- Speaker #0
« Prétient audacieux » ,
- Speaker #1
un podcast proposé par Portes Ouvertes.
- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans un nouvel épisode de notre podcast. C'est juste trop bien de se retrouver.
- Speaker #1
Ouais, salut Aline, c'est sympa de te revoir.
- Speaker #0
Mais de même, de même. Quoi de neuf pour toi ?
- Speaker #1
C'est la rentrée, on retourne au travail, toi aussi.
- Speaker #0
Moi, j'ai eu un petit peu de vacances cet été, donc la rentrée a déjà été un petit moment pour moi.
- Speaker #1
Et puis je sais que tu es sur des chouettes projets.
- Speaker #0
Oui, au niveau jeunesse, il y a vraiment des belles choses qui vont se passer dans les prochaines semaines. On a tout un week-end d'immersion à la persécution avec un groupe de jeunes. Et après, on enchaînera la première, toute première tournée jeune avec la visite d'un de nos frères du Yémen.
- Speaker #1
Ah ben lui, je crois que je le connais.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est John Ganim.
- Speaker #0
Exactement. Il revient en Suisse et on aura l'occasion de visiter un intergroupe de jeunes à Genève et aussi des groupes de jeunes ailleurs. Donc, ouais, il y a des belles choses en perspective. Aussi... Je suis en train d'organiser le prochain Voyage Jeune pour 2027, donc voilà, des belles choses devant nous.
- Speaker #1
Si c'est des sujets qui vous intéressent, à vous qui nous écoutez, suivez-nous sur les réseaux sociaux ou envoyez-nous un petit mail. On vous tient volontiers au courant très précisément de ce qui s'annonce. C'est ça qu'aujourd'hui, on a un autre thème ?
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
De quoi on va parler, Aline ?
- Speaker #0
De quoi est-ce qu'on va parler aujourd'hui ? Aujourd'hui, on revient sur la journée annuelle de Portes ouvertes qui a eu lieu il y a quelques jours à Iverdon. Et on aimerait spécifiquement se concentrer sur Audi Night, donc la soirée pour les jeunes. Pourquoi Audi ? Vous vous demandez peut-être pourquoi Audi ? Audi, en fait, ça veut dire Open Doors, donc Portes ouvertes. Donc c'est la soirée, Portes ouvertes, Audi Night.
- Speaker #1
Voilà, mais pour les jeunes, parce que ça se passe en soirée. Pour ça, on reçoit Ketia. Salut Ketia !
- Speaker #2
Hello !
- Speaker #1
Bienvenue dans notre podcast.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
Ça fait plaisir de te voir.
- Speaker #2
C'est gentil. Moi aussi, ça me fait plaisir d'être là.
- Speaker #1
Alors Ketia, si vous ne la connaissez pas, elle travaille aux réseaux sociaux chez nous à Bordes Ouvertes, en Suisse. Alors toi, Ketia, tu n'as pas vraiment eu le choix d'être à Audi Night, vu ton poste. Tu étais forcément derrière ton téléphone à capturer du contenu.
- Speaker #2
Il est vrai.
- Speaker #1
Mais du coup, est-ce que tu peux nous dire comment tu as vécu cette soirée, entre ton rôle professionnel, ton vécu personnel, comment c'était ?
- Speaker #2
Alors je pense que déjà je commencerais par le fait que ce n'est pas la première fois que je venais à Porte Ouverte, à Audi Night, que ce soit avant de travailler chez Porte Ouverte ou du coup dans le cadre du travail. Mais c'est vrai que cette année, elle était particulière. Je l'ai trouvée particulièrement touchante d'un point de vue professionnel et personnel.
- Speaker #1
C'était une soirée qui avait un thème... spécifique. C'était une soirée où on était en immersion dans le Moyen-Orient. Tu peux nous décrire en un mot comment c'était ?
- Speaker #2
Si je devais dire un mot pour cette soirée, je dirais magnifique, honnêtement. Que ce soit l'immersion en Moyen-Orient, là on avait vraiment un cadre où, que ce soit dans la nourriture, que ce soit dans la décoration et avec les orateurs. Donc ouais, je dirais qu'en un mot, c'était une soirée vraiment magnifique, à tout point de vue.
- Speaker #1
Mais t'as dit que t'avais été... toucher d'un point de vue professionnel et aussi d'un point de vue personnel ?
- Speaker #2
C'est vrai parce que quand on travaille pour les réseaux sociaux, donc qu'on capture les moments de D-Night, c'est des moments où... On vit le moment, mais sans réellement le vivre. Et là, je pense que ce qui était différent, c'est que le moment, la beauté du moment était imposée. On était obligés de le vivre tellement il était touchant, tellement c'était intense, que ce soit d'un point de vue des orateurs qui étaient venus partager leurs témoignages, que ce soit la joie que les jeunes ont partagée à vivre ce moment-là. Et puis même ce temps de louange qu'on a eu avec Matt Marvin et sa femme. Et j'ai trouvé que c'était particulier, en fait, parce qu'il y avait ce côté où on doit travailler, parce qu'il y a des choses à montrer pour ceux qui n'étaient pas là. Et il y a cette réalité où on a envie de vivre pleinement le moment tellement il est magique dans un sens.
- Speaker #0
Waouh, c'est magnifique d'avoir ce retour. Et dans ce qui a été partagé, dans ce que l'oratrice d'Iran a partagé, qu'est-ce qui t'a le plus marqué ?
- Speaker #2
Je pense que, franchement, sincèrement, il y a tellement de choses qui m'ont touchée de cette oratrice. Déjà, j'ai énormément aimé son cœur, cette capacité qu'elle avait à captiver son auditeur, cette capacité qu'elle avait à, malgré la persécution, montrer un feu à travers ce qu'elle a vécu. Ça, c'est quelque chose qui m'a particulièrement touchée. Et puis aussi avec une simplicité. Elle était simple et malgré ça, elle racontait quelque chose de très complexe avec un feu Où t'as envie de suivre l'histoire, t'as envie de comprendre, t'as envie d'en savoir plus en fait. Donc c'est un peu, je dirais même que je suis un peu restée sur ma femme parce qu'en fait on a envie de lui poser un tas de questions à cette femme qui a vécu la persécution et qui l'amène sous différents angles. Et ouais, il y a des mots qui m'ont impactée. Il y a une phrase typiquement où elle a dit « Mais quand on a touché à la grâce et à l'amour de Dieu, on ne peut pas rester silencieux. » Et cette phrase, elle m'a tellement impactée que j'en ai pris note. Aussi dans le cadre du travail parce que voilà. Mais à titre personnel, ça m'a impactée de voir cette vérité tranchante aussi qu'elle a de la persécution et de comment on peut la vivre avec Christ.
- Speaker #1
C'est vrai que c'était sur Seine-Bahar, cette chrétienne iranienne. Elle avait un vécu de la persécution. Elle était enfant quand sa famille s'est convertie. Elle était derrière plan musulman. Et puis son papa, il a été emprisonné quand elle avait 12 ans. Donc elle raconte ça. Pendant une année, au début, ils n'ont pas eu de nouvelles. Après, ils ont justement su qu'il était dans une prison terrible. Et puis eux, ils étaient isolés, surveillés. Puis elles disaient qu'ils n'osaient plus du tout rejoindre l'église pendant toute cette période. Parce qu'ils avaient des appels de la police secrète qui leur disaient « Ah, c'était bien au supermarché aujourd'hui, etc. » Ils disaient « Mais on est suivis, donc si on rejoint l'église maintenant, tout le monde va être arrêté, etc. » Donc un grand isolement, puis une grande incertitude. Et puis après, elle-même qui questionne le Seigneur, et puis qui trouve des réponses. Mais finalement, le papa sort de prison, et tout le monde est exilé dans un pays voisin, puis bon, elle en Angleterre aujourd'hui. C'était un peu ça le témoignage principal, mais c'est vrai que la phrase que tu viens de dire, elle est juste incroyable pour nous aussi. On a toujours le choix entre parler de sa foi ou se taire. Alors son contexte, il est spécial, le nôtre.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux juste nous redire cette phrase qui t'a touchée ?
- Speaker #2
Qui m'a impactée ? La phrase était « Quand on a touché à la grâce et à l'amour de Dieu, comment pouvons-nous rester silencieux ? » Puis moi je l'ai vraiment pris dans deux sens. Dans le sens silencieux face à l'évangile, le fait de partager l'évangile, mais aussi silencieux face à la persécution. En tout cas moi ça m'a impactée vraiment dans un double sens, de me dire mais une femme qui a été persécutée et qui a vécu la persécution et qui nous partage ça avec autant d'honnêteté... Parce que ce n'était pas une phrase type dans son discours, elle l'a vraiment partagée d'un point de vue sincère et propre à ce qu'elle a vécu. On se dit, nous-mêmes qui sommes en Suisse, on ne peut pas rester silencieux après avoir entendu un discours comme ça. Un discours où on entend la grâce de Dieu dans des conditions extrêmes et l'amour de Dieu dans des souffrances réelles. Et ça, ça m'a beaucoup impactée.
- Speaker #0
Et c'est vraiment magnifique et aussi, moi, ça me rappelle aussi. d'autres passages de son témoignage. Elle nous a raconté l'histoire de son père, de ce qu'il a vécu en prison, et c'est des choses qui sont vraiment douloureuses. Il a vraiment vécu des tortures abominables dans le but qu'il renonce à sa foi, qu'il renie sa foi, mais aussi dans le but qu'il dénonce d'autres chrétiens. Donc déjà, de tenir ferme dans cette situation, ça devait être très très dur. Mais malgré tout, suite à ça, il a cherché tous les moyens pour partager l'évangile au sein de cette prison. Et moi, j'ai trouvé très parlant. Le fait qu'il ait cherché les endroits où les caméras de surveillance ne le voyaient pas, et il utilisait ces zones d'ombre, en quelque sorte, pour témoigner de Jésus. Et 24 personnes ont accepté le Seigneur dans cette prison. Donc c'est magnifique, il se serait tué, ces personnes n'auraient jamais entendu parler de Jésus. Et même, il a témoigné à sa fille, donc à Ahar, qui nous parlait, en lui disant, mais tu vois, dans ces 24 personnes, il y avait trois personnes qui allaient être mises à mort, qui allaient être exécutées. Si Dieu ne m'avait pas envoyée dans cette prison, ces personnes n'auraient jamais entendu parler de Dieu et seraient mortes sans le connaître. Et donc, je trouve ça fort, quoi.
- Speaker #1
C'est vrai que dans l'exposé de Baar, il y avait aussi tous ces cas très récents de persécution en Iran qu'elle nous a présentés. Est-ce qu'il y a un cas chrétien ou une histoire en particulier qui t'a marquée ? Tu étais au courant de la situation des chrétiens en Iran comme ça ?
- Speaker #2
Dans le cadre du travail, on l'est dans tous les cas. Et je pense que, je ne sais pas si je dirais que c'est encore plus... plus touchant parce que justement on est tellement proche des histoires, on est tellement proche des témoignages et en plus dans la communication, le fait de devoir partager les témoignages, on les connaît on en y est proche que ce soit dans le fait de filmer des vidéos on a envie aussi de donner une voix qui est sincère proche des témoignages de ce qu'on reçoit du coup c'est vrai que quand on les entend moi je sais pas ce qui m'a sincèrement ce qui m'a interpellée, je sais pas si c'est c'est un ensemble en fait il y a le fait qu'elle nous partage des témoignages qu'elle connaît particulièrement parce qu'elle a entendu d'elle-même en fait Et ça, ça a apporté une notion qui est tellement hyper... Je ne dis pas plus réelle que si ça n'avait pas été le cas, mais dans un sens, on se dit, mais cette femme, elle a été persécutée, elle a décidé de continuer d'être une voix pour les chrétiens persécutés, elle vient nous donner le témoignage de personnes qui... Elle a entendu le témoignage, elle l'a écrit. Il y a quelque chose d'hyper intentionnel dans sa démarche de les écrire, mais aussi de nous le partager, de nous sensibiliser. Et ça, je trouve que c'était un témoignage qui était hyper riche, parce qu'elle raconte sa vision de la persécution, comment elle l'a vécue. elle explique comment son papa a vécu la persécution, et elle explique qu'elle ne termine pas simplement sur son histoire, où on pourrait être centré sur elle-même ou centré sur sa famille, elle vient porter la voix aussi pour tous les Iraniens, et ça, moi, c'est quelque chose qui m'a touchée. Alors, est-ce qu'il y a un témoignage qu'elle a partagé qui était plus touchant que d'autres ? Non. Honnêtement, ça m'a bouleversée de me dire, mais en fait, c'est fou ce qu'on peut vivre pour la foi, et c'est fou comment ces chrétiens peuvent aller jusqu'au bout. Et en même temps, je trouve ça magnifique comment cette femme qui a vécu la persécution et qui connaît les risques continue d'en prendre en nous racontant la vie d'autres, en fait. Donc je ne sais pas si je réponds bien à la question parce qu'en fait, moi, ce témoignage-là, personnellement, il m'a bouleversée.
- Speaker #1
Mais c'est plus le fait qu'elle, bien tranquille aujourd'hui en Angleterre, sa priorité, c'est, parce qu'elle connaît la langue iranienne, d'être envoyée ou de se connecter à des personnes, de récolter leurs témoignages. et puis quand il y a une occasion. d'être le porte-voix.
- Speaker #2
Oui, de continuer. Parce qu'il y a cette réalité où on se dit pourquoi continuer quand il y a eu déjà tant de souffrance ? Elle a déjà expérimenté la persécution, pourquoi continuer à prendre des risques ? Et ça revient à cette phrase, comment peut-on rester silencieux ? Et c'est impactant même d'un point de vue personnel. Parce que ça mérite de se dire j'ai envie de toujours être une voix pour les chrétiens persécutés. Déjà, c'est un engagement qu'on prend devant Dieu auprès des chrétiens persécutés, dans le cadre du travail chez Portes Ouvertes, mais c'est impactant. On se dit qu'on puisse renouveler ça dans notre vie. En tout cas, moi, c'est ce que je me suis dit ce soir-là.
- Speaker #0
Merci, Kétia, pour ce retour. Et c'est vrai qu'en t'entendant, j'ai vraiment ce verset de Proverbe 31, 8 qui me vient en tête. Et ce verset, il dit « Ouvre ta bouche pour celui qui ne peut pas s'exprimer » . pour la cause de tous les délaissés. Et au final, c'est vraiment ce qu'elle fait. Et moi, c'est aussi quelque chose qui m'a touchée par rapport aux autres orateurs qui sont venus pour la journée annuelle. On avait aussi ce frère, Fadi, qui vient de Syrie, qui a tout un ministère en Syrie. Et c'est vrai que, clairement, il est porte-parole pour toutes ces personnes qui sont... opprimés, qui ne peuvent pas s'exprimer, qui sont délaissés. Et c'est un appel du Seigneur parce que c'est dans le Proverbe. Il nous dit d'ouvrir notre bouche pour ceux qui ne peuvent pas s'exprimer, pour ceux qui sont délaissés et abandonnés. C'est un bel... Quel encouragement pour nous aussi, ici ?
- Speaker #2
Bien sûr.
- Speaker #1
C'est vrai que nos orateurs de la journée, de la soirée, de la journée annuelle, c'était un rôle qu'ils avaient, de partager la situation. Et puis, comme tu dis, c'est quelque chose qui résonne avec nous. Nous aussi, on a le choix de partager la situation des frères et sœurs persécutés ou pas, ou de parler de l'Évangile quand il y a une possibilité de le faire ou pas. C'est vrai qu'au-delà de Houdinait, il y a eu la journée annuelle aussi, avec d'autres orateurs. On a discuté avec des personnes de l'équipe ici qui avaient été très impactées par le témoignage d'Amin, qui est un autre Iranien. Toi, qu'est-ce que tu en as pensé de ce témoignage-là ?
- Speaker #2
Rien que d'y parler, je peux pleurer, premier degré. Non, sincèrement, c'est pour ça que je veux insister sur ça, c'est que cette année, je ne dis pas que les autres années ne l'étaient pas. En tout cas, moi, à titre personnel, cette année m'a impactée. À partir du moment où j'ai mis les pieds à la marive, jusqu'au moment où j'étais chez moi en rentrant, en faisant le débrief à mon papa qui lui-même était venu et qui a été lui-même impacté. En fait, il s'est passé tellement de choses cette journée. Et ouais, moi, le témoignage d'Amin, dans le cadre du travail du coup, avec Portes Ouvertes, on devait l'interviewer. Et honnêtement, c'était assez marrant parce qu'on a commencé l'interview et puis on avait des questions qui étaient prédéfinies. Sauf que malheureusement, mon téléphone n'a pas chargé. Donc j'étais confrontée à la réalité de... Aujourd'hui, tu as un chrétien qui est persécuté, qui est là pour prendre la parole et qui te donne de son temps, en sachant qu'en se mettant à leur place, c'est éprouvant de venir au-devant de la scène expliquer une souffrance aussi intime que ce qu'ils ont vécu dans la persécution, et ensuite de le refaire dans le cadre d'une interview où on le prend entre deux. Je me suis dit, qu'est-ce que tu aimerais savoir ? Ce qui m'a beaucoup impactée, c'est que cette année, on a travaillé sur le cas de l'Iran, sur les cas de... des prisonniers, des chrétiens prisonniers dans la prison des vignes à Téhéran. Et il y a cette réalité que tous les matins, on prie pour les chrétiens persécutés. Et il y a toujours cette prière de « Mais Seigneur, est-ce que tu peux leur envoyer notre amour ? Est-ce que tu peux leur envoyer notre soutien ? Est-ce que tu peux leur donner, dans leur souffrance, de comprendre qu'ils ne sont pas tout seuls, qu'il y a vraiment des gens qui se mobilisent dans la prière ? » Et c'est ce qu'on vit, nous, dans le travail, qu'on vit dans notre intimité. Et là, j'ai été tellement prise de cours parce qu'en fait, j'étais devant un des chrétiens. Et ça m'a tellement... Même de vous en parler, ça me coupe le souffle, parce que je dis là, mais il est devant moi. Et j'aimerais juste savoir si dans ces moments-là, il a senti qu'il était porté, que ce soit par Dieu, que Dieu ait pu lui montrer qu'il a été porté dans la prière, que dans les souffrances atroces qui l'ont bouleversé et qui l'ont traumatisé, est-ce qu'il s'est senti soutenu et porté ? Et en fait, c'était magnifique parce que le temps s'est arrêté. Et on était trois dans cette salle, j'avais ma bénévole avec moi, il y avait la personne qui l'accompagnait, et on s'est tous mis à pleurer en fait. Et de mon anglais approximatif, j'ai pu lui poser cette question. Et le temps s'est arrêté parce qu'il nous a expliqué combien le Seigneur était venu d'un point de vue tellement proche, dans cette souffrance qui s'était tenue tellement proche de lui. Comment il s'était senti porté par l'amour de Dieu et comment il ne s'était pas senti seul dans cette souffrance horrible. Et je pense qu'on ne se rend pas compte de la réalité de ces chrétiens persécutés, de ceux qui sont prêts à subir pour Christ. Et dans le cas de ces chrétiens en Iran, dans la prison d'Evinaté, nous on les lit. ces histoires et de pouvoir toucher l'histoire en face d'avoir cette personne qui nous dit mais oui oui, j'ai vraiment vécu ça oui oui, j'ai vécu telle chose, ça m'a brisé d'un point de vue psychologique, ça m'a brisé familialement et ouais, ça ça m'a franchement je le sais, j'oublierai jamais de ma vie entière, c'est une histoire que je veux raconter à mes enfants, de leur dire mais en fait prier pour les chrétiens persécutés c'est vrai il se passe vraiment quelque chose la vérité que oui nos prières se déplacent et ça n'a pas de prix et ça ne nous coûte rien de prier pour eux mais on ne sait pas ce que ça peut leur procurer à eux qui sont dans la souffrance et ça, comment vous expliquer il me faudrait un livre pour expliquer ce que ça a chamboulé dans ma vie personnelle, dans ma propre vie d'intercesseuse honnêtement donc ouais,
- Speaker #1
ça m'a bouleversée ça m'a vraiment bouleversée c'est incroyable ce que tu racontes parce que c'est vrai qu'on encourage les gens à venir à la rencontre des chrétiens La journée annuelle ou au dîner, c'est des occasions de pouvoir rencontrer en vrai des chrétiens comme ça, parce que c'est très différent la rencontre, de lire une histoire ou prier avec une photo et tout. Et puis le fait que tu donnes ce témoignage-là,
- Speaker #0
ça me conforte dans le fait d'encourager les gens à venir.
- Speaker #2
Oui, complètement.
- Speaker #0
Pour passer sur une note un petit peu plus légère, food truck, atelier, rencontre, qu'est-ce que tu as ? particulièrement apprécié dans l'ambiance de la journée ?
- Speaker #2
Je pense que... Alors moi, je suis d'une personnalité assez sociale et extravertie. Pour ceux qui me connaissent, donc moi, des rassemblements où il y a énormément de personnes, je trouve ça génial. Franchement, c'est rafraîchissant parce qu'il y a ce contraste aussi entre Audiday et Audiney que je trouve très très riche entre l'ancienne génération et la nouvelle. Et en fait, il y a ce moment où tout se mélange. Et c'est le moment du food truck où tout le monde a faim. Et là, ça parle pas d'âge pour manger. Et c'est là, c'est hyper riche. J'ai trouvé hyper cool de pouvoir parler avec les donateurs, de pouvoir les remercier aussi, de pouvoir aussi... Comprendre leur histoire aussi, pourquoi un jour ils ont décidé d'être donateurs, pourquoi ils ont persisté, ils ont été persévérants dans leur don auprès de l'église persécutée, de voir les personnes du comité aussi. C'était hyper riche aussi de pouvoir discuter avec eux, de pouvoir comprendre leur cœur. Et oui, c'est enseignant aussi pour moi qui suis jeune, de voir aussi comment l'ancienne génération s'est levée, s'est mobilisée pour l'église persécutée, parce que c'est toujours d'actualité. Et puis moi, j'aime ma génération. Donc, voir ma génération autant heureuse, contente, se réjouissant de vivre ce moment-là et sortir autant impactée parce que j'ai pu avoir certaines discussions avec certaines personnes, ça m'a trop touchée, franchement. Et puis, la nourriture. Moi, j'étais affamée avant D-Night et j'étais ravie d'avoir les food trucks qui nous ont bien nourries et avec générosité. Donc, c'était génial. Franchement, l'ambiance était au top.
- Speaker #0
C'est magnifique. Merci pour ce retour.
- Speaker #2
Avec plaisir.
- Speaker #0
Après, j'aimerais juste mentionner à nos auditeurs faisant partie de l'organisation que la journée, elle est pour tout le monde. Bien sûr. Notre cœur au niveau de l'équipe d'organisation, c'est que ça ne puisse pas être juste l'ancienne génération et la nouvelle génération avec Honey Night, mais que la journée, ça puisse être vraiment un mélange, que ça puisse être toutes les générations qui... qui se réunissent vraiment pour être aux côtés de nos frères et sœurs persécutés. Donc toi qui nous entends, quel que soit ton âge, on a hâte de te retrouver l'année prochaine pour la journée et peut-être que tu voudras rester aussi le soir. Si tu n'es jamais venu, tu es le, la bienvenu.
- Speaker #1
Et c'est vrai qu'on a déjà la date de l'année prochaine.
- Speaker #0
Et oui !
- Speaker #1
Donc réservez tous la date du 2 octobre. 2027, journée pour des conférences, des ateliers et soirée pour une Audi Night spéciale jeune, mais comme a dit Aline, bienvenue à la journée, à la soirée.
- Speaker #0
Quel que soit votre âge.
- Speaker #1
Exactement. Est-ce que, Ketia, comme tu travailles aux réseaux sociaux, il y a encore des contenus qui vont être publiés concernant cette journée ? Si les gens se disent « Ah, l'Iran, le Moyen-Orient, j'aimerais en savoir plus » , est-ce qu'on aura un petit aperçu encore de la journée ou la soirée portes ouvertes ? Ou on va parler encore de ces pays ?
- Speaker #2
Alors, on aura du contenu pour récapituler ces moments intenses, même s'il faut y venir. La vérité, il faut y venir. Après, comme on le disait avant, on a eu la grâce de pouvoir interviewer Amine. Donc c'est des interviews qu'on pourra retrouver, que vous pourrez trouver sur le compte Instagram. D'ailleurs, n'hésitez pas à vous abonner, tout simplement. Et est-ce qu'il y aura des... Ouais, je pense qu'on aura des petites choses à vous proposer. Mais le meilleur conseil, c'est de venir l'année prochaine.
- Speaker #1
Venez en vrai.
- Speaker #0
Bon, tu peux trop bien. Eh bien, quel récap de cet événement. Trop bien. C'est magnifique d'entendre comment toi, tu l'as vécu, Ketia. C'est vraiment touchant. Et je pense qu'en tout cas, moi, j'ai pu glaner quelques leçons, quelques encouragements. Donc, je repars boostée et encouragée par ce temps ensemble. Magnifique. Merci beaucoup, Ketia.
- Speaker #2
Merci à vous. J'ai particulièrement apprécié.
- Speaker #1
Merci pour ce moment. Et puis, à vous les auditeurs, on vous retrouve avec plaisir le mois prochain dans un nouvel épisode de notre podcast.
- Speaker #2
Magnifique.
- Speaker #0
Passez une excellente journée.
- Speaker #2
À bientôt.
- Speaker #1
Bye bye.