Speaker #0Quand tout se bloque dans ta tête, dans ton cœur, et si tu commençais par bouger ton cœur ? Prendre soin de l'être, le podcast pour cultiver la santé holistique, jour après jour. Je suis Virginie Cobert et je vous donne rendez-vous chaque vendredi avec moi, mais surtout avec vous, pour prendre soin du précieux de la vie en vous et autour de vous. Bonne écoute ! Bonjour à toi qui m'écoutes, merci d'être là pour ce 131ème épisode de Prendre soin de l'être. Je vais commencer avec cette réflexion que je me suis faite quand j'ai préparé cet épisode. Qu'il est bon de revisiter des expériences que tu as déjà faites, dont tu as tiré un enseignement, mais de les découvrir sous un nouvel angle. Est-ce que ça, ça t'est déjà arrivé ? Moi j'y ai goûté très récemment, et ça a été mon point de départ finalement pour cet épisode. Cet après-midi-là... Je suis allée danser. Ça fait des années que danser, c'est une ressource pour moi, que je le vis, que j'en suis témoin dans mes stages, dans mes ateliers. Et d'ailleurs, j'ai beaucoup de gratitude pour tout ce que j'ai pu traverser et transformer à travers la danse. Et cet après-midi-là, je suis allée danser et j'ai vécu cette ressource-là. dans une autre intensité, dans une nouvelle liberté, dans une tonalité que je n'avais pas encore explorée. Et c'était comme un émerveillement d'une première fois en fait, d'une découverte première. Peut-être que c'est ça d'ailleurs la clé d'un épanouissement, de pouvoir s'émerveiller encore de ce que tu connais déjà. Alors, le point de départ aujourd'hui, autour de la danse, C'est cette question. Est-ce que tu connais ces moments où la vie semble s'être figée dans toi ? Dans une lourdeur plombante, dans une émotion réactionnelle qui tourne en boucle et que ta tête accroche et qu'elle va justifier, élaborer et systématiser, de manière un peu obnubilante d'ailleurs. Est-ce que tu connais ces états dans lesquels tu te sens scotché, englué, empégué comme on dirait dans le sud ? Ces états qui ont le pouvoir de mettre ta vie en pause, comme un gros bug dont tu n'as pas la clé. Peut-être qu'alors, quand tu te trouves dans cet état-là, l'envie a disparu, ou le sens. Ce qui était ton moteur, tout à coup, ça devient absurde ou vain. Il n'y a plus d'élan, il n'y a plus de ressort. Bien sûr que tu peux te forcer, tu peux faire semblant de continuer, tu peux sombrer dans l'activisme. Ça fait illusion, et puis c'est une bonne esquive par rapport à ce qui est bloqué justement, ce qui t'active. Mais au fond de toi, dans tous ces cas, tu sais bien que le cœur n'y est plus. Tu sais bien que quelque part, ça te coûte, parce que t'as plus envie. Parce que, sans élan intérieur, il reste seulement l'effort. Et pourtant, il suffit parfois d'une toute petite pichenette pour relancer le mouvement, pour retrouver la circulation, pour recontacter la dynamique qui te porte vers l'avant. Une pichenette, un choix, une décision contraire, à l'instant où tu te rédis dans une posture, dans un jugement, dans un refus de ce qui est. Parce que c'est ça en fait la situation qui fige tout, c'est... Non, je ne veux pas que ça soit comme ça, ce n'est pas comme ça que ça doit être. Il y a ce refus-là, radical, et ça c'est le bouton pause, ça, ça met tout en pause. Alors face à ça, le choix contraire, la décision, ça peut être tout simplement de remettre le corps en mouvement. C'est une des clés les plus puissantes et les plus simples que je connaisse pour faire bouger dans d'autres espaces de toi, quand tu fais bouger ton corps en fait. Ça fait bouger tout le système que tu es. Alors bouger, ça peut être par le souffle. Le souffle, c'est un mouvement. Mais ça peut être aussi par n'importe quelle activité qui t'amène à mettre ton corps en mouvement. Activité physique comme marcher, courir, nager, n'importe quoi, avec un ballon, avec un vélo, seul, en groupe. En fait, peu importe. Bouger. Ça c'est vraiment la clé. Et pour moi en fait, ce qui est souvent le plus accessible et aussi le plus transformateur, parce que ça m'amène très vite à contacter autre chose que ce côté lourd et plombé, ça me reconnecte très vite à de la joie, c'est danser. Je ne te parle pas de suivre une chorégraphie, je ne te parle pas de viser une performance quelconque. Il n'est même pas question de faire quelque chose de beau, ni même que ton mouvement ait une cohérence. Ce dont je te parle là, c'est de laisser ton corps s'exprimer comme il le souhaite, comme ça vient, avec une musique par laquelle tu peux te laisser porter, ou alors sans musique, pourquoi pas. En fait, c'est comme ça vient, c'est ça le maître mot. Et parfois, comme ça vient, ça donne un mouvement. infime, à d'autres moments ça explose dans l'espace, dans le rythme. Parfois ce mouvement se fait doux, lent, léger. Ce qui est tellement précieux, je trouve, c'est que la palette des nuances elle est presque infinie. Et ce que j'aime par dessus tout, c'est que cette palette, c'est la sienne, propre, elle est unique, elle t'appartient. Là où les mots sont parfois courts pour décrire un ressenti, là où la tête peut être en échec, le mouvement s'explore dans l'étoffe de l'espace. Il peut émerger sans que tu aies à le chercher. Il peut te surprendre et il peut t'embarquer vers un ailleurs, depuis là où tu restais figé. Peut-être d'ailleurs qu'il serait plus juste de parler de... se laisser danser plutôt que de danser. Car justement, l'idée ici, c'est de laisser ton corps te guider. Rappelle-toi qu'à cet endroit, ta tête a bugué. Elle ne voit pas l'issue. Mais fort heureusement, tu n'es pas que ta tête. Et une autre part de toi peut percevoir un chemin. Elle peut même t'y emmener. Non seulement le mouvement ça te permet de décharger l'énergie qui est enquistée dans ce barrage, mais quand tu laisses ton corps mener la danse librement, quand tu changes littéralement de position, et bien tu changes de perspective. Et alors tu accèdes à une autre perception, à une autre disponibilité pour entrevoir simplement des possibilités qui jusqu'ici étaient masquées. Ou alors recevoir des idées. des inspirations providentielles. Tout peut changer, simplement, à partir de ce mouvement. En pratique, c'est comme pour n'importe quel outil. L'enjeu, c'est de s'en servir. Si tu laisses les outils au garage, c'est super, mais ça ne te fait pas avancer. L'enjeu de... n'importe quel outil c'est de s'en servir c'est d'y avoir recours au moment opportun et la magie à cet endroit là c'est que tu puisses y penser quand justement t'as perdu tes moyens quand ta tête elle est figée quand tu ne sais plus quand tu es rentré dans cette réaction qui te dépossède de tes ressources la magie c'est d'y penser et de l'agir Et comment tu peux prendre soin à cet Andorra ? C'est tout simple. Pour te donner les moyens, pour y penser quand tu ne peux plus penser, pour le faire quand tout te pousse ailleurs, tu peux juste te poser la question. Qu'est-ce qui te permettrait, toi, de mobiliser cette ressource à l'occasion ? Ne serait-ce que peut-être pour la tester, pour voir qu'est-ce que ça changerait pour toi. si tu en as envie. Et là où le son, la musique, est aussi une ressource puissante, dans ces cas-là, c'est que l'induction du son, elle est profonde. Le son, c'est déjà un mouvement, c'est déjà de l'air qui vibre. Et ce mouvement, il va venir te rencontrer, pas seulement au niveau de tes oreilles, mais dans tout ton corps. Et ce mouvement du son, il peut venir activer un autre mouvement dans toi. Alors, tu peux créer une playlist vraiment spéciale. pour les moments désespérés, les moments où t'y arrives plus, t'as perdu tes moyens, t'as plus de ressources. Tu peux créer cette playlist et t'en remettre à elle. Ou tu peux danser un peu régulièrement, toutes les semaines, ou tous les jours même. Parce que l'habitude, c'est vraiment un des meilleurs leviers pour agir de manière automatique. Et c'est ce qui se passe quand ta tête n'a plus de recul. Il faut que ton système automatique puisse prendre le relais, et il va prendre le relais là où il a l'habitude, là où le chemin est déjà fait. Alors danser régulièrement, si ta ressource c'est de danser, mais ce que je te dis là, en fait c'est applicable pour n'importe quelle ressource. Mettre cette ressource en pratique régulièrement, c'est comme programmer ton GPS. Le jour où t'es perdu, ça se met en place. Et puis en pratique, c'est peut-être là tout de suite, tu peux commencer. Dès maintenant, tu peux prendre une minute pour te lever et bouger. Mais juste avant, n'oublie pas de t'abonner, de partager. Et puis tu pourras commenter aussi. Comment c'est pour toi quand tu danses ? Avant, après.