- Speaker #0
« Chrétiens audacieux » , un podcast proposé par Portes ouvertes.
- Speaker #1
Bonjour chers auditeurs, heureuse de vous retrouver et bonjour Aline. Bonjour, c'est toujours une joie d'être avec toi Rébecca et avec vous chers auditeurs et auditrices.
- Speaker #0
Dans l'épisode d'aujourd'hui, on reçoit une invitée spéciale, Betty, qui a participé récemment à un séminaire international avec des chrétiens du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. elle va nous partager ce qu'elle y a vécu. Alors bonjour
- Speaker #2
Betty. Bonjour Rebecca, bonjour Aline, ça me fait trop plaisir d'être avec vous aujourd'hui.
- Speaker #1
De même, franchement c'est toujours une joie de t'avoir Betty. Merci d'être là dans ce podcast. Et avant qu'on entre dans le vif du sujet, peux-tu nous dire en quelques mots qui tu es et comment tu t'es retrouvée à participer à ce séminaire ?
- Speaker #2
Alors, je m'appelle Betty, j'ai 27 ans et je suis tutulaire d'un bachelor en relations internationales en majeur droit. Et donc, ce qui fait que je me suis retrouvée dans le séminaire, c'est que lors de mes années d'études à l'université, j'ai fait beaucoup d'associatifs et je faisais partie d'Amnesty International au sein de l'Union de Genève. Et donc, lors de mon mandat au sein de l'association, j'ai fait pas mal de projets, dont un événement autour de la persécution des chrétiens. Et pour ce faire, j'ai contacté Portes Ouvertes, qui sont venues intervenir à l'Université de Genève pendant trois jours. Et c'est comme ça que j'ai créé un lien avec Portes Ouvertes et que je me suis retrouvée après invitée à participer à ce séminaire avec des chrétiens persécutés de la région du MENA, donc d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
- Speaker #0
Alors c'est un séminaire qui s'est tenu quelque part en Europe, on ne va pas en dire plus, mais c'était une conférence qui réunissait, comme on a dit, des chrétiens du Moyen-Orient. et d'Afrique du Nord parce que c'est une région où ils sont très minoritaires et puis où ils sont persécutés. Alors quel était le but autre que le petit portrait que je viens de dresser ? Pourquoi est-ce qu'on les réunit et puis quel était l'objectif de cette rencontre ?
- Speaker #2
L'objectif de cette rencontre c'était de rencontrer justement ces chrétiens pour pouvoir en apprendre plus sur leur... pays et comment plaidoyer pour leur cause. L'événement s'articulait pas mal autour du droit des convertis. Comment est-ce que les convertis sont approchés dans leur pays de la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord ? Et donc, on a appris déjà qu'est-ce que c'était que la justice selon la Bible, en étudiant un document du révérend et docteur Safouat Adel Marzouk. qui expliquait en fait tout ce qui était la traduction de l'hébreu à l'anglais et au français sur comment est-ce que la justice était articulée dans la Bible et comment est-ce qu'il fallait l'interpréter. Et à partir de là, pourquoi est-ce que c'était important pour les chrétiens de justement chercher cette justice pour nos frères et sœurs en crise qui sont persécutés dans cette région-là. Et donc on a appris comment plaidoyer, comment utiliser notre voix pour eux, comment utiliser nos réseaux sociaux. Et donc, c'était un peu tout l'objectif, c'était vraiment ça, de comment pouvoir les aider en plaidoyant, en fait, pour leurs droits.
- Speaker #0
Oui. Juste pour avoir une idée, vous étiez à peu près combien et ça a duré une semaine ?
- Speaker #2
Alors, on était une vingtaine au moins. Oui, une vingtaine. Et ça a duré cinq jours. Voilà.
- Speaker #0
Donc, une vingtaine entre des personnes comme toi, des étudiants de différents pays occidentaux.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Et déjà compris les personnes du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.
- Speaker #2
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Encore relativement petit groupe où les relations ont dû être assez personnelles.
- Speaker #2
Oui, franchement, c'était... En dehors des séminaires, on a quand même réussi à créer pas mal de liens entre nous, ce qui était assez sympa. Et puis aussi, on a réussi... Déjà, de base, on ressentait quand même cette relation qui était présente alors qu'on ne se connaissait pas du tout. Donc ça, c'était déjà incroyable. Mais encore plus quand on pouvait partager ce qu'on vivait. Beaucoup nous partageaient les réactions de leur famille par exemple après leur conversion, ou bien les réactions de leurs amis, des états, ou s'ils ont eu des amendes ou de la prison. Ils nous témoignaient de comment est-ce qu'ils vivaient la persécution, et ça nous permettait d'être là les uns pour les autres, de prier les uns pour les autres, et c'était assez sympa. Les relations étaient assez fortes, et encore maintenant on est pas mal en contact, avec pas mal d'entre eux, donc ça c'est assez cool aussi.
- Speaker #1
Donc un an après, vous êtes encore en contact. C'est beau, ça montre que vous avez eu des liens forts, malgré la différence de culture, malgré la différence de langue. C'est tellement beau de voir cette unité en Christ. qui peut y avoir. Qu'est-ce que tu as entendu ou appris qui t'a particulièrement touchée ? Parce que j'imagine que vous avez sûrement aussi fait des petits ateliers en petits groupes ou peut-être entendu le témoignage de différents jeunes. Est-ce qu'il y a vraiment quelque chose qui t'a particulièrement touchée ?
- Speaker #2
Alors, ce qui m'a pas mal touchée, moi, c'était... En gros, ce principe de... On parle d'une région, donc Moyen-Orient et Afrique du Nord, mais au fond, chaque pays est complètement différent, surtout de comment est-ce qu'il vit la persécution. Et donc ça passait de plusieurs... Il y en a qui avaient des amendes parce qu'ils avaient des bibles dans les mains, et puis il y en a qui risquaient leur vie complètement parce qu'ils ne pouvaient pas juste être chrétiens dans leur pays. Il y en a qui ne se sont même pas présentés avec leur vrai prénom lors de ce séminaire, parce que malgré le fait qu'on soit tous chrétiens, ils avaient quand même... peur pour leur vie, donc ils devaient se cacher derrière un faux nom et puis je pense qu'il m'a le plus touchée, c'est ça, c'est comment est-ce que chacun vivait sa persécution différemment du aidez-nous, mais nous ça ne nous dérange pas de parler dans notre pays, on va risquer des amendes mais c'est pas grave, ça ne nous dérange pas d'avoir des amendes et puis de l'autre côté c'était s'il vous plaît, ne connaissez pas mon prénom ne le divulguez surtout pas et puis juste écoutez-moi, mais après on s'est jamais connus donc ça m'a quand même pas mal touchée et puis ouais.
- Speaker #1
Et ça, est-ce que tu dirais que c'est Merci. Ça dépend vraiment de chaque pays ? Est-ce que par exemple un pays a plus un type de persécution ?
- Speaker #2
Il y avait des pays comme l'Algérie, qui disait qu'ils nous ont par exemple montré des vidéos. Pour nous, en plein culte, ils étaient en plein culte, et puis la police qui arrive et qui embarque le pasteur, et qui annule tout, c'était ce type de persécution. Alors que de l'autre côté, j'avais des Iraniens qui disaient que les femmes, en tout cas, elles n'avaient même pas la liberté de vivre en tant que... Elles devaient vivre comme des musulmanes, parce qu'elles n'avaient pas le droit d'être chrétiennes. Dans le sens où il y en a qui avaient le droit d'être chrétien, mais quand même, on ne veut pas que vous le soyez, et puis il y en a qui n'ont pas du tout le droit de l'être, et c'est vraiment... Si on vous trouve, c'est fini. Il y a des personnes âgées qui se font arrêter et qui finissent dans les pires prisons d'Iran. C'est vrai que c'est très différent quand même. Mais c'est aussi pour ça que lors de ce séminaire, on a appris justement à comment plaidoyer selon certains pays. C'est-à-dire que si je veux plaidoyer pour des Iraniens, ma façon de plaidoyer peut justement mettre des Iraniens en danger. Alors que je peux utiliser cette façon qui mettrait des Iraniens en danger en Algérie, puis ça fonctionnerait très bien pour eux, puis ça peut même en libérer de prison. Donc c'était un peu le but justement de ce séminaire, de faire attention à comment est-ce qu'on le faisait, et de faire attention un peu à la géopolitique et puis comment les choses se passent dans chaque pays.
- Speaker #0
C'est vrai que tu parlais de l'Iran, ça fait maintenant un moment que c'est dans l'actualité pour nous et dans les nouvelles qu'on diffuse. Alors on a parlé beaucoup dans nos communications du fait que l'Iran est enseigné via des plateformes numériques, et puis que le blackout a eu par exemple des conséquences terribles parce que... En Iran, il n'y avait plus d'accès à l'enseignement ou à l'église de maison digitale pour plein de réseaux souterrains comme ça. C'est vrai que c'est un pays en tout cas qui résonne particulièrement aussi aujourd'hui avec l'actualité. Beaucoup d'arrestations, beaucoup de détentions et des longues peines de prison qui continuent d'être données malgré la guerre et malgré la situation actuelle.
- Speaker #1
Une question que moi j'aurais, c'est de savoir comment est-ce que l'Église, avec un grand E majuscule, peut soutenir ses frères et sœurs ? Qu'est-ce qui a été mis sur la table à ce moment-là, pendant ce séminaire, ces conférences ? Est-ce que vous avez un peu questionné et réfléchi là-dessus ? Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?
- Speaker #2
Oui. Alors, au-delà de ce que je disais, d'utiliser nos voix pour eux auprès de nos États, où on a plus de liberté ou des choses comme ça, il y avait ce côté où on nous demandait qu'on puisse prier pour eux dans nos églises et, si possible, leur envoyer la parole de Dieu, enfin, juste la Bible, quoi, parce que beaucoup n'y ont pas du tout accès. Soit on les confie, soit on les brûle. Enfin, je veux dire, ce n'est pas facile pour eux d'avoir une Bible à portée de main. Et donc, c'est vrai qu'ils nous ont pas mal demandé que l'Église, avec un grand « E » pris pour eux, leur donne accès à la parole de Dieu et aussi qu'on ne les oublie pas. Parce que c'est vrai que souvent, cette partie du monde qui est le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord... Beaucoup, c'est pas qu'ils vont l'ignorer, mais ne vont pas vraiment faire attention à ce qui s'y passe parce qu'on ne va pas forcément parler de la persécution des chrétiens là-bas dans les infos en général. On va plutôt parler juste des différents régimes politiques qui sont là-bas. Et donc, c'est vrai que beaucoup se sont oubliés et nous disent ne nous oubliez pas parce qu'ils ont l'impression qu'on les oublie, ils ont l'impression qu'on ne parle pas du tout d'eux, qu'on ne les connaît pas. Donc c'est vrai que... les actions de l'église avec un grand E, ce serait donc prier pour eux, leur donner des bibles ou leur donner action à la parole de Dieu d'une façon ou d'une autre et de ne pas les oublier.
- Speaker #1
Vraiment, dans une main la bible, dans l'autre la prière. Et c'est vrai que c'est deux de nos valeurs fondamentales à portes ouvertes. Donc on en a plusieurs, mais vraiment, on dit d'être des gens de prière. parce qu'on croit vraiment à la puissance de la prière parce que derrière la prière, il y a un Dieu qui nous entend et qui agit. Donc, qu'on puisse vraiment les garder dans nos pensées, mais aussi dans nos prières. Et la Bible, clairement, c'est la parole de Dieu. Et ils ont besoin de pouvoir se nourrir de cette parole de Dieu comme nous. On a cette chance de pouvoir se nourrir. de sa parole ici. Et il me semble que, parce qu'on a pu en discuter un peu de ça il y a quelques temps, mais il me semble qu'ils ont aussi des manières très créatives de garder la parole de Dieu. Dieu de la conserver, ou des morceaux en tout cas, est-ce que tu pourrais nous partager une de ces manières créatives ?
- Speaker #2
Oui, justement en discutant avec certaines femmes, elles nous ont dit que... il y avait plusieurs façons de leur donner justement cet accès-là. Et on pouvait le faire, par exemple, en brodant certaines parties de la parole de Dieu sur des serviettes ou autre, parce que ce serait plus facile pour eux de le cacher et aussi de l'avoir sur eux sans qu'on doute que ce soit... chrétien ou bien juste que ça concerne Jésus quoi.
- Speaker #0
Ça, ça a été un sujet de conversation ou de... c'est un sujet de préoccupation, cacher la Bible.
- Speaker #2
Oui, c'est...
- Speaker #0
Comment t'as eu... quelques informations par rapport à comment on gère ça quand on est un chrétien au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord ?
- Speaker #2
C'est vrai qu'ils n'ont pas trop parlé de comment est-ce qu'ils cachaient leur Bible, mais... parce que je n'ai pas l'impression qu'ils la cachent vraiment. J'ai l'impression qu'ils sont quand même assez courageux, donc ils n'ont pas forcément peur de brandir leur Bible, c'est juste qu'ils se la font confisquer assez rapidement. Donc, ils ne parlaient pas vraiment de la cacher, mais plus de comment la remplacer sans la perdre. C'était plutôt ça, je pense, ouais.
- Speaker #0
Parce que nous, on parle souvent du fait de télécharger et enlever sur son téléphone de manière assez répétitive, parce qu'il y a beaucoup de contrôles sur le smartphone et tout ça. Mais ça veut dire qu'il y a aussi des bibles physiques, beaucoup, qui sont utilisées au Moyen-Orient, toujours, même par les jeunes.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Et oui, clairement, moi j'ai eu l'occasion avec le voyage jeune d'aller quelque part en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient. Et un des pasteurs nous expliquait que c'est précieux d'avoir des bibles papiers parce que dans ce pays, oui, ils peuvent télécharger la Bible. mais ces bibles papiers ça permet à la fois de pouvoir les donner dans le cadre de l'évangélisation mais aussi ça permet mais de pouvoir donner un exemplaire lors d'un baptême. Quand quelqu'un vraiment se fait baptiser, symboliquement, ils aiment lui donner cette Bible en papier que la personne pourra garder et se nourrir pendant, on espère, des années. Dont l'importance d'avoir du papier, pas que du numérique.
- Speaker #0
Alors j'aimerais encore te poser la question, Betty. Est-ce que pendant ce séminaire, tu as l'impression que tu as appris des choses ou que tu n'avais qu'une forme de transformation dans un aspect de ta façon de penser ?
- Speaker #2
Alors, je pense que oui, parce qu'au-delà des apprentissages pratiques, on va dire du forum, il y a quand même eu un moment fort sur le plan spirituel. Parce qu'on a pas mal étudié quand même la justice divine, comme je vous l'ai mentionné plus tôt, par rapport à justement cette traduction qui est donnée dans les bibliothèques et autres. Et c'est vrai que ça m'a fait quand même réfléchir par rapport à mon rôle en tant que chrétienne, sur comment est-ce que je peux servir mes frères et sœurs persécutés. Et aussi... qu'une persécution existe réellement. C'est vraiment quelque chose qui m'a... On le sait, mais le voir de nos propres yeux, apprendre à connaître ces personnes, être amie avec des chrétiens persécutés, ça change complètement ma vision de la persécution au final. Et je pense que cette prise de conscience a quand même provoqué un changement en moi qui m'encourage dans cette lutte un peu... Enfin, lutte, c'est un grand mot, mais oui, quand même, une lutte contre la persécution des chrétiens. Et que c'est plus qu'une action ponctuelle, c'est une action à travers la prière, c'est un engagement continu au final pour eux, et puis c'est être une voix pour ceux qui sont réduits au silence. Donc ça a quand même changé ça chez moi, c'est que ça a fait que je me suis dit mais... J'ai tellement un privilège en tant que chrétienne de pouvoir louer comme je veux, de pouvoir vivre ma vie, de pouvoir parler de Jésus à tous mes amis, alors qu'en face de moi, j'avais des personnes que je considère comme des amis, des frères et sœurs en Christ, qui, eux, devaient le cacher à leurs parents, qui risquaient leur vie rien qu'en ayant donné la vie à Jésus. Donc c'est vrai que ça m'a bouleversée, ça a quand même changé quelque chose en moi, je pense.
- Speaker #0
C'était ta première rencontre avec des chrétiens qui avaient cette réalité-là ?
- Speaker #2
Pas vraiment, j'en avais déjà rencontré d'autres, mais c'était différent. C'était très différent.
- Speaker #0
Après, je pense qu'on peut facilement s'identifier parce qu'ils avaient le même âge, et puis que ça reste des pays assez proches géographiquement, des pays de tourisme, des pays de vacances, qui permet peut-être l'identification, non ?
- Speaker #2
Un peu dans le sens où c'était des jeunes qui, il y en a, ils faisaient des études universitaires, il y en a d'autres pas, et aussi dans le sens où il y avait des femmes, et moi je suis une femme également, je pouvais m'identifier dans ces aspects-là, mais c'est vrai que... C'était quand même assez difficile parce qu'ils vivent vraiment une réalité qui est complètement différente. Je n'imagine même pas leur matinée. Le matin, je me réveille, je peux mettre ma louange sur mon téléphone à fond et faire ma routine du matin, alors qu'ils doivent se cacher pour aller à l'église. Donc c'est vrai que c'était assez difficile de m'identifier à eux, malgré nos similarités qui étaient nos âges ou bien nos genres.
- Speaker #0
Est-ce que c'était particulièrement frappant pour toi, cette mise en perspective d'être une femme suisse, ou d'être une femme du Moyen-Orient, ou d'Afrique du Nord ?
- Speaker #2
Oui, totalement. En fait, j'ai toujours eu la cause des femmes à cœur, depuis toujours. Parce que je sais que dans certains pays, certaines n'ont toujours pas la chance de pouvoir s'exprimer ou être indépendantes. Et j'ai réalisé que la situation des femmes chrétiennes est encore pire. Et c'est vrai que ça m'a encore plus bouleversée. Je me suis dit, on les force à se marier avec des hommes qui n'ont pas la même foi qu'elles pour pouvoir justement les garder sur un côté, sous contrôle. Et puis moi, j'ai la liberté de choisir si je veux me marier ou pas. Je veux dire, il y en a, on leur retire leurs enfants à cause de leur conversion. Je ne peux même pas imaginer ce qu'une mère vit quand on lui retire ses enfants. Donc c'est vrai que franchement, ça m'a bouleversée. Et surtout, la situation des femmes en Iran. qui doivent se voiler, se cacher, qui ne peuvent pas vraiment s'exprimer. C'est quelque chose qui m'a quand même assez touchée.
- Speaker #0
Alors, nous, en tant que Portes Ouvertes, c'est vrai qu'on parlait tout à l'heure de notre ADN, du fait que la prière, la Bible aussi, sont deux piliers sur lesquels on fonde notre mission. Nous sommes des personnes de prière. La Bible est le gouvernail avec lequel on essaie de discerner les actions à mener. Et puis je trouve intéressant que vous ayez aussi eu ces piliers-là dans votre séminaire. Alors vous, chers auditeurs, j'aimerais bien vous proposer une action concrète qui est liée avec la prière, suite à notre entretien avec Betty. C'est qu'on a une app de prière à Portes Ouvertes Suisses, que vous pouvez utiliser facilement sur votre smartphone. Il y a un sujet de prière quotidien qui arrive sur cette app. plein d'autres fonctionnalités aussi, mais ça nous garde vraiment connectés avec les chrétiens persécutés et avec leurs besoins, et ça nous permet de prier, d'engager notre foi pour que le Seigneur intervienne. Alors, allez faire un petit tour sur notre site internet www.porteuseouverte.ch www.porteuseouverte.ch slash prière, vous trouverez cette app à télécharger.
- Speaker #1
Merci d'avance pour vos prières et Et... Le fondateur de Portes ouvertes, Frère André, il a mentionné plusieurs citations qui, moi, me parlent encore aujourd'hui. Mais déjà, il a mentionné que la prière est une bataille. Et je pense que ça peut être facile pour nous ici de se décourager. Mais j'aimerais vraiment vous encourager à prendre... la primaire comme une bataille, à vraiment vous y engager et à être fidèles, à prier pour nos frères et sœurs. Ça fait tellement une énorme différence pour eux. Il a aussi dit d'autres choses, donc je vais essayer de les retranscrire juste de mémoire, les redire. Une de ses autres citations, c'est « Si nous réalisions vraiment la puissance de la prière, nous serions à genoux 100 fois par jour. » Est-ce que toi, là qui nous écoutes, tu réalises la puissance de la prière ? La puissance du Dieu, de notre Dieu qui est derrière la prière ? Je la redis encore une fois, si nous réalisions la puissance de la prière, nous serions à genoux cent fois par jour. et une autre chose qu'il avait mentionné que je trouve aussi très parlante c'est que nos prières peuvent vraiment changer le monde et donc voilà mon encouragement c'est que tu puisses vraiment prier pour nos frères et sœurs afin que le monde soit changé par tes prières,
- Speaker #0
par nos prières et puis moi j'avais une information à vous partager aussi c'est que le 29 août lors de la journée Annuelle de Bordes Ouvertes à Iverdon, le thème c'est le Moyen-Orient. Donc si les témoignages que vous a partagé Betty vous interpellent particulièrement, sachez qu'il y aura des chrétiens qui viennent de ces régions qui auront le temps de partager leurs témoignages, leurs réalités, leurs défis lors de cette journée. Donc venez participer volontiers avec nous.
- Speaker #1
Et j'aimerais même rajouter qu'on a la chance d'avoir une de nos sœurs du Moyen-Orient qui va partager son témoignage. Donc comme Betty l'avait mentionné, être femme dans ces pays, c'est déjà dur, mais être femme chrétienne, c'est, on pourrait dire, une double persécution. Donc voilà, moi je me réjouis de pouvoir l'entendre pour aussi mieux savoir comment soutenir nos sœurs en Afrique du Nord et Moyen-Orient.
- Speaker #0
En tout cas, on se réjouit beaucoup de vivre cette journée porte ouverte du 29 août, qui sera suivie de Audi Night sur le même thème du Moyen-Orient. Venez, on se réjouit de vous rencontrer aussi. Et on arrive déjà à la fin de ce podcast. Merci Betty de nous avoir rendu visite pour partager ce que tu as vécu. Et avec toi, on prie pour que nos frères et sœurs du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord,
- Speaker #1
puissent rester debout dans la foi. Merci pour ta visite, Betty. Et à tout bientôt, chers auditeurs et auditrices. Bye bye !
- Speaker #2
Merci à vous deux. Que Dieu vous bénisse, ainsi que tous vos auditeurs.