Speaker #0Renoncer ou consentir, qu'est-ce qui est le plus léger pour toi ? Prendre soin de l'être, le podcast pour cultiver la santé holistique jour après jour. Je suis Virginie Cobert et je vous donne rendez-vous chaque vendredi avec moi, mais surtout avec vous, pour prendre soin du précieux de la vie en vous et autour de vous. Bonne écoute ! Bonjour à toi qui m'écoutes, merci d'être là. Est-ce que ça t'arrive de te projeter dans des projets ? de te projeter sur un calendrier et puis que la vie décide que ça va se passer autrement. Les projets tombent à l'eau, le calendrier s'annule. Alors ça peut être pour une bonne raison ou parfois il n'y a pas de raison. Par exemple, moi je pense à ce qui m'est arrivé il y a une quinzaine d'années quand j'étais partie voyager au Pérou. J'ai fait le chemin de l'Inca. Donc le chemin de l'Inca c'est un trek de quelques jours qui permet d'arriver au Machu Picchu à pied, par le haut. Et donc de pénétrer sur le site par la porte du soleil. Et en principe, on y arrive à l'heure du levier de soleil. Comme ça, ça a quelque chose de magique. Et donc, je suis sur ce trek. Et la veille au soir, on apprend que... Je ne sais plus si c'était la veille au soir ou peut-être même le matin même. On apprend qu'en fait, il y a eu un éboulement, que la dernière partie du chemin n'est pas praticable. et qu'on va devoir redescendre dans la vallée après avoir marché tous ces jours pour finalement monter sur le site par le car comme tous les touristes. Quelle déception, bien sûr. Et puis quelque part aussi, tout ça pour ça. Mais la question d'aujourd'hui c'est, à partir d'un événement comme celui-là, quelle posture tu choisis ? Parce que, bien sûr, il y a cette déception. Et tu peux dire, oh non, ça aurait été tellement beau de voir le lever du soleil dans l'alignement de la porte du soleil, en surplombant le site, j'aurais pu faire des photos magnifiques, j'aurais pu les montrer à tout le monde, ça aurait été extraordinaire. Et je suis tellement déçue. Ou bien tu peux aussi réagir avec fatalisme. Bon ben, tant pis alors, c'est comme ça, on n'y peut rien. Tu peux avoir de la frustration, la frustration de celle qui subit la situation. Non, c'est trop injuste, juste ce voyage que je fais une fois dans ma vie et sur ce dernier jour de trek, tout est gâché. Ou alors tu peux avoir cette tristesse impuissante, celle que tu vas entretenir en racontant l'histoire. À chaque fois que tu auras l'occasion, à chaque fois que tu vas évoquer le Pérou, à chaque fois que tu vas parler d'Amérique du Sud, de trecs en montagne, des catastrophes naturelles. Et il y a cette forme de ressassement, de cette tristesse de ne pas avoir pu faire cette dernière étape. Et puis peut-être aussi que tu vas chercher le pourquoi du comment. Tu vas te dire que tu aurais dû choisir une autre date, une autre saison. Peut-être que tu aurais dû faire des salutations au soleil tous les matins depuis ta réservation et des choses comme ça. Quelle que soit l'option que j'ai listée là, en fait il y a quelque chose de lourd. C'est vraiment une posture qui est chargée de pathos. Tu sais ce pathos qu'on retrouve dans tous les bons scénarii que notre culture aime tant, dans les films, dans les romans, dans les séries, il y a toujours ce truc de « ça va pas, ça se passe pas bien, c'est lourd, c'est pesant » . Ben oui, on est habitué à cultiver. Cultiver ça, on baigne dedans, dans notre culture justement. Et moi aujourd'hui, j'ai envie de te demander, si tu pouvais choisir la légèreté ? Et si, au lieu de vivre un renoncement, au lieu de même parfois vivre un deuil douloureux par rapport à ces projets dans lesquels tu t'es impliqué, que tu as chéri et que tu espérais tellement voir se manifester ? Et si, au lieu de ça, tu pouvais juste consentir à quelque chose que tu n'as pas prévu, et dont peut-être tu n'as même pas ni la teneur, ni la... vision claire. Comme ce qui s'est passé pour moi cette semaine, j'ai dû annuler une formation que j'avais programmée et donc il y avait quelques personnes qui s'étaient inscrites et je leur ai annoncé que la formation était annulée. Et il y en a une qui m'a répondu, d'autres activités, d'autres projets nous attendent donc. Et c'était tellement léger, tellement fluide. Voilà, c'est ça que... que tu peux choisir en fait à chaque fois. Imagine que tu portes un sac à dos et qu'à chaque regret, à chaque frustration, à chaque déception que tu entretiens quand tu ressasses la situation, quand tu la justifies, quand tu te sens complètement identifié à ce qui s'est annulé et même simplement quand tu la racontes encore une fois, alors que tu l'as déjà raconté peut-être dix fois. Imagine que c'est comme si tu mettais un gros caillou dans ton sac à dos. Imagine maintenant tout ce qui reste là, dans ce sac à dos, au fil des mois, au fil des années. Il y a peut-être des histoires que tu as l'impression d'avoir oubliées, mais l'émotion, elle, elle est toujours active. L'émotion de frustration, l'émotion de déception, la tristesse, et tout ça c'est comme un peu des bombes à retardement. qui peuvent exploser au gré des circonstances de la vie quand tu ne t'y attends pas du tout. Et ça peut te sauter à la figure de manière franchement désagréable. Et même, il se peut aussi que dans ce sac à dos, il se trouve des charges qui ne t'appartiennent pas. Des charges que tu as prises sur toi par empathie spontanée. Parce que... Parce qu'on n'aime pas voir les autres souffrir, alors on a envie de les alléger un petit peu, de décharger l'autre d'une part de son fardeau. Les enfants savent vraiment très bien faire ça avec leurs parents. Il peut y avoir des charges que tu as reçues en héritage sans même t'en rendre compte, certaines qui t'ont été transmises par la culture, par l'éducation, et que tu as intégrées sans te demander si elles étaient pertinentes pour toi. Comment tu peux savoir s'il y a des choses qui pèsent dans ton sac à dos ? Eh bien, regarde-toi réagir. Peut-être que parfois tu t'es vu surréagir, réagir de manière totalement disproportionnée en regard de la situation et de l'enjeu réel de cette situation. Je pense à une amie, c'était il y a plusieurs années, nos enfants allaient dans la même école et il y avait un covoiturage. qui était gérée par les parents pour faire les trajets depuis un point de rendez-vous, un parking, jusqu'à l'école qui se trouvait dans un village à côté. Et ce jour-là, il y a un papa qui fait le couvoiturage du retour après la journée d'école, qui dépose les enfants au parking, et puis le fils de cette amie, comme à son habitude, il va la rejoindre. Il a cinq minutes de marche pour rentrer chez lui. Et ce soir-là... il y a une averse phénoménale qui tombe juste au moment où le fiston est sur le chemin entre le parking et chez lui et il est arrivé trempé. Et alors je me rappelle cette amie qui était vraiment en colère, hors d'elle que le papa qui a fait le couvoiturage ne l'ait pas accompagné, n'est pas accompagné son fils pendant ce petit trajet. Et ça pour moi c'est vraiment une réaction qui est assez disproportionnée par rapport à la situation. Et ce n'est pas grave, ce n'est pas grave de sur-réagir, ça nous arrive tous. Par contre, c'est le petit signal pour dire « Ah tiens, mais qu'est-ce qui se passe dans moi ? Qu'est-ce qui fait que je réagis autant ? » Donc tu peux avoir comme ça des expériences de situations où ça t'a mise hors de toi. Alors que franchement, il n'y avait pas matière. Ou alors, ça peut être aussi des situations où tu t'es senti complètement anéanti, à plat, démobilisé, démotivé, déprimé, alors que franchement, il n'y avait rien de grave, objectivement. Et ça aussi, c'est le signe que ça vient toucher quelque chose en toi et que ça n'a pas juste à voir avec... L'anecdote que tu es en train de vivre. Et puis tu l'as peut-être vécu dans l'autre sens. C'est-à-dire qu'il y a une personne en face de toi qui surréagit et qui projette sur toi, à partir d'une petite anicroche du quotidien, toute une réserve de ressentiment mais sans commune mesure avec ce qui se passe et le différent qui vous oppose. Dans toutes ces situations, tu peux te dire que la réaction, que ce soit la tienne, que ce soit celle de l'autre, elle a plus à voir à quelque chose de bien lourd dans le sac à dos qu'avec la situation réelle. Et que justement, c'est une belle opportunité de s'alléger pour toi ou pour l'autre, mais bon, pour l'autre, ça, ça lui appartient. Parce qu'au fond, ce que j'ai envie de questionner là, c'est qu'est-ce qui t'empêche de faire systématiquement le choix de la légèreté ? Le choix d'une ouverture curieuse et enthousiaste à ce que la vie te propose. Ah tiens, ça se passe comme ça, c'est pas comme prévu. Eh bien, qu'est-ce qui m'attend alors ? Mais attention, attention, je ne te dis pas de refouler tes déceptions, tes frustrations, tes désappointements. Tu peux être déçu, bien sûr. Tu peux être frustré, tu peux être en colère, tu peux réagir. Ne pas sur-réagir, ça ne veut pas dire ne pas réagir du tout. Tu peux vivre ces émotions-là pendant cinq minutes, te laisser traverser, vraiment être pleinement vivante à cet endroit-là. Mais après, tu peux passer à autre chose. Tu n'es pas obligé de rester scotché là, parce que c'est à ce moment où tu restes scotché, où tu ressasses, où tu racontes, où tu t'en sors pas. pas de cette réaction que là tu vas finir par alourdir ton sac à dos. Je te dis pas non plus qu'il faut analyser toutes les facettes des pierres qui se trouvent dans ton sac à dos. Comme je l'ai déjà évoqué dans des épisodes précédents, t'as pas besoin de tout comprendre ni de tout analyser pour que ça puisse se transformer. Je te renvoie par rapport à ça à la fois sur l'épisode 124 où je te parle de Ho'oponopono Et puis l'épisode 116 où je te dis que comprendre, ça ne suffit pas en fait pour transformer. Donc, il ne s'agit pas de ne pas réagir, il ne s'agit pas non plus de tout analyser et de chercher à voir le pourquoi du comment. L'idée ici, c'est plutôt de suivre le mouvement de la vie, plutôt que de lutter à contre-courant. Quand la vie, elle te dit, en fait, ce n'est pas par là. Tu peux dire, ah ok, alors c'est par où ? Et là maintenant, tu peux prendre quelques minutes pour te mettre à l'écoute de toi, avec l'intention, avec cette intention de choisir la légèreté, de choisir de consentir. Et je t'invite, si tu le peux, à te donner ce temps, ces petites minutes. à lâcher quelques instants ce que tu es en train de faire pour t'installer juste avec toi. Portez ton attention sur ton souffle. Le laissez aller et le laissez venir librement dans toi. Et percevoir ce mouvement qui te traverse. Ce mouvement, c'est comme le flux et le reflux de la vie qui te traversent. Et dans cette présence à ton souffle, Et dans ce mouvement de ton souffle, tu peux décider de suivre. Suivre l'inspire, suivre le flux. Et aussi suivre l'expire et suivre le reflux. En vérité, ce n'est pas plus difficile de suivre l'inspire que de suivre l'expire. Ce n'est pas plus difficile de te laisser porter par le flux que de consentir au reflux. Et tu peux rester dans ce mouvement-là avec aisance, sans effort, disponible. Et là, dans cet espace de présence que tu te donnes, je te propose d'appeler à toi l'image ou la mémoire d'une situation dans laquelle ta réaction était vraiment disproportionnée. par rapport à ce qui s'est passé objectivement. Une situation où tu as été tellement touché qu'il y a quelque chose qui a débordé et peut-être ça n'avait rien à voir avec la situation justement. Laisse venir ce qui vient, appelle, sachant qu'il n'y a rien à chercher avec ta tête. Peut-être qu'il y a quelque chose qui vient de très clair et très précis, et peut-être pas, c'est ok. Si ça ne vient pas de manière claire, tu peux quand même suivre la proposition de la même manière. Avec cette présence et cette disponibilité, cette intention que ce chemin tu le fais pour toutes les situations dont tu n'as pas le souvenir à présent, mais que tu as vécu. et à travers lesquelles, ben... Tu as été touché jusqu'à réagir de manière disproportionnée. Et donc, pour ces situations que tu peux voir ou que tu ne vois pas, tu peux simplement... Laissez l'émotion te traverser, la déception, la frustration, la tristesse, ce qui est là. Laissez l'émotion te traverser, ça peut vouloir dire ressentir comment c'est dans toi, dans ton corps, là où c'est tendu, là où ça... Pèse, sentir dans toi là où ça se ferme, là où ça bouillonne, et juste rester là, rester avec ce qui réagit dans toi. Peut-être qu'il y a des images ou des couleurs qui viennent plutôt que des sensations dans ton corps. Et de la même manière, observe ça comme si tu voulais le décrire par le menu. Observe avec intensité et vois comment ça peut se transformer simplement parce que... Tu restes là, avec toi, à cet endroit. Et peut-être que tu ne perçois rien de tout ça, et que tu peux juste rester avec le mouvement du souffle, avec l'intention, l'intention d'être présente, de rester là avec toi. dans tout ce qui s'agite, dans tout ce qui réagit fortement. Et peut-être que tu peux ensuite imaginer, visualiser que tu te trouves à un carrefour. Tu arrives sur un chemin et puis là le chemin se sépare et qu'il y a plusieurs possibilités. Que toi tu étais parti pour t'engager sur un itinéraire et que finalement la vie elle te propose autre chose, un autre chemin. Est-ce que tu peux te voir à cet embranchement des chemins, à ce croisement des chemins ? Est-ce que tu peux choisir que, à cet endroit-là, il peut faire un temps magnifique, le paysage peut être merveilleux, et tu peux choisir... de t'engager sur un chemin inconnu, un chemin tu n'avais même pas vu qu'il était là, un chemin que tu ne sais pas où il va t'amener, tu ne vois pas où il se dirige. Et que tu peux quand même t'y engager avec le sourire, avec la curiosité. Observe ce chemin qui s'ouvre que tu n'avais pas prévu. Et observe comment tu peux... Aller par là, tout simplement, sans rechigner, sans tergiverser, avec le sourire, avec la curiosité, avec toutes les promesses dont ce chemin est porteur. Et respire encore à cet endroit. Finalement, c'est si simple quand tu choisis de consentir. Et tu peux te remercier d'avoir fait ce choix de la légèreté. Et tu peux te remercier d'avoir consenti et d'avoir posé cette empreinte, ce possible dans toi. Et tu peux poser l'intention que, à l'avenir, cette option est disponible pour toi, à chaque fois que tu te trouves à un croisement de chemin. Et maintenant tu peux considérer que cette possibilité d'un chemin, d'un choix plus léger, et bien c'est comme un chemin sur lequel une odeur peut t'accompagner. Une odeur qui peut laisser émerger des mémoires dont tu n'as pas conscience, ou des sensations cristallisées dans ton corps. qui sont là à force de porter un sac à dos trop chargé. Et une odeur sans effort et sans volonté et sans avoir à chercher, elle peut t'amener exactement là, là où tu rencontres ce que tu es prêt à rencontrer et qui pourrait être à la source d'une réaction exagérée. ou qui pourraient être exposées à des réactions disproportionnées de l'extérieur. Les sons aussi agissent à cette profondeur. Les sons, ils peuvent remettre du mouvement là où ça s'est figé. Et ils font ça en douceur et avec puissance. Sans que tu aies besoin de rien d'autre que d'être disponible et en confiance. D'être ouverte à te laisser toucher, à te laisser pénétrer par le son. Et c'est pour ça que j'aime tellement travailler avec les odeurs et les sons. dans mes accompagnements individuels, dans les immersions en groupe, en jeûne, dans le désert. Souvent, c'est tellement beau ce qui s'opère, ce qui se transforme, les retours que je peux avoir. Alors si toi aussi tu as envie d'alléger ton sac à dos, si tu as envie d'être à cet endroit où tu peux consentir quand la vie te propose une autre voie, Alors rejoins-moi dans une prochaine immersion olfactive et sonore. Tu trouveras plus d'infos sur mon site ou alors on peut en parler à l'occasion d'un appel découverte. Et si cet épisode de podcast a été une contribution pour toi, si ce que j'ai partagé aujourd'hui ça t'a parlé, ça t'a touché, si tu t'es reconnu là-dedans, si ça te... permet de voir de nouvelles possibilités. Alors, commente, dis-le-moi, partage, fais-en profiter d'autres autour de toi. Like et puis abonne-toi.