Speaker #0Bienvenue dans Prends une pause, le podcast pour apaiser, éclairer et transformer tes émotions. Dans un monde où tout va vite, où les pressions et les attentes pèsent lourd, il est temps de ralentir, de respirer profondément et de plonger au cœur de toi-même. Je suis Loubna, thérapeute psychocorporelle et je serai ton guide dans ce voyage intérieur. Chaque épisode est une invitation à plonger en toi, à écouter ce que ton corps, ton cœur et tes émotions ont à te dire. Nous découvrirons ensemble des stratégies et des outils pour une gestion émotionnelle éclairée et libératrice. Prépare-toi à être accompagné dans une introspection profonde, à révéler la beauté de ta sensibilité et à vivre en harmonie avec chaque facette de ton être. Parce que dans le calme de cette pause se trouve la clé de ta transformation personnelle. Alors, prends une grande inspiration, installe-toi confortablement et prépare-toi à faire une pause. bien méritée. Hello à tous, bienvenue sur ce nouvel épisode de Prends une pause, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur, sortir du rôle de la gentille fille et oser poser tes limites sans culpabiliser. Parce que moi, j'ai longtemps eu du mal à dire non, à exprimer ce que je voulais vraiment, à mettre des limites sans avoir peur de décevoir, de blesser ou bien d'être mal perçu. Je pensais que pour être aimée, acceptée, même reconnue, Il fallait que je sois toujours gentille, disponible, compréhensive, quitte à m'oublier un petit peu d'ailleurs. Et peut-être que toi aussi tu ressens ça. Si tu as du mal à poser tes limites, que tu dis souvent oui alors que par moments clairement t'as envie de dire non, que tu as peur de déranger ou d'être un peu trop entre guillemets, alors cet épisode est aussi pour toi. Donc aujourd'hui, au travers de cet épisode, on va voir ensemble pourquoi on tombe dans ce rôle de gentille fille. Et pourquoi aussi c'est si difficile d'en sortir ? L'impact de cette posture sur tes émotions, ta santé mentale et tes relations. Pourquoi dire non et poser tes limites est une nécessité pour ton bien-être ? Et aussi, comment oser affirmer tes besoins sans culpabiliser ? Alors pourquoi on tombe dans ce rôle de gentille fille ? Alors clairement, c'est un conditionnement qui est ancré depuis qu'on est toute petite. Si tu réfléchis bien, à quel moment... As-tu appris qu'il était important déjà de poser tes limites ? Rarement, voire jamais. Et au contraire, dès l'enfance, surtout si tu es une femme... Alors c'est vrai que je parle de gentille fille, je suis une petite aparté, je parle de gentille fille, mais on peut aussi parler de gentil garçon, ça fonctionne aussi. Là je parle de gentille fille parce que vraiment je parle de moi aussi au travers de cet épisode, mais si tu es un homme et que tu m'écoutes, tu peux te l'approprier clairement. Donc fin de l'aparté. Ce que je disais, c'est que dès l'enfance, surtout si tu es une femme, on t'a transmis, directement ou indirectement bien sûr, l'idée que ta valeur pouvait dépendre de ta capacité à être soit agréable, soit arrangeante ou bien compréhensive. Et souvent, c'est dû au modèle féminin qui nous entoure. Il suffit de regarder un peu autour de toi, les figures féminines qui t'ont entouré, que ce soit ta mère, ta grand-mère, tes tantes. même des professeurs, des gens qui ont eu un impact dans ta vie, dans ton éducation. Et sincèrement, honnêtement, observe ces gens-là un petit peu, ces femmes, et pose-toi ces questions. Est-ce qu'elles-mêmes, elles ont appris à poser leurs limites ? Ou bien elles ont toujours fait passer les autres avant elles ? Ont-elles eu la liberté d'exprimer ce qu'elles ressentaient ? Ou ont-elles dû taire leurs émotions pour... préserver justement un peu l'équilibre familial, l'harmonie, la bonne entente, on va dire. Donc ces questions, elles sont je trouve très importantes à se poser. Déjà, voir le modèle féminin qu'on a eu autour de soi ou le modèle tout court, si t'es un homme aussi. Et la plupart du temps, on constate en fait qu'on grandit avec des modèles qui portent énormément, qui encaissent et qui se sacrifient aussi pour le bien des autres. Donc forcément, si tu grandis avec ce schéma, tu finis par... intégrer que poser des limites, ça peut être mal, ou en tout cas, c'est mal perçu. Et du coup, ça devient un réflexe inconscient. Tu vas dire oui même quand tu as envie de dire non, tu vas encaisser pour ne pas faire de vagues, tu vas faire passer les autres avant toi, et ça, sans t'en rendre compte. Donc ça, c'était la première chose, nos points de référence. La deuxième chose, c'est que parfois, c'est pas seulement un conditionnement social, parce que parfois, derrière cette difficulté à poser ses limites, Il peut y avoir aussi des blessures, une blessure bien plus profonde. Des blessures, ça peut être vraiment différentes blessures. J'en ai noté quelques-unes qui reviennent très souvent. Ça peut être le rejet, par exemple. Si petite, tu as vécu des situations où tu t'es sentie exclue, mise de côté, où tu as senti que tu n'avais pas été suffisamment aimée, ton cerveau, lui, va enregistrer qu'il fallait être agréable pour être accepté. Ça peut être aussi la blessure d'abandon. Si tu as grandi dans un environnement où l'amour n'était pas stable, tu as peut-être développé la croyance que si je ne suis pas gentil, je vais être abandonné. Ça peut être aussi la peur du conflit. Donc la peur, et après elle prend différentes formes. Donc là, c'est vrai que moi j'ai mis la peur du conflit. C'est vrai que si enfant, les conflits étaient une source de tension, donc ton système nerveux, lui, a appris. à tout faire pour éviter ça. Il y a aussi, alors c'est pas vraiment une blessure, mais ça découle d'une blessure, le rôle de sauveuse, entre guillemets. Tu as grandi aussi dans un environnement où un proche avait besoin de ton soutien, où t'as pas eu le choix, en fait, que d'aider, être présente pour souvent des adultes, donc nos parents, nos grands-parents, etc., malgré toi. Alors, tu as peut-être appris aussi à... te suradapter et à mettre les autres avant toi. Il y en a plein d'autres. Là, j'ai vraiment donné celles que moi je retrouve souvent, que moi j'ai pu connaître et celles que je retrouve souvent auprès de ma clientèle. Il y en a d'autres aussi, mais ce qu'il faut retenir, c'est que ce rôle de gentille fille aussi a pris forme suite à une blessure qui est bien plus profonde en réaction en fait à quelque chose qui nous a touché, qui nous a marqué. Et enfin, pour rester encore, pour expliquer pourquoi on tombe dans ce rôle de gentille fille, la troisième chose que j'avais envie de partager, c'est qu'à un moment donné aussi, toutes ces expériences, donc celles que j'ai nommées au travers des personnes référentes, des schémas qui nous entourent et aussi des blessures un peu plus profondes qu'on a pu connaître, toutes ces expériences font que ton système nerveux, à un moment donné, il associe le fait de poser des limites à un danger. Et quand tu veux dire non, ton corps en fait y réagit. Et il réagit comme si vraiment il y avait un danger. Donc tu as l'accélération du rythme cardiaque, tu as une sensation d'oppression, de malaise, tu as peur, tu as une peur diffuse que quelque chose de mal va arriver. Et ce n'est pas rationnel en fait, c'est purement émotionnel. Et en fait, c'est une mémoire qui va s'activer. Et c'est pour ça aussi que c'est si difficile de sortir de ce rôle qu'on se donne. Alors j'en viens à la partie « Pourquoi ? » Poser ses limites est essentiel pour ta santé mentale et émotionnelle. Je pense que tu le sais, mais j'aimerais réexpliquer aussi ce qui se passe physiologiquement, émotionnellement parlant. Parce que ne jamais poser de limites, en fait, quelles qu'elles soient, c'est forcer ton système nerveux à rester toujours en état d'alerte. Le résultat de ça, c'est que tu vas connaître un stress chronique. Puisque ton système nerveux est en alerte permanente, C'est comme si tu étais en état d'hypervigilance tout le temps. Donc le stress chronique va s'installer. Et bien sûr, avec le stress chronique, à un moment donné, tu as la fatigue. La fatigue émotionnelle qui va s'installer aussi et petit à petit, elle va s'agrandir. Et tout ça peut mener aussi. On ne le dit pas suffisamment, mais ne serait-ce que ça peut mener à un burn-out. Parce que le burn-out, c'est quoi ? C'est ne pas s'écouter, ne pas poser de limites, ne pas s'arrêter. Et donc, voilà, c'est le cercle vicieux qui s'entretient. Déjà, poser tes limites, ça va te permettre d'être moins fatigué émotionnellement et d'éviter peut-être le burn-out. Je vais ajouter, alors je sais que ça ne va pas plaire et ça fait un peu mal d'entendre ça, mais c'est une réalité, c'est que si aujourd'hui tu te sens épuisé, émotionnellement parlant et même physiquement, j'ai envie de dire, si tu ressens de la frustration, de la colère envers les autres, ce n'est pas forcément eux le problème en fait. C'est souvent l'absence. de tes limites, c'est que tu ne poses pas suffisamment de limites qui fait que tu ressens tout ce que tu ressens aujourd'hui, que tu es fatigué, que ton système nerveux est saturé. Je vais te partager quelque chose qui m'a beaucoup aidé quand j'étais épuisée et que voilà j'en pouvais plus en fait d'être sollicité et de ne pas savoir dire non à tout le monde, à ma famille, mes amis, au travail, partout. C'est que dès lors que j'ai compris que dire non c'était en fait me dire oui à moi-même, ça a vraiment changé quelque chose en moi. Vraiment, cette phrase, elle peut paraître anodine, mais je trouve qu'elle est très puissante. Parce que dire non, c'est dire oui. à moi-même. Même si tu as envie de te la répéter, je pense que ça a fait un effet intérieur qui est assez fort. Parce que j'ai compris, en fait, avec cette phrase aussi, que poser mes limites, en fait, ce n'était pas rejeter les autres, c'est juste me respecter. Et voilà, ça, moi, je te le partage. J'espère que ça peut aussi faire son effet comme ça a pu le faire sur moi. Mais déjà, avoir cette compréhension que le non, ce n'est pas négatif. Bien au contraire, il y a quelque chose de très positif dans ce non et positif. pour moi. Alors comment commencer à poser tes limites sans culpabiliser ? Donc la troisième partie. La première qui est essentielle, ça va être de te reconnecter un peu à toi, à tes besoins. Parce qu'avant même de poser tes limites, tu dois savoir déjà ce qui est ok pour toi et ce qui ne l'est pas. Parce qu'on a tendance à l'oublier. Et là, tes émotions, c'est tes premiers indicateurs. La frustration, la colère, la tristesse, tout ça. Je le dis suffisamment, je pense, si tu m'écoutes régulièrement, c'est des messages. Une émotion est présente, si tu ne l'écoutes pas, tu passes à côté d'un précieux message. Donc l'idée, c'est vraiment d'écouter ce qui se présente à toi, dès lors que tu as une réaction face à quelqu'un qui te demande quelque chose, et tu sens que ça te met en colère, qu'il y a une frustration, ou que tu as dit oui et que par la suite tu te sens triste, tu rumines. Voilà, pose-toi cette question, pourquoi ça me met dans cet état-là ? pourquoi je ressens ça ? Je pense que si tu écoutes sincèrement, honnêtement vis-à-vis de toi-même, tu as la réponse. Alors après avoir déjà pris conscience de tes besoins et de ce que tu as véritablement envie pour toi, ça va être de le dire, apprendre à le dire, à dire non, sans se justifier. Ça c'est hyper important, parce qu'on n'a pas besoin de se justifier juste parce qu'on se respecte. Je sais que c'est très compliqué de dire non sans que ça vienne chercher une agressivité. La façon de le dire peut vraiment jouer aussi son rôle. Parce que dire non, ça ne veut pas dire être agressive. Il y a des phrases, des tournures. Il suffit de mettre les formes et de respirer un petit coup avant. Et de dire, par exemple, il y a une phrase qui me vient, c'est « je comprends, mais je ne peux pas en ce moment » . ou « je ne préfère pas m'engager là-dessus » . Voilà, des phrases toutes simples, toutes faites, et qui permettent de poser tes limites sans forcément dire un non tout de suite, parce que tu as du mal, mais petit à petit, après, tu arriveras à le dire, « non, là, ce n'est pas pour moi » , ou « non, là, je n'ai pas le temps » . Et je vais ajouter, pour terminer sur cette partie-là, c'est que oui, ça va te sembler un peu bizarre au début, Ça va même être très inconfortable. Mais plus tu affirmeras tes besoins, plus ça devient naturel. Et plus les gens aussi, en fait, les gens ne vont même pas être choqués en face, ni surpris. Puisque plus tu seras affirmatif, plus tu seras au clair avec ce nom. Et plus les gens, en fait, ça sera normal. Et ils vont même comprendre ce que tu leur dis. Ils seront peut-être même admiratifs de ton nom. J'en ai terminé avec cet épisode. Alors, j'aurais pu être un petit peu plus longue, mais j'avais envie d'être concise particulièrement pour faire passer des messages. Et un message avec lequel je vais terminer, qui est très, très important, parce qu'on a l'impression aussi que sortir de ce côté gentil-fille, on va devenir méchante, même une connasse, vraiment, en disons les mots. Mais j'ai envie de dire, ça fait partie aussi de soi. C'est aussi ce que je vous propose. En séance et lors des accompagnements qu'on peut faire ensemble, c'est aussi accepter toutes nos parts. Et toi qui m'écoutes, je sais que tu peux être très gentil et que tu es dans le fond quelqu'un de profondément gentil, mais tu es aussi quelqu'un qui peut être très con et méchant par moment. Mais après, c'est à nous de choisir quelle partie de nous on a envie de mettre au monde. Et bien sûr qu'en reconnaissant chaque partie de nous, donc celle qui est gentille et celle qui est méchante, tu pourras mettre, de façon très consciente, mettre au monde cette partie gentille. Et ne pas jouer ce rôle de gentille fille, mais être vraiment dans ta gentillesse profonde. Voilà, j'avais envie d'ajouter ça pour vraiment redorer aussi ce mot de gentille qui peut être sympa, mais pas dans ce que je voulais te partager aujourd'hui. Je pense que tu m'as compris. En tout cas, si ce que je viens de te partager a résonné en toi, j'aimerais vraiment savoir quelle est la limite que tu aimerais poser, mais que tu n'oses pas encore. affirmé. C'est une question que je te pose et je serais curieuse de savoir quelle est ta réponse. Tu peux venir m'en parler sur Instagram ou sur LinkedIn. Je lis tous vos messages et vraiment, j'adore échanger avec vous sur ces sujets. Il y en a pas mal qui m'écrivent à la suite des épisodes et c'est hyper sympa pour moi aussi de pouvoir échanger avec vous. Si tu as envie de répondre à cette question, viens m'écrire après. Sache en tout cas que je sais à quel point c'est difficile de changer. ces schémas, de sortir de ce rôle de gentille fille, sans ressentir une vague de stress, de culpabilité même. Dans cet épisode, j'ai parlé du système nerveux et de gestion émotionnelle, parce que poser des limites, ce n'est pas juste une question de volonté, tu l'as bien compris, c'est une question aussi de régulation intérieure. Et donc, si tu as envie d'expérimenter par toi-même les bienfaits de prendre soin de ton système nerveux et de tes émotions, rejoins mon challenge de 21 jours, qui est simple. et accessible. Je ne sais pas si tu en as déjà entendu parler, j'en ai parlé déjà la fois dernière quand j'ai parlé du système nerveux. Chaque jour, en fait, c'est quoi ce challenge ? Chaque jour, je te propose une séance audio de 10 minutes que je t'envoie par mail. Donc à peine 10 minutes, elles durent entre 8 et 10 minutes les séances pour t'aider justement à apaiser ton système nerveux, apaiser ton esprit. Là, dans ce cas de figure, si tu te retrouves dans la gentilfie, ça va t'aider à apaiser la peur du rejet, du conflit. Ça va réguler tes émotions aussi, renforcer ta confiance en toi, ton droit d'exister pleinement, j'ai envie de dire. En tout cas, ça va t'aider aussi de te recentrer sur tes besoins. On a parlé vraiment de se reconnecter, de s'écouter. Voilà, donc si tu as envie de rejoindre ce challenge, il est vraiment à tout petit prix, 21 jours, pour justement apaiser ton esprit et reprendre le pouvoir sur tes émotions. Je mets tout dans la description, là. Tu peux le rejoindre à tout moment et commencer dès aujourd'hui. Merci de m'avoir écouté jusqu'au bout. Je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode.