Speaker #0Je suis Sarah, coach de vie certifiée, mentor et podcasteuse. Pétard que j'adore cette introduction ! Et je suis surtout en mission pour accompagner les personnes qui ont la vilaine impression de ne pas être pleinement elles-mêmes. Un peu comme si vous viviez une vie en étant un personnage en noir et blanc, alors qu'on sait tous que vous êtes un humain haut en couleur. J'ai imaginé ce podcast pour vous, en co-construction avec vous, et j'y aborde donc des problématiques qui m'ont touchée, ou des thèmes que vous me soufflez au préalable. L'ambition du podcast est triple. 1. A défaut de tous vous coacher individuellement, je veux vous livrer des outils et des clés à dégainer dans votre quotidien. 2. En vous exposant mon point de vue, je vous invite à vous questionner et à envisager une perspective différente, et j'espère enrichissante. Et 3. J'espère vous donner une envie irrépressible et urgente de retrouver toutes vos couleurs et votre joie de vivre. Bonne écoute ! Je suis ravie de vous retrouver, j'espère que vous allez bien, que vous profitez du soleil, de la chaleur, ça y est, j'ai l'impression que l'été est vraiment arrivé et ça fait plaisir. Enfin bon, ça m'empêche pas de vous parler avec mon nez tout bouché puisque oui, je suis malade. Mais je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode dans lequel on va aborder un sujet qui est à mon sens un des plus grands challenges de notre vie. Oui oui, rien que ça, j'ai choisi de faire simple. Dans cet épisode, je vais vous partager une question que je me suis souvent posée, qui m'a filé pas mal de fils à retordre, beaucoup d'heures de réflexion, et qui m'en donne encore parfois. Au-delà de cette question, je me demande souvent s'il y a une seule bonne manière de faire. Je me demande aussi si je devrais traiter différemment les personnes concernées selon leur niveau d'autorité, et aussi selon leur niveau de proximité avec moi. Bref, je vous dis, sinon c'est assez abstrait. Dans cet épisode, je me suis demandé s'il était nécessaire nécessaire pour pouvoir être pleinement moi, d'être déloyale envers les figures d'autorité qui font partie de ma vie. J'ai envie d'ajouter, pour être pleinement soi, mais pour pouvoir être en paix. C'est parti, vous avez 4 heures. Bon, le sujet dit comme ça, il peut faire un peu peur, mais dit plus simplement, j'aurais pu dire Est-ce qu'il est nécessaire de dire merde à ses parents pour être pleinement soi et en paix ? Volontairement, je n'ai pas dit comme ça, parce que petit 1, je tente de limiter les gros mots. Petit 2, nos figures d'autorité, en fait, ça peut être bien plus large que simplement nos parents. Ça peut être vos frères et sœurs, ça peut être votre patron, votre conjoint, vos grands-parents. C'est vraiment à vous de savoir qui sont vos figures d'autorité. Et puis, 3. Dire merde, c'est qu'une seule manière d'être déloyale. on peut le faire de plein d'autres manières, et puis on peut aussi décider de ne pas être déloyale. Il n'empêche que vous devriez avoir mieux saisi l'ambition de ce podcast qui est se questionner sur l'impact qu'ont nos figures d'autorité sur notre capacité à devenir pleinement nous-mêmes et à être en paix avec nous-mêmes. Ce sujet, je le dois à Rose, qui m'a confié un rapport toxique avec sa maman. Ce rapport, il se traduisait par des messages d'insultes, des humiliations en public, et pourtant une incapacité pour Rose de couper les ponts. Et oui, c'est le fameux c'est ma mère quand même C'est lui qui avait toujours le dernier mot. Rose a fini par couper les ponts, mais elle ressent encore aujourd'hui un profond sentiment d'insécurité et d'abandon. Le fait que la relation soit toxique rend la nécessité d'être déloyale encore plus évidente dans ce cas précis. Et pourtant, ce qu'on observe, c'est que Rose, elle n'est pas en paix. Elle s'est autorisée à faire du elle-même, mais elle n'est pas en paix avec cette décision. Elle se sent en insécurité et elle se sent comme abandonnée. Donc dans cet épisode, on va parler de ça. on va parler de l'impact de nos figures d'autorité sur nous, est-ce qu'elles nous aident à embrasser notre unicité, ou est-ce qu'elles nous plombent au contraire ? J'ai aussi envie de vous partager ma perspective sur la grande erreur que l'on fait quand on se pose cette question, la méga-bique confusion qui biaise le game. Et puis je vais aussi vous livrer ces petites choses qui pourraient, j'espère, vous aider à faire du vous et à être en paix quand vous le faites. J'en profite au passage pour remercier très chaleureusement Rose, à qui je dois ce podcast et je voudrais vous rappeler que vous aussi vous avez la possibilité de me souffler le prochain sujet du podcast pour se faire rien de plus simple, foncez sur mon site doublehop.com onglet podcast, encart tu es ma meilleure inspiration et là vous pourrez déposer une problématique un thème ou même simplement une question que vous vous posez et j'y répondrai avec un épisode de podcast. Il n'y a pas de limite de caractère, évidemment il n'y a aucun jugement de ma part, et je vous garantis 100% de confidentialité puisque je modifie votre prénom. N'ayez pas peur que ce soit pas intéressant. Si vous traversez cet obstacle, si vous vous posez cette question, il y a fort à parier que d'autres se la posent aussi. C'est exactement ce qui s'est passé d'ailleurs quand j'ai lu le mail de Rose. Quand je l'ai reçu, d'abord j'ai ressenti énormément de compassion pour elle, et puis très rapidement ça a fait écho à des moments de ma vie où j'ai été complètement tiraillée entre l'envie profonde d'être déloyale, pour pouvoir faire ce que moi j'avais envie de faire, et en même temps cette grande culpabilité, même la peur. de ne pas avoir le droit d'être déloyale parce que ça ne se fait pas, pas avec ta mère, pas avec ton père, bah oui c'est ton conjoint quand même. Donc ça a vraiment mis le doigt sur quelque chose que moi-même j'ai ressenti et que je ressens encore parfois. Donc la première question que je me suis posée, c'est mais d'où ça vient ? Qu'est-ce qui peut expliquer le fait que quand je cherche à faire du moi, donc à prendre mes décisions, à suivre mes envies, à m'épanouir à ma façon, pourquoi est-ce que très souvent j'ai l'impression que, au passage, je vais blesser ma mère ? que je vais froisser mon père, que la déception va être le sentiment numéro un que ma figure d'autorité qui est concernée va ressentir. Pourquoi ? Eh bien, à mon sens, ça vient justement de ce lien d'autorité. Je n'ai pas l'impression qu'on ait autant de pression, autant de culpabilité quand ça concerne un inconnu. À la rigueur, on a peur qu'il se dise qu'on est nul, on a peur de son regard, mais c'est pas du tout le même genre de sentiment que celui qu'on ressent quand c'est une figure d'autorité qui est concernée. Avec nos figures d'autorité, j'ai l'impression que c'est plutôt de l'ordre de l'amour qu'on ressent. Un peu comme si, je peux pas faire ça, je peux pas dire que je suis pas d'accord, sinon il va plus m'aimer. Quand je dis ça, si ça résonne, je vous encourage à sortir un papier et un crayon. et à lister toutes les fois où vous avez eu cette impression. Je ris d'avance en vous imaginant faire les gros yeux genre Hein ? Mais je ne peux pas faire cette liste, elle est beaucoup trop longue ! Et oui, je pense fort et je compatis fort parce qu'on est nombreuses et nombreux dans ces cas-là. Moi-même, je me suis prêtée au jeu. Donc je compatis, je vous rassure, vraiment, ça a été pareil pour moi. Mais en fait, en faisant la liste, j'ai capté assez rapidement que c'était tout le temps. tant les mêmes personnes qui revenaient. Et c'était aussi les mêmes sentiments qui revenaient aussi. Bon, je vous file un extrait assez court. De mon côté, j'ai noté mon père. Quand ça concernait les études et le pro, c'est lui. Et le sentiment qu'il y avait derrière, c'était souvent la peur de décevoir, la peur de ne pas être à la hauteur. Pour ce qui concerne ma mère, ça concernait assez souvent l'argent. Et le sentiment qu'elle avait, c'était la peur qu'elle croit que je renie tout ce qu'elle a fait pour moi, tout ce qu'elle m'a enseigné, tous les points de vigilance qu'elle m'a donné. Et je crois que j'avais fondamentalement peur qu'elle n'aime pas la personne que je deviens. Et puis, il y a aussi eu mes amoureux. Pas mon conjoint actuel, mais plutôt mes amoureux d'avant. Et ça concernait le désaccord. J'avais très peur de dire que je n'étais pas d'accord, parce que j'avais peur qu'il ne m'aime plus. Ben oui, c'est logique, parce qu'en fait, si je disais que je n'étais pas d'accord, c'était un peu comme leur servir sur un plateau d'argent une raison de me quitter. Donc en fait, en faisant cet exercice, je me suis rendue compte que la liste qui me faisait un peu flipper d'avance, elle n'était pas si exhaustive. Pareil pour, finalement, les raisons et les sentiments qu'il y avait derrière. En revanche, le premier truc qui m'a frappée, et c'est vraiment quelque chose que j'ai envie de vous transmettre avec ce podcast, c'est l'énorme confusion que je faisais à tous les coups, et qui, je pense, est une confusion qui va être familière pour vous. Je crois que ce qui explique cette difficulté à être déloyale envers nos figures d'autorité, à prendre nos décisions, à faire ce qu'on a envie, sans craindre de nos figures d'autorité, c'est qu'on fait une grosse confusion, c'est confondre largement l'amour et le différent. On a l'impression que si on fait différemment, on ne va plus être aimé. On s'imagine que ne pas suivre à la lettre les héritages de nos figures d'autorité, ça va nous conduire tout droit à l'isolement, le bagne, la mort du petit cheval. Un peu comme si nos figures d'autorité nous diraient T'es pas d'accord ? Ok, je t'aime plus. Tu fais pas comme je t'ai appris ? Ok, je t'aime plus. Tu ne suis pas le plan que j'avais imaginé pour toi ? Parfait, je ne t'aime plus. Mais c'est faux, ça ne fonctionne pas comme ça. Et si ça fonctionne comme ça, alors c'est de l'ordre du toxique et ça dégage en beauté. En réalité, à la rigueur, on se dispute, on questionne, on ne se comprend pas du premier coup. Mais on n'arrête pas d'aimer une personne parce qu'elle fait différemment de ce qu'on avait prévu, de ce qu'on a en tête, de ce qu'on prend pour valable. Et là, il y a une phrase qui me vient qui n'est pas du tout sur mon script. Il y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Bah ouais, c'est exactement ça. En fait, il est de notre responsabilité de ne pas faire cette confusion. et de savoir reconnaître quand on a en face de nous quelqu'un qui est complètement dans le rapport de force. et qui n'a pas envie de bouger de ses positions. Ça, ça le regarde et on n'ira jamais le convaincre. Mais du coup, c'est vraiment à soi de prendre sa responsabilité et de se rassurer pour se dire, ben là, en fait, je ne risque pas le désamour. À la rigueur, je risque la dispute, je risque l'incompréhension, mais c'est de ma responsabilité d'expliquer. C'est à vous de vous rassurer. Et d'ailleurs, il y a un truc très efficace à faire là maintenant tout de suite, c'est vous rassurer avec des événements passés, avec des expériences passées qui vous prouvent que Ah bah oui, c'est vrai, on n'a pas été d'accord à ce moment-là, mais pour autant, on s'aime toujours. Faites cet exercice. Là aussi, prenez peut-être vos figures d'autorité que vous avez listées et réfléchissez à des expériences que vous avez déjà vécues qui vous prouvent que le lien est toujours là. C'est important de vous questionner aussi, à ce moment-là, parce qu'on fonctionne en miroir, sur... Comment vous, vous réagissez quand l'autre ne s'exécute pas selon ce que vous, vous pensez crédible ? Est-ce que vous créez le climat de confiance ? Est-ce que vous rassurez ? Est-ce que vous avez bien un comportement qui traduit l'amour inconditionnel que vous avez pour l'autre ? De sorte à ce que la personne en face, pour qui vous représentez peut-être une figure d'autorité, puisse pleinement s'épanouir sans craindre de perdre votre amour. Ça, c'est important de questionner parce que souvent, ce qu'on veut obtenir de l'autre, on ne le crée pas soi-même. Ça, c'est pareil. À vous de récupérer cette responsabilité-là et de vous assurer que vous posez un cadre bienveillant. Ce paragraphe-là, je viens de l'ajouter parce qu'en faisant ma liste de figures d'autorité, plus les craintes et les peurs que je mettais en face, eh bien, je n'ai pas listé, par exemple, ma meilleure amie de toujours. Je n'ai pas non plus listé ma sœur Charlotte. Je n'ai pas listé mon conjoint actuel. Pourquoi ? Parce que j'ai réalisé que dans ces relations-là, eh bien, on s'est prouvé maintes et maintes fois qu'il y avait de la place pour tous dire. Il y a de la place sans jamais se juger. Il y a de la place sans jamais se faire de reproches. Il y a de l'incompréhension parfois, il y a de la surprise, il y a de la tristesse, mais il n'y a pas de place pour laisser croire à l'autre que notre amour est en danger. Il n'y a pas de place pour l'impression de devoir être déloyale pour pouvoir faire du moi. Et ça c'est important. Ce n'était pas une clé initiale. Il faut croire que le réenregistrement de ce podcast a du bon. Mais voilà, ça c'est une question que vous pouvez vous poser. Je crois que ce qui nous donne cette impression de devoir être déloyale, c'est la croyance qu'on attend quelque chose de nous. C'est notre impression de devoir suivre à la lettre une éducation, une voie toute tracée. En fait, on a là une clé très précieuse. Avec la liste qu'on a, où on a identifié les figures d'autorité plus, l'héritage qu'on a reçu d'eux, et bien maintenant, il est temps de savoir comment cet héritage vous impacte. Là encore, pour éviter que la liste soit trop longue, on ne va prendre que le négatif, ce qui nous impacte négativement. Pour ma part, j'ai repéré trois types d'impacts différents. Je vais volontairement prendre un héritage, trois impacts différents. L'héritage en question, c'est la phrase ne fais pas de vagues et je la rattache à la figure d'autorité qu'est la mère. Ça ne me concerne pas, mais ça concerne une de mes coachées. Avec cette phrase, le premier impact qu'on peut observer, et c'est à mon sens l'impact le plus violent, entre guillemets, c'est qu'il vous coupe purement et simplement de votre pouvoir d'action. C'est-à-dire qu'à cause de cet héritage, vous ne faites pas ce que vous avez envie de faire. exemple concret, je suis au restaurant, mon plat est froid mais je ne vais rien dire parce que ma mère m'a toujours appris à ne jamais faire de vagues donc je vais manger mon plat et puis je vais me sentir nulle parce que je n'ai pas osé dire que mon plat était froid là on est sur un niveau de déloyauté à zéro bah oui vous n'êtes pas déloyale parce que vous suivez purement simplement l'héritage et puis surtout vous vous coupez de votre pouvoir d'action dans le second type d'impact on a le cas où on agit comme on a envie mais... ça vient quand même créer une friction dans le corps ou dans le cœur ou dans la tête. Si on revient à notre exemple, ça donnerait Je décide de dire que mon plat est froid, mais j'ai le ventre noué et je m'en veux terriblement d'avoir osé le dire. Là, on est sur un niveau de déloyauté à 50% parce qu'on a fait, mais on n'est pas du tout en paix. Et puis, le dernier type d'impact, c'est Vous vous comportez en réaction. à l'héritage reçu, pour prouver que vous n'êtes certainement pas comme votre figure d'autorité. L'exemple, il devient alors, non seulement je vais dire que mon plat, il est froid, mais en plus, je vais demander à le changer. Parce que ne pas faire de vagues, c'est l'histoire de ma mère, et ce n'est certainement pas la mienne. Là, je vous pose la question, est-ce qu'on est sur un niveau de déloyauté à 0% ou à 100% ? Je vous laisse propre juge, mais moi je dirais que la personne concernée, elle réagit à l'héritage de sa mère. À mon sens, on n'est pas du tout sur un niveau de déloyauté à 100%, mais plutôt à 0%. Parce qu'à mon sens, elle n'est pas encore elle-même. Elle n'a pas une réponse apaisée et choisie. Elle surjoue le détachement de l'injonction de sa mère pour prouver qu'elle n'y est plus soumise. Mais en fait, elle est encore soumise si elle a besoin de faire ça. Je pose ça là et je vous laisse vous faire votre propre idée. Volontairement, j'ai pris une injonction qui en apparence paraît anodine et simple. Là les amis, j'ai envie d'être très clair. L'importance d'un héritage se mesure uniquement à l'impact qu'il a sur vous. N'oubliez jamais ça, et je vais le répéter, mais personne d'autre ne peut juger de l'importance d'un héritage si ce n'est vous, parce qu'il n'y a que vous qui le vivez au quotidien. Il n'y a que vous qui pouvez savoir. ce que cet héritage vous empêche de faire, de dire. Donc en fait, on s'en fout de savoir si c'est une petite phrase anodine. Elle n'est pas anodine du moment où elle vous fait ressentir un, deux, ces trois impacts dans votre vie. Pourquoi c'était important de détailler ces trois types d'impacts ? Parce qu'à mon sens, on ne peut pas faire du 100% soi si on n'a pas mis de conscience sur ce qui se jouait vraiment. Donc en 1, on a mis en évidence un sujet rattaché à une figure d'autorité. Par exemple pour moi, mon père est l'aspect professionnel de ma vie. Ensuite, on a souligné la confusion qui était faite, peut-être, entre l'amour que vous mettez en jeu alors que ça n'a pas forcément lieu d'être. Et dernière étape, on vient de mettre en lumière quel impact l'héritage que vous avez a sur votre quotidien. Et c'est seulement une fois qu'on a fait tout ça, qu'on peut passer à la dernière clé qui est... s'autoriser. Et oui, mes petits sunshine, parce que, qu'on se le dise, une fois qu'on est arrivé à cette dernière étape, vous devriez avoir pris la mesure de l'impact que votre figure d'autorité a sur votre vie. Et en fait, évidemment, je parle de l'impact négatif. Et c'est cet impact négatif qui doit vous donner envie d'aller découvrir comment faire autrement. Parce qu'il est question de ça. Il n'est plus question de vouloir contrarier une figure d'autorité. Ça, à la rigueur, franchement, on s'en carre. Être déloyale, pas déloyale, c'est pas la question. La question c'est comment on fait pour faire du soi. On a un truc beaucoup plus concret qui pèse tellement lourd, le fait de vous priver, le fait de ne pas être pleinement vous, le fait de ne pas oser dire, ça, ça vous rend tellement pas service. Ça vous coupe tellement de votre pouvoir d'action. en plus souvent c'est saupoudré de honte, de peur, de frustration et c'est vouloir vous défaire de tous ces sentiments-là qui doit vous donner envie de dégager tout ça en beauté cette coupure-là, il y a urgence à faire autrement. Et pour faire autrement, pour faire différemment, pour être pleinement soi sans ne plus subir ses héritages, eh bien ça passe par l'autorisation. Je reviens simplement sur Rose. Si c'est du 100% toxique, il n'y a pas de question à se poser. Votre survie en dépend. Donc coupure nette, précise et reconstruction de soi. C'est ça la priorité. Mais ensuite, on peut faire du cas par cas, sachant qu'à mon sens, il y a quand même deux grandes constantes pour pouvoir faire différemment. Et je crois que ce n'est pas du tout ce à quoi vous vous attendez. La première grande constante pour pouvoir faire différemment, c'est la gratitude. On l'a dit d'entrée de jeu, mais ce qui rend cette question un peu tricky, c'est que nos figures d'autorité, elles sont des figures d'autorité parce qu'on ressent un minima de la considération ou du respect, mais le plus souvent on ressent de l'admiration, de l'inspiration et simplement de l'amour. Donc, je crois que ressentir et pratiquer la gratitude envers ces figures d'autorité, c'est essentiel pour faire du soi et se garantir la paix. Là encore, arrêtons de nous dire que ne pas être d'accord, c'est ne pas pouvoir ressentir de la gratitude. Au contraire, je prends un exemple concret. Si je reviens à l'argent et maman, j'ai beaucoup, beaucoup de gratitude pour tout ce qu'elle m'a transmis. Oui, ça impacte mon quotidien. Oui, ça m'empêche parfois d'oser pleinement embrasser mes ambitions financières. Mais en fait, c'est aussi grâce à son héritage à elle que je peux aborder la question de l'argent avec autant de respect, autant de précaution et que je vais pouvoir incarner en fait ma version de moi qui a des fortes prétentions avec l'argent. J'ai envie de gagner de l'argent. J'ai envie d'habiter dans une grande maison. J'ai envie que cet argent me permette de faire tout ce que j'ai envie de faire. mais ça me donne aussi de la considération et de la vigilance pour ne pas devenir tout ce que ma mère m'a trop souvent dépeint comme ce qu'elle exècre. Des gens qui n'ont aucune considération pour les autres, des gens qui n'ont pas du tout d'éducation. Et en fait, ressentir de la gratitude pour ça, ça m'évite de devenir une personne que je n'ai pas envie de devenir. Ça m'aide au contraire à prendre ce qu'elle m'a donné pour pouvoir faire ma propre recette de ça ressemble à quoi ? Une Sarah qui a de l'argent et qui est en paix avec ce qu'elle va montrer au monde, ce qu'elle va incarner. Donc vous voyez, cette gratitude-là, elle me permet vraiment de faire du moi et d'être en paix, parce que j'ai une conscience qui est plus grande. Jusqu'alors, j'avais un peu l'impression, quand j'oubliais de me brancher sur la gratitude, que j'avais uniquement le côté ça m'a desservi, ça m'a coupé de mes possibilités mais les gars on n'avance pas en regardant dans ce rétroviseur donc allez me chercher la gratitude parce qu'il y en a forcément ne serait-ce que pour vous dire bah je suis reconnaissante parce qu'en fait grâce à mes figures d'autorité je suis celle que je suis aujourd'hui et oui sans eux vous ne seriez pas celle que vous êtes et puis ça à mon sens ça va de pair avec de la compassion n'oubliez pas que vos parents ou vos autres figures d'autorité que vous aurez mis en lumière et bien elles ont fait avec ce dont elles-mêmes elles ont hérité pour la faire courte, elles ont fait de leur mieux. Et me dire ça, ça m'aide beaucoup à ressentir de la compassion et ça m'aide à me souvenir que si moi je veux pouvoir faire mieux, eh bien c'est à moi d'aller découvrir ce que je veux garder de mon héritage et ce que je veux pouvoir transformer ensuite. Parce que quand on arrive à cette dernière clé, s'autoriser, c'est de ça qu'il est question. C'est s'autoriser à questionner le cadre dont vous avez hérité pour pouvoir faire mieux. Si je repense par exemple à mon père, mon père, ça a commencé, et je m'en suis rendue compte en fait de ce cadre-là qu'il essayait de poser, pour le professionnel j'entends, au moment où il m'a fallu choisir entre S et ES au lycée. J'étais forte en SVT et en physique, mais j'étais une bille en maths, j'ai eu 7 au bac. Et en bac S, parce que sinon c'est pas rigolo. Mais en première, je voyais bien que j'étais douée en ES. J'étais douée pour l'écho. J'étais passionnée pour le social. Bizarre. Et quand il a fallu choisir la voie de la terminale, toute ma vie, j'ai entendu qu'il fallait faire un S parce que S, c'était la voie royale, c'était celle qui ouvrait le plus de portes. Puis mes sœurs avaient fait S. Donc vraiment, j'avais l'impression que si je ne choisissais pas S, mon père allait être déçu. Et puis quelque part, il allait ne plus être fier de moi. Et donc là, forcément, j'ai mis ça dans la balance. On l'a vu, c'est classique, l'amour est en jeu. Donc, sans surprise, j'ai choisi S. Et en fait, ce truc-là, je l'ai vu revenir quand il a été question de me convertir en coach de vie. Je me suis retrouvée exactement dans la même situation et j'ai repensé à la voie scientifique, c'est la voie royale. Mais là, je m'apprêtais à m'éloigner encore plus de la voix scientifique. Sauf qu'au lieu de me dire il ne va plus m'aimer je me suis branchée sur le canal de la gratitude et de la compassion. Et en fait, j'ai réalisé que mon père m'encouragait à choisir cette voix-là. qui est en fait la voie royale. Pas la voie scientifique ou quoi, ça, ça lui appartient. Mais son message, c'était plutôt, et son héritage du coup, c'était Trouve ta voie royale pour être la plus heureuse possible. Trouve ta voie à toi pour faire exactement ce que tu veux faire de ta vie. Donc j'ai choisi ce que je pensais être la voie qui allait me mener tout droit vers l'épanouissement, à savoir être coach de vie. Et j'ai bien fait, parce que je suis très heureuse. Mais sans surprise, quand j'ai dit à mon père Papa, je suis devenu coach de vie Mais c'est pas un métier, ça ! Ben oui, pensez-vous, c'est pas scientifique, donc c'est pas un métier ! À ce moment-là, même quand il me dit c'est pas un métier je ressens de la compassion. Parce que cet héritage qu'il m'a donné, ça m'a permis vraiment de me sonder mon cœur et de me dire de quoi j'ai besoin pour accéder à la voie qui me rendra la plus heureuse possible. In fine, peu importe. si vous êtes déloyale ou non, pour pouvoir vous autoriser derrière. Le mot en lui-même d'ailleurs de déloyauté, il est un peu négatif, donc choisissez le mot qui vous va. Mais moi personnellement, à la place, je préfère dire autorisez-vous à faire du vous en utilisant votre héritage, soit pour persister signé, on l'a dit, certains héritages sont hyper utiles pour faire du mieux, soit pour vous en défaire pour ceux qui vous plombent au sol. C'est en vous autorisant. à questionner et derrière, à vous donner l'autorisation dont vous avez besoin, que vous pourrez vous sentir en sécurité. C'est comme ça que vous allez prendre confiance en vous. C'est comme ça que vous allez aussi prendre confiance en vos capacités à choisir ce qui est bon pour vous. Maintenant, si on rentre dans le très concret, une autorisation efficace, elle doit absolument rassurer la peur que vous avez et qui pèse jusque-là suffisamment lourd pour vous dissuader de ce que vous voulez faire. Aujourd'hui encore, d'ailleurs, ça m'arrive parfois, Si on en revient typiquement à l'exemple avec ma mère, j'ai trop peur parfois de lui raconter les détails financiers de ma vie, parce que pour elle, l'argent c'est mal. Mais c'est pas juste quand je dis ça, parce que j'ai pas saisi l'essence de son message. L'essence de son message c'est fais attention Fais attention à avoir des ambitions financières qui sont uniquement au service de la vie que tu veux. Très concrètement, elle s'en fout de l'argent, de combien je vais gagner, de combien je vais dépenser, etc. Ce qui compte c'est reste fidèle à toi-même, n'oublie pas d'où tu viens, embrasse tes racines et sert tant pour incarner une personne qui aura compris ce qui est important dans l'héritage. et qu'il aura transcendé pour être une version de soi encore plus aboutie. une version que je préfère. J'ai pas de mal à dire, enfin, si j'ai un peu de mal avec les coachs et tout ce truc qui dit deviens la meilleure version de toi-même Bon, ce truc-là, il me dérange un peu parce que c'est comme s'il y avait une version figée quelque part à atteindre de la meilleure version de toi. Ça, je crois pas. En revanche, j'ai pas du tout de mal à dire faites ton mieux chaque jour pour préférer la personne que tu deviens Parce que ça, en fait, c'est vraiment vous donner confiance en votre capacité à choisir ce qui est bon pour vous pour vous préférer demain. En fait, prendre le temps de faire cette gymnastique mentale de tout ce que je viens de vous dire dans cet épisode, bah oui, c'est un effort, parce qu'au début, c'est pas du tout naturel. Mais c'est ça qui change tout. C'est ça qui apporte la paix d'être soi. C'est ça qui apporte la paix avec son héritage et la paix avec ce qu'on va choisir demain. Ne sous-estimez pas cette clé de l'autorisation. Et souvenez-vous qu'une bonne autorisation, elle considère la peur qui est sous-jacente et qui vous empêche de faire du soi, qui vous laisse bloquer en fait dans un cadre. Allez chercher l'essence du message. C'est ça qui compte. Un héritage, ça doit servir à quelque chose. Et si pour l'instant, vous ne voyez que des contraintes, c'est peut-être parce que vous n'avez pas saisi l'essence du message dont vous avez hérité. Parmi les peurs qu'il y a à faire du soi, parfois il y a la peur de ne plus correspondre à la personne que les autres ont toujours connue. c'est le fameux t'as changé Une bonne autorisation, par exemple, ça pourrait être tu es aimable quand bien même tu décides d'évoluer Et quand je parle de ça, j'ai une pensée hyper particulière pour les personnes qui ont perdu un être cher, une des figures d'autorité justement qui vous a transmis. Parce que c'est d'autant plus difficile d'être déloyal envers des personnes qui ne sont plus là. Pourquoi ? Parce que faire différemment, agir, dire, penser différemment, quelque part, ça pourrait vouloir dire perdre le lien avec la figure d'autorité partie trop tôt pour vous redécouvrir, voir ce que vous avez à mettre au monde a posteriori. En fait, la peur irrationnelle qui se cache peut-être derrière, c'est la peur de perdre le lien. Donc là, vous avez peut-être besoin de vous autoriser à faire différemment. Et surtout, vous avez besoin de vous rassurer en vous disant J'ai le droit d'évoluer et je garde notre lien qui est indéfectible, inconditionnel et permanent. J'avais besoin de leur ajouter ce truc-là parce que je sais que parmi mes auditeurs, certains ont perdu les figures d'autorité et ça vous fait hésiter à faire différemment. mais soyez assurés que le lien il dépend pas du temps, il dépend pas de l'espace c'est mon côté un peu perché qui parle mais vraiment soyez assurés que ce lien il est indéfectible et permanent formuler une autorisation qui viendra assurer cette peur-là. Encore une fois, j'ai vulgarisé des concepts, j'ai vulgarisé des idées et des manières de faire, mais j'espère ne pas vous avoir donné l'impression que c'est une gymnastique hyper difficile. Attention, oui, c'est pas naturel, parce que n'oubliez pas, votre mode par défaut, ce qu'on appelle aussi le pilote automatique, il a votre âge. Donc ça prend du temps de faire différemment. Ça demande une vraie implication de soi, ça demande une vraie envie de s'engager dans devenir quelqu'un que je préfère. N'oubliez pas d'être votre meilleur ami. Soyez indulgent, soyez bienveillant, et faites preuve de beaucoup d'autocompassion. Mais petit à petit, je vous promets, ça devient naturel et c'est de plus en plus simple. Encore la semaine dernière, une de mes coachées que j'adore, comme toutes mes coachées d'ailleurs, m'a dit au bout de la quatrième semaine, Waouh, mais je m'impressionne ! Ça devient de plus en plus facile. Et oui, ça ne va que dans ce sens-là. C'est de plus en plus facile. Si vous avez peur de vous impliquer, de vous engager, je sais pas vous, mais moi, la peur de rester bloquée, victime, prisonnière, d'anciens schémas, de trucs que je ne contrôle pas parce qu'ils sont hérités, purée, mais ça, ça me fout la boule au ventre. Ça ne concerne que moi. Mais bon, si vous m'écoutez, je pense que c'est une peur qui va vous parler aussi. Donc quand vous avez peur, posez-vous la question. Tu préfères mettre un peu le nez dans ton caca et devenir une personne que tu préfères ou revivre cette journée où tu t'es sentie bloquée, où tu as culpabilisé, où tu n'étais pas fière de toi jusqu'au bout de ta vie ? Pour moi, la réponse, elle est vite trouvée. Et n'oubliez pas ces questions de perspective. C'est à vous de vous donner envie. C'est à vous de vous dire, ouais, là, c'est peut-être un peu inconfortable, mais je suis sur le chemin pour devenir quelqu'un que je préfère. Voilà. Je pose ça là, c'est à vous de faire votre tambouille et de vous donner envie. Et puis peut-être que c'est aussi que vous avez besoin d'une autorisation. Tiens, ça, je le rajoute. Peut-être que vous avez besoin de vous dire, j'ai le droit d'être indépendante et forte et de solliciter l'aide de quelqu'un. Bah oui, parce que personne n'a dit que vous deviez le faire toute seule. Ce chemin, il peut être très cool. On peut en profiter. On peut se faciliter la tâche. Chaque jour, j'accompagne des femmes extraordinaires à se remettre aux commandes de leur vie. Et honnêtement, entre nous, on peut se le dire, c'est sacrément kiffant. Donc si ça vous donne envie, allez sur mon site double hop, onglet coaching, tout y est bien et moi je me réjouis d'avance de vos sollicitations j'espère que cet épisode vous a plu si c'est le cas dégainez les stories en me taguant envoyez moi des messages pour le dire notez cet épisode sur Spotify commentez le sur Apple Podcast envoyez le à vos proches, tout est bien faites du vous, je crois que c'est bien dans le thème d'aujourd'hui et en attendant je vous souhaite un superbe week-end et je vous dis à dans deux semaines avec beaucoup de joie