Speaker #0Et si les deux mots les plus puissants de ta vie, c'était je suis. Parce que tout ce que tu places derrière ce je suis, ton cerveau s'empresse de le transformer en vérité absolue, en identité, en destinée. Aujourd'hui, on parle de ça. Et je te promets que d'ici la fin de cet épisode, tu ne diras plus jamais je suis à la légère. L'identité, savoir qui l'on est, c'est le mal d'un autre siècle. Enfin, en tout cas, c'est ce que je crois. A toi de voir si tu partages cette même pensée ou pas. Tout le monde cherche à se trouver, à travailler sur soi, à s'accepter, mais peu de gens s'arrêtent sur la base, sur le fondement, sur le mot, M-O-T. Nous allons à la racine de l'étymologie identité. Identité, ça vient du latin, es antitas, qui signifie être. Et identitem, qui veut dire à plusieurs reprises. Ton identité, c'est littéralement ton être répété. Parce que tu ressens lundi matin, ni ce que tu vis dans une mauvaise face, mais ton être répété. Ce que tu te racontes, encore et encore, jusqu'à ce que ça devienne toi. Et ça, ça change tout. Et je sais bien ce que c'est. Vivre avec un handicap. ou même accompagné, quelqu'un qui en vient, ça vient avec un lot de mots qu'on t'a collé dessus, sans te demander ton avis. En général, ça commence dans l'enfance. C'est à ce moment-là qu'on construit notre identité par rapport à tout ce qu'on va nous raconter, tout ce qu'on va dire de nous. On va le capter, on va se l'approprier comme une éponge, en fait, qui absorbe tout ça. Tu es fragile, t'es limité. t'es différente, t'es bizarre et le pire, à force de les entendre on finit par les répéter soi-même, je suis pas comme les autres je suis quelqu'un de compliqué je suis pas bien dans ma peau je suis grosse, je suis trop maigre c'est pas une question de faiblesse mais c'est vraiment de la neurologie notre cerveau il est câblé pour croire ce qu'on lui répète et encore plus quand c'est expérimenté et vécu dans sa chair. C'est un mécanisme de survie qui se retourne bien souvent contre nous quand les mots sont toxiques. Alors, je ne vais pas te dire pense positif, c'est vraiment du bullshit, non ? Puis ça serait trop facile et franchement si ça fonctionnerait, ça se saurait. Et puis c'est peut-être aussi un petit peu irrespectueux par rapport à ce que tu pourrais traverser, non ? Ce que je vais te faire, c'est te montrer comment Ça marche pour que tu te reprennes, pour que tu reprennes la main sur qui tu es véritablement. Le je suis, comme je l'ai dit, c'est une programmation, vraiment comme un programme d'un ordinateur. Ton cerveau ne fait pas la différence entre une vérité et une phrase répétée avec conviction, avec une conviction profonde. Quand tu dis je suis nul, il n'ouvre pas un dossier intitulé opinion provisoire. il l'enregistre, c'est tout. Et il commence à filtrer ta réalité pour confirmer cette croyance, confirmer cette identité. C'est ce qu'on appelle le biais de confirmation, tout simplement. Et ça travaille 24h sur 24, même quand tu dors. Le vocabulaire n'est pas en détail de forme. Je t'ai déjà dit dans les épisodes précédents, ce que tu dis, ce que tu parles, ce que tu racontes, ce que tu exprimes. C'est une vocation, c'est une réalité, même quand c'est, et surtout quand c'est inconscient, c'est là que c'est super intéressant, c'est le code source de ton identité, ton vocabulaire. Et, il faut que je te raconte ça, dernièrement j'ai assisté à un vrai désastre. C'était un atelier virtuel qui était animé par une personne qui était invitée, c'était vraiment un espace qui était offert pour lui, et l'idée c'était qu'il vienne présenter une réussite quelconque dans son business. Voilà. En gros, c'est ça. Et le mec, il a vraiment mis mal à l'aise son auditoire très rapidement parce qu'il utilisait des termes assez grossiers. Il utilisait des termes comme... Il était interviewé par la présentatrice et puis, je ne sais pas, elle lui demandait des questions genre « Comment tu as fait pour réussir dans le travail que tu as produit ? » Et puis lui, « Ouais, je m'en battais des couilles. » coup, j'en avais rien à foutre, puis de toute façon, j'y suis allée à la bite et au couteau, et moi j'étais dans... j'allais dire dans l'assistance, c'était sur Zoom, j'étais tellement d'ordi, mais Même, au fait, il y avait un malaise, mais un malaise tellement palpable qui s'est créé. Et il y en a des qui sont partis, il y en a des qui ont quitté la salle Zoom. Moi j'étais juste bouche bée, vu que j'avais pas le lit là-dessus, voilà, j'ai fermé ma bouche. Mais au fond de moi, je me disais, mais pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu t'exprimes comme ça ? Tu peux pas parler comme ça. Ça a choqué beaucoup de monde, il y a quelques personnes qui ont réagi, qui ont fait un retour par rapport à ça. Mais en fait... Ce qui s'est passé, c'est que moi, je savais pourquoi il s'exprimait de cette manière. En fait, je savais pourquoi il créait inconsciemment ce malaise, ce malaise ambiant, bien que virtuel, parce que j'avais eu cette personne auparavant en entretien et j'ai observé la manière dont il s'exprimait. Et il l'a dit à plusieurs reprises. Dans notre échange, ouais, de toute façon, moi je suis un connard, laisse tomber, c'est comme ça, je suis un connard. En fait, le type, il est un connard dans son identité. Et ce qui s'est passé, il a tout simplement créé le fruit de sa réalité de connard. Et c'est vrai que quand on est face à un connard, soit tu te barres, soit tu lui fais remarquer, mais en général... Eh bien, c'est souvent les derniers qui sont au courant. Et c'est pour ça que je te dis que la manière dont tu t'exprimes... Bon, alors là, c'est un cas hyper extrême que je t'ai présenté. Alors, c'est réel, je ne vais montrer absolument rien. Et c'est extrême, mais c'est vraiment pour te montrer que ce que tu vas raconter à ton sujet, ça va créer toute la réalité. Bien sûr, alors, entre le dire et le ressentir, il y a toute une différence. Ce qui compte vraiment, c'est de le ressentir. C'est de ressentir au fond de toi cette identité. Tu peux très bien dire, ah je suis jolie, alors qu'au fond de toi tu ne te sens peut-être pas bien au tapeau. Et bien c'est ce ressenti là qui va créer ta réalité. C'est pas ton vocabulaire, en fait il faut que ton vocabulaire soit aligné avec ce que tu ressens. Mais la chose qui va créer ton identité, qui va créer je veux dire ta réalité, c'est comment toi tu te sens au fond de toi. En fait, ton identité, c'est un peu comme en GPS. Tu rentres à une destination de départ, je suis quelqu'un de capable, de solide, de valeur. Et le GPS, il calcule l'itinéraire, il te guide. Même quand tu prends un mauvais embranchement, il recalcule pour te ramener vers ta destination. Alors, maintenant, imagine si tu rentres dans ton GPS personnel, je suis nulle, je suis fatiguée, j'en ai marre, je ne suis pas fait pour ça. Eh bien, le GPS, il va quand même calculer un itinéraire, il va te guider. avec la même efficacité vers cette destination-là. Le problème, ce n'est pas le GPS, c'est la destination qu'on lui confie. Et tes mots, c'est la destination que tu tapes chaque jour. Alors, demande-toi où est-ce que tu vas te programmer aujourd'hui. Ce que je te propose aujourd'hui, c'est d'observer. Tu te rappelles l'observation, c'est la deuxième lettre de ce livre. Observe qui autour de toi s'identifie à quelque chose de dévalorisant à travers son vocabulaire. Une personne qui dit je suis nulle, je suis triste, je suis trop ceci, je suis pas assez cela, regarde ce qu'elle place derrière ce fameux je suis. Et regarde les conséquences dans son énergie, dans ses choix, dans sa façon de se tenir, dans sa façon de se tenir face aux opportunités. Bon, cette personne à observer, ça peut déjà commencer par être toi. Regarde ça méticuleusement, sans jugement, juste avec curiosité. Et quand tu repères un « je suis » qui pourrait être toxique, eh bien, change le narratif. Pas forcément par son contraire ou quelque chose que ton cerveau ne pourrait pas admettre. Va pas non plus... exagérer et dire je suis incroyablement magnifique, merveilleuse, je ne sais quoi et ne pas y croire une seule seconde. Si tu viens de passer trois ans à te dire le contraire, ça va être compliqué. Mais tu peux commencer par je suis en train de devenir cette personne. Je suis quelqu'un qui apprend à ou je suis en chemin vers la sérénité. Je suis en chemin vers la joie, vers quelque chose qui te plaît et qui correspond à ce que tu désires profondément. C'est ça, reprendre la main sur ton être répété, reprendre la main sur ton identité. Moi je te dis à la semaine prochaine. En attendant, observe bien ton vocabulaire. 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