Speaker #0Rayonnez plus fort, impactez plus grand, inspirez davantage. Vous en avez envie, mais pour le moment vous vous sentez coincé. Comme si un plafond de verre vous retenait. Ça impacte votre vie pro, perso, vos relations, votre quotidien en somme. Dans six mois, vous pourriez vous retourner et dire « je l'ai fait » . J'ai toujours su que j'avais cette force. Mon rôle, je l'assume ici et maintenant. Plus jamais je ne me limiterai moi-même. Boom saison 2, c'est l'espace dont vous avez besoin. Les candidatures sont ouvertes, il n'y a que 5 personnes qui vivront cette expérience. Je vous attends, le lien est en descriptif du podcast. Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode de podcast. Cette semaine, j'ai envie de parler d'inquiétude. C'est un thème qui ne va pas du tout avec la voix que je prends. Mais il est bien question... de nos scénarii catastrophes dignes d'Hollywood, des craintes qui n'existent que dans nos têtes et qui pourtant nous donnent de vrais symptômes physiques. Peut-être que c'est Halloween qui me met dans ce mood, mais je crois surtout que ce sont nos récents échanges pas facile à dire cette phrase, mais je l'ai parfaitement dit. Franchement, je vais aller toquer chez Soch. Je m'enroule, je me concentre. Je crois que ce sont nos récents échanges qui m'ont nourri et qui m'ont soufflé ce thème. Parce que depuis que j'ai ouvert les candidatures pour rejoindre la saison 2 de Boom, vraiment, vous avez été très nombreuses à me partager des peurs qui sont les vôtres. Au moins une fois par jour, vous me partagez ces scénarii, qui sont probables, mais qui me font vous répondre, et si pour une fois, on l'envisageait dans l'autre sens. Parce que première clé, toutes les suppositions que vous faites dans un sens, et qui sont vraies, On va me trouver prétentieuse. Ce sont des suppositions qui sont vraies dans l'autre sens. On va me trouver inspirante. Ce que je voudrais pointer du doigt ici avec cette première clé, qui dit ce qui est vrai dans un sens, c'est vrai dans l'autre, c'est que prendre la responsabilité de veiller à avoir un discours intérieur qui vous donne de l'élan plutôt qu'un discours qui vous plombe, c'est déjà faire un pas vers un rayonnement plus fort. Parce que le rayonnement, il vient de l'alignement. Alors dans cet épisode, je vais vous partager mes réflexions à propos de cette façon que l'on a de s'inquiéter outre mesure pour que peut-être, la prochaine fois, vous puissiez vous entendre, supposer le pire, et choisir d'avoir confiance. Parce que nouvelle clé, c'est bien de cela qu'il est question. Avoir le courage de reconnaître quelle stratégie... vous utilisez quand vous avez peur ? Parce que s'inquiéter, c'est une stratégie que l'on utilise pour avoir une impression de contrôle. Parce que oui, s'il y a besoin de le préciser, je le précise, c'est différent d'avoir peur que de s'inquiéter. La peur, c'est un sentiment fugace, une émotion qui arrive, et derrière, on a la possibilité soit de la nourrir et de s'inquiéter, soit de choisir autre chose. On va le voir juste après. Pour pouvoir vous en faire prendre conscience, je vous invite à lister ce qui vous fait peur. Alors faites pause parce que je vous parle de ça de but en blanc, donc c'est peut-être pas le premier truc qui vous vient. Mais faites la liste. Maintenant que c'est fait, je vais vous partager les peurs que l'on m'a le plus rapporté ces derniers jours. forcément, quand on parle de Boom saison 2, il est question de puissance, de prendre sa place, de rayonner. Alors les peurs qu'on m'a ramenées, c'est j'ai peur de paraître prétentieuse, j'ai peur de déranger, j'ai peur d'être trop, j'ai peur de ne pas être assez. Et puis, en échangeant encore, en creusant un peu, on tombe aussi sur des peurs qui sont j'ai peur de me tromper, j'ai peur de ne pas être choisie. Sauf que si vous m'écoutez depuis un moment, vous savez que la première chose que je vais vous dire, c'est que j'ai presque envie d'en faire un générique. C'est que toutes ces peurs, elles sont valables, mais elles traduisent toutes une envie. J'ai peur de paraître prétentieuse, c'est vrai dans un sens, mais c'est vrai dans l'autre. J'ai envie de paraître humble. J'ai peur de me tromper, j'ai envie... de réussir. J'ai peur de déranger, j'ai envie. d'être intégré. J'ai peur de ne pas être à la hauteur, j'ai envie d'être à la hauteur. J'ai peur de ne pas être choisi, j'ai envie d'être choisi. J'ai peur d'être trop, j'ai envie d'être assez. Donc, reformulez. Quand vous vous entendrez penser dans un sens, si c'est un sens qui vous plombes, reformuler. Parce que... Derrière cette reformulation, il est question de vulnérabilité. Il est question d'accepter d'être vulnérable. Parce que c'est savoir être vulnérable, en tout cas pour moi, que de reconnaître qu'on a envie. Peut-être que c'est casser une idée reçue ou peut-être que vous partagerez pas cet avis, mais pour moi, être vulnérable, c'est pas seulement pleurer devant les autres. C'est pas seulement... dire qu'on a peur. Être vulnérable, à mon sens, c'est aussi assumer qu'on a envie, qu'on a de l'ambition, qu'on est enjoué, qu'on est excité, qu'on est enthousiasmé. Pour moi, la vulnérabilité, c'est pouvoir être touché parce qu'on se montre comme on est et qu'on partage ses sentiments comme on les ressent. Et je dois dire que ça demande un courage. Fou ! Et depuis que je suis à mon compte, je le ressens encore plus. Parce que savoir dire « j'ai envie de réussir, j'ai envie d'être à la hauteur » quand on n'a absolument aucune idée de ce qui nous attend, c'est pas du courage qu'il faut, c'est la taille au-dessus. Parce qu'il est bien question d'inconnu derrière la peur. On ne sait absolument pas. pas ce qu'il va se passer. Et ça nous fait peur. J'ai peur parce que je ne l'ai jamais fait. J'ai peur parce que je ne les ai jamais vus. J'ai peur parce que je n'ai aucune garantie. J'ai peur parce que je ne sais pas prédire avec contrôle ce qu'il va se passer. J'ai peur parce que je ne contrôle absolument pas la suite. Et c'est là en fait que vous avez un rôle à jouer. Et c'est là où ça m'intéresse de regarder la stratégie que vous utilisez quand vous avez peur. C'est une stratégie qui est inconsciente la plupart du temps. Mais c'est là que c'est hyper intéressant. Qu'est-ce que vous faites quand vous avez peur ? Est-ce que vous choisissez de la nourrir avec des scénarios qui sont catastrophes ? Est-ce que vous choisissez d'être en colère ? Est-ce que vous choisissez de faire autre chose ? Est-ce que vous... Tout ça, ce sont des stratégies. Et je ne vais pas aborder aujourd'hui les stratégies de colère, de repli sur soi, parce que j'ai besoin qu'on parle de la stratégie qui est de s'inquiéter outre mesure, plutôt que de choisir la confiance, le courage. Parce qu'il faut du courage pour choisir ses envies, choisir de suivre ses envies, quand on n'a aucune idée d'où ça va nous mener. Attention, je ne vous dis pas que vous manquez de courage, je ne vous dis pas que vous êtes lâche, je sais bien que vous faites du mieux que vous pouvez. Mais peut-être qu'en mettant de la conscience sur le fait que, ok j'ai peur et du coup j'ai une occasion de choisir, soit le courage d'avoir confiance, soit continuer à entretenir cette peur en m'inquiétant, peut-être que là ça peut changer la donne. Et c'est cette réflexion-là que je voudrais faire aujourd'hui. C'est l'invitation que je vous fais. Une invitation à changer de stratégie, à conscientiser les choses, pour que vous puissiez choisir la vulnérabilité, donc le courage de suivre vos envies, plutôt que de nourrir votre peur en vous inquiétant. Parce que nouvelle clé, lorsque vous optez pour la peur, ou plutôt pour l'exacerbation de la peur, ou l'entretien de la peur, le fait de la nourrir, plutôt que d'avoir confiance, Ce que vous faites, c'est bel et bien essayer de contrôler l'avenir. Comment ? En faisant une prédiction. J'ai peur que ça se passe mal. Et là, la machine est lancée. Les gens vont juger, on va mal me regarder, je vais bafouiller, ils vont se moquer. Tous ces détails que vous êtes en train d'inventer deviennent tellement précis que ça vous donne une image mentale. Vous êtes capable de voir dans votre cerveau La scène, en donnant autant de détails, Presque vous arrivez à ressentir dans votre corps et dans votre cœur ce que cette scène vous donnerait à ressentir. Et ça, c'est à cause de votre cerveau qui ne fait pas la différence entre le réel et l'imaginaire. Ça, rendre concret quelque chose qui n'existe pas encore, ça vous donne une impression de contrôle. Ça vous donne l'impression de savoir précisément. Presque de vivre en avance ce que vous allez vivre. Impression de contrôle. Premier avantage caché de cette inquiétude outre mesure. L'avantage d'avoir l'impression de contrôler le futur. Et c'est marrant parce que peut-être qu'inconsciemment, vous êtes du genre d'ailleurs à le dire très clairement. Non, non, non, mais moi, moi je sais. Moi je sais très bien ce qui va se passer si je lui dis ça. Non, non, non, non, mais attends, mais moi je le connais. Je sais très bien comment il va réagir. Bingo ! On est en train de prédire l'avenir. Et donc, on a l'impression de contrôler l'avenir. Sauf que ça, les amis, c'est faux. Vous n'avez aucun moyen de prédire l'avenir, si ce n'est en le vivant. Et ça, j'en parle dans l'épisode à propos des choix. Et là, on arrive à un second bénéfice caché, c'est que... Si je passe mon temps à me dire que ça va mal se passer et à me monter un scénario tellement précis que j'arrive à le vivre dans mon corps et dans mon cœur, j'ai une cliente qui parle de château en Espagne, si j'arrive à me monter un château en Espagne tellement haut, tellement haut que je commence à croire que ce que j'arrive à imaginer, c'est effectivement ce qui va se passer, qu'est-ce que je fais ? Je ne fais rien. Bingo ! Encore du contrôle ! Parce que ne vous trompez pas, ne pas agir, c'est contrôler. Parce que je me suis apporté une preuve suffisamment tangible pour justifier ma non-action. Mais une non-action, c'est moi qui décide que je ne passe pas l'action. Moi qui suis aux commandes. Et souvent, on va blâmer la peur. Mais la décision, qu'est-ce qui la prend ? C'est nous. Et ça, c'est du contrôle. Ne rien faire, c'est du contrôle. Parce que ça vous donne l'impression d'être en sécurité. D'où la phrase « tout est sous contrôle, je ne me mets pas en danger » versus « ce truc qui me fait peur » . Sauf que ce qui est vrai dans un sens, c'est vrai dans l'autre. Et vous avez aussi l'opportunité d'avoir l'impression de contrôler en choisissant d'avoir confiance. C'est autant une supposition que d'avoir peur, sauf que ça ne va pas du tout vous donner le même résultat. Je fais partie de cette équipe-là. Je fais partie de cette équipe qui dit « Respire, le plan est toujours parfait. Respire, ça arrive pour une bonne raison. » Mais qu'est-ce que je suis en train de faire ? Une supposition, affirmatif, mais je suis surtout en train de nourrir la conviction que tout est sous contrôle. L'univers a un plan. Je suis safe. Je suis en sécurité. Donc, entre l'option numéro une qui est développer l'inquiétude pour me donner une impression de contrôle ou option deux, développer ma confiance et croire que tout va bien se passer, vraiment, la mise en action qui suit, elle est totalement différente. Mais j'oserais même dire que la mise en action, elle est carrément mieux. parce qu'elle a le mérite d'exister. L'issue, attention, qu'on s'entende bien, vous ne la contrôlerez jamais, mais vous contrôlerez votre action. Et quand on ose agir, quand on y va full in, avec la conviction que ça va bien se passer, on est vulnérable, et on développe sa confiance en soi. Ça, c'est sûr que c'est une issue qu'à minima on peut contrôler. Parce que la confiance en soi, c'est la conviction qu'on a les ressources intérieures pour faire face à ce qui va se passer. Et ça, on ne peut pas le nourrir tant qu'on ne passe pas à l'action et qu'on ne se retrouve pas devant l'événement qui va nous demander de puiser en soi pour se rendre compte qu'on a les ressources. Comment on sait qu'on est capable de surmonter quelque chose ? Parce qu'on le vit. Donc le contrôle sur l'avenir, vous ne l'aurez jamais. Mais à minima, vous pouvez choisir de vous donner une impression de contrôle en vous inquiétant, option 1, ou en développant votre confiance. En l'avenir, en plus grand, en la vie, en vous, en les événements, en vos ressources, en vos amis, en tout. Parce que là, mais transition parfaite, Sarah Hope. L'autre avantage caché de l'inquiétude, il est en lien avec les autres. Pourquoi est-ce que s'inquiéter nous donne l'impression de contrôler les autres ? Parce qu'on ne va pas se mentir, quand on est en train de s'inquiéter, qu'est-ce que font les autres ? Ils nous rassurent, ils viennent vers nous, ils partagent nos émotions, ils font preuve de bienveillance, ils font preuve de compassion. Et ça, les amis, on le fait depuis qu'on est enfant. Quand on veut que quelqu'un s'occupe de nous, qu'est-ce qu'on fait ? On est dans notre lit et puis on crie parce qu'on s'inquiète qu'il y a un monstre sous notre lit. Et qui déboule ? Papa, maman, maman, papa. S'inquiéter, dans ce cas précis, ça nous sert à avoir du contrôle. Alors évidemment, les enfants, c'est totalement inconscient, mais ça devient très vite conscient. Pourquoi ? Parce que quand on en fait l'expérience une fois, on recommence. Et si on se rend compte que les gens reviennent pour nous rassurer, qu'est-ce qu'on fait ? On enregistre dans notre petit cerveau. Vous le savez, le cerveau, c'est cette bibliothèque exceptionnelle d'expériences qui enregistre toutes les expériences passées et qui en tire des conclusions. Les conclusions, c'est quoi ? Une impression de contrôle. À chaque fois que je me mets à pleurer, il y a quelqu'un qui vient et qui me rassure. Bingo ! contrôle. Je sais prévenir l'avenir. Autre exemple, autrement plus personnel, parce qu'on adore les exemples personnels, et surtout parce que j'ai envie d'être honnête toujours avec vous. Cette idée de podcast, elle m'est venue parce qu'avec une de mes clientes, on discutait d'une relation naissante avec un partenaire pour elle, évidemment. Moi, je suis toujours avec l'amoureux et très amoureuse. Mais elle me partageait son inquiétude quant au fait qu'il n'a choisi pas, qu'in fine cette histoire aille nulle part, qu'elle avait peur parce qu'elle était en train de s'emballer très fort et qu'elle commençait à vraiment avoir envie que ça fonctionne. Et qu'est-ce que je lui ai dit ? Je lui ai dit que dans tous les cas, elle ne contrôlerait rien. Parce que quand on est dans une relation, on est co-responsable et on a le choix. Soit on va nourrir nos châteaux en Espagne, soit on va nourrir la confiance. La confiance en l'autre. et la confiance qui dit que si ça doit se faire, ça se fera. Quand on choisit de s'en faire comme ça, alors qu'on ne contrôle clairement rien, si ce n'est sa part, il y a un avantage caché qui est assez intéressant et que j'ai vécu moi dans une histoire qui a été très importante pour moi. Il a choisi de me quitter pour choisir quelqu'un d'autre. Je me souviens que plusieurs semaines avant d'avoir la sentence irrévocable, en tout cas d'avoir sa décision. Je me souviens que je sentais déjà que quelque chose changeait. Et je me souviens que je nourrissais, je nourrissais ce discours où je me disais, je sens qu'il y a quelque chose, je sens qu'il y a quelque chose, je sens qu'il en a mis une autre, je sens que je sens. Et ça aussi, ça aussi c'est un avantage qui est de me sortir de ma position éventuelle de victime. Et quand je dis victime, attention, c'est... Pas victime au sens littéral, mais c'est vraiment au sens figuré, le « oh la pauvre, elle s'est fait quitter » . Mais ce que je veux dire par là, c'est que quand on nourrit ce truc-là de « non mais moi je sais, mais moi je vois clair dans son jeu, mais moi j'ai toujours su, mais moi je suis au courant » , ça nous confère cette impression de contrôle et ça nous donne ce petit point bonus à l'ego qui est « je suis celle qui a vu clair dans le jeu de l'autre depuis tout ce temps » . Contrôle ! J'ai l'impression que la situation ne m'échappe pas. Et que donc, quand il va venir et me dire « je l'aime elle » , je vais pouvoir me raccrocher à « je l'ai toujours su » . Et c'est hyper important parce qu'on en revient à la définition de vulnérabilité. Il n'y a pas de vulnérabilité en fait là-dedans. Il n'y a pas de vulnérabilité parce qu'on a triché. On s'est accroché à un scénario qui était vrai dans un sens, qui était vrai dans l'autre, dans mon cas qui s'est avéré être vrai. Je ne saurais même jamais si je n'ai pas influencé la situation. Parce que forcément, quand on s'accroche à ces convictions-là, qui sont pessimistes, je peux vous garantir que votre comportement y change. Mon comportement, consciemment ou pas, a changé. C'est une certitude. Sauf que mon comportement, il a changé dans un sens. Dans un sens de, peut-être que je me suis préparée et que j'ai commencé à me détacher. Peut-être que je me suis préparée et que je suis devenue un peu plus distante. Peut-être que je me suis préparée. Et à vous de finir cette phrase. Parce que ce qui se passe souvent quand on fait des châteaux en Espagne et qu'on a peur, on commence à faire des trucs pour nous donner l'impression qu'on contrôle quelque chose. Par exemple, qu'est-ce qu'on va essayer de faire ? On va essayer de convaincre. Mais sauf qu'on ne convainc jamais personne, les amis. En tout cas, c'est mon avis. On ne convainc jamais personne parce qu'il existe ce qu'on appelle le biais cognitif de confirmation qui fait que quand on a une idée en tête, on va aller chercher toutes les preuves extérieures pour... confirmer notre hypothèse de base. Donc si je vous donne un exemple précis, les femmes battues, c'est hyper extrême comme exemple, mais ça fonctionne très bien. Les femmes battues, quand elles le disent, tout le monde leur dit de partir. Sauf que pourquoi elles partent pas ? Parce que dans leur cerveau, si elles ont pas acté qu'il était temps de partir, rien ne pourra les convaincre. La pensée, elle doit d'abord venir de l'intérieur, pour ensuite que l'extérieur vienne confirmer cette pensée intérieure. Et c'est là que c'est intéressant vraiment de voir ce que crée l'inquiétude, parce que ce que ça crée, dans ce cas très précis, c'est qu'en fait ça nous fait mettre notre attention sur l'autre plutôt que mettre notre attention sur soi, sur ce qu'on veut, sur ce qu'on pense. Et si je reviens à mon histoire à moi, je me souviens que je passais beaucoup de temps à penser à cette éventuelle rupture, en tout cas non, à cet éventuel départ pour cette autre personne. Et l'avantage que ça a eu, avantage caché bien évidemment, c'est que pendant tout ce laps de temps, ça me permettait de ne pas me demander ce que moi je voulais. Ça me permettait de ne pas voir... les éventuels doutes que j'avais. Et surtout, nouveau contrôle bonjour, ça me permettait de ne pas avoir à faire ce qu'il aurait peut-être fallu faire si j'avais pris le temps d'écouter ce que je ressentais. Est-ce que moi, j'étais vraiment bien dans ce couple ? Est-ce que je me projetais ? Est-ce que j'avais envie d'avoir des enfants ? Et en fait, là, c'est l'autre avantage, c'est que quand on n'a pas toutes ces réflexions, quand on passe son temps, temps à s'inquiéter et qu'on n'écoute pas son discours intérieur pour savoir vraiment ce qu'on ressent, ce qu'on veut, on passe pas à l'action. Et on laisse l'extérieur ou les autres décider pour nous. Nouveau contrôle. Ah mais c'est pas moi, c'est l'autre. C'est pas moi qui suis partie, c'est lui qui m'a quitté. Et ça, c'est une impression de contrôle parce que, à nouveau, on vient ramener un truc tangible à blâmer, autre. que ce soit. Ce que j'appelle contrôle, c'est vraiment la possibilité de ramener de la certitude. C'est la possibilité d'identifier la source du problème. C'est la possibilité de savoir qui blâmer, dans un contexte où c'est normalement totalement impossible, au moment où vous avez peur, au moment où vous êtes encore dans le stade d'inquiétude. Et c'est là tout le paradoxe que je souhaitais mettre en lumière, c'est que Ce que vous arrivez à créer comme sentiment de sécurité, de contrôle, grâce à l'inquiétude, vous pouvez vous offrir le choix de créer exactement la même chose en développant votre confiance. Si je reprends l'exemple de ma cliente, ce qu'on a fait, c'est que sa crainte de ne pas être choisie, on l'a transformée en la confiance que si effectivement il choisissait quelqu'un d'autre, elle pouvait avoir confiance. confiance en le fait que c'était une redirection pour qu'à son tour, elle puisse trouver quelqu'un qui la choisirait en retour. Paf ! Certitude, sentiment de contrôle. Si je reprends mon exemple, quand mon conjoint de l'époque m'a quitté pour cette fille, j'ai développé la confiance, la certitude que c'était pour du mieux. Paf ! Nouvelle certitude. nouvelle impression de contrôle, parce qu'en fait, le contrôle, c'est ce sentiment de sécurité. Ça fait partie d'un plan, il est toujours parfait. Et à l'heure où je vous parle, je peux vous garantir que j'ai bien raison, parce que l'amoureux, il tient toutes ses promesses. Je crois que le message vraiment que je voulais passer dans cet épisode, c'est soyons ces êtres humains qui développent leur confiance en eux, en les autres, en la vie. pour se sentir en sécurité. Plutôt que ces gens qui redoutent tout, d'eux-mêmes, des autres, de la vie, et qui vivent du coup en hyper-vigilance pour se donner une impression de contrôle. Ça me fait penser à un bouquin que j'ai adoré, qui s'appelle « Avoir le courage de ne pas être aimé » de Koga Fumitake, j'espère que je le dis bien. Et vous verrez, il y a toute une partie du bouquin qui est consacrée à un adolescent qui est en proie à une inquiétude. immense et dans lequel il explique très bien que cette inquiétude constante, qui à la longue est devenue en fait une manière de prédire son quotidien, c'est devenu sa manière de contrôler sa vie. En fait, ce que je vous disais tout à l'heure, il a tellement expérimenté le « j'ai peur, on vient me rassurer, donc je sais prédire à l'avance comment va se dérouler sa journée » que j'ai l'impression de contrôler. Cet épisode, c'est une déclaration d'amour à avoir confiance, à avoir un discours intérieur qui nous porte et qui nous permet d'agir vers plus d'alignement et donc d'entretenir ainsi un sacré rayonnement personnel. Mais s'il est personnel et qu'on cumule tous ces petits individus, à la fin, ça donne un monde qui rayonne à fond la caisse. J'espère que cet épisode vous aura plu. Pour le coup, je vous ai vraiment emmené dans... les fins fonds de mes pensées personnelles. Je vous embrasse et je vous dis à dans deux semaines.