Speaker #0Trois jours d'expansion, de connexion, de joie. Le séjour double obs n'est pas une énième retraite. C'est un temps de reconnexion et un temps d'évolution personnelle profond et intense. Pendant trois jours et deux nuits, des experts partageront leur pratique du breathwork. de la sonothérapie, des ateliers de coaching, mais l'essence du séjour se joue entre vous, les participantes, entre femmes qui partagent le même désir d'alignement et d'affirmation de soi. Ce séjour se tiendra en Drôme du 26 au 28 juin. Toutes les informations sont disponibles dans le descriptif du podcast et évidemment je reste à votre disposition pour vous donner toutes les réponses aux questions que vous vous posez. J'ai hâte de vous y retrouver. Je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de podcast qui... parle d'un sujet que j'adore, à savoir toutes les raisons que vous avez de ne pas oser passer à l'action. Toutes les semaines, je vous ai en séance, que ce soit en séance one-one ou en accompagnement coaching plus long terme, et toutes les semaines, j'entends les mêmes phrases qui vous dissuadent. Alors aujourd'hui, j'ai vraiment envie de faire cet épisode parce que j'ai besoin que vous puissiez voir une autre perspective. vous rendre compte que peut-être ce qui fait que vous n'allez pas au devant de ce que vous avez vraiment envie de faire n'a rien à voir avec la raison que vous avancez. La toute première que j'ai envie d'aborder, c'est « j'ai peur de ne pas savoir faire » . Sachez qu'avoir peur de ne pas savoir faire, ça n'est pas le réel obstacle. Pourquoi ? Parce que ne pas savoir faire, c'est une raison parfaite d'apprendre. Quand on ne sait pas faire quelque chose, ce n'est pas ça qui nous arrête. Quand on ne sait pas faire quelque chose, on se dit « génial, je vais apprendre à le faire » . En tout cas, prenez par exemple un enfant, quand il ne sait pas marcher, il ne se pose pas la question de « oh, mais je ne sais pas faire » . Lui, il prend ses deux petites jambes et il essaye, il se lance de manière assez maladroite, sans guide. mais il essaye et surtout, il tombe et il recommence. Je ne sais pas si vous allez entendre derrière moi, mais il se passe un déluge dehors. Il y a de la graine, ça tape contre les fenêtres. Je ne coupe pas ce podcast parce que vraiment, ce sont des conditions météorologiques que j'adore. Je vous mettais ça en story. Elle est un peu bizarre, la dame, parce qu'à la fin de la semaine, elle part s'installer dans le sud. Mais si vous saviez comme j'aime la pluie, l'orage, l'atmosphère que ça crée, vraiment, j'adore. Donc je ne m'interromps plus, mais le premier obstacle qui dit je ne sais pas faire, ça n'est pas un obstacle. C'est une raison géniale d'apprendre à le faire. Ce qui nous met sur la piste de, ok, mais si ce n'est pas ça le problème, si ce n'est pas ne pas savoir faire, c'est quoi le problème ? Eh bien, le tout premier obstacle réel, c'est vous et le fait de ne pas vouloir admettre que vous ne savez pas faire. En fait, quand on admet qu'on ne sait pas, on admet qu'on est mauvais. Mais on est mauvais parce qu'on débute, pas parce que fondamentalement, nous, en tant que personne, on est mauvais à ce truc-là. Non, on n'en a pas l'expérience, on ne connaît pas le sujet, on ne s'y est jamais intéressé, on ne s'y est jamais essayé. Donc il est logique et normal d'être mauvais. Sauf que, quand on se met dans une position depuis l'ego, dans l'espace de la peur, on n'a pas envie d'admettre et de montrer au monde qu'on est mauvais. Sauf que, ce qui est hyper important de comprendre ici, c'est que ne pas admettre que vous êtes mauvais, que vous n'avez pas cette expérience-là, c'est repousser le moment où vous allez commencer. C'est repousser le moment où vous allez commencer à avoir de l'expérience et donc à devenir meilleur. Et ce qui se cache derrière cette peur de paraître mauvais, c'est évidemment... la crainte des moqueries et du rejet. Quand on repousse en fait ce moment où on accepte d'être mauvais, de débuter, on est en plein dans une tentative de contrôler le regard que les autres auront sur nous. On est en plein dans la volonté de préserver l'image que les autres ont de nous. Et en fait, ce qu'on ne capte pas et qui est pourtant essentiel, c'est de comprendre que Merci. L'image de soi, donc c'est le reflet entre guillemets que les autres vont nous renvoyer de nous, ça constitue, c'est un des trois piliers de l'estime de soi. Et donc quand on refuse... de travailler sur cette image-là, d'assumer pleinement cette image-là et qu'on tente, depuis l'espace de la peur, de contrôler l'image que les autres auront de nous en se privant soit d'expérience, d'expérimenter, d'évoluer, eh bien, c'est notre estime de nous directement qu'on va déprécier, qu'on va affaiblir, au lieu de la développer. Et ça, c'est super important pour moi parce que j'ai besoin que quand vous... entendiez dire « oui, mais j'ai peur de pas savoir faire » , j'ai besoin que vous opériez un switch de mindset, donc un changement d'état d'esprit, qui est génial, c'est une raison parfaite d'apprendre. En fait, quand vous vous entendez dire « j'ai peur de pas savoir faire » , j'ai envie que vous puissiez reformuler et dire « j'ai envie de savoir faire » , de sorte à ce que ce soit une nouvelle problématique pour votre cerveau, qui lui est faible pour vous trouver des solutions. Et quand vous lui posez le problème qui n'est plus « j'ai peur de ne pas savoir faire » , qui vous donne tout de suite envie de surtout pas vous lancer, et que vous lui dites à la place « j'ai envie de savoir faire » , il va vous proposer tout un tas d'options pour justement apprendre à savoir faire. Commencer, petit, demander de l'aide, etc. Donc, c'est vraiment important pour moi que vous puissiez comprendre qu'ici, la peur de ne pas savoir faire n'est absolument pas... pas le réel obstacle. De paire avec celui-ci, il y a un deuxième obstacle qui revient tout le temps, qui dit « oui, mais j'ai peur que ce ne soit pas parfait » . Même chose. Le fait que ce soit parfait, c'est une raison idéale pour faire, pour noter où on peut encore s'améliorer, et pour améliorer. Ce n'est pas une raison suffisante pour dire « ah bah oui, mais ce n'est pas parfait, donc je ne fais pas » . Avoir peur que ce ne soit pas parfait, en fait, le réel obstacle qui se cache derrière. La première chose, c'est que ce que ça dit, c'est que vous avez envie de paraître spécial. En fait, on utilise le côté « ce truc parfait » pour pouvoir prouver que la personne qui a derrière ce truc parfait qu'on a fait, c'est nous. Et qu'on est donc quelqu'un qui fait extrêmement bien les choses. En fait, on est en train d'utiliser cet argument pour prouver quelque chose à propos de soi. Et ne serait-ce que le dire comme ça, je trouve que ça ouvre déjà davantage de compassion pour soi parce qu'on comprend que l'enjeu, il est bien au-delà de ce qu'on s'apprête à faire ou à ne pas faire. On est en train de se faire croire que selon ce qu'on va réussir à faire et selon la qualité qu'on va être capable de délivrer, alors... ça dira quelque chose à propos de notre propre valeur personnelle. Mais je ne sais pas vous, mais moi rien que de le dire, ça me fout une pression monstre parce que je confonds en fait des compétences, je confonds une création, je confonds ce que je vais mettre au monde entre guillemets depuis cet espace de création et donc d'espace de vulnérabilité absolue avec qui je suis. Et c'est pour ça que je suis autant passionnée par la question identitaire parce qu'elle s'insinue partout. tout le temps. Mais on peut se le dire, ne confondez pas vos compétences et votre valeur personnelle. Ça n'a strictement rien à voir. Votre compétence, est-ce qu'elle est ? Vous pouvez la développer, vous pouvez ne pas encore l'avoir, vous pouvez la changer et l'étoffer à l'infini, là où votre valeur personnelle sera toujours intacte. Derrière cette question de perfectionnisme, il y a plusieurs illusions. et une tentative de contrôle de l'extérieur qui est immense. Et d'ailleurs, on l'a entendu dans le premier point, mais vous verrez qu'on le retrouve dans chacun des points que je vais aborder. Typiquement, on pourrait avoir l'illusion que si je fais parfaitement, on ne me critiquera pas. Totalement faux. Si je fais parfaitement, je ne décevrai personne. Encore totalement faux. Si je fais parfaitement, on m'admirera. Ou encore, j'obtiendrai de la reconnaissance. Faux. Faux parce que vous ne contrôlerez jamais les autres. Faux parce que votre perspective de la perfection n'est pas celle des autres. Et parce qu'entre nous, tout ce qui passe de l'espace de la peur, donc je répète ce que ça veut dire l'espace de la peur, et je vous invite à réécouter l'épisode de podcast qui est dédié, ce qu'on fait depuis l'espace de la peur, c'est tout ce qu'on fait, de manière inconsciente ou non, pour manipuler l'autre et obtenir quelque chose de sa part. Donc si je reprends l'exemple que je donnais dans l'épisode de podcast, je demande du sel à quelqu'un. Bon là évidemment je ne suis pas en train de faire quelque chose depuis l'espace de la peur, je lui demande quelque chose que je veux. Il dit oui, il dit non. Ça le regarde. En revanche, si je demande du sel d'une manière ultra courtoise et sympa et que j'en fais des caisses dans l'optique qu'en plus de me passer le sel, ils se disent « Oh là là, mais qu'est-ce qu'elle est sympa cette Sarah, qu'est-ce qu'elle est polie, qu'est-ce qu'elle est plaisante. » Là, je suis en train de manipuler l'autre pour obtenir quelque chose, éprouver quelque chose à propos de moi. Je suis en train de me comporter d'une manière pour influencer l'opinion que l'autre a de moi. Dites-moi si ça c'est clair et si pas, venez me trouver en DM sur mon compte Instagram, je me fais toujours une joie de vous répondre. Le dernier niveau qui m'intéresse dans « oui mais j'ai peur que ce soit pas parfait » , c'est que dès lors que vous mettez l'autre dans l'équation, parce que qui peut juger que ce soit parfait ? généralement, Vous n'allez jamais vous fier à vous, ce que vous allez trouver parfait. Vous allez vous fier à l'extérieur. Et c'est hyper dangereux parce qu'un tel va trouver ça parfait, un autre va trouver ça nul. Et je le donnais hier en séance, mais si vous ne me croyez pas, allez voir les reviews de votre film préféré ou de votre resto préféré. Il y a des gens qui vont être dithyrambiqués, adorés. Et il y aura toujours au moins une personne qui va détester. C'est comme ça. Même un pot de Nutella n'arrive pas à conquérir le cœur de tout le monde. Même une bouteille de champagne ne conquiert pas le cœur de tout le monde. Donc, il y aura toujours quelqu'un pour ne pas aller dans le même sens que vous à propos de la perfection. Et donc, le dernier niveau qui est super intéressant, c'est que pour pouvoir juger de ce que vous allez créer, souvent, vous allez mettre l'autre dans l'équation. Et c'est là que vient une autre peur que vous m'avez indiquée. Oui, mais j'ai peur du regard des autres. Mais ça, c'est faux encore. Parce qu'on croit qu'on a peur du regard des autres, mais l'autre, déjà, il n'en a absolument rien à faire. Il y a un truc dans le cerveau qui s'appelle le biais cognitif du projecteur qui vous fait croire que tout le monde en a quelque chose à faire de ce que vous vous faites. Typiquement, ça ne vous viendrait pas l'idée d'aller dans la rue et de danser parce que votre cerveau va vous dire « Non mais surtout pas, c'est la honte, tout le monde va te regarder. » Faites-le, essayez et voyez à quel point personne va s'arrêter, vous prendre en photo pendant des heures. Oui, peut-être qu'il y aura quelques regards, mais c'est tout ce qui va se passer parce que, qu'est-à-l'œuvre, ce qui est en train de se jouer, c'est votre biais cognitif du projecteur qui vous fait croire que tout tourne autour de vous tout le temps. C'est un peu la même chose qui se passe quand on est dans une pièce, que d'un coup, on dit quelque chose, et puis tout le monde s'arrête de parler, on se dit « Ah mais voilà, j'ai encore dit le truc qu'il ne fallait pas. » Non, rien à voir. Peut-être que c'est ça, mais peut-être que... C'est autre chose. Peut-être qu'il y a plein de raisons qui peuvent faire qu'à cet instant T, tout le monde se tait. C'est important de le savoir et d'en avoir conscience parce que c'est un piège dans lequel ne pas tomber parce qu'il peut faire énormément de mal. La deuxième chose, c'est que soyez aussi attentif à l'autre à qui vous faites référence. Si l'autre en question, dont vous redoutez le regard, n'a pas la vie que vous souhaitez, Mip Pourquoi on redouterait son regard ? Parce que si c'est quelqu'un à qui vous tenez et qui tient à vous en retour, la seule chose qu'il risque de faire, c'est de projeter ses peurs pour vous parce qu'il vous aime très fort. Mais ne redoutons pas ça. Soyons sensibles à ses peurs, faisons le tri comme des personnes responsables et rendons-lui ce qui lui appartient. Hier en séance, j'avais une cliente qui me disait « Oui, mais ma sœur, je redoute un peu son regard parce que… » La première fois que je me suis reconvertie, elle me disait, en tout cas elle disait de moi à des personnes, j'ai hâte que ma soeur trouve un vrai métier. Mais il n'y a pas de jugement là-dessous, il n'y a que de la crainte. La crainte qu'avec le métier qu'elle a choisi, elle ne puisse pas subvenir à ses besoins. Il y a aussi le fait que dans sa vérité à elle, dans son prisme à elle, c'est quelque chose qu'elle ne s'autoriserait jamais à faire. Donc ça n'est pas un vrai métier. Et d'ailleurs, je lui ai partagé cet exemple perso. Mais ça fait plusieurs années maintenant que je suis coach. Et pour mon père, c'est toujours pas un métier. Il ne sait toujours pas expliquer aux gens ce que je fais. Et quand on lui demande ce que je fais, il dit, je comprends pas trop, mais en tout cas, je sais qu'elle est très heureuse. Et in fine, c'est ça qui compte. C'est que vous fassiez ce qui vous plaît à vous. Et je vous assure, les gens qui vous entourent, en tout cas les gens qui vous veulent du bien, se réjouiront forcément. Si vous regardez un peu les parcours des gens que vous admirez, Au tout début, ils vous partageront comme c'était gênant, comme ils se sentaient nuls, comme peu de gens croyaient en eux, comme beaucoup disaient qu'ils étaient complètement fous. Et puis maintenant qu'ils sont de l'autre côté de la barrière et que ça fonctionne, qu'ils en vivent, qu'ils sont épanouis, que ça leur plaît, bizarrement, les gens qui disaient « Oh là là, ça va être terrible » , ce sont les mêmes qui disent « Ouais, mais il a eu de la chance » . Donc, vraiment, prenez vos responsabilités versus ce regard des autres. Et le dernier point qui m'intéresse là-dedans, c'est que je crois, et ça n'engage que moi, mais quand on dit « Je redoute le regard des autres » , je crois surtout que c'est son regard à soi qu'on redoute. Parce que si quelqu'un vous critique, si quelqu'un vous trouve ridicule, si quelqu'un a un regard qui n'est pas des plus bienveillants, est-ce que vous serez encore capable de vous aimer ? Est-ce que vous serez encore capable d'être votre allié et de vous dire « Oui, j'ai fait le bon choix. Oui, je suis fière de moi. Oui, j'assume ma décision. » Parce que personnellement, je crois surtout que c'est ça qui se joue quand les autres nous critiquent. C'est que... qui est directement testée, c'est notre estime de nous et notre capacité à continuer à être de notre côté, comme on aimerait que les autres le soient. Mais ça, c'est mon avis personnel, donc je vous laisse vous poser la question très sincèrement. Mais en tout cas, le peu de fois où moi ça m'est arrivé, j'ai eu tendance à me rallier à la cause des autres et à me lâcher la main, à me dire, eh ben voilà, je suis d'accord avec eux, t'es nul. Ce que tu fais, c'est nul, c'est pas important, c'est pas pertinent, c'est pas intelligent. Et c'est ça en fait qui fait mal. L'autre n'est qu'un déclic, un déclencheur pour venir tester votre estime de vous et votre capacité à rester de votre côté et à vous tenir la main. C'est pour ça que souvent j'aime dire à mes clientes, ne redoutez pas le regard des autres parce que de toute façon, vous n'êtes jamais seul, vous êtes avec vous. Troisième point, j'ai peur que ça ne serve à rien. Alors celui-ci, je l'adore parce que c'est clairement un obstacle qui, moi, vient me grignoter le cerveau quand je pense à une nouvelle offre, quand je pense à vous proposer quelque chose. Parfois, je me dis j'ai peur que ça ne serve à rien. Sauf que ça ne peut pas être le vrai obstacle. Pourquoi ? Parce que que ça ne serve à rien, ça induit la notion de service. Et si on est dans la notion de service, forcément, on est en train de servir quelqu'un ou une cause. Et donc, faire la conclusion, tirer la conclusion soi-même que ça ne sert à rien, avant même de l'avoir offert au monde, c'est clairement du sabotage. Pourquoi ? Parce qu'on est en plein dans une co-responsabilité et que pour pouvoir en avoir le cœur net, il n'y a qu'une seule manière de savoir si ça peut servir ou pas, c'est de le lancer. de voir la réponse et d'ajuster. Mais dès lors que vous rentrez dans la notion de service, vous ne pouvez pas vouloir répondre à cette question tout seul. Ça n'est pas possible. Donc ce qu'il y a derrière, à mon sens, c'est petit un manque de confiance en soi. On y revient toujours. Parce que quand on lance quelque chose et que potentiellement il n'y a pas de réponse, ce qui vient être testé, c'est notre faculté à rebondir. Si on reste dans l'ego et dans cette crainte que ça ne sert à rien, on est tombé dans un jugement de valeur et donc on ne va pas pouvoir passer à l'étape d'après qui dit « Ok, je m'intéresse à… » Qu'est-ce qui fait que je n'ai pas de réponse ? Qu'est-ce qui manque ? Qu'est-ce qui est mal formulé ? Qu'est-ce qui n'est pas perçu ? Qu'est-ce qui n'est pas juste versus le besoin du marché ? Ou est-ce qu'il y a même un besoin sur le marché ? Et donc peut-être que là, ça me renvoie à « Ok, peut-être que dans ton étude de marché avant de te lancer, c'était trop léger ou elle était même inexistante. Mais ça, ce travail-là de précision, de recherche, de j'ai envie de rebondir et de comprendre, c'est ce qui se passe vraiment quand on veut servir. Alors que quand on est dans le « ah mais j'ai peur que ça ne serva à rien » , en fait, on est déjà tombé dans le piège de venir flatter son ego pour pouvoir se dire « ah oui, j'ai lancé un truc qui marche super bien » . Mais un truc qui marche super bien, ça flatte l'ego. Ça n'est pas quelque chose qui sert, qui est utile à l'autre. Et donc, c'est super important d'en avoir conscience parce que quand on est dans la notion de service, le faire depuis un espace égocentré et donc égotique, c'est clairement pour flatter son égo à soi et se dire « Yes, ça y est, ça marche, il y a des gens qui achètent, donc ça veut dire que je vaux quelque chose. » On est retombé dans ce piège de confondre compétences et valeurs personnelles. Et c'est vraiment important d'en avoir conscience. conscience quand on est dans la notion de service parce qu'il y a énormément de gens qui font ça pour satisfaire leur ego plutôt que pour servir les autres. Et donc, je dois dire, et là, j'assume pleinement que je fais mon autopromo, mais quand mes clientes viennent dire « Avec Sarah, j'ai toujours reçu ce dont j'avais besoin et pas forcément ce dont j'avais envie » , c'est ma plus belle, pas récompense, mais mon plus beau signal que je fais bien mon travail parce que ça veut dire que je ne suis pas tombée dans le piège de craindre le désamour de mes clientes qui me pousserait à leur dire ce qu'elles ont envie d'entendre. Moi, je suis là pour vous dire ce dont vous avez besoin pour aller plus loin dans votre vie. Quitte à ce que parfois, vous me détestiez ou vous n'ayez plus envie de travailler avec moi ou vous vous disiez que vraiment, c'est dur, etc. Donc, ce premier point, il est super important parce que si vous vous faites confiance pour rebondir et vous intéresser à ce que vous lancez, potentiellement ne rencontre pas le succès escompté, ça nous prouve que vous êtes vraiment dans la notion de service et pas du tout. dans la notion de l'ego qui veut se faire plaisir. Le deuxième point, c'est qu'au moment où effectivement, on se rend compte qu'il n'y a pas le succès à escompter ou que potentiellement, ça ne vient pas servir la cause ou la personne qu'on souhaitait comme on l'imaginait, il y a un truc qui se passe et qui est exactement ce que je vous décrivais dans le point précédent, c'est le regard que vous allez poser sur vous-même. À cet instant précis, l'ego va... vouloir vous faire croire que vous êtes nul, que vous ne savez pas faire, que vous ne servez à rien, etc. Ce manque total de bienveillance-là, quand on ne l'a jamais expérimenté, c'est très difficile de reprendre le pouvoir. En fait, c'est super facile de se laisser embarquer par ce truc, cette espèce de vague de désamour de soi. Et parfois, quand on dit « bah oui, mais j'ai peur que ça ne serve à rien » , en fait, on est en train de faire en sorte de ne jamais se retrouver dans ce passage où on est en p... plein des amours de soi, où on est en plein doute, où on est en plein doute de sa valeur personnelle parce que, très franchement, c'est pas quelque chose de très agréable. Et puis surtout, c'est pas quelque chose que vous pouvez remettre dans les mains de quelqu'un parce que, je sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais demander à quelqu'un s'il vous aime alors que vous-même vous ne vous aimez pas, ça ne sert à rien ou alors c'est très ponctuel et très passager. Et donc, quand vous ne voulez pas faire quelque chose parce que vous avez peur que ça ne serve à rien, Il y a peut-être le fait de vouloir vous protéger de ce moment où vous, vous allez vous rendre compte que vous n'arrivez pas à faire preuve de bienveillance envers vous-même. Et le dernier point que je vois, en tout cas, dans cette notion de « oui, mais ça ne va servir à rien » , c'est un truc un peu insidieux, mais c'est que peut-être l'enjeu que vous avez mis dans votre balance n'est pas assez grand. J'ai utilisé cet exemple la semaine dernière avec une de mes clientes qui est entrepreneuse et qui me disait Oui, mais j'ai peur de communiquer sur Instagram parce que je me dis que ça va servir à rien et que je ne vais convaincre personne. Et puis, je lui ai posé une question très simple. Je lui ai dit OK, si je te disais que tu avais la possibilité de sauver toute ta famille en faisant la story face cam que tu ne veux pas faire depuis 10 minutes, qu'est-ce qui se passerait ? Elle m'a répondu instantanément, mais évidemment que je le ferais. Bingo. Quand on dit j'ai peur que ça ne serve à rien et qu'on n'a pas un enjeu qui est suffisamment solide. Donc, quand je veux dire enjeu, c'est... une vision, une envie, un plan qui nous embarque, qui nous emmène, qui fait qu'on serait prêt à déplacer des montagnes. Si on n'a pas ce truc-là, si on n'a pas travaillé, c'est Simon Sinek qui en parle, le fameux « why » , le fameux « pourquoi faire ce qu'on veut faire » , eh bien c'est très difficile de le faire. C'est une question de douleur en fait, c'est une question de douleur perçue. En l'occurrence, quand je dis à ma cliente, donc là on considère la douleur de faire une story face cam, versus la douleur de perdre toute ta famille. Sans équivoque, la douleur de perdre sa famille est beaucoup plus grande, donc elle bouge, elle fait ce qu'elle a à faire et elle s'engage pleinement. Donc c'est à vous vraiment de vous donner une vision qui vous fasse bouger de là où vous êtes. Et on utilise la douleur parce que le cerveau a beaucoup, beaucoup de mal à se projeter dans le bonheur. C'est-à-dire que si on lui fait visualiser le bonheur que ce sera quand ça fonctionnera, Conte. elle aura amené son entreprise là où elle le veut, quand elle aura les collaborations qu'elle imagine, le cerveau, il a toujours ce truc de se dire « oui, mais je n'y crois pas parce que je ne l'ai jamais expérimenté » . Et donc, c'est plus facile de travailler le levier de la douleur. Mais ça, encore une fois, ça dépend de vous. Donc, faites les tests, racontez-vous l'histoire d'une manière ou d'une autre, mais allez me chercher le pourquoi, le carburant qui fait que, en fait, c'est le cadet de vos soucis que ça ne sert à rien. Le plus important, c'est de ne jamais vous coucher avec cette douleur du regret de ne pas avoir essayé. Ça, de toute façon, vous pouvez demander à toutes les études qui ont été faites, il y a un seul truc qui revient pour toutes les personnes qui ont 80 ans sur l'audit de mort, c'est « je regrette de ne pas avoir fait ça » . Bingo. Et donc, s'aimer suffisamment fort, parce qu'on y revient toujours, c'est une question d'estime de soi, s'aimer suffisamment fort pour ne pas décevoir son soi de 85 ans, eh bien c'est un superbe « why » . Le prochain point est un point qui revient... très, très, très souvent. Je ne sais pas par où commencer. Mais je ne sais pas par où commencer, ça n'est pas un réel obstacle, parce que je ne sais pas par où commencer, c'est une parfaite raison pour choisir par où on voudrait commencer et se montrer que l'on peut se faire confiance. Ce qui se cache derrière le je ne sais pas par où commencer, souvent, c'est la fuite de responsabilité que l'on fait. C'est-à-dire que... C'est pas que vous ne savez pas par où commencer, c'est que vous ne voulez pas en réalité choisir. On ne veut pas décider par où commencer. Parce que ce qui se cache souvent derrière ce « je ne sais pas par où commencer » , c'est la peur de faire le mauvais choix. Comme si en faisant le mauvais premier pas, on avait le pouvoir de pulvériser toutes nos chances de réussite. Et ça en fait, ça crée... un espèce de fantasme autour de l'irréversibilité. L'irréversibilité, c'est vous dire, en tout cas vous faire croire, que si vous faites ce premier pas et que ça n'est pas le bon, non seulement ça va pulvériser vos chances de réussite, mais surtout, vous ne pourrez jamais revenir en arrière. Vous faire croire ça, ça vous empêche de prendre confiance en vous parce qu'à l'instant où vous décidez de l'endroit où vous souhaitez commencer, quand bien même ça ne donnerait pas ce que vous voulez, C'est ça la confiance en soi. La confiance en soi, c'est la conviction que vous avez les ressources pour faire face à ce qui se présentera. Donc en réalité, on n'en a un peu rien à faire de par où commencer du moment que vous commencez. Et donc ce qui m'amène à dire que derrière ce je ne sais pas par où commencer, ce qui est tapis dans l'ombre, c'est aussi la peur de la perte de contrôle. D'ailleurs, je l'entends souvent en séance. Le combo c'est irréversible plus contrôle, ça donne souvent lieu à des phrases qui disent J'ai décidé, donc je dois assumer. L'image qui me vient, en fait, c'est que au lieu d'être cette personne bienveillante, qui s'aime et qui a, si on reprend le why du point précédent, envie de rendre la version de soi de 85 ans très fière, au lieu de ça, l'image qui me vient, c'est celle d'un chasseur qui s'attendrait avec son fusil tendu et qui guetterait sa proie. À l'instant où vous vous dites je ne sais pas par où commencer, vous vous transformez, en fait, en cette espèce de chasseur qui crée un climat de tension absolue, qui est prêt à tirer et qui donc paraît à vous juger de la manière la plus sévère qui soit, alors qu'en réalité, ce n'est pas de ça dont vous avez besoin. Parce que vous vous apprêtez à faire quelque chose que vous n'avez jamais fait avant ou peut-être pas comme ça, ou du moins ça vous paraît nouveau, ça fait partie de votre zone d'évolution. Donc ce dont vous avez précisément besoin, c'est tout l'inverse. C'est un espace de sécurité, un espace de sérénité et un espace d'encouragement. Or, à force de répéter je ne sais pas par où commencer, vous vous maintenez dans un espèce de flou artistique en faisant peser sur vous une pression qui est énorme parce que vous risquez de tout pulvériser, vous risquez de ne plus rien contrôler, ça risque d'être irréversible. Donc il ne faut pas plus d'ingrédients pour vous dissuader. Ce qui est clairement aussi en cause dans le, je ne sais pas par où commencer, je le disais, c'est la faculté à prendre une décision. Mais quand on sait prendre une décision, c'est aussi parce qu'on se fait confiance pour faire face à quoi qui se présentera sur notre route. J'en parlais juste avant. Et donc, il y a un autre enjeu qui est l'enjeu de prendre confiance en soi. Quand on s'autorise à ne pas savoir forcément quelle est la meilleure décision ou le meilleur bout par lequel prendre ce qu'on a en face de soi. C'est clairement se faire confiance parce qu'on se rend bien compte que peut-être qu'il y a un bout idéal, mais je n'arrive pas à l'identifier. Donc, avec les informations dont je dispose à l'instant T, je m'autorise à prendre une décision et à commencer quelque part. Et surtout, je nourris la conviction que quoi qu'il se présentera, je saurais faire face, je saurais réajuster, je saurais rester solidaire de mon choix. Et je crois que si on arrive à garder ça en tête, si on arrive à se dire Ok, je ne sais pas par où commencer de manière évidente, mais je veux y voir l'occasion de me faire confiance. Donc, je me jette à l'eau. Je fais un premier petit pas, je prends une première décision et je ne sais pas par où commencer, mais je décide par où commencer. Je crois que c'est vraiment très important de comprendre que dans la formulation « je ne sais pas par où commencer » , vous vous mettez en défaut et surtout vous vous faites croire qu'il y aurait la voie du Seigneur, le premier bon pas à faire, alors que très souvent, il s'agit juste d'une première action à faire, pas la bonne, pas la meilleure, pas le... mais juste une première action. Et pour ça, j'en parlais dans l'épisode précédent à propos de l'identité, c'est beaucoup plus facile de savoir par où commencer quand on a une vision claire de là où on veut arriver. Donc, si vous avez votre vision, et elle n'a pas besoin d'être ultra méga détaillée, mais si, prenons le cas professionnel, si vous savez que vous avez envie de quitter votre job, sans même savoir ce que vous voulez faire après, Peut-être que vous pouvez déjà réfléchir à, ok, avant de le quitter, il y a peut-être des ajustements que je peux faire, je peux peut-être demander une demi-journée, il y a plein plein plein de choses à faire qui vont vous rapprocher de votre vision. Et l'autre phrase qui me vient quand je vous dis ça, c'est que tous les chemins mènent à Rome, ça c'est sûr, et votre GPS quand vous vous trompez, il ne vous dit pas, ah vous vous êtes trompé, il dit juste, je recalcule l'itinéraire. Et garder ça en tête, c'est intéressant parce que peut-être que vous ne prenez pas la voie du Seigneur, peut-être que vous ne prenez pas la voie la plus rapide, mais il n'empêche que vous avez le mérite, le courage, l'audace d'enclencher le début de votre chemin. Vous avez le courage, l'audace de prendre une première décision vers ce à quoi vous aspirez. Et vraiment, il est là l'enjeu. Il n'est pas dans ne pas se tromper, ne pas faire d'erreur, il est dans faire ce premier petit pas qui me donnera confiance. et qui fera que déjà je sortirai de cet immobilisme qui est vraiment le plus destructeur possible et qui crée le plus de frustration parce que non seulement vous avez l'impression de perdre du temps mais en plus vous perdez confiance en vous parce que vous n'avez pas été capable de vous lancer la première fois. Donc la deuxième fois vous aurez perdu du temps mais en plus vous aurez deux fois plus peur. Le dernier point que je voudrais aborder et non des moindres, c'est une peur que j'entends. Très souvent, surtout quand on se reconvertit, c'est la peur de ne pas être assez légitime. Mais la peur de ne pas être assez légitime, les amis, ça fait une raison parfaite pour vous lancer depuis votre point de départ à vous et gagner en légitimité. On n'arrive pas sur Terre en étant légitime, on devient légitime en gagnant en expérience, en se trompant, en recommençant, en apprenant, en vivant. Et on retombe un peu sur le premier point que je vous partageais, qui était « je ne sais pas faire » . Là-dessous, ce qui se cache, c'est la peur de débuter. En fait, quand on se lance, oui, on n'est pas forcément très légitime ou du moins pas autant que les autres. Et alors ça, c'est le truc qu'on fait tous quand on se lance et qu'on se compare aux autres. Mais n'oubliez jamais de ne pas comparer votre intérieur, dont vous connaissez tous les secrets, à l'extérieur des gens parce que cet extérieur, il est contrôlé et c'est ce qu'ils veulent bien vous montrer. Vous ne savez rien. C'est fou parce que je l'ai encore vue la semaine dernière avec une de mes amies. C'est une amie qui a une vie tout à fait différente de la normale, entre guillemets, puisqu'elle vit sur un bateau, elle n'a pas d'emploi fixe. Et quand on voit ses stories Instagram notamment, ou même ses posts, eh bien, elle vit sur un bateau au milieu des îles, elle passe son temps à se baigner, elle donne des cours de yoga, elle fait des retraites en plein milieu de la jungle. Donc, pour beaucoup, elle représente un peu le... la Island Girl's Dream et c'est super intéressant parce que sur ces réseaux, effectivement, on ne voit que ça. Mais moi qui suis à son contact très proche, j'ai la chance qu'elle me confie beaucoup de sa vulnérabilité, elle me disait qu'elle n'avait qu'une hâte, c'était de rentrer parce qu'il y a une ambiance horrible sur le bateau, qu'elle se fait démanger par les moustiques, que mine de rien, dans ces pays-là, il y a aussi des maladies comme la dengue, donc ce n'est quand même pas hyper rassurant. Mais ça, c'est quelque chose à quoi vous n'avez pas accès derrière des photos, derrière des stories. Donc méfiez-vous toujours de ce point de comparaison que vous faites pour initialement vous rassurer ou pour vous garder justement dans cette zone de non-légitimité, dans cette zone où vous avez l'impression d'être une imposteur, parce que c'est précisément ce que votre cerveau veut. Celui-ci n'a rien à faire de vous savoir heureuse, il n'a qu'une seule idée en tête, c'est vous garder en sécurité. Et donc, comme on se trouve Donc, pas assez légitime et qu'on code cette hypothèse dans son cerveau, je ne suis pas assez légitime, le cerveau, en bon soldat qu'il est, va vous amener toutes les preuves irréfutables que vous n'êtes pas assez légitime. Et pour cela, il utilise la comparaison, et la comparaison... il va vous souligner tout ce que vous n'avez pas ou tout ce que vous avez en moins versus les autres personnes que vous regardez. Donc, évidemment, ce qui va suivre et ce qui va être nourri quand vous vous accrochez à cette peur de ne pas être assez légitime, c'est l'impression d'être une imposture. C'est ce fameux syndrome de l'imposteur. Mais c'est un syndrome qui ne peut pas exister si vous faites preuve de sincérité radicale dès le départ et que vous assumez votre point de départ. Votre point de départ qui n'est pas très expérimenté, qui est certes expert de sa vie, donc plus légitime que n'importe qui d'autre sur cette planète, parce que personne d'autre n'est vous, donc personne d'autre n'est plus légitime. Mais dès qu'on accepte ce point-là, qu'on accepte de dire je ne sais pas faire, je ne connais pas tout sur tout, je suis encore en train d'apprendre ou je ne sais pas, la pression retombe. Et ce qui est intéressant, c'est qu'à l'instant où on va embrasser ce point de départ, à l'instant où on va cesser de poser un regard dépréciatif sur ce point de départ et commencer à en être fier, est-ce que ça reste un point de départ ? Il y a d'autres portes qui s'ouvrent. La première qui va s'ouvrir quand vous acceptez votre point de départ, c'est que vous allez reconnaître les gens qui ont besoin de vous précisément au point de départ où vous êtes. C'est-à-dire que si on prend mon cas précis, aujourd'hui je suis beaucoup plus avancée que je ne l'étais il y a quelques années, ça va rebuter certaines personnes parce qu'elles vont me trouver trop avancée ou dans des discours qui sont trop complexes ou elles vont avoir besoin de la version de Sarah qui existait il y a trois ans parce que forcément, j'étais moins avancée, moins expérimentée. Donc, je ne travaillais pas de la même manière. J'avais une méthode qui était différente. J'avais des tarifs qui étaient différents. J'avais un format qui était différent et c'est quelque chose qui leur convenait mieux. Et en fait, quand on accepte là où on est, content. quand on est fier de ce truc-là, qu'on ose en parler, qu'on ose l'incarner, qu'on ose avoir cette posture de « j'en suis là » , eh bien, on va reconnaître ses pairs. Et moi, je suis hyper reconnaissante encore de cette période où je me lançais, où je n'étais pas sûre, où ce n'était pas encore mon métier full-time, parce que je me suis lancée un peu comme un oiseau qui sort de son nid et qui apprend à voler. Mais c'était génial parce que je m'autorisais à faire des séances qui étaient beaucoup plus courtes, qui étaient beaucoup moins chères, qui avaient beaucoup moins d'enjeux parce que je ne savais pas encore si j'avais les épaules et les compétences et les capacités d'accompagner des ambitions et des envies et des attentes qui étaient vraiment très grandes comme je le fais aujourd'hui. Et c'était génial parce que c'était un coaching qui me convenait pour l'époque et qui répondait aux besoins des personnes qui avaient besoin de la Sarah que j'étais il y a trois ans. Souvenez-vous de votre histoire à vous, parfois, et pour certaines disciplines, une initiation, c'était précisément ce dont vous aviez besoin versus une formation de 200 heures pour apprendre le yoga. Mais il en faut des gens qui sont capables de faire des initiations, qui ont encore envie d'en faire, parce qu'il y a des gens qui ont précisément besoin de ça. L'autre niveau que j'adore dans ce « j'ai peur de ne pas être assez légitime » , souvent, c'est qu'il y a une question d'autorisation. Je vais admettre qu'au tout début où je me suis lancée, j'étais vraiment concernée par ce point que je vais aborder. Quand je parle d'autorisation, c'est que quand on s'accroche à la peur de ne pas être légitime, ça nous donne une impression d'humilité. Ça nous donne la sensation d'être modeste. C'est un peu comme si on avait un garde-fou pour ne pas prendre le melon, pour ne pas prendre une place en la volant à quelqu'un d'autre, pour ne pas venir crier sur tous les toits que moi, j'ai appris des compétences. et que je mérite de me lancer et que je m'autorise à tester une nouvelle voie. Il y a un courage qui est sous-jacent à se donner l'autorisation de faire autre chose, de recommencer à zéro, d'apprécier son point de départ que très peu de gens se donnent parce que la petite phrase qui vient nous grignoter le cerveau et nous dissuader, c'est « Mais pour qui elle se prend ? » Et donc quand on se cache derrière le « Non, mais je ne suis pas très légitime » , on a l'impression que ça vient nous... nous tenir à distance d'une éventuelle prétention et d'une éventuelle place qui serait trop. Mais c'est tellement faux. Vous ne pouvez pas être plus dans le faux qu'à ce moment-là parce que ça n'a rien à voir. Déjà, il y a de la place pour tout le monde. Donc prenez votre place, vous la volerez à personne d'autre. Et surtout, vous vous dépréciez en fait. Et ça, ce n'est pas de l'humilité, c'est de l'autosabotage. J'en ai fait un épisode de podcast tellement c'est un sujet qui me passionne. C'est que c'est à vous de reconnaître et de vous donner l'autorisation de briller, de prendre votre place, de porter votre voix, parce que personne ne le fera pour vous. Et ne vous en faites pas. Ça, c'est un truc que je peux vous dire. Si vous avez peur de prendre trop de place, vous n'en prendrez jamais trop. L'autre point que j'ai déjà abordé, c'est que si vous devez prendre trop de place pour quelqu'un, de toute façon, vous prendrez trop de place. Je le partageais à mes clientes cette semaine. Le dernier épisode de podcast que j'ai fait, il y a plein de gens qui m'ont dit « il est génial » . Et puis, il y a quelques personnes qui m'ont dit « il est génial, mais il m'a fait culpabiliser, je me suis sentie en défaut » . Donc, vous ne contrôlerez jamais les autres. Si quelqu'un doit vous trouver trop, il vous trouvera trop. En revanche, si vous vous êtes aligné avec votre position, si vous êtes ancré, si identitairement vous êtes hyper au clair de qui vous voulez incarner, ce genre de remarques, ça glissera sur vous et ça vous donnera un élan de compassion pour cette personne parce que le sujet c'est pas vous qui brillez trop, c'est elle qui ne s'autorise pas assez. Donc ça, souvenez-vous-en. Je sais pas si vous l'avez perçu mais mon point de départ dans cet épisode de podcast c'était Vous montrer à quel point l'obstacle initial qui paraît d'ordre assez technique, compétence, légitimité, savoir-faire, volonté de bien faire, donc ce sont vraiment des points assez techniques, en fait ce ne sont vraiment jamais les vrais obstacles. Les obstacles qui nous empêchent d'avancer ont toujours une source émotionnelle. Et donc la solution, elle ne se trouve pas derrière plus de formation, plus de compétences. Tout ça, ça reste inaccessible. si vous ne faites pas le travail émotionnel et donc le travail identitaire. C'est important de comprendre que, oui, vous pouvez avoir plein de formations possibles, mais ce n'est pas ça qui vous donnera la légitimité. Ce qui vous donnera la légitimité, ce sera l'action, l'ajustement, l'apprentissage et le fait de toujours pouvoir compter sur vous-même et de toujours pouvoir revenir à ce point d'ancrage, de sérénité, d'apaisement et d'encouragement de l'évolution qui est intérieur. Dans l'ancrage identitaire, il y a cette idée même, cette volonté même de développer. Mais pour se développer, il faut des fondations solides. C'est grâce à cet ancrage solide que vous accepteriez de passer par des moments qui sont moins confortables, mais qui sont nécessaires quand on veut évoluer. Je sais que je vous ai déjà parlé de cette image, mais elle est on ne peut plus juste. Donc, une fois n'est pas coutume, je vais vous partager l'image du homard. Le homard, quand il est à l'étroit dans sa carapace, donc quand il est en train d'évoluer, de grandir, il est dans l'inconfort. Il doit changer de carapace pour à nouveau retrouver du confort. Et à ce moment-là, il a deux choix. Soit il accepte cet inconfort et il dit ok, c'est une raison suffisante pour agir et aller me chercher une nouvelle carapace. Soit il reste dans cette carapace-là et il ne grandira jamais. Mais pour ça, il est nécessaire… d'accepter et de développer sa capacité à rester dans l'inconfort. Et quand je parle d'inconfort, je pense notamment à accepter d'être débutant et de ne pas tout savoir, accepter d'avoir une posture humble pour assumer que la légitimité et la confiance se construisent en faisant d'abord imparfaitement et puis de mieux en mieux. Et puis c'est aussi développer son amour de soi inconditionnel qui est totalement décorrélé de vos résultats. de vos compétences. D'un côté, il y a l'amour inconditionnel de soi et de l'autre, il y a ce que vous parvenez à faire, ce que vous ne parvenez pas à faire, vos compétences, vos accomplissements personnels. Et ce sont deux choses qui sont totalement décorrélées. Alors, la prochaine fois que vous vous entendez dire « je ne sais pas faire, je ne suis pas légitime, j'ai peur que ça ne serve à rien, c'est imparfait » , souvenez-vous que ça n'est que une couverture pour vous dissuader et que la réelle source, elle est... émotionnelles, elles se trouvent dans votre capacité à gérer cet inconfort. Et j'adore cette phrase qui dit « La différence entre les personnes qui vivent la vie à laquelle elles aspirent et les autres, c'est ce par quoi elles acceptent de passer pour obtenir ce qu'elles veulent. » Et Mel Robbins a rebondi avec une phrase que j'aime beaucoup qui dit « Vous ne faites rien de mal, vous êtes juste dans la partie où la plupart des gens abandonnent. » Et souvenez-vous-en parce que Je trouve qu'il y a un côté très réconfortant déjà à retrouver de l'espoir et de la vision quand on est dans un inconfort. C'est hyper rassurant, en tout cas à mon sens, de se dire « Ok, c'est une zone qui me propose d'évoluer, donc c'est une opportunité de devenir ma meilleure alliée pour mieux vivre cet inconfort et donc sauter à pieds joints vers mon évolution. » J'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager, le noter, le... de commenter et surtout à venir me dire en DM. D'ailleurs, merci parce que vous êtes de plus en plus nombreux à oser le faire. Venir me dire en DM ce que vous avez retenu, ce que vous avez aimé. Ça met vraiment du vent dans mes voiles. Je vous embrasse très fort et je vous dis rendez-vous dans deux semaines, vendredi, midi 30.