Speaker #0Trois jours d'expansion, de connexion, de joie. Le séjour double obs n'est pas une énième retraite. C'est un temps de reconnexion et un temps d'évolution personnelle profond et intense. Pendant trois jours et deux nuits, des experts partageront leurs pratiques, du breathwork, de la sonothérapie, des ateliers de coaching. Mais l'essence du séjour se joue entre vous, les participantes, entre femmes qui partagent le même désir d'alignement et d'affirmation de soi. Ce séjour se tiendra en Drôme, du 26 au 28 juin. Toutes les informations sont disponibles dans le descriptif du podcast. Évidemment, je reste à votre disposition pour vous donner toutes les réponses aux questions que vous vous posez. J'ai hâte de vous y retrouver. Je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de podcast. Et quel épisode ! Je vous propose un bond dans le temps. Nous sommes le 31 décembre et ce que je m'apprête à faire va bousculer ma vie pour toujours. Dans quelques secondes, je saurai. il n'y aura aucun retour en arrière. Je ne sais rien de ce qui m'attend, et pourtant, je sais déjà que je veux tout. Une révélation m'empêche de regarder. Je viens de comprendre que mon identité va changer à jamais. Dans la vie, chaque identité que l'on choisit volontairement peut changer. Mariée, puis divorcée, propriétaire, puis locataire, chef d'entreprise, puis salarié. Mais cette identité-là, non. Si l'amoureux regarde Merci. et m'annonce deux barres, je deviendrai maman. Et ce sera pour toujours. Deux barres. Nous sommes le 31 décembre et je suis devenue maman. Et nous sommes le 22 mai et l'émotion est intacte. C'est très difficile de vous décrire la puissance du changement identitaire instantané que j'ai ressenti, mais je vais quand même essayer parce que tout ce que je connais du travail identitaire, vous le savez, c'est ma spécialité, a pris une toute nouvelle. dimension. Dans cet épisode de podcast, je voudrais vous partager ce que j'ai compris et ce que j'ai redécouvert à propos du travail de l'identité. Quand l'amoureux regarde et m'annonce de barre, je sais instantanément que ma vie va changer. Et même, je sais précisément comment elle va changer dans les heures qui suivent. Quand je découvre que je vais être maman, Je sais instantanément ce que je vais devoir ajuster dans mon alimentation. Je sais que je vais devoir arrêter de boire de l'alcool. Je sais aussi que je vais avoir envie d'adapter ma manière de faire du sport, ma posture. Bref, tout un tas de choses changent et c'est instantané alors que dans le travail que je fais depuis des années, la partie identitaire, elle est assez progressive. En fait, il y a deux manières. de travailler l'identité et à ce moment-là, ça me frappe en plein visage. La première partie, celle que je travaille avec vous notamment en coaching, c'est d'abord découvrir qui on est. Au sens, qu'est-ce que l'on fait depuis des années ? Qu'est-ce que l'on a mis en place comme action ? Quel est le conditionnement dont on a hérité et qui fait la personne que l'on est ? Ça, ça nous demande de nous intéresser à votre éducation, à vos valeurs. à vos besoins, à vos drivers, à vos patterns aussi que vous avez l'impression de subir et que vous avez l'impression surtout de ne pas contrôler. Ce qu'on appelle pattern, c'est une sorte de schéma répétitif que vous faites encore et encore malgré vous, sans vraiment comprendre pourquoi. Ça, c'est ce qu'on appelle du conditionnement. Vous avez de très bonnes raisons de le faire, mais c'est assez difficile de se rendre compte seul que, oui, les comportements que vous exécrez le plus sont ceux qui vous rapportent. le plus en termes de confort, en termes de sécurité parce que c'est connu. Et dans ce travail aussi identitaire, on va aller explorer justement ce que vous voulez garder parce que ça vous rend service et que c'est une identité qui vous rend fière, mais aussi ce que vous voulez transformer. Et c'est là que va rentrer en compte la reprogrammation du cerveau. Donc on va s'appuyer sur sa plasticité. Le mécanisme pour ce faire, il est assez simple, c'est qu'on va s'appuyer sur le fait que répéter une action encore et encore et encore et encore finira par finalement devenir votre personnalité et encore répéter deviendra votre identité. Donc là, on a un rapport au temps qui est assez incompressible. Si un jour je me réveille très tôt le matin, ça ne me suffit pas à dire je suis quelqu'un du matin. En revanche, si chaque jour… Je me réveille très tôt, encore et à tel point qu'à force de répétition, ça devient complètement naturel. Là, la répétition... L'habitude, le fait que ce soit ancré, deviendra un élément de votre identité et vous direz facilement « je suis quelqu'un du matin » . Même chose si vous voulez avoir un rapport un peu plus sportif. D'abord, vous allez aller à la salle peut-être une, deux, trois fois par semaine. Sauf que si ce trois fois par semaine, il devient hebdomadaire et vraiment constant, et que vous retournez encore et encore et encore et encore à la salle, là vous n'aurez… aucun mal in fine à dire je suis sportif, je suis sportive. Donc vous voyez, ce que on travaille à cet endroit-là, c'est la création par la répétition de nouveaux chemins neuronaux, donc c'est vraiment des chemins dans votre cerveau, qui vont même jusqu'à changer la forme de votre cerveau, qui eux deviendront votre identité. Ça, ça prend du temps. Ce qui me frappe, le 31-12, quand je suis sur le point de découvrir que je suis enceinte. En fait, c'est assez marrant parce qu'à ce moment précis, oui, je suis en train de faire un test, mais je sais déjà que je suis enceinte pour plein de raisons. Je crois que j'en avais déjà parlé, mais effectivement, on m'avait annoncé que je mettrais près de deux ans à tomber enceinte. Donc, je m'étais préparée, entre guillemets, de plein de manières, par l'alimentation, par les compléments alimentaires, en étant accompagnée par Claire, ma médecin chinoise que j'adore. et puis je m'étais aussi mise à pratiquer la symptothermie et donc à ce moment-là, il y a plein d'indicateurs qui me font dire, ok, je n'ai pas besoin d'un test en fait, je sais que je suis enceinte et c'est rigolo parce qu'à ce moment précis c'est la première fois que je me dis, wow, je vais faire un test et là, il n'y aura aucun retour en arrière je ne pourrai pas, à un moment donné, plus être maman ce n'est pas possible et c'est marrant parce que donc évidemment, loin de moi, l'idée de ne plus vouloir être maman, c'est vraiment un choix et un souhait du cœur qu'on a fait avec Pierre-Alexandre. Mais à ce moment précis, j'ai une idée si claire de ce que ça veut dire être maman, en tout cas à ma toute petite échelle, parce que je n'ai absolument aucune idée d'à quel point ça va bouleverser nos vies. Et je pense que, quand bien même j'essaierai de tout mon cœur, je n'ai aucune idée d'à quel point ça va être un chamboulement. Je pense que c'est vraiment du genre des leçons qu'on ne peut que vivre pour comprendre. Mais quand même, je suis assez renseignée sur la question, à minima sur la période de grossesse, sur tout ce que ça implique en fait d'être une maman. Et à ce moment-là, le changement, il est instantané. Et donc, j'allais dire, je redoute. Et c'est vrai, à ce moment-là, j'ai juste besoin d'un tout petit temps pour prendre une respiration, savourer encore le... l'ignorance dans laquelle je suis, de me dire, presque en me faisant une promesse, « Sarah, aujourd'hui, tu es une femme. » Et ça m'émeut de le dire, mais aujourd'hui, tu es une femme. Une femme que j'adore en plus parce que je mets beaucoup de cœur à l'ouvrage pour être quelqu'un que j'aime, quelqu'un que je respecte et quelqu'un qui m'inspire. Et je voulais juste prendre ce petit temps pour me dire, « Oui, tu vas devenir maman, mais pas que, en fait. » ce que je m'apprête à découvrir en termes d'identité n'effacera jamais la femme que je suis, la sœur que je suis, la compagne que je suis, la fille que je suis, la belle-fille que je suis. Et c'est intéressant parce que souvent, quand on développe son identité, l'ego nous fait croire que c'est soit tout, soit rien. Et puis la société nous fait croire qu'au contraire, on peut tout être en même temps. Et je crois que rien de tout ça est vrai, rien de tout ça est faux. En fait, je crois que ce qui est magnifique avec le travail identitaire, c'est qu'on peut jongler entre différentes identités en fonction de ce qu'on est capable de faire à l'instant T et en fonction de ce qu'on a envie de faire à l'instant T. Et c'est pour ça que je vous parle tout le temps de l'éternel instant présent, c'est qu'il est là le vrai pouvoir de vivre sa vie, il est dans l'éternel instant présent. Dans chaque éternel instant présent, on a la faculté de choisir quelle partie de notre identité on a envie de faire vivre, on a envie d'habiter le monde. Et donc à ce moment précis, c'est l'identité de la femme que je suis, qui très égoïstement a eu besoin de me souffler. Est-ce que tu me promets que tu ne m'oublieras pas ? Parce qu'on a mis du temps, on est arrivé là, et du coup oui, je me suis fait cette promesse. je ne t'oublierai pas. Alors évidemment, on va changer, on va évoluer, tout le monde le dit, mais les priorités changent, les envies changent et on a quand même un être qui, du moins dans les premiers mois, premières années, est... totalement dépendant de nous. Sa survie dépend de nous. Donc à ces moments, c'est clair que c'est refaire le choix dans chaque éternel instant présent que l'identité de la maman primera sur peut-être l'identité de la femme, l'identité de la compagne. Tout ça pour vous dire qu'à ce moment précis, j'ai vraiment conscience qu'il y a un changement identitaire qui est en train de s'opérer. Et ce que ça remet en cause, et qui est vraiment très intéressant de mon point de vue de coach et dans mon point de vue de vous accompagner, vous, à incarner des identités qui vous plaisent, c'est que ce qui permet l'instantanéité d'un changement identitaire, c'est la clarté avec laquelle vous envisagez cette nouvelle identité. En fait, à ce moment précis, ce qui fait que je vais pouvoir instantanément adapter mon comportement, c'est que, je fais toujours faire cet exercice, mais je crois vraiment que c'est une clé qui est essentielle et qui est très simple à comprendre, c'est que quand vous voulez incarner une nouvelle identité et que vous êtes hyper au clair sur comment se comporte cette identité, qu'est-ce que fait cette identité, quand vous êtes à un instant précis, vous avez la possibilité de lui demander à elle, à cette identité-là, très clair, ce qu'elle ferait à votre place. En ce sens, vous lui demandez la fin du film. Et donc là, quand je me retrouve face à ce changement identitaire qui est « je deviens maman » , eh bien je peux lui demander la fin du film. Et je peux déjà adopter ses habitudes à elle, ses comportements à elle. Comportements qui, répétés, feront que moi aussi je deviens maman. Rentrons dans le très pratico-pratique. Une maman qui est enceinte, elle ne mange plus de crues. Elle ne mange pas de légumes et de fruits qui ne sont pas très bien lavés. Une maman qui est enceinte, elle ne boit plus d'alcool. Elle ne fume plus. Le fait de savoir et de connaître toutes ces caractéristiques propres à cette nouvelle identité me permet de facilement l'incarner. Comme je sais que je veux cette identité, j'aspire à cette identité, je suis cette identité, le switch qu'on appelle le shift identitaire dans mon cerveau, il est instantané. Je revets cette identité par une décision, je suis maman. Bon là, en l'occurrence, c'est plus facile parce que j'ai quelque chose d'extérieur qui vient me dire « oui, tu es maman » et j'adopte déjà ses habitudes et son comportement à elle. Et en fait, c'est super intéressant parce que je ne me suis pas trop confiée sur ce sujet-là parce qu'il est très personnel et que je ne sais pas vraiment si ça vous intéresserait. Auquel cas, dites-le-moi en DM ou en commentaire de ce podcast. Mais quand je me suis préparée à devenir maman, justement parce qu'on m'a dit que ça prendrait beaucoup de temps, eh bien, j'ai fait exactement la même chose. J'ai demandé à la fin du film, donc à la Sarah qui est déjà maman, c'est quoi tes comportements ? quand tu es maman. Et donc, ça faisait un an que je ne buvais plus d'alcool, ça faisait un an que je préparais mon corps, ça faisait un an que j'étais suivie, etc. Et ce shift identitaire, en fait, il est hyper intéressant parce que quand on incarne une identité, ça passe par ses comportements. Et quand vous avez envie d'incarner une certaine identité, Donc, En ce qui me concerne, moi, j'ai beaucoup travaillé cette année sur mon identité de chef d'entreprise et que vous êtes très, très au clair sur, OK, une chef d'entreprise comme moi, je l'entends, c'est quoi ses comportements ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Et à partir de ce moment-là, si vous avez une identité dont les contours, dont les caractéristiques, dont les comportements sont très, très clairs, ça devient logique de se comporter comme ça. Il n'y a plus de question de c'est douloureux, c'est chiant, c'est compliqué, ça me change de mes habitudes. Parce que vous savez que vous tenez là la recette pour incarner une identité qui vous plaît. Dit comme ça, ça a l'air hyper simple. On se dit bon ok, trop cool, vas-y je prends une feuille, un crayon et j'écris une identité qui me plairait d'incarner. Sauf que, évidemment, il y a une subtilité. Et il y a une subtilité qui m'a sauté aux yeux à ce moment précis où je me dis ok, je deviens maman. c'est que... C'est que quand on a une sorte de stéréotype en tête, donc une maman, un papa, une chef d'entreprise, une soeur, une épouse, que sais-je, on a toutes et tous des caractéristiques qu'on attache automatiquement à ce genre d'identité. et donc si on se contente de suivre ces étiquettes-là, c'est hyper simple à suivre. Mais le risque, c'est finalement qu'on se mette à adopter des comportements qui sont de l'ordre de l'injonction, parce qu'en fait, une bonne maman pour moi ça fait ça. Mais ça c'est une définition de laquelle tu as hérité, et qu'il est bon de questionner, parce que quand on a une identité qui vient de l'extérieur, comme toujours, elle n'est peut-être pas hyper adaptée au genre d'identité que toi, tu as envie d'incarner. C'est-à-dire que, pour moi, en tout cas la maman que moi, j'essaie d'être déjà en étant juste à six mois de corsesse, c'est une forme, une identité, un genre de comportement. Mais ce n'est pas la vérité générale, c'est... Des grands principes, bon, pas manger de cru, etc. Bon, ça, c'est de l'ordre de la maladie, donc c'est vraiment dicté par l'extérieur. Mais il y a plein d'autres choses qui sont très personnelles. Et c'est là la subtilité, et c'est là le... Pas la difficulté, mais en tout cas, oui, la subtilité. C'est que ce qui devient peut-être plus... Moi, je vais le dire, plus challengeant. C'est quand vous dessinez des contours qui sont propres à vous. Et pour ça... C'est important, et c'est ce qu'on travaille ensemble, de vous connaître. C'est important de voir ce qui est de l'ordre du conditionnement qui vous porte, qui va vraiment vous booster, et ce qui est de l'ordre du conditionnement qui va vous drainer. Et pour ça, il n'y a pas 36 boussoles, il y en a 3. Tête, cœur, corps. Quand on pose une identité, on part de l'ordre du conditionnement, mais on parle aussi du fantasme, de ce que l'on imagine comme être approprié. juste bien. Et puis dans les faits, quand on passe à l'action, quand on se comporte déjà comme cette identité, on ressent à l'intérieur si c'est quelque chose qui nous réussit, parce que ça nous satisfait, pas forcément parce que c'est facile, mais parce que ça nous satisfait. Je vous donne un exemple très bête, mais moi récemment je me suis mis à être plus calée, pas très calée, mais plus calée sur mes comptes en banque, sur tout ce qui est administratif. Quand je fais ma déclaration d'impôt en temps et en heure, quand je regarde mes comptes et que je vois que ça tient la route, je suis satisfaite. Je ne veux pas vous dire que je prends un énorme plaisir et que c'est trop cool et que je trouve ça fun. Non. En revanche, je suis satisfaite. Et mes boussoles tête-coeur-corps, elles ressentent une profonde sérénité et un apaisement quand c'est fait parce que c'est comme ça que j'ai envie de me comporter et c'est le genre de personne que j'ai envie d'incarner. Donc ça, c'est vraiment vos boussoles qui peuvent vous aider à dire « Ok, cette identité-là et les comportements que j'ai dessinés comme contours de cette identité-là me conviennent. » Et là où ça devient plus compliqué, c'est que faire ça, décider d'abord de contours qui ne viennent pas de l'extérieur mais qui viennent de vous, ça implique plusieurs choses. D'abord, ça implique de légitimer vos envies, vos ressentis, quelque chose qui finalement n'a pas de preuve extérieure. Quand j'imagine mon identité de maman, il y a des choses qui relèvent de l'extérieur, j'en parlais, mais il y a d'autres choses qui ne relèvent que de mon intérieur. C'est moi, mon intérieur qui me dit, si je suis une maman qui se comporte comme ça, je ressentirais de l'alignement, mais je n'en ai aucune preuve. Je n'ai aucune garantie, je ne sais pas, fondamentalement, si, oui, ça va me convenir. Donc ça déjà, c'est intimidant parce qu'on ne peut s'en remettre qu'à ce que l'on ressent. Et donc ça, pouvoir s'en remettre uniquement à ce que l'on ressent, sans aucune validation extérieure, sans aucun chemin pré-tracé, sans aucun tampon qui vous dit « Ok, vas-y, suis cette route, elle est super et tu vas arriver là où tu veux. » confiance. Et se faire confiance, beaucoup de gens pensent à tort que c'est auquel je suis venue sur Terre et j'ai un stock de confiance en moi, mais la vérité, c'est pas ça. La vérité, c'est que justement, quand vous décidez de contours basés sur vos ressentis, sur votre intérieur, sans aucune garantie, c'est précisément ça qui va vous permettre d'avoir confiance en vous, parce que si jamais ça ne donne pas ce que vous vouliez, si jamais ça se transforme en obstacle sur votre route, la confiance en soi, c'est avoir la conviction intérieure que j'ai les ressources pour surmonter cet obstacle. Donc, je le redis, Le meilleur cadeau que vous puissiez vous faire si vous voulez avoir davantage confiance en vous, c'est justement de prendre des décisions depuis votre intérieur sans aucune garantie extérieure. Alors évidemment, il y a une propension au risque qui est différente et puis on a le droit de se renseigner aussi sur est-ce que mon risque est contrôlé, est-ce que j'ai de bonnes raisons de penser que ce soit quelque chose de valable que je ressens. Mais in fine, il y a toujours cette dernière étape. qui consiste à dire, ok, je me fais confiance, je prends cette décision, et si jamais ça diffère de ce que j'attends, alors je me fais confiance pour surmonter l'obstacle. Donc quand on dit, fais-toi confiance, ça ne veut pas dire, sois sûr de ton choix. Ça veut dire, choisis, prends une décision, et fais-toi confiance, si le cas échéant ça différait de ce que tu voulais, de ce à quoi tu aspirais, tu trouveras les ressources en toi pour surmonter ton obstacle. que tu n'avais pas vu venir. Et ça, faire ça, c'est peut-être le plus compliqué. En tout cas, dans ma phrase, il y a une chose qui est excessivement compliquée, c'est décider. Décider, c'est excessivement compliqué parce que ça implique de prendre sa responsabilité. Quand je dis ça, forcément, j'ai vraiment envie de vous dire que ce n'est pas simple, mais que c'est le truc le plus jouissif et le plus puissant en termes d'alignement intérieur et en termes d'ancrage identitaire. Parce que ce qui est simple quand on suit une décision de quelqu'un d'autre, c'est le cas par exemple de salariés, c'est le cas quand on est enfant et qu'on va à l'école parce qu'on nous a dit d'aller à l'école. Quand un ordre vient de l'extérieur, c'est l'autre qui prend la responsabilité. Et donc si ça capote, si ça ne marche pas très bien, on aura toujours l'autre à blâmer. Il y a très peu de gens qui... acceptent leur part de responsabilité dans le fait de suivre un conseil qui soit extérieur. Parce que je le dis toujours, mais on ne subit que ce que l'on tolère. Et donc si aujourd'hui vous pouvez subir quelque chose, il y a de fortes chances, pas toujours, il y a des 1% des cas qui sont extrêmes, mais il y a de fortes chances que vous ayez toléré quelque chose au départ en vous disant « bah oui mais j'ai pas le choix, c'est comme ça, c'est pas moi qui décide » . C'est faux, on a toujours le choix. C'est juste que les conséquences auxquelles on s'expose en faisant un choix ou un autre, sont acceptables ou non. Je dis n'importe quoi, au travail, si vous ne voulez pas tolérer un comportement de boss ou une décision d'un boss, je prends le cas extrême, mais la conséquence pourrait être de perdre votre boulot, en tout cas de partir de votre boulot, et tout de suite pour votre cerveau, ça devient quelque chose d'impossible, d'impensable, d'intolérable, parce que tout de suite il vous dit vous allez finir sous un pont et on n'en parle plus. Mais ça reste un choix. Vous faites le choix que le fait d'être énervé, d'être agacé, de subir entre guillemets les foudres de votre boss, c'est moins pire que de finir sous un pont. Donc vous faites le choix d'accepter la décision de votre boss. Là où, quand on prend sa responsabilité, on n'a plus personne à blâmer. On ne peut que se blâmer soi parce qu'on a pris cette décision en son âme et conscience. Et donc si ça ne fonctionne pas, on est face à soi-même et on n'a pas d'autre choix que soit faire ce qu'on appelle, en tout cas prendre ce que j'appelle moi une position de victimisante, alors ça n'est pas du tout un jugement, mais c'est simplement dire, se plaindre et se dire, je le savais, je me suis loupée, je me suis ratée, j'ai fait n'importe quoi. Bon, ça, clairement, il n'y aura pas la confiance au bout du fil. Versus quand je prends mes responsabilités jusqu'au bout, quand j'incarne le décisionnaire, le responsable jusqu'au bout, Je me questionne et je vois ce qui a péché et ce qui m'a conduit ici. Est-ce que je contrôlais ? Qu'est-ce que je ne contrôlais pas ? Qu'est-ce que je peux faire ? Qu'est-ce que je ne peux pas faire ? Où est-ce que j'ai besoin de solliciter de l'aide ? Etc. Et ça, toutes ces questions que je viens de mettre un peu empilées, c'est précisément ça qui va faire que vous allez prendre confiance en vous. Parce que réussir à vous poser ces questions-là, c'est déjà faire appel aux ressources que vous avez à l'intérieur de vous Pourquoi ? prendre confiance en vous et vous sortir d'une passe. C'est tout. Donc, quand vous vous voyez hésiter, quand vous vous voyez, souvenez-vous que vous êtes en train de peut-être faire l'erreur de vouloir prendre la bonne décision. C'est bien, sauf si vous finissez par être complètement paralysé et finalement ne pas prendre de décision. Parce que vous êtes en train de renoncer à une opportunité de prendre confiance en vous. Donc, vraiment, et ça c'est de la sincérité radicale, c'est s'observer suffisamment pour se dire ok, bon là, je vois que je procrastine à fond, que plus j'avance et moins je suis apte à prendre une décision, donc Tu sais quoi ? Au lieu de voir un danger de potentiellement faire le mauvais choix, je vais y voir l'opportunité de prendre confiance en moi. Et rien que ce petit chiffre de mindset-là peut vraiment changer beaucoup de choses. L'autre chose qu'implique le fait de s'écouter soi, tête, cœur, corps, pour incarner une identité et donc définir les contours de cette identité, c'est, je le disais à l'instant, que ça implique énormément d'observation de soi. Parce que si nos seules boussoles sont tête, cœur, corps, Et donc, comment on se sent ? Eh bien, on en revient toujours à la même chose, c'est que j'ai pris une décision, j'ai choisi une identité, j'ai choisi ses contours, là je me lance du coup à adopter les nouveaux comportements de cette identité-là que j'ai envie d'incarner, et l'observation en soi, elle doit vous servir à faire la différence entre ce qui était de l'ordre du fantasme, que vous étiez convaincu qui allait faire sens finalement en termes d'identité, et la réalité. Parce que je reprends cet exemple-là parce que je trouve qu'il fonctionne bien. À l'époque, il y a quelques années, j'étais convaincue que l'identité que je voulais incarner, c'était celle de la femme qui habite sur les îles, qui passe sa vie en slip et qui mène la slow life. Au moment où je prends la décision, c'est vraiment quelque chose qui me semble tout à fait cohérent, tout à fait juste pour moi. Et donc, je me lance, crac, je prends la décision, les billets, je rends mon appartement, je pars. Et puis, je commence à vivre cette nouvelle vie. Et donc, au début, mes boussoles, elles étaient super alignées, très chouettes. Et puis, à force de répétition, donc là, l'identité commence à s'ancrer. Ça devient ma personnalité et c'est ainsi que je parle de moi. Oui, j'habite à l'autre bout du monde, sous les îles, etc. Et à un moment donné, je sens qu'il y a quelque chose qui se désaligne, qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Et là encore, le piège, il est dans soit ne pas s'observer, parce qu'en fait, nos vies vont vraiment très vite. Et c'est facile de ne pas s'observer, c'est facile de ne pas crédibiliser ce que l'on ressent, en se disant non, mais t'inquiète, ça va passer. Non, mais c'est rien du tout, c'est peut-être un peu le mal du pays. On a toujours une bonne raison de ne pas s'écouter. Et sans faire de généralité, c'est quand même important de mettre le doigt sur le fait que nous, les femmes, on est souvent décrites comme trop sensibles, trop drama queen. Et donc, pour contrer ça, pour faire mentir ces grands principes, on a tendance à justement faire taire un peu ce qu'on ressent, à jouer les dures, comme on dit, à jouer les fortes et les indépendantes. Et ça, en fait, c'est déjà sparjurer parce que c'est votre vie, en fait. personne ne devrait réussir à vous faire croire que vos ressentis sont faux. Et d'ailleurs, si vous faites ce petit jeu que je vous donne souvent à faire, c'est que quand vous avez un ressenti avant de prendre une décision, notez-le sur un bout de papier, gardez-le dans un endroit bien précis, prenez la décision que vous avez envie de prendre, donc souvent vous allez ne pas écouter votre ressenti et faire l'opposé, décider l'opposé de ce que vous aviez envie de faire, et in fine, retournez voir ce papier. Et vous verrez que vous le saviez, en fait. Vous saviez que votre ressenti était juste et que vous aviez raison de vouloir vous écouter. Mais ça, c'est une question d'autorisation. Donc bon, bref, ça va avec cette question de responsabilité. Prendre sa responsabilité et pouvoir s'en remettre à soi, dans un cas comme dans l'autre. Et donc, quand on s'observe, quand on a ce ressenti pendant qu'on a choisi ces nouveaux comportements, pendant que moi, je suis sur les îles et que je me rends bien compte qu'il y a un truc qui cloche, Là, j'ai deux choix. J'ai soit renier ce ressenti, soit commencer à l'écouter. Et donc, pas rechanger comme une girouette, mais déjà le crédibiliser et me dire, « Ah ok, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se joue ? Qu'est-ce qui attire mon attention ? Qu'est-ce qui a besoin d'être vu ? » Et simplement me connecter déjà dans un premier temps à ça. Et petit à petit, faire de la place, faire des ajustements dans mon comportement pour voir si... Tout est à mettre de côté, donc si vraiment l'idée d'ésile c'était une idée qui ne me convient pas, pas qu'il était une mauvaise idée, mais qui ne me convient finalement pas, et c'est là où c'est important de voir la différence entre le fantasme et la réalité, ce qui vous convient, ce qui ne vous convient pas, et ensuite de vous autoriser à ajuster. Et en fait, quand on est vraiment dans ce processus de « je définis mes contours » , je me fais confiance et je fais confiance, je légitimise mon ressenti, je prends ma responsabilité, je reste au contact de moi-même pour m'observer, on ne peut pas tomber dans le piège de « je me suis loupée, j'ai pris la mauvaise décision, c'est n'importe quoi » . Non, on ne peut pas tomber là-dedans. On se dit « j'ai pris une décision en mon âme et conscience, je me fais confiance, je me suis donné les moyens, je reste à mon contact pour ajuster » . Et si je me rends compte que la réalité ne correspond pas à ce que j'avais projeté, je m'autorise à réajuster. Et là, en fait, c'est dans ces processus-là que vous pouvez booster votre confiance en vous et donc votre estime de vous. C'est tout bénef, en fait. Effectivement, ça vous met dans un certain inconfort, mais ne soyons pas hypocrites. Quand on est dans une vie... où on ne prend pas nos propres décisions et où on se contente de suivre ce que l'extérieur nous dit, on n'est pas confortable non plus. Et on a des problèmes aussi. Donc c'est super important d'avoir conscience que, oui, effectivement, peut-être qu'il y aura de l'inconfort, peut-être que tu prendras le risque que ça ne te convienne pas, mais en fait, tu n'es jamais seul, tu es avec toi et donc tu auras toujours la faculté, la possibilité de réajuster. Et ça, ça vraiment, c'est... C'est fondamental, déjà parce que c'est très beau de s'autoriser à vivre tout ça, mais surtout, je crois qu'on est sur Terre pour ça. Et c'est ça faire du soi, c'est ça faire de l'alignement, c'est une grande histoire d'amour pour soi. Parce que, et c'est mon dernier point, devenir quelqu'un que l'on aspire à être, vivre les rêves que l'on a dans la tête, dans le cœur et dans le corps, ça implique de s'aimer. énormément. Et quand on se lance dans un processus pareil, ça implique énormément d'amour de soi parce qu'on est en train de tout créer, de toute pièce. Il n'y a personne qui vous dit au préalable c'est le bon chemin, tu es sur la bonne voie, ce que tu t'apprêtes à faire va porter ses fruits. Personne, il n'y a personne pour vous dire ça. Et donc avant même d'initier les choses, vous devez faire preuve d'énormément d'amour de vous. Et quand vous arrivez au bout, en tout cas à un certain palier, et que ça fonctionne, forcément l'amour de soi, il est automatique et il est évident, parce qu'en fait on est fier de soi, ça ressemble à ce qu'on avait projeté, donc c'est génial. Mais quand on arrive à un palier et que c'est différent, on a, comme je le disais, le choix, se blâmer ou s'en mettre plein la tronche et se dire qu'on est nul. Ou bien faire preuve de... de compassion, de bienveillance, et se rappeler que si on a pris cette décision à l'instant T0, on l'a pris avec tout ce qu'on connaissait à ce moment précis. Et là, on est à T plus je ne sais pas combien, le chiffre que j'ai devant moi c'est 33, donc disons T33, on a beaucoup plus d'informations, on a beaucoup plus de recul, on a beaucoup plus d'expérience, on a beaucoup plus de concret. Et donc c'est beaucoup plus facile de se dire « Ah ben j'aurais dû décider autre chose » . Ça c'est pas du tout vous aider et ça c'est pas du tout être votre allié. Et en fait, là encore, à ce moment précis, vous avez l'opportunité de vous aimer très fort et de développer votre amour de vous. Parce que si je fais un petit clin d'œil, en tout cas la maman que j'ai envie d'être, et je pense qu'il y a une règle universelle, son enfant l'aime inconditionnellement en fait, donc il peut bien faire les p... pires horreurs, il y a un truc à l'intérieur qui fait qu'on l'aimera quand même. Eh bien, je crois, en tout cas, je suis partisane de dire ça, que on mérite cet amour inconditionnel pour soi, parce que déjà, l'intention initiale, elle était bonne. L'intention initiale, c'était devenir quelqu'un qui nous plaît, évoluer, faire quelque chose qui nous rendra fiers. Donc, pourquoi se blâmer pour ça ? C'est quelque chose qui demande énormément de courage aussi. Donc à quel moment on va se blâmer d'avoir eu ce courage-là ? Et plus que tout, je crois que c'est quelque chose qui demande une énergie folle. Et ça, c'est quelque chose que l'on sous-estime beaucoup, mais rompre avec des schémas qui sont automatiques. Ça demande une présence et une observation de soi de tous les instants. Et donc ça, ça demande énormément d'énergie. Là-dedans, il y a aussi de la vulnérabilité parce qu'on est en train de... de créer toute pièce. Donc en fait, quand on a une idée, qu'on la crédibilise et qu'on s'autorise à agir selon cette idée, on est hyper vulnérable parce que personne nous dit encore une fois que c'est le bon chemin à suivre. Donc on y met tout son cœur, on y met tous ses espoirs de mieux. de plus grand, et quand ça ne donne pas ce qu'on avait escompté, il y a de la déception, évidemment, et ça, ça demande beaucoup, beaucoup d'énergie, ça demande beaucoup de présence à soi, ça demande énormément d'amour de soi. Donc, je crois qu'il y a un truc que j'ai besoin de dire, et c'est une de mes phrases fétiches, parce que j'en ai beaucoup, maintenant, vous commencez à le savoir, mais la récupération, c'est le secret des champions. Et donc quand vous voyez que vous êtes dans ce système de créer une identité qui vous plaît à vous, sans vous baser sur l'extérieur, en tout cas en vous en affranchissant le plus possible, soyez doux envers vous-même, soyez indulgent envers vous-même. Et là je me parle aussi à moi-même parce que je dois dire que j'ai une grossesse de rêve, donc jusque-là je touche du bois, mais je crois que j'ai envie de me rappeler que quand on fait du soi, il n'y a pas de mode d'emploi. Et quand on devient maman, il n'y a pas de mode d'emploi. Et donc, c'est déjà énorme. C'est déjà une raison formidable d'être fière de soi, d'essayer de faire de son mieux. Et chaque jour, de recommencer en plus. Parce que c'est ça qui est assez fou quand on fait du soi. C'est qu'à un moment donné, on se rend compte que c'est quelque chose de jouissif. En tout cas, moi, la vie que je vis aujourd'hui, que je crée de toutes pièces à chaque fois, c'est vraiment quelque chose qui est une énergie mais folle. Il y a plein, plein de, pas de mauvais côtés, mais en tout cas de choses qui ne sont pas évidentes, mais qui valent tellement le coup. Et donc, je crois sincèrement que ce que j'ai envie de vous dire et que je me dis au passage, c'est que si vous êtes dans ce processus de création de votre vie, d'une nouvelle identité, de nouvelles habitudes, soyez douce et doux envers vous-même parce que ça demande beaucoup d'implication, ça demande de l'énergie. Ça demande d'accepter de se tromper, ça demande d'accepter de rebondir, ça demande beaucoup de soi. J'ai presque le mot abnégation de soi qui me vient et c'est assez rigolo quand on parle d'identité. Mais soyez doux, ne tombez pas dans le piège de ça doit prendre du temps parce qu'au plus clair vous serez sur votre identité et comment elle doit se comporter et au plus vite vous pourrez lui demander à elle que vous incarnez déjà dans une autre vie, qu'est-ce qu'elle ferait ? Et ainsi, vous pourrez déjà dès aujourd'hui, adopter ses habitudes à elle pour déjà incarner cette identité-là. Même s'il n'y a pas encore de répétition, au moins, vous êtes déjà en train de devenir cette personne-là et à force de répétition, vous aurez des preuves concrètes extérieures dans votre matière, dans votre 3D, qui vous feront dire « Ah ouais, ça y est, je vois » . J'espère que cet épisode vous aura plu. C'est un sujet hyper intime, mais qui au final est un peu plus universel, entre guillemets, quand on le ramène à l'identité. Pour toutes celles qui me suivent et qui n'en seraient pas encore là, je voudrais juste vous dire que je vous vois et qu'il y a de l'espoir. Encore une fois, n'hésitez pas à venir me parler en DM, ça me met du vent dans mes voiles, vous le savez, d'échanger avec vous. Et d'ailleurs, vous êtes toutes et tous invités à le faire, parce que pour moi, c'est ça qui me nourrit. qui me permet de continuer à faire ce que je fais. Donc n'hésitez jamais à commenter, m'écrire, partager ce podcast pour qu'on soit de plus en plus nombreux à l'écouter. Et si vous avez une idée de thème, eh bien profitez-en puisque je suis encore avec vous les mois de juin, juillet et août, avant de prendre une petite pause pour accueillir cette petite poupée.