faut aussi que tu apprennes à demander un vrai feedback. Parce que la plupart des gens ne savent pas forcément faire un retour. Alors, au lieu de subir une critique un peu floue et un peu subjective, tu peux poser des questions plus précises. Par exemple, tu peux dire À ton avis, qu'est-ce qui fonctionne selon toi ? Qu'est-ce que tu ressens en regardant cette image ? En posant des questions précises, ça va t'éviter d'avoir un feedback flou qui va nourrir ton doute. Tu vas avoir plutôt un retour précis qui va t'aider et qui va nourrir ta progression. En cadrant la discussion, tu es sûr•e d'avoir un bon feedback. Je ne dis pas que ce qu'on va te dire, ça va te plaire, mais ça va être utile. On n'attend pas d'un feedback d'entendre ce qu'on a envie d'entendre. Tu vois ce que je veux dire ? On entend ce dont on a besoin pour progresser. Et c'est là la différence. La troisième piste, C'est que le manque de réaction n'est pas une mesure de valeur. Il faut être clair, un post qui ne performe pas sur les réseaux sociaux ne dit rien sur ton talent, ne dit rien sur ton potentiel, ne dit rien sur l'affirmation de ton style. C'est plus une question de timing peut-être, ou de format, ou de plateforme, de l'attention de ta cible qui n'était pas disponible à ce moment-là. Parce qu'un algorithme, ça mesure un engagement, mais ça ne mesure en rien la singularité de tes créations et la qualité de ton travail. Si tu laisses ton estime dépendre des likes, tu donnes ton pouvoir à une machine, ça n'a aucun sens. La quatrième piste, c'est de regarder la trajectoire et pas forcément le post isolé. Parce qu'un seul post, c'est du bruit. Mais une série de posts sur plusieurs mois, là, tu as des vraies données. Tu peux mesurer. Est-ce que tu es clair•e dans ton style ? Est-ce que tu as des messages qui sont plus assumés ? Est-ce que certaines personnes reviennent régulièrement et commentent régulièrement tes publications ? Parce que ta progression artistique ne se lit pas à un instant T. Elle se lit dans la durée et c'est important de prendre le temps, de prendre du recul et de regarder tout le chemin parcouru et pas seulement à un moment donné. La cinquième piste aujourd'hui, c'est que ce qui fait le plus mal, ce n'est pas la critique au fond. C'est ce qu'elle révèle, c'est ce qu'elle peut dire de toi ou de ce que tu ressens. Parce qu'une critique va te toucher, là où tu peux être déjà fragile parfois. Et si ça fait très mal, tu peux te poser la question : Qu'est-ce que ça active en moi ? Est-ce que tu as peur d'être illégitime ? Est-ce que tu as peur de ne pas être assez original•e ? Parce que parfois, le travail, il n'est pas seulement artistique, il est aussi identitaire. On essaye de véhiculer des choses. Et donc, c'est normal aussi d'avoir ce genre de sentiment quand on construit son style. Donc tu vois, la vraie question qu'il faut que tu te poses aujourd'hui quand tu reçois une critique, un retour, un feedback, c'est pas est-ce que c'est validé ? C'est plutôt est-ce que c'est aligné avec ce que moi j'ai envie de transmettre, ce que moi j'ai envie de faire. Parce qu'une validation extérieure, elle va fluctuer, mais ton alignement, lui, il va se construire au fur et à mesure, et ça, c'est le plus important. Donc, comme toujours, je vais te donner un petit exercice aujourd'hui. Tu vas prendre la dernière création où tu as reçu une critique qui t'a touché•e. Et tu vas écrire sur une feuille, dans ton carnet, sur ce retour, qu'est-ce qui est factuel, qu'est-ce qui est du domaine de l'interprétation, et ce que tu décides d'en faire finalement. Si tu veux, tu peux même terminer par une petite phrase pour ancrer tout ça, en disant « je choisis de continuer à...» explorer mon côté rock'n'roll, à transmettre des émotions . Tu mets ce que tu veux en fonction de ce qu'on t'aura dit. Mais retiens une chose aujourd'hui, c'est que la constance fait beaucoup plus que la validation extérieure. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. J'espère que cet épisode t'a plu et moi je te dis à bientôt. D'ici là, souviens-toi que ta différence, c'est ta lumière, alors laisse-la briller.