Speaker #0Hello, je suis ravie de te retrouver aujourd'hui pour un tout nouvel épisode qui va évidemment te parler. J'en suis archi convaincue parce que je sais que ça te concerne. Ici, je suis dans mon nouveau bureau. Peut-être que tu l'entends, peut-être que l'acoustique est un petit peu différente. Je dois encore l'améliorer, je dois encore la travailler. Et je dois encore aussi, surtout, améliorer le côté visuel parce que je l'ai décidé. Tu le sais, j'en ai déjà parlé, le podcast va bientôt passer au format vidéo. Alors, je te rassure, tu pourras toujours continuer à écouter le format audio si tu le préfères. Bien sûr qu'il sera toujours disponible. Mais sache en tout cas que bientôt, l'épisode partira en tout cas au format vidéo. Et donc, j'ai hâte évidemment d'aménager tout ça pour avoir un joli visuel, un joli rendu. Ça va être assez sympa. Mais voilà, ça me demande un peu de temps. Comme tu le sais, j'ai déménagé très, très, très récemment. Et donc, je sors le nez des cartons. Mais je n'ai pas encore fini et donc ça me demande énormément de temps. Donc voilà, un petit peu de patience, mais les choses se font, ça avance. Alors, comme je te le disais, aujourd'hui, j'avais vraiment envie de te parler d'un épisode, enfin en tout cas d'un sujet que je vois beaucoup. Je le vois beaucoup aussi en consulte et je sais que ça te concerne. Je le sais à 100%. Si tu es en parcours PMA, il y a de grandes chances que tu sois épuisé. Alors, j'insiste sur le mot épuisé. Je n'ai pas dit fatigué, je n'ai pas juste dit stressé, on est bien d'accord, j'ai parlé d'épuisement. Et pourtant, personne ne t'a vraiment expliqué pourquoi, parce que finalement, sur le papier, tout va à peu près bien. Alors, quand je dis bien, on s'entend évidemment, mais ce que je veux dire, c'est que tes examens, parfois, peuvent être corrects, te montrer que tout va bien, que les protocoles sont planifiés, en tout cas, tu sais qu'il y a quelque chose qui va arriver. Tu continues d'avancer, tu fais plein de choses, mais ton corps, lui pourtant, il commence à tirer la sonnette d'alarme. Et j'ai vraiment envie de te parler de cet épuisement invisible, parce que je sais à quel point c'est banalisé, c'est normalisé, alors qu'au final, il va te finir par te faire douter de toi finalement. Et j'ai surtout envie de t'expliquer pourquoi tout ça, ça n'a rien d'anormal. L'épuisement en PMA, ce n'est absolument pas une faiblesse, d'accord ? Et je tiens vraiment... A commencer par ça, parce que je sais à quel point c'est fondamental. Si tu es épuisé, ce n'est pas parce que tu manques de courage, ce n'est pas parce que tu gères mal, et ce n'est certainement pas parce que tu n'as pas assez de mental, d'accord ? Ce n'est pas ça. La PMA, c'est un parcours digne d'un exploit hautement sportif, c'est hyper exigeant, mais paradoxalement, on attend de toi que tu continues à fonctionner comme si de rien n'était. On est bien d'accord là-dessus, c'est comme si de rien n'était. Donc ça veut dire travailler normalement, être... performante, être positive, être disponible aussi émotionnellement, etc. Tout ça, alors que toi, tu traverses des traitements hormonaux qui sont hyper lourds, que tu traverses l'incertitude, l'attente, parfois même aussi de nombreux échecs qui sont répétés. Et il y a un énorme écart entre ce que tu vis réellement au fond de toi et ce qu'on attend de toi. Et rien que ça, rien que cet écart entre ce que tu vis vraiment et ce qu'on attend, temps de toi ou ce qu'on perçoit de toi, rien que cet écart-là, il est déjà hyper hyper épuisant. Et en réalité, l'épuisement en PMA, ça n'a absolument rien à voir avec un coup de mou. Il y a plein de choses qui épuisent vraiment les femmes en PMA et dont on parle trop peu. Mais cet épuisement, comme je te le disais, ce n'est pas un coup de mousse, c'est quelque chose qui est multifactoriel. D'abord, il y a toute la partie traitement parce que ça sollicite. intensément ton système hormonal, ça sollicite énormément d'organes, je pense notamment au foie, mais je pense aussi à tes glandes surrénales, à ton système nerveux. Même quand tout se passe bien, il faut te dire que le corps fournit un énorme effort. C'est un effort qui est approximativement au moins dix fois supérieur à ce qu'il est censé fournir. Donc c'est un peu comme si tu faisais Roland Garros, pour ceux qui aiment les sports. C'est un peu ça, tu vois, c'est un peu comme si on lui demandait de faire un marathon, mais de continuer à vivre normalement à côté et de gérer tout ce qu'il y a à gérer habituellement en parallèle à tout ça. Et donc forcément, il y a un impact physiologique qui est énorme parce que les traitements, ce n'est pas rien. Et parce que aussi, ce que je vois, c'est quand même aussi qu'il y a souvent, très très souvent, une accumulation de traitements. Ce n'est pas un traitement qu'on prend de façon occasionnelle. Non, non, quand tu arrives en PMA, souvent tu as déjà eu beaucoup, beaucoup de stim simple. Tu as parfois fait des inséminations, tu as peut-être déjà probablement fait des ponctions, etc. Donc, ce n'est pas rien, ce n'est pas juste une fois. Un petit médicament ? Non, non, non, c'est que tu as déjà eu d'énormes doses jusqu'à maintenant. Et en général, quand les femmes arrivent en PMA, elles sont déjà sur les rotules, vraiment. Donc il y a vraiment cet épuisement physiologique et ça, je le vois aux analyses. On ne peut pas me dire non, je le vois. J'ai parfois même des femmes qui me disent non, ça va, je vais bien, je tiens le coup. Et quand je prends leurs analyses, je vois bien qu'elles ne tiennent pas le coup. Je vois bien que les analyses, les résultats montrent qu'elles sont juste épuisées. Alors quand je commence à creuser, oui, effectivement, on me dit oui, en fait, il s'est passé ci, il s'est passé ça, et puis j'ai fait un burn-out, et puis j'ai ci, et puis j'ai ça. Mais la première chose, c'est ça va, je tiens. Mais en fait, parce que tu veux être forte, et je sais que tu es forte, mais ce n'est pas toujours te rendre au service que de ne pas vouloir reconnaître que là, tu es épuisée. À côté de cet épuisement physiologique, il y a vraiment l'épuisement émotionnel aussi, parce que tu es dans l'attente permanente, tu es dans l'hypervigilance du moindre symptôme, de tout ce que tu as à faire, à observer, à contrôler. Cette peur de l'échec, ce rapport à l'échec aussi, j'ai même envie de te dire parfois la peur de l'espoir. Espérer, ça devient risqué. Et donc forcément, tu en arrives à vouloir te protéger émotionnellement, et ça, ça te fatigue tout autant. Et puis, il y a vraiment aussi, tu vois, ce rapport au timing, au résultat, aux décisions à prendre, à ce que tu devrais faire, pas faire, à cette incertitude de « est-ce que je fais bien ? Est-ce que c'est adapté à moi ou pas ? » Enfin, en réalité, tu n'as jamais vraiment de pause intérieure, tu vois. Et c'est pour ça que ce n'est pas une fatigue qui est ponctuelle, c'est vraiment une fatigue qui s'installe. Mais c'est une fatigue qui est presque chronique. Et à côté de ça, je ne te parle même pas de tous les dysfonctionnements hormonaux que je vois au quotidien. Quand tu as une thyroïde qui dysfonctionne, et tu peux me croire, vraiment, je pourrais te montrer les dossiers médicaux. Alors, il faudrait que je masque les noms, évidemment, pour garantir la confidentialité, mais je pense qu'approximativement 8 femmes sur 10 que j'accompagne ont une dysfonction au niveau de la thyroïde. Alors, parfois, c'est des dysfonctions qui sont légères et qui se corrigent facilement. Parfois, c'est des dysfonctionnements qui sont beaucoup plus importants et qui mettent beaucoup plus de temps. Mais rien qu'un léger dysfonctionnement sur la thyroïde, ça concerne l'immense majorité de la population et ça passe sous silence parce qu'aujourd'hui on considère que c'est normal. Mais donc ça, ça te fatigue énormément et donc c'est vraiment vraiment important. Et bon là je ne te parle que de la thyroïde mais quand je regarde tout un tas d'autres marqueurs, je me rends compte à quel point au niveau des analyses on voit que ça ne va pas. Et en fait, j'ai envie d'être claire parce que l'épuisement... ça devient contre-productif à ton objectif quelque part. Qu'est-ce que je veux dire par là ? C'est que je sais que tu veux tenir et que tu tiens bon. Mais à force de tenir, finalement, on finit par avancer contre son corps. Parce que tu continues parce que tu penses qu'il faut continuer, parce que tu as peur de t'arrêter, parce que tu as peur de prendre une pause, et parce que finalement, on ne t'a pas appris à t'écouter. On ne t'a pas appris à t'écouter. Mais en réalité, un corps qui est épuisé, ce n'est pas un corps qui est disponible pour la mise en route d'une grossesse. Ce n'est pas un corps qui est disponible pour assimiler toutes les vitamines, les micronutriments, etc. Ça n'assimile pas de la même manière. C'est un corps qui ne récupère pas, c'est un corps qui ne s'adapte pas non plus. Alors que quand tu es en PMA, c'est un paradoxe parce que, justement, on va demander au corps exactement l'inverse. On va lui demander d'être performant, d'être réactif, d'être adaptable. Et donc cet épuisement invisible, c'est vraiment l'une des raisons pour lesquelles tant de femmes ont l'impression de stagner sans comprendre pourquoi. Et donc c'est important parce que dans mes accompagnements, j'ai vraiment cette phrase qui revient sans cesse, c'est « je ne comprends pas pourquoi je suis aussi fatiguée » . Parce que cette fatigue, elle va être minimisée par l'entourage, par le médical, par toi en premier aussi. Parce que ce n'est pas une maladie, parce qu'il n'y a pas forcément toujours un diagnostic qui est clair, parce que je suis... passent aussi évidemment toutes ces pathologies qui peuvent épuiser, bien sûr. Mais en gros, parce qu'on se dit qu'il faut faire avec, c'est comme ça et puis c'est tout. Mais en fait, quand on prend le temps de regarder le tableau global, quand on prend le temps de comprendre, quand on prend le temps de souligner les dysfonctions, eh bien en une fois, j'ai parfois l'impression qu'on a allumé la lumière et que tout devient en une fois, tout s'éclaire, tout devient beaucoup plus cohérent. Parce que l'épuisement, ce n'est pas un bug du système. C'est un signal. C'est le signal qu'il est temps de changer de posture. Certainement pas d'abandonner ton projet, c'est pas ça que je dis, d'accord ? Parce qu'arrêter de t'épuiser, ça ne veut certainement pas dire arrêter d'avancer. Et la différence, elle est énorme. Prendre soin de ton énergie, ça ne veut certainement pas dire renoncer à ton projet. Ça veut juste dire arrêter de te sacrifier. Ça veut dire avancer autrement, avec plus de justesse, plus de soutien, plus de respect pour tout ce que toi et ton corps vous traversez. Et tu vois, c'est vraiment important parce que je suis passée par là moi aussi. Et je sais, j'ai fait toutes ces erreurs-là. Et c'est exactement pour cette raison-là que j'ai créé des espaces comme le coaching Éclosion, pour les femmes qui veulent arrêter d'avancer seules, pour les femmes qui veulent comprendre qu'ils ont besoin, quelque part, d'avoir un cadre beaucoup plus sécurisant pour savoir quoi faire, comment faire, d'avoir une interprétation juste sur les analyses, sur ce qu'on fait. C'est vraiment essentiel, tu vois. C'est ne plus avoir à subir son parcours, mais comprendre ce qui se joue. Poser des bases solides pour une santé qui est pérenne, quelque part. Parce que c'est ça qui est important. Je le dis toujours, mais l'infertilité, c'est la... conséquence d'un état de santé qui est plus fragile, qui dysfonctionne. Ce n'est pas un hasard. Donc, il y a vraiment, c'est le reflet d'un système de santé qui est moins performant, quelque part. Alors, chez certaines, dont je fais partie, je m'inclus dedans puisque je l'ai vécu, la fragilité se porte sur le sujet de la fertilité. Mais chez d'autres, ce ne sera pas ça le sujet. Mais par contre, dans 10 ans, dans 15 ans, on aura peut-être d'autres problèmes. Des problèmes plus importants où ça va traduire d'autres pathologies. On va chacun avoir, quelque part, j'ai presque envie de dire, son point de faiblesse. Mais c'est important de se rendre compte que ça n'est que le reflet d'un état de santé. Et donc, c'est essentiel de comprendre que la fertilité et l'optimiser, ça se joue dans un contexte de santé globale. Et ça vaut aussi pour les hommes, bien évidemment. Je ne cesserai jamais de répéter à quel point il y a des corrélations. entre les spermogrammes de mauvaise qualité ou de qualité moyenne et les taux d'hospitalisation pour pathologies sévères. Il y a d'énormes corrélations. On voit que les hommes qui ont un spermogramme moins bon ont plus de risques de contracter des pathologies importantes. Pourquoi ? Parce que c'est lié à un dysfonctionnement hormonal. Tout simplement. Et c'est pareil pour les femmes, bien évidemment. J'ai encore entendu une femme cette semaine en consultation qui me disait Mais oui, moi, comme je suis en parcours solo, je fais moins gaffe à mon ovulation. C'est une grave erreur parce que l'ovulation, c'est un signe de santé féminine. Tu le sais, je ne suis pas du tout, du tout, du tout, plus du tout en essai bébé. Moi, je voulais un enfant. J'ai eu mon fils il y a déjà de nombreuses années. Le dossier était clôturé pour moi. Et malgré tout, je veille à mon ovulation tous les mois. Alors certes, il y a le côté contraceptif, bien évidemment, mais au-delà de ça, il y a véritablement ce côté « je m'assure que mon ovulation a lieu parce que je sais à quel point derrière cette ovulation, en réalité, il y a toute une cascade hormonale qui se joue et donc je tiens à ce que mon ovulation soit qualitative » . Pas pour la fertilité, mais juste parce que je sais tout ce qu'il y a derrière et tout ce que ça entraîne. Et donc, c'est véritablement crucial. Si tu te reconnais dans cet épisode, il y a une chose que j'aimerais que tu retiennes, c'est que ton épuisement, ce n'est pas un échec. Ton épuisement, c'est juste un message. Et tu n'es pas obligé de continuer à l'ignorer encore et encore pour avancer. Donc, ce que j'aimerais, c'est que déjà, si cet épisode te parle, tu changes ta stratégie, parce que je le dis toujours, mais pour obtenir des résultats que tu n'as jamais eus, il faut peut-être faire des choses que tu n'as jamais faites. Si tu veux aller plus loin, je t'invite vraiment, vraiment, vraiment à rejoindre le coaching Éclosion. C'est la toute dernière fois que je le propose dans son format actuel et vraiment, je réserve énormément de choses pour cette année, vraiment. C'est essentiel. Tu vas rejoindre un groupe de femmes, une véritable sororité. Tu vas te sentir entouré et surtout, tu arrêteras enfin de tourner en rond parce qu'on va ensemble. On va reparcourir tes analyses, on va te faire faire des analyses que tu n'as jamais faites jusqu'à maintenant et ça j'en suis archi certaine. On va trouver des explications, on va trouver ce qui dysfonctionne, on va enfin comprendre ce qu'il faut optimiser et ça, ça fait toute la différence. Donc s'il te plaît, si tu te reconnais dans cet épisode, arrête d'attendre, fais-toi passer en priorité pour une fois, ça changera parce que je sais que tu donnes tout aux autres mais toi par contre, tu passes en dernier. Cette fois-ci, c'est peut-être le moment de faire l'inverse. Tu ne peux pas donner ce que tu n'as pas. Tu ne peux pas porter la vie si tu n'as pas de ressources. Donc si tu veux des ressources, si tu veux porter la vie, je t'invite vraiment à changer de stratégie et à adopter enfin quelque chose qui soit là pour toi. Donc si ça t'intéresse, déjà tu cliques sur le lien dans la description de cet épisode, tu m'envoies un message sur Instagram, par email. Je sais que si t'es motivé, tu vas trouver, d'accord ? Je te fais confiance pour ça, mais s'il te plaît, arrête de rester seul dans ton coin. Tu n'as pas à être seul et ce parcours n'a pas à être aussi difficile qu'il ne l'est pour toi actuellement. Il y a des choses qui existent, il y a des choses qu'on peut mettre en place, il y a des choses qu'on peut changer. Donc si ça te parle, je compte sur toi. On se retrouve très bientôt pour un prochain épisode, mais d'ici là, comme toujours, prends soin de toi et surtout, contacte-moi. A très bientôt.