Speaker #0Et si le prochain Grand Prix au Qatar n'avait tout simplement pas lieu, ou pire encore, et si le MotoGP décidait de maintenir la course, mais sans une partie de ses pilotes ? Parce que c'est possible en ce moment. Au moment où j'entre en studio pour vous parler de ce week-end assez pang, Yamaha a d'ailleurs annoncé qu'il ne participerait pas à la prochaine course. Jack Miller affirme que 19 pilotes sur 22 ne veulent pas aller au Qatar. On a donc beaucoup de choses à se dire. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Pointe-Corde. Bienvenue tout le monde, ravi de vous retrouver, je suis très content d'être là ici, c'est Pointe Corde, on parle MotoGP. Après chaque week-end de Grand Prix, il y a un épisode, des épisodes bonus avec un nouvel épisode interview qui va arriver très bientôt. Il y en aura un pendant l'hiver des épisodes interview, abonnez-vous pour ne pas les manquer, c'est simple. Et puis surtout, boostez la vidéo, c'est super important, c'est ce qui m'aide le plus et ça sera super sympa de votre part. Alors précision importante aujourd'hui pour cet épisode, on enregistre dimanche 1er novembre, j'entre... début d'après-midi en studio. La situation autour du Qatar évolue rapidement. Il y a des infos qui pourront donc changer dans les prochaines heures et donc au moment de la publication de l'épisode qui auraient peut-être déjà changé ou même des infos dont je ne dispose pas. Comme ça, vous le savez, c'est le contexte de cet épisode. Alors, on y va direct. On ne va pas se mentir. On aura oublié ce week-end assez pangue dans deux jours. Je crois que personne ne se rappellera plus de ce qui s'est passé. On n'a quasiment rien eu à voir en dehors de la performance de Marc Marquez qui continue à faire exactement ce qu'il faut. à foirer. Marc Marquez a été impérial samedi. Sprint compliqué, les gouttes de pluie qui arrivent à la fin à condition piégeuse. Il ne va pas chercher à gagner à tout prix, il a tout compris. Et dimanche sur le sec, le scénario est différent, mais Marquez la prend les commandes avec son frère juste derrière. Ça va l'aider, il va s'imposer avec plus de 4 secondes d'avance sur Pedro Acosta. Et Aprilia, dans tout ça, on allait les observer, on savait que ce serait dur pour eux. Ils n'ont pas su inquiéter Marc Marquez. Et le résultat, il est là, il n'y a pas besoin d'en parler des heures, les jeux sont quasiment faits. Marc Marquez, il a 44 points d'avance au championnat. Tout a semblé tellement facile pour Marc Marquez ce week-end, malgré des conditions sans doute pas si simples, mais lui a rendu ça très facile. Alors, vous restez avec moi. Évidemment, on va tirer le bilan des infos de ce qu'on a sur le prochain week-end au Qatar. Je sais que c'est l'actualité chaude, mais on va quand même sur un GP, c'est vrai que des pilotes absents, c'est assez dingue ce qui se passe. Mais on doit quand même dire un mot. Sur Pedro Acosta, qui vient de sortir un gros week-end, même si on s'est ennuyé, ce serait dommage qu'on passe à côté de ça. Victoire samedi. deuxième dimanche. C'est sa deuxième sprint gagnée durant cette saison. On ne va pas redire ce qu'on a déjà dit sur Acosta, mais on a hâte de le voir sur la même machine que Marc Marquez, sachant que il a la jeunesse, il a la forme physique. Marc Marquez a quelques soucis de son côté. Donc, ça promet un duel qui, pour plein de raisons, va être quand même la toile de fond, je pense, du début de saison prochain avec ses motos nouvelle génération 2027 et ses pneus Pirelli. Et alors un autre pilote dont on a énormément parlé ce week-end, c'est Aïe Ogura. Avec cette théorie où tout le monde disait qu'il avait des consignes d'équipe, c'est certain, particulièrement après la sprint, ce serait naïf de penser que non. On lui reproche d'avoir été trop agressif avec Marc Marquez au départ de cette sprint. Moi, vous savez quoi ? J'ai adoré. En fait, je me demande ce qu'on veut. Des pilotes qui se font des politesses, qui se suivent gentiment Marc Marquez, il aurait fait la même chose, c'est certain. Et ce que j'aime justement, c'est que Marquez comme Ogura, ils n'auront pas de discussion, pas de... polémique après ce genre de dépassement un peu agressif. Et l'agressivité, en plus d'Ogura, elle était juste. Il n'a pas franchi la ligne rouge. Ça m'a rappelé certains duels en superbike avec Toprak Raskaskoglou, dont on disait aussi, il est trop agressif et autres. Mais voilà, il va à la limite, il ne la dépasse pas. Moi, je n'ai pas de problème. C'est un faux débat. Marquez lui-même a prouvé ce qui s'était passé. On sait bien que lui, il aime bien la bagarre. Cette question des consignes d'équipe, cela dit, chez Aprilia, voilà. Ogura lui l'a démenti. Pas d'instructions selon lui. En même temps, s'il en avait, il ne le dirait pas. Ça peut sembler naïf de croire qu'il n'en a pas eu. Mais dimanche en course, il termine 4e. Il est devant Bézequi, qu'il a dépassé sans lui faire de cadeau. Qui sait, pourquoi pas ? Il n'a peut-être pas de consignes finalement. Et avant de parler du Qatar aussi, Bézequi. Bézequi, on l'attendait ce week-end. C'est lui qui devait reprendre le flambeau de Martine, dont on va parler aussi. Il a pas mal piloté Bézequi. Il fait un bon week-end. Mais n'empêche qu'il est impuissant. On n'a pas revu le Béze qu'on a parfois vu cette saison. qui domine un week-end, parce qu'Aprilia n'était pas aussi dominante que parfois. Mais n'empêche, 6e dimanche, 11 secondes derrière Marc Marquez. Une fois de plus, Marc Marquez était au-dessus de Marco Bettezeki. Et ce qui devait être la réponse d'Aprilia en l'absence de Martin, on ne l'a pas vu. Ça peut sembler anodin, et je vais même être un peu dur, mais je trouve que ce qu'on voit en fin de saison avec Marco Bettezeki, ça nous met quand même des doutes sur le fait, est-ce qu'il a les épaules pour jouer un championnat du monde ? On l'a vu parfois très rapide, on l'a vu parfois craquer sous la pression. Et là, cette fin de saison, dans le contexte, on en attendait quand même un peu plus. C'est promis, on va passer au gros dossier parce que je n'arrête pas de vous dire on y va, on y va. Yaman, il ne sera pas au Qatar et je vais vous expliquer pourquoi, entre autres. Mais je dois d'abord aussi parler de Rolleray Martin et de sa présence à Sepang. C'était une des choses qu'on a observées le plus au début du week-end. Alors, je trouve ça incroyable, cette volonté de revenir. J'adore, je pense que vous aussi. On a cette image du champion qui ne s'adore pas vaincu. C'est vraiment génial. C'est un fighter, Martin. C'est pour ça qu'on aime cette idée de finale de la course au titre avec Marquez. J'aime bien ces histoires. Mais là, quand même, et je n'aime pas vous mettre ce « mais » , mais je trouve qu'il faut un peu de raison. Je trouve que ça devient n'importe quoi. Il n'y avait rien à espérer. On est une semaine après une fracture. Je ne sais pas ce qu'on attendait, je ne sais pas ce qu'on espérait, même si je comprends qu'il n'a pas envie de rester chez lui et de subir la situation. Mais malheureusement, cette situation s'est déclenchée quand il a chuté. Il a expliqué qu'il arrivait à rouler, Rolleray Martin, sans douleur pendant un tour, qu'ensuite la douleur, ça devient trop important. qu'il n'est pas régulier et qu'il a du mal avec le comportement de la moto. Moi, c'est là que ça me gêne. On laisse le pilote rouler pour le show. Ok, c'est la partie qui me plaît. Parce qu'on n'a pas envie que ce championnat soit plié. Mais en même temps, on est dans le déni quand on fait ça. Ça représente un danger. Si vous êtes les pilotes devant au premier virage, et vous savez, Martin est derrière. Est-ce qu'il va pouvoir freiner correctement ? Tout le reste, ça soulève plein de questions. Même si ça va à l'encontre de ce que j'ai envie de voir. Même si j'ai envie que cette lutte pour le titre continue. C'est une mauvaise idée. Il a d'ailleurs déclaré forfait. Il vise encore un retour au Qatar. je me pose la même question, on sera une semaine après bon là il a roulé sur sa blessure un petit peu pas beaucoup mais quand même est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez, est-ce qu'il fait bien de tenter ce retour au Qatar et je sais, malheureusement ça veut dire que le championnat est quasiment plié et ça nous enlève ce truc qui va nous donner envie d'être devant chaque course fin de saison parce qu'on se dit que là le scénario il est assez dessiné d'avance Marquez a 44 points d'avance sur Martin au championnat, il pourrait donc être champion dès le Qatar, ça c'est mathématiquement logique. Pour être certain de décrocher le titre, un petit exemple, il devrait quitter le Qatar avec 74 points d'avance sur son premier poursuivant. Ça fait plein de scénarios, notamment si Martin ne marque aucun point là-bas, une victoire de Marc Marquez à la sprint et une deuxième place le dimanche, ça serait suffisant. Et alors si le Qatar est annulé, quand même, on peut se le demander, le championnat n'est pas terminé pour autant. Je vais même dire qu'il pourrait être relancé parce que là, Martin, il aura pu laisser passer un peu de temps, même si on ne le reverra pas Au top, il aurait eu un peu de repos. Et là, ce serait alors Portimao et Valence. 74 points à distribuer. Et ça, ça nous amène au véritable gros sujet de cet épisode. Ce sujet, ce dossier, le Qatar, son annulation ou pas, ça fait parler depuis des semaines, mais ça s'est évidemment accentué fin de ce week-end. Donc, je vous rappelle une fois de plus que parmi vous, il y en a plein qui sont là sans être abonnés déjà. Ça, c'est un truc. Je compte sur vous. Si ça vous plaît, boostez l'épisode. Mais je rappelle aussi donc qu'en entrant en studio aujourd'hui, début d'après-midi. Le dimanche, je vous donne les infos qui sont déjà disponibles. Il y en a peut-être qui vont bouger d'ici même la diffusion de l'épisode. Donc pardonnez-moi s'il y a des infos qui ne sont pas à jour. Vous vous doutez que c'est involontaire. Mais donc le Grand Prix du Qatar, vous vous rappelez, normalement c'était en avril. Puis il y a le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran. On décide de le reporter face au risque. Voilà, c'est la guerre. La situation géopolitique est instable. L'organisateur va estimer ici qu'à cette nouvelle date, les conditions sont maintenant acceptables. Et les pilotes ne sont pas du même avis, ce qui n'est pas étonnant, puisque le conflit n'est pas résolu. Ça, vous le savez, on le subit tous tous les jours. Leur inquiétude concerne ce qui pourrait se passer si la situation se dégrade rapidement. S'il y a une escalade de violence dans cette possible guerre, comment quitter le pays ? Comment évacuer les équipes ? Quelles assurances couvrirait l'incident ? Donc, on ne remet pas en question le Grand Prix du Qatar en lui-même, c'est évident. Mais surtout, ce débat, et c'est là que ça a posé problème. Qui en assumerait, si ça arrive, les responsabilités ? Parce qu'évidemment, l'organisateur, il leur dit venez, venez, mais qui va assumer si ça se passe mal ? Alors selon Motorsport.com, il y a beaucoup de pilotes qui ont signé un document demandant plusieurs garanties. On a vu l'écho de ces demandes de garantie. On le savait en arrivant à Sepang. Parmi les principales exigences, un véritable plan d'évacuation, des couvertures d'assurance adaptées si jamais le conflit venait à dégénérer. Et là, le promoteur du championnat explique que le Qatar a fourni des garanties. Alors, est-ce qu'elles sont claires ou non ? Je ne peux pas vous le dire. J'essaie d'avoir des infos, je ne les trouve pas. Les pilotes veulent que ce soit l'organisation du MotoGP qui s'engage à les assumer. Et ça, évidemment, ils ne vont pas le faire. C'est là que c'est un peu ambigu. Il y a une nouvelle lettre qui a été envoyée le week-end de Sepang avec une demande de réponse écrite avant dimanche après-midi. On verra ce qui s'annonce, évidemment. Même si, pour l'instant, le week-end au Qatar est maintenu. Pendant ce temps-là, il y a la direction du championnat qui continue de dire qu'on a évalué la sécurité, les gars. Ça va bien se passer, on peut maintenir la course. Et c'est là évidemment que, sans réponse à cette lettre et maintenant ce discours, la situation entre les pilotes et l'organisation, elle devient tendue. Ce qu'on sait déjà, au moment où je vous parle, vous l'avez sûrement vu passer, Yamaha a décidé de ne pas participer au Grand Prix du Qatar. C'est une décision du constructeur, qui concerne également Pramac forcément. Il y a une politique d'entreprise chez Yamaha, elle est claire en fait, elle limite les déplacements au Qatar dans le contexte actuel. que ce soit pour le MotoGP ou tout autre aspect de l'entreprise Yamaha. Donc c'est assez logique, ils auraient pu lever ça et faire exception pour le MotoGP, ils ne le feront pas. Du côté du MotoGP, ils ont une réaction ferme. Ils disent comprendre que c'est une politique d'entreprise de Yamaha, mais malgré tout, Yamaha risque des sanctions financières et sportives. On verra si ça va s'appliquer. Jack Miller, lui, ce n'est pas caché, il l'a dit, 19 sur 22 pilotes ne veulent pas aller au Qatar. C'est clair. Ce qui l'inquiète particulièrement, c'est que pour lui, il explique que c'est un Grand Prix. on sait qu'il va y avoir une concentration de public, de médias, de pilotes, qu'on sait où tout le monde se trouve et à quelle heure, et donc que potentiellement, ce serait une signe. C'est quand même assez lourd de sens, tout ça. C'est même assez étrange de vous parler de ça dans un débrief MotoGP. Ce n'est pas du tout l'aspect sportif auquel on s'attarde d'habitude. Alors, tout le monde parle de l'organisateur, et il faut comprendre les rôles de chacun. Moi-même, je vous avoue que quand j'entendais tout ça, je n'arrivais pas à comprendre tout. Alors, en réalité, c'est les équipes qui sont liées contractuellement au championnat, ce qui est assez logique. Ducati, Yamaha, Honda, etc. sont liés avec l'organisateur et ils doivent normalement garantir leur participation aux courses. Les pilotes, eux, ils sont sous contrat avec l'équipe. Jusque-là, normalement, c'est assez logique. Donc, si un pilote refuse de participer, il peut y avoir des conséquences contractuelles avec son équipe. Et si une équipe décide de ne pas se présenter, là, elle, elle s'expose à des sanctions avec l'organisateur. Et attention, à l'heure où on enregistre cet épisode, on ne connaît pas précisément les possibles sanctions qui pourraient être appliquées s'il y a d'autres désistements. Là, il faut distinguer des conséquences financières et des sanctions sportives. Les sanctions sportives, ça relève de la FIM. Le cas de Yamaha, ça va être très intéressant à suivre parce que si Yamaha maintient sa position, ce qu'ils vont faire, je pense, on va découvrir jusqu'où le championnat et la FIM sont prêts à aller. C'est une autre situation. très intéressante. Et alors, dans les situations intéressantes, il y a celle d'Alex Marquez. Lui, il ne sera pas au Qatar, mais c'est une raison différente. Il doit subir une opération à l'épaule. Vous savez qu'il s'était blessé à l'épaule. Une blessure assez sérieuse. Donc, pour lui, ce n'est pas un boycott. Mais bon, on va dire dans ces conditions, peut-être que ça l'arrange bien, si vous me suivez. Après, ça tient la route. Le scénario de l'opération qui arrive ici, ce n'est pas un hasard. Elle avait été souvent envisagée. Il est gêné dans ses fins de course. Il y a cette plaque. et l'inflammation qu'elle provoque dans son épaule. Et enchaîner trois grands prix, trois week-ends d'affilée dans cet état-là, c'est compliqué pour lui, il ne peut pas piloter normalement. Au-delà de cette idée de boycott masqué, ça fonctionne quand même, ce n'est pas une excuse bidon. Mais cela dit, ça nous amène sur une grille incomplète, sans connaître d'autres possibles désistements. Et bon, là franchement, c'est nul. Et puis on s'en doute que l'organisateur, ils vont pousser pour que ça passe. Vous savez comment ça fonctionne. Obligation envers le circuit, les partenaires, les diffuseurs. les droits télé, l'ensemble des acteurs économiques du championnat. Vous savez qu'en général, l'organisateur, l'objectif principal, c'est ça. Ce n'est pas pour rien s'ils nous font rouler les pilotes en carte avant les week-ends. Vous savez que le Qatar, en plus, il pèse lourd dans le MotoGP actuel, pour plein de raisons, notamment dans les sponsors. Mais là, on parle de quelque chose de sérieux, pourtant. C'est la sécurité des gens. Je trouve ce débat complètement fou. Je comprends que les pilotes ont quand même du mal à rester patients. La seule vraie question, ça devrait être leur sécurité. Je pense qu'on est tous d'accord là-dessus. Mais imaginons, une seule seconde, pour moi c'est simple en fait. Imaginons que quelque chose arrive sur place. Et là, on a notre réponse. Parce que tout le monde dirait à ce moment-là, mais qu'est-ce qu'on a fait ? Je peux comprendre que le championnat s'appuie sur les garanties des autorités qataries qui vont tout faire pour maintenir l'événement. C'est important comme signal politique. Mais quand on est sur une grande majorité des pilotes qui est inquiète, et on a des constructeurs comme Yamaha qui décident de ne pas venir, là je pense qu'on peut dire, arrêtons les frais, on parle de guerre. Ce n'est pas un pilote qui fait un caprice pour une raison futile. On demande clairement aux pilotes de subir leurs obligations professionnelles sans considérer la sécurité. Je ne pense pas que ça mérite beaucoup plus de blabla, mais je trouve que le fait de développer ça étape par étape pour comprendre les rôles de chacun, c'était assez important pour ne pas juste résumer « Mais que fait Liberty Media ? » Ce qu'on voit souvent passer sur les réseaux. « Ouais, mais les gars, on doit réfléchir plus longtemps que ça. Il faut aller voir vraiment les raisons qui sont là derrière. » Et donc, on va continuer à évaluer ce contexte géopolitique qui, pour moi, en plus... Ça justifie totalement l'annulation. Parce qu'on nous parle de garantie, c'est quoi ces garanties ? Il y a une guerre et point barre. Mon avis, c'est qu'il ne faut pas aller au Qatar. Et en plus, encore un truc chiant, parce que nous, on suit ça pour le sportif. Ce n'est pas ça le problème de base. Mais Marc Marquez, déjà, il ne veut pas s'y rendre. Je ne sais pas si vous l'avez entendu à l'interview, il a dit j'arriverai le plus tard possible. Je repartirai le plus tôt possible. Donc, on comprend qu'on lui a dit, mec, tu n'as pas le choix, sinon il y aura des sanctions. Et là, il dit, ok, je serai là, mais vous allez devoir vous contenter vraiment de ce que je suis obligé de faire. Et là, l'organisateur, il nous gâche la fête. Parce que ça pourrait être un des plus beaux titres de Marc Marquez. Là, moi, je me mets à la place des fans de Marc Marquez. Il va peut-être devoir le fêter là-bas. Or, il va en partir le plus tôt possible. Or, ce n'est peut-être pas le meilleur endroit, vu le contexte, pour le fêter. Et on sait qu'il y a 19 pilotes qui ne se sentent pas en sécurité pour s'y rendre. Ça rend la situation complètement ouf. Donc, j'espère, franchement, j'espère que Marc Marquez, il ne sera pas champion du monde là-bas au Qatar. Je vous le rappelle une dernière fois. Je suis entré en studio début de cette après-midi, le dimanche. Il y a plein d'infos qui peuvent tomber au moment où je... publie cet épisode au moment où vous le regardez. Il y a peut-être des choses qui ne sont pas à jour. Je m'excuse, mais vous savez ce contexte, du coup. On va suivre cette actu ensemble. Je n'ai pas fait de top et de flop aujourd'hui. Ça n'avait pas de sens au milieu de ce dossier, même s'il y avait des choses à dire concernant pas mal de pilotes. Je vais juste donner ma note au week-end. Donc, 3,5 sur 10, parce que dans ce contexte, pas de bagarre devant dimanche. C'était le petit train, ça se suivait. Il y a eu peu de dépassements. Alors oui, on a eu le début de sprint un peu virulent d'Ogura avec Marquez, mais on a vraiment dû se contenter de peu. On a eu de chouettes choses dans le peloton, mais on n'a pas passé un week-end hyper rock'n'roll. J'espère en tout cas que ça ne va pas être des week-ends comme ça jusqu'à la fin. Et finalement, on se retrouve avec ce scénario, avec l'actualité la plus importante. Aujourd'hui, on va parler quasiment que de ce qui se passe hors piste. Et ça, c'est chiant. Là-dessus, j'ai hâte de lire vos commentaires, d'avoir votre avis à ce sujet-là. Peut-être que vous n'êtes pas du tout de mon avis. Libre à vous de l'exprimer, on est là pour ça. Est-ce que vous pensez que le MotoGP doit maintenir le MotoGP du Qatar ? Le Grand Prix du Qatar qui a lieu le week-end prochain. Face aux inquiétudes des pilotes, est-ce que la décision raisonnable, c'est uniquement de l'annuler ou est-ce qu'on pourrait faire autre chose ? Vous voyez, ça peut mener à beaucoup de choses. Et pendant que vous faites ça, merci à tous d'avoir suivi cet épisode de Pointe-Corde. Pensez une fois encore à vous abonner si ce n'est pas fait. Et on se retrouve très vite pour la suite de cette actualité MotoGP. Peut-être au Qatar en vert. Salut ! Générique