- Speaker #0
Hello et bienvenue sur ce nouvel épisode de podcast et comme tu veux le voir, je ne suis pas toute seule, je suis avec David. Salut David !
- Speaker #1
Bonjour Amia, bonjour tout le monde.
- Speaker #0
J'espère que tu vas bien.
- Speaker #1
Très très bien, à part que je me suis fait un crin au front ce matin en mettant mes chaussures.
- Speaker #0
Bon rassure-toi, t'es loin, ça devrait pas trop se voir.
- Speaker #1
Ça marche.
- Speaker #0
Alors David, aujourd'hui on va parler d'un sujet qui je pense va vraiment intéresser notre public cible, on va parler de testostérone. Mais avant ça, ce serait bien quand même que tu expliques un petit peu qui tu es finalement pour nous parler de testostérone.
- Speaker #1
Alors qui je suis pour parler de testostérone ? Déjà, je suis un homme qui est vraiment impacté justement par ce sujet de la testostérone, que ce soit dans ma pratique professionnelle ou même dans mon quotidien à moi. Tout d'abord, moi, je suis à la base de profession d'éducation physique, spécialisé en préparation physique. Et ces dernières années, je me suis orienté sur la préparation. sportive, mais aussi la préparation physique à l'armée. J'ai eu quelques problèmes de santé qui ont fait que je n'ai pas pu persévérer dans cette voie-là. Et étant passionné de biochimie et de physiologie depuis maintenant plus de 10 ans, je me suis orienté dans un travail de commercial pour un laboratoire de compléments alimentaires qui s'appelle Ronalis, pour lequel je travaille en tant qu'expert technico-commercial. Et en même temps, j'ai réalisé un diplôme de micronutrition à Paris. que j'ai fini dernièrement et donc je suis, on va dire, officiellement micronutritionniste à la suite de cette formation. Alors, c'est quoi le terme micronutrition ? C'est plus un petit peu, on va dire, de l'ingénierie de la santé. Donc, c'est vraiment, il y a une problématique, il y a une demande. En fait, c'est comme un expert comptable qui analyse vraiment, je dirais, la situation de santé la plus complète possible et qui va... déceler des petites incohérences, des petites dysfonctions, des petites dérégulations et en fait on va essayer de toucher à différents mécanismes qui vont faire que la personne va se sentir mieux. Donc c'est un petit peu l'idée de la micronutrition, c'est de vraiment toucher de manière très spécifique à un élément de la santé de la personne.
- Speaker #0
Alors c'est ce qui nous fait un point commun, donc pour celle qui m'accompagne, enfin pour celle que j'accompagne, je vais le dire comme ça. Le laboratoire Oronalis, vous le connaissez absolument parce que je vous recommande souvent des compléments qui proviennent de ce laboratoire-là, parce que c'est un laboratoire que j'affectionne particulièrement. Je trouve que les produits sont vraiment, vraiment de qualité. La vitamine D, vous ne pouvez pas y échapper. Ça vient d'office de chez Oronalis. En tout cas, quand moi, je la recommande, c'est d'office celle-là parce que je l'adore. Pour sa composition, il y a plein de super produits, mais pas que. Il y a toute une gamme qui est vraiment plus qu'intéressante. Et puis, aussi... Il y a effectivement notre point commun qui est cette micronutrition parce qu'on s'est formé auprès du même mentor quelque part, parce qu'on peut le dire, c'est un peu un mentor, c'est le professeur Castronovo. Et donc pour celles en tout cas et ceux qui me connaissent, vous avez déjà une vision de cette approche de la micronutrition, vous savez que c'est ce qu'on va aller chercher. Et aujourd'hui avec David, on avait vraiment envie de vous parler justement de ce sujet de la testostérone parce que c'est un sujet où finalement on ne sait pas trop. On ne sait pas trop ce que c'est, tout le monde en a déjà entendu parler, mais finalement, dans le cadre de la fertilité, on ne sait pas trop ce qu'on peut faire, ce qu'on ne peut pas faire, etc. Alors David, avant de démarrer vraiment le contenu de l'interview, j'avais envie de te préparer un petit quiz vrai ou faux, que tu puisses me dire si...
- Speaker #1
Je ne peux pas le justifier, je ne suis pas...
- Speaker #0
Non, non, non, tu ne pourras pas le justifier, pas de triche. L'idée, c'est vraiment qu'on puisse parler de testo. Alors, la première chose, vrai ou faux, la testostérone, c'est que une histoire d'homme.
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Ok. Deuxième question, une baisse de libido, ça signifie automatiquement une baisse de la testostérone. Juste vrai ou faux ?
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Ok. Est-ce qu'on peut diagnostiquer une chute de testostérone uniquement à l'aide d'une prise de sang et rien d'autre ?
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Est-ce que... Plus un homme va avoir de testostérone, plus il va être fertile.
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Ok, ouais, c'est tetchy, j'en ai bien conscience. Et une femme avec une testostérone basse devrait s'inquiéter, vrai ou faux ?
- Speaker #1
Faux.
- Speaker #0
Faux.
- Speaker #1
Et enfin la dernière.
- Speaker #0
Et alors la dernière, est-ce que... Meilleur testostérone améliore significativement les résultats d'une fécondation in vitro.
- Speaker #1
Chez qui ?
- Speaker #0
Chez l'homme, pardon.
- Speaker #1
Chez l'homme. Systématiquement ? C'est ça que tu as dit ? Faux.
- Speaker #0
Ok, on va aller démystifier tout ça.
- Speaker #1
Le mec complètement traumatisé par les questions, les questions vraies ou faux, les QC, ma co-éducation, je suis un multibus, etc. Il n'y a pas d'enjeu, je te rassure, il n'y a pas d'enjeu,
- Speaker #0
tout va bien. Mais c'est hyper intéressant, et j'ai vraiment envie de rebondir là-dessus, et je vais commencer déjà par le tout début, c'est vrai que, et tu le sais, tu es dans le milieu sportif, tu le vois, la testostérone, on a tendance à croire que c'est une histoire d'homme, en fait.
- Speaker #1
C'est une histoire d'hommes, c'est une histoire de femmes aussi. Après, c'est vrai que les femmes et les hommes ne sont pas régulés par les mêmes hormones, on va dire. Il y a l'histoire de domination d'une hormone sexuelle, plus la testo chez l'homme, plus les oestrogènes chez la femme. Maintenant, toutes les hormones sont très importantes pour l'homme comme la femme, et la testo comme les oestrogènes pour l'homme, finalement. donc l'idée c'est d'avoir vraiment un équilibre entre elles pour que directement, je dirais que la personne se sent dans un équilibre émotionnel, physique et santé finalement. Mais la prise en charge ça va être vraiment d'équilibrer tout ça et de réguler tout ça finalement pour que la personne soit en bonne santé mais aussi qu'elle puisse arriver à ses objectifs comme notamment dans la fertilité.
- Speaker #0
Alors justement c'est vrai qu'on parle de testostérone mais finalement à quoi elle sert cette hormone ?
- Speaker #1
Ou elle sert à Plein de trucs, chez l'homme comme chez la femme d'ailleurs, c'est un peu l'hormone qui va stimuler ou donner envie d'avoir un rapport sexuel. Donc ça va un peu gérer la libido, ça va gérer aussi la qualité du tissu osseux, ça va gérer tout ce qui va être croissance musculaire aussi. Donc on a un défaut en testostérone, mais finalement on n'a pas le signal métabolique qui fait qu'on va construire du muscle. En tout cas, on a une diminution de ce signal. Et alors, ça va aussi impacter, on le sait un petit peu moins, mais tout ce qui va être psycho-émotionnel. tendance à la dépression tendance à avoir vraiment une attitude je dirais défensive pas défensive dans le comportement mais plus ne pas avoir envie de monter sur ces grands chevaux quand on sent une injustice ou ça va vraiment être un élément qui va te rendre inerte on va dire lorsqu'il est en déficience intestinale après quand tu as un excès c'est pas bon non plus parce que là on risque d'être d'ailleurs les gens qui sont qui se piquent dans la salle de musculation ils ont tendance à avoir un excès justement d'entrain un excès d'énervement et tout donc tout est une histoire de régulation Et la testostérone aussi, elle joue bien évidemment forcément sur l'aspect métabolique, le métabolisme.
- Speaker #0
C'est un élément, je trouve, hyper pertinent. Tu parles toujours d'équilibre. Et c'est ce qu'on a vu et tu disais tout à l'heure, tu as répondu à la question. Et on pourrait, je pense, développer un petit peu cette partie-là. C'est qu'on a toujours l'impression qu'une testostérone basse, ce n'est pas bon. Ce qui est vrai, on est d'accord. Mais une testostérone qui est trop haute, ce n'est pas génial non plus. en réalité.
- Speaker #1
Après, il y a toujours le juste milieu. On a des analyses et des biologies sanguines qui montrent un taux circulant de testostérone, d'oestrogène, peu importe. Et puis finalement, il y a toute la lamnaise, le contexte clinique de la personne. Est-ce qu'elle a réellement des signes cliniques, des signes observables, ou est-ce qu'elle se plaint de choses dans sa vie qui peuvent faire penser à un déficit soit en testo, soit en oestrogène ? Et à partir de ce moment-là, on peut interpréter est-ce que Merci. le taux circulant est trop bas ou trop élevé. Et en réalité, il n'y a pas réellement d'études qui montrent qu'il y a un taux optimal de testostérone ou un taux optimal d'oestrogène pour tel ou tel objectif. Mais l'idée, c'est en gros, est-ce que le taux est cohérent par rapport à la clinique de la personne ? Et de deux, est-ce que ce qu'on a de disponible dans le sang, il est réceptionnable finalement ? Et donc, il y a tout cet équilibre entre la production et la capacité d'utilisation du corps. de cette hormone-là. C'est ce qu'on appelle la biodisponibilité. Ce n'est pas que les nutriments. Ce n'est pas parce que je mange forcément des protéines que je les assimile toutes. Ça, c'est la biodisponibilité. L'enjeu d'un nutritionniste, c'est de pouvoir s'assurer que ce que la personne mange, elle va l'absorber, elle va l'utiliser. La testostérone, c'est pareil. Si on est capable de la produire, mais qu'on n'est pas capable de l'utiliser, finalement, elle ne sert à rien. On peut avoir des taux élevés de testostérone, et pourtant, la personne a tous les signes d'un déficit en testostérone.
- Speaker #0
Alors j'en profite pour rebondir parce que j'ai eu une situation cette semaine, oui je dis bien cette semaine, où en fait il y avait des carences, etc. La personne a été complémentée et la personne qui était suivie ailleurs par un médecin, le médecin lui a dit vous êtes complémentée, c'est bon, on n'a pas besoin de vérifier. Si. parce que c'est exactement ce dont David vient de parler, c'est qu'on a besoin de vérifier la biodisponibilité. On a besoin de s'assurer que la personne absorbe bien les micronutriments, sinon ça nous met sur la piste d'autre chose. Mais pour ça, on a besoin de creuser. Donc oui, il faut absolument vérifier ça. Et c'est super intéressant, tu parles beaucoup d'équilibre, tu parles de la personne. On ne va pas se mentir, on voit quand même clairement qu'il y a une énorme chute de la testostérone qui va dans le même sens que la chute des spermogrammes. On a quand même une énorme diminution de la qualité des spermogrammes ces dernières années. A ton avis, qu'est-ce qui fait ça ?
- Speaker #1
Déjà parce que s'il y a une diminution de la qualité du sperme, c'est parce que la testostérone chez l'homme est dépendante de la santé testiculaire. Donc forcément, si les cellules font moins de sperme de bonne qualité, elles font moins de testostérone de qualité et puis en moins grande quantité. En fait, ce qui se passe, c'est que les testicules sont très sensibles aux stress oxydatifs, mais aussi aux perturbateurs endocriniens, aux toxines environnementales, etc. Donc en fait, clairement, pour moi, s'il doit y avoir un lien entre baisse de testo et baisse de la qualité des spermogrammes, c'est aussi parce que l'environnement est de plus en plus chargé de perturbateurs endocriniens. Donc un perturbateur endocrinien, c'est quoi ? Ce sont des éléments... non naturels qui vont perturber la signalisation des hormones. Donc en fait, ils vont empêcher le corps d'utiliser correctement les hormones qui sont nécessaires à la production notamment de la testo, puisque la testo ça ne sort pas comme ça, ce n'est qu'un produit final d'une succession d'hormones intermédiaires finalement, et donc toute cette accumulation de toxines va un petit peu diminuer à chaque fois les transformations. on arrivait à des taux plus bas. Donc voilà, en fait, l'environnement explique clairement pourquoi on se retrouve avec des testostérones effondrées par rapport à il y a 50-60 ans. C'est clairement en relation avec l'agroalimentaire, avec notre quotidien, la pollution environnementale, qu'elle soit de l'ordre de l'U5G, finalement, ou de plein d'autres trucs. Et ça, forcément, chez les personnes qui sont dans ce cadre-là, c'est vrai que l'enjeu, ça ne va pas être tellement... expliquer pourquoi ils ont pris du poids ou quoi au caisse c'est plutôt d'identifier des mauvaises habitudes et notamment par exemple tout ce qui va être le fait de réchauffer des plats dans des contenants en plastique au micro-ondes parce que la pollution par le plastique c'est une source de déficit en testostérone et de baisse de la qualité du spharmogramme donc là cet aspect environnemental dans cette problématique là elle est hyper importante
- Speaker #0
D'ailleurs, j'ai déjà parlé plein de fois et j'en profite pour le rappeler, les airfryers, c'est non, c'est poubelle, d'accord ?
- Speaker #1
C'est de la merde aussi.
- Speaker #0
C'est une catastrophe, vraiment, c'est une catastrophe. Et en plus, les contenants de ces trucs-là sont en même temps en plastique. Donc, c'est terrible vraiment ce que ces modes de cuisson font à vos hormones. On parle de perturbateurs endocriniens, on pourrait parler de tout ce qui contient les pifaces. Il y en a énormément, tout ce qui va être bouteilles en plastique, etc. Mais pas tout. que finalement les perturbateurs endocriniens, il y en a beaucoup dans l'alimentation aussi, et c'est pour ça qu'on parle souvent d'alimentation ultra transformée aujourd'hui. On en a parlé hier, parce qu'on s'est vus avec David hier pour faire une formation, comme ça vous savez tout, et c'est vrai qu'on a beaucoup parlé de perméabilité intestinale, t'as parlé aussi beaucoup de tout ce qui pouvait abîmer cette perméabilité intestinale, enfin, oui, et t'as parlé beaucoup de la composition de certains plats.
- Speaker #1
Ouais, mais après, l'enjeu c'est vraiment de se rendre compte en fait que On nous a appris à manger d'une certaine manière, ce n'est pas de notre faute, finalement c'est l'éducation. On nous a appris à nous mettre des Kellogs dans notre bol le matin, on nous a appris à boire du lait de vache à l'école. Dans les 18h, on met des Twix, des sneakers. Finalement, on est entouré de cette malbouffe et de cette bouffe industrielle. Mais est-ce que c'est fondamentalement grave dans un quotidien qui est bien contrôlé ? Non, ça ne l'est pas. Mais par contre, si ça devient un systématisme et dans des problématiques beaucoup plus... plus compliqué et complexe comme la fertilité parce que finalement c'est très très compliqué, ça peut avoir son enjeu sa gravité finalement dans ce genre d'objectif puis il ne faut quand même pas oublier que dans cette histoire de cuisine et d'alimentation moi j'aimerais revenir à quelque chose de plus ancestral alors qu'il y en a qui utilisent le terme ancestral un peu de manière extrême mais en fait dès lors que vous voulez gagner du temps, que vous voulez faciliter la conservation que vous voulez stocker des trucs pendant une semaine, etc. Donc, prendre des plats préparés, gagner du temps en chauffant en micro-ondes, utiliser le air fryer parce que vous n'avez pas envie d'être au-dessus de votre casserole pour cuisiner et vous prendre finalement du temps et de l'énergie pour cuisiner. Tous ces comportements-là vont, risquent de vous intoxiquer en fait. Au-delà de ce que vous mangez, c'est vraiment la volonté de se dire « Ok, je reprends le contrôle de mon alimentation, je coupe mes légumes, je sais d'où ils viennent. » je les cuis de manière noble et respectueuse par rapport à la qualité nutritionnelle de l'aliment. Il faut savoir que les méthodes de cuisson aussi vont faire que vous allez perdre en vitamines, en fibres ou autre. Donc ça, ça va avoir un impact sur votre santé. Donc finalement, il y a autre chose que ce qu'on met dans l'assiette, il y a aussi la manière dont on le prépare.
- Speaker #0
Oui, complètement. Les cuissons douces, lents, sont généralement bien meilleurs que des cuissons rapides. D'où notre aversion pour les airfryers parce que ça provoque une réaction en chaîne qui s'appelle la réaction de Maillard et qui est hautement cancérigène, qui plus est.
- Speaker #1
Ce n'est pas idéal. Le problème, ce n'est pas une fois de temps en temps, c'est tout le temps. Lorsqu'on en fait une habitude, ce qui est problématique, il ne faut pas croire que les fours ou les airfryers ne contiennent pas des molécules toxiques. Avec la chaleur, tu en relâches et tu manges ça tous les jours. Donc typiquement, le problème, ce n'est pas une fois ou pour un anniversaire ou peu importe, c'est de le faire tous les jours. Ça, c'est une problématique absolue.
- Speaker #0
Sans même parler des produits qu'on va utiliser pour nettoyer le four et qui vont en plus revenir avec la chaleur, etc. Et c'est vrai que tu parles de l'alimentation, de l'environnement. En tant que femme, on est peut-être un peu sensibilisé aux perturbateurs endocriniens parce qu'on applique quand même pas mal de produits. Il ne faut pas croire que les hommes ne s'appliquent rien non plus, finalement, en termes de produits, que ce soit le déodorant, que ce soit le gel douche, le shampoing, la crème à raser, etc., les parfums.
- Speaker #1
En fait, on ne se rend pas compte du nombre de trucs qui peuvent nous intoxiquer. Franchement, ça va même au textile de canapé, ça va à la voiture. En fait, clairement, tu ne peux pas l'éviter. Aujourd'hui, c'est impossible. Par contre, tu peux avoir des comportements qui peuvent limiter l'exposition. Et donc, c'est plus ça l'enjeu. C'est plus te dire non. Tu ne peux pas éviter grand-chose. Par contre, tu peux avoir des comportements qui peuvent ventiler, nettoyer d'une certaine manière. Et donc, pour rappeler, les perturbateurs endocriniens, c'est quoi ? C'est tout simplement des molécules qui viennent interférer avec la biodisponibilité de tes hormones. Ça, c'est hyper important de le comprendre parce qu'en fait, les gens qui sont déficient hormonales, ils vont avoir envie de prendre de la testo, des oestrogènes, la progestérone. Mais finalement, ce n'est pas ça le plus important. Le plus important, c'est de pouvoir l'utiliser. Donc, c'est la raison pour laquelle l'environnement est pour moi un enjeu majeur. Vous allez pouvoir prendre de la testo en supplémentation ou autre, ça ne va pas changer votre vie.
- Speaker #0
Ça, c'est un élément intéressant aussi, parce que c'est ce qu'on pourrait avoir tendance à faire. Et j'ai énormément de femmes aussi qui me disent « Ah mais tiens, je n'ai pas assez de telle ou telle hormone, qu'est-ce que je prends ? » Et en fait, avant de vouloir corriger un chiffre, il faut déjà identifier où est-ce que ça part, et puis il faut corriger tout ce qu'il y a autour. Alors, clairement... ça peut aussi se corriger j'ai presque envie de dire naturellement c'est ça qui est important à comprendre ce serait quoi déjà peut-être les signaux qu'est-ce qui pourrait nous faire penser à un déficit de testostérone ?
- Speaker #1
Comme je dis, chez l'homme ça va être plus une perte de libido donc il a plus d'entrain, cette combativité que ce soit dans le sport dans son comportement il va y avoir une dispute, il va avoir une attitude plus taiseuse, il n'aura pas envie de se défendre au niveau forcément des rapports sexuels, il va y avoir moins d'entrain.
- Speaker #0
Moins de mandeur.
- Speaker #1
Oui, moins de mandeur, il aura moins le feu au cul, comme on dit. Il n'y a pas ce côté impulsion. Après, il peut avoir une érection, mais ça va être plus d'ordre mécanique. Le plus gros symptôme pour moi d'un stress hormonal, c'est vraiment l'absence d'érection matinale le matin. Oui, forcément le matin, mais d'érection matinale, qui... C'est pas une érection due à une stimulation, c'est vraiment quelque chose qui témoigne d'une bonne santé cardiovasculaire, d'une bonne situation androgénique. Et ça, dès lors que vous n'avez plus le matin, vous pouvez vous poser la question. Parce que ça peut être plein de trucs, finalement, mais ça, ça montre qu'il y a un ralentissement de la santé hormonale. Oui,
- Speaker #0
parce qu'il y a vraiment un pic d'hormones, finalement, le matin. au réveil, et donc c'est vraiment un signal important à aller voir.
- Speaker #1
Oui, alors il y a d'autres choses, il y a la pilosité, il y a la masse musculaire, il y a aussi une mauvaise utilisation de la testostérone, notamment dans les cas de personnes qui ont tendance à la calvitie ou ce genre de choses-là, là c'est une surexpression de la testo, donc qui peut être freinée aussi par une inhibition d'une enzyme qui s'appelle la 5-alpha-réductase. Finalement, ce n'est pas le plus important, puisque en réalité... c'est pas et dans les recherches que j'ai fait c'est pas tellement donc comment est-ce qu'on l'avait à lui en fait dans une prise de sens s'appelle la dihydrotestostérone ça ça montre qu'il ya une testostérone converti en dht dihydrotestostérone de manière importante mais c'est pas tellement le taux et on en revient à la même chose c'est pas tellement tôt qui va te dire tu vas perdre tes cheveux c'est plus ta sensibilité locale à cette hormone et donc en fait vouloir la baisser, ce n'est pas forcément quelque chose qui est utile, finalement. Donc, C'est plus pour préciser qu'il y a soit une mauvaise utilisation, soit une carence en testostérone. Et là, en fonction de la situation, les origines ne sont pas les mêmes. Il n'y a pas le même protocole pour chaque personne. Il y a vraiment identifié qui peut poser problème. Et parfois, ça peut être problème de sommeil, ça peut être problème d'alimentation, ça peut être une source environnementale, ça peut être pas mal de trucs.
- Speaker #0
Oui, parce que je crois clairement qu'on ne se rend pas compte de l'impact de l'alimentation sur la production hormonale. Alors autant... Alors, ce n'est pas pour tirer à boulet rouge quand même, messieurs, mais il faut dire ce qui est, j'ai quand même beaucoup plus de femmes qui sont sensibles à ce qu'elles mettent dans leur assiette comparativement aux hommes, qui ont plus vite tendance à succomber au fast-food, à l'alimentation facile, à des trucs finalement pas très bons pour la santé, et je ne parle même pas de l'alcool et du tabac.
- Speaker #1
En fait, le truc, c'est que, moi je le sais en tant que mec, c'est que l'érection pour un mec, c'est quelque chose de naturel. C'est-à-dire que... Il en a eu toute sa vie. Quand il est jeune, ça ne lui a jamais trop posé de problème, à part s'il était stressé, c'est sa première fois. En fait, l'érection est tellement impactée par tellement d'éléments de la vie du quotidien que finalement, on n'a pas envie de se focaliser sur l'alimentation. Pourtant, plus tu vas avoir une alimentation qui est ce qu'on appelle surchargée en calories, tout simplement, donc un excès nutritionnel, plus tu risques et tu as risque de créer de l'insulino-résistance. Et l'insulino-résistance, ça t'amène à augmenter ta masse grasse au niveau viscéral, au niveau ectopique, donc au niveau du foie et du pancréas, et qui te met dans une condition où finalement, tu vas avoir de plus en plus de mal à avoir une bonne érection. Et ça, ce n'est pas forcément dû à un problème de testo, c'est dû tout simplement au fait que le système cardiovasculaire est hautement sensible à ton métabolisme et à ta santé métabolique. Dès lors qu'on est dans ce cadre de l'insuline résistant, c'est souvent un surpoids excessif, un excès caloric excessif, que ce soit en graisse, en sucre, manger industriel, tout importe, et une sédentarité aussi dans le travail ou dans l'activité du quotidien. Finalement, tout ça va générer un problème de l'érection. Deuxièmement, il y a aussi un problème secondaire à la testo. Puisqu'en réalité, quand tu fais de l'inflammation... quand tu as cette situation d'insulino-résistance et d'inflammation, en fait, tu vas perturber plus, plus, plus ta production endogène de testostérone et donc finalement, tu vas te retrouver dans un cercle vicieux. À un moment donné, tu ne bandes plus parce que tu es insulino-résistant. C'est beaucoup de cas. L'insulino-résistance est un facteur de risque principal de la dysfonction rectile chez l'homme. C'est le premier sujet de travail. Il faut s'en rendre compte. Mais est-ce qu'on nous le dit en tant que mec ? Jamais.
- Speaker #0
Jamais, et ça concerne de plus en plus de personnes. Vraiment, on le voit au quotidien. Il n'y a qu'à regarder dans la rue, tourner la tête, regarder autour de vous. Vous allez vite voir que ça ne va pas.
- Speaker #1
J'aimerais juste rappeler que ce n'est pas qu'une question de poids ou d'apparence. Il y a des personnes qui sont plus fortes et qui n'ont pas d'insuline en résistance. C'est génétique. Ils ont plus de lipocytes. Potentiellement, une plus grosse capacité de stockage des graisses. Eux, ils n'ont pas forcément d'insuline en résistance. mais il y a des personnes minces qui font de l'insuline résistance. Donc en réalité, c'est de comprendre que dans la santé rectile, il y a plusieurs enjeux. Il y a l'enjeu hormonal et il y a l'enjeu métabolique. Et lorsqu'on a un qui dysfonctionne, le reste peut dysfonctionner. Donc il faut traiter les deux. Et il faut aussi comprendre que finalement, lorsque tu n'as pas une bonne réponse érectile, tu n'as pas envie d'avoir de rapports sexuels. Donc c'est un cercle vicieux finalement, parce que tu as peur de l'échec en tant que mec. Tu te dis, voilà, j'ai ma vérité qui prend un coup. j'arrive pas à avoir un rapport sexuel parce que ça fonctionne plus, pourtant j'en ai l'envie. Donc c'est pas toujours corrélé à un défaut de libido, un défaut de testo.
- Speaker #0
Et c'est super important de le mettre en parallèle avec le parcours PMA, même si je sais que tous ceux qui nous écoutent ne sont pas en parcours PMA et que j'accompagne énormément de personnes qui n'y sont pas. Mais malgré tout, quand on est dans ce désir d'enfant, l'idée c'est qu'on ait plus de rapports que les couples lambda. Sauf qu'en réalité, dans la pratique, ça marche bien au début, un mois, deux mois, trois mois, et plus le temps passe, voire les années passent, et moins c'est le cas, parce que finalement, on est un peu plus entre les mains du médical, et qu'on se dit que finalement, ça se fera comme ça, et donc on a de moins en moins de rapports, ou des rapports qui sont programmés à l'heure fixe, et clairement, ça met un coup...
- Speaker #1
Ça enlève la spontanéité. Le problème de ça aussi, c'est que l'érection, finalement, au-delà de la santé métabolique et hormonale, c'est beaucoup psycho-émotionnel. Est-ce que je me sens bien ? Je peux lâcher prise ? Est-ce que... voilà j'ai pas de problème quand tu as des problèmes au boulot ou d'autres problèmes indirects à ta vie finalement ça va impacter ta santé ta relation sexuelle et donc en réalité il faut prendre conscience que la fertilité ça passe aussi par une bonne réaction chez l'homme et que ben il faut prendre en charge aussi son l'aspect psycho-émotionnel l'aspect psychologique parce que c'est vraiment un enjeu c'est hyper majeur dans pour l'homme et puis finalement se rendre compte aussi que dès lors que tu enlèves le comté spontané, dès lors que tu te détournes de cet aspect plaisir, plus par aspect d'obligation parce qu'on a un objectif, donc on entre dans la performance, et un homme qui entre dans la performance, c'est potentiellement un homme qui s'expose à l'échec. Et un homme qui s'expose à l'échec, c'est un mec qui va faire des blocages de dingue au niveau sexuel. Parce que ça veut dire qu'il sera même plus en confiance avec lui-même. Et là, t'es parti dans des gros blocages psychologiques. C'est énorme.
- Speaker #0
Alors, je ne sais pas si tu le sais, mais il y a encore des recommandations médicales qui ont la dent dure et qui persistent encore aujourd'hui. Alors qu'on sait que c'est une absurdité sans nom. Mais il y a encore des médecins qui recommandent aux couples qui sont en désir d'enfant d'avoir des rapports. tous les deux jours. Alors, quelques mois, ça peut être sympa, quelques années, pour certains, on n'a pas tous le même rythme et ça fait rentrer le couple dans une obligation, ça nous fait rentrer dans une obligation, dans un rapport qui est finalement timé, où il y a une réelle performance qui est attendue, parce que si ça ne marche pas, c'est compliqué.
- Speaker #1
Donc, à la fois, tu enlèves l'aspect spontané en ayant ce genre de conseil, en fait, tu rends quelque chose de normalement... pas exceptionnel, mais je sais que ça reste quelque chose que tu fais par envie, que tu fais par plaisir, par ressenti du moment, tu vois, il n'y a pas de on se pose, il est 20h, il faut qu'on couche ensemble. Donc finalement, en fait, tu rends quelque chose de spontané, romantique, quelque chose de... tu le rends en robotique. Et là, il n'y a plus de plaisir, finalement. Si c'est quelque chose de systématique, tu le rends banal, quoi.
- Speaker #0
Et c'est pour ça que vous m'entendez souvent parler de sexe utile, parce qu'on tombe très facilement là-dedans, où en fait, ça devient, il faut le faire parce que c'est l'heure, et pas parce qu'on en a envie. Et ça, c'est un des plus gros pièges dans lequel on peut tomber.
- Speaker #1
Oui, pour ton estime de toi aussi, en fait, tu sers jusqu'à... La reproduction. ... servir de moyens, de reproduire pour avoir un enfant, et en fait, tu baisses ton estime de toi, surtout qu'en plus, ça ne marche pas. Donc en fait, toi, tu es là, tu te dis, mais je sers à quoi ? Et typiquement la reproduction, j'imagine que ça doit pour les personnes qui sont dans ce cadre-là. Moi, par chance, je ne suis pas dans ce problème-là, mais la première fois où j'ai essayé dans ma vie, j'ai pu avoir le sentiment de doute parce que je n'étais pas sûr que ça allait fonctionner. Le premier mois, j'étais déjà dans un stress monumental et je n'étais déjà pas bien en me disant « si ça ne marche pas » , etc. J'étais déjà dans une remise en question existentielle. Mais les gens qui sont dans cette situation pendant des mois, voire des années, c'est un enfer. Et donc, tu te dis, c'est vraiment du courage qu'il faut avoir pour orienter toute sa vie dans cet objectif et de faire face à l'échec continuellement.
- Speaker #0
D'où l'importance de maximiser vraiment son potentiel de réussite, ou en tout cas de vraiment s'assurer qu'on met toutes les chances de notre côté à travers une meilleure alimentation, à travers une meilleure hygiène de vie. à travers une meilleure connexion aussi, parce que tu parlais de l'aspect psycho-émotionnel, ça reste crucial, mais ça reste un enjeu majeur d'approcher, d'avoir une approche qui est plus que complète à ce niveau-là.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Et puis en plus de ça, malheureusement, la médecine conventionnelle a vraiment ses atouts, mais elle a aussi ses limites, dans le sens où quand ce n'est pas préconisé par la médecine classique, finalement, tu fais tes essais, ça ne marche pas, en fait, il n'y a pas de solution pour vous. s'il en existe, mais... Après, est-ce que ce sera puissant ? Est-ce que ça va marcher ? On ne sait jamais. Par contre, c'est clair que ça peut optimiser. Là, il s'agit de te donner toutes les chances pour y arriver. Et normalement, c'est ça en fait la dérive, c'est que la médecine dite fonctionnelle ou la micronutrition, bref, les approches alternatives ou intégratives, elles ont pour vocation d'encadrer ou d'accompagner une prise en charge conventionnelle. c'est à dire que quand tu fais quand tu as un projet PMA, etc., en fait, il ne faut pas attendre d'avoir des échecs pour finalement se faire prendre en charge par les disciplines alternatives, justement. Puisqu'en fait, l'idée, c'est d'optimiser ce qu'on peut mettre en place via la médecine conventionnelle. Et le problème, et ce n'est pas de la faute des gens, mais c'est vrai, c'est une réaction qui mène, c'est que ça n'a pas marché quatre fois, moi, je tourne vers, finalement, la dernière solution, c'est-à-dire le plus aléatoire selon la tête des gens pour que ça fonctionne. Mais là, c'est déjà trop tard, quoi. Enfin, c'est déjà trop tard. c'est déjà finalement
- Speaker #0
un peu un coup d'épée dans l'eau.
- Speaker #1
C'est en tout cas pas la stratégie idéale qu'on devrait avoir. Mais alors, si vous nous écoutez et que vous êtes dans ce cas-là, on ne vous jette pas la pierre. Moi, je l'ai fait ça aussi. J'ai fait ça aussi, je suis passée par le médical classique, ça ne fonctionnait pas, j'ai commencé à réfléchir. Mais il m'a fallu du temps, et perso, j'ai mis quand même 4 ans à comprendre que non, en fait, le médical, c'était loin de suffire. Et c'est hyper important de comprendre ça le plus tôt possible et de se dire, ok, il y a moyen de récupérer, de corriger le tir. Moi, j'ai déjà eu des spermogrammes qui étaient quasi proches de rien du tout, tant en termes de rapidité, donc il y a une progression pour les spermatozoïdes, mais il y a une question aussi de forme. Et donc moi, j'ai déjà eu des spermogrammes qui étaient bons sur aucun de ces éléments-là, ni en concentration, ni en mobilité, ni en forme. Et au final, on a récupéré des spermogrammes totalement normaux. Donc ça montre à quel point, quand on fait des changements, ça porte ses fruits. Alors c'est sûr que le corps humain, ce n'est pas une machine sur laquelle on... On peut appuyer sur un bouton, mais quand on prend le temps de faire des efforts, en quelques mois, on obtient quand même des résultats incroyables. La spermatogénèse, c'est, on va arrondir, je vais dire, trois mois. C'est un petit peu moins, mais on est autour de trois mois. Donc, les spermatozoïdes que vous produisez aujourd'hui sont le résultat de ce qui s'est passé il y a trois mois. Donc, c'est quand même vraiment important de prendre conscience et de se dire, à l'échelle d'un homme, ça peut aller quand même vachement vite en termes de renouvellement.
- Speaker #0
Ça peut aller vite. Enfin, moi, j'aurais juste précisé un truc, c'est que je pense... Ce n'est vraiment pas la faute des patients, finalement, quand ils se disent « ça n'a pas marché au niveau conventionnel, je vais sur l'intégratif et le fonctionnel » . C'est plus, pour moi, un manque de communication, un manque d'ouverture d'esprit de la médecine conventionnelle qui devrait rediriger ses patients, dans le sens où, ok, ils ne maîtrisent pas la micronutrition, la nutrition, etc. Mais par contre, ils devraient se dire « ok, là, on peut faire ça pour vous, mais il y a tout le reste qui peut être intéressant et important à mettre en place pour optimiser le résultat de notre approche » . Et le problème, c'est que c'est un peu une guerre d'égo, c'est-à-dire que malheureusement, la médecine conventionnelle et fonctionnelle devraient être synergiques là où elles sont parallèles. Et donc, c'est plus le message qu'ils ont envie de faire passer, c'est que même si vous ne traitez pas un sujet, même si en tant que médecin généraliste conventionnel, vous ne travaillez pas ce domaine-là, par contre, je trouve dommage d'être fermé d'esprit et de ne pas rediriger des patients vers des gens qui peuvent accompagner une médication, qui peuvent accompagner une pathologie dans l'optimisation du traitement puisque finalement, le traitement médicamenteux, je ne veux pas croire que ça marche, mais par contre, tu peux améliorer le terrain pour que ça fonctionne. Tu vois ? Et aussi, tous les effets secondaires de la médication. Voilà, typiquement, le meilleur exemple, c'est les statines. Ça, je n'en parle pas sur la testostérone chez l'homme, mais les statines que tu prends, ça va donner des effets secondaires.
- Speaker #1
Alors, les statines, on va peut-être préciser, c'est généralement pour faire baisser les taux de cholestérol.
- Speaker #0
Oui, et donc le cholestérol, en l'occurrence, généralement, c'est un signal de départ pour la stéroïdogenèse, donc la production des hormones, quelle qu'elle soit. Et donc, en réalité, c'est un substrat, donc c'est un élément qui est utilisé pour la production des... consommé pour la production des hormones. Et dès lors que tu es sous statine, tu diminues ton capital de cholestérol, parfois très, très bas. Et donc, en réalité, au-delà des hormones, il y a aussi la santé mitochondriale qui dépend du cholestérol. Et la mitochondrie... lorsqu'elle dysfonctionne, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle vous donne des énormes douleurs musculaires. Et donc, il y a des impacts de la médication, mais très souvent, et franchement, je n'ai pas envie d'être désobligeant quand je dis ça, mais la moitié des thérapeutes que je rencontre ne savent pas, enfin, des médecins, sans vouloir jeter la bière, n'ont pas le réflexe de donner du coenzyme pudice, par exemple, à une personne qui est sous statine, et s'étonnent des douleurs musculaires de la personne. D'autres savent qu'il faut donner du coenzyme Q10, mais ils ne le donnent pas parce qu'ils n'ont pas le temps.
- Speaker #1
Au même titre que la pilule vous carence dans les vitamines B, il y a énormément de médicaments qui vont vous amener à avoir des carences, mais ce n'est pas compensé parce qu'on croit encore et toujours que l'alimentation, ça suffit. Aujourd'hui, non, ça ne suffit plus parce que quand on voit ce qui nous est proposé, il y a énormément d'alimentations ultra transformées, donc vide finalement. en micronutriments ou presque, c'est des calories vides. Et puis en plus, finalement, à côté de ça, les sols se sont tellement appauvris en matière de production d'agroalimentaire qu'on a beau consommer aujourd'hui des produits qui sont naturels, même naturels, ils n'ont plus les mêmes valeurs nutritionnelles qu'il y a plus de 100 ans, évidemment. On assiste quand même à une vraie dégradation aujourd'hui en matière de qualité des sols, etc. Et je voudrais rebondir sur un truc, je pense que ce sera une phrase chère. à Vincenzo Castronovo, il dit toujours la maladie n'est rien, le terrain fait tout. Et je crois vraiment que c'est aussi d'application tant chez l'homme que chez la femme, bien évidemment. Mais on parle de testostérone, ça peut se réguler, ça peut s'améliorer. J'avais envie quand même aussi de te poser une question parce que... évidemment on parle de testostérone et j'ai voulu te faire dire quelque part dès le départ que ça ne concernait pas que les hommes les femmes aussi étaient concernés par la testostérone et il peut y avoir deux cas de figure comme chez les hommes d'ailleurs soit on n'en a pas assez soit on en a beaucoup trop en fait en fait c'est la même problématique chez
- Speaker #0
les femmes que chez les hommes pour le côté pas assez dans le sens où en réalité par exemple j'ai oublié de parler d'une catégorie de personnes chez les hommes qui sont impactés par le le manque de testostérone ou du moins la disponibilité de la testostérone, c'est des gens qu'on pense moins souvent, mais notamment les sportifs. Ça, c'est la même chose finalement chez les femmes, mais à l'inverse, c'est-à-dire que les femmes sportives, elles vont avoir un excès de testostérone au détriment des oestrogènes et ça va avoir l'effet inverse. Mais j'aimerais rappeler vraiment que pour les hommes, surtout les sportifs de haut niveau, les gens qui font du sport de manière excessive, ce sont des gens qui vont s'épuiser hormonalement par un excès de cortisol parce qu'il faut savoir que... l'activité sportive tout comme le stress au boulot ou dans son milieu familial, le stress égale stress, peu importe d'où il vient c'est du stress. Et en fait le cortisol, clairement, ce qu'il faut comprendre c'est que c'est un voleur finalement du précurseur finalement des hormones androgènes, donc des hormones liées à la testostérone ou vraiment dans cette situation. Et dès lors que vous faites trop de stress, finalement vous êtes privé de testostérone et vous avez tous les symptômes de quelqu'un malgré que vous soyez fit ou musclé etc vous avez tous les symptômes de quelqu'un qui est en déficit en testostérone et donc pas de libido du mal à s'entraîner on a plus de motivation finalement pour se lever le matin pour s'entraîner, pour faire ce qu'il y a à faire à cause de l'épuisement parce qu'il y a vraiment une diminution de cette testostérone en tout cas libre ce qu'on appelle biodisponible Donc ce n'est pas forcément un problème de production, c'est un problème de disponibilité, et puis après, il y a vraiment un problème de production.
- Speaker #1
D'où, je rebondis sur ce que David vient de dire, mais d'où l'intérêt aussi quand on analyse une testostérone, de ne pas se contenter de la testostérone totale, mais bien d'aller voir aussi la testostérone libre, la SHBG, et d'aller voir plusieurs analyses, ne vous contentez pas d'une seule, parce que ça ne suffit pas en fait comme marqueur. Oui,
- Speaker #0
parce qu'il n'y a pas de bon taux universel, donc en fait, il y a ce qu'on appelle la testostérone totale, donc c'est le potentiel. le testostérone qui est mis à votre disposition. Et puis après, il y a ce qu'on appelle la SHBG au niveau de la prise de sang, qui te dit, voilà, ça c'est autant de SHBG. Et donc, on fait le rapport entre testo total et la SHBG, et on définit la testostérone libre. Puis finalement, le plus important, c'est la libre, c'est ce qui est biologiquement actif et utilisable. Et en fait, tu peux avoir une testostérone normale, voire normale basse, une testo libre élevée. Donc là... théoriquement, selon les infos que nous on en a, c'est que tu n'auras pas de problème lié à la testostérone après les femmes c'est encore plus compliqué dans le sens où il s'agit vraiment d'un équilibre en fait la testostérone c'est les oestrogènes pour l'homme c'est à dire qu'on en a besoin suffisamment pas trop, mais on en a besoin suffisamment pour pouvoir aussi avoir une bonne libido pour pouvoir avoir aussi une bonne santé osseuse une une une bonne masse musculaire, une bonne santé métabolique, sauf que c'est encore une fois, comme je l'ai dit, des rapports, des ratios, des équilibres dans la réalité de chacun. Un homme aura besoin de plus de testo que d'oestrogène, par contre, il a besoin d'oestrogène. Une femme, plus d'oestrogène que de testo, par contre, elle aura quand même besoin de la testo. Donc finalement, ça, c'est vraiment important de faire la part des choses et de se rendre compte qu'on a besoin de toutes les hormones. Et la testostérone, chez la femme, il n'y a pas beaucoup d'endroits de production. Ça va être les ovaires, mais ça va être aussi la masse grasse. Malheureusement, les femmes qui sont fites, hyper fines, etc., elles vont faire beaucoup moins d'oestrogène. Elles vont faire beaucoup moins d'oestrogène parce qu'il y a ce qu'on appelle dans les graisses une enzyme qui s'appelle l'aromatase qui permet justement de convertir la testo en oestrogène. Et donc, les seules sources finalement d'oestrogène pour la femme, enfin, oui, pour la femme, c'est vraiment cette masse grasse finalement, au-delà des cellules ovariennes. Et à l'inverse, c'est vraiment ce rapport entre testo et oestrogène qui fera que la santé hormonale, la santé sexuelle, la santé psycho-émotionnelle, la santé intestinale et mitochondriale, bref, tout ce qui touche à la physiologie du corps va vraiment permettre à la personne d'être dans le meilleur contexte et la meilleure situation possible pour pouvoir... avoir une belle vie finalement.
- Speaker #1
Alors d'où ce qui me fait aussi bondir, c'est que généralement, on va plus vite avoir tendance à parler de perte de poids pour des femmes qui sont en surpoids ou même légèrement en surpoids, alors qu'à l'inverse, on ne souligne pas assez souvent le fait de ne pas en avoir suffisamment. C'est tout aussi problématique. Donc c'est vraiment, vraiment important de ramener les choses à l'équilibre, comme tu dis, c'est ni trop peu, ni trop, ni trop peu en réalité, et qu'il y a énormément de femmes que je reçois en consultation à qui je dis qu'il va falloir... prendre un peu, alors pas forcément du poids absolument, mais en tout cas manger beaucoup plus de bonne graisse, etc. pour optimiser ce qu'on appelle l'aromatase et faciliter justement la conversion. Oui, vas-y.
- Speaker #0
Avoir justement une alimentation qui est suffisamment chargée en calories puisque finalement, en fait, le truc c'est que souvent chez les sportives de haut niveau, les sportives aussi quotidiennes, c'est qu'elles vont avoir une telle masse musculaire comparée à leur masse grasse que finalement, Ce sera même des femmes qui ne vont pas du tout avoir de règles, qui vont avoir des aménorrhées. Et donc, en fait, ça montre une déficience hormonale assez marquée, finalement, qui va la rendre moins féminine que chez la femme lambda, j'ai envie de dire. Et donc, forcément, le sport a vraiment un impact, soit positif, soit délétère, sur la santé hormonale, que ce soit chez la femme ou chez l'homme.
- Speaker #1
C'est comme tout, ni trop, ni trop peu. Tout est question d'équilibre. On parle de sport excessif, de sport parfois de haut niveau. J'ai effectivement vu pas mal d'athlètes de haut niveau, essentiellement l'athlétisme. C'est un sport quand même assez courant et génial et fantastique. Mais effectivement, quand c'est effectué de façon trop répétée, trop intense, ça nous amène effectivement à un déséquilibre dans la production hormonale. Et les jeunes filles qui font de l'athlétisme de façon intense, généralement, elles ont des règles. Les premières règles sont beaucoup plus tardives que celles qui font, j'invente de la danse ou des choses plus classiques et moins... moins demandeuses en termes d'énergie.
- Speaker #0
Oui, tout ça est une notion de nuance, d'équilibre. Et encore une fois, ce n'est pas parce qu'on est très sportif qu'on sera dans une meilleure santé hormonale que quelqu'un qui est sédentaire. En fait, c'est vraiment le juste milieu. Et souvent, on a tendance à penser que le sport à l'extrême, tous les jours, moi-même, j'en ai fait les frais il n'y a pas si longtemps que ça. pour d'autres problématiques, mais en fait, vraiment, il faut comprendre que tout est une histoire d'équilibre et de doses. Même les choses qui sont sur papier bonnes pour la santé deviennent mauvaises parce qu'on l'a en excès. Et alors, oui, on paraît fit, etc., mais je connais plein de mecs, parce que je suis plus en interaction avec des mecs, mais je connais plein de mecs qui font du sport tous les jours, ils sont à la muscu, ils mangent clean, comme ils appellent, etc., et les mecs, ils sont en dépression. Ils n'ont aucune libido, ils ne sont pas bien. pourtant ils sont musclés, ils sont fit et tout, mais il y a un truc qui coince. Et une fois que tu leur donnes du repos, une fois que tu leur fais manger un petit peu plus de calories, et notamment de glucides et de graisses, en fait, il y a tout qui se réaligne, parce qu'en fait, tu es en train de stresser ton corps beaucoup trop pour que tes hormones fonctionnent. Et quand tu t'apprêtes à avoir un enfant, il faut que tu économises, il faut que tu aies le maximum d'énergie et de réserve, que ce soit en... en minéraux, que ce soit en graisse, que ce soit en glycogène, tout ce que tu veux, pour pouvoir la procréer, finalement.
- Speaker #1
Alors moi, je passe mon temps à dire 9 mois de préparation, 9 mois de grossesse, 9 mois de récupération, c'est pas pour rien, vraiment, vraiment, vraiment, ça se prépare, une grossesse, ça demande une énergie dingue, à l'homme, pour avoir quand même des spermatozoïdes de qualité, ça demande de l'énergie de produire tout ça, et chez la femme, évidemment, que ça demande une quantité d'énergie juste dingue, déjà pour avoir des ovocytes qui sont qualitatifs, parce que Un excès de testo dans les ovaires, les ovaires, ils se disent, il y a trop d'hormones mâles, nous, on n'ovule pas. Donc, voilà, ça bloque tout. Mais aussi, évidemment, parce qu'après cette grossesse, il faut, une fois qu'on la met en route, mais il faut la maintenir, il faut la garder jusqu'à son terme. Et puis, il y a le postpartum derrière. Donc, c'est évidemment des éléments qui sont indispensables, d'où le fait de préparer tout ça et de faire en sorte que le corps, il ait les ressources pour que ça fonctionne.
- Speaker #0
Et puis, les hommes, là, ce petit clin d'œil pour les hommes, lorsque vous avez rempli votre objectif de procréation, de procréation, finalement, pendant l'accompagnement de la femme, il y a des changements d'humeur et il y a les changements hormonaux. N'hésitez pas à vous supplémenter un magnésium parce que c'est une phase très stressante pour vous. Donc, voilà, moi aussi, je vous invite à être accompagné à ce moment-là parce que, moi, pour avoir un projet bébé en ce moment où j'ai ma compagne qui est enceinte maintenant de presque 6 mois, en fait, je me rends compte que dans le système conventionnel et même le système un peu plus avancé, j'ai envie de dire, On n'éduque pas suffisamment les hommes à la réalité féminine au niveau de leur grossesse, mais aussi conséquences que ça peut induire sur le couple. Moi, au quotidien, je suis témoin et je subis des choses que je pensais que c'était possible. Et je suis bien obligé de constater que c'est vraiment secondaire à la grossesse. Mais finalement, même si j'en suis conscient... Est-ce qu'on m'a éduqué à aller avoir des outils pour faire face à ça ? Parce que je reste humain, c'est du stress en plus. Moi, finalement, je subis ça. Et qui m'accompagne dans ce process ? Personne. Mais finalement, tu sais, on a donné à ma compagne un document qui s'appelle Voyage en mer. Et moi, j'avais fait la marque. Il est où mon document Voyage en mer, finalement ? Tu vois ? On prend en charge la femme, mais l'homme, on l'éduque. pas. Alors après, on s'étonne que les hommes ne s'intéressent pas plus que ça, mais finalement...
- Speaker #1
Rien n'est fait pour.
- Speaker #0
Et qu'ils s'intéressent aux mecs. Et il y a plein, je suis certain qu'il y a plein de mecs qui sont demandeurs.
- Speaker #1
Alors complètement, je fais un double parallèle. La salle d'accouchement, il n'y a rien qui est prévu pour les hommes. Une fois qu'on est accouché, c'est quand même bien de se retrouver à deux dès le départ. En fait, ce n'est pas prévu pour. Moi, c'est un truc qui m'a vraiment profondément choqué. De me dire, ok, super, tout est prévu juste pour moi. Donc moi qui ai accouché difficilement en plus, où ça a été très compliqué, il n'y avait rien pour que je puisse avoir une aide à ce moment-là et un soutien. Et surtout, ce n'est même pas une aide, c'est que le papa puisse vraiment s'impliquer dès le départ, parce que logistiquement, il n'y a rien de prévu. Et puis à côté de ça, vous qui nous écoutez, si vous êtes en tout cas déjà suivi médicalement ou que vous l'avez été à un moment, vous savez que très peu de choses sont mises en place d'un point de vue PMA au niveau de l'homme. les rendez-vous ne sont pas obligatoires d'être à deux. Alors on va me dire, oui, c'est logique, ce n'est pas toujours facile de s'absenter pour le travail, etc. Oui, bien sûr, mais c'est quand même la première étape parce qu'après, quand bébé sera là, il n'y a pas de raison que ce soit toujours la même qui se coltine tout ça. Un projet bébé, ça se fait à deux, ça se gère à deux. Et pour moi, c'est dès le départ que ça se joue. Et donc, je sais à quel point il y a plein d'hommes qui sont demandeurs et c'est la raison pour laquelle dans mes salles de consultation, il y a deux chaises parce que je reçois, pour ceux qui sont en couple en tout cas, je les reçois en couple.
- Speaker #0
couple et c'est avec plaisir et on travaille sur les deux en même temps c'est ça qui est important mais tu fais bien de le dire parce que je crois qu'il ya effectivement énormément de mecs qui sont demandeurs de tout ça ils sont un petit peu victimes mais ils sont passifs pas exclu exclu parce que en fait on n'a jamais intégré l'homme dans cette dans cette dynamique et dans cette dans ce projet c'est un peu comme si on te disais voilà ça gentil tais toi pendant cette phase là et fais ce que la... ce que ta compagne te dit parce qu'elle est enceinte.
- Speaker #1
Et c'est même pire parce que tu ne sais même pas ce qui est bien de faire ou pas faire.
- Speaker #0
Tu ne sais pas comment le faire. Parce que moi, personnellement, quand je me suis trouvé dans cette situation, j'ai dû changer mes habitudes. J'ai dû apprendre. Mais après, je suis un grand garçon, tu vois, j'apprends des trucs. Mais c'est plus le côté où, en fait, tu n'as pas d'éducation. Tiens, tu te dis, elle ne peut plus manger ça, elle ne peut plus manger ça. Mais moi, je n'en avais aucune idée, tu vois. Même si je suis dans le domaine, je n'en avais aucune idée. Et les trucs, que ce soit les comportements, tu sais, rien que le matériel bébé. Tu vois, je suis en train de faire ma liste de naissance et tout. Je ne comprends absolument rien. Je ne connais rien de ce que je dois faire, etc. Et je crois qu'il y a toujours cette problématique d'éducation depuis le plus jeune âge. Mine de rien, on t'apprend à être costaud, on t'apprend à être viril, on t'apprend à chiquer. Mais on t'apprend jamais ce qu'est d'être père, finalement. exactement alors que la femme quand même on lui apprend plus à être mère par plusieurs mécanismes mais le papa on nous conditionne j'ai presque envie de dire qu'on nous conditionne j'avais pas envie d'aller jusque là t'inquiète moi je le dis mais c'est plus le côté où moi personnellement à part être quelqu'un de viril de pouvoir subvenir aux besoins de ma famille que ce soit financièrement que ce soit physiquement finalement les petits détails les gestes tu vois à quoi il faut penser Moi, je suis en angoisse. Je suis en train de me dire, est-ce que je serai à la hauteur ? Non pas parce que j'en doute, mais parce que je suis dans l'ignorance. Tu vois ? Oui,
- Speaker #1
complètement.
- Speaker #0
Et tu cherches des informations, tu cherches à en savoir plus. Et moi, je cherche à en savoir plus, notamment aussi sur comment une grossesse impacte une femme. Parce qu'il y a plein de fois dans mon quotidien où je me retrouve totalement désorienté par ce qui m'arrive. Je ne comprends pas son comportement. Et j'aimerais, tu vois ? J'aimerais avoir le bon comportement. j'aimerais... pouvoir l'apaiser, j'aimerais pouvoir me dire là, ok, je sais comment contourner le problème, etc., etc., mais moi, je suis humain, j'ai ma dose de stress, j'ai ma dose de travail, et en fait, j'ai mes problématiques. Et quand tu fais face à ça, pas du jour au lendemain, mais quand tu vois des différences de comportement et que tu ne comprends pas au début, ça peut donner suite à des... Parfois, je pense, des conflits, voire des ruptures. Parce qu'en fait, on ne comprend pas la réalité de chacun.
- Speaker #1
On ne le dira jamais assez, mais il y a un taux de séparation énorme dans les couples qui sont en PMA parce que tous ces bouleversements hormonaux, vous les vivez déjà. Alors, messieurs qui nous écoutez, je sais que vous savez ce que votre chérie traverse avec ces bouleversements hormonaux parce que la PMA, c'est ça aussi. Les injections, les hormones, les machins, il n'y a rien d'agréable là-dedans et ça chamboule, mais terriblement. Donc, c'est hyper important. Donc voilà, je sais que vous traversez tout ça et que vous connaissez, mais c'est hyper important de comprendre qu'en fait, ces bouleversements hormonaux-là, en tant que femme, on les subit et on ne les comprend pas plus, en fait. Et donc, je sais à quel point c'est hyper difficile dans un couple et que ce sont des périodes qui sont vraiment, vraiment plus que challengeantes, d'où l'importance aussi de communiquer beaucoup, de se rapprocher. qu'il n'y ait pas de reproche, mais plus une recherche de compréhension de ce que l'autre vit vraiment. Et je crois que c'est en se parlant, il n'y a pas de miracle. Plus on va communiquer, plus on va se parler, mieux ça se passera. Mais pour ça, on a besoin d'être assez honnête avec soi-même pour se dire, OK, voilà ce que je ressens, et surtout de le partager à l'autre. C'est ça qui est important.
- Speaker #0
Oui, et moi, si j'ai un conseil à donner, on va dire plus sur la compréhension masculine, parce qu'objectivement, voilà, Je pense que si tu veux apprendre à connaître les femmes, il faut parler avec des femmes. Si tu veux apprendre à connaître les hommes, il faut parler avec des hommes. Et ce n'est pas souvent fait, finalement. Donc voilà, les femmes vont toujours comprendre les femmes parce qu'elles les comprennent et sont à leur place. Et finalement, elles vont vraiment être empathiques. Mais quand il s'agit des hommes, et inversement, ça va être plus compliqué. Et en réalité, quand vous êtes dans un projet bébé ou que votre partenaire, par exemple, a un problème de... qu'on pourrait qualifier de testostérone, mais je n'ai pas envie de résumer à ça au niveau d'un bilan sanguin, mais par contre, tout ce qui peut manifester un problème de testo et de libido, il faut savoir quand même que l'élément détonateur ou vraiment l'étincelle chez un homme au niveau de la libido, c'est la confiance en lui. Et lorsqu'on est dans un schéma où on culpabilise, où on est dans le stress, on rend quelque chose de... d'agréable potentiellement lié à la performance vous allez couper totalement sa confiance en lui dès lors qu'il va voilà et on sait à quel point érection et la problématique masculine dans le sexe est très très compliqué le mec il doit avoir une érection et puis doit avoir un éjaculat et donc il est lié à deux performances finalement il faut que ce soit de bonne qualité et puis en même temps il faut que ce soit pas ni trop long ni trop court donc en fait le gars au premier moment où il a un rapport sexuel qui est déjà il est déjà dans le besoin de satisfaire sa partenaire mais aussi de se satisfaire lui-même en disant là j'étais bien quoi j'ai fait ce qu'il fallait et en fait il y a vraiment tout un contexte psycho-émotionnel où le mec il doit vraiment c'est un peu enfantin ce que je veux dire mais c'est plus le dire c'est une personne qui doit être prise par la main il doit être rassuré on doit le comprendre parce que c'est c'est pas toujours évident de devoir être l'élément dans un rapport sexuel qui est l'élément, je dirais, détonateur.
- Speaker #1
Et tu sais, je crois que les femmes pourront le comprendre, surtout, alors, surtout, j'en sais rien, mais si, je vais quand même le dire, surtout celles qui ont une pathologie, tu sais, où en fait, le spermogramme est bon, et elles ont une pathologie style endométriose, le SMOP, ou quoi d'autre, parce qu'alors, du coup, elles peuvent aussi, elles, prendre la responsabilité de ça en disant, bah, chez lui, tout va bien, mais c'est chez moi que ça coince, et c'est pareil, je pense que... Il y a aussi ce besoin d'être rassuré, d'être comprise. Et donc, je crois que ça fonctionne vraiment des deux côtés. Mais on ne se rend pas compte de ce que l'homme peut vivre parce que c'est minimisé, parce qu'on n'en parle pas.
- Speaker #0
Oui, et puis ça a un impact sur les deux de manière égale. Complètement. Il faut arrêter de vouloir différencier, parce que les hommes s'expriment moins, finalement, qu'ils ne se ressentent pas autant. Et alors, il y a quand même une notion qui est hyper importante qu'on va remettre en considération, c'est que même quand tout se passe bien, même quand...
- Speaker #1
les contextes de santé et physiologique sont tous optimaux avoir un enfant en moyenne c'est 3 à 4 mois d'essai on peut même aujourd'hui allonger et dire que tout est normal tant qu'on est entre 8 et 12 mois voilà donc en fait en l'occurrence c'est
- Speaker #0
il faut pouvoir aussi dédramatiser ou alors j'ai pas envie d'enlever la peine au contexte psychomotionnel mais c'est clair que ça met du temps Merci. Et voilà, comme tu l'as dit, le sperme du papa, il est impacté parce que tu as fait trois mois auparavant. Donc, si c'était une phase où le mec sortait plus, cette phase-là où il fumait, j'en sais rien, il a vraiment eu un petit peu de débauche à ce moment-là, on va dire, dans son environnement, dans son contexte de vie. Voilà, il va pouvoir mettre en place un protocole qui va faire que son sperme sera de meilleure qualité. Et puis finalement... arriver à une success story dans son rôle de...
- Speaker #1
C'est tout ce qu'on vous souhaite, vraiment, vraiment, c'est ça qu'on vous souhaite. En tout cas, c'était génial. Merci beaucoup, David, d'avoir partagé tout ça avec nous. J'ai trouvé ça extraordinaire. David, si les gens qui nous suivent, qui nous écoutent, ont envie de te suivre, de te retrouver, Instagram ?
- Speaker #0
Oui, enfin, moi, on m'appelle mtor sur Instagram, mais en fait, mon nom, c'est David Dunt, c'est David underscore Dunt, D-H-O-N-D-T. Pour moi, ce que je fais, c'est que je fais du contenu scientifique quand même, mais j'essaie de vulgariser un maximum pour donner des pistes, soit de réflexion, soit de prise en charge autonome, que ce soit dans l'activité physique ou même dans l'encadrement à la supplémentation, donc comprendre les nuances et surtout les enjeux d'une supplémentation. Moi, je suis pour la supplémentation efficace et respectueuse du portefeuille du patient ou de la personne. Parce que le problème des compléments alimentaires, ce n'est pas tellement le complément alimentaire, c'est comment on le conseille. Et donc, en fait, généralement, si vous le conseillez mal, il ne servira à rien. Si vous le conseillez bien, à la bonne personne, il peut changer la donne vraiment du tout au tout, dans un bon contexte, bien évidemment, avec une prise en charge nutritionnelle et tout le reste. Mais ça peut vraiment être intéressant à utiliser. Et donc, moi, c'est vraiment ce que je fais sur les réseaux. Et puis, je fais comme toi, j'interview des gens, je propose du contenu pas sensationnel, mais qui peut dé... donner un déclic psychologique à une problématique. Donc, n'hésitez pas à venir regarder et à vous y intéresser. Je réponds aussi aux questions un peu plus spécifiques et individuelles sur un problème de santé ou autre chose.
- Speaker #1
Génial. Je mettrai bien sûr tous les liens dans la description de l'épisode. Donc, vous regardez au-dessus, en-dessous, selon l'endroit où vous êtes sur la plateforme, mais vous allez trouver, j'en suis sûre, si t'es motivé, tu vas trouver. Ça, c'est évident. Merci infiniment.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Nous, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et puis d'ici là, comme toujours, prends soin de toi. À bientôt. Salut David. Ciao, ciao.