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Les portraits de l'iA, avec Leila et Benoît

#15 Julien Bonsangue (John Cockerill) : Low-Code, IA et Agents

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1h02 |03/02/2025
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Les portraits de l'iA, avec Leila et Benoît

#15 Julien Bonsangue (John Cockerill) : Low-Code, IA et Agents

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Description

Low-code, IA et agents : comment John Cockerill accélère sa transformation digitale


Le low-code et l’intelligence artificielle changent la donne dans l’industrie. Mais comment ces technologies sont-elles réellement utilisées en entreprise ?


Dans cet épisode, je reçois Julien Bonsangue, Head of Digitalization, Data & Analytics chez John Cockerill. Il nous explique comment son équipe développe et déploie des applications en un temps record grâce au low-code, et comment l’IA générative transforme la prise de décision sur le terrain.


🛠️ Ce que vous allez apprendre :

  • Comment développer rapidement des applications métiers avec le low-code

  • L’impact de l’IA générative et des agents intelligents sur le travail des équipes

  • Les défis concrets de la digitalisation industrielle

  • Pourquoi l’automatisation ne remplace pas l’humain, mais lui simplifie la vie


Un épisode pour celles et ceux qui s’intéressent à la transformation digitale, aux outils d’IA et à l’évolution des métiers face aux nouvelles technologies.


🎧 Disponible sur toutes les plateformes de podcast !


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    C'est un peu le fil conducteur de ma carrière, c'est d'être le lien entre la technologie et les gens, et donc finalement de développer des produits qui utilisent la bonne technologie pour résoudre des problématiques. En fait, si je regarde chez John Cochrill, l'équipe digitalisation, en 5 ans, on a livré certainement 30, 40, 50 applications, et des grosses, on a des applications aujourd'hui qui sont utilisées par pas loin de 1000 personnes tous les jours. Mais au début, ce qui était vraiment intéressant, c'est que les premières fois, quand on a dit à des collègues Écoutez, on est lundi, on vous fera une démo vendredi d'où on en est ils ont rigolé. Oui, oui, oui, on connaît avec l'informatique, on en reparle. Si on a la démo dans six mois, on se traque longtemps aussi. Et donc, ça veut dire qu'au début, il y a du scepticisme, évidemment. Et donc, moi, je crois vraiment, et c'est des choses qu'on est en train d'essayer de mettre en place, à l'exploitation et que les gens, finalement, puissent arriver le matin et plutôt que de regarder un tableau de bord avec des KPIs dans tous les sens, poser des questions à une IA générative. Qu'est-ce qui s'est passé la dernière semaine, les quatre dernières heures ? Je reprends mon exemple, le pointage des ouvriers, par exemple. Je suis gestionnaire d'équipe, j'arrive. Est-ce que tu peux me faire un point sur les pointages de l'équipe cette semaine ?

  • Speaker #1

    Et la vision de Satya Nadella, si je ne me trompe pas, c'est de dire que les plateformes SaaS, donc typiquement en ERP, SAP, machin, ils seront toujours là, évidemment, mais en back-end. Par contre, la façon d'interagir avec eux, tu ne vas plus ouvrir son interface et remplir tes chances, tu vas juste communiquer avec un agent qui lui va faire tout. les injections dans les champs nécessaires. De nouveau, on supprime l'interface classique utilisateur, on le remplace par un agent à qui tu peux parler vocalement ou montrer des messages, et lui va se charger de faire le nécessaire dans les systèmes. Les portraits de Lya avec Leïla et Benoît. Bonjour à toutes et à tous, chers auditeurs et chères auditrices, et bienvenue pour ce quinzième épisode des Portraits de l'IA. Aujourd'hui, nous accueillons Julien Bonsang. Salut Julien.

  • Speaker #0

    Salut Benoît, bonjour à tous.

  • Speaker #1

    Voilà, alors Julien est Head of Digitalization, Data and Analytics chez John Cochrill, et on l'a invité aujourd'hui pour qu'il nous raconte son parcours, qu'il nous explique surtout aussi les technologies low-code qu'ils utilisent beaucoup. On va parler aussi de l'IA, des agents. C'est un petit peu le programme de cet épisode. On espère qu'il vous plaira et je propose qu'on commence tout de suite. Alors Julien, pour que nos auditeurs arrivent un peu à te cerner, est-ce que tu peux nous expliquer ton parcours d'une manière générale, depuis tes études jusqu'aux fonctions que tu occupes aujourd'hui ?

  • Speaker #0

    Oui, bien sûr. Donc, j'ai une formation d'ingénieur civil en électronique. toujours été passionné d'informatique, de développement logiciel, etc. Après mes études, j'ai travaillé d'abord une petite dizaine d'années dans une PME liégeoise où on faisait des solutions industrielles. J'ai commencé comme ingénieur en recherche et développement, faire du développement de logiciels embarqués, avec des contraintes de temps réel et des choses comme ça, donc des choses très très techniques, parce que je suis passionné par la technique. Et puis, ce qui est important pour moi, et ça c'est peut-être un fil conducteur, c'est finalement de rendre la technologie accessible aux gens. Je dirais que ça, c'est un peu le fil conducteur de ma carrière, c'est mettre le lien entre la technologie et les gens. Et donc, finalement, de développer des produits qui utilisent la bonne technologie pour résoudre des problématiques. C'est finalement comme ça que je vois l'ingénieur, de manière un peu... C'est quelqu'un qui trouve des solutions aux problèmes et qui amène des solutions, si possible ergonomiques. un autre élément qui me tient à cœur, sur lequel on pourra revenir. Donc voilà, j'ai développé pendant une dizaine d'années des interfaces utilisateurs pour des applications critiques dans le monde industriel. Après quelques années en recherche et développement, je suis passé plutôt côté product management, donc justement, réflexion sur les solutions, c'est quoi les bons produits, c'est quoi les problèmes qu'on essaye de résoudre. Et voilà, ça a été une première partie de ma carrière où j'ai pris beaucoup de plaisir, et puis j'ai eu l'opportunité de rejoindre John Cochrill, Il y a presque cinq ans maintenant. Encore une fois, pourquoi est-ce que l'aventure chez John Cochrill m'a séduit dès le départ ? C'était donc, en tant que responsable de la digitalisation, c'était de digitaliser les processus internes. Et ce qui m'a attiré, c'était finalement de pouvoir résoudre des problèmes de mes collègues, des gens qui sont là autour de moi, des gens très proches, pouvoir comprendre avec eux leurs problématiques. C'est vraiment ça qui m'a séduit. Et puis, il y avait l'opportunité finalement de découvrir une nouvelle technologie. Comme j'ai dit, moi, je venais de l'électronique embarquée, des développements logiciels très bas niveau, ce qu'on appelle aujourd'hui de la IoT, l'industrie 4.0. Bon, il y a une dizaine d'années, c'était les prémices de tout ça. Alors que chez John Coquille, finalement, je passais dans un monde un peu plus d'informatique de gestion, qu'on pourrait dire, où notamment, on regardait les nouvelles technologies. Il y avait un souhait d'aller vers, par exemple, le low-code. Et c'est, et comme on va en reparler, ce sur quoi je me suis concentré ces cinq dernières années. D'abord en tant que responsable de la digitalisation, et puis au fil de lots et des opportunités, j'ai pris d'autres responsabilités.

  • Speaker #1

    Très bien, merci beaucoup. Alors, moi, je sais évidemment ce que c'est le low-code, le no-code, mais ce n'est peut-être pas le cas de tous nos auditeurs. Donc, est-ce que tu peux nous expliquer d'une manière générale, avec des mots simples, ce que couvrent en fait ces technologies et à quoi elles sont utiles d'une manière générale ?

  • Speaker #0

    Alors, les développements logiciels, comme j'ai dit, il y a finalement plein de langages de programmation. Et finalement, il faut voir le low-code comme une forme nouvelle de langage de programmation. Sauf que... Dans une démarche, comme je le disais, moi personnellement, où j'essaie de rendre la technologie accessible, les vendeurs comme Microsoft, SAP, etc., il y en a plein sur le marché, essayent eux aussi toujours de rendre la technologie plus accessible aux gens. Et donc, ils ont développé des technologies low-code. J'aime les qualifier aussi d'un langage informatique, mais sauf que c'est beaucoup plus visuel et beaucoup plus accessible à tout un chacun. Alors, on peut les utiliser pour faire des solutions complexes, on y reviendra. qui peuvent être utilisés par des professionnels, et je crois beaucoup en ça, et c'est ce qu'on a fait chez JunkoKill. Mais c'est aussi accessible à tous les employés de la société qui voudraient implémenter une petite solution à leur niveau.

  • Speaker #1

    Ce qu'on appelle le citizen developer.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça veut dire que moi, typiquement, j'ai un collègue qui a un problème avec une certaine suite de tâches qu'il effectue tous les jours. Il pourrait se créer... une petite application en faisant du drag and drop d'éléments visuels, configurer un petit flux derrière et publier son application pour lui ou pour son département pour pouvoir être plus efficace. C'est vraiment ça.

  • Speaker #0

    Absolument, tu as parfaitement résumé. Et cet aspect visuel finalement, et sortir, il y a une abstraction. On n'est plus dans... je dois rédiger du code. Non, c'est vraiment finalement, je vais prendre une boîte qui dit... Je vais prendre un exemple finalement très simple, quand on met une règle dans Outlook, et qu'on dit quand un email arrive, je le mets comme lu, et puis je le déplace dans tel répertoire, ou je l'archive à tel endroit, c'est déjà finalement une forme de low-code. C'est ça. Et c'est dans cette idée-là. Sauf qu'aujourd'hui, les plateformes low-code peuvent interagir avec quelque chose de beaucoup plus large, que ce soit du stockage, dans notre cas sur SharePoint, envoyer des messages dans Teams. Il y a une foule finalement d'actions préconfigurées. Et ça permet aux gens de les enchaîner pour atteindre leurs objectifs de digitalisation personnelle.

  • Speaker #1

    Et pourquoi est-ce que tu penses que les vendeurs, comme tu disais, Microsoft, mais il y a aussi du SAP, ils le font, je crois que UiPath, c'est plutôt du RPA, mais UiPath, de la power platform de Microsoft.

  • Speaker #0

    Les Mendix aussi.

  • Speaker #1

    Les Mendix, oui, tout à fait. Pourquoi est-ce que tu penses que depuis quelques années, ça fait quoi, 5, 6 ans maintenant ? C'est vraiment top, top of mind. Pourquoi est-ce que tu penses qu'il y a eu cette... ce besoin pour ces vendeurs de développer ce genre d'outils. Est ce que c'était quelque chose qu'ils ont poussé ou tu sens qu'il y a vraiment une demande en fait des entreprises, des employés pour pouvoir construire un petit peu leurs propres applications ? Parce que je me souviens très bien, moi je travaille depuis 20 ans, il y a toujours eu cette discussion du Shadow IT, donc les personnes qui faisaient leurs propres fichiers Excel avec des macros dedans. On a essayé pendant tout un moment de supprimer tout ça. Et là, j'ai l'impression qu'avec le low code, ça revient en force, peut-être d'une manière plus gouvernée. Comment est-ce que tu ressens les choses ?

  • Speaker #0

    C'est absolument ça, en fait. Je me suis toujours posé, dès le premier jour, je n'étais pas là pour combattre, finalement, le shadow IT, qu'est-ce que c'est ? Ce sont des gens qui ont des problématiques, l'organisation ne leur amène pas des solutions, la solution, et donc, ils ont des choses à réaliser, et ils trouvent la solution par eux-mêmes. Et donc, oui, c'était une... une forme de digitalisation à leur niveau avec les écrits qu'ils maîtrisaient. Par contre, comme tu viens de l'évoquer, ça représente un grand nombre de risques. Les gens peuvent partir, je pense que bon nombre d'auditeurs auront déjà vécu le cas où on trouve une macro que tout le monde utilise mais avec un mot de passe dessus, on ne sait pas les sources, etc. Donc voilà, on s'est retrouvé avec des processus critiques ou des responsabilités critiques dans tous ces fichiers-là. Et le but n'est pas du tout de combattre. les gens qui amènent leurs propres solutions, je dirais que c'est même ça qu'on veut, par contre en diminuant les risques, dans un environnement maîtrisé, contrôlé, qui l'utilise, et puis on va parler de data, de nos jours quand on fait du développement, on manipule des données, de plus en plus de données, et tout le monde ne peut pas avoir accès à toutes les données. Et donc ça veut dire que si on ne maîtrise pas l'aspect de données aussi, je vais faire un développement, je vais utiliser telles données, des informations sur les employés, etc., que sais-je. Le mot gouvernance, tu l'as dit, est un mot très important. Donc nous, ce qu'on a essayé de faire chez John Cochrill par rapport au citizen development, c'est effectivement de mettre une gouvernance en place et de favoriser pour que les gens finalement implémentent dans quelque chose où on maîtrise les risques des solutions. Et pour répondre à ta question, est-ce que nous on voit un besoin ? En fait, si je regarde chez John Cochrill, l'équipe digitalisation, en cinq ans, on a livré certainement... 30, 40, 50 applications. Ah oui, à ce point-là. Et des grosses. On a des applications aujourd'hui qui sont utilisées par pas loin de 1000 personnes tous les jours.

  • Speaker #1

    Tu vas nous en dire un peu plus après.

  • Speaker #0

    Voilà, des applications de pointage et des choses comme ça. Mais même si on a délivré tout ça, à l'échelle d'une société qui fait aujourd'hui 8000 personnes, le nombre de cas d'usage qu'on aurait encore dû adresser, le nombre de besoins. Et donc, on ne pourra jamais avoir des équipes informatiques ou technologiques, quelles qu'elles soient, qui ont... qui ont une taille suffisante pour répondre à tous les besoins de l'organisation. Et donc, le fait de mettre des outils à disposition pour qu'eux aussi, à leur niveau, puissent adresser un certain nombre de cas problématiques, c'est indispensable.

  • Speaker #1

    Donc, en fait, ce que tu es en train d'expliquer, c'est que le département IT, finalement, est le garant de la gouvernance. C'est peut-être vous qui y allez. former les utilisateurs, leur expliquer comment ça fonctionne, donner accès à certains jeux de données dont ils ont besoin pour faire leur app, mais que le développement même des applications est fait par un utilisateur du métier accompagné probablement par l'IT, parce que tout le monde n'a pas non plus toutes les compétences pour le faire, mais c'est une espèce de modèle de délégation où finalement le produit fini revient dans les mains des utilisateurs finaux avec le support de l'IT. C'est un peu ça que je comprends.

  • Speaker #0

    Je dirais qu'il y a trois grandes approches. Donc, il y a l'approche centralisée, je vais dire, aux développeurs. C'est un peu ce que je disais tout à l'heure, c'est que je pense que le low-code, en tout cas, c'est ce qu'on a fait, c'est ce que je crois qu'on a prouvé. C'est qu'on peut utiliser, avec des développeurs professionnels, le low-code pour développer plus vite des applications. Ça, c'est un axe. Ça a été notre axe principal chez Don Coquille, je pourrais y revenir. Et puis, il y a en effet le deuxième axe, qui est celui dont on discute depuis quelques minutes. qui est de donner la main à des gens dans le business. Et là, je ferai la différenciation à deux niveaux. Une organisation comme John Cochrill, 8000 personnes, l'IT ne peut pas être partout. Et à un moment donné, avoir des développeurs, ou en tout cas des gens qui ont une capacité de développement au plus proche des utilisateurs, puisqu'on est présent partout dans le monde aujourd'hui, ça, ça fait sens. Donc, quand on parle de citizen development, en fait, il y a deux possibilités. Il y a le fait d'avoir des développeurs professionnels qui sont dans le business et qui ne sont pas à l'IT. Et là, l'IT, finalement, on met... un cadre, que ces gens puissent amener des solutions, et ça donne une flexibilité. On imagine les IT corporettes, enfin je pense que c'est comme ça dans toutes les boîtes d'une certaine taille, il faut faire un ticket, demander, etc. Donc là, ça nous permet de dire, vous pouvez développer vos solutions, nous sommes même ok que vous preniez un développeur, mais dans cet environnement-là, etc. Et nous, on va le maîtriser, on va gérer les backups, on va gérer les données auxquelles ils ont accès, etc. Et puis alors, il y a le deuxième cas où ce sont vraiment des employés qui ne sont pas des gens avec des fonctions technologiques. Ça peut être des gens à la comptabilité, à la finance, même des gens qui ont des rôles d'assistants, des chefs de projet, enfin plein de monde. Et là, comme tu dis, alors ce sont des gens qui doivent apprendre les rudiments pour le faire.

  • Speaker #1

    Et ça, vous leur donnez, enfin c'est des choses que vous faites, pour ce genre de personnes, vous ne reprenez pas les développements chez vous, à l'IT, mais vous les formez à correctement utiliser ces outils ?

  • Speaker #0

    Oui, alors ce qu'on a mis en fait, c'est en place un parcours de formation, mais où finalement l'investissement personnel est important. Parce que comme j'ai dit, comme nous, on propose aussi le modèle où nous développons les applications pour le business. À partir du moment où ils veulent prendre une certaine autonomie, ce que je veux éviter, c'est qu'on se retrouve finalement avec quelqu'un en Teams toutes les 10 minutes. Oui, avec une ligne,

  • Speaker #1

    etc.

  • Speaker #0

    Donc ce qui est important, et là on a organisé des parcours de formation. Et les gens ont accès à des fonctionnalités avancées de la plateforme au fur et à mesure où ils ont délivré des choses. Comme ça, on les force à commencer par des choses simples. Parce que voilà, on est tous des êtres humains, on pense à quelque chose et puis ça devient tout de suite très complexe. Et donc, on commence à faire un building avant de penser à faire une porte, une fenêtre ou un petit mur. Donc, on a vraiment essayé d'organiser un trajet de formation comme ça, pour que les gens puissent apprendre au fur et à mesure et faire des choses de plus en plus complexes. Ça, c'est un élément. Un deuxième élément, comme tu viens de dire, est-ce que vous les reprenez ? Là, ça dépend comment on positionne le low-code. Il y a des cas où les gens sont arrivés avec des applications qui faisaient exactement ce qu'il fallait. Là, on les a aidés à la mettre en production, à la déployer vers d'autres utilisateurs avec l'accord du management, etc. Ça, c'est un axe. Le deuxième axe, c'est plutôt une espèce de prototypage rapide. Ça veut dire qu'un employé arrive et dit, voilà, j'ai fait ça. Moi, je ne suis pas un développeur, mais voilà ce que j'ai essayé de faire. Et là, au moins, on ne part pas d'une feuille blanche, d'analyser les besoins. Et donc, là aussi, ça permet de... de doper, finalement, la démarche de digitalisation.

  • Speaker #1

    Parce que tu vois, moi, je remarque quand même assez souvent, dans l'émission que je fais chez bon nombre de nos clients, avec Delaware, c'est qu'il y a beaucoup d'idées, et les gens sont hyper intéressés, évidemment, qu'on écoute leurs idées, qu'on essaie de les mettre en place, mais par contre, ils n'ont jamais le temps. Et donc, comment est-ce que tu arrives à faire en sorte que les gens aient les idées, bon, ça, ils les ont, mais à leur dire, écoutez... votre idée, on va vous donner les outils en main pour la réaliser. Donc libérez-vous un peu du temps. Alors évidemment, s'ils arrivent à la mettre en place, ils vont gagner du temps dans leur process, donc il y a une espèce d'attrait pour le faire. Mais je trouve que le switch pour faire passer les personnes du Ah, j'ai une bonne idée, je vais l'implémenter moi-même ce n'est pas toujours simple. Alors ça, c'est la première question. La deuxième question, c'est, on voit aussi parfois que les gens qui ont un challenge vont aller chercher sur le marché des outils qui répondent spécifiquement à ce besoin-là. Donc là, on est low-code versus applications spécifiques avec des licences, des coûts de licence qui existent aussi, mais qui viennent du coup renforcer la stack de l'IT. Donc, c'est une application en plus à gérer. Donc, c'est beaucoup plus complexe. Enfin, je veux dire, si tout le monde fait ça, à moins, on ne s'en sort pas. Mais c'est quoi le trigger pour que les gens se disent, ah, ma bonne idée, je vais l'implémenter. Est-ce que tu vois que ça s'applique à tout le monde ? tous les utilisateurs, ou c'est des gens qui ont déjà des profils assez bien définis et qui... Je ne sais pas comment exprimer ma question, mais est-ce que vous identifiez au préalable les utilisateurs qui ont le potentiel et la volonté de le faire et donc vous ciblez, si tu veux, vos formations ou est-ce qu'au final, vraiment, ça va à tout le monde et tu vois qui vient prendre ?

  • Speaker #0

    On a vraiment ouvert. Donc ça, l'aspect, la mise en place de communautés, la mise en place d'une communauté au sein de John Cochrill. où finalement les gens viennent, ils peuvent être passifs. Donc voilà, on a des webinaires toutes les deux ou trois semaines et on invite les gens à proposer, on leur donne aussi la scène, de dire voilà, vous pouvez venir montrer ce que vous avez fait. Et donc oui, on voit qu'il y a des gens qui sont passifs pendant plusieurs sessions et puis qui osent montrer ou discuter de ce qu'ils ont ou des gens qui sont intéressés à ce que tu as fait là. En fait, moi, c'est ça aussi dont j'avais besoin. Donc l'aspect communauté, quand on est sur une société de 8000 personnes, on commence à avoir finalement, c'est pas pour créer des communautés. Et quelles que soient les technologies, et sur l'IA c'est pareil, il y a ce qu'on appelle des early bird, des early adopters, des gens qui vont essayer, qui vont être plus enclins, qui vont être passionnés. Ceux qui ont été intéressés par le low-code ne sont peut-être pas ceux qui vont être intéressés par l'IA, etc. Et donc on a essayé de mettre en place des communautés comme ça, toujours dans cette démarche. de rendre accessibles les produits technologiques. Je ferai un petit retour en arrière, quelque chose de beaucoup plus simple. Aujourd'hui, tout le monde fait des calls en Teams. On a l'impression que Teams, on a toujours travaillé avec. Mais derrière Teams, il y a une organisation, il y a des fonctionnalités, SharePoint, partager des documents, arrêter d'envoyer des documents par email où je demande à trois collègues de compléter le même Excel et puis on me renvoie les trois et puis je dois remettre les réponses dans un... Tout ça, aujourd'hui, on a des solutions. Mais quand on descend à ce niveau-là, on se rend compte que même l'adoption pour 8000 personnes de ces fonctionnalités qui pour nous technologues, on reste quand même entre nous dans un climat où on est tous passionnés par la technologie. Je reviens à mon point tout à l'heure, c'est rendre la technologie accessible aux gens, à des gens dont le travail n'est pas de découvrir la technologie, mais de réaliser des tâches pour faire fonctionner l'entreprise. Ce qui est important, c'est de réussir que le maximum de fonctionnalités, les gens les utilisent naturellement. Et ça, c'est un vrai travail. Donc là... Ici, on est en train de parler de low-code, etc. Mais rien qu'une bonne utilisation d'un Teams, d'un SharePoint. J'aime bien te prendre l'exemple. Combien de fois tu as participé à un Teams où quelqu'un a partagé son écran et il n'a pas partagé le bon et tu as vu ces discussions ou affichées que tu ne devais pas voir. Ça aussi, c'est de l'adoption. Finalement, c'est tout simple sur un partage d'écran et on voit que ce n'est pas toujours évident. Combien de fois on est... On est resté dans un Teams avec 10 personnes à essayer que la personne partage. Vous voyez ce que je partage, etc. Donc, on est sur de l'adoption de la technologie. Donc, je dirais, c'est vraiment le fil conducteur. Et donc, à un moment donné, on s'était dit, est-ce qu'on fait une communauté low-code, une communauté SharePoint, une communauté IA, etc. Ce qu'on essaie de faire, c'est de les rassembler. Et on y reviendra, puisque finalement, ce n'est pas l'outil qui est important. C'est d'abord de revenir au problème qu'on essaie de résoudre. Voilà. Et ça me permet de rebondir sur ton autre question. Le fait qu'on soit doté d'une capacité de développement et de développement rapide chez John Cockrell, c'était très important de garder à notre niveau une gouvernance et finalement de ne pas tomber amoureux de ça et de toujours se dire, OK, mais s'il y a une solution sur le marché, comme tu le mentionnais, qu'il y a des coûts de licence acceptables, qui fait le job, qui est sur l'étagère, qu'on peut déployer facilement. Ce n'est pas parce qu'on est capable de développer qu'on doit tout réinventer. Et donc la gouvernance à mon niveau, de choisir la bonne stratégie par rapport aux demandes et que les gens puissent venir et dire en effet, moi j'ai fait le travail de mon côté, j'ai trouvé cette solution-là, est-ce qu'on peut l'essayer ? Alors là on revient sur de la gouvernance et c'est ça que j'ai dit au fur et à mesure de ma carrière chez Junker Kid, j'ai pris des responsabilités puisque au début on était là pour développer des solutions, puis à un moment, j'ai tel ou tel besoin. Oui mais ça c'est une solution finalement qu'on devrait avoir au niveau du groupe. Et donc, il y a une réflexion d'architecture là-derrière et de gestion.

  • Speaker #1

    C'est vraiment pour moi que tu vas y appliquer. Voilà,

  • Speaker #0

    tout à fait. Et donc, je dirais cette décision qu'on appelle communément make or buy, est-ce qu'on le développe ou est-ce qu'on l'achète ? Ça reste une question fondamentale. Et j'aime bien de challenger mes équipes là-dessus, puisque même si on va vite pour développer, ça reste quand même un investissement de développer une solution. Il y a aussi des coûts de licence pour le low-code. Et donc... Je... J'ai toujours organisé cette équipe avec en tête la valeur qu'on amène et le retour sur investissement. J'aime bien dire qu'on n'est pas une équipe de développement logiciel. On est une équipe de digitalisation. Donc, ce qu'on vit, c'est la valeur. Ce n'est pas le livrable d'une solution technologique. Et ce qu'on veut, c'est que les gens l'utilisent. Ce n'est pas juste la développer, la livrer, dire voilà, elle est là. Non, ce qu'on cherche, c'est la valeur. Et la valeur, elle vient quand les gens l'adoptent. Et donc, quand la solution répond à leurs besoins, avec la bonne ergonomie, etc. C'est vrai.

  • Speaker #1

    On va revenir sur l'aspect valeur et notamment... Comment l'IA peut en apporter beaucoup dans ce genre de process quand on la couple avec le low-code ? Mais est-ce que, avant ça, tu peux nous donner quelques exemples d'applications que vous avez construites et qui ont eu vraiment un impact important pour votre société ?

  • Speaker #0

    Oui, tout à fait. Alors, là aussi, comme j'ai dit quand j'ai rejoint John Cockhill, il y a cinq ans, la technologie low-code commençait à émerger. Il fallait que nous aussi, on se familiarise. On a commencé par appliquer à nous ce que je recommande aux gens de faire. On a commencé petit. On a commencé par automatiser certains workflows, etc. Et un des premiers qu'on a fait, je me souviens, le processus de sélection, de choix et de commande d'un véhicule de société, questionner les liseurs, questionner les garages, etc. L'employé devait choisir. Il y avait là tout un processus. De mémoire, il y avait une cinquantaine d'emails. qui s'échangeait depuis l'arrivée d'un employé jusqu'à ce qu'il ait les clés de son véhicule. Et donc, il y avait là, en plus, plein d'emails automatiques, donc des humains qui traitaient des emails automatiques. Et donc, on a eu une réflexion parce qu'il fallait de plus en plus de personnes pour gérer ça. Et donc, ça a été un des premiers qu'on a automatisés.

  • Speaker #1

    Donc, non seulement tu automatises le flux, mais j'imagine que tu centralises aussi les données. Donc, tu crées aussi des jeux de données potentiellement réutilisables par la suite pour faire des analyses sur... Le type de voiture, les prix peut-être que tu as eu avec les revendeurs, qui, quelle personne, faire des rappels quand les gens doivent changer tous les X années, ce genre de choses.

  • Speaker #0

    C'est un excellent point, c'est que finalement, dans un premier temps, on s'est beaucoup concentré sur des applications, mais les applications, c'est le début du trajet de digitalisation. Et l'intérêt d'avoir une application, c'est que, comme tu viens de le dire, on capte de la donnée, et on capte de la donnée de qualité, qui est déjà structurée, etc., qu'on peut exploiter. Et alors, quand on commence à exploiter la donnée et à prendre des décisions, alors là, on arrive sur un parcours de digitalisation complet. Donc finalement, la valeur, on peut l'avoir dans le temps qu'on va gagner, parce qu'il y a une application, il va y avoir des automatisations, etc. Mais d'expérience, la valeur qu'on crée est beaucoup plus importante dans les phases successives quand on va exploiter la donnée de qualité. Donc, il y a plusieurs étapes. Finalement, il y a plusieurs moments où on... où on crée de la valeur, où on gagne du temps, où on dégage de l'intérêt au fur et à mesure du parcours de digitalisation.

  • Speaker #1

    Et donc, pour reprendre l'exemple de cette application pour les voitures, c'est compliqué de me donner les chiffres exacts, évidemment, mais le temps de développement pour une application de cette ampleur-là, on parle en mois, on parle en semaines, on parle en jours ?

  • Speaker #0

    On parle en semaines.

  • Speaker #1

    Évidemment, il y a des itérations, il y a tout le temps des raffinements nécessaires, mais tu vois, si tu compares ça à l'implémentation d'une application custom from scratch, c'est vraiment... en pro code, c'est quoi le ratio entre les deux en fait ? On divise par combien de temps de développement ?

  • Speaker #0

    C'est une bonne question. Un élément que je voudrais mettre en avant, c'est que ce que nous a amené le low code, c'est qu'on a pu très très vite montrer aux gens la solution en construction.

  • Speaker #1

    Voilà, le principe agile.

  • Speaker #0

    Exactement, et en fait ça nous a vraiment permis d'agiliser l'organisation. En ce sens qu'on avait des demandes qui venaient de nos collègues, du business, comme on a l'habitude de le dire. Et en fait, on pouvait vraiment les impliquer dans le processus. Et avec le low-cost, on s'est rendu compte qu'on pouvait déjà montrer quelque chose après une semaine. Et donc, en fait, ça fait cinq ans qu'on est dans des sprints d'une semaine. C'est très rapide,

  • Speaker #1

    c'est vraiment bien justement l'intérêt.

  • Speaker #0

    Et au début, ce qui était vraiment intéressant, c'est que les premières fois qu'on a dit à des collègues, On est lundi, on vous fera une démo vendredi d'où on en est. Enfin, ils ont rigolé. Oui, oui, oui, on connaît, on connaît avec l'informatique, on en reparle, si on a la démo dans six mois, on sera content aussi. Et donc, ça veut dire qu'au début, il y a du scepticisme, évidemment, et puis c'est vite très visuel. Comme tu l'as expliqué tout à l'heure, c'est vite très visuel. On ne doit pas travailler à mettre toutes les bases. Les gens se projettent vite,

  • Speaker #1

    vite donner leur avis sur leur projet.

  • Speaker #0

    Et ce qu'ils ont vite compris aussi, d'une semaine à l'autre, c'est qu'on était capables de prendre en compte leurs commentaires. Et eux aussi se sont rendus compte que finalement, ce qu'ils avaient demandé comme ça, en réfléchissant tout haut, quand ils le voient, j'ai eu des collègues très... C'est ce que j'ai demandé, mais en fait, ce n'est pas du tout ça que je veux. Maintenant que je le vois, ce n'est vraiment pas du tout ça. Et donc, ça, ça a été très vertueux, finalement. Et ça, je suis assez convaincu que c'est le low-code qui nous a permis, finalement, d'amener des incréments pour l'utilisateur très rapidement, qui voit la valeur de pivoter. et pouvoir dire à un moment donné, pouvoir dire stop aussi, parce que ça, c'est un risque. C'est que c'est qu'ils se prennent au jeu et ils tombent en bureau de l'U.S.

  • Speaker #1

    Parce qu'il s'est rapide à en demander plus.

  • Speaker #0

    Mais alors, si on n'est pas vigilant, on peut alors, même avec du low-code, faire des semaines et des semaines et des semaines. Et donc, ce qui est très important, c'est de garder en tête quel est le problème qu'on essaye de résoudre. Et une fois qu'on l'a résolu, on va le mettre en production, on va l'utiliser. Et puis après, on fera une version 2, une version 3. OK, mais Mais voilà, essayer de revenir à des petits incréments. Donc voilà, je dirais que le low code et le fait de rapidement délivrer nous a permis d'agiliser l'organisation, de sensibiliser les collègues à une démarche plus agile. C'est ça aussi qui a permis de délivrer beaucoup de choses et qui, je pense, en cernant la valeur, s'est planté quelquefois. On le disait tout à l'heure, je me souviens, on a essayé de développer un moment une application de gestionnaire de NDA. Et bien ça, typiquement, ça a été un mauvais choix. Pourquoi ? Parce que... On avait besoin de clauses légales, etc. Et donc, on avait besoin de tendre nos collègues des départements légals, compliance. Mais finalement, quand on achète une solution sur le marché, il y a déjà des juristes, etc. qui ont participé à ça. Et le sujet est le même dans toutes les sociétés. Donc voilà, typiquement, ça, c'est un cas où on n'aurait pas dû essayer de digitaliser nous-mêmes, mais plutôt d'acheter une solution toute faite.

  • Speaker #1

    Donc, ce que je comprends, ce que tu dis, c'est...

  • Speaker #0

    Si c'est des process qui sont vraiment standards, il y a très probablement déjà des solutions qui existent. Là, c'est vraiment là où il faut se poser la question, est-ce que je la réimplémente, ce qui est faisable, mais qui va me prendre aussi du temps, ou est-ce que là, j'envisage éventuellement un buy d'un outil, je l'intègre dans ma stack technique ?

  • Speaker #1

    Ça va prendre du temps du métier, parce que ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'on est dans un travail collaboratif, on essaye de les impliquer, mais dans le cas de Andy, etc., nous, on est informaticien, on n'est pas juriste. et donc il y a un travail de leur côté et comme tu le dis, on y arrivera, on pourrait le faire technologiquement on n'avait pas de problème à un moment donné on s'est arrêté parce qu'on s'est dit ça prend beaucoup trop de temps aux gens à qui on essaye de faire gagner du temps de nous alimenter et sans leur feedback c'est impossible de faire quelque chose évidemment donc là on a deux bons exemples,

  • Speaker #0

    un positif un qui a moins bien marché, est-ce que tu en as encore un ou deux que tu peux parler ?

  • Speaker #1

    Et ça permet de faire un peu écho à l'évolution chez John Cokhill, c'est que bah John Corkill fonctionne sur SAP, donc quand on veut digitaliser des processus internes, comme dans toute société qui a un ERP, même si c'est un SAP ou un autre, il y a beaucoup de données dans l'ERP ou il y a beaucoup de données qui doivent arriver dans l'ERP. Et finalement, un ERP, c'est un peu comme on disait tout à l'heure, Teams, etc., ça reste une solution informatique, technologique, que les gens doivent adopter. On a des communautés de pratique autour de l'ERP, etc. Et à un moment donné, on doit saisir de la donnée de qualité dans l'ERP également. Chez John Cochrane, on avait une problématique par rapport au pointage des gens. Les gens devaient soumettre leur pointage. Ce n'était pas très ergonomique, les gens n'allaient pas naturellement. Il y avait eu des développements en macro, etc. auparavant. Et finalement, le low-code, et on a plusieurs cas d'utilisation comme ça, le low-code nous a permis pas de rajouter une logique ou une complexité ou quoi que ce soit, mais finalement de créer une interface utilisateur très ergonomique, très adaptée au processus, à la manière dont les gens fonctionnaient. Et finalement, c'était essentiellement une interface d'encodage pour ensuite alimenter un système source. Et je reviens sur mon point d'architecture. Ce qui est très important, c'est qu'on nous a dit, OK, il faudrait saisir les pointages. Aujourd'hui, il y a une macro Excel et puis on l'envoie dans SAP. La nouvelle solution de pointage ne devait pas se substituer à SAP. Les pointages doivent arriver dans SAP. Et donc là, il y a une réflexion d'architecture. Et donc, quand on a commencé à intégrer la plateforme low-code avec nos outils centralisés, le RPE... Oui. la gestion des employés au niveau HR, etc. Et donc, on a vraiment fait de l'architecture d'intégration. Alors là, ça a vraiment décuplé, non seulement le retour sur investissement, mais aussi les cas d'emploi. Et donc, ça veut dire qu'on a rendu accessible, on a retravaillé finalement l'approche par rapport à l'ERP, ce qui nous a permis de capter de la donnée de qualité, encore une fois, et d'aller la remettre au bon endroit. Parce que ça, c'est vraiment important. On ne veut pas dupliquer les systèmes. Et donc la solution de pointage, alors chez John Cochrill on a des ingénieurs et des employés qui travaillent dans les bureaux et puis on a des gens sur le terrain. Et bien on a pu développer deux solutions qui finalement poussent de la même manière les pointages dans SAP. Mais on est sur deux populations différentes, on a fait deux choses différentes. Les employés sont plutôt sur une application qu'on utilise sur son laptop. Tandis que les ouvriers qui sont en première ligne, on leur a fait une application qui tourne sur leur smartphone. D'accord. C'est ça aussi la puissance du low-code. On a pu réutiliser des blocs. Tous les concepts qu'on connaît du développement informatique traditionnel, on a pu le faire. On a réutilisé les blocs de base, mais sauf qu'on a mis des interfaces différentes, donc des choses adaptées pour rendre...

  • Speaker #0

    Pour une population spécifique.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et en termes de... Si on parle un peu plus techno, j'imagine tout ce qui est dans l'environnement, office, applications Microsoft, le meilleur choix probablement, c'est du Power Platform. Power Automate, Power BI,

  • Speaker #1

    Power Apps.

  • Speaker #0

    Mais par exemple, quand tu parlais d'SAP, est-ce que tu peux facilement intégrer une Power Apps avec du SAP ou tu dois te tourner vers du Mendix ou vers d'autres types de technologies ? Comment est-ce que tu fais tes choix et est-ce qu'elles se valent toutes ces solutions ?

  • Speaker #1

    Alors, on a fait un choix, j'ai posé un choix il y a quelques années chez Junko Krill, on venait de déployer Teams, Office 365, etc. La Power Platform n'était pas à l'époque le leader du marché, mais enfin son intégration, les exemples que je prends tout à l'heure, assez facilement, gérer du SharePoint, gérer des emails, gérer l'environnement finalement dans lequel les gens sont tous les jours. C'est une des raisons principales qui m'a poussé à explorer d'abord la Power Platform de Microsoft. Et comme tu le disais tout à l'heure, il y a aussi des coûts de licensing associés à ce genre de solution. Donc, on n'a pas commencé à se répandre et on a décidé... en tout cas dans notre contexte, ça s'est révélé un choix payant, de capitaliser sur la Power Platform. Alors oui, un des succès qu'on a eu chez John Cochrill, c'est qu'on a connecté la Power Platform notamment avec SAP, etc. Mais par contre, là on est revenu, et c'est pour ça que je dis l'approche pro-développeur dans l'IT central a aussi un intérêt, on est revenu à du développement aussi traditionnel. Finalement, on avait la Power Platform d'un côté, SAP de l'autre, et puis on a un développeur professionnel qui a fait une interface tout à fait classique entre les deux. Et ça, je reviens sur ce que je disais tout à l'heure, pour moi, c'est le bon outil pour le bon travail. Et donc, par exemple, le low-code est très performant pour plein de choses, pour faire rapidement des applications visuelles, etc. Mais n'essayons pas non plus de faire des logiques beaucoup trop complexes, parce que même si c'est visuel, s'il faut une tireuse de plan pour imprimer le Power Automate, ça n'a plus aucun intérêt. Donc, c'est toujours choisir le bon outil. Là où finalement je disais le choix de la Power Platform s'est révélé payant, c'est que l'écosystème Microsoft ou toute la Power Platform avec Azure et justement avec le développement plus traditionnel était très bien intégré. Et c'est ça qui nous a permis assez facilement d'intégrer la plateforme avec le système informatique. Tout à fait.

  • Speaker #0

    Ok, intéressant. On n'a pas encore parlé d'IA. Je propose peut-être qu'on essaie d'aborder le point. Moi, je vois un avantage, en tout cas une puissance absolument phénoménale. d'utiliser l'IA non seulement dans les logiciels de création de tes PowerApps, je ne sais pas si je suis pas ça de très très près au niveau PowerApps, mais j'imagine qu'à terme tu pourras avoir un agent dans ton PowerApp, tu vas lui décrire ce que tu veux, et donc plutôt que toi-même faire du drag and drop, en fait il va te créer déjà une première interface que tu pourras modifier, donc ça c'est pour moi quelque chose qui arrive ou qui est déjà là, donc ça va encore améliorer ou faciliter le travail d'implémentation. Mais l'autre gros avantage de l'IA, et notamment de l'IA générative, c'est que tu vas pouvoir lier dans tes power-ups et dans tes flux, faire appel à des agents ou des algorithmes d'IA générative qui vont te donner encore plus de puissance dans les actions que tu veux faire. J'ai plein d'idées en tête, mais je ne sais pas si vous avez déjà réfléchi à ça chez John Cochrill, si vous avez déjà des cas qui sont... cours de développement, peut-être même déjà déployés, ou en tout cas, quelles sont les grandes idées vers lesquelles vous vous dirigez dans ce domaine-là ?

  • Speaker #1

    Alors, tout d'abord, oui, pour parler du produit, Copilot est intégré aujourd'hui à la Power Platform, et en fait, ça s'est assez bien mis, comme je dis, chez Junko Green, on a commencé avec un développement centralisé des développeurs professionnels avant d'aller vers le Citizen Development, et ça a coïncidé quand on a lancé ce track-là. avec l'arrivée de tout ce qui est Gen AI, etc. Et donc très rapidement, Microsoft a intégré la plateforme, comme tu viens de le dire. Et moi, je crois très fort en ça, parce que c'est très différent. On parlait tout à l'heure de parcours de formation, d'apprendre. Pour moi, ça dope complètement le parcours, puisque plutôt que de partir d'une feuille blanche, même si c'est du drag and drop pour construire mon application, je peux dire à l'agent, je veux faire une application qui me permet de commander une voiture. Les gens doivent sélectionner dans une liste de fabricants.

  • Speaker #0

    Donc ça, c'est déjà...

  • Speaker #1

    C'est intégré, voilà. Et ça, c'est accessible à tout le monde dans la plateforme. Et ça fait gagner. Ça, je crois vraiment à ce genre. Alors, ce que je n'ai pas encore réussi, c'est que mes développeurs professionnels l'utilisent également.

  • Speaker #0

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Donc, j'y crois beaucoup pour un utilisateur lambda, comme on disait, qui doit démarrer quelque part. Et comme ça, il a une pierre à casser. Et puis, plutôt que de voir développer depuis zéro, il doit juste un peu adapter, etc. Donc, ça, j'y crois beaucoup. Maintenant, comment est-ce que mes développeurs professionnels exploitent ça ? Là, c'est encore un autre challenge.

  • Speaker #0

    Et là, c'est un autre débat, mais c'est un petit peu, si on se projette dans 5 à 10 ans, j'ai déjà pas mal pensé à ça. Nouveau liège génératif pour générer du code ou du low code peut vraiment aider énormément. Tu peux prototyper très, très vite des choses. Donc, tu peux élever le niveau de base de quelqu'un à un niveau médiocre, on va dire, peut-être. Peut-être pas senior encore. Quoique, ça arrive. Mais par contre, les gens qui sont déjà experts, eux peuvent l'utiliser et encore être plus performants. Le problème que je vois à terme, c'est que les gens qui n'ont pas fait tout le chemin d'un développeur professionnels ou experts maintenant, vont se retrouver à pouvoir réaliser ou développer des choses très rapidement, mais sans connaître exactement comment ça a été construit. Donc à un certain moment, ils vont arriver, je pense, à un plafond où leurs connaissances ne vont simplement plus être suffisantes pour pouvoir aller plus loin par rapport à un développeur professionnel qui pourra toujours, lui, comprendre ce qui a été fait et se dire, ok, là, ça ne marche pas pour ça. Enfin, c'est au niveau de l'adoption justement de ces outils et de la... courbe d'apprentissage nécessaire quand on apprend un nouveau langage par exemple j'ai l'impression qu'à terme des développeurs plutôt juniors maintenant ne seront pas aussi performants après 5 ans qu'un développeur qui a appris tout from scratch de lui-même sans IA générative l'été, alors j'ai l'impression que c'est très bruyant ce que j'ai dit, c'est pas grave mais je sais pas si tu comprends le message le gap en termes de connaissances acquises, donc l'IA générative te permet de faire beaucoup Mais est-ce que ça ne va pas créer un gap immense à terme parce que tu n'auras pas acquis la connaissance de manière habituelle où tu vas faire des essais, des erreurs et c'est comme ça que tu apprends finalement ? Alors, tout ça pour revenir sur tes développeurs seniors qui n'utilisent pas encore justement ces outils, ces possibilités-là.

  • Speaker #1

    Alors, je pense que l'essai offre sera toujours là et justement, là où je vois par exemple un cas d'utilisation, si je regarde moi-même... C'est justement de s'aider des agents, les copilotes, les TTPT, justement pour résoudre des problèmes qu'on a en développement, même si on sait comment ça se passe. Je vais prendre mon cas. J'ai été développeur dans le passé, les années passent, il faut bien s'en rendre compte. Et donc, on n'est plus le développeur qu'on était quand on faisait ça tous les jours. Et donc, parfois, pour le plaisir ou quelques petites choses, je fais encore un peu de développement. J'ai perdu des réflexes, etc. Et donc, le fait d'avoir à côté de moi un copilot ou un chat GPT, même si j'ai encore des bases et j'ai des souvenirs, je peux m'adresser à lui, il me rafraîchit la mémoire et je repose des questions. Donc, je pense qu'en utilisant bien l'IA et ses agents, ils vont nous fournir des réponses. Et donc, je reviens sur mes développeurs professionnels. Peut-être qu'ils ne vont pas s'en servir pour avoir une base. une ébauche d'applications qui vont adapter ensuite. Mais par contre, ce que je veux, c'est le nombre de fois où on a une discussion, même si on est sur du low-code, on a un problème, on est bloqué, et je les vois discuter entre eux, et je dis, vous discutez à trois, est-ce que vous discutez aussi avec le quatrième, Copilot ou ChatGPT ? Et ça, c'est un vrai réflexe. Et c'est là où je crois vraiment dans les agents, et finalement des agents assez génériques comme on a aujourd'hui à ChatGPT, c'est que... Avant de faire quelque chose, on se pose la question, est-ce que je pourrais le faire plus rapidement avec un agent ? Et donc, je pense que partir d'une feuille blanche sur plein de choses, que ce soit du développement ou autre chose, on a la période des évaluations annuelles, fixer les objectifs, etc. C'est des choses où finalement, en échangeant quelques promptes avec un agent, on va pouvoir formaliser beaucoup mieux, avoir une vue beaucoup plus claire. Donc plutôt que, au lieu de partir d'une feuille blanche, maintenant, on ne part plus jamais d'une feuille blanche.

  • Speaker #0

    Tu brainstorm avec ton agent.

  • Speaker #1

    Tu brainstorm avec ton agent et tu as au moins un point de départ. L'erreur, par contre, et je pense que ça rejoint un peu ce que tu disais tout à l'heure, l'erreur serait de s'arrêter à ça et de prendre ça pour argent comptant. Là, alors, on va avoir une perte, je crois. Et donc, il faut que les gens gardent leur esprit critique et qu'ils ne se disent pas Ok, après 10 minutes et deux promptes, c'est bon, je copie, je colle et c'est parti. Je pense que c'est important, c'est de prendre ça vraiment comme une pierre à casser et puis d'avoir son esprit critique, de professionnel, quel que soit le profil, et d'aller plus loin.

  • Speaker #0

    C'est ça. Ok. Justement, chez John Cochrill, est-ce que vous avez déjà implémenté des flux ou des power apps où vous faisiez appel à une certaine forme d'intelligence artificielle, IA générative ou pas ? Est-ce que vous avez des exemples ou pas ? Ou est-ce que vous avez émis certaines idées de là où l'IA pourrait vraiment être utile aussi dans ce genre d'application ?

  • Speaker #1

    Donc, plusieurs choses par rapport à ça. Déjà, comme je l'ai dit, on l'évoquait tout à l'heure, le parcours de digitalisation, on a la chance d'avoir beaucoup de données de qualité. Et ça, c'est un peu le point de départ, si on veut. Je pense qu'on en discutait avant l'enregistrement. Il y a d'autres personnes qui sont venues ici et qui l'ont évoqué. Aujourd'hui, avec la hype autour de l'IA, on a l'impression que tout le monde peut faire de l'IA en un claquement de doigts. Mais à un moment donné, si on veut faire de l'IA sur des données qui sont les nôtres, il faut d'abord avoir des données en bon état, gouvernées, etc. Et là, la chance qu'on a chez John Cockerell, c'est qu'avec toutes les applications, on a collecté de la donnée de qualité. Et donc maintenant, on pourrait se permettre, dans l'exploitation de ces données, de mettre des agents. Et alors là, ça me permet de faire un parallèle. C'est qu'aujourd'hui, comment est-ce qu'on exploite cette donnée-là ? On va faire du Power BI, donc on va faire du reporting. Finalement, du reporting, comment ça se passe ? On va s'asseoir avec les gens du métier, on va essayer de comprendre avec eux les questions auxquelles ils essayent de répondre, et puis on va leur développer des rapports, un peu comme on développe l'application, là c'est du temps. Moi, là, je crois qu'il y a vraiment moyen de remplacer tout ce processus-là par connecter un agent directement sur les données, puisque finalement, l'utilisateur, quand il va être face à son rapport, il ne veut pas un rapport, il veut des réponses à des questions. Et donc, moi, je crois vraiment, et c'est des choses qu'on est en train d'essayer de mettre en place, à l'exploitation et que les gens, finalement, puissent arriver le matin, plutôt que de regarder un tableau de bord avec des KPIs dans tous les sens, poser des questions à une IA générative. Qu'est-ce qui s'est passé la dernière semaine, à la 24e heure ? Je reprends mon exemple, le pointage des ouvriers, par exemple. Je suis gestionnaire d'équipe, j'arrive. Est-ce que tu peux me faire un point sur les pointages de l'équipe cette semaine ? Julien, il semble que Benoît n'a pas saisi de pointage au cours des trois derniers jours. Pourtant, il était bien présent, etc. Et donc, si on arrive à alimenter un agent avec des données de qualité, je crois très fort à ça. Et donc, pour... pour couper finalement ce temps de développement de rapports, etc. Puisque la finalité, les gens veulent des réponses à des questions.

  • Speaker #0

    Ah oui, ok, c'est ça. Tu vois l'utilisation de ces agents, pas pour interpréter les données d'un rapport, enfin si aussi, mais tu pourrais te passer du rapport.

  • Speaker #1

    Absolument. Moi je pense qu'il y a moyen de se passer du rapport et finalement que les gens, ils ont des questions, qu'ils posent leurs questions.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu demandes même à l'agent, fournis-moi un visuel de l'évolution des pointages, on l'a dit deux derniers mois, mais sans que tu doives toi-même construire la pose. Ça, c'est un aspect que je n'avais pas encore réfléchi. Parce que j'allais rebondir en disant, oui, dans la suite de Microsoft, notamment Power BI, tu vas avoir un copilote qui va te permettre aussi de poser des questions sur ton rapport et tes données. Mais là, tu vas encore un step plus loin. C'est carrément couper du coup ce rapport et pouvoir juste délivrer un agent expert des pointages, par exemple, un agent expert des ventes, ce genre de choses. Oui,

  • Speaker #1

    parce qu'on en revient à notre discussion tout à l'heure. Un rapport. en fonction de la maturité des gens, etc. L'utilisation et l'interprétation d'un rapport, c'est aussi de la transformation digitale, c'est aussi de l'adoption. On a développé des rapports où il faut que les gens s'asseillent, comprennent le rapport, reposent des questions. Donc, tu vois, il y a tout un trajet. Donc, ça rend encore plus accessible la donnée, puisque la donnée, elle est... Il y a un rapport, on peut l'interpréter de plusieurs manières, on peut se tromper aussi. Donc, le fait de pouvoir échanger avec un agent par rapport aux résultats, etc. Moi, je crois très fort à cette partie-là. Ça, c'est un élément.

  • Speaker #0

    et je rebondis là-dessus, si tu veux bien en fait il y a une vidéo de Satya Nadella qui est sortie apparemment il y a quelques jours je ne l'ai pas vue, mais les collègues m'en ont parlé et la vision de Satya Nadella, si je ne me trompe pas c'est de dire que les plateformes SaaS, donc typiquement ton ERP SAP, machin ils seront toujours là évidemment, mais en back-end par contre la façon d'interagir avec eux tu ne vas plus ouvrir ton interface et remplir tes champs tu vas juste communiquer avec un agent qui lui va faire toutes les injections dans les champs nécessaires... De nouveau, on supprime l'interface classique utilisateur, on le remplace par un agent à qui tu peux parler vocalement ou entrer des messages, et lui va se charger de faire le nécessaire dans les systèmes. Donc en fait, on rejoint de nouveau ton approche pour les rapports.

  • Speaker #1

    J'ai entendu aussi ce discours-là. Alors, on a besoin de... On n'y est pas tout de suite. On a besoin de vieillesse. Mais ce que j'aime bien, c'est de reconnecter ça avec l'exemple qu'on prenait tout à l'heure, des gens qui ne sont pas encore à l'aise pour partager le bon écran. Évidemment. Et moi, une des craintes que j'ai, là je vois ma mission finalement, c'est qu'il y a une fracture technologique. C'est que les nouveautés technologiques arrivent de plus en plus vite. Et à chaque fois, on a un pourcentage de gens qui vont les adopter. C'est chaque fois un pourcentage du groupe d'avant. Et donc, si la vision que tu expliques ici, par exemple de Satya Nadella, c'est seulement 5% des gens de l'entreprise, mais alors le gain en productivité, il reste quand même bas.

  • Speaker #0

    Après, est-ce que tu ne penses pas que c'est plus facile de parler avec un agent que de s'y retrouver dans une interface SAP ? Tu vois, c'est aussi ça le truc, il faut se dire. Peut-être que c'est plus simple en fait et que justement la barrière à l'adoption va diminuer. Alors, je n'en sais rien, mais peut-être que c'est un peu la vision qui a été partagée. Donc là, c'est finalement plus simple de t'exprimer qu'un agent qui va comprendre ce que tu lui expliques que d'apprendre à savoir quel bouton cliquer, sur quel bouton cliquer. quel champ et quel titre rempli. Donc, si je viens passer une nouvelle commande dans SAP, je vais l'exprimer vocalement à mon agent et lui va faire le nécessaire parce qu'il connaît mieux que moi, en fait, l'interface. Et si l'interface change, ça ne change rien pour moi, en fait. Moi, je sais juste que j'ai vendu quelque chose en plus et l'agent, il connaît le truc derrière. Donc, moi, c'est ça qui m'intéresse et je serais curieux de voir si on va vers ça. Je pense qu'à terme, on y sera. Est-ce que ce sera dans 5 ans, 10 ans, 15 ans ? En tout cas, c'est quelque chose qui est... qui commence à émerger tout doucement et je trouve l'idée intéressante.

  • Speaker #1

    En tout cas, personnellement, je crois vraiment beaucoup... Et si on regarde aujourd'hui et qu'on voit ça comme un trajet, aujourd'hui, à l'agent, on prenait l'exemple avec la Power Platform, l'agent est là, on lui pose des questions. L'exemple que tu prends avec SAP, si j'ai un agent qui est là et qui m'aide, mais comme je dis, la vision Satya Nadella, elle est à X années, où ça a complètement remplacé. Je crois que mon sentiment aujourd'hui, c'est que la bonne expérience utilisateur, c'est d'avoir l'agent qui est là pour aider, mais on ne va pas supprimer directement. les interfaces. Et je reviens à ton point tout à l'heure où tu disais, mais finalement, si on interagit plus qu'avec des agents et avec un client, est-ce qu'on ne va pas perdre de la connaissance ? Tu prenais l'exemple pour les développeurs. Je veux dire, aujourd'hui, des acheteurs dans SAP, etc., les gens savent comment SAP ou un ERP fonctionne. Tu vois, est-ce que le fait d'avoir...

  • Speaker #0

    Oui, mais tu vois, ce qui est important, c'est qu'ils vendent ou c'est qu'ils remplissent des champs dans un système, tu vois ? Est-ce que c'est pas finalement recentrer les gens vers là où ils sont bons, c'est-à-dire vendre, par exemple, ou faire le support client ou whatever ? C'est une discussion intéressante, mais en fait, je repense un peu à l'évolution technologique de ces 15-20 dernières années, mais si on revient 15 ans en arrière, 2010, je ne sais pas exactement quand Azure a émergé, mais je pense que c'était aux alentours de 2010-2012. Même un peu plus tard,

  • Speaker #1

    je crois.

  • Speaker #0

    Et donc quand on voit maintenant tout ce qu'on peut faire dans le cloud et le fait que ce soit cloud first et que toute cette évolution technologique a été... permis finalement par le cloud, notamment. Mais je me dis finalement, si on se projette dans 15 ans plus tard, parce que 15 ans c'est long sans être vraiment très très long, mais à quoi est-ce qu'on peut s'attendre ? Tu vois, c'est... Le monde d'avant le cloud, c'était il n'y a pas très longtemps. On l'a tous connu, on a tous bossé dans ce monde-là. Pourtant c'était... Le monde avant Internet, c'était encore 15 ans avant. Donc on va dire 2010, 1995. Donc ces paliers sont beaucoup plus... court que ce qu'on pense, en fait.

  • Speaker #1

    Oui, et c'était un peu mon point tout à l'heure, c'est-à-dire que ça s'accélère. Ça s'accélère, et je reviens, il faut s'assurer que les gens adoptent les technologies. Et plus ça va vite, et ce qu'il ne faut pas oublier aussi, il ne faut pas oublier que les gens, comme je le redis, nous,

  • Speaker #0

    on est dans tout le temps.

  • Speaker #1

    On est des technologues, il y a une certaine passion aussi. J'ai pas mal de gens dans mon équipe qui sont friands de ça, qui regardent, qui connaissent les nouveautés, qui ont vu le dernier speech de Satya. Mais ce qu'on veut finalement, si je regarde les 8000 personnes de chez John Cochrill, c'est comme tu dis, c'est les acheteurs, les vendeurs, etc. Les gens qui font tourner la société au jour le jour, qu'eux adoptent la technologie. Donc ça, c'est vraiment mon point. C'est très bien que ça aille très vite, mais il y a une question de maturité de la technologie. Et si je regarde chez John Cochrill, malheureusement, j'ai envie de dire, toute cette hype autour de l'IA a fait perdre un petit peu... le focus sur le fait que le low-code avait encore beaucoup de valeur à apporter. Aujourd'hui, tout le monde voudrait faire de l'IA. Et là où on a essayé d'éduquer les gens depuis cinq ans, dans une démarche de digitalisation, où repartons du problème qu'on veut résoudre, quel est le problème qu'on veut résoudre, et puis on trouverait la bonne solution. Et parfois, la bonne solution, c'est tout simplement d'utiliser des outils en place. On a oublié que j'ai eu des cas, pas du cocaïne, j'ai eu des cas de brainstorming pour utiliser l'IA. Moi, je suis vraiment contre ça, en fait. Pourquoi ? Parce qu'on part de la solution. Tu vois ?

  • Speaker #0

    Je n'ai pas compris, tu peux revenir, du brainstorming pour utiliser l'IA ?

  • Speaker #1

    Oui. Ah oui,

  • Speaker #0

    donc ce n'est pas à partir des problèmes et challenges.

  • Speaker #1

    On ne part pas des problèmes, avec la hype qu'il y a aujourd'hui.

  • Speaker #0

    À quoi pourrait servir l'IA dans mon entreprise ? Exactement. Non, ok. C'est plutôt...

  • Speaker #1

    On est vraiment mal à l'aise avec ça. Moi, je suis, ok, on connaît les problèmes et puis on a toute une palette de solutions. Avant, on avait du développement traditionnel, on avait du SharePoint, on avait, ok. Puis on a eu du low-code, on a rajouté un outil. Aujourd'hui, à l'IA, on rajoute un outil très performant, comme on en discute depuis quelques minutes. Mais partir du point de vue où j'ai l'outil et qu'est-ce que je peux faire avec, ça me pose vraiment un problème. C'est quelque chose où on a essayé d'éduquer les gens pendant cinq ans en disant c'est quoi votre problème, on va y amener la bonne solution. C'est peut-être du low-code, c'est peut-être utiliser SharePoint, c'est peut-être d'acheter une solution sur le marché comme tu le disais. Finalement, on déséduque un peu les gens. On revient en leur disant maintenant on a l'outil magique, l'IA. Et alors ce que je vois, c'est dans les... Là où les gens avant nous disaient, aujourd'hui je dois faire ça et ça manuellement, est-ce qu'on pourrait faire une appli, une Power Apps, etc. Aujourd'hui, les gens nous contactent à l'équipe informatique quand ils ont essayé des choses qui sont bloquées et ils attendent la baguette magique. Et donc, j'ai vraiment beaucoup d'exemples où les gens m'appellent, Julien, il faudrait qu'on utilise l'IA parce qu'on est bloqué là. Et donc, ça veut dire que dans l'imaginaire collectif,

  • Speaker #0

    ça reste encore très flou pour beaucoup de gens.

  • Speaker #1

    Donc, il y a un gros travail d'éducation.

  • Speaker #0

    La façon dont... Moi, je fais beaucoup de missions de roadmap IA. On les appelle comme ça parce que c'est comme ça qu'on le positionne. Mais en fait, typiquement, je vais interviewer... plusieurs personnes dans une société, j'imagine que c'est exactement comme ça que tu fonctionnes aussi, mais je ne leur demande pas à quoi pensez-vous que l'IA peut servir. Je ne mentionne même pas ce mot quand on fait des interviews, c'est c'est quoi vos problèmes aujourd'hui, c'est quoi votre challenge, c'est quoi votre défi, et qu'est-ce qui pourrait vous faire gagner du temps par exemple, ou à quelle solution vous, vous pensez, sans parler d'IA. Et ensuite on regarde, ok, est-ce que, comme tu dis, c'est résolu par du low-code, par une application, par autre chose, par de l'IA potentiellement. Et je trouve que quand on utilise cette Ausha, c'est beaucoup plus simple aussi d'engager dans les discussions et ça permet de se poser les bonnes questions, vraiment. Et après de revenir avec une roadmap d'use case purement IA, ça ne veut pas dire que les autres ne le font pas, mais ça veut dire qu'ils sont traités différemment. Et là, on arrive à avoir des résultats réels. Ok, donc un conseil peut-être pour toi dans les entreprises qui voudraient se lancer dans le low-code, dans l'IA, la façon d'aborder les choses, qu'est-ce que tu pourrais leur conseiller si elles n'ont pas encore passé le cap ? Tu vas convaincre un collègue IT manager ou responsable de département, métier, d'envisager leur digitalisation avec... notamment le low-code et tout ce que tu nous as expliqué sur la gouvernance, le fait de rendre les outils dans les mains des utilisateurs finaux. Comment tu peux t'y prendre ?

  • Speaker #1

    Comment on s'y prend tous les jours chez Don Coquille, au risque de me répéter un petit peu, mais on les amène finalement à expliquer comment ils fonctionnent et à comprendre avec eux c'est quoi leur problème. Et c'est là, comme je te le disais tout à l'heure, où je vois notre lien, notre rôle, notre mission. C'est de les aider à faire le lien entre, comme tu viens de le dire, ça on peut le résoudre avec l'IA en effet. Ça c'est plutôt un rapport Power BI, ça c'est plutôt du low-code. Mais ça tu sais qu'en fait on est censé le faire dans SAP, c'est juste qu'on a oublié qu'on le faisait dans SAP. Mais en fait c'est réutiliser des outils. Donc j'ai tendance à ramener finalement toute cette technologie avant tout à amener des solutions aux gens en comprenant leurs problèmes. Pour moi c'est vraiment le point de départ, c'est ce que tu essayes de faire comme tu viens de le dire quand tu rencontres des clients. Et... Et donc, je continue, je vais dire, cette mission d'éducation. Quels sont les problèmes qu'on essaye de résoudre ? Alors après, évidemment, il y a cette hype aujourd'hui qui est vraiment très forte. Et elle a un point très positif, c'est qu'elle a aussi finalement ouvert les yeux à un certain nombre de personnes, peut-être réfractaires à la digitalisation, etc. À leur donner envie. Et donc, ça, c'est très, très positif. Par contre, je pense que là où on pourrait ne pas du tout rendre service à une technologie... à l'IA, mais je disais le low-code tout à l'heure aussi, ce serait de faire croire que c'est une baguette magique et qu'en deux coups de cuir à peau, évidemment, tout est réglé. Et ça, aujourd'hui, à mon avis, il faut faire la part des choses entre tout ce qu'on voit sur le marché, tous les discours, tous les acteurs. Il y a vraiment beaucoup d'acteurs qui se sont engouffrés là. Et ça, c'est aussi notre rôle, je pense, chez Junko Hills, encore une fois,

  • Speaker #0

    d'encadrer Paris vers l'une direction.

  • Speaker #1

    Exactement. Mais tu prenais l'exemple, et on en a eu, j'ai eu un contact hier, super positif, super intéressant, avec un collègue en France, qui est juriste, et qui a besoin de faire de la revue de contrat, etc. Et tout simplement, matériellement, son problème pour lui, il est clair, c'est que s'il doit le faire dans le temps qu'il y a un parti, il doit engager des gens, etc. Et c'est pas possible. Et là, on a un vrai bon use case. Et là, ça permet, et alors la personne a fait cette voie, il a fait des tests, etc. Il a identifié des solutions et là, on l'encadre, on essaye et on déploie. Mais on part du problème.

  • Speaker #0

    Tout à fait. OK. Une dernière question avant de tout doucement clôturer l'épisode. Si tu te projettes avec ta casquette de technologue dans les, on va dire, 3 à 5 ans à venir, comment est-ce que tu penses que ces solutions low-code, IA, GNI, agent vont encore pouvoir évoluer ? Est-ce que tu as une idée là-dessus ? Tu as déjà un peu... penser à ça ou comment on évolue avec le avec les vendeurs ?

  • Speaker #1

    Moi, le premier point, c'est si je regarde chez John Cockerell et dans les solutions, dans les sociétés de cette taille là, il y a déjà beaucoup de solutions qui sont déployées. On a des ingénieurs qui font du dessin, de l'engineering, des autocades, etc. Et donc. Moi, ici, sur le court terme, je crois vraiment à la valeur ajoutée de l'IA qu'on a qualifiée chez nous d'infuser dans les produits existants. Oui, clairement. Par exemple, je suis persuadé que les personnes les mieux placées pour amener des solutions aux ingénieurs qui font du dessin, chez John Cochrill, qui utilisent Autocad ou Siemens, etc., ce sont ces acteurs-là, ces vendors-là, parce qu'ils connaissent la problématique, ils connaissent leurs utilisateurs. Et donc, pour moi, le premier step... Ça doit venir de là. Donc ça, c'est un travail qu'on a commencé aussi, c'est de recenser dans toutes les solutions qu'on a, si les vendors ont une approche. Exactement. Parce que là aussi, ce n'est pas dit que nos dessinateurs vont d'eux-mêmes se dire, il y a de l'IA. Là aussi, il faut un enthousiaste, le cas échéant. Donc moi, j'aime bien de voir ça comme, je n'aime pas qu'on saute les marques en termes d'adoption, etc. On se familiarise au fur et à mesure. Et donc, je crois très fort et c'est très bien que tout le monde investisse dans l'IA. pour que chaque produit, on aille plus loin et on fasse plus, plus vite avec les produits qu'on a déjà, grâce à l'ajout d'agents. Ça, c'est une chose. Le deuxième élément, et je veux dire, pas dire qu'il me fait peur, mais qui est vraiment une fixation pour moi, c'est l'expérience utilisateur, parce qu'après, on va se retrouver avec des agents partout.

  • Speaker #0

    Et là, on va revenir un peu comme une interface utilisateur. Il faut qu'elle soit ergonomique, etc. Et je pense que là, il va y avoir un défi à un moment donné. On va se retrouver avec des agents. On va avoir l'agent d'AutoCAD, l'agent d'SAP, l'agent ceci. Nous, on va développer des agents. Comment est-ce que finalement, on rend ça vraiment ergonomique et que les gens arrivent le matin et disent Attends, j'ai 36 fenêtres ouvertes parce que j'ai un chatbot là, j'ai un chatbot ici, etc. Et donc là,

  • Speaker #1

    les systèmes d'agentique orchestrés, entre eux,

  • Speaker #0

    etc. Ça, je pense que ça va être nécessaire à terme. C'est finalement à l'heure de rationaliser et de revenir, un peu comme aujourd'hui, où les gens vont avoir 36 onglets ouverts sur les différents sas. C'est plus très ergonomique. Et donc là, je pense qu'il y a une vraie réflexion. Et tu vois, quelle que soit la technologie dont on parle, finalement, et si on regarde nos parcours, toi et moi, depuis 15-20 ans, quelle que soit la technologie et les bons qu'on fait, On en revient à de l'adoption. Est-ce que c'est ergonomique ? Est-ce que les gens vont s'en servir ? Et donc, oui, je pense qu'il y a un risque à un moment donné qu'on ait des chatbots partout, qu'on ne sache plus auquel on parle, etc. Et donc, il y a une réflexion à avoir à comment on opère toujours cette expérience. Et comme tu le dis, certainement, une espèce d'agent centralisé qui va pouvoir rendre tout ça accessible.

  • Speaker #1

    Il y en a qui croient beaucoup aussi aux chatbots vocaux, mais je me disais, si on n'interagit plus qu'avec des chatbots et que ce ne sera qu'en vocal, Ça va faire un bouc à Farnahum sur les open space.

  • Speaker #0

    Oui. Et puis encore une fois, le canal est très important, comme tu le dis, sur un open space, qu'on voit déjà aujourd'hui, on rajoute des bulles partout, parce qu'on peut demander en tout.

  • Speaker #1

    Il y en a une bulle par personne.

  • Speaker #0

    Mais par contre, les voitures arrivent de plus en plus connectées, en fonction des trajets. On parlait avant le podcast, à Bruxelles, etc., tu peux être longtemps dans ta voiture. Et bien si là, en effet, tu peux... Tu peux exploiter ce temps-là et parler à ton agent. Moi, là, aujourd'hui, je cherche la bonne solution en respectant, évidemment, toutes les contraintes légales, etc., pour exploiter un agent dans la voiture, parce que j'aurais plein de choses à lui dire, plutôt que de passer un coup de fil, etc. Et là, je pense qu'il y a certainement du temps de productivité, quel qu'il soit. On est posé, on couche des idées, on n'est pas dérangé. Voilà. Là, l'agent vocal, et tu vois, je reviens un peu tout à l'heure, euh... Mon ouvrier, il a besoin d'une interface smartphone. Mon employé, il est plutôt sur son PC. Les canaux, l'expérience utilisateur est vraiment importante pour accéder à la technologie qui est la même derrière.

  • Speaker #1

    Après, c'est toujours la même. On aborde ça de nouveau avec notre casquette de technologue. Donc, on voit ça d'un oeil très positif et assez enthousiaste. Mais finalement, ce n'est pas parce qu'on va avoir des agents qui vont nous rendre plus productifs qu'on va travailler moins. On pourra faire juste beaucoup plus. Et ça, c'est quand même une réflexion aussi à avoir. C'est dans quel monde est-ce qu'on s'engage ? Alors, c'est génial. Je suis convaincu, ça m'intéresse à fond. Mais ce côté de course permanente vers toujours en faire plus, ça pose aussi certaines questions. Et j'imagine que certains auditeurs auront également ça derrière la tête. En tout cas, voilà. Écoute, je pense qu'on arrive tout doucement à la fin. C'était super. Merci beaucoup, Julien. Merci, Benoît. Si certaines personnes veulent te contacter, est-ce que... Comment est-ce qu'on peut le faire ? Via LinkedIn.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le plus facile. Ok, très bien. N'hésitez pas, avec plaisir. Cool.

  • Speaker #1

    Écoute, en tout cas, on souhaite encore beaucoup de bonnes choses à toi et à John Cochry, dans ce monde du low-code, de l'IA. On aura l'occasion de reparler, j'espère. Peut-être qu'on peut se revoir d'ici un an ou deux pour un nouvel épisode où tu vas nous raconter comment vous avez intégré l'IA générative de manière encore plus forte dans vos process. Merci beaucoup, Julien.

  • Speaker #0

    Merci, avec plaisir. C'était vraiment une chouette expérience. et j'ai pris beaucoup de plaisir aussi à écouter un certain nombre d'interlocuteurs qui sont venus ici avant moi et c'est vraiment une chouette initiative donc hâte de découvrir les prochains et merci pour l'invitation

  • Speaker #1

    Merci beaucoup et au revoir à tout le monde

  • Speaker #2

    Au revoir

  • Speaker #3

    Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin si vous l'avez apprécié n'hésitez pas à le partager à vos amis, à votre famille et à vos collègues. Nous vous serions très reconnaissants si vous pouviez laisser une évaluation 5 étoiles dans votre application de podcast préférée. Ça nous aide vraiment à grandir. Vous avez un projet en IA ? Des idées que vous souhaitez discuter ? Notre société, Delaware, peut vous aider. N'hésitez pas à nous contacter sur portraitia.delaware.pro portrait au pluriel ou sur les réseaux sociaux. C'était Léla Rebou et Benoît Loffey et on vous dit à très vite !

  • Speaker #2

    C'est un moment étonnant, mais c'est un moment étonnant.

Description

Low-code, IA et agents : comment John Cockerill accélère sa transformation digitale


Le low-code et l’intelligence artificielle changent la donne dans l’industrie. Mais comment ces technologies sont-elles réellement utilisées en entreprise ?


Dans cet épisode, je reçois Julien Bonsangue, Head of Digitalization, Data & Analytics chez John Cockerill. Il nous explique comment son équipe développe et déploie des applications en un temps record grâce au low-code, et comment l’IA générative transforme la prise de décision sur le terrain.


🛠️ Ce que vous allez apprendre :

  • Comment développer rapidement des applications métiers avec le low-code

  • L’impact de l’IA générative et des agents intelligents sur le travail des équipes

  • Les défis concrets de la digitalisation industrielle

  • Pourquoi l’automatisation ne remplace pas l’humain, mais lui simplifie la vie


Un épisode pour celles et ceux qui s’intéressent à la transformation digitale, aux outils d’IA et à l’évolution des métiers face aux nouvelles technologies.


🎧 Disponible sur toutes les plateformes de podcast !


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Transcription

  • Speaker #0

    C'est un peu le fil conducteur de ma carrière, c'est d'être le lien entre la technologie et les gens, et donc finalement de développer des produits qui utilisent la bonne technologie pour résoudre des problématiques. En fait, si je regarde chez John Cochrill, l'équipe digitalisation, en 5 ans, on a livré certainement 30, 40, 50 applications, et des grosses, on a des applications aujourd'hui qui sont utilisées par pas loin de 1000 personnes tous les jours. Mais au début, ce qui était vraiment intéressant, c'est que les premières fois, quand on a dit à des collègues Écoutez, on est lundi, on vous fera une démo vendredi d'où on en est ils ont rigolé. Oui, oui, oui, on connaît avec l'informatique, on en reparle. Si on a la démo dans six mois, on se traque longtemps aussi. Et donc, ça veut dire qu'au début, il y a du scepticisme, évidemment. Et donc, moi, je crois vraiment, et c'est des choses qu'on est en train d'essayer de mettre en place, à l'exploitation et que les gens, finalement, puissent arriver le matin et plutôt que de regarder un tableau de bord avec des KPIs dans tous les sens, poser des questions à une IA générative. Qu'est-ce qui s'est passé la dernière semaine, les quatre dernières heures ? Je reprends mon exemple, le pointage des ouvriers, par exemple. Je suis gestionnaire d'équipe, j'arrive. Est-ce que tu peux me faire un point sur les pointages de l'équipe cette semaine ?

  • Speaker #1

    Et la vision de Satya Nadella, si je ne me trompe pas, c'est de dire que les plateformes SaaS, donc typiquement en ERP, SAP, machin, ils seront toujours là, évidemment, mais en back-end. Par contre, la façon d'interagir avec eux, tu ne vas plus ouvrir son interface et remplir tes chances, tu vas juste communiquer avec un agent qui lui va faire tout. les injections dans les champs nécessaires. De nouveau, on supprime l'interface classique utilisateur, on le remplace par un agent à qui tu peux parler vocalement ou montrer des messages, et lui va se charger de faire le nécessaire dans les systèmes. Les portraits de Lya avec Leïla et Benoît. Bonjour à toutes et à tous, chers auditeurs et chères auditrices, et bienvenue pour ce quinzième épisode des Portraits de l'IA. Aujourd'hui, nous accueillons Julien Bonsang. Salut Julien.

  • Speaker #0

    Salut Benoît, bonjour à tous.

  • Speaker #1

    Voilà, alors Julien est Head of Digitalization, Data and Analytics chez John Cochrill, et on l'a invité aujourd'hui pour qu'il nous raconte son parcours, qu'il nous explique surtout aussi les technologies low-code qu'ils utilisent beaucoup. On va parler aussi de l'IA, des agents. C'est un petit peu le programme de cet épisode. On espère qu'il vous plaira et je propose qu'on commence tout de suite. Alors Julien, pour que nos auditeurs arrivent un peu à te cerner, est-ce que tu peux nous expliquer ton parcours d'une manière générale, depuis tes études jusqu'aux fonctions que tu occupes aujourd'hui ?

  • Speaker #0

    Oui, bien sûr. Donc, j'ai une formation d'ingénieur civil en électronique. toujours été passionné d'informatique, de développement logiciel, etc. Après mes études, j'ai travaillé d'abord une petite dizaine d'années dans une PME liégeoise où on faisait des solutions industrielles. J'ai commencé comme ingénieur en recherche et développement, faire du développement de logiciels embarqués, avec des contraintes de temps réel et des choses comme ça, donc des choses très très techniques, parce que je suis passionné par la technique. Et puis, ce qui est important pour moi, et ça c'est peut-être un fil conducteur, c'est finalement de rendre la technologie accessible aux gens. Je dirais que ça, c'est un peu le fil conducteur de ma carrière, c'est mettre le lien entre la technologie et les gens. Et donc, finalement, de développer des produits qui utilisent la bonne technologie pour résoudre des problématiques. C'est finalement comme ça que je vois l'ingénieur, de manière un peu... C'est quelqu'un qui trouve des solutions aux problèmes et qui amène des solutions, si possible ergonomiques. un autre élément qui me tient à cœur, sur lequel on pourra revenir. Donc voilà, j'ai développé pendant une dizaine d'années des interfaces utilisateurs pour des applications critiques dans le monde industriel. Après quelques années en recherche et développement, je suis passé plutôt côté product management, donc justement, réflexion sur les solutions, c'est quoi les bons produits, c'est quoi les problèmes qu'on essaye de résoudre. Et voilà, ça a été une première partie de ma carrière où j'ai pris beaucoup de plaisir, et puis j'ai eu l'opportunité de rejoindre John Cochrill, Il y a presque cinq ans maintenant. Encore une fois, pourquoi est-ce que l'aventure chez John Cochrill m'a séduit dès le départ ? C'était donc, en tant que responsable de la digitalisation, c'était de digitaliser les processus internes. Et ce qui m'a attiré, c'était finalement de pouvoir résoudre des problèmes de mes collègues, des gens qui sont là autour de moi, des gens très proches, pouvoir comprendre avec eux leurs problématiques. C'est vraiment ça qui m'a séduit. Et puis, il y avait l'opportunité finalement de découvrir une nouvelle technologie. Comme j'ai dit, moi, je venais de l'électronique embarquée, des développements logiciels très bas niveau, ce qu'on appelle aujourd'hui de la IoT, l'industrie 4.0. Bon, il y a une dizaine d'années, c'était les prémices de tout ça. Alors que chez John Coquille, finalement, je passais dans un monde un peu plus d'informatique de gestion, qu'on pourrait dire, où notamment, on regardait les nouvelles technologies. Il y avait un souhait d'aller vers, par exemple, le low-code. Et c'est, et comme on va en reparler, ce sur quoi je me suis concentré ces cinq dernières années. D'abord en tant que responsable de la digitalisation, et puis au fil de lots et des opportunités, j'ai pris d'autres responsabilités.

  • Speaker #1

    Très bien, merci beaucoup. Alors, moi, je sais évidemment ce que c'est le low-code, le no-code, mais ce n'est peut-être pas le cas de tous nos auditeurs. Donc, est-ce que tu peux nous expliquer d'une manière générale, avec des mots simples, ce que couvrent en fait ces technologies et à quoi elles sont utiles d'une manière générale ?

  • Speaker #0

    Alors, les développements logiciels, comme j'ai dit, il y a finalement plein de langages de programmation. Et finalement, il faut voir le low-code comme une forme nouvelle de langage de programmation. Sauf que... Dans une démarche, comme je le disais, moi personnellement, où j'essaie de rendre la technologie accessible, les vendeurs comme Microsoft, SAP, etc., il y en a plein sur le marché, essayent eux aussi toujours de rendre la technologie plus accessible aux gens. Et donc, ils ont développé des technologies low-code. J'aime les qualifier aussi d'un langage informatique, mais sauf que c'est beaucoup plus visuel et beaucoup plus accessible à tout un chacun. Alors, on peut les utiliser pour faire des solutions complexes, on y reviendra. qui peuvent être utilisés par des professionnels, et je crois beaucoup en ça, et c'est ce qu'on a fait chez JunkoKill. Mais c'est aussi accessible à tous les employés de la société qui voudraient implémenter une petite solution à leur niveau.

  • Speaker #1

    Ce qu'on appelle le citizen developer.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça veut dire que moi, typiquement, j'ai un collègue qui a un problème avec une certaine suite de tâches qu'il effectue tous les jours. Il pourrait se créer... une petite application en faisant du drag and drop d'éléments visuels, configurer un petit flux derrière et publier son application pour lui ou pour son département pour pouvoir être plus efficace. C'est vraiment ça.

  • Speaker #0

    Absolument, tu as parfaitement résumé. Et cet aspect visuel finalement, et sortir, il y a une abstraction. On n'est plus dans... je dois rédiger du code. Non, c'est vraiment finalement, je vais prendre une boîte qui dit... Je vais prendre un exemple finalement très simple, quand on met une règle dans Outlook, et qu'on dit quand un email arrive, je le mets comme lu, et puis je le déplace dans tel répertoire, ou je l'archive à tel endroit, c'est déjà finalement une forme de low-code. C'est ça. Et c'est dans cette idée-là. Sauf qu'aujourd'hui, les plateformes low-code peuvent interagir avec quelque chose de beaucoup plus large, que ce soit du stockage, dans notre cas sur SharePoint, envoyer des messages dans Teams. Il y a une foule finalement d'actions préconfigurées. Et ça permet aux gens de les enchaîner pour atteindre leurs objectifs de digitalisation personnelle.

  • Speaker #1

    Et pourquoi est-ce que tu penses que les vendeurs, comme tu disais, Microsoft, mais il y a aussi du SAP, ils le font, je crois que UiPath, c'est plutôt du RPA, mais UiPath, de la power platform de Microsoft.

  • Speaker #0

    Les Mendix aussi.

  • Speaker #1

    Les Mendix, oui, tout à fait. Pourquoi est-ce que tu penses que depuis quelques années, ça fait quoi, 5, 6 ans maintenant ? C'est vraiment top, top of mind. Pourquoi est-ce que tu penses qu'il y a eu cette... ce besoin pour ces vendeurs de développer ce genre d'outils. Est ce que c'était quelque chose qu'ils ont poussé ou tu sens qu'il y a vraiment une demande en fait des entreprises, des employés pour pouvoir construire un petit peu leurs propres applications ? Parce que je me souviens très bien, moi je travaille depuis 20 ans, il y a toujours eu cette discussion du Shadow IT, donc les personnes qui faisaient leurs propres fichiers Excel avec des macros dedans. On a essayé pendant tout un moment de supprimer tout ça. Et là, j'ai l'impression qu'avec le low code, ça revient en force, peut-être d'une manière plus gouvernée. Comment est-ce que tu ressens les choses ?

  • Speaker #0

    C'est absolument ça, en fait. Je me suis toujours posé, dès le premier jour, je n'étais pas là pour combattre, finalement, le shadow IT, qu'est-ce que c'est ? Ce sont des gens qui ont des problématiques, l'organisation ne leur amène pas des solutions, la solution, et donc, ils ont des choses à réaliser, et ils trouvent la solution par eux-mêmes. Et donc, oui, c'était une... une forme de digitalisation à leur niveau avec les écrits qu'ils maîtrisaient. Par contre, comme tu viens de l'évoquer, ça représente un grand nombre de risques. Les gens peuvent partir, je pense que bon nombre d'auditeurs auront déjà vécu le cas où on trouve une macro que tout le monde utilise mais avec un mot de passe dessus, on ne sait pas les sources, etc. Donc voilà, on s'est retrouvé avec des processus critiques ou des responsabilités critiques dans tous ces fichiers-là. Et le but n'est pas du tout de combattre. les gens qui amènent leurs propres solutions, je dirais que c'est même ça qu'on veut, par contre en diminuant les risques, dans un environnement maîtrisé, contrôlé, qui l'utilise, et puis on va parler de data, de nos jours quand on fait du développement, on manipule des données, de plus en plus de données, et tout le monde ne peut pas avoir accès à toutes les données. Et donc ça veut dire que si on ne maîtrise pas l'aspect de données aussi, je vais faire un développement, je vais utiliser telles données, des informations sur les employés, etc., que sais-je. Le mot gouvernance, tu l'as dit, est un mot très important. Donc nous, ce qu'on a essayé de faire chez John Cochrill par rapport au citizen development, c'est effectivement de mettre une gouvernance en place et de favoriser pour que les gens finalement implémentent dans quelque chose où on maîtrise les risques des solutions. Et pour répondre à ta question, est-ce que nous on voit un besoin ? En fait, si je regarde chez John Cochrill, l'équipe digitalisation, en cinq ans, on a livré certainement... 30, 40, 50 applications. Ah oui, à ce point-là. Et des grosses. On a des applications aujourd'hui qui sont utilisées par pas loin de 1000 personnes tous les jours.

  • Speaker #1

    Tu vas nous en dire un peu plus après.

  • Speaker #0

    Voilà, des applications de pointage et des choses comme ça. Mais même si on a délivré tout ça, à l'échelle d'une société qui fait aujourd'hui 8000 personnes, le nombre de cas d'usage qu'on aurait encore dû adresser, le nombre de besoins. Et donc, on ne pourra jamais avoir des équipes informatiques ou technologiques, quelles qu'elles soient, qui ont... qui ont une taille suffisante pour répondre à tous les besoins de l'organisation. Et donc, le fait de mettre des outils à disposition pour qu'eux aussi, à leur niveau, puissent adresser un certain nombre de cas problématiques, c'est indispensable.

  • Speaker #1

    Donc, en fait, ce que tu es en train d'expliquer, c'est que le département IT, finalement, est le garant de la gouvernance. C'est peut-être vous qui y allez. former les utilisateurs, leur expliquer comment ça fonctionne, donner accès à certains jeux de données dont ils ont besoin pour faire leur app, mais que le développement même des applications est fait par un utilisateur du métier accompagné probablement par l'IT, parce que tout le monde n'a pas non plus toutes les compétences pour le faire, mais c'est une espèce de modèle de délégation où finalement le produit fini revient dans les mains des utilisateurs finaux avec le support de l'IT. C'est un peu ça que je comprends.

  • Speaker #0

    Je dirais qu'il y a trois grandes approches. Donc, il y a l'approche centralisée, je vais dire, aux développeurs. C'est un peu ce que je disais tout à l'heure, c'est que je pense que le low-code, en tout cas, c'est ce qu'on a fait, c'est ce que je crois qu'on a prouvé. C'est qu'on peut utiliser, avec des développeurs professionnels, le low-code pour développer plus vite des applications. Ça, c'est un axe. Ça a été notre axe principal chez Don Coquille, je pourrais y revenir. Et puis, il y a en effet le deuxième axe, qui est celui dont on discute depuis quelques minutes. qui est de donner la main à des gens dans le business. Et là, je ferai la différenciation à deux niveaux. Une organisation comme John Cochrill, 8000 personnes, l'IT ne peut pas être partout. Et à un moment donné, avoir des développeurs, ou en tout cas des gens qui ont une capacité de développement au plus proche des utilisateurs, puisqu'on est présent partout dans le monde aujourd'hui, ça, ça fait sens. Donc, quand on parle de citizen development, en fait, il y a deux possibilités. Il y a le fait d'avoir des développeurs professionnels qui sont dans le business et qui ne sont pas à l'IT. Et là, l'IT, finalement, on met... un cadre, que ces gens puissent amener des solutions, et ça donne une flexibilité. On imagine les IT corporettes, enfin je pense que c'est comme ça dans toutes les boîtes d'une certaine taille, il faut faire un ticket, demander, etc. Donc là, ça nous permet de dire, vous pouvez développer vos solutions, nous sommes même ok que vous preniez un développeur, mais dans cet environnement-là, etc. Et nous, on va le maîtriser, on va gérer les backups, on va gérer les données auxquelles ils ont accès, etc. Et puis alors, il y a le deuxième cas où ce sont vraiment des employés qui ne sont pas des gens avec des fonctions technologiques. Ça peut être des gens à la comptabilité, à la finance, même des gens qui ont des rôles d'assistants, des chefs de projet, enfin plein de monde. Et là, comme tu dis, alors ce sont des gens qui doivent apprendre les rudiments pour le faire.

  • Speaker #1

    Et ça, vous leur donnez, enfin c'est des choses que vous faites, pour ce genre de personnes, vous ne reprenez pas les développements chez vous, à l'IT, mais vous les formez à correctement utiliser ces outils ?

  • Speaker #0

    Oui, alors ce qu'on a mis en fait, c'est en place un parcours de formation, mais où finalement l'investissement personnel est important. Parce que comme j'ai dit, comme nous, on propose aussi le modèle où nous développons les applications pour le business. À partir du moment où ils veulent prendre une certaine autonomie, ce que je veux éviter, c'est qu'on se retrouve finalement avec quelqu'un en Teams toutes les 10 minutes. Oui, avec une ligne,

  • Speaker #1

    etc.

  • Speaker #0

    Donc ce qui est important, et là on a organisé des parcours de formation. Et les gens ont accès à des fonctionnalités avancées de la plateforme au fur et à mesure où ils ont délivré des choses. Comme ça, on les force à commencer par des choses simples. Parce que voilà, on est tous des êtres humains, on pense à quelque chose et puis ça devient tout de suite très complexe. Et donc, on commence à faire un building avant de penser à faire une porte, une fenêtre ou un petit mur. Donc, on a vraiment essayé d'organiser un trajet de formation comme ça, pour que les gens puissent apprendre au fur et à mesure et faire des choses de plus en plus complexes. Ça, c'est un élément. Un deuxième élément, comme tu viens de dire, est-ce que vous les reprenez ? Là, ça dépend comment on positionne le low-code. Il y a des cas où les gens sont arrivés avec des applications qui faisaient exactement ce qu'il fallait. Là, on les a aidés à la mettre en production, à la déployer vers d'autres utilisateurs avec l'accord du management, etc. Ça, c'est un axe. Le deuxième axe, c'est plutôt une espèce de prototypage rapide. Ça veut dire qu'un employé arrive et dit, voilà, j'ai fait ça. Moi, je ne suis pas un développeur, mais voilà ce que j'ai essayé de faire. Et là, au moins, on ne part pas d'une feuille blanche, d'analyser les besoins. Et donc, là aussi, ça permet de... de doper, finalement, la démarche de digitalisation.

  • Speaker #1

    Parce que tu vois, moi, je remarque quand même assez souvent, dans l'émission que je fais chez bon nombre de nos clients, avec Delaware, c'est qu'il y a beaucoup d'idées, et les gens sont hyper intéressés, évidemment, qu'on écoute leurs idées, qu'on essaie de les mettre en place, mais par contre, ils n'ont jamais le temps. Et donc, comment est-ce que tu arrives à faire en sorte que les gens aient les idées, bon, ça, ils les ont, mais à leur dire, écoutez... votre idée, on va vous donner les outils en main pour la réaliser. Donc libérez-vous un peu du temps. Alors évidemment, s'ils arrivent à la mettre en place, ils vont gagner du temps dans leur process, donc il y a une espèce d'attrait pour le faire. Mais je trouve que le switch pour faire passer les personnes du Ah, j'ai une bonne idée, je vais l'implémenter moi-même ce n'est pas toujours simple. Alors ça, c'est la première question. La deuxième question, c'est, on voit aussi parfois que les gens qui ont un challenge vont aller chercher sur le marché des outils qui répondent spécifiquement à ce besoin-là. Donc là, on est low-code versus applications spécifiques avec des licences, des coûts de licence qui existent aussi, mais qui viennent du coup renforcer la stack de l'IT. Donc, c'est une application en plus à gérer. Donc, c'est beaucoup plus complexe. Enfin, je veux dire, si tout le monde fait ça, à moins, on ne s'en sort pas. Mais c'est quoi le trigger pour que les gens se disent, ah, ma bonne idée, je vais l'implémenter. Est-ce que tu vois que ça s'applique à tout le monde ? tous les utilisateurs, ou c'est des gens qui ont déjà des profils assez bien définis et qui... Je ne sais pas comment exprimer ma question, mais est-ce que vous identifiez au préalable les utilisateurs qui ont le potentiel et la volonté de le faire et donc vous ciblez, si tu veux, vos formations ou est-ce qu'au final, vraiment, ça va à tout le monde et tu vois qui vient prendre ?

  • Speaker #0

    On a vraiment ouvert. Donc ça, l'aspect, la mise en place de communautés, la mise en place d'une communauté au sein de John Cochrill. où finalement les gens viennent, ils peuvent être passifs. Donc voilà, on a des webinaires toutes les deux ou trois semaines et on invite les gens à proposer, on leur donne aussi la scène, de dire voilà, vous pouvez venir montrer ce que vous avez fait. Et donc oui, on voit qu'il y a des gens qui sont passifs pendant plusieurs sessions et puis qui osent montrer ou discuter de ce qu'ils ont ou des gens qui sont intéressés à ce que tu as fait là. En fait, moi, c'est ça aussi dont j'avais besoin. Donc l'aspect communauté, quand on est sur une société de 8000 personnes, on commence à avoir finalement, c'est pas pour créer des communautés. Et quelles que soient les technologies, et sur l'IA c'est pareil, il y a ce qu'on appelle des early bird, des early adopters, des gens qui vont essayer, qui vont être plus enclins, qui vont être passionnés. Ceux qui ont été intéressés par le low-code ne sont peut-être pas ceux qui vont être intéressés par l'IA, etc. Et donc on a essayé de mettre en place des communautés comme ça, toujours dans cette démarche. de rendre accessibles les produits technologiques. Je ferai un petit retour en arrière, quelque chose de beaucoup plus simple. Aujourd'hui, tout le monde fait des calls en Teams. On a l'impression que Teams, on a toujours travaillé avec. Mais derrière Teams, il y a une organisation, il y a des fonctionnalités, SharePoint, partager des documents, arrêter d'envoyer des documents par email où je demande à trois collègues de compléter le même Excel et puis on me renvoie les trois et puis je dois remettre les réponses dans un... Tout ça, aujourd'hui, on a des solutions. Mais quand on descend à ce niveau-là, on se rend compte que même l'adoption pour 8000 personnes de ces fonctionnalités qui pour nous technologues, on reste quand même entre nous dans un climat où on est tous passionnés par la technologie. Je reviens à mon point tout à l'heure, c'est rendre la technologie accessible aux gens, à des gens dont le travail n'est pas de découvrir la technologie, mais de réaliser des tâches pour faire fonctionner l'entreprise. Ce qui est important, c'est de réussir que le maximum de fonctionnalités, les gens les utilisent naturellement. Et ça, c'est un vrai travail. Donc là... Ici, on est en train de parler de low-code, etc. Mais rien qu'une bonne utilisation d'un Teams, d'un SharePoint. J'aime bien te prendre l'exemple. Combien de fois tu as participé à un Teams où quelqu'un a partagé son écran et il n'a pas partagé le bon et tu as vu ces discussions ou affichées que tu ne devais pas voir. Ça aussi, c'est de l'adoption. Finalement, c'est tout simple sur un partage d'écran et on voit que ce n'est pas toujours évident. Combien de fois on est... On est resté dans un Teams avec 10 personnes à essayer que la personne partage. Vous voyez ce que je partage, etc. Donc, on est sur de l'adoption de la technologie. Donc, je dirais, c'est vraiment le fil conducteur. Et donc, à un moment donné, on s'était dit, est-ce qu'on fait une communauté low-code, une communauté SharePoint, une communauté IA, etc. Ce qu'on essaie de faire, c'est de les rassembler. Et on y reviendra, puisque finalement, ce n'est pas l'outil qui est important. C'est d'abord de revenir au problème qu'on essaie de résoudre. Voilà. Et ça me permet de rebondir sur ton autre question. Le fait qu'on soit doté d'une capacité de développement et de développement rapide chez John Cockrell, c'était très important de garder à notre niveau une gouvernance et finalement de ne pas tomber amoureux de ça et de toujours se dire, OK, mais s'il y a une solution sur le marché, comme tu le mentionnais, qu'il y a des coûts de licence acceptables, qui fait le job, qui est sur l'étagère, qu'on peut déployer facilement. Ce n'est pas parce qu'on est capable de développer qu'on doit tout réinventer. Et donc la gouvernance à mon niveau, de choisir la bonne stratégie par rapport aux demandes et que les gens puissent venir et dire en effet, moi j'ai fait le travail de mon côté, j'ai trouvé cette solution-là, est-ce qu'on peut l'essayer ? Alors là on revient sur de la gouvernance et c'est ça que j'ai dit au fur et à mesure de ma carrière chez Junker Kid, j'ai pris des responsabilités puisque au début on était là pour développer des solutions, puis à un moment, j'ai tel ou tel besoin. Oui mais ça c'est une solution finalement qu'on devrait avoir au niveau du groupe. Et donc, il y a une réflexion d'architecture là-derrière et de gestion.

  • Speaker #1

    C'est vraiment pour moi que tu vas y appliquer. Voilà,

  • Speaker #0

    tout à fait. Et donc, je dirais cette décision qu'on appelle communément make or buy, est-ce qu'on le développe ou est-ce qu'on l'achète ? Ça reste une question fondamentale. Et j'aime bien de challenger mes équipes là-dessus, puisque même si on va vite pour développer, ça reste quand même un investissement de développer une solution. Il y a aussi des coûts de licence pour le low-code. Et donc... Je... J'ai toujours organisé cette équipe avec en tête la valeur qu'on amène et le retour sur investissement. J'aime bien dire qu'on n'est pas une équipe de développement logiciel. On est une équipe de digitalisation. Donc, ce qu'on vit, c'est la valeur. Ce n'est pas le livrable d'une solution technologique. Et ce qu'on veut, c'est que les gens l'utilisent. Ce n'est pas juste la développer, la livrer, dire voilà, elle est là. Non, ce qu'on cherche, c'est la valeur. Et la valeur, elle vient quand les gens l'adoptent. Et donc, quand la solution répond à leurs besoins, avec la bonne ergonomie, etc. C'est vrai.

  • Speaker #1

    On va revenir sur l'aspect valeur et notamment... Comment l'IA peut en apporter beaucoup dans ce genre de process quand on la couple avec le low-code ? Mais est-ce que, avant ça, tu peux nous donner quelques exemples d'applications que vous avez construites et qui ont eu vraiment un impact important pour votre société ?

  • Speaker #0

    Oui, tout à fait. Alors, là aussi, comme j'ai dit quand j'ai rejoint John Cockhill, il y a cinq ans, la technologie low-code commençait à émerger. Il fallait que nous aussi, on se familiarise. On a commencé par appliquer à nous ce que je recommande aux gens de faire. On a commencé petit. On a commencé par automatiser certains workflows, etc. Et un des premiers qu'on a fait, je me souviens, le processus de sélection, de choix et de commande d'un véhicule de société, questionner les liseurs, questionner les garages, etc. L'employé devait choisir. Il y avait là tout un processus. De mémoire, il y avait une cinquantaine d'emails. qui s'échangeait depuis l'arrivée d'un employé jusqu'à ce qu'il ait les clés de son véhicule. Et donc, il y avait là, en plus, plein d'emails automatiques, donc des humains qui traitaient des emails automatiques. Et donc, on a eu une réflexion parce qu'il fallait de plus en plus de personnes pour gérer ça. Et donc, ça a été un des premiers qu'on a automatisés.

  • Speaker #1

    Donc, non seulement tu automatises le flux, mais j'imagine que tu centralises aussi les données. Donc, tu crées aussi des jeux de données potentiellement réutilisables par la suite pour faire des analyses sur... Le type de voiture, les prix peut-être que tu as eu avec les revendeurs, qui, quelle personne, faire des rappels quand les gens doivent changer tous les X années, ce genre de choses.

  • Speaker #0

    C'est un excellent point, c'est que finalement, dans un premier temps, on s'est beaucoup concentré sur des applications, mais les applications, c'est le début du trajet de digitalisation. Et l'intérêt d'avoir une application, c'est que, comme tu viens de le dire, on capte de la donnée, et on capte de la donnée de qualité, qui est déjà structurée, etc., qu'on peut exploiter. Et alors, quand on commence à exploiter la donnée et à prendre des décisions, alors là, on arrive sur un parcours de digitalisation complet. Donc finalement, la valeur, on peut l'avoir dans le temps qu'on va gagner, parce qu'il y a une application, il va y avoir des automatisations, etc. Mais d'expérience, la valeur qu'on crée est beaucoup plus importante dans les phases successives quand on va exploiter la donnée de qualité. Donc, il y a plusieurs étapes. Finalement, il y a plusieurs moments où on... où on crée de la valeur, où on gagne du temps, où on dégage de l'intérêt au fur et à mesure du parcours de digitalisation.

  • Speaker #1

    Et donc, pour reprendre l'exemple de cette application pour les voitures, c'est compliqué de me donner les chiffres exacts, évidemment, mais le temps de développement pour une application de cette ampleur-là, on parle en mois, on parle en semaines, on parle en jours ?

  • Speaker #0

    On parle en semaines.

  • Speaker #1

    Évidemment, il y a des itérations, il y a tout le temps des raffinements nécessaires, mais tu vois, si tu compares ça à l'implémentation d'une application custom from scratch, c'est vraiment... en pro code, c'est quoi le ratio entre les deux en fait ? On divise par combien de temps de développement ?

  • Speaker #0

    C'est une bonne question. Un élément que je voudrais mettre en avant, c'est que ce que nous a amené le low code, c'est qu'on a pu très très vite montrer aux gens la solution en construction.

  • Speaker #1

    Voilà, le principe agile.

  • Speaker #0

    Exactement, et en fait ça nous a vraiment permis d'agiliser l'organisation. En ce sens qu'on avait des demandes qui venaient de nos collègues, du business, comme on a l'habitude de le dire. Et en fait, on pouvait vraiment les impliquer dans le processus. Et avec le low-cost, on s'est rendu compte qu'on pouvait déjà montrer quelque chose après une semaine. Et donc, en fait, ça fait cinq ans qu'on est dans des sprints d'une semaine. C'est très rapide,

  • Speaker #1

    c'est vraiment bien justement l'intérêt.

  • Speaker #0

    Et au début, ce qui était vraiment intéressant, c'est que les premières fois qu'on a dit à des collègues, On est lundi, on vous fera une démo vendredi d'où on en est. Enfin, ils ont rigolé. Oui, oui, oui, on connaît, on connaît avec l'informatique, on en reparle, si on a la démo dans six mois, on sera content aussi. Et donc, ça veut dire qu'au début, il y a du scepticisme, évidemment, et puis c'est vite très visuel. Comme tu l'as expliqué tout à l'heure, c'est vite très visuel. On ne doit pas travailler à mettre toutes les bases. Les gens se projettent vite,

  • Speaker #1

    vite donner leur avis sur leur projet.

  • Speaker #0

    Et ce qu'ils ont vite compris aussi, d'une semaine à l'autre, c'est qu'on était capables de prendre en compte leurs commentaires. Et eux aussi se sont rendus compte que finalement, ce qu'ils avaient demandé comme ça, en réfléchissant tout haut, quand ils le voient, j'ai eu des collègues très... C'est ce que j'ai demandé, mais en fait, ce n'est pas du tout ça que je veux. Maintenant que je le vois, ce n'est vraiment pas du tout ça. Et donc, ça, ça a été très vertueux, finalement. Et ça, je suis assez convaincu que c'est le low-code qui nous a permis, finalement, d'amener des incréments pour l'utilisateur très rapidement, qui voit la valeur de pivoter. et pouvoir dire à un moment donné, pouvoir dire stop aussi, parce que ça, c'est un risque. C'est que c'est qu'ils se prennent au jeu et ils tombent en bureau de l'U.S.

  • Speaker #1

    Parce qu'il s'est rapide à en demander plus.

  • Speaker #0

    Mais alors, si on n'est pas vigilant, on peut alors, même avec du low-code, faire des semaines et des semaines et des semaines. Et donc, ce qui est très important, c'est de garder en tête quel est le problème qu'on essaye de résoudre. Et une fois qu'on l'a résolu, on va le mettre en production, on va l'utiliser. Et puis après, on fera une version 2, une version 3. OK, mais Mais voilà, essayer de revenir à des petits incréments. Donc voilà, je dirais que le low code et le fait de rapidement délivrer nous a permis d'agiliser l'organisation, de sensibiliser les collègues à une démarche plus agile. C'est ça aussi qui a permis de délivrer beaucoup de choses et qui, je pense, en cernant la valeur, s'est planté quelquefois. On le disait tout à l'heure, je me souviens, on a essayé de développer un moment une application de gestionnaire de NDA. Et bien ça, typiquement, ça a été un mauvais choix. Pourquoi ? Parce que... On avait besoin de clauses légales, etc. Et donc, on avait besoin de tendre nos collègues des départements légals, compliance. Mais finalement, quand on achète une solution sur le marché, il y a déjà des juristes, etc. qui ont participé à ça. Et le sujet est le même dans toutes les sociétés. Donc voilà, typiquement, ça, c'est un cas où on n'aurait pas dû essayer de digitaliser nous-mêmes, mais plutôt d'acheter une solution toute faite.

  • Speaker #1

    Donc, ce que je comprends, ce que tu dis, c'est...

  • Speaker #0

    Si c'est des process qui sont vraiment standards, il y a très probablement déjà des solutions qui existent. Là, c'est vraiment là où il faut se poser la question, est-ce que je la réimplémente, ce qui est faisable, mais qui va me prendre aussi du temps, ou est-ce que là, j'envisage éventuellement un buy d'un outil, je l'intègre dans ma stack technique ?

  • Speaker #1

    Ça va prendre du temps du métier, parce que ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'on est dans un travail collaboratif, on essaye de les impliquer, mais dans le cas de Andy, etc., nous, on est informaticien, on n'est pas juriste. et donc il y a un travail de leur côté et comme tu le dis, on y arrivera, on pourrait le faire technologiquement on n'avait pas de problème à un moment donné on s'est arrêté parce qu'on s'est dit ça prend beaucoup trop de temps aux gens à qui on essaye de faire gagner du temps de nous alimenter et sans leur feedback c'est impossible de faire quelque chose évidemment donc là on a deux bons exemples,

  • Speaker #0

    un positif un qui a moins bien marché, est-ce que tu en as encore un ou deux que tu peux parler ?

  • Speaker #1

    Et ça permet de faire un peu écho à l'évolution chez John Cokhill, c'est que bah John Corkill fonctionne sur SAP, donc quand on veut digitaliser des processus internes, comme dans toute société qui a un ERP, même si c'est un SAP ou un autre, il y a beaucoup de données dans l'ERP ou il y a beaucoup de données qui doivent arriver dans l'ERP. Et finalement, un ERP, c'est un peu comme on disait tout à l'heure, Teams, etc., ça reste une solution informatique, technologique, que les gens doivent adopter. On a des communautés de pratique autour de l'ERP, etc. Et à un moment donné, on doit saisir de la donnée de qualité dans l'ERP également. Chez John Cochrane, on avait une problématique par rapport au pointage des gens. Les gens devaient soumettre leur pointage. Ce n'était pas très ergonomique, les gens n'allaient pas naturellement. Il y avait eu des développements en macro, etc. auparavant. Et finalement, le low-code, et on a plusieurs cas d'utilisation comme ça, le low-code nous a permis pas de rajouter une logique ou une complexité ou quoi que ce soit, mais finalement de créer une interface utilisateur très ergonomique, très adaptée au processus, à la manière dont les gens fonctionnaient. Et finalement, c'était essentiellement une interface d'encodage pour ensuite alimenter un système source. Et je reviens sur mon point d'architecture. Ce qui est très important, c'est qu'on nous a dit, OK, il faudrait saisir les pointages. Aujourd'hui, il y a une macro Excel et puis on l'envoie dans SAP. La nouvelle solution de pointage ne devait pas se substituer à SAP. Les pointages doivent arriver dans SAP. Et donc là, il y a une réflexion d'architecture. Et donc, quand on a commencé à intégrer la plateforme low-code avec nos outils centralisés, le RPE... Oui. la gestion des employés au niveau HR, etc. Et donc, on a vraiment fait de l'architecture d'intégration. Alors là, ça a vraiment décuplé, non seulement le retour sur investissement, mais aussi les cas d'emploi. Et donc, ça veut dire qu'on a rendu accessible, on a retravaillé finalement l'approche par rapport à l'ERP, ce qui nous a permis de capter de la donnée de qualité, encore une fois, et d'aller la remettre au bon endroit. Parce que ça, c'est vraiment important. On ne veut pas dupliquer les systèmes. Et donc la solution de pointage, alors chez John Cochrill on a des ingénieurs et des employés qui travaillent dans les bureaux et puis on a des gens sur le terrain. Et bien on a pu développer deux solutions qui finalement poussent de la même manière les pointages dans SAP. Mais on est sur deux populations différentes, on a fait deux choses différentes. Les employés sont plutôt sur une application qu'on utilise sur son laptop. Tandis que les ouvriers qui sont en première ligne, on leur a fait une application qui tourne sur leur smartphone. D'accord. C'est ça aussi la puissance du low-code. On a pu réutiliser des blocs. Tous les concepts qu'on connaît du développement informatique traditionnel, on a pu le faire. On a réutilisé les blocs de base, mais sauf qu'on a mis des interfaces différentes, donc des choses adaptées pour rendre...

  • Speaker #0

    Pour une population spécifique.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et en termes de... Si on parle un peu plus techno, j'imagine tout ce qui est dans l'environnement, office, applications Microsoft, le meilleur choix probablement, c'est du Power Platform. Power Automate, Power BI,

  • Speaker #1

    Power Apps.

  • Speaker #0

    Mais par exemple, quand tu parlais d'SAP, est-ce que tu peux facilement intégrer une Power Apps avec du SAP ou tu dois te tourner vers du Mendix ou vers d'autres types de technologies ? Comment est-ce que tu fais tes choix et est-ce qu'elles se valent toutes ces solutions ?

  • Speaker #1

    Alors, on a fait un choix, j'ai posé un choix il y a quelques années chez Junko Krill, on venait de déployer Teams, Office 365, etc. La Power Platform n'était pas à l'époque le leader du marché, mais enfin son intégration, les exemples que je prends tout à l'heure, assez facilement, gérer du SharePoint, gérer des emails, gérer l'environnement finalement dans lequel les gens sont tous les jours. C'est une des raisons principales qui m'a poussé à explorer d'abord la Power Platform de Microsoft. Et comme tu le disais tout à l'heure, il y a aussi des coûts de licensing associés à ce genre de solution. Donc, on n'a pas commencé à se répandre et on a décidé... en tout cas dans notre contexte, ça s'est révélé un choix payant, de capitaliser sur la Power Platform. Alors oui, un des succès qu'on a eu chez John Cochrill, c'est qu'on a connecté la Power Platform notamment avec SAP, etc. Mais par contre, là on est revenu, et c'est pour ça que je dis l'approche pro-développeur dans l'IT central a aussi un intérêt, on est revenu à du développement aussi traditionnel. Finalement, on avait la Power Platform d'un côté, SAP de l'autre, et puis on a un développeur professionnel qui a fait une interface tout à fait classique entre les deux. Et ça, je reviens sur ce que je disais tout à l'heure, pour moi, c'est le bon outil pour le bon travail. Et donc, par exemple, le low-code est très performant pour plein de choses, pour faire rapidement des applications visuelles, etc. Mais n'essayons pas non plus de faire des logiques beaucoup trop complexes, parce que même si c'est visuel, s'il faut une tireuse de plan pour imprimer le Power Automate, ça n'a plus aucun intérêt. Donc, c'est toujours choisir le bon outil. Là où finalement je disais le choix de la Power Platform s'est révélé payant, c'est que l'écosystème Microsoft ou toute la Power Platform avec Azure et justement avec le développement plus traditionnel était très bien intégré. Et c'est ça qui nous a permis assez facilement d'intégrer la plateforme avec le système informatique. Tout à fait.

  • Speaker #0

    Ok, intéressant. On n'a pas encore parlé d'IA. Je propose peut-être qu'on essaie d'aborder le point. Moi, je vois un avantage, en tout cas une puissance absolument phénoménale. d'utiliser l'IA non seulement dans les logiciels de création de tes PowerApps, je ne sais pas si je suis pas ça de très très près au niveau PowerApps, mais j'imagine qu'à terme tu pourras avoir un agent dans ton PowerApp, tu vas lui décrire ce que tu veux, et donc plutôt que toi-même faire du drag and drop, en fait il va te créer déjà une première interface que tu pourras modifier, donc ça c'est pour moi quelque chose qui arrive ou qui est déjà là, donc ça va encore améliorer ou faciliter le travail d'implémentation. Mais l'autre gros avantage de l'IA, et notamment de l'IA générative, c'est que tu vas pouvoir lier dans tes power-ups et dans tes flux, faire appel à des agents ou des algorithmes d'IA générative qui vont te donner encore plus de puissance dans les actions que tu veux faire. J'ai plein d'idées en tête, mais je ne sais pas si vous avez déjà réfléchi à ça chez John Cochrill, si vous avez déjà des cas qui sont... cours de développement, peut-être même déjà déployés, ou en tout cas, quelles sont les grandes idées vers lesquelles vous vous dirigez dans ce domaine-là ?

  • Speaker #1

    Alors, tout d'abord, oui, pour parler du produit, Copilot est intégré aujourd'hui à la Power Platform, et en fait, ça s'est assez bien mis, comme je dis, chez Junko Green, on a commencé avec un développement centralisé des développeurs professionnels avant d'aller vers le Citizen Development, et ça a coïncidé quand on a lancé ce track-là. avec l'arrivée de tout ce qui est Gen AI, etc. Et donc très rapidement, Microsoft a intégré la plateforme, comme tu viens de le dire. Et moi, je crois très fort en ça, parce que c'est très différent. On parlait tout à l'heure de parcours de formation, d'apprendre. Pour moi, ça dope complètement le parcours, puisque plutôt que de partir d'une feuille blanche, même si c'est du drag and drop pour construire mon application, je peux dire à l'agent, je veux faire une application qui me permet de commander une voiture. Les gens doivent sélectionner dans une liste de fabricants.

  • Speaker #0

    Donc ça, c'est déjà...

  • Speaker #1

    C'est intégré, voilà. Et ça, c'est accessible à tout le monde dans la plateforme. Et ça fait gagner. Ça, je crois vraiment à ce genre. Alors, ce que je n'ai pas encore réussi, c'est que mes développeurs professionnels l'utilisent également.

  • Speaker #0

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Donc, j'y crois beaucoup pour un utilisateur lambda, comme on disait, qui doit démarrer quelque part. Et comme ça, il a une pierre à casser. Et puis, plutôt que de voir développer depuis zéro, il doit juste un peu adapter, etc. Donc, ça, j'y crois beaucoup. Maintenant, comment est-ce que mes développeurs professionnels exploitent ça ? Là, c'est encore un autre challenge.

  • Speaker #0

    Et là, c'est un autre débat, mais c'est un petit peu, si on se projette dans 5 à 10 ans, j'ai déjà pas mal pensé à ça. Nouveau liège génératif pour générer du code ou du low code peut vraiment aider énormément. Tu peux prototyper très, très vite des choses. Donc, tu peux élever le niveau de base de quelqu'un à un niveau médiocre, on va dire, peut-être. Peut-être pas senior encore. Quoique, ça arrive. Mais par contre, les gens qui sont déjà experts, eux peuvent l'utiliser et encore être plus performants. Le problème que je vois à terme, c'est que les gens qui n'ont pas fait tout le chemin d'un développeur professionnels ou experts maintenant, vont se retrouver à pouvoir réaliser ou développer des choses très rapidement, mais sans connaître exactement comment ça a été construit. Donc à un certain moment, ils vont arriver, je pense, à un plafond où leurs connaissances ne vont simplement plus être suffisantes pour pouvoir aller plus loin par rapport à un développeur professionnel qui pourra toujours, lui, comprendre ce qui a été fait et se dire, ok, là, ça ne marche pas pour ça. Enfin, c'est au niveau de l'adoption justement de ces outils et de la... courbe d'apprentissage nécessaire quand on apprend un nouveau langage par exemple j'ai l'impression qu'à terme des développeurs plutôt juniors maintenant ne seront pas aussi performants après 5 ans qu'un développeur qui a appris tout from scratch de lui-même sans IA générative l'été, alors j'ai l'impression que c'est très bruyant ce que j'ai dit, c'est pas grave mais je sais pas si tu comprends le message le gap en termes de connaissances acquises, donc l'IA générative te permet de faire beaucoup Mais est-ce que ça ne va pas créer un gap immense à terme parce que tu n'auras pas acquis la connaissance de manière habituelle où tu vas faire des essais, des erreurs et c'est comme ça que tu apprends finalement ? Alors, tout ça pour revenir sur tes développeurs seniors qui n'utilisent pas encore justement ces outils, ces possibilités-là.

  • Speaker #1

    Alors, je pense que l'essai offre sera toujours là et justement, là où je vois par exemple un cas d'utilisation, si je regarde moi-même... C'est justement de s'aider des agents, les copilotes, les TTPT, justement pour résoudre des problèmes qu'on a en développement, même si on sait comment ça se passe. Je vais prendre mon cas. J'ai été développeur dans le passé, les années passent, il faut bien s'en rendre compte. Et donc, on n'est plus le développeur qu'on était quand on faisait ça tous les jours. Et donc, parfois, pour le plaisir ou quelques petites choses, je fais encore un peu de développement. J'ai perdu des réflexes, etc. Et donc, le fait d'avoir à côté de moi un copilot ou un chat GPT, même si j'ai encore des bases et j'ai des souvenirs, je peux m'adresser à lui, il me rafraîchit la mémoire et je repose des questions. Donc, je pense qu'en utilisant bien l'IA et ses agents, ils vont nous fournir des réponses. Et donc, je reviens sur mes développeurs professionnels. Peut-être qu'ils ne vont pas s'en servir pour avoir une base. une ébauche d'applications qui vont adapter ensuite. Mais par contre, ce que je veux, c'est le nombre de fois où on a une discussion, même si on est sur du low-code, on a un problème, on est bloqué, et je les vois discuter entre eux, et je dis, vous discutez à trois, est-ce que vous discutez aussi avec le quatrième, Copilot ou ChatGPT ? Et ça, c'est un vrai réflexe. Et c'est là où je crois vraiment dans les agents, et finalement des agents assez génériques comme on a aujourd'hui à ChatGPT, c'est que... Avant de faire quelque chose, on se pose la question, est-ce que je pourrais le faire plus rapidement avec un agent ? Et donc, je pense que partir d'une feuille blanche sur plein de choses, que ce soit du développement ou autre chose, on a la période des évaluations annuelles, fixer les objectifs, etc. C'est des choses où finalement, en échangeant quelques promptes avec un agent, on va pouvoir formaliser beaucoup mieux, avoir une vue beaucoup plus claire. Donc plutôt que, au lieu de partir d'une feuille blanche, maintenant, on ne part plus jamais d'une feuille blanche.

  • Speaker #0

    Tu brainstorm avec ton agent.

  • Speaker #1

    Tu brainstorm avec ton agent et tu as au moins un point de départ. L'erreur, par contre, et je pense que ça rejoint un peu ce que tu disais tout à l'heure, l'erreur serait de s'arrêter à ça et de prendre ça pour argent comptant. Là, alors, on va avoir une perte, je crois. Et donc, il faut que les gens gardent leur esprit critique et qu'ils ne se disent pas Ok, après 10 minutes et deux promptes, c'est bon, je copie, je colle et c'est parti. Je pense que c'est important, c'est de prendre ça vraiment comme une pierre à casser et puis d'avoir son esprit critique, de professionnel, quel que soit le profil, et d'aller plus loin.

  • Speaker #0

    C'est ça. Ok. Justement, chez John Cochrill, est-ce que vous avez déjà implémenté des flux ou des power apps où vous faisiez appel à une certaine forme d'intelligence artificielle, IA générative ou pas ? Est-ce que vous avez des exemples ou pas ? Ou est-ce que vous avez émis certaines idées de là où l'IA pourrait vraiment être utile aussi dans ce genre d'application ?

  • Speaker #1

    Donc, plusieurs choses par rapport à ça. Déjà, comme je l'ai dit, on l'évoquait tout à l'heure, le parcours de digitalisation, on a la chance d'avoir beaucoup de données de qualité. Et ça, c'est un peu le point de départ, si on veut. Je pense qu'on en discutait avant l'enregistrement. Il y a d'autres personnes qui sont venues ici et qui l'ont évoqué. Aujourd'hui, avec la hype autour de l'IA, on a l'impression que tout le monde peut faire de l'IA en un claquement de doigts. Mais à un moment donné, si on veut faire de l'IA sur des données qui sont les nôtres, il faut d'abord avoir des données en bon état, gouvernées, etc. Et là, la chance qu'on a chez John Cockerell, c'est qu'avec toutes les applications, on a collecté de la donnée de qualité. Et donc maintenant, on pourrait se permettre, dans l'exploitation de ces données, de mettre des agents. Et alors là, ça me permet de faire un parallèle. C'est qu'aujourd'hui, comment est-ce qu'on exploite cette donnée-là ? On va faire du Power BI, donc on va faire du reporting. Finalement, du reporting, comment ça se passe ? On va s'asseoir avec les gens du métier, on va essayer de comprendre avec eux les questions auxquelles ils essayent de répondre, et puis on va leur développer des rapports, un peu comme on développe l'application, là c'est du temps. Moi, là, je crois qu'il y a vraiment moyen de remplacer tout ce processus-là par connecter un agent directement sur les données, puisque finalement, l'utilisateur, quand il va être face à son rapport, il ne veut pas un rapport, il veut des réponses à des questions. Et donc, moi, je crois vraiment, et c'est des choses qu'on est en train d'essayer de mettre en place, à l'exploitation et que les gens, finalement, puissent arriver le matin, plutôt que de regarder un tableau de bord avec des KPIs dans tous les sens, poser des questions à une IA générative. Qu'est-ce qui s'est passé la dernière semaine, à la 24e heure ? Je reprends mon exemple, le pointage des ouvriers, par exemple. Je suis gestionnaire d'équipe, j'arrive. Est-ce que tu peux me faire un point sur les pointages de l'équipe cette semaine ? Julien, il semble que Benoît n'a pas saisi de pointage au cours des trois derniers jours. Pourtant, il était bien présent, etc. Et donc, si on arrive à alimenter un agent avec des données de qualité, je crois très fort à ça. Et donc, pour... pour couper finalement ce temps de développement de rapports, etc. Puisque la finalité, les gens veulent des réponses à des questions.

  • Speaker #0

    Ah oui, ok, c'est ça. Tu vois l'utilisation de ces agents, pas pour interpréter les données d'un rapport, enfin si aussi, mais tu pourrais te passer du rapport.

  • Speaker #1

    Absolument. Moi je pense qu'il y a moyen de se passer du rapport et finalement que les gens, ils ont des questions, qu'ils posent leurs questions.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu demandes même à l'agent, fournis-moi un visuel de l'évolution des pointages, on l'a dit deux derniers mois, mais sans que tu doives toi-même construire la pose. Ça, c'est un aspect que je n'avais pas encore réfléchi. Parce que j'allais rebondir en disant, oui, dans la suite de Microsoft, notamment Power BI, tu vas avoir un copilote qui va te permettre aussi de poser des questions sur ton rapport et tes données. Mais là, tu vas encore un step plus loin. C'est carrément couper du coup ce rapport et pouvoir juste délivrer un agent expert des pointages, par exemple, un agent expert des ventes, ce genre de choses. Oui,

  • Speaker #1

    parce qu'on en revient à notre discussion tout à l'heure. Un rapport. en fonction de la maturité des gens, etc. L'utilisation et l'interprétation d'un rapport, c'est aussi de la transformation digitale, c'est aussi de l'adoption. On a développé des rapports où il faut que les gens s'asseillent, comprennent le rapport, reposent des questions. Donc, tu vois, il y a tout un trajet. Donc, ça rend encore plus accessible la donnée, puisque la donnée, elle est... Il y a un rapport, on peut l'interpréter de plusieurs manières, on peut se tromper aussi. Donc, le fait de pouvoir échanger avec un agent par rapport aux résultats, etc. Moi, je crois très fort à cette partie-là. Ça, c'est un élément.

  • Speaker #0

    et je rebondis là-dessus, si tu veux bien en fait il y a une vidéo de Satya Nadella qui est sortie apparemment il y a quelques jours je ne l'ai pas vue, mais les collègues m'en ont parlé et la vision de Satya Nadella, si je ne me trompe pas c'est de dire que les plateformes SaaS, donc typiquement ton ERP SAP, machin ils seront toujours là évidemment, mais en back-end par contre la façon d'interagir avec eux tu ne vas plus ouvrir ton interface et remplir tes champs tu vas juste communiquer avec un agent qui lui va faire toutes les injections dans les champs nécessaires... De nouveau, on supprime l'interface classique utilisateur, on le remplace par un agent à qui tu peux parler vocalement ou entrer des messages, et lui va se charger de faire le nécessaire dans les systèmes. Donc en fait, on rejoint de nouveau ton approche pour les rapports.

  • Speaker #1

    J'ai entendu aussi ce discours-là. Alors, on a besoin de... On n'y est pas tout de suite. On a besoin de vieillesse. Mais ce que j'aime bien, c'est de reconnecter ça avec l'exemple qu'on prenait tout à l'heure, des gens qui ne sont pas encore à l'aise pour partager le bon écran. Évidemment. Et moi, une des craintes que j'ai, là je vois ma mission finalement, c'est qu'il y a une fracture technologique. C'est que les nouveautés technologiques arrivent de plus en plus vite. Et à chaque fois, on a un pourcentage de gens qui vont les adopter. C'est chaque fois un pourcentage du groupe d'avant. Et donc, si la vision que tu expliques ici, par exemple de Satya Nadella, c'est seulement 5% des gens de l'entreprise, mais alors le gain en productivité, il reste quand même bas.

  • Speaker #0

    Après, est-ce que tu ne penses pas que c'est plus facile de parler avec un agent que de s'y retrouver dans une interface SAP ? Tu vois, c'est aussi ça le truc, il faut se dire. Peut-être que c'est plus simple en fait et que justement la barrière à l'adoption va diminuer. Alors, je n'en sais rien, mais peut-être que c'est un peu la vision qui a été partagée. Donc là, c'est finalement plus simple de t'exprimer qu'un agent qui va comprendre ce que tu lui expliques que d'apprendre à savoir quel bouton cliquer, sur quel bouton cliquer. quel champ et quel titre rempli. Donc, si je viens passer une nouvelle commande dans SAP, je vais l'exprimer vocalement à mon agent et lui va faire le nécessaire parce qu'il connaît mieux que moi, en fait, l'interface. Et si l'interface change, ça ne change rien pour moi, en fait. Moi, je sais juste que j'ai vendu quelque chose en plus et l'agent, il connaît le truc derrière. Donc, moi, c'est ça qui m'intéresse et je serais curieux de voir si on va vers ça. Je pense qu'à terme, on y sera. Est-ce que ce sera dans 5 ans, 10 ans, 15 ans ? En tout cas, c'est quelque chose qui est... qui commence à émerger tout doucement et je trouve l'idée intéressante.

  • Speaker #1

    En tout cas, personnellement, je crois vraiment beaucoup... Et si on regarde aujourd'hui et qu'on voit ça comme un trajet, aujourd'hui, à l'agent, on prenait l'exemple avec la Power Platform, l'agent est là, on lui pose des questions. L'exemple que tu prends avec SAP, si j'ai un agent qui est là et qui m'aide, mais comme je dis, la vision Satya Nadella, elle est à X années, où ça a complètement remplacé. Je crois que mon sentiment aujourd'hui, c'est que la bonne expérience utilisateur, c'est d'avoir l'agent qui est là pour aider, mais on ne va pas supprimer directement. les interfaces. Et je reviens à ton point tout à l'heure où tu disais, mais finalement, si on interagit plus qu'avec des agents et avec un client, est-ce qu'on ne va pas perdre de la connaissance ? Tu prenais l'exemple pour les développeurs. Je veux dire, aujourd'hui, des acheteurs dans SAP, etc., les gens savent comment SAP ou un ERP fonctionne. Tu vois, est-ce que le fait d'avoir...

  • Speaker #0

    Oui, mais tu vois, ce qui est important, c'est qu'ils vendent ou c'est qu'ils remplissent des champs dans un système, tu vois ? Est-ce que c'est pas finalement recentrer les gens vers là où ils sont bons, c'est-à-dire vendre, par exemple, ou faire le support client ou whatever ? C'est une discussion intéressante, mais en fait, je repense un peu à l'évolution technologique de ces 15-20 dernières années, mais si on revient 15 ans en arrière, 2010, je ne sais pas exactement quand Azure a émergé, mais je pense que c'était aux alentours de 2010-2012. Même un peu plus tard,

  • Speaker #1

    je crois.

  • Speaker #0

    Et donc quand on voit maintenant tout ce qu'on peut faire dans le cloud et le fait que ce soit cloud first et que toute cette évolution technologique a été... permis finalement par le cloud, notamment. Mais je me dis finalement, si on se projette dans 15 ans plus tard, parce que 15 ans c'est long sans être vraiment très très long, mais à quoi est-ce qu'on peut s'attendre ? Tu vois, c'est... Le monde d'avant le cloud, c'était il n'y a pas très longtemps. On l'a tous connu, on a tous bossé dans ce monde-là. Pourtant c'était... Le monde avant Internet, c'était encore 15 ans avant. Donc on va dire 2010, 1995. Donc ces paliers sont beaucoup plus... court que ce qu'on pense, en fait.

  • Speaker #1

    Oui, et c'était un peu mon point tout à l'heure, c'est-à-dire que ça s'accélère. Ça s'accélère, et je reviens, il faut s'assurer que les gens adoptent les technologies. Et plus ça va vite, et ce qu'il ne faut pas oublier aussi, il ne faut pas oublier que les gens, comme je le redis, nous,

  • Speaker #0

    on est dans tout le temps.

  • Speaker #1

    On est des technologues, il y a une certaine passion aussi. J'ai pas mal de gens dans mon équipe qui sont friands de ça, qui regardent, qui connaissent les nouveautés, qui ont vu le dernier speech de Satya. Mais ce qu'on veut finalement, si je regarde les 8000 personnes de chez John Cochrill, c'est comme tu dis, c'est les acheteurs, les vendeurs, etc. Les gens qui font tourner la société au jour le jour, qu'eux adoptent la technologie. Donc ça, c'est vraiment mon point. C'est très bien que ça aille très vite, mais il y a une question de maturité de la technologie. Et si je regarde chez John Cochrill, malheureusement, j'ai envie de dire, toute cette hype autour de l'IA a fait perdre un petit peu... le focus sur le fait que le low-code avait encore beaucoup de valeur à apporter. Aujourd'hui, tout le monde voudrait faire de l'IA. Et là où on a essayé d'éduquer les gens depuis cinq ans, dans une démarche de digitalisation, où repartons du problème qu'on veut résoudre, quel est le problème qu'on veut résoudre, et puis on trouverait la bonne solution. Et parfois, la bonne solution, c'est tout simplement d'utiliser des outils en place. On a oublié que j'ai eu des cas, pas du cocaïne, j'ai eu des cas de brainstorming pour utiliser l'IA. Moi, je suis vraiment contre ça, en fait. Pourquoi ? Parce qu'on part de la solution. Tu vois ?

  • Speaker #0

    Je n'ai pas compris, tu peux revenir, du brainstorming pour utiliser l'IA ?

  • Speaker #1

    Oui. Ah oui,

  • Speaker #0

    donc ce n'est pas à partir des problèmes et challenges.

  • Speaker #1

    On ne part pas des problèmes, avec la hype qu'il y a aujourd'hui.

  • Speaker #0

    À quoi pourrait servir l'IA dans mon entreprise ? Exactement. Non, ok. C'est plutôt...

  • Speaker #1

    On est vraiment mal à l'aise avec ça. Moi, je suis, ok, on connaît les problèmes et puis on a toute une palette de solutions. Avant, on avait du développement traditionnel, on avait du SharePoint, on avait, ok. Puis on a eu du low-code, on a rajouté un outil. Aujourd'hui, à l'IA, on rajoute un outil très performant, comme on en discute depuis quelques minutes. Mais partir du point de vue où j'ai l'outil et qu'est-ce que je peux faire avec, ça me pose vraiment un problème. C'est quelque chose où on a essayé d'éduquer les gens pendant cinq ans en disant c'est quoi votre problème, on va y amener la bonne solution. C'est peut-être du low-code, c'est peut-être utiliser SharePoint, c'est peut-être d'acheter une solution sur le marché comme tu le disais. Finalement, on déséduque un peu les gens. On revient en leur disant maintenant on a l'outil magique, l'IA. Et alors ce que je vois, c'est dans les... Là où les gens avant nous disaient, aujourd'hui je dois faire ça et ça manuellement, est-ce qu'on pourrait faire une appli, une Power Apps, etc. Aujourd'hui, les gens nous contactent à l'équipe informatique quand ils ont essayé des choses qui sont bloquées et ils attendent la baguette magique. Et donc, j'ai vraiment beaucoup d'exemples où les gens m'appellent, Julien, il faudrait qu'on utilise l'IA parce qu'on est bloqué là. Et donc, ça veut dire que dans l'imaginaire collectif,

  • Speaker #0

    ça reste encore très flou pour beaucoup de gens.

  • Speaker #1

    Donc, il y a un gros travail d'éducation.

  • Speaker #0

    La façon dont... Moi, je fais beaucoup de missions de roadmap IA. On les appelle comme ça parce que c'est comme ça qu'on le positionne. Mais en fait, typiquement, je vais interviewer... plusieurs personnes dans une société, j'imagine que c'est exactement comme ça que tu fonctionnes aussi, mais je ne leur demande pas à quoi pensez-vous que l'IA peut servir. Je ne mentionne même pas ce mot quand on fait des interviews, c'est c'est quoi vos problèmes aujourd'hui, c'est quoi votre challenge, c'est quoi votre défi, et qu'est-ce qui pourrait vous faire gagner du temps par exemple, ou à quelle solution vous, vous pensez, sans parler d'IA. Et ensuite on regarde, ok, est-ce que, comme tu dis, c'est résolu par du low-code, par une application, par autre chose, par de l'IA potentiellement. Et je trouve que quand on utilise cette Ausha, c'est beaucoup plus simple aussi d'engager dans les discussions et ça permet de se poser les bonnes questions, vraiment. Et après de revenir avec une roadmap d'use case purement IA, ça ne veut pas dire que les autres ne le font pas, mais ça veut dire qu'ils sont traités différemment. Et là, on arrive à avoir des résultats réels. Ok, donc un conseil peut-être pour toi dans les entreprises qui voudraient se lancer dans le low-code, dans l'IA, la façon d'aborder les choses, qu'est-ce que tu pourrais leur conseiller si elles n'ont pas encore passé le cap ? Tu vas convaincre un collègue IT manager ou responsable de département, métier, d'envisager leur digitalisation avec... notamment le low-code et tout ce que tu nous as expliqué sur la gouvernance, le fait de rendre les outils dans les mains des utilisateurs finaux. Comment tu peux t'y prendre ?

  • Speaker #1

    Comment on s'y prend tous les jours chez Don Coquille, au risque de me répéter un petit peu, mais on les amène finalement à expliquer comment ils fonctionnent et à comprendre avec eux c'est quoi leur problème. Et c'est là, comme je te le disais tout à l'heure, où je vois notre lien, notre rôle, notre mission. C'est de les aider à faire le lien entre, comme tu viens de le dire, ça on peut le résoudre avec l'IA en effet. Ça c'est plutôt un rapport Power BI, ça c'est plutôt du low-code. Mais ça tu sais qu'en fait on est censé le faire dans SAP, c'est juste qu'on a oublié qu'on le faisait dans SAP. Mais en fait c'est réutiliser des outils. Donc j'ai tendance à ramener finalement toute cette technologie avant tout à amener des solutions aux gens en comprenant leurs problèmes. Pour moi c'est vraiment le point de départ, c'est ce que tu essayes de faire comme tu viens de le dire quand tu rencontres des clients. Et... Et donc, je continue, je vais dire, cette mission d'éducation. Quels sont les problèmes qu'on essaye de résoudre ? Alors après, évidemment, il y a cette hype aujourd'hui qui est vraiment très forte. Et elle a un point très positif, c'est qu'elle a aussi finalement ouvert les yeux à un certain nombre de personnes, peut-être réfractaires à la digitalisation, etc. À leur donner envie. Et donc, ça, c'est très, très positif. Par contre, je pense que là où on pourrait ne pas du tout rendre service à une technologie... à l'IA, mais je disais le low-code tout à l'heure aussi, ce serait de faire croire que c'est une baguette magique et qu'en deux coups de cuir à peau, évidemment, tout est réglé. Et ça, aujourd'hui, à mon avis, il faut faire la part des choses entre tout ce qu'on voit sur le marché, tous les discours, tous les acteurs. Il y a vraiment beaucoup d'acteurs qui se sont engouffrés là. Et ça, c'est aussi notre rôle, je pense, chez Junko Hills, encore une fois,

  • Speaker #0

    d'encadrer Paris vers l'une direction.

  • Speaker #1

    Exactement. Mais tu prenais l'exemple, et on en a eu, j'ai eu un contact hier, super positif, super intéressant, avec un collègue en France, qui est juriste, et qui a besoin de faire de la revue de contrat, etc. Et tout simplement, matériellement, son problème pour lui, il est clair, c'est que s'il doit le faire dans le temps qu'il y a un parti, il doit engager des gens, etc. Et c'est pas possible. Et là, on a un vrai bon use case. Et là, ça permet, et alors la personne a fait cette voie, il a fait des tests, etc. Il a identifié des solutions et là, on l'encadre, on essaye et on déploie. Mais on part du problème.

  • Speaker #0

    Tout à fait. OK. Une dernière question avant de tout doucement clôturer l'épisode. Si tu te projettes avec ta casquette de technologue dans les, on va dire, 3 à 5 ans à venir, comment est-ce que tu penses que ces solutions low-code, IA, GNI, agent vont encore pouvoir évoluer ? Est-ce que tu as une idée là-dessus ? Tu as déjà un peu... penser à ça ou comment on évolue avec le avec les vendeurs ?

  • Speaker #1

    Moi, le premier point, c'est si je regarde chez John Cockerell et dans les solutions, dans les sociétés de cette taille là, il y a déjà beaucoup de solutions qui sont déployées. On a des ingénieurs qui font du dessin, de l'engineering, des autocades, etc. Et donc. Moi, ici, sur le court terme, je crois vraiment à la valeur ajoutée de l'IA qu'on a qualifiée chez nous d'infuser dans les produits existants. Oui, clairement. Par exemple, je suis persuadé que les personnes les mieux placées pour amener des solutions aux ingénieurs qui font du dessin, chez John Cochrill, qui utilisent Autocad ou Siemens, etc., ce sont ces acteurs-là, ces vendors-là, parce qu'ils connaissent la problématique, ils connaissent leurs utilisateurs. Et donc, pour moi, le premier step... Ça doit venir de là. Donc ça, c'est un travail qu'on a commencé aussi, c'est de recenser dans toutes les solutions qu'on a, si les vendors ont une approche. Exactement. Parce que là aussi, ce n'est pas dit que nos dessinateurs vont d'eux-mêmes se dire, il y a de l'IA. Là aussi, il faut un enthousiaste, le cas échéant. Donc moi, j'aime bien de voir ça comme, je n'aime pas qu'on saute les marques en termes d'adoption, etc. On se familiarise au fur et à mesure. Et donc, je crois très fort et c'est très bien que tout le monde investisse dans l'IA. pour que chaque produit, on aille plus loin et on fasse plus, plus vite avec les produits qu'on a déjà, grâce à l'ajout d'agents. Ça, c'est une chose. Le deuxième élément, et je veux dire, pas dire qu'il me fait peur, mais qui est vraiment une fixation pour moi, c'est l'expérience utilisateur, parce qu'après, on va se retrouver avec des agents partout.

  • Speaker #0

    Et là, on va revenir un peu comme une interface utilisateur. Il faut qu'elle soit ergonomique, etc. Et je pense que là, il va y avoir un défi à un moment donné. On va se retrouver avec des agents. On va avoir l'agent d'AutoCAD, l'agent d'SAP, l'agent ceci. Nous, on va développer des agents. Comment est-ce que finalement, on rend ça vraiment ergonomique et que les gens arrivent le matin et disent Attends, j'ai 36 fenêtres ouvertes parce que j'ai un chatbot là, j'ai un chatbot ici, etc. Et donc là,

  • Speaker #1

    les systèmes d'agentique orchestrés, entre eux,

  • Speaker #0

    etc. Ça, je pense que ça va être nécessaire à terme. C'est finalement à l'heure de rationaliser et de revenir, un peu comme aujourd'hui, où les gens vont avoir 36 onglets ouverts sur les différents sas. C'est plus très ergonomique. Et donc là, je pense qu'il y a une vraie réflexion. Et tu vois, quelle que soit la technologie dont on parle, finalement, et si on regarde nos parcours, toi et moi, depuis 15-20 ans, quelle que soit la technologie et les bons qu'on fait, On en revient à de l'adoption. Est-ce que c'est ergonomique ? Est-ce que les gens vont s'en servir ? Et donc, oui, je pense qu'il y a un risque à un moment donné qu'on ait des chatbots partout, qu'on ne sache plus auquel on parle, etc. Et donc, il y a une réflexion à avoir à comment on opère toujours cette expérience. Et comme tu le dis, certainement, une espèce d'agent centralisé qui va pouvoir rendre tout ça accessible.

  • Speaker #1

    Il y en a qui croient beaucoup aussi aux chatbots vocaux, mais je me disais, si on n'interagit plus qu'avec des chatbots et que ce ne sera qu'en vocal, Ça va faire un bouc à Farnahum sur les open space.

  • Speaker #0

    Oui. Et puis encore une fois, le canal est très important, comme tu le dis, sur un open space, qu'on voit déjà aujourd'hui, on rajoute des bulles partout, parce qu'on peut demander en tout.

  • Speaker #1

    Il y en a une bulle par personne.

  • Speaker #0

    Mais par contre, les voitures arrivent de plus en plus connectées, en fonction des trajets. On parlait avant le podcast, à Bruxelles, etc., tu peux être longtemps dans ta voiture. Et bien si là, en effet, tu peux... Tu peux exploiter ce temps-là et parler à ton agent. Moi, là, aujourd'hui, je cherche la bonne solution en respectant, évidemment, toutes les contraintes légales, etc., pour exploiter un agent dans la voiture, parce que j'aurais plein de choses à lui dire, plutôt que de passer un coup de fil, etc. Et là, je pense qu'il y a certainement du temps de productivité, quel qu'il soit. On est posé, on couche des idées, on n'est pas dérangé. Voilà. Là, l'agent vocal, et tu vois, je reviens un peu tout à l'heure, euh... Mon ouvrier, il a besoin d'une interface smartphone. Mon employé, il est plutôt sur son PC. Les canaux, l'expérience utilisateur est vraiment importante pour accéder à la technologie qui est la même derrière.

  • Speaker #1

    Après, c'est toujours la même. On aborde ça de nouveau avec notre casquette de technologue. Donc, on voit ça d'un oeil très positif et assez enthousiaste. Mais finalement, ce n'est pas parce qu'on va avoir des agents qui vont nous rendre plus productifs qu'on va travailler moins. On pourra faire juste beaucoup plus. Et ça, c'est quand même une réflexion aussi à avoir. C'est dans quel monde est-ce qu'on s'engage ? Alors, c'est génial. Je suis convaincu, ça m'intéresse à fond. Mais ce côté de course permanente vers toujours en faire plus, ça pose aussi certaines questions. Et j'imagine que certains auditeurs auront également ça derrière la tête. En tout cas, voilà. Écoute, je pense qu'on arrive tout doucement à la fin. C'était super. Merci beaucoup, Julien. Merci, Benoît. Si certaines personnes veulent te contacter, est-ce que... Comment est-ce qu'on peut le faire ? Via LinkedIn.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le plus facile. Ok, très bien. N'hésitez pas, avec plaisir. Cool.

  • Speaker #1

    Écoute, en tout cas, on souhaite encore beaucoup de bonnes choses à toi et à John Cochry, dans ce monde du low-code, de l'IA. On aura l'occasion de reparler, j'espère. Peut-être qu'on peut se revoir d'ici un an ou deux pour un nouvel épisode où tu vas nous raconter comment vous avez intégré l'IA générative de manière encore plus forte dans vos process. Merci beaucoup, Julien.

  • Speaker #0

    Merci, avec plaisir. C'était vraiment une chouette expérience. et j'ai pris beaucoup de plaisir aussi à écouter un certain nombre d'interlocuteurs qui sont venus ici avant moi et c'est vraiment une chouette initiative donc hâte de découvrir les prochains et merci pour l'invitation

  • Speaker #1

    Merci beaucoup et au revoir à tout le monde

  • Speaker #2

    Au revoir

  • Speaker #3

    Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin si vous l'avez apprécié n'hésitez pas à le partager à vos amis, à votre famille et à vos collègues. Nous vous serions très reconnaissants si vous pouviez laisser une évaluation 5 étoiles dans votre application de podcast préférée. Ça nous aide vraiment à grandir. Vous avez un projet en IA ? Des idées que vous souhaitez discuter ? Notre société, Delaware, peut vous aider. N'hésitez pas à nous contacter sur portraitia.delaware.pro portrait au pluriel ou sur les réseaux sociaux. C'était Léla Rebou et Benoît Loffey et on vous dit à très vite !

  • Speaker #2

    C'est un moment étonnant, mais c'est un moment étonnant.

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Description

Low-code, IA et agents : comment John Cockerill accélère sa transformation digitale


Le low-code et l’intelligence artificielle changent la donne dans l’industrie. Mais comment ces technologies sont-elles réellement utilisées en entreprise ?


Dans cet épisode, je reçois Julien Bonsangue, Head of Digitalization, Data & Analytics chez John Cockerill. Il nous explique comment son équipe développe et déploie des applications en un temps record grâce au low-code, et comment l’IA générative transforme la prise de décision sur le terrain.


🛠️ Ce que vous allez apprendre :

  • Comment développer rapidement des applications métiers avec le low-code

  • L’impact de l’IA générative et des agents intelligents sur le travail des équipes

  • Les défis concrets de la digitalisation industrielle

  • Pourquoi l’automatisation ne remplace pas l’humain, mais lui simplifie la vie


Un épisode pour celles et ceux qui s’intéressent à la transformation digitale, aux outils d’IA et à l’évolution des métiers face aux nouvelles technologies.


🎧 Disponible sur toutes les plateformes de podcast !


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    C'est un peu le fil conducteur de ma carrière, c'est d'être le lien entre la technologie et les gens, et donc finalement de développer des produits qui utilisent la bonne technologie pour résoudre des problématiques. En fait, si je regarde chez John Cochrill, l'équipe digitalisation, en 5 ans, on a livré certainement 30, 40, 50 applications, et des grosses, on a des applications aujourd'hui qui sont utilisées par pas loin de 1000 personnes tous les jours. Mais au début, ce qui était vraiment intéressant, c'est que les premières fois, quand on a dit à des collègues Écoutez, on est lundi, on vous fera une démo vendredi d'où on en est ils ont rigolé. Oui, oui, oui, on connaît avec l'informatique, on en reparle. Si on a la démo dans six mois, on se traque longtemps aussi. Et donc, ça veut dire qu'au début, il y a du scepticisme, évidemment. Et donc, moi, je crois vraiment, et c'est des choses qu'on est en train d'essayer de mettre en place, à l'exploitation et que les gens, finalement, puissent arriver le matin et plutôt que de regarder un tableau de bord avec des KPIs dans tous les sens, poser des questions à une IA générative. Qu'est-ce qui s'est passé la dernière semaine, les quatre dernières heures ? Je reprends mon exemple, le pointage des ouvriers, par exemple. Je suis gestionnaire d'équipe, j'arrive. Est-ce que tu peux me faire un point sur les pointages de l'équipe cette semaine ?

  • Speaker #1

    Et la vision de Satya Nadella, si je ne me trompe pas, c'est de dire que les plateformes SaaS, donc typiquement en ERP, SAP, machin, ils seront toujours là, évidemment, mais en back-end. Par contre, la façon d'interagir avec eux, tu ne vas plus ouvrir son interface et remplir tes chances, tu vas juste communiquer avec un agent qui lui va faire tout. les injections dans les champs nécessaires. De nouveau, on supprime l'interface classique utilisateur, on le remplace par un agent à qui tu peux parler vocalement ou montrer des messages, et lui va se charger de faire le nécessaire dans les systèmes. Les portraits de Lya avec Leïla et Benoît. Bonjour à toutes et à tous, chers auditeurs et chères auditrices, et bienvenue pour ce quinzième épisode des Portraits de l'IA. Aujourd'hui, nous accueillons Julien Bonsang. Salut Julien.

  • Speaker #0

    Salut Benoît, bonjour à tous.

  • Speaker #1

    Voilà, alors Julien est Head of Digitalization, Data and Analytics chez John Cochrill, et on l'a invité aujourd'hui pour qu'il nous raconte son parcours, qu'il nous explique surtout aussi les technologies low-code qu'ils utilisent beaucoup. On va parler aussi de l'IA, des agents. C'est un petit peu le programme de cet épisode. On espère qu'il vous plaira et je propose qu'on commence tout de suite. Alors Julien, pour que nos auditeurs arrivent un peu à te cerner, est-ce que tu peux nous expliquer ton parcours d'une manière générale, depuis tes études jusqu'aux fonctions que tu occupes aujourd'hui ?

  • Speaker #0

    Oui, bien sûr. Donc, j'ai une formation d'ingénieur civil en électronique. toujours été passionné d'informatique, de développement logiciel, etc. Après mes études, j'ai travaillé d'abord une petite dizaine d'années dans une PME liégeoise où on faisait des solutions industrielles. J'ai commencé comme ingénieur en recherche et développement, faire du développement de logiciels embarqués, avec des contraintes de temps réel et des choses comme ça, donc des choses très très techniques, parce que je suis passionné par la technique. Et puis, ce qui est important pour moi, et ça c'est peut-être un fil conducteur, c'est finalement de rendre la technologie accessible aux gens. Je dirais que ça, c'est un peu le fil conducteur de ma carrière, c'est mettre le lien entre la technologie et les gens. Et donc, finalement, de développer des produits qui utilisent la bonne technologie pour résoudre des problématiques. C'est finalement comme ça que je vois l'ingénieur, de manière un peu... C'est quelqu'un qui trouve des solutions aux problèmes et qui amène des solutions, si possible ergonomiques. un autre élément qui me tient à cœur, sur lequel on pourra revenir. Donc voilà, j'ai développé pendant une dizaine d'années des interfaces utilisateurs pour des applications critiques dans le monde industriel. Après quelques années en recherche et développement, je suis passé plutôt côté product management, donc justement, réflexion sur les solutions, c'est quoi les bons produits, c'est quoi les problèmes qu'on essaye de résoudre. Et voilà, ça a été une première partie de ma carrière où j'ai pris beaucoup de plaisir, et puis j'ai eu l'opportunité de rejoindre John Cochrill, Il y a presque cinq ans maintenant. Encore une fois, pourquoi est-ce que l'aventure chez John Cochrill m'a séduit dès le départ ? C'était donc, en tant que responsable de la digitalisation, c'était de digitaliser les processus internes. Et ce qui m'a attiré, c'était finalement de pouvoir résoudre des problèmes de mes collègues, des gens qui sont là autour de moi, des gens très proches, pouvoir comprendre avec eux leurs problématiques. C'est vraiment ça qui m'a séduit. Et puis, il y avait l'opportunité finalement de découvrir une nouvelle technologie. Comme j'ai dit, moi, je venais de l'électronique embarquée, des développements logiciels très bas niveau, ce qu'on appelle aujourd'hui de la IoT, l'industrie 4.0. Bon, il y a une dizaine d'années, c'était les prémices de tout ça. Alors que chez John Coquille, finalement, je passais dans un monde un peu plus d'informatique de gestion, qu'on pourrait dire, où notamment, on regardait les nouvelles technologies. Il y avait un souhait d'aller vers, par exemple, le low-code. Et c'est, et comme on va en reparler, ce sur quoi je me suis concentré ces cinq dernières années. D'abord en tant que responsable de la digitalisation, et puis au fil de lots et des opportunités, j'ai pris d'autres responsabilités.

  • Speaker #1

    Très bien, merci beaucoup. Alors, moi, je sais évidemment ce que c'est le low-code, le no-code, mais ce n'est peut-être pas le cas de tous nos auditeurs. Donc, est-ce que tu peux nous expliquer d'une manière générale, avec des mots simples, ce que couvrent en fait ces technologies et à quoi elles sont utiles d'une manière générale ?

  • Speaker #0

    Alors, les développements logiciels, comme j'ai dit, il y a finalement plein de langages de programmation. Et finalement, il faut voir le low-code comme une forme nouvelle de langage de programmation. Sauf que... Dans une démarche, comme je le disais, moi personnellement, où j'essaie de rendre la technologie accessible, les vendeurs comme Microsoft, SAP, etc., il y en a plein sur le marché, essayent eux aussi toujours de rendre la technologie plus accessible aux gens. Et donc, ils ont développé des technologies low-code. J'aime les qualifier aussi d'un langage informatique, mais sauf que c'est beaucoup plus visuel et beaucoup plus accessible à tout un chacun. Alors, on peut les utiliser pour faire des solutions complexes, on y reviendra. qui peuvent être utilisés par des professionnels, et je crois beaucoup en ça, et c'est ce qu'on a fait chez JunkoKill. Mais c'est aussi accessible à tous les employés de la société qui voudraient implémenter une petite solution à leur niveau.

  • Speaker #1

    Ce qu'on appelle le citizen developer.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça veut dire que moi, typiquement, j'ai un collègue qui a un problème avec une certaine suite de tâches qu'il effectue tous les jours. Il pourrait se créer... une petite application en faisant du drag and drop d'éléments visuels, configurer un petit flux derrière et publier son application pour lui ou pour son département pour pouvoir être plus efficace. C'est vraiment ça.

  • Speaker #0

    Absolument, tu as parfaitement résumé. Et cet aspect visuel finalement, et sortir, il y a une abstraction. On n'est plus dans... je dois rédiger du code. Non, c'est vraiment finalement, je vais prendre une boîte qui dit... Je vais prendre un exemple finalement très simple, quand on met une règle dans Outlook, et qu'on dit quand un email arrive, je le mets comme lu, et puis je le déplace dans tel répertoire, ou je l'archive à tel endroit, c'est déjà finalement une forme de low-code. C'est ça. Et c'est dans cette idée-là. Sauf qu'aujourd'hui, les plateformes low-code peuvent interagir avec quelque chose de beaucoup plus large, que ce soit du stockage, dans notre cas sur SharePoint, envoyer des messages dans Teams. Il y a une foule finalement d'actions préconfigurées. Et ça permet aux gens de les enchaîner pour atteindre leurs objectifs de digitalisation personnelle.

  • Speaker #1

    Et pourquoi est-ce que tu penses que les vendeurs, comme tu disais, Microsoft, mais il y a aussi du SAP, ils le font, je crois que UiPath, c'est plutôt du RPA, mais UiPath, de la power platform de Microsoft.

  • Speaker #0

    Les Mendix aussi.

  • Speaker #1

    Les Mendix, oui, tout à fait. Pourquoi est-ce que tu penses que depuis quelques années, ça fait quoi, 5, 6 ans maintenant ? C'est vraiment top, top of mind. Pourquoi est-ce que tu penses qu'il y a eu cette... ce besoin pour ces vendeurs de développer ce genre d'outils. Est ce que c'était quelque chose qu'ils ont poussé ou tu sens qu'il y a vraiment une demande en fait des entreprises, des employés pour pouvoir construire un petit peu leurs propres applications ? Parce que je me souviens très bien, moi je travaille depuis 20 ans, il y a toujours eu cette discussion du Shadow IT, donc les personnes qui faisaient leurs propres fichiers Excel avec des macros dedans. On a essayé pendant tout un moment de supprimer tout ça. Et là, j'ai l'impression qu'avec le low code, ça revient en force, peut-être d'une manière plus gouvernée. Comment est-ce que tu ressens les choses ?

  • Speaker #0

    C'est absolument ça, en fait. Je me suis toujours posé, dès le premier jour, je n'étais pas là pour combattre, finalement, le shadow IT, qu'est-ce que c'est ? Ce sont des gens qui ont des problématiques, l'organisation ne leur amène pas des solutions, la solution, et donc, ils ont des choses à réaliser, et ils trouvent la solution par eux-mêmes. Et donc, oui, c'était une... une forme de digitalisation à leur niveau avec les écrits qu'ils maîtrisaient. Par contre, comme tu viens de l'évoquer, ça représente un grand nombre de risques. Les gens peuvent partir, je pense que bon nombre d'auditeurs auront déjà vécu le cas où on trouve une macro que tout le monde utilise mais avec un mot de passe dessus, on ne sait pas les sources, etc. Donc voilà, on s'est retrouvé avec des processus critiques ou des responsabilités critiques dans tous ces fichiers-là. Et le but n'est pas du tout de combattre. les gens qui amènent leurs propres solutions, je dirais que c'est même ça qu'on veut, par contre en diminuant les risques, dans un environnement maîtrisé, contrôlé, qui l'utilise, et puis on va parler de data, de nos jours quand on fait du développement, on manipule des données, de plus en plus de données, et tout le monde ne peut pas avoir accès à toutes les données. Et donc ça veut dire que si on ne maîtrise pas l'aspect de données aussi, je vais faire un développement, je vais utiliser telles données, des informations sur les employés, etc., que sais-je. Le mot gouvernance, tu l'as dit, est un mot très important. Donc nous, ce qu'on a essayé de faire chez John Cochrill par rapport au citizen development, c'est effectivement de mettre une gouvernance en place et de favoriser pour que les gens finalement implémentent dans quelque chose où on maîtrise les risques des solutions. Et pour répondre à ta question, est-ce que nous on voit un besoin ? En fait, si je regarde chez John Cochrill, l'équipe digitalisation, en cinq ans, on a livré certainement... 30, 40, 50 applications. Ah oui, à ce point-là. Et des grosses. On a des applications aujourd'hui qui sont utilisées par pas loin de 1000 personnes tous les jours.

  • Speaker #1

    Tu vas nous en dire un peu plus après.

  • Speaker #0

    Voilà, des applications de pointage et des choses comme ça. Mais même si on a délivré tout ça, à l'échelle d'une société qui fait aujourd'hui 8000 personnes, le nombre de cas d'usage qu'on aurait encore dû adresser, le nombre de besoins. Et donc, on ne pourra jamais avoir des équipes informatiques ou technologiques, quelles qu'elles soient, qui ont... qui ont une taille suffisante pour répondre à tous les besoins de l'organisation. Et donc, le fait de mettre des outils à disposition pour qu'eux aussi, à leur niveau, puissent adresser un certain nombre de cas problématiques, c'est indispensable.

  • Speaker #1

    Donc, en fait, ce que tu es en train d'expliquer, c'est que le département IT, finalement, est le garant de la gouvernance. C'est peut-être vous qui y allez. former les utilisateurs, leur expliquer comment ça fonctionne, donner accès à certains jeux de données dont ils ont besoin pour faire leur app, mais que le développement même des applications est fait par un utilisateur du métier accompagné probablement par l'IT, parce que tout le monde n'a pas non plus toutes les compétences pour le faire, mais c'est une espèce de modèle de délégation où finalement le produit fini revient dans les mains des utilisateurs finaux avec le support de l'IT. C'est un peu ça que je comprends.

  • Speaker #0

    Je dirais qu'il y a trois grandes approches. Donc, il y a l'approche centralisée, je vais dire, aux développeurs. C'est un peu ce que je disais tout à l'heure, c'est que je pense que le low-code, en tout cas, c'est ce qu'on a fait, c'est ce que je crois qu'on a prouvé. C'est qu'on peut utiliser, avec des développeurs professionnels, le low-code pour développer plus vite des applications. Ça, c'est un axe. Ça a été notre axe principal chez Don Coquille, je pourrais y revenir. Et puis, il y a en effet le deuxième axe, qui est celui dont on discute depuis quelques minutes. qui est de donner la main à des gens dans le business. Et là, je ferai la différenciation à deux niveaux. Une organisation comme John Cochrill, 8000 personnes, l'IT ne peut pas être partout. Et à un moment donné, avoir des développeurs, ou en tout cas des gens qui ont une capacité de développement au plus proche des utilisateurs, puisqu'on est présent partout dans le monde aujourd'hui, ça, ça fait sens. Donc, quand on parle de citizen development, en fait, il y a deux possibilités. Il y a le fait d'avoir des développeurs professionnels qui sont dans le business et qui ne sont pas à l'IT. Et là, l'IT, finalement, on met... un cadre, que ces gens puissent amener des solutions, et ça donne une flexibilité. On imagine les IT corporettes, enfin je pense que c'est comme ça dans toutes les boîtes d'une certaine taille, il faut faire un ticket, demander, etc. Donc là, ça nous permet de dire, vous pouvez développer vos solutions, nous sommes même ok que vous preniez un développeur, mais dans cet environnement-là, etc. Et nous, on va le maîtriser, on va gérer les backups, on va gérer les données auxquelles ils ont accès, etc. Et puis alors, il y a le deuxième cas où ce sont vraiment des employés qui ne sont pas des gens avec des fonctions technologiques. Ça peut être des gens à la comptabilité, à la finance, même des gens qui ont des rôles d'assistants, des chefs de projet, enfin plein de monde. Et là, comme tu dis, alors ce sont des gens qui doivent apprendre les rudiments pour le faire.

  • Speaker #1

    Et ça, vous leur donnez, enfin c'est des choses que vous faites, pour ce genre de personnes, vous ne reprenez pas les développements chez vous, à l'IT, mais vous les formez à correctement utiliser ces outils ?

  • Speaker #0

    Oui, alors ce qu'on a mis en fait, c'est en place un parcours de formation, mais où finalement l'investissement personnel est important. Parce que comme j'ai dit, comme nous, on propose aussi le modèle où nous développons les applications pour le business. À partir du moment où ils veulent prendre une certaine autonomie, ce que je veux éviter, c'est qu'on se retrouve finalement avec quelqu'un en Teams toutes les 10 minutes. Oui, avec une ligne,

  • Speaker #1

    etc.

  • Speaker #0

    Donc ce qui est important, et là on a organisé des parcours de formation. Et les gens ont accès à des fonctionnalités avancées de la plateforme au fur et à mesure où ils ont délivré des choses. Comme ça, on les force à commencer par des choses simples. Parce que voilà, on est tous des êtres humains, on pense à quelque chose et puis ça devient tout de suite très complexe. Et donc, on commence à faire un building avant de penser à faire une porte, une fenêtre ou un petit mur. Donc, on a vraiment essayé d'organiser un trajet de formation comme ça, pour que les gens puissent apprendre au fur et à mesure et faire des choses de plus en plus complexes. Ça, c'est un élément. Un deuxième élément, comme tu viens de dire, est-ce que vous les reprenez ? Là, ça dépend comment on positionne le low-code. Il y a des cas où les gens sont arrivés avec des applications qui faisaient exactement ce qu'il fallait. Là, on les a aidés à la mettre en production, à la déployer vers d'autres utilisateurs avec l'accord du management, etc. Ça, c'est un axe. Le deuxième axe, c'est plutôt une espèce de prototypage rapide. Ça veut dire qu'un employé arrive et dit, voilà, j'ai fait ça. Moi, je ne suis pas un développeur, mais voilà ce que j'ai essayé de faire. Et là, au moins, on ne part pas d'une feuille blanche, d'analyser les besoins. Et donc, là aussi, ça permet de... de doper, finalement, la démarche de digitalisation.

  • Speaker #1

    Parce que tu vois, moi, je remarque quand même assez souvent, dans l'émission que je fais chez bon nombre de nos clients, avec Delaware, c'est qu'il y a beaucoup d'idées, et les gens sont hyper intéressés, évidemment, qu'on écoute leurs idées, qu'on essaie de les mettre en place, mais par contre, ils n'ont jamais le temps. Et donc, comment est-ce que tu arrives à faire en sorte que les gens aient les idées, bon, ça, ils les ont, mais à leur dire, écoutez... votre idée, on va vous donner les outils en main pour la réaliser. Donc libérez-vous un peu du temps. Alors évidemment, s'ils arrivent à la mettre en place, ils vont gagner du temps dans leur process, donc il y a une espèce d'attrait pour le faire. Mais je trouve que le switch pour faire passer les personnes du Ah, j'ai une bonne idée, je vais l'implémenter moi-même ce n'est pas toujours simple. Alors ça, c'est la première question. La deuxième question, c'est, on voit aussi parfois que les gens qui ont un challenge vont aller chercher sur le marché des outils qui répondent spécifiquement à ce besoin-là. Donc là, on est low-code versus applications spécifiques avec des licences, des coûts de licence qui existent aussi, mais qui viennent du coup renforcer la stack de l'IT. Donc, c'est une application en plus à gérer. Donc, c'est beaucoup plus complexe. Enfin, je veux dire, si tout le monde fait ça, à moins, on ne s'en sort pas. Mais c'est quoi le trigger pour que les gens se disent, ah, ma bonne idée, je vais l'implémenter. Est-ce que tu vois que ça s'applique à tout le monde ? tous les utilisateurs, ou c'est des gens qui ont déjà des profils assez bien définis et qui... Je ne sais pas comment exprimer ma question, mais est-ce que vous identifiez au préalable les utilisateurs qui ont le potentiel et la volonté de le faire et donc vous ciblez, si tu veux, vos formations ou est-ce qu'au final, vraiment, ça va à tout le monde et tu vois qui vient prendre ?

  • Speaker #0

    On a vraiment ouvert. Donc ça, l'aspect, la mise en place de communautés, la mise en place d'une communauté au sein de John Cochrill. où finalement les gens viennent, ils peuvent être passifs. Donc voilà, on a des webinaires toutes les deux ou trois semaines et on invite les gens à proposer, on leur donne aussi la scène, de dire voilà, vous pouvez venir montrer ce que vous avez fait. Et donc oui, on voit qu'il y a des gens qui sont passifs pendant plusieurs sessions et puis qui osent montrer ou discuter de ce qu'ils ont ou des gens qui sont intéressés à ce que tu as fait là. En fait, moi, c'est ça aussi dont j'avais besoin. Donc l'aspect communauté, quand on est sur une société de 8000 personnes, on commence à avoir finalement, c'est pas pour créer des communautés. Et quelles que soient les technologies, et sur l'IA c'est pareil, il y a ce qu'on appelle des early bird, des early adopters, des gens qui vont essayer, qui vont être plus enclins, qui vont être passionnés. Ceux qui ont été intéressés par le low-code ne sont peut-être pas ceux qui vont être intéressés par l'IA, etc. Et donc on a essayé de mettre en place des communautés comme ça, toujours dans cette démarche. de rendre accessibles les produits technologiques. Je ferai un petit retour en arrière, quelque chose de beaucoup plus simple. Aujourd'hui, tout le monde fait des calls en Teams. On a l'impression que Teams, on a toujours travaillé avec. Mais derrière Teams, il y a une organisation, il y a des fonctionnalités, SharePoint, partager des documents, arrêter d'envoyer des documents par email où je demande à trois collègues de compléter le même Excel et puis on me renvoie les trois et puis je dois remettre les réponses dans un... Tout ça, aujourd'hui, on a des solutions. Mais quand on descend à ce niveau-là, on se rend compte que même l'adoption pour 8000 personnes de ces fonctionnalités qui pour nous technologues, on reste quand même entre nous dans un climat où on est tous passionnés par la technologie. Je reviens à mon point tout à l'heure, c'est rendre la technologie accessible aux gens, à des gens dont le travail n'est pas de découvrir la technologie, mais de réaliser des tâches pour faire fonctionner l'entreprise. Ce qui est important, c'est de réussir que le maximum de fonctionnalités, les gens les utilisent naturellement. Et ça, c'est un vrai travail. Donc là... Ici, on est en train de parler de low-code, etc. Mais rien qu'une bonne utilisation d'un Teams, d'un SharePoint. J'aime bien te prendre l'exemple. Combien de fois tu as participé à un Teams où quelqu'un a partagé son écran et il n'a pas partagé le bon et tu as vu ces discussions ou affichées que tu ne devais pas voir. Ça aussi, c'est de l'adoption. Finalement, c'est tout simple sur un partage d'écran et on voit que ce n'est pas toujours évident. Combien de fois on est... On est resté dans un Teams avec 10 personnes à essayer que la personne partage. Vous voyez ce que je partage, etc. Donc, on est sur de l'adoption de la technologie. Donc, je dirais, c'est vraiment le fil conducteur. Et donc, à un moment donné, on s'était dit, est-ce qu'on fait une communauté low-code, une communauté SharePoint, une communauté IA, etc. Ce qu'on essaie de faire, c'est de les rassembler. Et on y reviendra, puisque finalement, ce n'est pas l'outil qui est important. C'est d'abord de revenir au problème qu'on essaie de résoudre. Voilà. Et ça me permet de rebondir sur ton autre question. Le fait qu'on soit doté d'une capacité de développement et de développement rapide chez John Cockrell, c'était très important de garder à notre niveau une gouvernance et finalement de ne pas tomber amoureux de ça et de toujours se dire, OK, mais s'il y a une solution sur le marché, comme tu le mentionnais, qu'il y a des coûts de licence acceptables, qui fait le job, qui est sur l'étagère, qu'on peut déployer facilement. Ce n'est pas parce qu'on est capable de développer qu'on doit tout réinventer. Et donc la gouvernance à mon niveau, de choisir la bonne stratégie par rapport aux demandes et que les gens puissent venir et dire en effet, moi j'ai fait le travail de mon côté, j'ai trouvé cette solution-là, est-ce qu'on peut l'essayer ? Alors là on revient sur de la gouvernance et c'est ça que j'ai dit au fur et à mesure de ma carrière chez Junker Kid, j'ai pris des responsabilités puisque au début on était là pour développer des solutions, puis à un moment, j'ai tel ou tel besoin. Oui mais ça c'est une solution finalement qu'on devrait avoir au niveau du groupe. Et donc, il y a une réflexion d'architecture là-derrière et de gestion.

  • Speaker #1

    C'est vraiment pour moi que tu vas y appliquer. Voilà,

  • Speaker #0

    tout à fait. Et donc, je dirais cette décision qu'on appelle communément make or buy, est-ce qu'on le développe ou est-ce qu'on l'achète ? Ça reste une question fondamentale. Et j'aime bien de challenger mes équipes là-dessus, puisque même si on va vite pour développer, ça reste quand même un investissement de développer une solution. Il y a aussi des coûts de licence pour le low-code. Et donc... Je... J'ai toujours organisé cette équipe avec en tête la valeur qu'on amène et le retour sur investissement. J'aime bien dire qu'on n'est pas une équipe de développement logiciel. On est une équipe de digitalisation. Donc, ce qu'on vit, c'est la valeur. Ce n'est pas le livrable d'une solution technologique. Et ce qu'on veut, c'est que les gens l'utilisent. Ce n'est pas juste la développer, la livrer, dire voilà, elle est là. Non, ce qu'on cherche, c'est la valeur. Et la valeur, elle vient quand les gens l'adoptent. Et donc, quand la solution répond à leurs besoins, avec la bonne ergonomie, etc. C'est vrai.

  • Speaker #1

    On va revenir sur l'aspect valeur et notamment... Comment l'IA peut en apporter beaucoup dans ce genre de process quand on la couple avec le low-code ? Mais est-ce que, avant ça, tu peux nous donner quelques exemples d'applications que vous avez construites et qui ont eu vraiment un impact important pour votre société ?

  • Speaker #0

    Oui, tout à fait. Alors, là aussi, comme j'ai dit quand j'ai rejoint John Cockhill, il y a cinq ans, la technologie low-code commençait à émerger. Il fallait que nous aussi, on se familiarise. On a commencé par appliquer à nous ce que je recommande aux gens de faire. On a commencé petit. On a commencé par automatiser certains workflows, etc. Et un des premiers qu'on a fait, je me souviens, le processus de sélection, de choix et de commande d'un véhicule de société, questionner les liseurs, questionner les garages, etc. L'employé devait choisir. Il y avait là tout un processus. De mémoire, il y avait une cinquantaine d'emails. qui s'échangeait depuis l'arrivée d'un employé jusqu'à ce qu'il ait les clés de son véhicule. Et donc, il y avait là, en plus, plein d'emails automatiques, donc des humains qui traitaient des emails automatiques. Et donc, on a eu une réflexion parce qu'il fallait de plus en plus de personnes pour gérer ça. Et donc, ça a été un des premiers qu'on a automatisés.

  • Speaker #1

    Donc, non seulement tu automatises le flux, mais j'imagine que tu centralises aussi les données. Donc, tu crées aussi des jeux de données potentiellement réutilisables par la suite pour faire des analyses sur... Le type de voiture, les prix peut-être que tu as eu avec les revendeurs, qui, quelle personne, faire des rappels quand les gens doivent changer tous les X années, ce genre de choses.

  • Speaker #0

    C'est un excellent point, c'est que finalement, dans un premier temps, on s'est beaucoup concentré sur des applications, mais les applications, c'est le début du trajet de digitalisation. Et l'intérêt d'avoir une application, c'est que, comme tu viens de le dire, on capte de la donnée, et on capte de la donnée de qualité, qui est déjà structurée, etc., qu'on peut exploiter. Et alors, quand on commence à exploiter la donnée et à prendre des décisions, alors là, on arrive sur un parcours de digitalisation complet. Donc finalement, la valeur, on peut l'avoir dans le temps qu'on va gagner, parce qu'il y a une application, il va y avoir des automatisations, etc. Mais d'expérience, la valeur qu'on crée est beaucoup plus importante dans les phases successives quand on va exploiter la donnée de qualité. Donc, il y a plusieurs étapes. Finalement, il y a plusieurs moments où on... où on crée de la valeur, où on gagne du temps, où on dégage de l'intérêt au fur et à mesure du parcours de digitalisation.

  • Speaker #1

    Et donc, pour reprendre l'exemple de cette application pour les voitures, c'est compliqué de me donner les chiffres exacts, évidemment, mais le temps de développement pour une application de cette ampleur-là, on parle en mois, on parle en semaines, on parle en jours ?

  • Speaker #0

    On parle en semaines.

  • Speaker #1

    Évidemment, il y a des itérations, il y a tout le temps des raffinements nécessaires, mais tu vois, si tu compares ça à l'implémentation d'une application custom from scratch, c'est vraiment... en pro code, c'est quoi le ratio entre les deux en fait ? On divise par combien de temps de développement ?

  • Speaker #0

    C'est une bonne question. Un élément que je voudrais mettre en avant, c'est que ce que nous a amené le low code, c'est qu'on a pu très très vite montrer aux gens la solution en construction.

  • Speaker #1

    Voilà, le principe agile.

  • Speaker #0

    Exactement, et en fait ça nous a vraiment permis d'agiliser l'organisation. En ce sens qu'on avait des demandes qui venaient de nos collègues, du business, comme on a l'habitude de le dire. Et en fait, on pouvait vraiment les impliquer dans le processus. Et avec le low-cost, on s'est rendu compte qu'on pouvait déjà montrer quelque chose après une semaine. Et donc, en fait, ça fait cinq ans qu'on est dans des sprints d'une semaine. C'est très rapide,

  • Speaker #1

    c'est vraiment bien justement l'intérêt.

  • Speaker #0

    Et au début, ce qui était vraiment intéressant, c'est que les premières fois qu'on a dit à des collègues, On est lundi, on vous fera une démo vendredi d'où on en est. Enfin, ils ont rigolé. Oui, oui, oui, on connaît, on connaît avec l'informatique, on en reparle, si on a la démo dans six mois, on sera content aussi. Et donc, ça veut dire qu'au début, il y a du scepticisme, évidemment, et puis c'est vite très visuel. Comme tu l'as expliqué tout à l'heure, c'est vite très visuel. On ne doit pas travailler à mettre toutes les bases. Les gens se projettent vite,

  • Speaker #1

    vite donner leur avis sur leur projet.

  • Speaker #0

    Et ce qu'ils ont vite compris aussi, d'une semaine à l'autre, c'est qu'on était capables de prendre en compte leurs commentaires. Et eux aussi se sont rendus compte que finalement, ce qu'ils avaient demandé comme ça, en réfléchissant tout haut, quand ils le voient, j'ai eu des collègues très... C'est ce que j'ai demandé, mais en fait, ce n'est pas du tout ça que je veux. Maintenant que je le vois, ce n'est vraiment pas du tout ça. Et donc, ça, ça a été très vertueux, finalement. Et ça, je suis assez convaincu que c'est le low-code qui nous a permis, finalement, d'amener des incréments pour l'utilisateur très rapidement, qui voit la valeur de pivoter. et pouvoir dire à un moment donné, pouvoir dire stop aussi, parce que ça, c'est un risque. C'est que c'est qu'ils se prennent au jeu et ils tombent en bureau de l'U.S.

  • Speaker #1

    Parce qu'il s'est rapide à en demander plus.

  • Speaker #0

    Mais alors, si on n'est pas vigilant, on peut alors, même avec du low-code, faire des semaines et des semaines et des semaines. Et donc, ce qui est très important, c'est de garder en tête quel est le problème qu'on essaye de résoudre. Et une fois qu'on l'a résolu, on va le mettre en production, on va l'utiliser. Et puis après, on fera une version 2, une version 3. OK, mais Mais voilà, essayer de revenir à des petits incréments. Donc voilà, je dirais que le low code et le fait de rapidement délivrer nous a permis d'agiliser l'organisation, de sensibiliser les collègues à une démarche plus agile. C'est ça aussi qui a permis de délivrer beaucoup de choses et qui, je pense, en cernant la valeur, s'est planté quelquefois. On le disait tout à l'heure, je me souviens, on a essayé de développer un moment une application de gestionnaire de NDA. Et bien ça, typiquement, ça a été un mauvais choix. Pourquoi ? Parce que... On avait besoin de clauses légales, etc. Et donc, on avait besoin de tendre nos collègues des départements légals, compliance. Mais finalement, quand on achète une solution sur le marché, il y a déjà des juristes, etc. qui ont participé à ça. Et le sujet est le même dans toutes les sociétés. Donc voilà, typiquement, ça, c'est un cas où on n'aurait pas dû essayer de digitaliser nous-mêmes, mais plutôt d'acheter une solution toute faite.

  • Speaker #1

    Donc, ce que je comprends, ce que tu dis, c'est...

  • Speaker #0

    Si c'est des process qui sont vraiment standards, il y a très probablement déjà des solutions qui existent. Là, c'est vraiment là où il faut se poser la question, est-ce que je la réimplémente, ce qui est faisable, mais qui va me prendre aussi du temps, ou est-ce que là, j'envisage éventuellement un buy d'un outil, je l'intègre dans ma stack technique ?

  • Speaker #1

    Ça va prendre du temps du métier, parce que ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'on est dans un travail collaboratif, on essaye de les impliquer, mais dans le cas de Andy, etc., nous, on est informaticien, on n'est pas juriste. et donc il y a un travail de leur côté et comme tu le dis, on y arrivera, on pourrait le faire technologiquement on n'avait pas de problème à un moment donné on s'est arrêté parce qu'on s'est dit ça prend beaucoup trop de temps aux gens à qui on essaye de faire gagner du temps de nous alimenter et sans leur feedback c'est impossible de faire quelque chose évidemment donc là on a deux bons exemples,

  • Speaker #0

    un positif un qui a moins bien marché, est-ce que tu en as encore un ou deux que tu peux parler ?

  • Speaker #1

    Et ça permet de faire un peu écho à l'évolution chez John Cokhill, c'est que bah John Corkill fonctionne sur SAP, donc quand on veut digitaliser des processus internes, comme dans toute société qui a un ERP, même si c'est un SAP ou un autre, il y a beaucoup de données dans l'ERP ou il y a beaucoup de données qui doivent arriver dans l'ERP. Et finalement, un ERP, c'est un peu comme on disait tout à l'heure, Teams, etc., ça reste une solution informatique, technologique, que les gens doivent adopter. On a des communautés de pratique autour de l'ERP, etc. Et à un moment donné, on doit saisir de la donnée de qualité dans l'ERP également. Chez John Cochrane, on avait une problématique par rapport au pointage des gens. Les gens devaient soumettre leur pointage. Ce n'était pas très ergonomique, les gens n'allaient pas naturellement. Il y avait eu des développements en macro, etc. auparavant. Et finalement, le low-code, et on a plusieurs cas d'utilisation comme ça, le low-code nous a permis pas de rajouter une logique ou une complexité ou quoi que ce soit, mais finalement de créer une interface utilisateur très ergonomique, très adaptée au processus, à la manière dont les gens fonctionnaient. Et finalement, c'était essentiellement une interface d'encodage pour ensuite alimenter un système source. Et je reviens sur mon point d'architecture. Ce qui est très important, c'est qu'on nous a dit, OK, il faudrait saisir les pointages. Aujourd'hui, il y a une macro Excel et puis on l'envoie dans SAP. La nouvelle solution de pointage ne devait pas se substituer à SAP. Les pointages doivent arriver dans SAP. Et donc là, il y a une réflexion d'architecture. Et donc, quand on a commencé à intégrer la plateforme low-code avec nos outils centralisés, le RPE... Oui. la gestion des employés au niveau HR, etc. Et donc, on a vraiment fait de l'architecture d'intégration. Alors là, ça a vraiment décuplé, non seulement le retour sur investissement, mais aussi les cas d'emploi. Et donc, ça veut dire qu'on a rendu accessible, on a retravaillé finalement l'approche par rapport à l'ERP, ce qui nous a permis de capter de la donnée de qualité, encore une fois, et d'aller la remettre au bon endroit. Parce que ça, c'est vraiment important. On ne veut pas dupliquer les systèmes. Et donc la solution de pointage, alors chez John Cochrill on a des ingénieurs et des employés qui travaillent dans les bureaux et puis on a des gens sur le terrain. Et bien on a pu développer deux solutions qui finalement poussent de la même manière les pointages dans SAP. Mais on est sur deux populations différentes, on a fait deux choses différentes. Les employés sont plutôt sur une application qu'on utilise sur son laptop. Tandis que les ouvriers qui sont en première ligne, on leur a fait une application qui tourne sur leur smartphone. D'accord. C'est ça aussi la puissance du low-code. On a pu réutiliser des blocs. Tous les concepts qu'on connaît du développement informatique traditionnel, on a pu le faire. On a réutilisé les blocs de base, mais sauf qu'on a mis des interfaces différentes, donc des choses adaptées pour rendre...

  • Speaker #0

    Pour une population spécifique.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et en termes de... Si on parle un peu plus techno, j'imagine tout ce qui est dans l'environnement, office, applications Microsoft, le meilleur choix probablement, c'est du Power Platform. Power Automate, Power BI,

  • Speaker #1

    Power Apps.

  • Speaker #0

    Mais par exemple, quand tu parlais d'SAP, est-ce que tu peux facilement intégrer une Power Apps avec du SAP ou tu dois te tourner vers du Mendix ou vers d'autres types de technologies ? Comment est-ce que tu fais tes choix et est-ce qu'elles se valent toutes ces solutions ?

  • Speaker #1

    Alors, on a fait un choix, j'ai posé un choix il y a quelques années chez Junko Krill, on venait de déployer Teams, Office 365, etc. La Power Platform n'était pas à l'époque le leader du marché, mais enfin son intégration, les exemples que je prends tout à l'heure, assez facilement, gérer du SharePoint, gérer des emails, gérer l'environnement finalement dans lequel les gens sont tous les jours. C'est une des raisons principales qui m'a poussé à explorer d'abord la Power Platform de Microsoft. Et comme tu le disais tout à l'heure, il y a aussi des coûts de licensing associés à ce genre de solution. Donc, on n'a pas commencé à se répandre et on a décidé... en tout cas dans notre contexte, ça s'est révélé un choix payant, de capitaliser sur la Power Platform. Alors oui, un des succès qu'on a eu chez John Cochrill, c'est qu'on a connecté la Power Platform notamment avec SAP, etc. Mais par contre, là on est revenu, et c'est pour ça que je dis l'approche pro-développeur dans l'IT central a aussi un intérêt, on est revenu à du développement aussi traditionnel. Finalement, on avait la Power Platform d'un côté, SAP de l'autre, et puis on a un développeur professionnel qui a fait une interface tout à fait classique entre les deux. Et ça, je reviens sur ce que je disais tout à l'heure, pour moi, c'est le bon outil pour le bon travail. Et donc, par exemple, le low-code est très performant pour plein de choses, pour faire rapidement des applications visuelles, etc. Mais n'essayons pas non plus de faire des logiques beaucoup trop complexes, parce que même si c'est visuel, s'il faut une tireuse de plan pour imprimer le Power Automate, ça n'a plus aucun intérêt. Donc, c'est toujours choisir le bon outil. Là où finalement je disais le choix de la Power Platform s'est révélé payant, c'est que l'écosystème Microsoft ou toute la Power Platform avec Azure et justement avec le développement plus traditionnel était très bien intégré. Et c'est ça qui nous a permis assez facilement d'intégrer la plateforme avec le système informatique. Tout à fait.

  • Speaker #0

    Ok, intéressant. On n'a pas encore parlé d'IA. Je propose peut-être qu'on essaie d'aborder le point. Moi, je vois un avantage, en tout cas une puissance absolument phénoménale. d'utiliser l'IA non seulement dans les logiciels de création de tes PowerApps, je ne sais pas si je suis pas ça de très très près au niveau PowerApps, mais j'imagine qu'à terme tu pourras avoir un agent dans ton PowerApp, tu vas lui décrire ce que tu veux, et donc plutôt que toi-même faire du drag and drop, en fait il va te créer déjà une première interface que tu pourras modifier, donc ça c'est pour moi quelque chose qui arrive ou qui est déjà là, donc ça va encore améliorer ou faciliter le travail d'implémentation. Mais l'autre gros avantage de l'IA, et notamment de l'IA générative, c'est que tu vas pouvoir lier dans tes power-ups et dans tes flux, faire appel à des agents ou des algorithmes d'IA générative qui vont te donner encore plus de puissance dans les actions que tu veux faire. J'ai plein d'idées en tête, mais je ne sais pas si vous avez déjà réfléchi à ça chez John Cochrill, si vous avez déjà des cas qui sont... cours de développement, peut-être même déjà déployés, ou en tout cas, quelles sont les grandes idées vers lesquelles vous vous dirigez dans ce domaine-là ?

  • Speaker #1

    Alors, tout d'abord, oui, pour parler du produit, Copilot est intégré aujourd'hui à la Power Platform, et en fait, ça s'est assez bien mis, comme je dis, chez Junko Green, on a commencé avec un développement centralisé des développeurs professionnels avant d'aller vers le Citizen Development, et ça a coïncidé quand on a lancé ce track-là. avec l'arrivée de tout ce qui est Gen AI, etc. Et donc très rapidement, Microsoft a intégré la plateforme, comme tu viens de le dire. Et moi, je crois très fort en ça, parce que c'est très différent. On parlait tout à l'heure de parcours de formation, d'apprendre. Pour moi, ça dope complètement le parcours, puisque plutôt que de partir d'une feuille blanche, même si c'est du drag and drop pour construire mon application, je peux dire à l'agent, je veux faire une application qui me permet de commander une voiture. Les gens doivent sélectionner dans une liste de fabricants.

  • Speaker #0

    Donc ça, c'est déjà...

  • Speaker #1

    C'est intégré, voilà. Et ça, c'est accessible à tout le monde dans la plateforme. Et ça fait gagner. Ça, je crois vraiment à ce genre. Alors, ce que je n'ai pas encore réussi, c'est que mes développeurs professionnels l'utilisent également.

  • Speaker #0

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Donc, j'y crois beaucoup pour un utilisateur lambda, comme on disait, qui doit démarrer quelque part. Et comme ça, il a une pierre à casser. Et puis, plutôt que de voir développer depuis zéro, il doit juste un peu adapter, etc. Donc, ça, j'y crois beaucoup. Maintenant, comment est-ce que mes développeurs professionnels exploitent ça ? Là, c'est encore un autre challenge.

  • Speaker #0

    Et là, c'est un autre débat, mais c'est un petit peu, si on se projette dans 5 à 10 ans, j'ai déjà pas mal pensé à ça. Nouveau liège génératif pour générer du code ou du low code peut vraiment aider énormément. Tu peux prototyper très, très vite des choses. Donc, tu peux élever le niveau de base de quelqu'un à un niveau médiocre, on va dire, peut-être. Peut-être pas senior encore. Quoique, ça arrive. Mais par contre, les gens qui sont déjà experts, eux peuvent l'utiliser et encore être plus performants. Le problème que je vois à terme, c'est que les gens qui n'ont pas fait tout le chemin d'un développeur professionnels ou experts maintenant, vont se retrouver à pouvoir réaliser ou développer des choses très rapidement, mais sans connaître exactement comment ça a été construit. Donc à un certain moment, ils vont arriver, je pense, à un plafond où leurs connaissances ne vont simplement plus être suffisantes pour pouvoir aller plus loin par rapport à un développeur professionnel qui pourra toujours, lui, comprendre ce qui a été fait et se dire, ok, là, ça ne marche pas pour ça. Enfin, c'est au niveau de l'adoption justement de ces outils et de la... courbe d'apprentissage nécessaire quand on apprend un nouveau langage par exemple j'ai l'impression qu'à terme des développeurs plutôt juniors maintenant ne seront pas aussi performants après 5 ans qu'un développeur qui a appris tout from scratch de lui-même sans IA générative l'été, alors j'ai l'impression que c'est très bruyant ce que j'ai dit, c'est pas grave mais je sais pas si tu comprends le message le gap en termes de connaissances acquises, donc l'IA générative te permet de faire beaucoup Mais est-ce que ça ne va pas créer un gap immense à terme parce que tu n'auras pas acquis la connaissance de manière habituelle où tu vas faire des essais, des erreurs et c'est comme ça que tu apprends finalement ? Alors, tout ça pour revenir sur tes développeurs seniors qui n'utilisent pas encore justement ces outils, ces possibilités-là.

  • Speaker #1

    Alors, je pense que l'essai offre sera toujours là et justement, là où je vois par exemple un cas d'utilisation, si je regarde moi-même... C'est justement de s'aider des agents, les copilotes, les TTPT, justement pour résoudre des problèmes qu'on a en développement, même si on sait comment ça se passe. Je vais prendre mon cas. J'ai été développeur dans le passé, les années passent, il faut bien s'en rendre compte. Et donc, on n'est plus le développeur qu'on était quand on faisait ça tous les jours. Et donc, parfois, pour le plaisir ou quelques petites choses, je fais encore un peu de développement. J'ai perdu des réflexes, etc. Et donc, le fait d'avoir à côté de moi un copilot ou un chat GPT, même si j'ai encore des bases et j'ai des souvenirs, je peux m'adresser à lui, il me rafraîchit la mémoire et je repose des questions. Donc, je pense qu'en utilisant bien l'IA et ses agents, ils vont nous fournir des réponses. Et donc, je reviens sur mes développeurs professionnels. Peut-être qu'ils ne vont pas s'en servir pour avoir une base. une ébauche d'applications qui vont adapter ensuite. Mais par contre, ce que je veux, c'est le nombre de fois où on a une discussion, même si on est sur du low-code, on a un problème, on est bloqué, et je les vois discuter entre eux, et je dis, vous discutez à trois, est-ce que vous discutez aussi avec le quatrième, Copilot ou ChatGPT ? Et ça, c'est un vrai réflexe. Et c'est là où je crois vraiment dans les agents, et finalement des agents assez génériques comme on a aujourd'hui à ChatGPT, c'est que... Avant de faire quelque chose, on se pose la question, est-ce que je pourrais le faire plus rapidement avec un agent ? Et donc, je pense que partir d'une feuille blanche sur plein de choses, que ce soit du développement ou autre chose, on a la période des évaluations annuelles, fixer les objectifs, etc. C'est des choses où finalement, en échangeant quelques promptes avec un agent, on va pouvoir formaliser beaucoup mieux, avoir une vue beaucoup plus claire. Donc plutôt que, au lieu de partir d'une feuille blanche, maintenant, on ne part plus jamais d'une feuille blanche.

  • Speaker #0

    Tu brainstorm avec ton agent.

  • Speaker #1

    Tu brainstorm avec ton agent et tu as au moins un point de départ. L'erreur, par contre, et je pense que ça rejoint un peu ce que tu disais tout à l'heure, l'erreur serait de s'arrêter à ça et de prendre ça pour argent comptant. Là, alors, on va avoir une perte, je crois. Et donc, il faut que les gens gardent leur esprit critique et qu'ils ne se disent pas Ok, après 10 minutes et deux promptes, c'est bon, je copie, je colle et c'est parti. Je pense que c'est important, c'est de prendre ça vraiment comme une pierre à casser et puis d'avoir son esprit critique, de professionnel, quel que soit le profil, et d'aller plus loin.

  • Speaker #0

    C'est ça. Ok. Justement, chez John Cochrill, est-ce que vous avez déjà implémenté des flux ou des power apps où vous faisiez appel à une certaine forme d'intelligence artificielle, IA générative ou pas ? Est-ce que vous avez des exemples ou pas ? Ou est-ce que vous avez émis certaines idées de là où l'IA pourrait vraiment être utile aussi dans ce genre d'application ?

  • Speaker #1

    Donc, plusieurs choses par rapport à ça. Déjà, comme je l'ai dit, on l'évoquait tout à l'heure, le parcours de digitalisation, on a la chance d'avoir beaucoup de données de qualité. Et ça, c'est un peu le point de départ, si on veut. Je pense qu'on en discutait avant l'enregistrement. Il y a d'autres personnes qui sont venues ici et qui l'ont évoqué. Aujourd'hui, avec la hype autour de l'IA, on a l'impression que tout le monde peut faire de l'IA en un claquement de doigts. Mais à un moment donné, si on veut faire de l'IA sur des données qui sont les nôtres, il faut d'abord avoir des données en bon état, gouvernées, etc. Et là, la chance qu'on a chez John Cockerell, c'est qu'avec toutes les applications, on a collecté de la donnée de qualité. Et donc maintenant, on pourrait se permettre, dans l'exploitation de ces données, de mettre des agents. Et alors là, ça me permet de faire un parallèle. C'est qu'aujourd'hui, comment est-ce qu'on exploite cette donnée-là ? On va faire du Power BI, donc on va faire du reporting. Finalement, du reporting, comment ça se passe ? On va s'asseoir avec les gens du métier, on va essayer de comprendre avec eux les questions auxquelles ils essayent de répondre, et puis on va leur développer des rapports, un peu comme on développe l'application, là c'est du temps. Moi, là, je crois qu'il y a vraiment moyen de remplacer tout ce processus-là par connecter un agent directement sur les données, puisque finalement, l'utilisateur, quand il va être face à son rapport, il ne veut pas un rapport, il veut des réponses à des questions. Et donc, moi, je crois vraiment, et c'est des choses qu'on est en train d'essayer de mettre en place, à l'exploitation et que les gens, finalement, puissent arriver le matin, plutôt que de regarder un tableau de bord avec des KPIs dans tous les sens, poser des questions à une IA générative. Qu'est-ce qui s'est passé la dernière semaine, à la 24e heure ? Je reprends mon exemple, le pointage des ouvriers, par exemple. Je suis gestionnaire d'équipe, j'arrive. Est-ce que tu peux me faire un point sur les pointages de l'équipe cette semaine ? Julien, il semble que Benoît n'a pas saisi de pointage au cours des trois derniers jours. Pourtant, il était bien présent, etc. Et donc, si on arrive à alimenter un agent avec des données de qualité, je crois très fort à ça. Et donc, pour... pour couper finalement ce temps de développement de rapports, etc. Puisque la finalité, les gens veulent des réponses à des questions.

  • Speaker #0

    Ah oui, ok, c'est ça. Tu vois l'utilisation de ces agents, pas pour interpréter les données d'un rapport, enfin si aussi, mais tu pourrais te passer du rapport.

  • Speaker #1

    Absolument. Moi je pense qu'il y a moyen de se passer du rapport et finalement que les gens, ils ont des questions, qu'ils posent leurs questions.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu demandes même à l'agent, fournis-moi un visuel de l'évolution des pointages, on l'a dit deux derniers mois, mais sans que tu doives toi-même construire la pose. Ça, c'est un aspect que je n'avais pas encore réfléchi. Parce que j'allais rebondir en disant, oui, dans la suite de Microsoft, notamment Power BI, tu vas avoir un copilote qui va te permettre aussi de poser des questions sur ton rapport et tes données. Mais là, tu vas encore un step plus loin. C'est carrément couper du coup ce rapport et pouvoir juste délivrer un agent expert des pointages, par exemple, un agent expert des ventes, ce genre de choses. Oui,

  • Speaker #1

    parce qu'on en revient à notre discussion tout à l'heure. Un rapport. en fonction de la maturité des gens, etc. L'utilisation et l'interprétation d'un rapport, c'est aussi de la transformation digitale, c'est aussi de l'adoption. On a développé des rapports où il faut que les gens s'asseillent, comprennent le rapport, reposent des questions. Donc, tu vois, il y a tout un trajet. Donc, ça rend encore plus accessible la donnée, puisque la donnée, elle est... Il y a un rapport, on peut l'interpréter de plusieurs manières, on peut se tromper aussi. Donc, le fait de pouvoir échanger avec un agent par rapport aux résultats, etc. Moi, je crois très fort à cette partie-là. Ça, c'est un élément.

  • Speaker #0

    et je rebondis là-dessus, si tu veux bien en fait il y a une vidéo de Satya Nadella qui est sortie apparemment il y a quelques jours je ne l'ai pas vue, mais les collègues m'en ont parlé et la vision de Satya Nadella, si je ne me trompe pas c'est de dire que les plateformes SaaS, donc typiquement ton ERP SAP, machin ils seront toujours là évidemment, mais en back-end par contre la façon d'interagir avec eux tu ne vas plus ouvrir ton interface et remplir tes champs tu vas juste communiquer avec un agent qui lui va faire toutes les injections dans les champs nécessaires... De nouveau, on supprime l'interface classique utilisateur, on le remplace par un agent à qui tu peux parler vocalement ou entrer des messages, et lui va se charger de faire le nécessaire dans les systèmes. Donc en fait, on rejoint de nouveau ton approche pour les rapports.

  • Speaker #1

    J'ai entendu aussi ce discours-là. Alors, on a besoin de... On n'y est pas tout de suite. On a besoin de vieillesse. Mais ce que j'aime bien, c'est de reconnecter ça avec l'exemple qu'on prenait tout à l'heure, des gens qui ne sont pas encore à l'aise pour partager le bon écran. Évidemment. Et moi, une des craintes que j'ai, là je vois ma mission finalement, c'est qu'il y a une fracture technologique. C'est que les nouveautés technologiques arrivent de plus en plus vite. Et à chaque fois, on a un pourcentage de gens qui vont les adopter. C'est chaque fois un pourcentage du groupe d'avant. Et donc, si la vision que tu expliques ici, par exemple de Satya Nadella, c'est seulement 5% des gens de l'entreprise, mais alors le gain en productivité, il reste quand même bas.

  • Speaker #0

    Après, est-ce que tu ne penses pas que c'est plus facile de parler avec un agent que de s'y retrouver dans une interface SAP ? Tu vois, c'est aussi ça le truc, il faut se dire. Peut-être que c'est plus simple en fait et que justement la barrière à l'adoption va diminuer. Alors, je n'en sais rien, mais peut-être que c'est un peu la vision qui a été partagée. Donc là, c'est finalement plus simple de t'exprimer qu'un agent qui va comprendre ce que tu lui expliques que d'apprendre à savoir quel bouton cliquer, sur quel bouton cliquer. quel champ et quel titre rempli. Donc, si je viens passer une nouvelle commande dans SAP, je vais l'exprimer vocalement à mon agent et lui va faire le nécessaire parce qu'il connaît mieux que moi, en fait, l'interface. Et si l'interface change, ça ne change rien pour moi, en fait. Moi, je sais juste que j'ai vendu quelque chose en plus et l'agent, il connaît le truc derrière. Donc, moi, c'est ça qui m'intéresse et je serais curieux de voir si on va vers ça. Je pense qu'à terme, on y sera. Est-ce que ce sera dans 5 ans, 10 ans, 15 ans ? En tout cas, c'est quelque chose qui est... qui commence à émerger tout doucement et je trouve l'idée intéressante.

  • Speaker #1

    En tout cas, personnellement, je crois vraiment beaucoup... Et si on regarde aujourd'hui et qu'on voit ça comme un trajet, aujourd'hui, à l'agent, on prenait l'exemple avec la Power Platform, l'agent est là, on lui pose des questions. L'exemple que tu prends avec SAP, si j'ai un agent qui est là et qui m'aide, mais comme je dis, la vision Satya Nadella, elle est à X années, où ça a complètement remplacé. Je crois que mon sentiment aujourd'hui, c'est que la bonne expérience utilisateur, c'est d'avoir l'agent qui est là pour aider, mais on ne va pas supprimer directement. les interfaces. Et je reviens à ton point tout à l'heure où tu disais, mais finalement, si on interagit plus qu'avec des agents et avec un client, est-ce qu'on ne va pas perdre de la connaissance ? Tu prenais l'exemple pour les développeurs. Je veux dire, aujourd'hui, des acheteurs dans SAP, etc., les gens savent comment SAP ou un ERP fonctionne. Tu vois, est-ce que le fait d'avoir...

  • Speaker #0

    Oui, mais tu vois, ce qui est important, c'est qu'ils vendent ou c'est qu'ils remplissent des champs dans un système, tu vois ? Est-ce que c'est pas finalement recentrer les gens vers là où ils sont bons, c'est-à-dire vendre, par exemple, ou faire le support client ou whatever ? C'est une discussion intéressante, mais en fait, je repense un peu à l'évolution technologique de ces 15-20 dernières années, mais si on revient 15 ans en arrière, 2010, je ne sais pas exactement quand Azure a émergé, mais je pense que c'était aux alentours de 2010-2012. Même un peu plus tard,

  • Speaker #1

    je crois.

  • Speaker #0

    Et donc quand on voit maintenant tout ce qu'on peut faire dans le cloud et le fait que ce soit cloud first et que toute cette évolution technologique a été... permis finalement par le cloud, notamment. Mais je me dis finalement, si on se projette dans 15 ans plus tard, parce que 15 ans c'est long sans être vraiment très très long, mais à quoi est-ce qu'on peut s'attendre ? Tu vois, c'est... Le monde d'avant le cloud, c'était il n'y a pas très longtemps. On l'a tous connu, on a tous bossé dans ce monde-là. Pourtant c'était... Le monde avant Internet, c'était encore 15 ans avant. Donc on va dire 2010, 1995. Donc ces paliers sont beaucoup plus... court que ce qu'on pense, en fait.

  • Speaker #1

    Oui, et c'était un peu mon point tout à l'heure, c'est-à-dire que ça s'accélère. Ça s'accélère, et je reviens, il faut s'assurer que les gens adoptent les technologies. Et plus ça va vite, et ce qu'il ne faut pas oublier aussi, il ne faut pas oublier que les gens, comme je le redis, nous,

  • Speaker #0

    on est dans tout le temps.

  • Speaker #1

    On est des technologues, il y a une certaine passion aussi. J'ai pas mal de gens dans mon équipe qui sont friands de ça, qui regardent, qui connaissent les nouveautés, qui ont vu le dernier speech de Satya. Mais ce qu'on veut finalement, si je regarde les 8000 personnes de chez John Cochrill, c'est comme tu dis, c'est les acheteurs, les vendeurs, etc. Les gens qui font tourner la société au jour le jour, qu'eux adoptent la technologie. Donc ça, c'est vraiment mon point. C'est très bien que ça aille très vite, mais il y a une question de maturité de la technologie. Et si je regarde chez John Cochrill, malheureusement, j'ai envie de dire, toute cette hype autour de l'IA a fait perdre un petit peu... le focus sur le fait que le low-code avait encore beaucoup de valeur à apporter. Aujourd'hui, tout le monde voudrait faire de l'IA. Et là où on a essayé d'éduquer les gens depuis cinq ans, dans une démarche de digitalisation, où repartons du problème qu'on veut résoudre, quel est le problème qu'on veut résoudre, et puis on trouverait la bonne solution. Et parfois, la bonne solution, c'est tout simplement d'utiliser des outils en place. On a oublié que j'ai eu des cas, pas du cocaïne, j'ai eu des cas de brainstorming pour utiliser l'IA. Moi, je suis vraiment contre ça, en fait. Pourquoi ? Parce qu'on part de la solution. Tu vois ?

  • Speaker #0

    Je n'ai pas compris, tu peux revenir, du brainstorming pour utiliser l'IA ?

  • Speaker #1

    Oui. Ah oui,

  • Speaker #0

    donc ce n'est pas à partir des problèmes et challenges.

  • Speaker #1

    On ne part pas des problèmes, avec la hype qu'il y a aujourd'hui.

  • Speaker #0

    À quoi pourrait servir l'IA dans mon entreprise ? Exactement. Non, ok. C'est plutôt...

  • Speaker #1

    On est vraiment mal à l'aise avec ça. Moi, je suis, ok, on connaît les problèmes et puis on a toute une palette de solutions. Avant, on avait du développement traditionnel, on avait du SharePoint, on avait, ok. Puis on a eu du low-code, on a rajouté un outil. Aujourd'hui, à l'IA, on rajoute un outil très performant, comme on en discute depuis quelques minutes. Mais partir du point de vue où j'ai l'outil et qu'est-ce que je peux faire avec, ça me pose vraiment un problème. C'est quelque chose où on a essayé d'éduquer les gens pendant cinq ans en disant c'est quoi votre problème, on va y amener la bonne solution. C'est peut-être du low-code, c'est peut-être utiliser SharePoint, c'est peut-être d'acheter une solution sur le marché comme tu le disais. Finalement, on déséduque un peu les gens. On revient en leur disant maintenant on a l'outil magique, l'IA. Et alors ce que je vois, c'est dans les... Là où les gens avant nous disaient, aujourd'hui je dois faire ça et ça manuellement, est-ce qu'on pourrait faire une appli, une Power Apps, etc. Aujourd'hui, les gens nous contactent à l'équipe informatique quand ils ont essayé des choses qui sont bloquées et ils attendent la baguette magique. Et donc, j'ai vraiment beaucoup d'exemples où les gens m'appellent, Julien, il faudrait qu'on utilise l'IA parce qu'on est bloqué là. Et donc, ça veut dire que dans l'imaginaire collectif,

  • Speaker #0

    ça reste encore très flou pour beaucoup de gens.

  • Speaker #1

    Donc, il y a un gros travail d'éducation.

  • Speaker #0

    La façon dont... Moi, je fais beaucoup de missions de roadmap IA. On les appelle comme ça parce que c'est comme ça qu'on le positionne. Mais en fait, typiquement, je vais interviewer... plusieurs personnes dans une société, j'imagine que c'est exactement comme ça que tu fonctionnes aussi, mais je ne leur demande pas à quoi pensez-vous que l'IA peut servir. Je ne mentionne même pas ce mot quand on fait des interviews, c'est c'est quoi vos problèmes aujourd'hui, c'est quoi votre challenge, c'est quoi votre défi, et qu'est-ce qui pourrait vous faire gagner du temps par exemple, ou à quelle solution vous, vous pensez, sans parler d'IA. Et ensuite on regarde, ok, est-ce que, comme tu dis, c'est résolu par du low-code, par une application, par autre chose, par de l'IA potentiellement. Et je trouve que quand on utilise cette Ausha, c'est beaucoup plus simple aussi d'engager dans les discussions et ça permet de se poser les bonnes questions, vraiment. Et après de revenir avec une roadmap d'use case purement IA, ça ne veut pas dire que les autres ne le font pas, mais ça veut dire qu'ils sont traités différemment. Et là, on arrive à avoir des résultats réels. Ok, donc un conseil peut-être pour toi dans les entreprises qui voudraient se lancer dans le low-code, dans l'IA, la façon d'aborder les choses, qu'est-ce que tu pourrais leur conseiller si elles n'ont pas encore passé le cap ? Tu vas convaincre un collègue IT manager ou responsable de département, métier, d'envisager leur digitalisation avec... notamment le low-code et tout ce que tu nous as expliqué sur la gouvernance, le fait de rendre les outils dans les mains des utilisateurs finaux. Comment tu peux t'y prendre ?

  • Speaker #1

    Comment on s'y prend tous les jours chez Don Coquille, au risque de me répéter un petit peu, mais on les amène finalement à expliquer comment ils fonctionnent et à comprendre avec eux c'est quoi leur problème. Et c'est là, comme je te le disais tout à l'heure, où je vois notre lien, notre rôle, notre mission. C'est de les aider à faire le lien entre, comme tu viens de le dire, ça on peut le résoudre avec l'IA en effet. Ça c'est plutôt un rapport Power BI, ça c'est plutôt du low-code. Mais ça tu sais qu'en fait on est censé le faire dans SAP, c'est juste qu'on a oublié qu'on le faisait dans SAP. Mais en fait c'est réutiliser des outils. Donc j'ai tendance à ramener finalement toute cette technologie avant tout à amener des solutions aux gens en comprenant leurs problèmes. Pour moi c'est vraiment le point de départ, c'est ce que tu essayes de faire comme tu viens de le dire quand tu rencontres des clients. Et... Et donc, je continue, je vais dire, cette mission d'éducation. Quels sont les problèmes qu'on essaye de résoudre ? Alors après, évidemment, il y a cette hype aujourd'hui qui est vraiment très forte. Et elle a un point très positif, c'est qu'elle a aussi finalement ouvert les yeux à un certain nombre de personnes, peut-être réfractaires à la digitalisation, etc. À leur donner envie. Et donc, ça, c'est très, très positif. Par contre, je pense que là où on pourrait ne pas du tout rendre service à une technologie... à l'IA, mais je disais le low-code tout à l'heure aussi, ce serait de faire croire que c'est une baguette magique et qu'en deux coups de cuir à peau, évidemment, tout est réglé. Et ça, aujourd'hui, à mon avis, il faut faire la part des choses entre tout ce qu'on voit sur le marché, tous les discours, tous les acteurs. Il y a vraiment beaucoup d'acteurs qui se sont engouffrés là. Et ça, c'est aussi notre rôle, je pense, chez Junko Hills, encore une fois,

  • Speaker #0

    d'encadrer Paris vers l'une direction.

  • Speaker #1

    Exactement. Mais tu prenais l'exemple, et on en a eu, j'ai eu un contact hier, super positif, super intéressant, avec un collègue en France, qui est juriste, et qui a besoin de faire de la revue de contrat, etc. Et tout simplement, matériellement, son problème pour lui, il est clair, c'est que s'il doit le faire dans le temps qu'il y a un parti, il doit engager des gens, etc. Et c'est pas possible. Et là, on a un vrai bon use case. Et là, ça permet, et alors la personne a fait cette voie, il a fait des tests, etc. Il a identifié des solutions et là, on l'encadre, on essaye et on déploie. Mais on part du problème.

  • Speaker #0

    Tout à fait. OK. Une dernière question avant de tout doucement clôturer l'épisode. Si tu te projettes avec ta casquette de technologue dans les, on va dire, 3 à 5 ans à venir, comment est-ce que tu penses que ces solutions low-code, IA, GNI, agent vont encore pouvoir évoluer ? Est-ce que tu as une idée là-dessus ? Tu as déjà un peu... penser à ça ou comment on évolue avec le avec les vendeurs ?

  • Speaker #1

    Moi, le premier point, c'est si je regarde chez John Cockerell et dans les solutions, dans les sociétés de cette taille là, il y a déjà beaucoup de solutions qui sont déployées. On a des ingénieurs qui font du dessin, de l'engineering, des autocades, etc. Et donc. Moi, ici, sur le court terme, je crois vraiment à la valeur ajoutée de l'IA qu'on a qualifiée chez nous d'infuser dans les produits existants. Oui, clairement. Par exemple, je suis persuadé que les personnes les mieux placées pour amener des solutions aux ingénieurs qui font du dessin, chez John Cochrill, qui utilisent Autocad ou Siemens, etc., ce sont ces acteurs-là, ces vendors-là, parce qu'ils connaissent la problématique, ils connaissent leurs utilisateurs. Et donc, pour moi, le premier step... Ça doit venir de là. Donc ça, c'est un travail qu'on a commencé aussi, c'est de recenser dans toutes les solutions qu'on a, si les vendors ont une approche. Exactement. Parce que là aussi, ce n'est pas dit que nos dessinateurs vont d'eux-mêmes se dire, il y a de l'IA. Là aussi, il faut un enthousiaste, le cas échéant. Donc moi, j'aime bien de voir ça comme, je n'aime pas qu'on saute les marques en termes d'adoption, etc. On se familiarise au fur et à mesure. Et donc, je crois très fort et c'est très bien que tout le monde investisse dans l'IA. pour que chaque produit, on aille plus loin et on fasse plus, plus vite avec les produits qu'on a déjà, grâce à l'ajout d'agents. Ça, c'est une chose. Le deuxième élément, et je veux dire, pas dire qu'il me fait peur, mais qui est vraiment une fixation pour moi, c'est l'expérience utilisateur, parce qu'après, on va se retrouver avec des agents partout.

  • Speaker #0

    Et là, on va revenir un peu comme une interface utilisateur. Il faut qu'elle soit ergonomique, etc. Et je pense que là, il va y avoir un défi à un moment donné. On va se retrouver avec des agents. On va avoir l'agent d'AutoCAD, l'agent d'SAP, l'agent ceci. Nous, on va développer des agents. Comment est-ce que finalement, on rend ça vraiment ergonomique et que les gens arrivent le matin et disent Attends, j'ai 36 fenêtres ouvertes parce que j'ai un chatbot là, j'ai un chatbot ici, etc. Et donc là,

  • Speaker #1

    les systèmes d'agentique orchestrés, entre eux,

  • Speaker #0

    etc. Ça, je pense que ça va être nécessaire à terme. C'est finalement à l'heure de rationaliser et de revenir, un peu comme aujourd'hui, où les gens vont avoir 36 onglets ouverts sur les différents sas. C'est plus très ergonomique. Et donc là, je pense qu'il y a une vraie réflexion. Et tu vois, quelle que soit la technologie dont on parle, finalement, et si on regarde nos parcours, toi et moi, depuis 15-20 ans, quelle que soit la technologie et les bons qu'on fait, On en revient à de l'adoption. Est-ce que c'est ergonomique ? Est-ce que les gens vont s'en servir ? Et donc, oui, je pense qu'il y a un risque à un moment donné qu'on ait des chatbots partout, qu'on ne sache plus auquel on parle, etc. Et donc, il y a une réflexion à avoir à comment on opère toujours cette expérience. Et comme tu le dis, certainement, une espèce d'agent centralisé qui va pouvoir rendre tout ça accessible.

  • Speaker #1

    Il y en a qui croient beaucoup aussi aux chatbots vocaux, mais je me disais, si on n'interagit plus qu'avec des chatbots et que ce ne sera qu'en vocal, Ça va faire un bouc à Farnahum sur les open space.

  • Speaker #0

    Oui. Et puis encore une fois, le canal est très important, comme tu le dis, sur un open space, qu'on voit déjà aujourd'hui, on rajoute des bulles partout, parce qu'on peut demander en tout.

  • Speaker #1

    Il y en a une bulle par personne.

  • Speaker #0

    Mais par contre, les voitures arrivent de plus en plus connectées, en fonction des trajets. On parlait avant le podcast, à Bruxelles, etc., tu peux être longtemps dans ta voiture. Et bien si là, en effet, tu peux... Tu peux exploiter ce temps-là et parler à ton agent. Moi, là, aujourd'hui, je cherche la bonne solution en respectant, évidemment, toutes les contraintes légales, etc., pour exploiter un agent dans la voiture, parce que j'aurais plein de choses à lui dire, plutôt que de passer un coup de fil, etc. Et là, je pense qu'il y a certainement du temps de productivité, quel qu'il soit. On est posé, on couche des idées, on n'est pas dérangé. Voilà. Là, l'agent vocal, et tu vois, je reviens un peu tout à l'heure, euh... Mon ouvrier, il a besoin d'une interface smartphone. Mon employé, il est plutôt sur son PC. Les canaux, l'expérience utilisateur est vraiment importante pour accéder à la technologie qui est la même derrière.

  • Speaker #1

    Après, c'est toujours la même. On aborde ça de nouveau avec notre casquette de technologue. Donc, on voit ça d'un oeil très positif et assez enthousiaste. Mais finalement, ce n'est pas parce qu'on va avoir des agents qui vont nous rendre plus productifs qu'on va travailler moins. On pourra faire juste beaucoup plus. Et ça, c'est quand même une réflexion aussi à avoir. C'est dans quel monde est-ce qu'on s'engage ? Alors, c'est génial. Je suis convaincu, ça m'intéresse à fond. Mais ce côté de course permanente vers toujours en faire plus, ça pose aussi certaines questions. Et j'imagine que certains auditeurs auront également ça derrière la tête. En tout cas, voilà. Écoute, je pense qu'on arrive tout doucement à la fin. C'était super. Merci beaucoup, Julien. Merci, Benoît. Si certaines personnes veulent te contacter, est-ce que... Comment est-ce qu'on peut le faire ? Via LinkedIn.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le plus facile. Ok, très bien. N'hésitez pas, avec plaisir. Cool.

  • Speaker #1

    Écoute, en tout cas, on souhaite encore beaucoup de bonnes choses à toi et à John Cochry, dans ce monde du low-code, de l'IA. On aura l'occasion de reparler, j'espère. Peut-être qu'on peut se revoir d'ici un an ou deux pour un nouvel épisode où tu vas nous raconter comment vous avez intégré l'IA générative de manière encore plus forte dans vos process. Merci beaucoup, Julien.

  • Speaker #0

    Merci, avec plaisir. C'était vraiment une chouette expérience. et j'ai pris beaucoup de plaisir aussi à écouter un certain nombre d'interlocuteurs qui sont venus ici avant moi et c'est vraiment une chouette initiative donc hâte de découvrir les prochains et merci pour l'invitation

  • Speaker #1

    Merci beaucoup et au revoir à tout le monde

  • Speaker #2

    Au revoir

  • Speaker #3

    Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin si vous l'avez apprécié n'hésitez pas à le partager à vos amis, à votre famille et à vos collègues. Nous vous serions très reconnaissants si vous pouviez laisser une évaluation 5 étoiles dans votre application de podcast préférée. Ça nous aide vraiment à grandir. Vous avez un projet en IA ? Des idées que vous souhaitez discuter ? Notre société, Delaware, peut vous aider. N'hésitez pas à nous contacter sur portraitia.delaware.pro portrait au pluriel ou sur les réseaux sociaux. C'était Léla Rebou et Benoît Loffey et on vous dit à très vite !

  • Speaker #2

    C'est un moment étonnant, mais c'est un moment étonnant.

Description

Low-code, IA et agents : comment John Cockerill accélère sa transformation digitale


Le low-code et l’intelligence artificielle changent la donne dans l’industrie. Mais comment ces technologies sont-elles réellement utilisées en entreprise ?


Dans cet épisode, je reçois Julien Bonsangue, Head of Digitalization, Data & Analytics chez John Cockerill. Il nous explique comment son équipe développe et déploie des applications en un temps record grâce au low-code, et comment l’IA générative transforme la prise de décision sur le terrain.


🛠️ Ce que vous allez apprendre :

  • Comment développer rapidement des applications métiers avec le low-code

  • L’impact de l’IA générative et des agents intelligents sur le travail des équipes

  • Les défis concrets de la digitalisation industrielle

  • Pourquoi l’automatisation ne remplace pas l’humain, mais lui simplifie la vie


Un épisode pour celles et ceux qui s’intéressent à la transformation digitale, aux outils d’IA et à l’évolution des métiers face aux nouvelles technologies.


🎧 Disponible sur toutes les plateformes de podcast !


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Transcription

  • Speaker #0

    C'est un peu le fil conducteur de ma carrière, c'est d'être le lien entre la technologie et les gens, et donc finalement de développer des produits qui utilisent la bonne technologie pour résoudre des problématiques. En fait, si je regarde chez John Cochrill, l'équipe digitalisation, en 5 ans, on a livré certainement 30, 40, 50 applications, et des grosses, on a des applications aujourd'hui qui sont utilisées par pas loin de 1000 personnes tous les jours. Mais au début, ce qui était vraiment intéressant, c'est que les premières fois, quand on a dit à des collègues Écoutez, on est lundi, on vous fera une démo vendredi d'où on en est ils ont rigolé. Oui, oui, oui, on connaît avec l'informatique, on en reparle. Si on a la démo dans six mois, on se traque longtemps aussi. Et donc, ça veut dire qu'au début, il y a du scepticisme, évidemment. Et donc, moi, je crois vraiment, et c'est des choses qu'on est en train d'essayer de mettre en place, à l'exploitation et que les gens, finalement, puissent arriver le matin et plutôt que de regarder un tableau de bord avec des KPIs dans tous les sens, poser des questions à une IA générative. Qu'est-ce qui s'est passé la dernière semaine, les quatre dernières heures ? Je reprends mon exemple, le pointage des ouvriers, par exemple. Je suis gestionnaire d'équipe, j'arrive. Est-ce que tu peux me faire un point sur les pointages de l'équipe cette semaine ?

  • Speaker #1

    Et la vision de Satya Nadella, si je ne me trompe pas, c'est de dire que les plateformes SaaS, donc typiquement en ERP, SAP, machin, ils seront toujours là, évidemment, mais en back-end. Par contre, la façon d'interagir avec eux, tu ne vas plus ouvrir son interface et remplir tes chances, tu vas juste communiquer avec un agent qui lui va faire tout. les injections dans les champs nécessaires. De nouveau, on supprime l'interface classique utilisateur, on le remplace par un agent à qui tu peux parler vocalement ou montrer des messages, et lui va se charger de faire le nécessaire dans les systèmes. Les portraits de Lya avec Leïla et Benoît. Bonjour à toutes et à tous, chers auditeurs et chères auditrices, et bienvenue pour ce quinzième épisode des Portraits de l'IA. Aujourd'hui, nous accueillons Julien Bonsang. Salut Julien.

  • Speaker #0

    Salut Benoît, bonjour à tous.

  • Speaker #1

    Voilà, alors Julien est Head of Digitalization, Data and Analytics chez John Cochrill, et on l'a invité aujourd'hui pour qu'il nous raconte son parcours, qu'il nous explique surtout aussi les technologies low-code qu'ils utilisent beaucoup. On va parler aussi de l'IA, des agents. C'est un petit peu le programme de cet épisode. On espère qu'il vous plaira et je propose qu'on commence tout de suite. Alors Julien, pour que nos auditeurs arrivent un peu à te cerner, est-ce que tu peux nous expliquer ton parcours d'une manière générale, depuis tes études jusqu'aux fonctions que tu occupes aujourd'hui ?

  • Speaker #0

    Oui, bien sûr. Donc, j'ai une formation d'ingénieur civil en électronique. toujours été passionné d'informatique, de développement logiciel, etc. Après mes études, j'ai travaillé d'abord une petite dizaine d'années dans une PME liégeoise où on faisait des solutions industrielles. J'ai commencé comme ingénieur en recherche et développement, faire du développement de logiciels embarqués, avec des contraintes de temps réel et des choses comme ça, donc des choses très très techniques, parce que je suis passionné par la technique. Et puis, ce qui est important pour moi, et ça c'est peut-être un fil conducteur, c'est finalement de rendre la technologie accessible aux gens. Je dirais que ça, c'est un peu le fil conducteur de ma carrière, c'est mettre le lien entre la technologie et les gens. Et donc, finalement, de développer des produits qui utilisent la bonne technologie pour résoudre des problématiques. C'est finalement comme ça que je vois l'ingénieur, de manière un peu... C'est quelqu'un qui trouve des solutions aux problèmes et qui amène des solutions, si possible ergonomiques. un autre élément qui me tient à cœur, sur lequel on pourra revenir. Donc voilà, j'ai développé pendant une dizaine d'années des interfaces utilisateurs pour des applications critiques dans le monde industriel. Après quelques années en recherche et développement, je suis passé plutôt côté product management, donc justement, réflexion sur les solutions, c'est quoi les bons produits, c'est quoi les problèmes qu'on essaye de résoudre. Et voilà, ça a été une première partie de ma carrière où j'ai pris beaucoup de plaisir, et puis j'ai eu l'opportunité de rejoindre John Cochrill, Il y a presque cinq ans maintenant. Encore une fois, pourquoi est-ce que l'aventure chez John Cochrill m'a séduit dès le départ ? C'était donc, en tant que responsable de la digitalisation, c'était de digitaliser les processus internes. Et ce qui m'a attiré, c'était finalement de pouvoir résoudre des problèmes de mes collègues, des gens qui sont là autour de moi, des gens très proches, pouvoir comprendre avec eux leurs problématiques. C'est vraiment ça qui m'a séduit. Et puis, il y avait l'opportunité finalement de découvrir une nouvelle technologie. Comme j'ai dit, moi, je venais de l'électronique embarquée, des développements logiciels très bas niveau, ce qu'on appelle aujourd'hui de la IoT, l'industrie 4.0. Bon, il y a une dizaine d'années, c'était les prémices de tout ça. Alors que chez John Coquille, finalement, je passais dans un monde un peu plus d'informatique de gestion, qu'on pourrait dire, où notamment, on regardait les nouvelles technologies. Il y avait un souhait d'aller vers, par exemple, le low-code. Et c'est, et comme on va en reparler, ce sur quoi je me suis concentré ces cinq dernières années. D'abord en tant que responsable de la digitalisation, et puis au fil de lots et des opportunités, j'ai pris d'autres responsabilités.

  • Speaker #1

    Très bien, merci beaucoup. Alors, moi, je sais évidemment ce que c'est le low-code, le no-code, mais ce n'est peut-être pas le cas de tous nos auditeurs. Donc, est-ce que tu peux nous expliquer d'une manière générale, avec des mots simples, ce que couvrent en fait ces technologies et à quoi elles sont utiles d'une manière générale ?

  • Speaker #0

    Alors, les développements logiciels, comme j'ai dit, il y a finalement plein de langages de programmation. Et finalement, il faut voir le low-code comme une forme nouvelle de langage de programmation. Sauf que... Dans une démarche, comme je le disais, moi personnellement, où j'essaie de rendre la technologie accessible, les vendeurs comme Microsoft, SAP, etc., il y en a plein sur le marché, essayent eux aussi toujours de rendre la technologie plus accessible aux gens. Et donc, ils ont développé des technologies low-code. J'aime les qualifier aussi d'un langage informatique, mais sauf que c'est beaucoup plus visuel et beaucoup plus accessible à tout un chacun. Alors, on peut les utiliser pour faire des solutions complexes, on y reviendra. qui peuvent être utilisés par des professionnels, et je crois beaucoup en ça, et c'est ce qu'on a fait chez JunkoKill. Mais c'est aussi accessible à tous les employés de la société qui voudraient implémenter une petite solution à leur niveau.

  • Speaker #1

    Ce qu'on appelle le citizen developer.

  • Speaker #0

    Exactement.

  • Speaker #1

    Ça veut dire que moi, typiquement, j'ai un collègue qui a un problème avec une certaine suite de tâches qu'il effectue tous les jours. Il pourrait se créer... une petite application en faisant du drag and drop d'éléments visuels, configurer un petit flux derrière et publier son application pour lui ou pour son département pour pouvoir être plus efficace. C'est vraiment ça.

  • Speaker #0

    Absolument, tu as parfaitement résumé. Et cet aspect visuel finalement, et sortir, il y a une abstraction. On n'est plus dans... je dois rédiger du code. Non, c'est vraiment finalement, je vais prendre une boîte qui dit... Je vais prendre un exemple finalement très simple, quand on met une règle dans Outlook, et qu'on dit quand un email arrive, je le mets comme lu, et puis je le déplace dans tel répertoire, ou je l'archive à tel endroit, c'est déjà finalement une forme de low-code. C'est ça. Et c'est dans cette idée-là. Sauf qu'aujourd'hui, les plateformes low-code peuvent interagir avec quelque chose de beaucoup plus large, que ce soit du stockage, dans notre cas sur SharePoint, envoyer des messages dans Teams. Il y a une foule finalement d'actions préconfigurées. Et ça permet aux gens de les enchaîner pour atteindre leurs objectifs de digitalisation personnelle.

  • Speaker #1

    Et pourquoi est-ce que tu penses que les vendeurs, comme tu disais, Microsoft, mais il y a aussi du SAP, ils le font, je crois que UiPath, c'est plutôt du RPA, mais UiPath, de la power platform de Microsoft.

  • Speaker #0

    Les Mendix aussi.

  • Speaker #1

    Les Mendix, oui, tout à fait. Pourquoi est-ce que tu penses que depuis quelques années, ça fait quoi, 5, 6 ans maintenant ? C'est vraiment top, top of mind. Pourquoi est-ce que tu penses qu'il y a eu cette... ce besoin pour ces vendeurs de développer ce genre d'outils. Est ce que c'était quelque chose qu'ils ont poussé ou tu sens qu'il y a vraiment une demande en fait des entreprises, des employés pour pouvoir construire un petit peu leurs propres applications ? Parce que je me souviens très bien, moi je travaille depuis 20 ans, il y a toujours eu cette discussion du Shadow IT, donc les personnes qui faisaient leurs propres fichiers Excel avec des macros dedans. On a essayé pendant tout un moment de supprimer tout ça. Et là, j'ai l'impression qu'avec le low code, ça revient en force, peut-être d'une manière plus gouvernée. Comment est-ce que tu ressens les choses ?

  • Speaker #0

    C'est absolument ça, en fait. Je me suis toujours posé, dès le premier jour, je n'étais pas là pour combattre, finalement, le shadow IT, qu'est-ce que c'est ? Ce sont des gens qui ont des problématiques, l'organisation ne leur amène pas des solutions, la solution, et donc, ils ont des choses à réaliser, et ils trouvent la solution par eux-mêmes. Et donc, oui, c'était une... une forme de digitalisation à leur niveau avec les écrits qu'ils maîtrisaient. Par contre, comme tu viens de l'évoquer, ça représente un grand nombre de risques. Les gens peuvent partir, je pense que bon nombre d'auditeurs auront déjà vécu le cas où on trouve une macro que tout le monde utilise mais avec un mot de passe dessus, on ne sait pas les sources, etc. Donc voilà, on s'est retrouvé avec des processus critiques ou des responsabilités critiques dans tous ces fichiers-là. Et le but n'est pas du tout de combattre. les gens qui amènent leurs propres solutions, je dirais que c'est même ça qu'on veut, par contre en diminuant les risques, dans un environnement maîtrisé, contrôlé, qui l'utilise, et puis on va parler de data, de nos jours quand on fait du développement, on manipule des données, de plus en plus de données, et tout le monde ne peut pas avoir accès à toutes les données. Et donc ça veut dire que si on ne maîtrise pas l'aspect de données aussi, je vais faire un développement, je vais utiliser telles données, des informations sur les employés, etc., que sais-je. Le mot gouvernance, tu l'as dit, est un mot très important. Donc nous, ce qu'on a essayé de faire chez John Cochrill par rapport au citizen development, c'est effectivement de mettre une gouvernance en place et de favoriser pour que les gens finalement implémentent dans quelque chose où on maîtrise les risques des solutions. Et pour répondre à ta question, est-ce que nous on voit un besoin ? En fait, si je regarde chez John Cochrill, l'équipe digitalisation, en cinq ans, on a livré certainement... 30, 40, 50 applications. Ah oui, à ce point-là. Et des grosses. On a des applications aujourd'hui qui sont utilisées par pas loin de 1000 personnes tous les jours.

  • Speaker #1

    Tu vas nous en dire un peu plus après.

  • Speaker #0

    Voilà, des applications de pointage et des choses comme ça. Mais même si on a délivré tout ça, à l'échelle d'une société qui fait aujourd'hui 8000 personnes, le nombre de cas d'usage qu'on aurait encore dû adresser, le nombre de besoins. Et donc, on ne pourra jamais avoir des équipes informatiques ou technologiques, quelles qu'elles soient, qui ont... qui ont une taille suffisante pour répondre à tous les besoins de l'organisation. Et donc, le fait de mettre des outils à disposition pour qu'eux aussi, à leur niveau, puissent adresser un certain nombre de cas problématiques, c'est indispensable.

  • Speaker #1

    Donc, en fait, ce que tu es en train d'expliquer, c'est que le département IT, finalement, est le garant de la gouvernance. C'est peut-être vous qui y allez. former les utilisateurs, leur expliquer comment ça fonctionne, donner accès à certains jeux de données dont ils ont besoin pour faire leur app, mais que le développement même des applications est fait par un utilisateur du métier accompagné probablement par l'IT, parce que tout le monde n'a pas non plus toutes les compétences pour le faire, mais c'est une espèce de modèle de délégation où finalement le produit fini revient dans les mains des utilisateurs finaux avec le support de l'IT. C'est un peu ça que je comprends.

  • Speaker #0

    Je dirais qu'il y a trois grandes approches. Donc, il y a l'approche centralisée, je vais dire, aux développeurs. C'est un peu ce que je disais tout à l'heure, c'est que je pense que le low-code, en tout cas, c'est ce qu'on a fait, c'est ce que je crois qu'on a prouvé. C'est qu'on peut utiliser, avec des développeurs professionnels, le low-code pour développer plus vite des applications. Ça, c'est un axe. Ça a été notre axe principal chez Don Coquille, je pourrais y revenir. Et puis, il y a en effet le deuxième axe, qui est celui dont on discute depuis quelques minutes. qui est de donner la main à des gens dans le business. Et là, je ferai la différenciation à deux niveaux. Une organisation comme John Cochrill, 8000 personnes, l'IT ne peut pas être partout. Et à un moment donné, avoir des développeurs, ou en tout cas des gens qui ont une capacité de développement au plus proche des utilisateurs, puisqu'on est présent partout dans le monde aujourd'hui, ça, ça fait sens. Donc, quand on parle de citizen development, en fait, il y a deux possibilités. Il y a le fait d'avoir des développeurs professionnels qui sont dans le business et qui ne sont pas à l'IT. Et là, l'IT, finalement, on met... un cadre, que ces gens puissent amener des solutions, et ça donne une flexibilité. On imagine les IT corporettes, enfin je pense que c'est comme ça dans toutes les boîtes d'une certaine taille, il faut faire un ticket, demander, etc. Donc là, ça nous permet de dire, vous pouvez développer vos solutions, nous sommes même ok que vous preniez un développeur, mais dans cet environnement-là, etc. Et nous, on va le maîtriser, on va gérer les backups, on va gérer les données auxquelles ils ont accès, etc. Et puis alors, il y a le deuxième cas où ce sont vraiment des employés qui ne sont pas des gens avec des fonctions technologiques. Ça peut être des gens à la comptabilité, à la finance, même des gens qui ont des rôles d'assistants, des chefs de projet, enfin plein de monde. Et là, comme tu dis, alors ce sont des gens qui doivent apprendre les rudiments pour le faire.

  • Speaker #1

    Et ça, vous leur donnez, enfin c'est des choses que vous faites, pour ce genre de personnes, vous ne reprenez pas les développements chez vous, à l'IT, mais vous les formez à correctement utiliser ces outils ?

  • Speaker #0

    Oui, alors ce qu'on a mis en fait, c'est en place un parcours de formation, mais où finalement l'investissement personnel est important. Parce que comme j'ai dit, comme nous, on propose aussi le modèle où nous développons les applications pour le business. À partir du moment où ils veulent prendre une certaine autonomie, ce que je veux éviter, c'est qu'on se retrouve finalement avec quelqu'un en Teams toutes les 10 minutes. Oui, avec une ligne,

  • Speaker #1

    etc.

  • Speaker #0

    Donc ce qui est important, et là on a organisé des parcours de formation. Et les gens ont accès à des fonctionnalités avancées de la plateforme au fur et à mesure où ils ont délivré des choses. Comme ça, on les force à commencer par des choses simples. Parce que voilà, on est tous des êtres humains, on pense à quelque chose et puis ça devient tout de suite très complexe. Et donc, on commence à faire un building avant de penser à faire une porte, une fenêtre ou un petit mur. Donc, on a vraiment essayé d'organiser un trajet de formation comme ça, pour que les gens puissent apprendre au fur et à mesure et faire des choses de plus en plus complexes. Ça, c'est un élément. Un deuxième élément, comme tu viens de dire, est-ce que vous les reprenez ? Là, ça dépend comment on positionne le low-code. Il y a des cas où les gens sont arrivés avec des applications qui faisaient exactement ce qu'il fallait. Là, on les a aidés à la mettre en production, à la déployer vers d'autres utilisateurs avec l'accord du management, etc. Ça, c'est un axe. Le deuxième axe, c'est plutôt une espèce de prototypage rapide. Ça veut dire qu'un employé arrive et dit, voilà, j'ai fait ça. Moi, je ne suis pas un développeur, mais voilà ce que j'ai essayé de faire. Et là, au moins, on ne part pas d'une feuille blanche, d'analyser les besoins. Et donc, là aussi, ça permet de... de doper, finalement, la démarche de digitalisation.

  • Speaker #1

    Parce que tu vois, moi, je remarque quand même assez souvent, dans l'émission que je fais chez bon nombre de nos clients, avec Delaware, c'est qu'il y a beaucoup d'idées, et les gens sont hyper intéressés, évidemment, qu'on écoute leurs idées, qu'on essaie de les mettre en place, mais par contre, ils n'ont jamais le temps. Et donc, comment est-ce que tu arrives à faire en sorte que les gens aient les idées, bon, ça, ils les ont, mais à leur dire, écoutez... votre idée, on va vous donner les outils en main pour la réaliser. Donc libérez-vous un peu du temps. Alors évidemment, s'ils arrivent à la mettre en place, ils vont gagner du temps dans leur process, donc il y a une espèce d'attrait pour le faire. Mais je trouve que le switch pour faire passer les personnes du Ah, j'ai une bonne idée, je vais l'implémenter moi-même ce n'est pas toujours simple. Alors ça, c'est la première question. La deuxième question, c'est, on voit aussi parfois que les gens qui ont un challenge vont aller chercher sur le marché des outils qui répondent spécifiquement à ce besoin-là. Donc là, on est low-code versus applications spécifiques avec des licences, des coûts de licence qui existent aussi, mais qui viennent du coup renforcer la stack de l'IT. Donc, c'est une application en plus à gérer. Donc, c'est beaucoup plus complexe. Enfin, je veux dire, si tout le monde fait ça, à moins, on ne s'en sort pas. Mais c'est quoi le trigger pour que les gens se disent, ah, ma bonne idée, je vais l'implémenter. Est-ce que tu vois que ça s'applique à tout le monde ? tous les utilisateurs, ou c'est des gens qui ont déjà des profils assez bien définis et qui... Je ne sais pas comment exprimer ma question, mais est-ce que vous identifiez au préalable les utilisateurs qui ont le potentiel et la volonté de le faire et donc vous ciblez, si tu veux, vos formations ou est-ce qu'au final, vraiment, ça va à tout le monde et tu vois qui vient prendre ?

  • Speaker #0

    On a vraiment ouvert. Donc ça, l'aspect, la mise en place de communautés, la mise en place d'une communauté au sein de John Cochrill. où finalement les gens viennent, ils peuvent être passifs. Donc voilà, on a des webinaires toutes les deux ou trois semaines et on invite les gens à proposer, on leur donne aussi la scène, de dire voilà, vous pouvez venir montrer ce que vous avez fait. Et donc oui, on voit qu'il y a des gens qui sont passifs pendant plusieurs sessions et puis qui osent montrer ou discuter de ce qu'ils ont ou des gens qui sont intéressés à ce que tu as fait là. En fait, moi, c'est ça aussi dont j'avais besoin. Donc l'aspect communauté, quand on est sur une société de 8000 personnes, on commence à avoir finalement, c'est pas pour créer des communautés. Et quelles que soient les technologies, et sur l'IA c'est pareil, il y a ce qu'on appelle des early bird, des early adopters, des gens qui vont essayer, qui vont être plus enclins, qui vont être passionnés. Ceux qui ont été intéressés par le low-code ne sont peut-être pas ceux qui vont être intéressés par l'IA, etc. Et donc on a essayé de mettre en place des communautés comme ça, toujours dans cette démarche. de rendre accessibles les produits technologiques. Je ferai un petit retour en arrière, quelque chose de beaucoup plus simple. Aujourd'hui, tout le monde fait des calls en Teams. On a l'impression que Teams, on a toujours travaillé avec. Mais derrière Teams, il y a une organisation, il y a des fonctionnalités, SharePoint, partager des documents, arrêter d'envoyer des documents par email où je demande à trois collègues de compléter le même Excel et puis on me renvoie les trois et puis je dois remettre les réponses dans un... Tout ça, aujourd'hui, on a des solutions. Mais quand on descend à ce niveau-là, on se rend compte que même l'adoption pour 8000 personnes de ces fonctionnalités qui pour nous technologues, on reste quand même entre nous dans un climat où on est tous passionnés par la technologie. Je reviens à mon point tout à l'heure, c'est rendre la technologie accessible aux gens, à des gens dont le travail n'est pas de découvrir la technologie, mais de réaliser des tâches pour faire fonctionner l'entreprise. Ce qui est important, c'est de réussir que le maximum de fonctionnalités, les gens les utilisent naturellement. Et ça, c'est un vrai travail. Donc là... Ici, on est en train de parler de low-code, etc. Mais rien qu'une bonne utilisation d'un Teams, d'un SharePoint. J'aime bien te prendre l'exemple. Combien de fois tu as participé à un Teams où quelqu'un a partagé son écran et il n'a pas partagé le bon et tu as vu ces discussions ou affichées que tu ne devais pas voir. Ça aussi, c'est de l'adoption. Finalement, c'est tout simple sur un partage d'écran et on voit que ce n'est pas toujours évident. Combien de fois on est... On est resté dans un Teams avec 10 personnes à essayer que la personne partage. Vous voyez ce que je partage, etc. Donc, on est sur de l'adoption de la technologie. Donc, je dirais, c'est vraiment le fil conducteur. Et donc, à un moment donné, on s'était dit, est-ce qu'on fait une communauté low-code, une communauté SharePoint, une communauté IA, etc. Ce qu'on essaie de faire, c'est de les rassembler. Et on y reviendra, puisque finalement, ce n'est pas l'outil qui est important. C'est d'abord de revenir au problème qu'on essaie de résoudre. Voilà. Et ça me permet de rebondir sur ton autre question. Le fait qu'on soit doté d'une capacité de développement et de développement rapide chez John Cockrell, c'était très important de garder à notre niveau une gouvernance et finalement de ne pas tomber amoureux de ça et de toujours se dire, OK, mais s'il y a une solution sur le marché, comme tu le mentionnais, qu'il y a des coûts de licence acceptables, qui fait le job, qui est sur l'étagère, qu'on peut déployer facilement. Ce n'est pas parce qu'on est capable de développer qu'on doit tout réinventer. Et donc la gouvernance à mon niveau, de choisir la bonne stratégie par rapport aux demandes et que les gens puissent venir et dire en effet, moi j'ai fait le travail de mon côté, j'ai trouvé cette solution-là, est-ce qu'on peut l'essayer ? Alors là on revient sur de la gouvernance et c'est ça que j'ai dit au fur et à mesure de ma carrière chez Junker Kid, j'ai pris des responsabilités puisque au début on était là pour développer des solutions, puis à un moment, j'ai tel ou tel besoin. Oui mais ça c'est une solution finalement qu'on devrait avoir au niveau du groupe. Et donc, il y a une réflexion d'architecture là-derrière et de gestion.

  • Speaker #1

    C'est vraiment pour moi que tu vas y appliquer. Voilà,

  • Speaker #0

    tout à fait. Et donc, je dirais cette décision qu'on appelle communément make or buy, est-ce qu'on le développe ou est-ce qu'on l'achète ? Ça reste une question fondamentale. Et j'aime bien de challenger mes équipes là-dessus, puisque même si on va vite pour développer, ça reste quand même un investissement de développer une solution. Il y a aussi des coûts de licence pour le low-code. Et donc... Je... J'ai toujours organisé cette équipe avec en tête la valeur qu'on amène et le retour sur investissement. J'aime bien dire qu'on n'est pas une équipe de développement logiciel. On est une équipe de digitalisation. Donc, ce qu'on vit, c'est la valeur. Ce n'est pas le livrable d'une solution technologique. Et ce qu'on veut, c'est que les gens l'utilisent. Ce n'est pas juste la développer, la livrer, dire voilà, elle est là. Non, ce qu'on cherche, c'est la valeur. Et la valeur, elle vient quand les gens l'adoptent. Et donc, quand la solution répond à leurs besoins, avec la bonne ergonomie, etc. C'est vrai.

  • Speaker #1

    On va revenir sur l'aspect valeur et notamment... Comment l'IA peut en apporter beaucoup dans ce genre de process quand on la couple avec le low-code ? Mais est-ce que, avant ça, tu peux nous donner quelques exemples d'applications que vous avez construites et qui ont eu vraiment un impact important pour votre société ?

  • Speaker #0

    Oui, tout à fait. Alors, là aussi, comme j'ai dit quand j'ai rejoint John Cockhill, il y a cinq ans, la technologie low-code commençait à émerger. Il fallait que nous aussi, on se familiarise. On a commencé par appliquer à nous ce que je recommande aux gens de faire. On a commencé petit. On a commencé par automatiser certains workflows, etc. Et un des premiers qu'on a fait, je me souviens, le processus de sélection, de choix et de commande d'un véhicule de société, questionner les liseurs, questionner les garages, etc. L'employé devait choisir. Il y avait là tout un processus. De mémoire, il y avait une cinquantaine d'emails. qui s'échangeait depuis l'arrivée d'un employé jusqu'à ce qu'il ait les clés de son véhicule. Et donc, il y avait là, en plus, plein d'emails automatiques, donc des humains qui traitaient des emails automatiques. Et donc, on a eu une réflexion parce qu'il fallait de plus en plus de personnes pour gérer ça. Et donc, ça a été un des premiers qu'on a automatisés.

  • Speaker #1

    Donc, non seulement tu automatises le flux, mais j'imagine que tu centralises aussi les données. Donc, tu crées aussi des jeux de données potentiellement réutilisables par la suite pour faire des analyses sur... Le type de voiture, les prix peut-être que tu as eu avec les revendeurs, qui, quelle personne, faire des rappels quand les gens doivent changer tous les X années, ce genre de choses.

  • Speaker #0

    C'est un excellent point, c'est que finalement, dans un premier temps, on s'est beaucoup concentré sur des applications, mais les applications, c'est le début du trajet de digitalisation. Et l'intérêt d'avoir une application, c'est que, comme tu viens de le dire, on capte de la donnée, et on capte de la donnée de qualité, qui est déjà structurée, etc., qu'on peut exploiter. Et alors, quand on commence à exploiter la donnée et à prendre des décisions, alors là, on arrive sur un parcours de digitalisation complet. Donc finalement, la valeur, on peut l'avoir dans le temps qu'on va gagner, parce qu'il y a une application, il va y avoir des automatisations, etc. Mais d'expérience, la valeur qu'on crée est beaucoup plus importante dans les phases successives quand on va exploiter la donnée de qualité. Donc, il y a plusieurs étapes. Finalement, il y a plusieurs moments où on... où on crée de la valeur, où on gagne du temps, où on dégage de l'intérêt au fur et à mesure du parcours de digitalisation.

  • Speaker #1

    Et donc, pour reprendre l'exemple de cette application pour les voitures, c'est compliqué de me donner les chiffres exacts, évidemment, mais le temps de développement pour une application de cette ampleur-là, on parle en mois, on parle en semaines, on parle en jours ?

  • Speaker #0

    On parle en semaines.

  • Speaker #1

    Évidemment, il y a des itérations, il y a tout le temps des raffinements nécessaires, mais tu vois, si tu compares ça à l'implémentation d'une application custom from scratch, c'est vraiment... en pro code, c'est quoi le ratio entre les deux en fait ? On divise par combien de temps de développement ?

  • Speaker #0

    C'est une bonne question. Un élément que je voudrais mettre en avant, c'est que ce que nous a amené le low code, c'est qu'on a pu très très vite montrer aux gens la solution en construction.

  • Speaker #1

    Voilà, le principe agile.

  • Speaker #0

    Exactement, et en fait ça nous a vraiment permis d'agiliser l'organisation. En ce sens qu'on avait des demandes qui venaient de nos collègues, du business, comme on a l'habitude de le dire. Et en fait, on pouvait vraiment les impliquer dans le processus. Et avec le low-cost, on s'est rendu compte qu'on pouvait déjà montrer quelque chose après une semaine. Et donc, en fait, ça fait cinq ans qu'on est dans des sprints d'une semaine. C'est très rapide,

  • Speaker #1

    c'est vraiment bien justement l'intérêt.

  • Speaker #0

    Et au début, ce qui était vraiment intéressant, c'est que les premières fois qu'on a dit à des collègues, On est lundi, on vous fera une démo vendredi d'où on en est. Enfin, ils ont rigolé. Oui, oui, oui, on connaît, on connaît avec l'informatique, on en reparle, si on a la démo dans six mois, on sera content aussi. Et donc, ça veut dire qu'au début, il y a du scepticisme, évidemment, et puis c'est vite très visuel. Comme tu l'as expliqué tout à l'heure, c'est vite très visuel. On ne doit pas travailler à mettre toutes les bases. Les gens se projettent vite,

  • Speaker #1

    vite donner leur avis sur leur projet.

  • Speaker #0

    Et ce qu'ils ont vite compris aussi, d'une semaine à l'autre, c'est qu'on était capables de prendre en compte leurs commentaires. Et eux aussi se sont rendus compte que finalement, ce qu'ils avaient demandé comme ça, en réfléchissant tout haut, quand ils le voient, j'ai eu des collègues très... C'est ce que j'ai demandé, mais en fait, ce n'est pas du tout ça que je veux. Maintenant que je le vois, ce n'est vraiment pas du tout ça. Et donc, ça, ça a été très vertueux, finalement. Et ça, je suis assez convaincu que c'est le low-code qui nous a permis, finalement, d'amener des incréments pour l'utilisateur très rapidement, qui voit la valeur de pivoter. et pouvoir dire à un moment donné, pouvoir dire stop aussi, parce que ça, c'est un risque. C'est que c'est qu'ils se prennent au jeu et ils tombent en bureau de l'U.S.

  • Speaker #1

    Parce qu'il s'est rapide à en demander plus.

  • Speaker #0

    Mais alors, si on n'est pas vigilant, on peut alors, même avec du low-code, faire des semaines et des semaines et des semaines. Et donc, ce qui est très important, c'est de garder en tête quel est le problème qu'on essaye de résoudre. Et une fois qu'on l'a résolu, on va le mettre en production, on va l'utiliser. Et puis après, on fera une version 2, une version 3. OK, mais Mais voilà, essayer de revenir à des petits incréments. Donc voilà, je dirais que le low code et le fait de rapidement délivrer nous a permis d'agiliser l'organisation, de sensibiliser les collègues à une démarche plus agile. C'est ça aussi qui a permis de délivrer beaucoup de choses et qui, je pense, en cernant la valeur, s'est planté quelquefois. On le disait tout à l'heure, je me souviens, on a essayé de développer un moment une application de gestionnaire de NDA. Et bien ça, typiquement, ça a été un mauvais choix. Pourquoi ? Parce que... On avait besoin de clauses légales, etc. Et donc, on avait besoin de tendre nos collègues des départements légals, compliance. Mais finalement, quand on achète une solution sur le marché, il y a déjà des juristes, etc. qui ont participé à ça. Et le sujet est le même dans toutes les sociétés. Donc voilà, typiquement, ça, c'est un cas où on n'aurait pas dû essayer de digitaliser nous-mêmes, mais plutôt d'acheter une solution toute faite.

  • Speaker #1

    Donc, ce que je comprends, ce que tu dis, c'est...

  • Speaker #0

    Si c'est des process qui sont vraiment standards, il y a très probablement déjà des solutions qui existent. Là, c'est vraiment là où il faut se poser la question, est-ce que je la réimplémente, ce qui est faisable, mais qui va me prendre aussi du temps, ou est-ce que là, j'envisage éventuellement un buy d'un outil, je l'intègre dans ma stack technique ?

  • Speaker #1

    Ça va prendre du temps du métier, parce que ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'on est dans un travail collaboratif, on essaye de les impliquer, mais dans le cas de Andy, etc., nous, on est informaticien, on n'est pas juriste. et donc il y a un travail de leur côté et comme tu le dis, on y arrivera, on pourrait le faire technologiquement on n'avait pas de problème à un moment donné on s'est arrêté parce qu'on s'est dit ça prend beaucoup trop de temps aux gens à qui on essaye de faire gagner du temps de nous alimenter et sans leur feedback c'est impossible de faire quelque chose évidemment donc là on a deux bons exemples,

  • Speaker #0

    un positif un qui a moins bien marché, est-ce que tu en as encore un ou deux que tu peux parler ?

  • Speaker #1

    Et ça permet de faire un peu écho à l'évolution chez John Cokhill, c'est que bah John Corkill fonctionne sur SAP, donc quand on veut digitaliser des processus internes, comme dans toute société qui a un ERP, même si c'est un SAP ou un autre, il y a beaucoup de données dans l'ERP ou il y a beaucoup de données qui doivent arriver dans l'ERP. Et finalement, un ERP, c'est un peu comme on disait tout à l'heure, Teams, etc., ça reste une solution informatique, technologique, que les gens doivent adopter. On a des communautés de pratique autour de l'ERP, etc. Et à un moment donné, on doit saisir de la donnée de qualité dans l'ERP également. Chez John Cochrane, on avait une problématique par rapport au pointage des gens. Les gens devaient soumettre leur pointage. Ce n'était pas très ergonomique, les gens n'allaient pas naturellement. Il y avait eu des développements en macro, etc. auparavant. Et finalement, le low-code, et on a plusieurs cas d'utilisation comme ça, le low-code nous a permis pas de rajouter une logique ou une complexité ou quoi que ce soit, mais finalement de créer une interface utilisateur très ergonomique, très adaptée au processus, à la manière dont les gens fonctionnaient. Et finalement, c'était essentiellement une interface d'encodage pour ensuite alimenter un système source. Et je reviens sur mon point d'architecture. Ce qui est très important, c'est qu'on nous a dit, OK, il faudrait saisir les pointages. Aujourd'hui, il y a une macro Excel et puis on l'envoie dans SAP. La nouvelle solution de pointage ne devait pas se substituer à SAP. Les pointages doivent arriver dans SAP. Et donc là, il y a une réflexion d'architecture. Et donc, quand on a commencé à intégrer la plateforme low-code avec nos outils centralisés, le RPE... Oui. la gestion des employés au niveau HR, etc. Et donc, on a vraiment fait de l'architecture d'intégration. Alors là, ça a vraiment décuplé, non seulement le retour sur investissement, mais aussi les cas d'emploi. Et donc, ça veut dire qu'on a rendu accessible, on a retravaillé finalement l'approche par rapport à l'ERP, ce qui nous a permis de capter de la donnée de qualité, encore une fois, et d'aller la remettre au bon endroit. Parce que ça, c'est vraiment important. On ne veut pas dupliquer les systèmes. Et donc la solution de pointage, alors chez John Cochrill on a des ingénieurs et des employés qui travaillent dans les bureaux et puis on a des gens sur le terrain. Et bien on a pu développer deux solutions qui finalement poussent de la même manière les pointages dans SAP. Mais on est sur deux populations différentes, on a fait deux choses différentes. Les employés sont plutôt sur une application qu'on utilise sur son laptop. Tandis que les ouvriers qui sont en première ligne, on leur a fait une application qui tourne sur leur smartphone. D'accord. C'est ça aussi la puissance du low-code. On a pu réutiliser des blocs. Tous les concepts qu'on connaît du développement informatique traditionnel, on a pu le faire. On a réutilisé les blocs de base, mais sauf qu'on a mis des interfaces différentes, donc des choses adaptées pour rendre...

  • Speaker #0

    Pour une population spécifique.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    Et en termes de... Si on parle un peu plus techno, j'imagine tout ce qui est dans l'environnement, office, applications Microsoft, le meilleur choix probablement, c'est du Power Platform. Power Automate, Power BI,

  • Speaker #1

    Power Apps.

  • Speaker #0

    Mais par exemple, quand tu parlais d'SAP, est-ce que tu peux facilement intégrer une Power Apps avec du SAP ou tu dois te tourner vers du Mendix ou vers d'autres types de technologies ? Comment est-ce que tu fais tes choix et est-ce qu'elles se valent toutes ces solutions ?

  • Speaker #1

    Alors, on a fait un choix, j'ai posé un choix il y a quelques années chez Junko Krill, on venait de déployer Teams, Office 365, etc. La Power Platform n'était pas à l'époque le leader du marché, mais enfin son intégration, les exemples que je prends tout à l'heure, assez facilement, gérer du SharePoint, gérer des emails, gérer l'environnement finalement dans lequel les gens sont tous les jours. C'est une des raisons principales qui m'a poussé à explorer d'abord la Power Platform de Microsoft. Et comme tu le disais tout à l'heure, il y a aussi des coûts de licensing associés à ce genre de solution. Donc, on n'a pas commencé à se répandre et on a décidé... en tout cas dans notre contexte, ça s'est révélé un choix payant, de capitaliser sur la Power Platform. Alors oui, un des succès qu'on a eu chez John Cochrill, c'est qu'on a connecté la Power Platform notamment avec SAP, etc. Mais par contre, là on est revenu, et c'est pour ça que je dis l'approche pro-développeur dans l'IT central a aussi un intérêt, on est revenu à du développement aussi traditionnel. Finalement, on avait la Power Platform d'un côté, SAP de l'autre, et puis on a un développeur professionnel qui a fait une interface tout à fait classique entre les deux. Et ça, je reviens sur ce que je disais tout à l'heure, pour moi, c'est le bon outil pour le bon travail. Et donc, par exemple, le low-code est très performant pour plein de choses, pour faire rapidement des applications visuelles, etc. Mais n'essayons pas non plus de faire des logiques beaucoup trop complexes, parce que même si c'est visuel, s'il faut une tireuse de plan pour imprimer le Power Automate, ça n'a plus aucun intérêt. Donc, c'est toujours choisir le bon outil. Là où finalement je disais le choix de la Power Platform s'est révélé payant, c'est que l'écosystème Microsoft ou toute la Power Platform avec Azure et justement avec le développement plus traditionnel était très bien intégré. Et c'est ça qui nous a permis assez facilement d'intégrer la plateforme avec le système informatique. Tout à fait.

  • Speaker #0

    Ok, intéressant. On n'a pas encore parlé d'IA. Je propose peut-être qu'on essaie d'aborder le point. Moi, je vois un avantage, en tout cas une puissance absolument phénoménale. d'utiliser l'IA non seulement dans les logiciels de création de tes PowerApps, je ne sais pas si je suis pas ça de très très près au niveau PowerApps, mais j'imagine qu'à terme tu pourras avoir un agent dans ton PowerApp, tu vas lui décrire ce que tu veux, et donc plutôt que toi-même faire du drag and drop, en fait il va te créer déjà une première interface que tu pourras modifier, donc ça c'est pour moi quelque chose qui arrive ou qui est déjà là, donc ça va encore améliorer ou faciliter le travail d'implémentation. Mais l'autre gros avantage de l'IA, et notamment de l'IA générative, c'est que tu vas pouvoir lier dans tes power-ups et dans tes flux, faire appel à des agents ou des algorithmes d'IA générative qui vont te donner encore plus de puissance dans les actions que tu veux faire. J'ai plein d'idées en tête, mais je ne sais pas si vous avez déjà réfléchi à ça chez John Cochrill, si vous avez déjà des cas qui sont... cours de développement, peut-être même déjà déployés, ou en tout cas, quelles sont les grandes idées vers lesquelles vous vous dirigez dans ce domaine-là ?

  • Speaker #1

    Alors, tout d'abord, oui, pour parler du produit, Copilot est intégré aujourd'hui à la Power Platform, et en fait, ça s'est assez bien mis, comme je dis, chez Junko Green, on a commencé avec un développement centralisé des développeurs professionnels avant d'aller vers le Citizen Development, et ça a coïncidé quand on a lancé ce track-là. avec l'arrivée de tout ce qui est Gen AI, etc. Et donc très rapidement, Microsoft a intégré la plateforme, comme tu viens de le dire. Et moi, je crois très fort en ça, parce que c'est très différent. On parlait tout à l'heure de parcours de formation, d'apprendre. Pour moi, ça dope complètement le parcours, puisque plutôt que de partir d'une feuille blanche, même si c'est du drag and drop pour construire mon application, je peux dire à l'agent, je veux faire une application qui me permet de commander une voiture. Les gens doivent sélectionner dans une liste de fabricants.

  • Speaker #0

    Donc ça, c'est déjà...

  • Speaker #1

    C'est intégré, voilà. Et ça, c'est accessible à tout le monde dans la plateforme. Et ça fait gagner. Ça, je crois vraiment à ce genre. Alors, ce que je n'ai pas encore réussi, c'est que mes développeurs professionnels l'utilisent également.

  • Speaker #0

    Bien sûr.

  • Speaker #1

    Donc, j'y crois beaucoup pour un utilisateur lambda, comme on disait, qui doit démarrer quelque part. Et comme ça, il a une pierre à casser. Et puis, plutôt que de voir développer depuis zéro, il doit juste un peu adapter, etc. Donc, ça, j'y crois beaucoup. Maintenant, comment est-ce que mes développeurs professionnels exploitent ça ? Là, c'est encore un autre challenge.

  • Speaker #0

    Et là, c'est un autre débat, mais c'est un petit peu, si on se projette dans 5 à 10 ans, j'ai déjà pas mal pensé à ça. Nouveau liège génératif pour générer du code ou du low code peut vraiment aider énormément. Tu peux prototyper très, très vite des choses. Donc, tu peux élever le niveau de base de quelqu'un à un niveau médiocre, on va dire, peut-être. Peut-être pas senior encore. Quoique, ça arrive. Mais par contre, les gens qui sont déjà experts, eux peuvent l'utiliser et encore être plus performants. Le problème que je vois à terme, c'est que les gens qui n'ont pas fait tout le chemin d'un développeur professionnels ou experts maintenant, vont se retrouver à pouvoir réaliser ou développer des choses très rapidement, mais sans connaître exactement comment ça a été construit. Donc à un certain moment, ils vont arriver, je pense, à un plafond où leurs connaissances ne vont simplement plus être suffisantes pour pouvoir aller plus loin par rapport à un développeur professionnel qui pourra toujours, lui, comprendre ce qui a été fait et se dire, ok, là, ça ne marche pas pour ça. Enfin, c'est au niveau de l'adoption justement de ces outils et de la... courbe d'apprentissage nécessaire quand on apprend un nouveau langage par exemple j'ai l'impression qu'à terme des développeurs plutôt juniors maintenant ne seront pas aussi performants après 5 ans qu'un développeur qui a appris tout from scratch de lui-même sans IA générative l'été, alors j'ai l'impression que c'est très bruyant ce que j'ai dit, c'est pas grave mais je sais pas si tu comprends le message le gap en termes de connaissances acquises, donc l'IA générative te permet de faire beaucoup Mais est-ce que ça ne va pas créer un gap immense à terme parce que tu n'auras pas acquis la connaissance de manière habituelle où tu vas faire des essais, des erreurs et c'est comme ça que tu apprends finalement ? Alors, tout ça pour revenir sur tes développeurs seniors qui n'utilisent pas encore justement ces outils, ces possibilités-là.

  • Speaker #1

    Alors, je pense que l'essai offre sera toujours là et justement, là où je vois par exemple un cas d'utilisation, si je regarde moi-même... C'est justement de s'aider des agents, les copilotes, les TTPT, justement pour résoudre des problèmes qu'on a en développement, même si on sait comment ça se passe. Je vais prendre mon cas. J'ai été développeur dans le passé, les années passent, il faut bien s'en rendre compte. Et donc, on n'est plus le développeur qu'on était quand on faisait ça tous les jours. Et donc, parfois, pour le plaisir ou quelques petites choses, je fais encore un peu de développement. J'ai perdu des réflexes, etc. Et donc, le fait d'avoir à côté de moi un copilot ou un chat GPT, même si j'ai encore des bases et j'ai des souvenirs, je peux m'adresser à lui, il me rafraîchit la mémoire et je repose des questions. Donc, je pense qu'en utilisant bien l'IA et ses agents, ils vont nous fournir des réponses. Et donc, je reviens sur mes développeurs professionnels. Peut-être qu'ils ne vont pas s'en servir pour avoir une base. une ébauche d'applications qui vont adapter ensuite. Mais par contre, ce que je veux, c'est le nombre de fois où on a une discussion, même si on est sur du low-code, on a un problème, on est bloqué, et je les vois discuter entre eux, et je dis, vous discutez à trois, est-ce que vous discutez aussi avec le quatrième, Copilot ou ChatGPT ? Et ça, c'est un vrai réflexe. Et c'est là où je crois vraiment dans les agents, et finalement des agents assez génériques comme on a aujourd'hui à ChatGPT, c'est que... Avant de faire quelque chose, on se pose la question, est-ce que je pourrais le faire plus rapidement avec un agent ? Et donc, je pense que partir d'une feuille blanche sur plein de choses, que ce soit du développement ou autre chose, on a la période des évaluations annuelles, fixer les objectifs, etc. C'est des choses où finalement, en échangeant quelques promptes avec un agent, on va pouvoir formaliser beaucoup mieux, avoir une vue beaucoup plus claire. Donc plutôt que, au lieu de partir d'une feuille blanche, maintenant, on ne part plus jamais d'une feuille blanche.

  • Speaker #0

    Tu brainstorm avec ton agent.

  • Speaker #1

    Tu brainstorm avec ton agent et tu as au moins un point de départ. L'erreur, par contre, et je pense que ça rejoint un peu ce que tu disais tout à l'heure, l'erreur serait de s'arrêter à ça et de prendre ça pour argent comptant. Là, alors, on va avoir une perte, je crois. Et donc, il faut que les gens gardent leur esprit critique et qu'ils ne se disent pas Ok, après 10 minutes et deux promptes, c'est bon, je copie, je colle et c'est parti. Je pense que c'est important, c'est de prendre ça vraiment comme une pierre à casser et puis d'avoir son esprit critique, de professionnel, quel que soit le profil, et d'aller plus loin.

  • Speaker #0

    C'est ça. Ok. Justement, chez John Cochrill, est-ce que vous avez déjà implémenté des flux ou des power apps où vous faisiez appel à une certaine forme d'intelligence artificielle, IA générative ou pas ? Est-ce que vous avez des exemples ou pas ? Ou est-ce que vous avez émis certaines idées de là où l'IA pourrait vraiment être utile aussi dans ce genre d'application ?

  • Speaker #1

    Donc, plusieurs choses par rapport à ça. Déjà, comme je l'ai dit, on l'évoquait tout à l'heure, le parcours de digitalisation, on a la chance d'avoir beaucoup de données de qualité. Et ça, c'est un peu le point de départ, si on veut. Je pense qu'on en discutait avant l'enregistrement. Il y a d'autres personnes qui sont venues ici et qui l'ont évoqué. Aujourd'hui, avec la hype autour de l'IA, on a l'impression que tout le monde peut faire de l'IA en un claquement de doigts. Mais à un moment donné, si on veut faire de l'IA sur des données qui sont les nôtres, il faut d'abord avoir des données en bon état, gouvernées, etc. Et là, la chance qu'on a chez John Cockerell, c'est qu'avec toutes les applications, on a collecté de la donnée de qualité. Et donc maintenant, on pourrait se permettre, dans l'exploitation de ces données, de mettre des agents. Et alors là, ça me permet de faire un parallèle. C'est qu'aujourd'hui, comment est-ce qu'on exploite cette donnée-là ? On va faire du Power BI, donc on va faire du reporting. Finalement, du reporting, comment ça se passe ? On va s'asseoir avec les gens du métier, on va essayer de comprendre avec eux les questions auxquelles ils essayent de répondre, et puis on va leur développer des rapports, un peu comme on développe l'application, là c'est du temps. Moi, là, je crois qu'il y a vraiment moyen de remplacer tout ce processus-là par connecter un agent directement sur les données, puisque finalement, l'utilisateur, quand il va être face à son rapport, il ne veut pas un rapport, il veut des réponses à des questions. Et donc, moi, je crois vraiment, et c'est des choses qu'on est en train d'essayer de mettre en place, à l'exploitation et que les gens, finalement, puissent arriver le matin, plutôt que de regarder un tableau de bord avec des KPIs dans tous les sens, poser des questions à une IA générative. Qu'est-ce qui s'est passé la dernière semaine, à la 24e heure ? Je reprends mon exemple, le pointage des ouvriers, par exemple. Je suis gestionnaire d'équipe, j'arrive. Est-ce que tu peux me faire un point sur les pointages de l'équipe cette semaine ? Julien, il semble que Benoît n'a pas saisi de pointage au cours des trois derniers jours. Pourtant, il était bien présent, etc. Et donc, si on arrive à alimenter un agent avec des données de qualité, je crois très fort à ça. Et donc, pour... pour couper finalement ce temps de développement de rapports, etc. Puisque la finalité, les gens veulent des réponses à des questions.

  • Speaker #0

    Ah oui, ok, c'est ça. Tu vois l'utilisation de ces agents, pas pour interpréter les données d'un rapport, enfin si aussi, mais tu pourrais te passer du rapport.

  • Speaker #1

    Absolument. Moi je pense qu'il y a moyen de se passer du rapport et finalement que les gens, ils ont des questions, qu'ils posent leurs questions.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu demandes même à l'agent, fournis-moi un visuel de l'évolution des pointages, on l'a dit deux derniers mois, mais sans que tu doives toi-même construire la pose. Ça, c'est un aspect que je n'avais pas encore réfléchi. Parce que j'allais rebondir en disant, oui, dans la suite de Microsoft, notamment Power BI, tu vas avoir un copilote qui va te permettre aussi de poser des questions sur ton rapport et tes données. Mais là, tu vas encore un step plus loin. C'est carrément couper du coup ce rapport et pouvoir juste délivrer un agent expert des pointages, par exemple, un agent expert des ventes, ce genre de choses. Oui,

  • Speaker #1

    parce qu'on en revient à notre discussion tout à l'heure. Un rapport. en fonction de la maturité des gens, etc. L'utilisation et l'interprétation d'un rapport, c'est aussi de la transformation digitale, c'est aussi de l'adoption. On a développé des rapports où il faut que les gens s'asseillent, comprennent le rapport, reposent des questions. Donc, tu vois, il y a tout un trajet. Donc, ça rend encore plus accessible la donnée, puisque la donnée, elle est... Il y a un rapport, on peut l'interpréter de plusieurs manières, on peut se tromper aussi. Donc, le fait de pouvoir échanger avec un agent par rapport aux résultats, etc. Moi, je crois très fort à cette partie-là. Ça, c'est un élément.

  • Speaker #0

    et je rebondis là-dessus, si tu veux bien en fait il y a une vidéo de Satya Nadella qui est sortie apparemment il y a quelques jours je ne l'ai pas vue, mais les collègues m'en ont parlé et la vision de Satya Nadella, si je ne me trompe pas c'est de dire que les plateformes SaaS, donc typiquement ton ERP SAP, machin ils seront toujours là évidemment, mais en back-end par contre la façon d'interagir avec eux tu ne vas plus ouvrir ton interface et remplir tes champs tu vas juste communiquer avec un agent qui lui va faire toutes les injections dans les champs nécessaires... De nouveau, on supprime l'interface classique utilisateur, on le remplace par un agent à qui tu peux parler vocalement ou entrer des messages, et lui va se charger de faire le nécessaire dans les systèmes. Donc en fait, on rejoint de nouveau ton approche pour les rapports.

  • Speaker #1

    J'ai entendu aussi ce discours-là. Alors, on a besoin de... On n'y est pas tout de suite. On a besoin de vieillesse. Mais ce que j'aime bien, c'est de reconnecter ça avec l'exemple qu'on prenait tout à l'heure, des gens qui ne sont pas encore à l'aise pour partager le bon écran. Évidemment. Et moi, une des craintes que j'ai, là je vois ma mission finalement, c'est qu'il y a une fracture technologique. C'est que les nouveautés technologiques arrivent de plus en plus vite. Et à chaque fois, on a un pourcentage de gens qui vont les adopter. C'est chaque fois un pourcentage du groupe d'avant. Et donc, si la vision que tu expliques ici, par exemple de Satya Nadella, c'est seulement 5% des gens de l'entreprise, mais alors le gain en productivité, il reste quand même bas.

  • Speaker #0

    Après, est-ce que tu ne penses pas que c'est plus facile de parler avec un agent que de s'y retrouver dans une interface SAP ? Tu vois, c'est aussi ça le truc, il faut se dire. Peut-être que c'est plus simple en fait et que justement la barrière à l'adoption va diminuer. Alors, je n'en sais rien, mais peut-être que c'est un peu la vision qui a été partagée. Donc là, c'est finalement plus simple de t'exprimer qu'un agent qui va comprendre ce que tu lui expliques que d'apprendre à savoir quel bouton cliquer, sur quel bouton cliquer. quel champ et quel titre rempli. Donc, si je viens passer une nouvelle commande dans SAP, je vais l'exprimer vocalement à mon agent et lui va faire le nécessaire parce qu'il connaît mieux que moi, en fait, l'interface. Et si l'interface change, ça ne change rien pour moi, en fait. Moi, je sais juste que j'ai vendu quelque chose en plus et l'agent, il connaît le truc derrière. Donc, moi, c'est ça qui m'intéresse et je serais curieux de voir si on va vers ça. Je pense qu'à terme, on y sera. Est-ce que ce sera dans 5 ans, 10 ans, 15 ans ? En tout cas, c'est quelque chose qui est... qui commence à émerger tout doucement et je trouve l'idée intéressante.

  • Speaker #1

    En tout cas, personnellement, je crois vraiment beaucoup... Et si on regarde aujourd'hui et qu'on voit ça comme un trajet, aujourd'hui, à l'agent, on prenait l'exemple avec la Power Platform, l'agent est là, on lui pose des questions. L'exemple que tu prends avec SAP, si j'ai un agent qui est là et qui m'aide, mais comme je dis, la vision Satya Nadella, elle est à X années, où ça a complètement remplacé. Je crois que mon sentiment aujourd'hui, c'est que la bonne expérience utilisateur, c'est d'avoir l'agent qui est là pour aider, mais on ne va pas supprimer directement. les interfaces. Et je reviens à ton point tout à l'heure où tu disais, mais finalement, si on interagit plus qu'avec des agents et avec un client, est-ce qu'on ne va pas perdre de la connaissance ? Tu prenais l'exemple pour les développeurs. Je veux dire, aujourd'hui, des acheteurs dans SAP, etc., les gens savent comment SAP ou un ERP fonctionne. Tu vois, est-ce que le fait d'avoir...

  • Speaker #0

    Oui, mais tu vois, ce qui est important, c'est qu'ils vendent ou c'est qu'ils remplissent des champs dans un système, tu vois ? Est-ce que c'est pas finalement recentrer les gens vers là où ils sont bons, c'est-à-dire vendre, par exemple, ou faire le support client ou whatever ? C'est une discussion intéressante, mais en fait, je repense un peu à l'évolution technologique de ces 15-20 dernières années, mais si on revient 15 ans en arrière, 2010, je ne sais pas exactement quand Azure a émergé, mais je pense que c'était aux alentours de 2010-2012. Même un peu plus tard,

  • Speaker #1

    je crois.

  • Speaker #0

    Et donc quand on voit maintenant tout ce qu'on peut faire dans le cloud et le fait que ce soit cloud first et que toute cette évolution technologique a été... permis finalement par le cloud, notamment. Mais je me dis finalement, si on se projette dans 15 ans plus tard, parce que 15 ans c'est long sans être vraiment très très long, mais à quoi est-ce qu'on peut s'attendre ? Tu vois, c'est... Le monde d'avant le cloud, c'était il n'y a pas très longtemps. On l'a tous connu, on a tous bossé dans ce monde-là. Pourtant c'était... Le monde avant Internet, c'était encore 15 ans avant. Donc on va dire 2010, 1995. Donc ces paliers sont beaucoup plus... court que ce qu'on pense, en fait.

  • Speaker #1

    Oui, et c'était un peu mon point tout à l'heure, c'est-à-dire que ça s'accélère. Ça s'accélère, et je reviens, il faut s'assurer que les gens adoptent les technologies. Et plus ça va vite, et ce qu'il ne faut pas oublier aussi, il ne faut pas oublier que les gens, comme je le redis, nous,

  • Speaker #0

    on est dans tout le temps.

  • Speaker #1

    On est des technologues, il y a une certaine passion aussi. J'ai pas mal de gens dans mon équipe qui sont friands de ça, qui regardent, qui connaissent les nouveautés, qui ont vu le dernier speech de Satya. Mais ce qu'on veut finalement, si je regarde les 8000 personnes de chez John Cochrill, c'est comme tu dis, c'est les acheteurs, les vendeurs, etc. Les gens qui font tourner la société au jour le jour, qu'eux adoptent la technologie. Donc ça, c'est vraiment mon point. C'est très bien que ça aille très vite, mais il y a une question de maturité de la technologie. Et si je regarde chez John Cochrill, malheureusement, j'ai envie de dire, toute cette hype autour de l'IA a fait perdre un petit peu... le focus sur le fait que le low-code avait encore beaucoup de valeur à apporter. Aujourd'hui, tout le monde voudrait faire de l'IA. Et là où on a essayé d'éduquer les gens depuis cinq ans, dans une démarche de digitalisation, où repartons du problème qu'on veut résoudre, quel est le problème qu'on veut résoudre, et puis on trouverait la bonne solution. Et parfois, la bonne solution, c'est tout simplement d'utiliser des outils en place. On a oublié que j'ai eu des cas, pas du cocaïne, j'ai eu des cas de brainstorming pour utiliser l'IA. Moi, je suis vraiment contre ça, en fait. Pourquoi ? Parce qu'on part de la solution. Tu vois ?

  • Speaker #0

    Je n'ai pas compris, tu peux revenir, du brainstorming pour utiliser l'IA ?

  • Speaker #1

    Oui. Ah oui,

  • Speaker #0

    donc ce n'est pas à partir des problèmes et challenges.

  • Speaker #1

    On ne part pas des problèmes, avec la hype qu'il y a aujourd'hui.

  • Speaker #0

    À quoi pourrait servir l'IA dans mon entreprise ? Exactement. Non, ok. C'est plutôt...

  • Speaker #1

    On est vraiment mal à l'aise avec ça. Moi, je suis, ok, on connaît les problèmes et puis on a toute une palette de solutions. Avant, on avait du développement traditionnel, on avait du SharePoint, on avait, ok. Puis on a eu du low-code, on a rajouté un outil. Aujourd'hui, à l'IA, on rajoute un outil très performant, comme on en discute depuis quelques minutes. Mais partir du point de vue où j'ai l'outil et qu'est-ce que je peux faire avec, ça me pose vraiment un problème. C'est quelque chose où on a essayé d'éduquer les gens pendant cinq ans en disant c'est quoi votre problème, on va y amener la bonne solution. C'est peut-être du low-code, c'est peut-être utiliser SharePoint, c'est peut-être d'acheter une solution sur le marché comme tu le disais. Finalement, on déséduque un peu les gens. On revient en leur disant maintenant on a l'outil magique, l'IA. Et alors ce que je vois, c'est dans les... Là où les gens avant nous disaient, aujourd'hui je dois faire ça et ça manuellement, est-ce qu'on pourrait faire une appli, une Power Apps, etc. Aujourd'hui, les gens nous contactent à l'équipe informatique quand ils ont essayé des choses qui sont bloquées et ils attendent la baguette magique. Et donc, j'ai vraiment beaucoup d'exemples où les gens m'appellent, Julien, il faudrait qu'on utilise l'IA parce qu'on est bloqué là. Et donc, ça veut dire que dans l'imaginaire collectif,

  • Speaker #0

    ça reste encore très flou pour beaucoup de gens.

  • Speaker #1

    Donc, il y a un gros travail d'éducation.

  • Speaker #0

    La façon dont... Moi, je fais beaucoup de missions de roadmap IA. On les appelle comme ça parce que c'est comme ça qu'on le positionne. Mais en fait, typiquement, je vais interviewer... plusieurs personnes dans une société, j'imagine que c'est exactement comme ça que tu fonctionnes aussi, mais je ne leur demande pas à quoi pensez-vous que l'IA peut servir. Je ne mentionne même pas ce mot quand on fait des interviews, c'est c'est quoi vos problèmes aujourd'hui, c'est quoi votre challenge, c'est quoi votre défi, et qu'est-ce qui pourrait vous faire gagner du temps par exemple, ou à quelle solution vous, vous pensez, sans parler d'IA. Et ensuite on regarde, ok, est-ce que, comme tu dis, c'est résolu par du low-code, par une application, par autre chose, par de l'IA potentiellement. Et je trouve que quand on utilise cette Ausha, c'est beaucoup plus simple aussi d'engager dans les discussions et ça permet de se poser les bonnes questions, vraiment. Et après de revenir avec une roadmap d'use case purement IA, ça ne veut pas dire que les autres ne le font pas, mais ça veut dire qu'ils sont traités différemment. Et là, on arrive à avoir des résultats réels. Ok, donc un conseil peut-être pour toi dans les entreprises qui voudraient se lancer dans le low-code, dans l'IA, la façon d'aborder les choses, qu'est-ce que tu pourrais leur conseiller si elles n'ont pas encore passé le cap ? Tu vas convaincre un collègue IT manager ou responsable de département, métier, d'envisager leur digitalisation avec... notamment le low-code et tout ce que tu nous as expliqué sur la gouvernance, le fait de rendre les outils dans les mains des utilisateurs finaux. Comment tu peux t'y prendre ?

  • Speaker #1

    Comment on s'y prend tous les jours chez Don Coquille, au risque de me répéter un petit peu, mais on les amène finalement à expliquer comment ils fonctionnent et à comprendre avec eux c'est quoi leur problème. Et c'est là, comme je te le disais tout à l'heure, où je vois notre lien, notre rôle, notre mission. C'est de les aider à faire le lien entre, comme tu viens de le dire, ça on peut le résoudre avec l'IA en effet. Ça c'est plutôt un rapport Power BI, ça c'est plutôt du low-code. Mais ça tu sais qu'en fait on est censé le faire dans SAP, c'est juste qu'on a oublié qu'on le faisait dans SAP. Mais en fait c'est réutiliser des outils. Donc j'ai tendance à ramener finalement toute cette technologie avant tout à amener des solutions aux gens en comprenant leurs problèmes. Pour moi c'est vraiment le point de départ, c'est ce que tu essayes de faire comme tu viens de le dire quand tu rencontres des clients. Et... Et donc, je continue, je vais dire, cette mission d'éducation. Quels sont les problèmes qu'on essaye de résoudre ? Alors après, évidemment, il y a cette hype aujourd'hui qui est vraiment très forte. Et elle a un point très positif, c'est qu'elle a aussi finalement ouvert les yeux à un certain nombre de personnes, peut-être réfractaires à la digitalisation, etc. À leur donner envie. Et donc, ça, c'est très, très positif. Par contre, je pense que là où on pourrait ne pas du tout rendre service à une technologie... à l'IA, mais je disais le low-code tout à l'heure aussi, ce serait de faire croire que c'est une baguette magique et qu'en deux coups de cuir à peau, évidemment, tout est réglé. Et ça, aujourd'hui, à mon avis, il faut faire la part des choses entre tout ce qu'on voit sur le marché, tous les discours, tous les acteurs. Il y a vraiment beaucoup d'acteurs qui se sont engouffrés là. Et ça, c'est aussi notre rôle, je pense, chez Junko Hills, encore une fois,

  • Speaker #0

    d'encadrer Paris vers l'une direction.

  • Speaker #1

    Exactement. Mais tu prenais l'exemple, et on en a eu, j'ai eu un contact hier, super positif, super intéressant, avec un collègue en France, qui est juriste, et qui a besoin de faire de la revue de contrat, etc. Et tout simplement, matériellement, son problème pour lui, il est clair, c'est que s'il doit le faire dans le temps qu'il y a un parti, il doit engager des gens, etc. Et c'est pas possible. Et là, on a un vrai bon use case. Et là, ça permet, et alors la personne a fait cette voie, il a fait des tests, etc. Il a identifié des solutions et là, on l'encadre, on essaye et on déploie. Mais on part du problème.

  • Speaker #0

    Tout à fait. OK. Une dernière question avant de tout doucement clôturer l'épisode. Si tu te projettes avec ta casquette de technologue dans les, on va dire, 3 à 5 ans à venir, comment est-ce que tu penses que ces solutions low-code, IA, GNI, agent vont encore pouvoir évoluer ? Est-ce que tu as une idée là-dessus ? Tu as déjà un peu... penser à ça ou comment on évolue avec le avec les vendeurs ?

  • Speaker #1

    Moi, le premier point, c'est si je regarde chez John Cockerell et dans les solutions, dans les sociétés de cette taille là, il y a déjà beaucoup de solutions qui sont déployées. On a des ingénieurs qui font du dessin, de l'engineering, des autocades, etc. Et donc. Moi, ici, sur le court terme, je crois vraiment à la valeur ajoutée de l'IA qu'on a qualifiée chez nous d'infuser dans les produits existants. Oui, clairement. Par exemple, je suis persuadé que les personnes les mieux placées pour amener des solutions aux ingénieurs qui font du dessin, chez John Cochrill, qui utilisent Autocad ou Siemens, etc., ce sont ces acteurs-là, ces vendors-là, parce qu'ils connaissent la problématique, ils connaissent leurs utilisateurs. Et donc, pour moi, le premier step... Ça doit venir de là. Donc ça, c'est un travail qu'on a commencé aussi, c'est de recenser dans toutes les solutions qu'on a, si les vendors ont une approche. Exactement. Parce que là aussi, ce n'est pas dit que nos dessinateurs vont d'eux-mêmes se dire, il y a de l'IA. Là aussi, il faut un enthousiaste, le cas échéant. Donc moi, j'aime bien de voir ça comme, je n'aime pas qu'on saute les marques en termes d'adoption, etc. On se familiarise au fur et à mesure. Et donc, je crois très fort et c'est très bien que tout le monde investisse dans l'IA. pour que chaque produit, on aille plus loin et on fasse plus, plus vite avec les produits qu'on a déjà, grâce à l'ajout d'agents. Ça, c'est une chose. Le deuxième élément, et je veux dire, pas dire qu'il me fait peur, mais qui est vraiment une fixation pour moi, c'est l'expérience utilisateur, parce qu'après, on va se retrouver avec des agents partout.

  • Speaker #0

    Et là, on va revenir un peu comme une interface utilisateur. Il faut qu'elle soit ergonomique, etc. Et je pense que là, il va y avoir un défi à un moment donné. On va se retrouver avec des agents. On va avoir l'agent d'AutoCAD, l'agent d'SAP, l'agent ceci. Nous, on va développer des agents. Comment est-ce que finalement, on rend ça vraiment ergonomique et que les gens arrivent le matin et disent Attends, j'ai 36 fenêtres ouvertes parce que j'ai un chatbot là, j'ai un chatbot ici, etc. Et donc là,

  • Speaker #1

    les systèmes d'agentique orchestrés, entre eux,

  • Speaker #0

    etc. Ça, je pense que ça va être nécessaire à terme. C'est finalement à l'heure de rationaliser et de revenir, un peu comme aujourd'hui, où les gens vont avoir 36 onglets ouverts sur les différents sas. C'est plus très ergonomique. Et donc là, je pense qu'il y a une vraie réflexion. Et tu vois, quelle que soit la technologie dont on parle, finalement, et si on regarde nos parcours, toi et moi, depuis 15-20 ans, quelle que soit la technologie et les bons qu'on fait, On en revient à de l'adoption. Est-ce que c'est ergonomique ? Est-ce que les gens vont s'en servir ? Et donc, oui, je pense qu'il y a un risque à un moment donné qu'on ait des chatbots partout, qu'on ne sache plus auquel on parle, etc. Et donc, il y a une réflexion à avoir à comment on opère toujours cette expérience. Et comme tu le dis, certainement, une espèce d'agent centralisé qui va pouvoir rendre tout ça accessible.

  • Speaker #1

    Il y en a qui croient beaucoup aussi aux chatbots vocaux, mais je me disais, si on n'interagit plus qu'avec des chatbots et que ce ne sera qu'en vocal, Ça va faire un bouc à Farnahum sur les open space.

  • Speaker #0

    Oui. Et puis encore une fois, le canal est très important, comme tu le dis, sur un open space, qu'on voit déjà aujourd'hui, on rajoute des bulles partout, parce qu'on peut demander en tout.

  • Speaker #1

    Il y en a une bulle par personne.

  • Speaker #0

    Mais par contre, les voitures arrivent de plus en plus connectées, en fonction des trajets. On parlait avant le podcast, à Bruxelles, etc., tu peux être longtemps dans ta voiture. Et bien si là, en effet, tu peux... Tu peux exploiter ce temps-là et parler à ton agent. Moi, là, aujourd'hui, je cherche la bonne solution en respectant, évidemment, toutes les contraintes légales, etc., pour exploiter un agent dans la voiture, parce que j'aurais plein de choses à lui dire, plutôt que de passer un coup de fil, etc. Et là, je pense qu'il y a certainement du temps de productivité, quel qu'il soit. On est posé, on couche des idées, on n'est pas dérangé. Voilà. Là, l'agent vocal, et tu vois, je reviens un peu tout à l'heure, euh... Mon ouvrier, il a besoin d'une interface smartphone. Mon employé, il est plutôt sur son PC. Les canaux, l'expérience utilisateur est vraiment importante pour accéder à la technologie qui est la même derrière.

  • Speaker #1

    Après, c'est toujours la même. On aborde ça de nouveau avec notre casquette de technologue. Donc, on voit ça d'un oeil très positif et assez enthousiaste. Mais finalement, ce n'est pas parce qu'on va avoir des agents qui vont nous rendre plus productifs qu'on va travailler moins. On pourra faire juste beaucoup plus. Et ça, c'est quand même une réflexion aussi à avoir. C'est dans quel monde est-ce qu'on s'engage ? Alors, c'est génial. Je suis convaincu, ça m'intéresse à fond. Mais ce côté de course permanente vers toujours en faire plus, ça pose aussi certaines questions. Et j'imagine que certains auditeurs auront également ça derrière la tête. En tout cas, voilà. Écoute, je pense qu'on arrive tout doucement à la fin. C'était super. Merci beaucoup, Julien. Merci, Benoît. Si certaines personnes veulent te contacter, est-ce que... Comment est-ce qu'on peut le faire ? Via LinkedIn.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le plus facile. Ok, très bien. N'hésitez pas, avec plaisir. Cool.

  • Speaker #1

    Écoute, en tout cas, on souhaite encore beaucoup de bonnes choses à toi et à John Cochry, dans ce monde du low-code, de l'IA. On aura l'occasion de reparler, j'espère. Peut-être qu'on peut se revoir d'ici un an ou deux pour un nouvel épisode où tu vas nous raconter comment vous avez intégré l'IA générative de manière encore plus forte dans vos process. Merci beaucoup, Julien.

  • Speaker #0

    Merci, avec plaisir. C'était vraiment une chouette expérience. et j'ai pris beaucoup de plaisir aussi à écouter un certain nombre d'interlocuteurs qui sont venus ici avant moi et c'est vraiment une chouette initiative donc hâte de découvrir les prochains et merci pour l'invitation

  • Speaker #1

    Merci beaucoup et au revoir à tout le monde

  • Speaker #2

    Au revoir

  • Speaker #3

    Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin si vous l'avez apprécié n'hésitez pas à le partager à vos amis, à votre famille et à vos collègues. Nous vous serions très reconnaissants si vous pouviez laisser une évaluation 5 étoiles dans votre application de podcast préférée. Ça nous aide vraiment à grandir. Vous avez un projet en IA ? Des idées que vous souhaitez discuter ? Notre société, Delaware, peut vous aider. N'hésitez pas à nous contacter sur portraitia.delaware.pro portrait au pluriel ou sur les réseaux sociaux. C'était Léla Rebou et Benoît Loffey et on vous dit à très vite !

  • Speaker #2

    C'est un moment étonnant, mais c'est un moment étonnant.

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