Speaker #0De cette ancienne logique, la du no pain, no gain, beaucoup d'entre vous ont déjà vu ces limites. Et parfois, la première étape, je suis désolée de te le dire, ce n'est pas de travailler plus, mais finalement, c'est de comprendre. Derrière ce stress-là, il y a toujours quelque chose de plus profond qui est en train de se jouer. Et donc, tout ça, ce n'est pas des faiblesses, c'est des mécanismes complètement humains. Moi, je les vois tout le temps en coaching. Ça avance. Comme dans la vie, tout commence dans notre esprit. Bienvenue dans No Brain No Flow, le podcast des danseurs qui va au-delà de la technique pour explorer la danse sous un angle fondamental, celui du mental. Je m'appelle Marine Vallée, je suis préparateur mental spécialiste des sports d'endurance et de performances artistiques. J'accompagne principalement des danseurs internationaux dans l'évolution de leur carrière et de leur passion. Dans ce podcast, je partage les clés ici des séances de préparation mentale, des prises de conscience et tout ce que j'aurais aimé avoir comme ressources en tant que danseuse investie. Mon but ? amener votre mental et votre danse à un tout autre niveau. Et pour y parvenir, je vous parle état d'esprit, gestion des émotions, concentration, résilience, motivation et confiance en soi. Soyez prêts à libérer votre potentiel et à transformer votre danse un peu plus à chaque épisode. Belle écoute ! Aujourd'hui, épisode un peu particulier. Pas parce qu'on va parler de préparation mentale, puisque ça, en fait, tu le sais déjà, c'est le cœur de ce podcast No Brain No Flow, mais parce que j'ai envie qu'on prenne un vrai temps de recul. Un temps pour regarder non pas ce que tu fais en danse, mais comment tu fonctionnes intérieurement, comment tu danses. En gros, avec cet épisode que je te propose, c'est une pause. Une pause, parce que Noël vient de passer, Nouvel An, c'est bientôt, parce qu'on est le 30 décembre, quand je range de cet épisode. Vraiment, ce que je veux proposer, c'est un moment pour observer ce qui se passe avant même le mouvement, avant même la performance et même avant l'envie de progresser ou de réussir. Dans cet épisode, je ne vais pas te donner des outils à appliquer tout de suite. Non, je ne vais pas non plus chercher à te motiver ou à te rassurer. Je vais surtout t'inviter à regarder ton année 2025 autrement, à observer les mécanismes qui se répètent, à comprendre pourquoi, parfois malgré l'investissement, que ce soit en termes de temps, d'argent ou d'énergie, Merci. Les choses ne changent pas aussi profondément que tu l'espères. Et il y aura sûrement des moments où tu vas te reconnaître dans ce que je vais te raconter dans cet épisode, peut-être même te sentir un peu bousculée. Et si c'est le cas, toutes mes excuses, mais c'est aussi OK des fois de se sentir un peu bousculée. C'est-à-dire qu'il y a quelque chose qui se joue aussi à l'intérieur de nous, tout simplement parce que la prise de conscience commence souvent par là. Donc sasse bien avec moi, puisque dans cet épisode, on va avoir trois problèmes que j'identifie. que j'ai identifié chez tous les danseurs que j'ai accompagnés, et même plus, puisque du coup, en événement de danse, je récolte énormément aussi d'informations. Et puis, il y a aussi les informations de moi, mon parcours, mon passé, en tant que danseuse et compétitrice. Et puis, on ira voir les trois façons de réagir qui vont pouvoir t'aider à sortir de ces problèmes, en tout cas, les résoudre. Et je suis certaine qu'en fait, la façon numéro 3, c'est celle qui va le plus te parler. Donc, je t'invite à rester avec moi jusqu'à la fin de l'épisode. Et avant ça, maintenant, J'aimerais te poser une question. toute simple, que peut-être tu t'es déjà posée parce que tu as déjà fait ton bilan en 2025, mais là on va vraiment l'appliquer à la danse. Ma question c'est, en 2026, est-ce que tu as envie que ce soit exactement pareil qu'en 2025 ? Et par exactement pareil, je ne suis pas spécifique volontairement, parce qu'en fait, en fonction de qui est en train d'écouter l'épisode, votre année 2025 a été vraiment différente peut-être de certaines personnes, en termes de nombre d'événements partagés. en termes de social où vous avez été, en termes de compétition, réussi, participé, gagné, en termes de vécu émotionnel. Et donc ma question c'est, est-ce que tu as envie que ce soit exactement pareil qu'en 2025, ou est-ce que tu sens au fond de toi qu'il y a quelque chose que tu as envie de faire changer ? Parce que souvent il y a toujours deux options, c'est-à-dire l'option 1, continuer comme avant, c'est-à-dire ok, je suis dans ma zone de confort, je sais comment ça marche, je fais souvent ça comme ça. Un peu comme si tu préparais ta semaine avec des repas. Le lundi, c'est ça. Le mardi, c'est ça. Le vendredi, c'est poisson. Ce truc-là, je ne change pas. Ou comprendre ce qui bloque vraiment dans ta danse. Et ce qui bloque, ça peut être aussi comprendre tes émotions. Ça peut être le fait que les choses ne sont pas en accord avec peut-être tes valeurs ou tes sources d'inspiration, tu vois, personnelles. Peut-être qu'en fait, ta vision, elle n'est plus vraiment claire par rapport à... Je ne sais pas, là où tu en es, que ce soit au niveau du sens, de la connexion, de l'alignement, que ce soit au niveau des apprentissages, au niveau du métier que tu es en train de réaliser peut-être, en tant que professeur de danse, que tu as peut-être commencé cette année ou que tu continues. Peut-être au niveau de ta rémunération, ton style de vie. Tu voyages beaucoup, ça a aussi un coût. Peut-être au niveau de ta vie de couple, de ton temps en famille, du temps que tu passes à voyager ou pas. Ça peut être aussi au niveau social. quel impact est-ce que ça a d'aller dans un événement, de ne pas y aller, l'influence sociale, tes relations. Et puis ta santé, ton énergie, les mouvements, ton corps, ton alimentation, tout ça. Est-ce qu'il y a des choses dans tes domaines de vie que je viens de citer, puisque c'était ça ce que je viens de faire, qui... pour toi ne doivent pas du tout changer, ou que tu aimerais justement faire bouger, comprendre ce qui bloque, comprendre pourquoi est-ce que tu réagis comme ça, qu'est-ce que tu aimerais faire, qu'est-ce que tu aimerais faire bouger. Et si tu continues d'écouter cet épisode, c'est probablement que tu sens que cette deuxième option mérite d'être explorée. Ou peut-être que tu es curieux de savoir ce que je vais apporter aussi, et reste avec nous parce que du coup, on va attaquer avec le problème numéro 1, c'est-à-dire la première erreur que je vois chez les danseurs investis. C'est celle de croire que si je progresse techniquement, le reste suivra. Levez la main si vous vous reconnaissez. Parce que souvent, on accumule des cours, on accumule des stages, des informations, des corrections. On travaille beaucoup et avec le cœur souvent. Mais quand ça compte vraiment, la danse finit par se rétrécir. Je m'explique. Est-ce que, cher auditeur, toi qui écoutes, tu as déjà vécu ce truc-là ? C'est-à-dire que tu danses, tu te sens super bien, t'adores ta danse. Et puis, par hasard, la vidéo a été record. Et quand tu regardes cette vidéo, tu te dis, mais attends, mais dans ma tête, c'était vachement mieux. Et en gros, ça crée une dissonance entre ce que tu as ressenti pendant ta danse et ce que tu vois dans la vidéo. Et cette dissonance, elle est fondamentale. Pourquoi ? Parce que la vidéo, elle révèle un paradoxe. C'est que ce que tu ressens à l'intérieur et ce que tu montres à l'extérieur ne sont pas toujours alignés. Parce que la technique, elle te fait faire, elle t'apprend des mouvements, elle t'apprend une structure, elle t'apprend des options, mais elle ne te libère pas. Elle ne libère pas ce qui bloque ton expression corporelle. Et la danse, ce qu'elle fait, c'est qu'elle révèle ton monde intérieur. Elle révèle tes peurs, tes autorisations, tes freins, ton rapport au regard de l'autre, même quand t'en as pas conscience en fait. Et peut-être que tu te retrouves là-dedans, parce que ça, ça a clairement 100% des danseurs que je coach. J'ai croisé un événement, c'est le problème le plus grand que je retrouve. Ma vidéo ne ressemble pas à ce que je ressentais pendant ma danse. La deuxième erreur, c'est celle de croire que le stress est le vrai problème. Et j'insiste encore dessus, j'ai déjà fait un épisode de podcast, je crois que c'est l'épisode numéro 5 qui parle du stress. Si tu ne l'as pas écouté, je t'invite vraiment à aller le voir. Pourquoi ? Parce que le stress n'est pas un bug, le stress c'est un signal. Il apparaît quand il y a quelque chose qui est important, qui est mis en jeu. Parce que le cerveau est programmé pour une seule chose, c'est éviter la douleur et augmenter la sécurité. Évidemment, le cerveau, quand il y a un truc qui va être douloureux, il ne va pas foncer dedans. Et souvent, je pense que tu le vois dans ta vie de tous les jours, tu n'as pas un choix. Exemple, si ton meilleur ami te demande de sauter du balcon, toi, tu ne perçois pas le truc, ça va être trop bien, je vais sauter, j'aurai l'impression de voler, puis je vais ratterrir, je vais faire une petite roulade comme dans les films. Non, tu perçois que sauter du balcon égale potentiellement, je vais me faire super mal je sais pas où Et je prends un risque énorme. Et donc, ton cerveau va choisir de ne pas sauter. Et peut-être, c'est vachement bien de ne pas le faire. Suivant où tu habites et à quel étage. Donc, ton cerveau, il est vraiment programmé pour une chose, c'est éviter la douleur et augmenter cette sécurité. Parce que quand il perçoit un danger vraiment factuel, comme là, je viens de te prendre l'exemple du balcon, mais quand il perçoit aussi un enjeu émotionnel, ce qu'il va faire, c'est qu'il va chercher à te protéger. Et en danse, cette protection, elle prend souvent la forme d'un contrôle, d'une retenue, d'une rigidité ou d'une conformité. Je vais me conformer à ce que je pense qu'il faut que je fasse dans ma danse. Et du coup, quand tu es stressé en danse, je vais te dire un truc, c'est que tu n'es pas moins compétent, mais tu te protèges plus. Et plus tu cherches à faire disparaître ce stress, plus tu es en train de passer à côté de ce qu'il essaye de te dire. Et quand je parle de faire disparaître le stress, souvent les gens prennent des métabloquants ou de l'alcool. pour pallier justement à ce stress et pouvoir performer. Alors ouais, ça marche. Clairement, sur un court terme, ça fonctionne. Mais alors sur le long terme, en fait, tu passes à côté d'un truc énorme. C'est ce que ton stress, il veut te dire, il est en train de te montrer. Parce que derrière ce stress-là, il y a toujours quelque chose de plus profond qui est en train de se jouer. Peut-être que tu t'es retrouvé justement dans cette deuxième erreur. Et si ce n'est toujours pas le cas... souvent, je ne suis pas amusée à faire des statistiques, mais celle-là, elle explose le 100%. Même les gens qui ont été à l'US Open, quand je vois des performances avec des gens qui performent moins bien que quand ils ont fait leur performance en entraînement, en fait, il y a quoi qui joue ? C'est le stress. Et comme il n'est pas géré, il est subi, en fait, tout devient beaucoup plus rigide. Et en fait, ça vient même rigidifier leur tête, l'aspect facial. Et du coup, ils n'arrivent plus à avoir une... Une expression authentique ou en tout cas jouée dans le rôle de la routine qu'ils sont en train de faire. Bref, voilà par rapport à cette deuxième erreur. J'ai dit qu'il y en avait trois et on arrive enfin à la troisième. Et reste encore avec moi pendant l'épisode puisque tu vas vraiment avoir envie d'écouter les trois façons de réagir que je vais te proposer, dont la numéro trois. Je fais un petit peu de teasing. Le troisième problème, la troisième erreur. C'est que le vrai blocage, on vient de le dire, c'est pas spécialement le stress. En fait, c'est une danse. C'est surtout quand ta danse, elle n'est plus alignée avec qui tu es. Le vrai blocage, pour moi, c'est l'identité. Quand il y a une partie de toi qui veut s'exprimer et qu'une autre a envie de se protéger, déjà, il y a confrontation entre les deux. Donc, t'es un peu dans l'ambivalence. Mais surtout, c'est que le corps, il va choisir quoi ? Il va choisir la protection. Pas parce que tu es faible, non, mais parce qu'en fait, ton cerveau, il est en train de faire son taf. Il y a la peur du jugement, il y a la peur d'être vu, la peur de ne pas être légitime, il y a ce besoin de validation. Et donc, tout ça, ce n'est pas des faiblesses, c'est des mécanismes complètement humains. Moi, je les vois tout le temps en coaching. Je les ai moi-même vécues, la peur du jugement, le besoin de validation, ça m'a lidé dans plein de choix et dans plusieurs façons de faire les choses. C'est vraiment des mécanismes fondamentalement humains. Et c'est pour ça que je veux dire, ce ne sont pas des faiblesses en fait. C'est ok que ce soit là. Mais ce qui est important, c'est de comprendre à quel point ça vient guider ton action finalement. Parce que ce que je perçois fait que je vais décider d'agir d'une telle manière. Et si je t'invite à fermer les yeux pendant quelques secondes pendant ce podcast, et à repenser à un moment où tu t'es sentie pleinement toi en danse, et bien vas-y, ferme les yeux, et repense à une danse. où tu t'es vraiment sentie trop bien, trop connectée. T'arrivais à oser faire du styling, à proposer des passes, à construire une danse, à communiquer via la connexion. T'arrivais à t'exprimer si tu ne faisais pas de danse à deux et que tu étais sur de la danse solo. T'arrivais à tout ça, à être pleinement toi dans ta danse. Observe la sensation corporelle là. Peut-être les picotements que tu ressens sur ta peau, peut-être les sensations, peut-être le cœur qui bat un petit peu plus vite. la respiration qui devient plus grande c'est pas hyper agréable comme truc ? comme ressenti ? et donc j'ai envie de finir ce problème numéro 3 avec une question c'est si ta danse était une photo fidèle de qui tu es aujourd'hui est-ce que tu l'aimerais vraiment ? à quel point est-ce que tu l'aimerais ? avoir cette danse là qui est une photo de toi en fait, de qui tu es aujourd'hui, t'arrives à t'exprimer comme tu veux à oser comme tu veux, à danser comme tu veux C'est aligné avec tout ce que je viens de te dire tout à l'heure, que ce soit le sens, la connexion, que tu arrives à apprendre, tu arrives à transmettre si c'est important pour toi, tu arrives à tout équilibrer, ou en tout cas que le déséquilibre te convient avec ta vie de couple, tes temps en famille, aussi ton influence sociale. Puisque là, je parle de la danse, mais on peut parler aussi de tout l'environnement de la danse. OK. Et maintenant qu'on a listé ces trois problèmes, ou en tout cas ces trois erreurs, donc la première, je vous rappelle, c'était l'illusion technique. La deuxième, c'était que le faux coupable, c'est le stress. Et que le vrai blocage, pour le problème numéro 3, c'était l'identité. Je vous l'ai dit, restez avec moi parce qu'après, il y a des façons de réagir quand on sent que sa danse bloque, que je vais finir par vous partager. Eh bien, ça y est, on y arrive. Pour résumer, quand on réalise que sa danse ne reflète pas vraiment son potentiel, qu'on a l'impression de faire beaucoup d'efforts, mais que ça ne se traduit pas comme on l'espérait, il existe en réalité donc trois grandes façons de réagir. Et la plupart des danseurs oscillent entre les deux premières, et souvent pendant des années, moi inclue, sans comprendre pourquoi ça ne tient jamais vraiment dans le temps. Vous savez, j'aime bien vous parler du court, du moyen et du long terme. Et bien, ces deux premières façons, dans le long terme, ça ne fonctionne pas. Ou en tout cas, ça fonctionne, mais c'est un peu comme mettre des choses sous le tapis. Parce qu'en fait, il y a une seule de ces façons qui... permet une transformation durable et je vais vous les révéler maintenant. Donc la façon numéro une de réagir quand on sent que sa danse bloque, elle est simple, c'est de continuer comme avant. Et c'est celle que la majorité des danseurs choisissent, souvent même sans rendre compte, c'est-à-dire que je vais continuer à travailler plus et ça va bien finir par passer. Et surtout que c'est le modèle qui est appliqué par tous les champions, par tous les all-stars. vraiment si on prend des gens qu'on admire énormément, c'est ça, ils vont te dire « En fait, travaille ! En fait, entraîne-toi ! » Et ils serrent les dents peut-être et « Let's go ! » tu vois. Concrètement, ça donne quoi ? Ça donne donc beaucoup plus de cours, de stages, de techniques, d'exigences aussi envers soi-même, et donc plus de contrôle. Et derrière ces stratégies, il y a donc la croyance très forte qui est « Si j'empile suffisamment de compétences, alors mon stress, mes blocages et mes peurs, ils vont finir par disparaître. » Ce qui n'est pas totalement faux, dans le sens où l'être humain apprend beaucoup avec l'expérience. Mais en fait, ce qui se passe en réalité, c'est souvent qu'à l'entraînement, on va progresser. Mais dès qu'il y a un enjeu émotionnel... Donc en gros, tu es sur ton petit axe là, avec ce qui est important pour toi, tes entraînements, tu te sens aligné, machin bidule chouette. Et puis là, il y a un enjeu émotionnel qui arrive. Et en fait là, sur ton chemin tout tracé, théorique, il y a l'enjeu émotionnel qui vient créer des vagues positives et négatives. Que ce soit pendant un événement, pendant une compétition, quand il y a un regard extérieur qui croise ton regard. Et en fait, ces vagues positives et négatives, elles te créent des variations émotionnelles. Et c'est là où la danse, elle va finir par se retenir, ou alors par s'amplifier de ouf, parce que tu deviens un Pikachu qui explose quand il y a trop de positifs. Des fois, c'est ça, on perd le contrôle et ça devient un peu le cirque dans sa danse. Ou à l'inverse, on se rigidifie. Et donc, en fait, au final, c'est de la frustration qui finit par s'accumuler. Donc, comme je vous disais, ce chemin, il n'est pas faux. Il est totalement incomplet. c'est-à-dire qu'on reste à la surface de l'iceberg sans jamais aller voir ce qui joue en dessous. Ça, c'est un peu l'ancienne logique du no pain, no gain. Et moi, mon podcast, il ne s'appelle pas no pain, no gain, il s'appelle no brain, no flow. Et c'est pour ça que je vous parlerai de la troisième solution après avoir abordé la deuxième. Parce que de cette ancienne logique du no pain, no gain, beaucoup d'entre vous ont déjà vu ses limites. La deuxième façon de faire, donc la première, si je dois la résumer, c'était continuer comme avant. La deuxième façon... Je l'ai appelé « maître des pansements » , où en gros, je gère la surface, la surface de mon iceberg. Pour résumer, c'est se dire « ok, le problème, c'est mon stress ou mes émotions, donc je vais apprendre à gérer mon stress ou mes émotions » . Et donc là, on met en place des choses hyper utiles, des exercices de respiration, des routines, de la visualisation, des phrases positives, des techniques pour se calmer rapidement. En tant que sophrologue keïsédienne, je les connais très bien ces exercices. Et je vous les transmets même lors de mes accompagnements, et je les fais même avant ça, la respiration, la visualisation, les phrases positives pour changer son discours interne. Et pour moi, ce sont vraiment des outils qui sont précieux, mais dans un cas, dans le cas de la situation d'urgence. En gros, moi, c'est ce que j'appelle, parce que si j'ai un sophrologue haïtien qui m'écoute, évidemment qu'avec la sophrologie, on arrive à aller travailler des choses hyper profondes. mais il faut se lancer dans un programme d'accompagnement qui est très long. Et moi, j'ai choisi d'utiliser la sophrologie comme méthode SOS. En gros, la sophro, les exercices de respiration, de visualisation, les phrases positives, la routine, elles viennent éteindre le feu. Il y a un feu de forêt, ta respiration, c'est le canadaire qui arrive avec de l'eau et qui vient éteindre le feu pour le calmer ou pour justement l'éteindre, comme je viens de te dire. Mais le problème du canadaire, c'est que lui, Son rôle, ce n'est pas de traiter ce qui a déclenché le feu de forêt, c'est de l'éteindre ou de l'atténuer. Et donc, sur le moment, ça fonctionne. Mais le souci, c'est que plus il y a peut-être du vent, il y a les bois qui tombent, du coup, ça alimente le feu. Le vent, ça fait régénérer le feu aussi. En fait, le Canadair, il va galérer de plus en plus à essayer d'éteindre le feu. Donc, il va falloir plus de Canadair qu'un seul. Je ne sais pas si vous voyez où est-ce que je veux en venir. Mais en gros, le feu pour moi, c'est le stress et les émotions. Le Canadair, c'est vos exercices de visualisation, de phrases positives et de respiration. Et le fait que ça continue de prendre feu, c'est parce qu'on n'a pas été géré en dessous de la surface de l'iceberg. Alors pardon, je parle avec beaucoup d'images, mais je trouve que c'est hyper parlant. Et en gros, c'est plus vous vivez une pression forte ou vous êtes dans un contexte émotionnel intense. plus les mêmes blocages réapparaissent, et parfois même plus forts qu'avant. Parce que finalement, les gérer, ce n'est pas les transformer, c'est les contenir. Vous vous rappelez le canadaire avec le feu de forêt ? Et du coup, contenir, ça demande énormément d'énergie. Alors que si on met en place des stratégies pour éviter que le feu s'allume, ou en tout cas pour que ça fasse de temps en temps juste un tout petit feu, et donc évidemment avec une goutte d'eau on arrive à l'éteindre, ce serait beaucoup mieux, n'est-ce pas ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Et c'est pour ça que je vais vous présenter maintenant la façon numéro 3 de réagir quand la danse elle bloque. Et là je l'ai appelée aller à la racine. Là ça y est c'est la transformation durable. Et pour moi c'est celle qui va vous plaire le plus. Parce que cette troisième façon de faire elle est radicalement différente. Elle consiste à se dire, ok même si ma danse se bloque, ce n'est pas un hasard. En fait elle protège quelque chose. Et donc on ne cherche plus à faire taire le stress. mais à comprendre ce qu'il révèle. Et c'est là où on va venir identifier les charges émotionnelles actives, les peurs sous-jacentes, donc jugement, légitimité, visibilité, besoin de validation, je te laisse rallonger la liste. Et surtout, on va venir réaligner l'identité, l'intention et le corps. Pourquoi ? Parce que ce travail, il se fait avant le mouvement, avant l'action et avant la performance. Parce que si je ne change pas mes perceptions, si je ne change pas pourquoi la peur et les émotions viennent, je vais toujours agir de la même manière. On l'a vu tout à l'heure dans l'épisode. Et le fait d'aller à la racine des choses, ça fait vraiment flipper, ça fait peur. Mais ce que ça change, C'est profond. Parce que ta danse, elle devient beaucoup plus stable. La pression, elle est mieux absorbée. Ton corps, il est moins rigide, en fait, il se crispe moins. Et donc le progrès, les progrès, tiennent dans le temps. Puisqu'il n'y a plus ces trucs-là, ces barrières, ces blocages qui font qu'en fait, ça nous empêche de mémoriser parfois, de s'exprimer, d'oser faire quelque chose, etc. Et surtout, moi, ce que je trouve magique dans cette façon numéro 3 de réagir, d'aller à la racine, C'est surtout que ça ne transforme pas seulement la danse, ça transforme la personne derrière le danseur, derrière la danseuse. Et c'est une approche que j'utilise aujourd'hui, en tout cas dans mes accompagnements, parce que mon rôle, ce n'est pas de vous dire quoi faire de plus, un mouvement de plus, d'aller prendre un cours de plus, etc. Parfois oui, parce qu'en fait, la technique, c'est ultra complémentaire avec travailler son mental. Alors du coup, son mental, son état d'esprit, mais aussi du coup, tout ce qui fait notre part identitaire, en fait, finalement. Mais mon rôle, c'est surtout de lever ce qui vous empêche d'exprimer pleinement ce que vous êtes déjà. Et c'est un rôle d'ailleurs qui me tient énormément à cœur, parce que moi je sais, les gens me disaient « Oh, t'as du potentiel, est-ce que tu veux pas devenir All-Star, champion pour devenir prof ? » Et après tu voyageras partout. Mais je veux pas être un prof lambda en fait. Je veux pas être un prof de plus. Et pourtant je l'ai été pendant longtemps, parce que j'enseigne depuis 2016. Donc j'ai été un prof de plus. J'ai été un prof qui a copié ce qu'on m'a appris. qui a retranscrit exactement les mêmes choses. J'ai vu les champions faire. Du coup, quand tu enseignes, tu prends leur pédagogie. Ensuite, tu cherches qui es-tu en tant que pédagogue ? Qu'est-ce que tu as envie de transmettre ? En fait, à force de chercher, j'ai trouvé le rôle que j'ai envie d'avoir. Et ce n'est pas d'être un prof lambda, c'est d'être préparatrice mentale, c'est d'être coach mentale, c'est d'être coach pour réaligner le danseur parce qu'on est tellement désaligné, en désaccord avec nos valeurs parfois, à se forcer à faire des choses, à ne pas oser les faire. que moi, c'est cette façon-là de réagir que j'ai envie de vous transmettre. Et c'est pour ça que j'ai créé des accompagnements pour justement, en fait, vous aider et aller travailler en dessous de l'iceberg. Donc voilà, en résumé, on avait nos trois erreurs. Donc l'erreur illusion technique, l'erreur le faux coupable, le stress, l'erreur le vrai blocage, l'identité. Et puis nos trois façons de réagir. La façon numéro une qui était, OK, je vais continuer comme avant. La façon numéro deux qui était, eh bien, on va mettre des pansements. on va juste gérer la surface avec la méthode SOS et la troisième façon qui est d'aller à la racine pour avoir une transformation durable. Je serais très curieuse de savoir dans quel problème est-ce que vous êtes reconnus et quelle façon vous parle le plus ou peut-être celle que vous avez déjà mise en place et celle que vous aimeriez mettre en place honnêtement venez, mettez-moi un commentaire sous le podcast ou venez me parler sur Instagram en message privé je serais vraiment curieuse si vous avez écouté cet épisode Merci. de me dire ce que vous en pensez, comment vous vous êtes ressentis. Parce que là, ça fait un peu un petit bilan 2025, finalement, pour savoir comment est-ce qu'en 2026, on a envie de faire les choses. Et d'ailleurs, si t'es arrivé ici, juste ici, à la fin de cet épisode, je pense que ce n'est pas un hasard et que ta danse ne se bloque pas par manque de niveau. Elle protège quelque chose. Et parfois, la première étape, je suis désolée de te le dire, c'est pas de travailler plus, mais finalement, c'est de comprendre. Et moi, j'ai une obsession dans la vie, c'est de comprendre les choses, de comprendre comment les gens y pensent, de comprendre pourquoi ils agissent comme ça. J'ai vraiment cette obsession du fonctionnement humain, de l'être humain, de ses peurs, de toute la psychologie, les neurosciences. Et c'est pour ça que je ne vais pas te mettre des mots compliqués ou quoi, mais que j'ai créé un questionnaire hyper simple pour t'aider à faire le point sur ton fonctionnement en danse aujourd'hui et identifier ce qui bloque vraiment aujourd'hui. et qui a bloqué peut-être hier aussi ce questionnaire. C'est pas un test, c'est pas non plus un jugement, c'est juste un miroir. Ça te permet de prendre 5 minutes, toi, avec toi-même, pour faire justement le bilan suite à cet épisode. Je pense que si t'as écouté tout l'épisode et que t'es encore avec moi, t'es dans un mood bien spécifique, y'a des petites graines qui ont été plantées et t'es déjà dans une phase introspective, si je peux dire ça comme ça. Et donc je t'invite vraiment à cliquer sur le lien dans la description de l'épisode ou dans ma bio Instagram pour justement prendre ce temps pour toi, parce que c'est un temps qui peut transformer bien plus que ta danse. Et on sait que quand on met de la conscience sur les choses, c'est déjà commencer à les faire bouger. Et puis après, si tu veux échanger avec moi, n'hésite pas à venir sur Instagram. Ce sera avec grand plaisir que j'échangerai, surtout avec ce début de première année où on a envie de faire des bonnes résolutions, de changer les choses. Moi, c'est avec grand plaisir qu'on parlera de cette énergie-là qui t'anime peut-être. Voilà, si cet épisode t'a parlé, merci beaucoup. de mettre 5 étoiles au podcast. Je crois qu'on atteint bientôt les 55 étoiles sur l'épisode. Et moi, ça me ferait énormément plaisir. Je vois qu'il monte dans l'échelle Spotify. Alors, je ne reçois absolument pas du tout d'argent. Moi, mon but, je vous dis, je suis obsédée par comprendre le fonctionnement humain et aussi obsédée par transmettre. C'est la partie de ma valeur la plus haute, la transmission et l'apprentissage. Et donc, ce podcast, il est gratuit, il est pour tout le monde. Et si tu peux lui mettre 5 étoiles, ça m'aidera énormément à le faire connaître et à aider les danseurs, un très grand nombre de danseurs, à faire le point et puis aussi à écouter tous les autres épisodes de podcast. Je te remercie beaucoup par avance. N'hésite pas aussi à cliquer sur le lien dans la description pour prendre ce moment pour toi. Je te dis merci beaucoup et à très bientôt dans un prochain épisode. Ah, et puis aussi, bonne année 2026. Ciao, ciao !