- Speaker #0
Bienvenue dans Prends une pause, le podcast pour apaiser, éclairer et transformer tes émotions. Dans un monde où tout va vite, où les pressions et les attentes pèsent lourd, il est temps de ralentir, de respirer profondément et de plonger au cœur de toi-même. Je suis Loubna, thérapeute psychocorporelle et je serai ton guide dans ce voyage intérieur. Chaque épisode est une invitation à plonger en toi, à écouter ce que ton corps, ton cœur et tes émotions ont à te dire. Nous découvrirons ensemble des stratégies et des outils pour une gestion émotionnelle éclairée et libératrice. Prépare-toi à être accompagné dans une introspection profonde, à révéler la beauté de ta sensibilité et à vivre en harmonie avec chaque facette de ton être. Parce que dans le calme de cette pause se trouve la clé de ta transformation personnelle. Alors, prends une grande inspiration, installe-toi confortablement et prépare-toi à faire une pause. bien mérité. Bonjour Xavier, je suis heureuse de te recevoir aujourd'hui pour un épisode de Prends une pause. Donc aujourd'hui, Xavier est avec moi sur Zoom à distance, donc j'espère que le son sera bon. Je reçois Xavier, qui va se présenter juste après. Xavier, je trouvais intéressant qu'on puisse discuter ensemble puisque Xavier... Tu parles beaucoup d'émotion, de libération émotionnelle, avec d'autres pratiques, d'autres outils, donc c'est ça qui m'intéresse. Bienvenue Xavier sur ce podcast, merci, merci vraiment infiniment de ta présence et d'avoir accepté mon invitation. Est-ce que tu as bien envie de te présenter Xavier ?
- Speaker #1
Oui carrément, comme je te disais tout à l'heure, merci à toi de m'avoir invité spontanément, comme ça, à travers les réseaux. Pour me présenter rapidement, comme tu l'as très bien dit, moi c'est Xavier. J'ai 32 ans maintenant, je crois, de mémoire. Et ça fait un petit moment déjà que je navigue dans le site en rapport avec le monde émotionnel. Cette aventure, elle a commencé pour moi quand j'étais tout jeune, j'avais 11 ans, quand j'ai commencé à rencontrer mes premiers praticiens au niveau émotionnel, thérapeutique, etc. Et c'est un milieu qui m'a tout de suite adhéré, en fait. J'ai trouvé ça fascinant de comprendre l'humain, de comprendre le groupe social, de comprendre les personnes autour de moi, et en fait, de filer en aiguille, à travers différents experts professionnels. en animation, en marketing, aux entreprises, etc. Je me suis vite lancé dans cet univers du bien-être de manière générale. J'ai commencé professionnellement avant 2014, donc ça commence à faire un petit moment déjà. Et ça fait que depuis 3-4 ans seulement que j'ai décidé d'en faire vraiment une spécialité, dans le sens où même si je travaillais déjà dans ce domaine-là depuis ce temps-là, depuis 2-3 ans, j'ai décidé d'ouvrir un compte Instagram, j'ai décidé de parler de manière beaucoup plus... spécifique, plus cyclique justement, de la notion de libération émotionnelle de manière à soumettre un maximum de personnes dans ce projet-là en fait, tout simplement. Parce qu'il y a des gens qui vivent dans une sorte de marécage émotionnel et qui ont du mal à sortir de l'eau, comme ça, qui est manquable pendant une période. Donc forcément, c'est des outils que j'adore utiliser sur moi, que j'adore apporter à nos autres aussi, en forme d'ateliers, de sessions one-in-one, enfin bref, les applications elles sont très nombreuses et je m'amuse d'y arriver.
- Speaker #0
Ouais, génial. Bon, très belle présentation. Alors, c'est quoi la libération ? C'est quoi la libération émotionnelle alors pour toi ?
- Speaker #1
Libération émotionnelle, pour moi, ça implique cette notion de libérer, au sens propre du terme, des choses qui sont enfermées à l'intérieur de nous. À savoir, il y a des épisodes comme ça dans notre passé, dans notre existence, qui ont pu être peut-être marquantes, choquantes, troublantes, ou peut-être à l'inverse, qui ont pu être très joyeuses. Mais en fait, par mécanisme de corps, il a tendance à les stocker. comme une sorte de petite mémoire. Et l'idée, c'est qu'en fonction de ce qu'on vit, si on le vit à répétition et que cette mémoire ne se libère pas, ça peut créer des problèmes, des troubles, que ce soit physique, émotionnel, psychologique. Et ce travail d'enquête, comme je l'appelle, c'est vraiment d'aller chercher la racine de ce mal-être. Pourquoi j'ai mal au cou, pourquoi j'ai mal à la tête, pourquoi je me sens en vie, pourquoi je me sens seul ? C'est les symptômes. Et en fait, moi, ce qui m'intéresse, c'est de connecter, aller chercher un petit peu la racine qui a du mal, on va dire, à se soigner, à se guérir. et faciliter ce travail de libération à travers ça. Donc c'est se redonner un souffle pour se permettre de vivre différemment et s'épanouir différemment.
- Speaker #0
J'adore le mot enquête, qui était envoyé. Parce que oui, d'une certaine façon, je partage vraiment ta définition. Et c'est quoi du coup, c'est là où on en vient à tes pratiques, à tes outils, puisque tu en parles aussi. C'est quoi ? tes pratiques, c'est quoi tes outils, comment tu accèdes à cette libération émotionnelle pour tes clients ?
- Speaker #1
Il y a comme un... Je dirais comme un équilibre qui va se produire, dans le sens où, comme je viens de le dire, ce qui m'intéresse, c'est d'aller trouver la racine, aller fouiller dans le passé, dans un premier temps. Le passé, il est super riche d'expériences, il est super riche d'un tas de choses, d'émotions, de vécu, de leçons, d'apprentissage, etc. Et en fait, souvent, ce passé, ça devient une histoire, on se raconte. Et on finit par croire à une histoire qui n'est pas forcément factuelle et vraie, parce qu'il est mélangé à toutes ces choses. Et du coup, l'un des outils que j'utilise, c'est ça, ça va être... parce qu'on pourrait avoir une régression émotionnelle, on va retourner dans l'histoire pour aller fouiller, aller chercher justement ce qui se passe. Est-ce que vraiment quand j'étais petit, on m'a arrêté la glace des mains ou alors c'est moi qui ai fait tomber ? Par exemple, ça peut être un truc aussi bête que ça. Qui était présent ce jour-là ? Et en fait, en fouillant, ça me permet justement d'identifier l'émotion, la personne, l'espace-temps et ramener ça dans le présent. Par la suite, il y a cette notion aussi d'aller voir dans le futur ce qui se passe. Forcément, un, quatre vivants, je ne sais pas pourquoi, mais je fais partie de ces gens qui aiment bien. imaginer des choses que je pourrais faire plus tard, ne serait-ce qu'un voyage, acheter quelque chose, un projet de vie familial ou autre. Et forcément ça vient aussi de l'émotion. On se sent inspiré, on se sent fort, on se sent puissant, on se sent ci, on se sent cela. Et il y a des peurs qui apparaissent. Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que je vais y rester ? En fait le fait d'aller dans le futur ça permet aussi de voir un peu ce qui existe et c'est ce mix des deux en fin de compte que j'utilise. C'est à la fois un travail d'aller chercher dans le passé Trouver l'origine des choses et aller voir dans l'avenir qu'est-ce que je peux créer à partir de cette Ausha. Comment je peux changer la direction de ce que je suis en train de voir aujourd'hui, de ce que je suis en train de vivre aujourd'hui, et lui donner une saveur différente, un sens différent. Et c'est comme ça que j'amène justement cette libération, pour pas proprement parler, que je fais cette libération d'émotions. Parce que du coup, la plupart des personnes qui viennent me voir, c'est parce qu'elles ont un souhait. Elles souhaitent se sentir mieux, elles souhaitent aller mieux, s'épanouir mieux, aller vers tel ou tel projet. Donc on libère le passé. on est plus dépendant de lui et du coup on peut aller vers la rue. Donc ça devient vraiment une démarche plus holistique, plus complète.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant ce que tu dis, cette notion de futur que je n'aborde pas, pareil. Mais est-ce que, alors j'entends le passé, j'entends le futur, et où est la dimension du présent au final dans tes suivis là ?
- Speaker #1
Moi ce que j'appelle la dimension du présent, ce serait plutôt ce qui me vient quand je dis aux personnes d'expérimenter ça, c'est laissez-vous vivre, laissez vivre. Pour moi, laisser vivre, ça est présent. À savoir, si là, dans l'instant T, je commence à ressentir une émotion qui est troublée, par exemple, ça peut être une grosse angoisse, je ressens une grosse angoisse, j'ai déjà travaillé sur l'origine de cette angoisse, je comprends comment elle est, je vois bien, etc. Et je sais que là, peu de suite, maintenant, je suis angoissé. Et j'aimerais aller mieux, c'est dans le futur. Mais là, maintenant, j'ai peut-être besoin de me laisser expérimenter cette angoisse et lui mettre une saveur différente, lui mettre un mot différent, une signification différente. Et on comprend qu'en fait, ce n'est pas si grave. ça va et le fait de laisser vivre l'émotion ça me permet de comme de lui enlever du pouvoir c'est comme le lui enlever cette autorité cette espèce de tir à ondes qui peut avoir sur moi je le retire et en fait je dis bah non vas-y existe sois angoissé angoisse toi allez encore cinq minutes ça va bien se passer et le fait de savourer cette espèce d'émotion qui apparaît ça me permet de savoir ce qu'est ce que je décide de faire de ça et c'est dans le présent en fin de compte est-ce que tu le vis pleinement ce truc là ?
- Speaker #0
C'est ça, tu le fais en conscience, c'est-à-dire la personne est consciente face à toi, tu lui demandes de vivre son émotion ?
- Speaker #1
C'est ça. Si on parle de travail, de travail séance, on va créer cette régression dont je te parlais à travers différents outils. Ça peut être soit de la respiration, soit un psychodrame, soit de l'identification. Il y a aussi des conseils sur le milieu qui vont à la mode, ce terme-là, conseils sur le milieu. Bref, il y a plein d'outils. L'idée, c'est de trouver le bon qui fonctionne avec la bonne personne, trouver la bonne racine à travailler. Et une fois qu'on l'a... on le ramène dans le présent et on fait vivre ça. On lui redonne corps, on lui redonne vie. Parce qu'en fin de compte, l'émotion bloquée, c'est l'émotion qui n'a pas eu le temps d'être conscientisé, c'est l'émotion qui n'a pas eu de place pour vivre. Donc, viens, je te donne de la place. Viens, si tu as envie de faire ton caprice, fais-le, mais en full HD et en 4K. Et ça va bien se passer, tu es accompagné, tu as un espace qui est propice à ça. La colère, c'est un sujet qui revient très souvent. Les gens ont peur de te mettre en colère parce qu'ils ont peur de ce qu'ils pourraient faire. Donc, c'est un espace entier. Et la colère est OK. Et ça va, il n'y a pas mort d'homme. Et une fois que ça s'est vécu, forcément on se sent plus libre. C'est comme s'il nous manquait un truc à l'intérieur auquel on avait l'habitude. On avait l'habitude de sentir pas bien. Et d'un coup, on se sent bien, c'est bizarre, jamais été. On redécouvre un truc. Ça permet d'aller dans une autre direction.
- Speaker #0
En fait, c'est vrai que ce que tu dis, ça me parle beaucoup. Libérer ses émotions, ça commence par les vivre déjà. Oui. Tout simplement. ça fait peur pour la plupart du temps justement tu parlais de la colère juste parce que pour un peu faire moins flipper les gens qui nous écoutent quand tu dis j'ai entendu que t'as des gens qui se disent putain je vais tout casser et même en fait qui confondent d'ailleurs beaucoup colère et agressivité et violence même plus violence est-ce que t'as vraiment eu des gens qui retournent ton cabinet ou qui cassent des choses ?
- Speaker #1
Non, jamais, parce que dès le départ, je leur dis de toute façon, je ne sais pas me battre. Donc, si tu dois revenir aux mains, je vais perdre. Donc, ça ne sert à rien. Je leur dis dès le départ. Et en fait, je crée un espace. Je crée un espace entier où s'il y a besoin de frapper, par exemple, ils pourront frapper. S'ils ont juste besoin d'exprimer par la voix, avec des mots calmes, posés, ils le font. S'ils ont juste besoin de le ressentir sans l'exprimer, pareil. En fait, il y a un espace qui est dédié à chaque chose. Et l'objectif, c'est un peu comme, tu sais, les metteurs en scène dans les théâtres à l'ancienne, avec des grands décors super beaux, efféments, etc. Le but c'est de créer l'endroit parfait, le décor parfait qui fait que la scène qui va être vécue, elle va être éduquée. Elle va se souvenir de sa vie et elle va le sentir dans ses cellules, dans son corps, dans tout. Et il va entrer une sorte de nouveau code dans son ADN de « ouais, c'est bon, je suis plus cette histoire, je suis plus cette émotion, c'est fini » .
- Speaker #0
Ah, génial ! c'est vrai que quoi moi je procède pas j'ai pas de mise en scène et c'est pas forcément conscience que je fais libérer mais effectivement je crée aussi je mets tout à disposition pour crier pour taper pour tout ça mais génial donc tu as parlé déjà de la régression comme tu as dit différents outils. Tu utilises des plantes aussi, je sais. Est-ce que c'est pour les mêmes fins également, pour la libération émotionnelle ou c'est pour d'autres choses ?
- Speaker #1
Alors à l'origine, quand j'ai commencé à les utiliser, à la base c'était vraiment dans un cadre plus cérémonial. Il faut savoir qu'en Amazonie et en Amérique latine de manière générale, ça comprend l'Amérique centrale, l'Amérique du Nord. Enfin, dans toute l'Amérique du Nord. Moi, je vais faire plus simple, tu vois. Parce que même en Amérique du Nord, c'est vrai qu'ils le font si avec le temps.
- Speaker #0
Je précise, Xavier, que tu as des origines aussi équatoriales.
- Speaker #1
Exactement, ouais. Donc, ma famille est d'Équateur. Et en fait, moi, je ne le savais pas. Mais depuis que je suis petit, quand on est malade ou quand on ne se voit pas bien, il y a des réflexes, des gestes qui viennent que je n'ai jamais questionnés, que je n'ai jamais voulu en savoir plus. Je me suis dit, bon, c'est un truc de grand-mère, je le fais. Et puis voilà. Et ça peut être des trucs tout bêtes, c'est des boissons à boire, des petites découpions. Ça peut être, par exemple, il y a une pratique qu'on utilise, on utilise un oeuf pour nettoyer le corps physique, par exemple. Il y a un oeuf, un oeuf de poule.
- Speaker #0
Mais il est cru ?
- Speaker #1
Oui, en fait, l'oeuf, tu ne le casses pas, tu l'utilises, tu le prends sur bois, avec une certaine sensibilisation, un certain ordre, etc. Et grâce à l'oeuf, il y a des anciens, par exemple, qui sont capables de lire si on t'a mis de mauvais oeufs dessus, ou si tu as capté des énergies, ou si quelqu'un, et j'avoue que toi, ou même si tu as des problèmes au niveau de ton organisme, entre le foie, l'arabe, tout ça, ça doit être dans la... Ça peut paraître bizarre, mais quand j'étais petit, moi, je n'ai jamais questionné ça, jamais. Les gens, ils venaient des fois souffler de la fumée de tabac dessus, je ne comprenais pas, mais je faisais. Et en fait, avec le temps, j'ai fini par reconnecter un petit peu à ces racines-là, aux racines familiales. Et j'ai commencé à questionner. Pourquoi il faut passer un œuvre dessus ? Qu'est-ce qui se passe en fait ? J'ai commencé à poser beaucoup de questions. Et en fait, de fil en aiguille, à travers différents événements que j'ai vécu, différentes rencontres que j'ai faites, c'est devenu quand même évident. Il fallait que je retourne dans le noyau familial, il fallait que je retourne à mes racines et que je commence à poser des élections. Et dans tout ça, il y a les fameuses plantes médecines d'Amazonie. C'est pour ça que je parlais de la mairie de manière générale. C'est des plantes qu'on retrouve là-bas et en fait, elles ne sont pas à l'ouf, en fait, parce que c'est des plantes qu'on a dans notre quotidien. Par exemple, les fèves de cacao, on connaît tous ça à travers le chocolat. Mais si on prend des fèves de cacao de manière brune, et pur sans altération à travers du beurre ou du sucre, entre autres avec des pâtes très très très amères. Pour les gens qui n'ont jamais écouté de cacao, c'est terriblement amer. Et un certain grammage, ce cacao-là va avoir des effets sur l'organisme. Notamment, il va accélérer le rythme cardiaque, il va dilater les vaisseaux sanguins, il va permettre une meilleure oxygénation du système cérébral, des poumons, etc. Et en fait, ça nous fait rentrer dans un état de dégiardement. conscience altérée, très très léger. Ça s'apparente à du vin. Quand on boit un peu trop de vin, on est un peu pompette. Même énergie, c'est vraiment très léger. Et en fait en Amazonie, ils utilisent ces plantes-là comme pour faire une sorte de rituel. Donc à l'origine, ces pratiques-là sont pensées faites et elles sont censées être utilisées pour des thématiques très spécifiques. Ça peut être par exemple régulièrement en lien avec la famille, avec un héritage ou avec des membres de la tribu par exemple. Ça peut aussi servir d'accord entre deux parties. Il y a beaucoup de notions de mariage aussi, de lumière de famille à travers l'arbre familial, par exemple. Et en fait, ça a plein, plein, plein d'utilités. Et on s'est rendu compte qu'à travers toutes ces pratiques, il y avait toujours la notion d'émotion et de cœur. Quand les personnes s'unissent à travers le Kakao, elles s'unissent à travers un lien émotionnel où elles se permettent d'être authentiques. Donc, elles parlent plus facilement, elles connectent plus facilement les émotions, elles ressortent plus facilement. Donc, à l'origine, j'ai commencé avec ça. et commencer à réimplémenter la notion de cérémonie et de rituel, si on peut dire ça comme ça, à travers des plantes qui sont relativement accessibles à tout le monde, et qui sont aussi permises ici sur le sol européen. Ça t'accorde un peu de sujet.
- Speaker #0
Oui, effectivement. Mais déjà, c'est super intéressant ce que tu parles là, pour la cérémonie du cacao, j'ignorais tout ça. Et c'est super, déjà, ça te met dans un état de conscience tel que... Tu es plus connecté à ton cœur, à toi, à ton cœur, et du coup, le contact se passe au mieux. Mais c'est hyper intéressant de revenir à la base de la cérémonie, pour comprendre aussi qu'est-ce que tu vas vivre au final.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. C'est pour ça qu'il y avait des thématiques. C'est-à-dire que chaque cérémonie a mis en place, pour le peuple premier, c'était des cérémonies qui avaient du sens. Ça peut être en rapport avec le solstice, par exemple, ou avec certaines lunes, mais au-delà de ça, il y avait aussi cette notion de comment va la tribu. de quoi la tribu a besoin. Est-ce que la tribu se divise, est-ce qu'elle se rapproche, est-ce qu'il y a des coulisses, est-ce qu'il y a des mariages, des naissances ? En fait, il y avait une connotation beaucoup plus cérémoniale et sacrée, c'est pour ça que ça se faisait dans le groupe. Et par la suite, après, il y a eu la notion plus occidentale, où du coup, on a commencé à avoir ça par le côté un peu plus fashion, pimpant. Et forcément, un peu comme toutes les pratiques d'aujourd'hui, il y a plein de dérivés, pas que ça soit mal, mais d'un autre côté, comme tu disais justement, on perd peut-être la racine première qui était de connecter à soi. connecter à l'autre. Et il n'y a rien de mal derrière, mais ça permet de faire vivre la médecine à son époque, d'une autre manière, et d'une certaine manière, tant mieux. Sinon, ça serait perdu comme beaucoup de choses. Mais ouais, pour moi, c'était important pour moi de permettre aux gens de vivre l'origine, d'une certaine manière. Parce que comme dans mon travail, j'aime aller à l'origine des choses, d'une certaine manière, c'était quand même évident qu'on allait revenir à la base, à travers ces réunions.
- Speaker #0
carrément et tu trouves que c'est approprié la question me vient de c'est vraiment des quelque chose qui est ancestral et qui a ancré quand même dans un certain continent s'est approprié quoi j'imagine que oui mais tu vas me dire comment tu fais le lien toi à amener ça justement en occident avec des mentalités différentes d une vie différente tu vois une réaction différente
- Speaker #1
Personnellement, c'est vrai que ça a été des questions que je me suis beaucoup posées, surtout au début quand j'ai commencé timidement à en parler autour de moi. Il y avait cette notion de « bon, ça sera mal perçu, ça ne sera pas bien reçu » par rapport à ma mentalité justement dont tu parles. Mais en fin de compte, je me suis rendu compte que c'était approprié dans le sens où les gens en ont besoin. C'est-à-dire que si on comprend notre société aujourd'hui et qu'on comprend notamment ce qui se passe ici en Occident, on se rend compte qu'on est tout le temps « AB » par le monde extérieur. Les réseaux sociaux, les téléphones, les écrans, tout nous ramène dehors, tout nous ramène à voir ce qui se passe chez le voisin, tout nous ramène à ce qui se passe. à voir ce qui se passe de l'autre côté du monde même, mais on oublie de se rebrancher à nous. Donc en fait, je me suis rendu compte qu'autour de moi, la plupart des mots MAUX étaient causés par un manque de retour à son. Quand j'ai commencé à parler des plantes, en utilisant cette terminologie de revenir aux origines, de reconnecter à soi, ça m'a surpris de voir qu'il y avait autant de monde qui disait « Ben oui, en fait, je ne sais pas comment faire le calme en moi, je ne sais pas comment me ressentir. » Ça m'est arrivé d'entendre des hommes sur le plan. des hommes dire ben moi j'ai l'impression de ne pas avoir d'émotions. Ou à la revêtement c'est des femmes qui subissent leurs émotions plus l'émotion des autres. Et une sorte d'équilibre comme ça mais chaotique en fait. Donc pour moi ça me parlait totalement, je me disais bon ben c'est un travail à mettre en œuvre, essayons de voir ce qui peut se passer en fin de compte dans ce genre d'espace où les personnes ont besoin de se reconnecter et forcément comme j'avais, on va dire, comme j'ai tout hérité d'une certaine manière du côté familial. J'y suis allé avec une confiance aveugle. Je me suis dit, je vais faire confiance en la plante. Il y a ce rapport aussi qui est très étrange où je peux parler d'une plante comme si c'était mon voisin ou mon meilleur ami. Avec le temps, je me suis dit, ça c'est plus loupeur. Mais j'avais confiance en ça. J'avais confiance en la pratique, en la plante. J'avais confiance en comment ça allait justement connecter aux autres. Et ouais, c'est devenu évident. Et maintenant, encore une fois, comme je te disais, les différentes pratiques, les différentes façons que les personnes utilisent. qui peuvent mélanger ça à la danse, qui mélangent ça avec du yoga, certains, ou avec des types de méditations guidées. Je me dis qu'en fin de compte, peu importe comment c'est diffusé, du moment où c'est diffusé pour un bien commun, si l'intention d'origine est bonne, de vouloir permettre aux gens de se reconnecter à eux, pour appréhender l'envie d'une autre manière et se connecter aux autres par la suite.
- Speaker #0
C'est beau. Allons-y. Je suis totalement d'accord. Tu as essayé, mais j'imagine que tout ce dont tu nous parles, et que tu vas continuer à nous parler, par exemple le cacao, j'imagine que tu as expérimenté, parce que c'est vrai que tu dis, je connais la plante, je lui parle comme si c'était mon meilleur pote. J'imagine que tu es appréhendé sous toutes les coutures.
- Speaker #1
Ouais, j'ai pas pratiqué les différents dérivés qu'on peut retrouver dans les pratiques, donc les différentes tendances, on va dire ce qui va être Inner Dance, ou Kundalini avec du cacao, ou du breast work avec du cacao, j'ai pas fait ce genre d'expérience là. Je connais toutes ces expériences, mais encore une fois j'aime bien aller à l'origine des choses, j'aime bien aller voir comment c'était avant. Donc tout ça je l'ai, on va dire, vécu indépendamment, et j'ai facilement pu visualiser quelle expérience ça pouvait créer en tout sens. Écoutez, l'état justement avec le cacao, je le connais très bien. Comme tu le dis, je l'ai appris en différentes formes. Aujourd'hui, je peux manger la fève de cacao sans avoir à la conduire ou quoi que ce soit, parce que je sais comment mon corps va la recevoir, comment rentrer dans un état méditatif, on peut y mettre là-dedans avec. Et ce n'est pas que le cacao en soi, parce qu'il y a d'autres plantes aussi qui viennent derrière dans cette notion de médecine. Donc, j'ai eu l'occasion de tester différentes façons de faire, mais toujours. Moi le premier, c'est un truc que j'aime beaucoup et qui me suit depuis que j'ai commencé à travailler dans le bien-être, c'est que j'ai entendu un américain qui était venu pour une conférence. Et un jour il a dit « Vous devez faire de vous une priorité, vous devez être votre meilleure passion, vous devez être votre passion numéro un. » Et ça m'a marqué. Je me suis dit « Mais il a totalement raison. Si moi je n'arrive pas à me distancier de mon passé, si moi je n'arrive pas à me connecter à la plante, si moi je n'arrive pas à rentrer dans cet état, Je peux être comme spectateur et acteur de ma vie en même temps dans un ensemble. Comment est-ce que je peux demander aux autres de le faire ? Je me suis écrit sur mon papier en grand, « Applique ce que tu prônes ! » C'est pour ça que toute cette notion de médecine a pris du temps à arriver dans ma vie au niveau public, au niveau des personnes qui peuvent rentrer aussi, me demander une session avec les plantes, me demander un espace de méditation avec, ce genre de choses. Ça a pris le temps parce qu'il fallait bien me balader dans mon labyrinthe intérieur avec ma petite lampe torche et voir un peu ce qu'il y a de pas possible.
- Speaker #0
J'adore ce que tu dis. Moi, j'aime bien dire aussi, tu ne peux pas emmener tes clients là où tu n'es jamais allé. C'est ça. Alors,
- Speaker #1
si tu paniques en même temps,
- Speaker #0
c'est sûr que ce n'est pas marrant. Non, et de toute façon, l'expérience pour la personne que tu accompagnes... De toute façon, la personne le sent. Pour moi, c'est une certitude. Et vraiment, tu ne peux pas emmener quelqu'un là où tu n'es jamais allé. Si tu ne connais pas ton passé, tu n'es pas allé dans des endroits un peu enfermés en toi, tu ne peux pas emmener quelqu'un déverrouiller des choses. C'est impossible, selon moi. Tu nous as parlé du cacao. Quelles autres plantes tu as envie de nous parler ?
- Speaker #1
Je peux te parler de mon top 3. mais ouais le cacao pardon c'est la première médecine que j'ai commencé à proposer parce qu'elle est connue pour cette notion de coeur de douceur et en fait on a aussi la notion d'esprit qui est associée au plan par exemple le cacao est très associé à l'esprit féminin une personne qui va ressentir comme une présence maternelle ou comme une grand-mère qui va veiller sur toi et qui va te protéger et du coup à son extrême opposé on va dire ça pour ça complémentarité plutôt il y a le tabac Le tabac qu'on connaît aujourd'hui sous forme de cigarette, mais c'est pour ça que je parlais de l'Amérique du Nord tout à l'heure en vérité, c'est que le tabac, si on le prend de manière pure, brûle, pareil, sans altération toxique, on machin, tout ça, on se rend compte que c'était utilisé depuis la nuit des temps par les peuples premiers, et ça servait à un tas d'autres choses. Ça permettait de purifier le corps physique, le corps spirituel, le corps énergétique, ça permet de clarifier le mental, ça permet de s'entraider davantage dans le présent, c'est comme si toutes les pensées parasites en volée, il n'y a plus rien. Pour les gens qui se font très là-dedans, très dans la tête, ça fait un bien fou de se ressentir présent. Je sais de quoi je parle. Ça m'est déjà arrivé aussi, d'être piré dans ses pensées. En fait, ça a des vertus incroyables parce que c'est utilisé dans un tas de contextes. Par exemple, en Amazonie, ils utilisent le tabac pour purifier l'espace, pour nettoyer un lieu comme on utiliserait la sauge. Là, on utilise le tabac. Ça nettoie l'espace, ça permet de créer une sorte de hanou de protection. je crois à ça, ça permet de créer comme un espace et un métier totalement stérile, de tout mal, de tout danger. Donc la fumée beaucoup, je fais ça. Et en fait, ce qu'on ne sait pas, c'est que le tabac, il peut être utilisé de plein de manières différentes. Il y a la fumée, quand je viens de le dire, quand c'est tapoté. mais il y a des personnes qui l'utilisent aussi en décoction. Donc on fait tremper des feuilles de tabac dans de l'eau bouillante pendant un certain temps et ça nous crée des boîtes, genre de dizaines. Et en fonction de combien de tabac tu as mis dedans, tu peux en faire différentes choses. Par exemple, tu peux utiliser ça comme un thé qu'on consommerait toi et moi pour vraiment être dans le présent, se regarder dans le blanc des yeux et être en authenticité à toute épreuve, tu vois. Un peu comme le narguilé au Maghreb qui servait à ça aussi. Voilà. Et d'un autre côté... On prend le même tabac avec un dosage plus fort, ça te sert de purge. Tu peux nettoyer et purifier tout ton système digestif. Donc toute la muqueuse de l'estomac, toutes les graisses qui sont collées aux parois et tous les déchets qui sont collés aux parois de tes intestins, ça part. Et ça peut être utilisé de plein de manières. Tu as aussi une poudre qui est utilisée, qui est à inhaler. Celle-là, elle pique beaucoup le nez. Pour les gens qui ne font jamais tester ça, c'est un petit peu désagréable. Ça peut être choquant, mais du coup, ça, là, on rentre dans une pratique plus cérémoniale. Là, on est vraiment dans de l'altération de conscience, pareil, un peu plus élevée cette fois-ci. C'est comme quand tu as fait un peu trop la fête avec tes copains, tes copines et tu as du mal à marcher droit. Tu es un peu dans cette ambiance-là. Mais pas non plus au pont où tu es complètement par terre. Tu as encore la maîtrise. Tu peux encore choisir de faire comme si tu étais seul. Et du coup, ça, ça te permet d'aller vraiment en profondeur. Là, on va toucher aux ombres, les ombres qui nous habitent à l'intérieur. Certaines personnes arrivent à libérer des mémoires somatiques oubliées. ce qu'on va appeler des traumatismes temporaires il y a des personnes qui arrivent à connecter avec leur gène à savoir leur lignage ancestraux donc en fait il y a un espace qui se recueille entièrement et c'est pour ça que je parlais de complémentarité parce que si on prend le cacao comme un esprit féminin de douceur qui nous appelle une tranquillité émotionnelle le tabac va venir comme te dire ok maintenant je te prends par la main et je te montre la suite et on y va et on y va avec plus de confiance on y va avec plus de de de clarté aussi, clarté et tranquillité d'esprit.
- Speaker #0
Tu les utilises en même temps, dans un même cérémonie par exemple ?
- Speaker #1
En base, c'est construit séparément. Une fois, pareil, plein de pratiques, plein de dérivés, plein de petites idées aussi. On peut te dire, quand on compte ces complémentarités en enligné, c'est pas incompatible. Et c'est ni conseillé ni déconseillé en soi. On parle beaucoup de se sentir appelé par et de faire au feeling. C'est comme ça qu'on le ressent beaucoup. Donc ça va beaucoup dépendre des gens, cette notion de mélanger les pratiques, enfin les médecines, pardon. Mais de manière générale, très bien les vivre séparément et le voyage est le même.
- Speaker #0
Ok. Donc là tu m'en as donné deux, tu m'as dit trois.
- Speaker #1
Le troisième, là on rentre dans une catégorie beaucoup plus bêchée, si on peut dire ça comme ça. Là on va parler vraiment d'alternatives proportions sur ça, tous les niveaux avec un peu de... très peu voire pas du tout de maîtrise sur ce qui se passe et c'est une médecine qui est connue aujourd'hui parce qu'on en parle dans les médias, les films, etc. et la médecine s'appelle ayahuasca et en fait l'ayahuasca c'est pas une plante, c'est un mélange de deux plantes qui sont cuisinées ensemble pendant une très très très longue période et en fait c'est le jus qui est extrait de ces cuissons qui nous donne ce breuvage ancestral et qui nous permet d'accéder à un autre monde car avant l'ayahuasca c'était un autre monde dans le nôtre Et la raison pour laquelle j'aime beaucoup cette médecine-là, c'est que je me suis posé beaucoup la question de comment est-ce qu'on pourrait aujourd'hui proposer ce breuvage, sachant qu'il n'est pas forcément autorisé sur le sol européen, et même tout le continent, tous les sols, l'Amérique latine aussi, il y a des zones où ce n'est pas forcément autorisé. Et comment est-ce qu'on pourrait proposer ça ? En fait, il se trouve qu'il y a des… ce ne sont pas des dérivés, c'est plutôt des plantes qui sont associées. à l'esprit de la plante de la Ayahuasca, qui donne le même voyage, qui donne la même connexion avec des dosages de droits élevés. Donc ça permet de commencer, on va dire, de s'initier petit à petit dans ce temps-là, avec des plantes qui elles sont autorisées, mais tout en gardant la même source, à savoir une des deux plantes. Et en fait ça permet justement d'avoir comme un... comment je pourrais dire ça ? Comme une base, comme un fil qui est tendu sur lequel on peut s'entraîner à faire un peu l'équilibriste, sans se mettre en danger, sans avoir cette... peur de vomir ou d'avoir des maux de ventre ou de rester bloqué parce que c'est souvent les peurs que les gens ont et je comprends totalement parce que ce qu'on voit sur les réseaux forcément ça fait des peurs et en fait ça permet d'appréhender étape par étape ce voyage là et en fait encore une fois on revient aux origines parce qu'encore une fois à l'origine ces pratiques là elles sont pas faites pour nous mettre dans des états démentiels, elles sont faites pour
- Speaker #0
guérir, purger, soigner. En espagnol on utilise le mot sanak qui se traduit par guérir mais ça n'a pas la même connotation. Il y a beaucoup cette notion de comme nettoyer l'âme de quelque chose qui n'est pas à lui ou qui devrait pas être là. Du coup c'est pour ça que j'aime beaucoup cette médecine là. Ça nous donne accès à l'inconscient et quand on sait que l'inconscient, subconscient c'est là où se loge la plupart des mots qui habitent. Si je te dis que là demain tu peux ouvrir la porte et aller dire bonjour à tes formats étant débarrassé entre guillemets, pourquoi pas ? Pourquoi pas, surtout si j'ai vraiment envie d'aller bien vite d'une certaine manière.
- Speaker #1
Oui, bien sûr, après le tout comme tu dis aussi c'est comment c'est fait, j'imagine en plus là tu as parlé de préparation donc c'est hyper intéressant aussi, j'imagine que tu prépares donc toi tu emmènes, tu fais des voyages avec ça il me semble ?
- Speaker #0
Là c'est la deuxième année où suis projeté d'en proposer un voyage justement au Pérou pour que les personnes puissent du coup entrer dans un guérisseur que je connais là-bas qui est un ami de la famille et qui pratique ça depuis des années et puis il a vécu dans la langue même tellement il a vécu ça depuis des années et ça me tenait à coeur de trouver justement le lien de confiance avec une personne qui pratique comme moi entre guillemets dans le centre où on est où on a à coeur cette origine là aujourd'hui il y a des il y a un marketing touristique qui est présent. Encore une fois, ce n'est pas qu'il y a bien ou mal, c'est juste que forcément, ça augmente le risque de tomber sur des personnes qui sont soit mal intentionnées ou pas assez préparées. Et du coup, ça me tenait à cœur d'avoir un voyage vraiment traditionnel au possible. Je ne demande pas forcément que la personne qui m'accueille ait des clous partout. Je demande simplement que la pratique soit respectée à l'origine et dans la race. C'est ça. Et du coup, en discutant avec cet homme qui s'appelle Arnaldo, on a justement trouvé l'idée de, OK, pourquoi pas proposer un espace et même tout ce qui va être en termes de financement, par exemple, et finalement des personnes pour pouvoir vivre cette retraite. En fin de compte, ça va servir la communauté sur place. Il y a très, très peu, voire quasiment rien qui reste pour lui. Sinon, tout le reste va au village, qui nous accompagne pour la diète, qui prépare la nourriture parce qu'on est accompagné pendant certains temps. qui cuisine pour nous d'une certaine manière. C'est important de savoir qu'on mange des choses spécifiques quand on est dans un voyage comme celui-là. Le lieu où on est accueilli, tout est mis à disposition. Et en fait, c'est surtout pour faire vivre cette communauté-là. Et que finalement, du coup, elle est nécessaire, on va dire. Mais même par rapport à ça, c'est-à-dire qu'il y a des retraites qui commencent à 5 000 euros, qui peuvent en plus être à 10 000. Et moi, je ne sais pas si je trouve ça aggrave, parce qu'encore une fois, chacun fait ce qu'il veut. Mais on n'a pas besoin d'aller aussi loin. Surtout qu'on ne va pas vendre des portes clés. Là, on vient pour soi. Pour soi, les sommes, elles seront largement plus que ça.
- Speaker #1
C'est bien de le préciser aussi. Bien sûr, on n'est pas là pour dénoncer qui que ce soit, quelqu'un fait ce qu'il veut. Après, moi, ce qui m'intéresse, c'est de parler de toi et de comment toi, tu travailles. Et après, les gens ont assez... Moi, j'ai confiance en l'humain. Il a assez de discernement pour choisir. à la personne qui lui convient. Donc en revenant pour la préparation, tu prépares les gens avant de partir avec toi ?
- Speaker #0
Bien sûr. Si on parle de ce voyage, donc les mots qui sont au plein coeur de l'Amazonie, je les prépare plusieurs mois à l'avance, c'est à dire qu'à partir du moment où la personne me dit ok c'est bon je me joins à l'aventure et je veux y aller et je veux travailler sur mes impressions etc. Je prends le temps personnellement et ça c'est vraiment un extra help comme je les appelle parce que ça me tient à coeur de le faire. Je prends plusieurs heures d'appel avec eux. On organise ça et on va faire un travail de fond. À savoir, on va commencer à aller toucher le passé, on va commencer à toucher l'histoire. Comme si on était sur un accompagnement classique, on accompagne les personnes à se libérer, etc. C'est la même chose. Là, on va le préparer dans le but que, quand tu arrives sur place, toutes ces choses qu'on a pu voir en amont viennent s'intégrer parfaitement dans la médecine dans laquelle tu vas justement te lancer dans les prochains jours. Parce que dix jours, ça reste long. On parle de dix jours sans technologie. sans électricité, sans tout ce que tu connais, ton petit canapé, ton confort, ta télévision 4K, tout ça, on oublie. Les jours sont extrêmement longs, très très très très longs. Il y a un tas de choses qui avancent. Il peut y avoir des angoisses, il peut y avoir des peurs, certaines personnes se mettent à voir des choses carrément alors qu'elles n'ont encore rien consommé. Ça peut mettre dans un état de panique avancé. Donc en amont, il y a cette préparation-là que je fais avec eux pour que l'émotionnel soit prêt, que le corps, l'énergie corporelle, etc., que toute la mécanique soit bien huilée d'une certaine manière. On a le travail des intentions qui est hyper important surtout pour nous ici en Occident où on aime bien mettre du sens sur les choses. Donc pareil, c'est une notion d'intention. Et ensuite il y a toute une préparation corporelle et alimentaire. On commence à enlever petit à petit les différents produits addictifs, ce qui va de cigarettes à coke etc. On va commencer petit à petit à enlever les produits transformés, les produits animaliers etc. Donc on arrive à une alimentation très brute qui pareil peut paniquer les gens. Parce que les jours rendements, tu m'enlèves un petit steak, alors tu perds une gorge, c'est pas terrible. Les végétariens, souvent, s'en sortent mieux. Ils s'en sortent mieux parce qu'il y a des choses qu'on a enlevées. Donc, c'est pas compliqué. Mais voilà, il y a plein de petites choses qui traînent, le sucre, les gâteaux, tout ça, on commence à enlever progressivement. Le but, c'est pas de faire une coupure nette, parce qu'encore une fois, ça sert à rien de choquer le corps dans une dynamique où, à la base, c'est son système bien. Donc, le forcer à aller bien, c'est bizarre. Pour moi,
- Speaker #1
en tout cas.
- Speaker #0
Merci. L'idée, c'est d'y aller plus vite. De manière à ce que quand on arrive dans la jungle, ça va, le plus dur a été fait. Ma tranche démentale, c'est bon, j'ai compris que j'en avais pas besoin. Tout va bien. Et voilà. Et ensuite, après, c'est la jungle. Après, c'est l'aventure. C'est la diète. On nous sert à manger. Et pareil, là, c'est plus brut que brut. Il n'y a pas d'assaisonnement. Mais étrangement, c'est terriblement... Quand les moments du repas arrivent,
- Speaker #1
t'as hâte de se dire. Pareil, tu reviens au... à l'essentiel. Mais j'imagine que pour ce genre de retraite, quand même, c'est des gens qui ont déjà un parcours de reconnexion à eux-mêmes. Ce ne sont pas des gens qui viennent de but en blanc et qui se disent « Tiens, je vais aller... »
- Speaker #0
Ça dépend. Je ne sais pas pour toi, est-ce que tu as pu exporter dans ton cercle proche ? Je sais que depuis le confinement et justement le Covid, etc., il y a quand même une sorte de prise de confiance. que peut-être que je suis important et que je prends soin de moi. Ne serait-ce que par rapport à cette peur des virus, ou cette peur que ça recommence, je ne sais pas. Il y a comme eu un switch. Donc ça fait qu'il y a des personnes qui n'ont jamais, mais jamais, jamais vécu ce genre d'expérience, même un bouquin d'émotions, de démons personnels ou autres, qui viennent comme une curiosité en me disant « Bon, c'est mon premier… » C'est ma première fois. C'est, voilà, je vais expérimenter quelque chose. J'ai vu que ça avait l'air sympa ce que tu fais, voilà, je suis là.
- Speaker #1
Waouh !
- Speaker #0
Ça arrive. C'est rare, mais ça arrive. Que ça soit pour le Pérou, mais ça peut être aussi par rapport aux pratiques que j'ai ici, que ce soit les cérémonies ou les sessions en individuel. Ça m'est arrivé d'avoir des personnes qui ont vraiment un programme derrière et qui veulent faire le saut de la foi, ils veulent sauter dans le vide.
- Speaker #1
Autant pour les accompagnements, moi aussi j'en ai. Ils ne savent pas du tout, ils ont vu ma tête, ils ont dit « tiens, je vais… » Et ça c'est super, c'est qu'ils ont suivi un instinct, un élan, et c'est génial. Et souvent c'est les meilleurs, les meilleurs…
- Speaker #0
Ah ouais, qui…
- Speaker #1
Mais tu vois, une retraite, tu me dis 10 jours dans la jungle et tout, j'ai juré la première fois après...
- Speaker #0
Ah ouais ! Après ça n'empêche pas la peur, il y en a qui ne se protègent pas, mais ils ne se sentent pas bien. Pas bien du tout, juste la dernière minute, ils se disent « mais pourquoi je suis dans l'avion, qu'est-ce que je fais ici ? » C'est un process, mais la peur fait partie du chemin. La peur n'est pas quelque chose à fuir, c'est quelque chose à accueillir et c'est trop bien d'avoir peur.
- Speaker #1
C'est un bon signe.
- Speaker #0
C'est simple. C'est simple. Et du coup, c'est souvent des premières expériences qui sont dingues. Il y a des cérémonies que je fais des fois en Europe, pareil avec cette alternative à la décoction traditionnelle dont je parlais tout à l'heure, qui se connaît comme le voyage, etc. Ça m'arrive de faire ça en forêt, par exemple, ou dans des endroits un petit peu merdus, soit en France, soit bordure des frontaliers à la France. Et il y a un jour, un jeune homme qui est venu. Il n'avait jamais ouvert un conclament de développement personnel, rien comme je le disais tout à l'heure. Il a juste vu passer, je crois que c'était un repost d'une de ses amies sur Instagram qui avait partagé ma story. Il a expliqué que c'est un story qu'il a dit à personne. Il s'est présenté à moi, ses amis ne sont pas au courant qu'il avait ça, par un moment il n'était pas au courant. Et il a vécu son expérience avec de la planche et il ne savait pas où il mettait les pieds. Il a fait toute la randonnée, on a campé, on a fait ce qu'il fallait. Et du début à la fin, il m'a fait confiance, il a fait confiance en son instinct, je lui disais. Je ne sais pas pourquoi je suis là, mais je sais que je dois être là. Il m'a dit ça comme ça. Et moi, je lui ai dit, ok, allons voir. Et quand il est ressorti de ça, il est ressorti grandi, il a fini les projets qu'il avait à faire, il a enfin quitté le boulot qu'il voulait quitter depuis des années, il s'est mis à son compte et il a créé son podcast. Il a enchaîné des choses. Et tu te dis, mais c'est hallucinant. Et après, il est devenu fan, il est devenu fan de développement personnel, de travail en soi, pour soi, se connecter à lui. Et il n'y a pas longtemps, justement, je suis retourné sur cette histoire, il y a deux, trois ans. Et quand je suis tombé sur son revenu, là, fin d'année dernière, je me suis dit « Waouh ! » La qualité de travail qu'il apporte, parce qu'il fait des vidéos, il raconte son histoire, son parcours. Et tu vois comment son parcours a évolué, comment son parcours a changé, sa manière de penser, les livres qu'il a lu. C'est incroyable. C'est inspirant. Je me dis, c'est beau. C'est beau ce qui a pu sortir de là.
- Speaker #1
Tu es toujours surpris de voir justement le cheminement de tes clients et des gens qui t'accompagnent ?
- Speaker #0
Oui, et surtout, je me sens gratitude. En fait, je me sens comme… Ça peut paraître très bizarre comment je vais le dire, mais c'est comme ça que je le vis. Je me sens comme gratitude d'avoir pu être témoin d'un switch. C'est-à-dire que moi, ce qui me fascine le plus dans le regard des gens que j'accompagne, c'est que la pupille, quand elle a un déclic, elle vacille. Et cette espèce de mouvement de vague, je suis accro à ça. Je suis accro à ça parce qu'en fait, c'est un regard, c'est vraiment un mouvement qui te fait dire « Ah, c'était ça en fait ! » Et je suis assis sur mon trésor depuis tout ce temps. Waouh ! Et en fait, c'est comme si le cerveau, on l'avait enlevé, mis un petit coup de poussière et on l'avait remis, tu vois. Je suis dingue de ce truc-là. Et c'est pour ça que je fais ce que je fais. Je l'ai vécu en individuel. Et ça m'est aussi arrivé de l'expérimenter dans des salons avec des 50 personnes, des 60 personnes, avec des catharsis bien précises, avec des exerces bien précises. Tout le monde me libère en même temps. Et vivre cette expérience, cette pupille vacille, comme je l'appelle, avec autant de personnes, ça fout des frissons. Ça me fait pleurer. J'ai des larmes de gratitude qui coulent directement.
- Speaker #1
Mais tu sais pourquoi tu es là. Ah oui,
- Speaker #0
c'est ça. Je ne sais pas pendant combien d'années encore, mais le plus longtemps possible.
- Speaker #1
Super. Bon, tu nous as partagé les trois, tu n'as pas envie d'en parler d'autres ?
- Speaker #0
Il y en a plein d'autres, après. Là, je te parle du coup de celles que moi, je utilise, que je pratique encore aujourd'hui. Après, oui, il y en a plein, il y en a plein, plein d'autres. Et quand on commence à s'intéresser à ce genre de plan, on commence à se rendre compte que toutes les cultures en ont, et toutes les cultures en ont, et les pratiquent de différentes manières.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Par exemple, je suis tombé sur un miel qu'on appelle de Madhone, c'est le miel fou. Et c'est fascinant, en fait, l'histoire de ce miel. C'est un miel qui a été utilisé par des tribus, alors là, de Tach, je ne saurais plus tout dire exactement, je crois que c'était au Népal. En fait, il y a deux pays au monde seulement où tu trouves ce miel, parce que c'est des abeilles les plus grosses du monde qui la cultivent. Sauf qu'en fait, quand ils la cultivent, ils travaillent ce miel à travers une fleur qui, elle, va avoir du DMT à l'interne, donc qui va avoir des substances psychotropiques. Leur miel est psychotropes. C'est hallucinant. Tu vois par exemple, une des pratiques des peuples premiers, c'est que quand ils étaient envahis par les ennemis ou par les envahisseurs qui venaient vraiment saccader leur village, ce qu'ils faisaient c'est qu'ils préparaient des jarres de miel énorme, ils les posaient comme ça à l'entrée du village, ils allaient se cacher pendant une nuit. Les envahisseurs quand ils revenaient, ils se pensaient qu'ils se rendent compte qu'ils nous ont fait des cadeaux, ils mangeaient le miel et ils mouraient. Ils protégeaient le vin. Et en fait, des histoires comme ça, t'en as plein. Après, qu'elles soient vraies, pas vraies ou autres, c'est pas le plus important. En fin de compte, c'est toute l'histoire qui est transmise d'une personne à une autre, d'une personne à une autre, d'une personne à une autre. Donc forcément, il y a des petites modifications. Ça rentre un petit peu en mode légende, mythes et légendes. Mais quand tu commences à connecter à ça et t'essaies de retourner à l'origine de pourquoi ça a été utilisé, dans quel but, dans quelle fin, est-ce que du coup, le philosophe japonais qui a vu un dragon, sa naissance, est-ce qu'en fait, t'étais pas juste au plan ? ou est-ce que vraiment il y avait un lien ? En fait, ça permet de tout remettre en question. Et cette remise en question, forcément, ça te donne envie de connaître. Donc forcément, tu y vas, tu fais tes propres expériences, et comme il n'y a pas de... Il y a aujourd'hui des écrits plus scientifiques, terre à terre, plus cartésiens, mais quand tu mets ton pied là-dedans, c'est pas assez. T'as envie d'aller demander au papy qui a reçu ça de sa mère, qui a reçu ça de sa grand-mère, et du coup, tu finis par récupérer des savages ancestrales. Encore une fois, ce n'est pas qu'elles soient vraies ou fausses, c'est qu'elles ont du sens pour celle qui les raconte et qui les apporte. Et quand c'est fait depuis le cœur et depuis l'envie de contribuer à soi et aux autres, c'est forcément sain. T'en as plein, t'as le lotus aussi qui est beaucoup utile. Tu parlais, en France aussi on a des plantes qui sont psychotropes, qui sont psychédéliques, c'est juste qu'on ne sait pas. On a un lierre qui fait ça, je n'arrive jamais à prononcer son nom, le rhododromo.
- Speaker #1
Ah oui,
- Speaker #0
Pareil, ça a des substances psychopropres aussi. Enfin, il y en a plein. Elles peuvent être utilisées comme médecine. Pareil, sous forme de cérémonie, sous forme de remède pour certaines. C'est juste que ça s'est perdu. Ça s'est perdu avec le temps.
- Speaker #1
Oui, on prend des cachetons.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est plus facile.
- Speaker #0
C'est vrai. C'est comme ça qu'on nous l'a abordé en tout cas. Plus facile, plus à nous dire, etc.
- Speaker #1
Merci déjà pour tout ça. Vraiment, c'est hyper intéressant. On pourrait en parler pendant très longtemps. Vraiment, ça m'intéresse vachement. J'ai quand même cette question, en quoi, c'est très personnel, c'est ton point de vue qui m'intéresse, en quoi toutes ces plantes... aident mieux selon toi à la libération émotionnelle ? Ou pas, je ne sais pas, peut-être, mais... Pourquoi ça contribue en tout cas ?
- Speaker #0
Pour parler de moi, dans un premier temps, personnellement je sais que j'ai beaucoup eu d'émotions rechoulées par mon histoire, de par ce que j'ai pu vivre en étant plus jeune, que ce soit la séparation de mes parents, le cancer de ma grand-mère, ce genre de choses, je sais qu'il y a beaucoup de choses où j'ai ravalé mon émotion. à travers des suivis thérapeutiques plus classiques comme la psychologie et ce genre de choses, j'ai pu mettre des mots sur ce que je vivais, mais ça n'évacuait pas ce que je ressentais. C'est pour ça que j'ai commencé à m'intéresser aux pratiques plus émotionnelles, plus énergétiques, etc. Comment le corps en se mobilisant peut libérer des mémoires somatisées. C'est ça qui m'intéressait. Parce que je le comprenais, je le ressentais, mais c'était là en fait. Et je n'arrivais pas à me sentir soulagé. C'est comme si je portais un taccado qui continuait à se remplir en fait. Et je ne comprenais pas. Et du coup les plantes, ce qu'elles m'ont apporté c'est cette notion de « ok c'est bon, t'as assez porté ça, viens on l'enlève » . Parce que j'étais dans un niveau de conscience où émotionnellement je le ressentais, mon corps forcément par exemple il se mettait à trembler, et le tremblement c'est rien de grave, c'est juste que mon corps il expulse du stress, on le voit ça avec certains animaux d'ailleurs, de toute manière. Donc il y avait le tremblement, il y avait une pollution qui était présente, et dans cet état justement, tu parlais que c'était avec du cacao, c'était vraiment très léger en fait, l'expérience. j'étais pas dans une conscience altérée, j'étais dans une conscience autre chose et en fin de compte c'était comme ok donc si je me redresse et que je me mets à expérimenter de cette manière là et que je mets un mot et du sang sur le lit je vais pouvoir le libérer et en fait en revivant cette émotion de manière plus facile entre guillemets parce que le cacao facilite ça bah en fait les larmes sont sorties beaucoup plus facilement les sanglots qui sortaient, enfin quand ils sont sortis ça a libéré toute la gorge tout le torse, le ventre, en fait je me suis senti comme Normalement on est en train d'appuyer sur un tube de dentifrice et il y a tout qui sort. Et c'est ça que j'ai trouvé beau dans ma pratique personnelle, c'est que à chaque étape d'avancée en moi, que ce soit avec des outils psycho-émotionnels, bio-émotionnels ou avec les plantes, c'est comme si c'était complémentaire, ça me permettait d'aller un peu plus loin et d'enlever un peu plus. C'est pas pour autant que je les consomme tout le temps, ça c'est hyper important à dire, c'est pas des plantes que moi personnellement je recommanderais d'utiliser tous les jours. toutes les semaines, moi je les bois vraiment comme une médecine. A savoir, moi ça ne me viendrait pas l'idée de prendre un Doliprane tous les mois. Donc pourquoi je le ferais avec le cacao ? Même si le cacao c'est du chocolat, donc je peux le déverguliser moi, ça me fait un petit chouki le matin et c'est trop bien. Mais j'ai adopté, j'ai une relation tellement particulière à ça que je sais que si je me prends un cacao, par exemple, je vais me mettre une ambiance de fou. Je vais me poser, je vais me calmer, je vais respirer, je vais prendre ma tasse, je vais me détendre et je vais le boire. pas d'écran, pas de télé, rien, pas de téléphone, c'est moi et moi, comme une méditation. Ouais,
- Speaker #1
tu crées un rituel quoi.
- Speaker #0
C'est ça. Et du coup, comme je te disais, pour revenir à ta question, que ce soit le tabac, que ce soit l'alias ou ses différentes formes, par exemple moi j'aime bien le capi. Le capi c'est une des feuilles qu'on utilise pour l'ayahuasca, c'est celle que j'utilise moi dans mes préparations. Et le capi, pour le coup, elle apporte une clairvoyance sans que l'on soit dans un état second. ça ne te met pas dans un état de conscience altérée, tu es totalement en conscience, mais tu bénéficies du même lien émotionnel qu'avec la France, face à nos décoctions traditionnelles. Donc ça, comme je le disais, pour des gens qui veulent y aller étape par étape, c'est magnifique. Et en fait, c'est comme si ça me permettait d'accéder plus rapidement, avec plus de douceur, avec plus de bienveillance, à l'émotion stockée. Et du coup, avec les outils, on y va, on est sorti. Et encore une fois, ça dépend des personnes. la plupart des gens que j'accompagne, je ne leur propose pas d'emblée un chocolat chaud. C'est vraiment en fonction des affinités des gens, que si eux se sentent appris par ça, parce que je ne peux pas dire, bon, mes séances, elles ont eu telle plante à tel moment, tel truc à tel moment. Ce n'est pas comme ça, c'est vraiment en fonction de la personne, ce qu'elle ressent. Des fois, ça m'arrive de ne pas en proposer du tout, comme des fois, ça me paraît presque évident que je vais en proposer. Et c'est une petite voix qui me dit, bon, demande-lui, de voir ce qu'elle en pense. la plupart du temps ça match des plans, ça match avec les thématiques, ça match avec les personnes. Et ce que j'observe chez eux, c'est qu'il y a cette notion de casser un tabou, casser un plafond de verre. Il y a comme quelque chose qui se brise. C'est comme s'il y a une défense, une porte, un blindage, quelque chose qui se brise et qu'on donne la permission à la personne « ok maintenant tu peux respirer, maintenant tu peux vivre, maintenant tu peux pleurer, maintenant tu peux crier, maintenant tu peux rigoler, tu peux danser » . C'est comme s'il y avait une sorte d'autorisation. qui se créent à travers ce lien en plantes. Et je trouve ça fascinant, ça fait grave beau à observer à chaque fois.
- Speaker #1
Ouais, super. C'est ton soutien.
- Speaker #0
C'est ça. C'est même plus qu'un soutien. J'aime bien dire pendant la cérémonie que je suis juste l'assistant chirurgien. C'est la plante, la farde. C'est elle qui sait où elle va aller, qui sait comment connecter, qui sait comment elle va interagir avec son patient. Et moi, je suis juste là à bistouri, scalpel, scalpel. Je suis juste là à apporter mes outils, ma personne, à la personne en confiance qu'elle a besoin. Je me mets totalement au service. Je sais que je vais utiliser un mot qui peut paraître fort pour certaines personnes, mais j'en suis à un point où je m'abandonne à la pratique et je m'oblige entièrement dans cet espace. Ce n'est plus à propos de moi, ce n'est plus à propos de ce que je sais, de ce que je ne sais pas, de ce que je ne maîtrise pas, c'est à propos de ce que la personne a besoin. Et si elle a besoin que je me mette à faire le poirier pour se sentir mieux, je le ferai. Tu vois l'idée ?
- Speaker #1
Oui, carrément. J'en ai des frissons de ce que tu dis. C'est beau ce que tu dis. C'est un peu notre rôle d'accompagnant. En tout cas, merci pour toute ton humilité et ton authenticité sur ça. Parce que c'est bien de rappeler aussi qu'un thérapeute, quel qu'il soit, quelles que soient ses méthodes, il est au service de ce qui se passe en fait. Vraiment au service de la personne, mais aussi de ce qui se passe à l'instant. Et effectivement, tu le dis très bien, en fait, on est là et on fait ce qu'il y a à faire. On s'abandonne à ce qui est présent parce qu'on ne sait jamais ce qui peut arriver. Quand tu as une personne qui est en face de toi, tu ne sais pas avec quoi elle vient, ce qui va sortir. Et en fait, tu t'adaptes. Et l'adaptation fait que ce n'est pas une histoire de toi, thérapeute. Toi, là, tu es présent à ce qui s'ouvre à l'autre et tu l'accompagnes comme il faut. En tout cas, les choses viennent. Une vraie connexion avec l'autre. Et toi, la connexion aussi avec la plante qui est hyper importante.
- Speaker #0
C'est pour ça que je disais tout à l'heure que des fois j'en parle comme si c'était un proche. Ça peut être un peu étrange, ça déstabilise parfois, mais j'ai confiance en eux. Il n'y a pas un moment où je doute de comment on va pouvoir travailler entre nous ensemble. Je suis toujours comme curieux. Si j'ai l'impression de me dire « Ok, on va parler maintenant. Qu'est-ce que je vais apprendre ? » Et quand je travaille pour moi, avec la bande pour moi, quand je mets mes petits moments de rituel ou de cérémonie. c'est toujours un progo parce que forcément je ne sais pas tout et je ne veux pas tout savoir, je veux continuer à apprendre. Je te l'ai dit tout à l'heure, je suis mon meilleur patient. Je veux continuer et je veux m'accompagner avec autant de bienveillance que je peux accompagner les gens. Et ouais, ça commencera toujours par moi et du coup, en rapport à la plante, moi ça m'arrive de consommer peut-être une fois par trimestre pour me donner une sorte de timeline. Et une plante, ce n'est pas un étroit. Peut-être un coup ça va être le tabac, un coup ça va être... c'est le cacao, ça va être capi. Là, par exemple, on sera dans la jungle, ça sera la ayahuasca, il y aura du mizana, il y aura d'autres plantes. J'ai comme des périodes où je peux faire ces retrouvailles, ces rencontres à nouveau. Et je sais qu'on va aller un peu plus loin. Et pas forcément dans les ombres cette fois, parce qu'on les a déjà vues la semaine dernière. Ça change tout le temps, en fait. Et c'est trop bien.
- Speaker #1
Oui, parce que juste, on va terminer sur ça, je pense. Comment on peut rassurer aussi les gens ? Alors, moi, je n'utilise pas de plantes, mais j'utilise beaucoup l'état de conscience modifié. Les gens ont peur d'aller découvrir des choses. Comment, toi, tu les rassures ? Parce que j'imagine que c'est ça qui fait le plus peur, en fait.
- Speaker #0
Moi, la plupart du temps, je pose la question. En fait, ce que j'aimerais savoir, en premier, c'est est-ce que tu as vraiment envie d'aller mieux ? Est-ce que tu as vraiment envie de vivre ce que tu me dis que tu veux vivre ? Parce que si tu n'as pas envie et que tu es content dans ce que tu vis en ce moment, pourquoi se forcer à changer ? C'est la première chose qui, moi, m'intéresse, avant de parler de rassurer. Et savoir qui t'a dit que tu devais être heureuse tous les jours. S'il y a quelqu'un, donne-moi son numéro, on l'appelle, on fait un compte, tu n'interroges pas.
- Speaker #1
C'est pas mal, celle-ci, ouais.
- Speaker #0
Parce que ce n'est pas obligatoire, en vrai. Personne ne t'a obligé.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Mais forcément, la première chose que je m'assure, c'est est-ce que la personne est consciente du chemin qu'elle veut prendre et si elle est OK avec l'idée d'entreprendre le chemin. Et ensuite, je lui dis tout simplement, tu vois, tout ce que tu as mis en place aujourd'hui, tu as amené à quitter aujourd'hui. Et ça n'a pas marché comme tu voulais. Donc, l'objectif, c'est peut-être de traverser cette peur pour te permettre de voir quelque chose que tu n'as pas essayé, que tu n'as pas vu de toi. Et les plantes, c'est ça. La plante, elle va être capable de te dire, et ça, je sais que ça me fait bizarre, mais elle te dit, elle te parle. Tu consommes même un cacao, tu entends quelque chose en toi, c'est peut-être ta voix à toi, tes pensées, mais tu entends quelque chose qui te parle et tu entends quelque chose qui te dit, c'est par là. Et souvent, c'est par là, il y a peut-être un peu en chemin, mais en fin de compte, ça va aller. Et c'est juste toi et toi. Ça, généralement, ça suffit à ce que les gens se disent « Ok, j'ai peur, mais j'y vais quand même. » Comme je disais tout à l'heure, l'idée, c'est pas forcément d'enlever la peur, c'est de la prendre par la main. Et j'aime bien, c'est une image qui me rassure moi, personnellement, qui m'a aidé à avoir mes émotions différentes. Un jour, je me suis posé, je me suis demandé pourquoi est-ce que j'enfouis autant aux émotions que je veux, mes peurs, mes craintes, etc. Et je me suis dit, mais si ça se trouve, en fait, mes émotions, c'est juste des potes bourrés. qui viennent de se faire virer par leurs copines en rentrant à la maison et qui cherchent un endroit où dormir. Et quand j'ai réfléchi comme ça, je me suis dit, moi, un pote qui me contacte à minuit, trois heures du matin pour me raconter ça, je ne vais pas le laisser dehors, je ne vais pas l'insulter, je ne vais pas lui dire « ouais, pour le corps avec tes trucs et tout » , me connaissant, je vais ouvrir la porte, je vais me moquer de lui un petit peu, je vais l'allonger sur un canapé, je vais lui mettre une couverture dessus, je vais veiller à ce qu'il dorme bien, qu'il ne vomisse pas partout, etc. Et le lendemain, je lui servirai une boisson chaude et je lui demanderai de me dire ce qui s'est passé. Je me dis, mais si je suis capable de traiter des potes qui sont dans cet état-là, de cette manière-là, heureusement, ça ne m'est jamais arrivé. Mais si je suis capable de projeter ça dans ma tête, pourquoi je ne le ferais pas avec moi, avec mes émotions ? Et ça a tout calmé en moi. Donc du coup, c'est souvent comme ça que je parle de cet état de crainte, d'appréhension. Parce qu'en fin de compte, ta peur, elle est la gardienne des émotions qui ont besoin d'être accueillies. et qui ont besoin d'avoir leur petit canapé, leur petit chocolat chaud avec un marshmallow gris dessus, et qu'on prenne le temps de dire « Ok, c'est vrai. Pourquoi cette angoisse ? Pourquoi ce stress ? Pourquoi cette peur ? » Parle. Pas de jugement, pas de critique. Tout est OK.
- Speaker #1
C'est beau ce que tu dis. En plus, c'est vrai que c'est hyper parlant. Moi, c'est vrai que je parle toujours de cette peur. Moi, je n'ai pas d'exemple comme celui-là, mais moi aussi, je pense que j'ai appréhendé la peur sous toutes ses formes. C'était quelque chose qui était très présent en moi. Et pour moi, la peur, aujourd'hui, c'est un puissant indicateur. C'est j'ai peur, OK, ça me dit quelque chose. C'est vraiment un outil qui est hyper précieux. Parce qu'au lieu de rester figé, c'est se questionner. Ce qu'elle a peur, elle vient me dire. C'est vraiment être dans le questionnement. Merci beaucoup, en tout cas. Elle est pas mal, cette histoire de me dire. C'est génial comme exemple. Je pense qu'on a fait le tour. Ça fait un petit moment qu'on discute. Est-ce qu'il y a des choses que tu as envie d'ajouter, Xavier, dont on n'aurait pas parlé, peut-être ?
- Speaker #0
J'ai rien qui me vient à l'esprit, simplement dire aux personnes qui écoutent de prendre soin d'elles, de leur prendre soin d'elles, de leur dire merci de prendre soin de nous aussi, parce qu'on ne se rend pas compte de ça. Je n'ai pas de truc en particulier que je peux raconter en plus. Je suis déjà très content et très honoré d'avoir tout ça ici, maintenant.
- Speaker #1
Merci, merci à toi. Et comment, là, c'est quoi les... les projets actuels, comment on peut venir à toi. Alors, tu es en région parisienne essentiellement, il me semble. Dis-nous un peu comment, c'est quoi les actualités du moment pour toi ?
- Speaker #0
Déjà, comment me prouver ? C'est Instagram. Je n'ai pas de site web, je n'ai pas de LinkedIn, je ne fais pas tout ça. Peut-être qu'il faudrait que je me penche là-dessus, là, cette année. Mais je n'ai que Instagram, donc exav.mdc, c'est tout. Les actualités du moment, là, pour le prochain, en tout cas, la prochaine chose qui... qui est en train de se programmer et se préparer doucement, c'est la retraite au Pérou. Ça va passer du 20 au 31 dans la jungle, donc forcément avec un jour ou deux avant et un jour ou deux après la sortie de la jungle, donc ça va faire un jour ou deux, 18 ou 2, on va dire ça comme ça.
- Speaker #1
Et quel mois ?
- Speaker #0
Mai, donc mai et juin.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et voilà, donc c'est au Pérou, on va dans une région qui s'appelle Ocalpa, donc c'est vers le nord du Pérou et on s'enfonce dans la jungle amazonienne et c'est surtout ça qui est en place en ce moment. Et pour cette année, c'est de continuer à faire des rencontres comme la rencontre qu'on vient de faire avec les deux. Des nouvelles personnes, des praticiens, des thérapeutes. J'ai mon projet aussi de créer une autre retraite pour fin d'année, mais qui serait un mélange de différents praticiens, différentes techniques, de différentes personnes. Donc pareil, je me laisse cette année pour rencontrer des personnes, pour un petit peu de guérison à droite à gauche et pouvoir créer ça. Pour à la fois les thérapeutes, mais aussi les praticiens et les pratiquantes qui vont venir. s'essayer à tout ça. L'objectif encore une fois c'est d'aller vers un épanouissement quotidien qui est ancré, qui nous permet de vivre et pas de survivre. Dans cette vie là. Voilà.
- Speaker #1
Merci, merci beaucoup Xavier. Moi aussi j'ai pu mieux te connaître là et sincèrement je suis heureuse de te connaître aujourd'hui. Merci pour tout ton partage avec vraiment beaucoup d'humilité et d'amour dans ta voix. De toute façon tous tes liens je vais les mettre quand je les partage avec le podcast merci encore merci à tous de nous avoir écoutés à bientôt