Speaker #0Il y a une énorme différence entre Marine il y a 5 ans et Marine aujourd'hui. J'adore un binôme, j'ai adoré l'Irox, mais je sais que mon ancien moi, il aurait eu des pensées parasites d'eux. T'as donné ton 100% dans le 50% qui dépendait de toi. Et bien en fait maintenant, pour moi, un obstacle, je le rééquilibre tout de suite, tu deviens plus fort quand tu arrêtes de battre contre la réalité. Dans la danse comme dans la vie, tout commence dans notre... esprit. Bienvenue dans No Brain No Flow, le podcast des danseurs qui va au-delà de la technique pour explorer la danse sous un angle fondamental, celui du mental. Je m'appelle Marine Vallée, je suis préparateur mental spécialiste des sports d'endurance et de performances artistiques. J'accompagne principalement des danseurs internationaux dans l'évolution de leur carrière et de leur passion. Dans ce podcast, je partage les clés ici des séances de préparation mentale, des prises de conscience et tout ce que j'aurais aimé avoir comme ressource en tant que danseuse investie. Mon but, amener votre mental et votre danse à un tout autre niveau. Et pour y parvenir, je vous parle état d'esprit, gestion des émotions, concentration, résilience, motivation et confiance en soi. Soyez prêts à libérer votre potentiel et à transformer votre danse un peu plus à chaque épisode. Belle écoute ! Dans cet épisode, j'ai très envie de te parler d'un chemin introspectif que j'ai fait ce week-end. Je vais te rassurer, on ne va pas partir sur des pensées très profondes, je ne vais pas t'emmener dans tout ça. Non, en fait, j'ai envie de rester très pragmatique et de te parler de mon avant-après préparation mentale, en prenant un exemple non pas de la vie de tous les jours, je pourrais le faire, non pas d'un événement de danse, je pourrais le faire aussi, mais ce sera l'objet plutôt d'un prochain épisode, je ne sais pas quand. Mais je te parlerai effectivement de à quel point la préparation mentale, elle m'a aidé peut-être à mieux gérer un événement de danse dans lequel je m'investis, j'aide à l'organisation, ou alors je suis en plus compétitrice, je coach, etc. À quel point ça a changé ma gestion d'énergie, mon focus, ma concentration, ma manière de voir la performance, de vivre les échecs comme les premières places. Mais aujourd'hui, on va plutôt se focaliser sur un truc qui vient tout juste d'arriver. En fait, je ne sais pas quand est-ce que tu vas écouter l'épisode, parce que là, je l'enregistre, on est le 23 novembre. C'est deux jours après avoir fait mon IROX à Bordeaux. Et donc, en gros, cet IROX, je l'ai fait en duo féminin open. Et si je t'en parle ici dans No Brain No Flow, c'est parce que cette expérience, ou plutôt ce challenge, ça a été l'expérience parfaite pour réaliser justement à quel point la préparation mentale transforme non seulement ta performance, mais aussi ta manière entière d'être liée au monde. Je t'explique. C'est que pendant cette Irox, j'ai utilisé beaucoup de choses. Et sans toutes ces choses, cette course, ça aurait été un enfer. Franchement, je me suis dit, si c'était Marine de il y a 5 ans... Ouais, Marine de il y a 5 ans. J'ai marqué une pause que je réfléchis. Il y a 5 ans, j'avais déjà ouvert ma boîte et je me formais à la Sofro et tout. Mais la Marine de il y a 5 ans, elle n'aurait pas vécu ce moment comme un moment les plus fun et les plus puissants qu'elle ait déjà vécu. Et aujourd'hui, j'ai envie de te raconter pourquoi. Déjà, je pense qu'il faut que je parle du format Irox. Et à quel point ce truc, c'est un terrain parfait pour tester ton mental ? Déjà, le crossfit de base, ça teste ton mental. La course à pied, ça le teste aussi. Mais alors, imagine le combo de course à pied, plus un workout de crossfit, plus la course à pied, plus un workout, et tu fais ça pendant huit fois. À quel point c'est un terrain parfait pour ça ? Donc déjà, par rapport à la difficulté de ce qu'est ce challenge, l'Irox, donc de la course à pied plus du crossfit. Tu fais 8 km de course à pied, tu as 8 stations de crossfit à faire. Déjà, c'est quelque chose pour l'eau physique, mais aussi pour la tête. Ensuite, il faut savoir que l'aérox, ça se passe dans des hangars, en tout cas dans des grands parcs d'exposition. Tu fais tout au même endroit et tu as énormément de personnes, des milliers de personnes au même endroit. Tu as un an qui court pendant qu'il y en a qui sont aux stations. Il y a des vagues qui partent, je ne sais plus toutes les combien, mais peut-être toutes les 10 minutes, tous les quarts d'heure. Et puis, tu as le public au milieu de tout ça. qui est juste devant toi quand tu es en train de faire tes performances. Et donc, en fait, l'idée, c'est de ne pas te laisser distraire par ce public, mais pas non plus te laisser être surchargé et dépassé par rapport au bruit qui est ambiant. Parce que je t'imagine d'avoir des milliers de personnes dans un hangar qui sont en train de faire du sport. Plus, il y a la musique très, très forte. Parce que si tu faisais, je pense, ce genre de séance de sport sans musique, j'aime bien dire ce genre de séance de sport, mais en gros, ce genre de compétition sans musique, je pense que c'est très compliqué. Mais du coup, la résonance de la musique, des gens qui parlent, des bruits, du cri aussi des spectateurs, parce qu'en fait, ils nous crient dessus pour nous encourager. Ensuite, tu as les juges qui passent leur temps à te corriger. Attention, les pieds parallèles pendant les burpees. Attention, le genou doit bien toucher par terre. Attention, tu commences derrière cette ligne. Et donc, en gros, le juge qui est en train de te corriger, ça peut aussi casser ta confiance. Et puis, aussi, le fait de le faire en duo, tu n'es pas enterrement maître du rythme. Surtout si tu es bon en course à pied et que ton binôme ne l'est pas. Ou si tu galères sur une station alors que ton binôme non, ou que tu es tous les deux à galérer. Donc, en gros, le rythme est vraiment dicté par le duo et pas juste par toi solo. Surtout qu'il y a des pénalités. C'est-à-dire que si tu cours à plus de 10 secondes devant... ou derrière ton minome, tu as une pénalité. Donc, il faut vraiment tout le temps rester ensemble. Après, tu as l'enchaînement entre les différentes stations. Je t'ai dit, il y a des workouts à chaque fois que tu as fait un kilomètre de run. À chaque fois que tu sors d'une station, tu pars pour un kilomètre de course. Sauf que la station, elle t'a démonté le haut du corps ou alors les triceps ou alors le bas du corps avec les cuisses, avec les quadris. Enfin, laisse tomber. Elle t'explose. Et puis, il faut que tu cours derrière. Et en fait, tu as besoin de faire un reset de manière... permanente et de relancer la machine à chaque fois que tu sors de station. Et puis, tu as aussi besoin d'avoir une énorme gestion de ton effort parce que si tu pars sur le premier run comme une boule de canon, derrière, tu le prends en pleine tronche. C'est-à-dire que c'est un peu compliqué. C'est comme sur un marathon, finalement. Je trouvais le parallèle hyper intéressant parce que du coup, comme j'en ai fait plusieurs, en fait, le marathon, tu as 42 kilomètres. Et en fait, si tu pars pour les premiers kilomètres hyper, hyper vite, tu vas vivre une vraie descente et tes derniers... Le reste de ta course, peut-être que ton premier semi-marathon va bien se passer, mais le deuxième derrière, tu vas prendre cher. Donc, il y a vraiment cette notion de rythme, de rallumer la machine, cette gestion de l'effort qui est hyper importante. Et j'ai très envie aussi de faire le parallèle avec la danse sociale, et puis les compétitions, parce que dans les compètes, quand tu es en train de juger, quand tu es en train de coacher, quand tu es en train de donner un cours, après, toi, tu fais la compète. Donc, il faut rallumer ta machine pour performer et donner le meilleur de toi. Dans la danse sociale, si tu danses, danses, danses, danses, danses tout le temps, Sans t'arrêter, tu te déshydrates, peut-être que tu perds en qualité de mouvement, en concentration, en musicalité. Bref, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de parallèles à faire entre l'aérox et la danse. Et l'idée, c'était de vous faire un point, justement, sur les outils que j'ai utilisés en tant que préparatrice mentale. Pour ça, je vais utiliser vraiment des anecdotes et aussi de l'enseignement de la danse. Parce que je pense qu'il y a des choses qui sont hyper importantes. Et comme je vous ai dit au début de l'épisode, il y a... une énorme différence entre Marine il y a 5 ans et Marine aujourd'hui. Marine il y a 10 ans, évidemment, et aujourd'hui. Et ma gestion de tout ça, en tant que préparatrice mentale, mais aussi en tant que coach, en tant que prof, en tant que sportive, il y a tellement de trucs qui ont changé. Et là, encore une fois, la préparation mentale a joué un grand rôle dans ces changements. Donc, restez jusqu'à la fin de l'épisode pour pouvoir comprendre justement ce parallèle que je vais vous faire de manière... Je vais essayer de le faire de manière exhaustive. Mais certainement, je vais vous le partager de manière consciente et certainement qu'à l'inconscient, il se passe tellement de trucs que ce ne sera pas vraiment tout à fait exhaustif. Bref, les outils que j'ai utilisés pendant mon Nirox et qui ont été hyper importants, j'ai fait un épisode déjà dessus, c'était sur la respiration. Pour moi, la respiration, c'est un super pouvoir. C'est le premier outil que j'ai utilisé et ça a commencé dès la première station. Je me souviens, j'arrive au ski-erg et là, je me dis, OK, tu t'étends. tu inspires, tu tires, tu souffles. Et puis en fait, je n'ai même pas besoin de réfléchir à ma respiration. Elle se cale tout de suite avec le mouvement et l'intensité avec lequel je le fais. Et je me souviens qu'en fait, c'est ce que les bains glacés m'ont appris. Si tu respires mal, tu exploses. Alors que si tu respires bien, de manière posée, ou alors adapté à l'effort que tu es en train de faire, qui peut être aussi une respiration plus rapide, les choses s'alignent. Du coup, ça t'évite le point de côté, ça t'évite d'être complètement HS parce que tu t'es mal réoxygéné. Et en fait, entre chaque station, je faisais, je me souviens, une respiration vraiment profonde et une expiration super longue pour faire un reset mental de quand j'arrive sur la station et quand j'en repars, quand je commence mon workout et quand je pars pour le run. Et c'est ce qui m'a permis de revenir en un claquant de doigts, mais dans mon corps. Ça a été vraiment hyper rapide. Et le contraste le plus flagrant, c'est quand je me comparais à ma binôme qui, elle, me disait constamment « J'arrive pas à respirer, Marine. Ah, je suis bloquée. Ah là là, je sens que c'est fermé. » En fait, elle me l'avait dit dès le départ. Elle m'a dit, moi, la respiration, je l'oublie, il faut que je respire. Et donc, en fait, de voir à quel point pour moi c'était fluide et je ne réfléchissais même pas, et c'était quelque chose que j'avais si bien appris qu'en fait, dans l'effort, c'était facile. Je me suis dit, ah oui, OK, c'est vraiment un super pouvoir de pouvoir maîtriser justement sa respiration à ce point-là, de ne pas avoir à y réfléchir. Parce que quand tu fais une compète sportive ou de danse, T'as pas envie de passer ton temps à réfléchir à ce que tu fais. C'est plus le moment d'y réfléchir. Et d'ailleurs, c'est ce que je dis souvent à mes coachés quand ils vont faire leur prélim ou quoi. Je leur dis, mais en fait, là, c'est plus le moment de réfléchir à bien tendre tes jambes, à bien machin, à bien respirer, à être bien présent. Juste là, c'est le moment de la performance. Donc, c'est plus le moment de créer des ajustements. Là, tu peux plus rien changer sur ton niveau. Juste, on a besoin que tu performes à ton 100% de maintenant. Ça me fait basculer sur le deuxième point qui est le focus. Le focus, il te permet de créer vraiment un tunnel quand tu es au milieu du chaos. Et je pèse mes mots. Quand je parle de tunnel et quand je parle de chaos, moi j'ai dit à ma binôme, tu sais, quand je suis dans un exercice, je vais juste regarder où est-ce que je vais, je vais regarder, je suis concentrée sur la fin, de combien de trucs de rep il me reste à faire, combien de kilomètres. Et franchement, il peut se passer le chaos autour de moi, ça ne changera rien. Et faire un Irox, il y a un chaos autour de toi, il y a une vraie vie qui est permanente, il y a du bruit partout, il y a les juges qui te parlent, il y a les gens qui crient ton prénom, il y a le public à côté de toi. Il y a peut-être ta binôme qu'on ne peut plus. Et en fait, sans focus, c'est impossible de faire tes exercices ou de donner le meilleur de toi. Et c'est un peu comme un verre d'eau qui aurait plein de trous. En fait, l'énergie, elle se disperse partout, tu vois, au lieu d'être à un seul et même endroit. Et là, ce que j'ai utilisé, du coup, c'est le tunnel visuel, de rester vraiment ancré aussi. J'avais un point d'ancrage et ma technique de, OK, moi, je m'en fiche de tout ce qui se passe autour de moi. Pour l'instant, je me dédie à ce truc. Et en fait, j'ai caché temporairement. toutes les informations qui ne me servaient pas, que j'appelle inutiles, pour pouvoir rester focus sur ce que je suis en train de faire. Et c'est ça la force, c'est d'arriver à créer sa bulle, de ne pas se laisser impacter par l'énergie de l'autre avec qui tu performes, ni l'énergie des juges, ni l'énergie du public, mais juste de rester focus dans ta course, à faire ton truc, quoi. Et tout ce qui est inutile, on le laisse de côté. Et ça, c'est une vraie vraie force. Comme en danse, en fait, finalement, tu vois, peut-être que même quand je te parle de juges, toi, t'es en train de comparer avec ta compétition en Jack and Jill. En gros, quand tu regardes tout, tout le temps, partout, t'es perdu, quoi. Tu te perds, t'es plus ancré, t'es plus dans la musique, t'es plus avec ton partenaire si tu fais de la danse à deux. Alors que quand tu regardes ce qu'il faut, c'est-à-dire là où je dois être, ce que je dois faire, et que je suis concentrée sur ce truc-là, c'est ce moment-là où tu performes. C'est ce moment-là où tu fais tes meilleures danses. T'oublies la vie autour, t'es juste dans ton truc. Et je trouve que c'est le plus fort. Et ça me fait aussi découler, du coup, sur le point numéro 3. c'est la gestion des pensées parasites. Parce que les pensées parasites, c'est le... pire. Si tu les laisses prendre la place dans ta tête, et bien à un moment donné il n'y a plus de place pour autre chose. Elles ont juste pris tout l'espace. Et l'espace dans notre tête il est limité, tu vois. C'est-à-dire que on peut avoir un certain nombre de pensées dans notre cerveau, dans notre tête et une fois que c'est fini, tu peux plus en avoir d'autres. Et donc il y a besoin de faire un switch mental pour pouvoir changer ces pensées parasites. Par exemple, moi j'ai eu un moment où ma binôme ne pouvait plus courir. Il y a eu plusieurs moments même, sur presque tous les runs. Elle avait besoin des pauses tous les 2-300 mètres. Elle avait sa respiration qui était bloquée, elle avait des douleurs, elle était en mode, ça va pas du tout. Et je vous jure, j'adore ma binôme, j'ai adoré l'Irox, mais je sais que mon ancien moi, il aurait eu des pensées parasites d'eux. Il se serait dit, oh là là, on va faire un créneau de merde, oh là là, pourquoi je l'ai pas fait en solo, oh là là, mince, pourquoi est-ce que je suis là, oh là là, et si elle arrête, qu'est-ce que je fais, oh là là. et franchement, je sais, je me connais. il y a 5-10 ans, j'aurais eu des pensées de ouf, à penser à comment est-ce qu'on va faire et tout, ça va pas du tout. Alors qu'en fait là, aujourd'hui, ces pensées parasites, elles n'existaient même plus. Mais aussi, je n'avais même pas envie de leur laisser une seule chance d'être là. Et en fait, j'ai fait exactement l'inverse. Je me suis branchée à, ok, comment est-ce que je peux l'aider ? Marine, quand même, tu es coach dans la vie et tu es prête mentale. Tu arrives à gérer ta course et tout, tu as des clés. Et en fait, à ce moment-là, j'ai pensé une seule chose, c'était comment est-ce que je peux l'aider ? Comment est-ce que je peux lui transmettre des trucs et juste, elle va prendre ce qu'elle a besoin à ce moment-là, tu vois ? Comment est-ce que je peux, moi, faire de mon mieux pour qu'on puisse réussir à faire à deux ? Comment est-ce que je peux rendre cette course plus fun pour moi, tu vois, qui l'attend, mais aussi pour elle qui est en train de souffrir ? Parce que, tu vois, moi, je n'avais pas envie qu'elle s'autoflagelle en mode, putain, Marine, elle va m'en vouloir. parce qu'en plus on fait la première station elle me dit putain t'es une machine j'avais pas alors Elle sait que j'adore la course, donc en fait, elle aurait pu très bien se flageller dans la tête. Sauf que moi, je ne voulais pas qu'elle se dise ça. Parce que si tu es dans déjà la difficulté et la douleur physique, alors la douleur mentale, après, laisse tomber. C'est le meilleur moyen de déclarer forfait. Et en fait, à aucun moment, je voulais qu'elle perçoive un truc qui était faux. Et donc, je me suis dit, OK, j'ai envie de me brancher à tous les avantages que j'ai pour moi, que ça se passe de cette manière-là. Et comment est-ce que je peux l'aider au mieux pour qu'on finisse ? Parce que le but du jeu, c'est de finir ce premier Irox qu'on avait envie de faire ensemble. Et donc, j'ai vraiment transformé cet obstacle en avantage. Et en fait, moi, ça a changé toute ma course. J'étais trop heureuse d'être là. J'ai pu danser entre les stations, pendant les stations. J'étais à fond avec elle. J'étais hyper positive, optimiste. Je lui ai donné masse d'outils. Je lui ai dit des trucs. Je lui ai aidé de se connecter à des choses toutes bêtes. Par exemple, la musique, ce que je sais qu'elle est... On est toutes les deux danseuses, mais je sais qu'elle, elle adore aussi la musique. Et donc, je me suis dit, voilà, il faut que je lui donne mon max. Parce qu'en fait, elle en a besoin, parce que là, c'est une course où on est toutes les deux et on est un peu attachés ensemble pour le faire. Et moi, je ne veux pas ressortir de là en déclarant forfait. Et j'ai envie qu'elle le vive aussi bien, malgré la douleur temporaire. Et je crois qu'il y a un moment donné où je lui ai dit, meuf, tu vas être tellement fière de l'avoir fini que viens, let's go. En fait, là, on reste dans le mouvement. On fait des petits pas. S'il faut faire des petits pas pour toi, il n'y a aucun problème. Mais juste viens, on continue à rester dans le mouvement. Pourquoi ? Parce qu'une fois qu'on arrête d'être dans le mouvement, c'est là où le mental, il prend la place. Et le mental, il va juste crier d'arrêter. parce qu'un IROX... Pardon, mais si tu écoutes ta tête, tu ne le fais pas. Tu arrives, tu regardes les gens qui font tout ce truc-là, tu te dis, mais ils sont complètement barges. Tu te demandes pourquoi on se prépare. Tu te dis, mais qu'est-ce que c'est que tout ça ? Cette gestion de pensée parasite, là, je me suis dit, wow, Marine, ça paye. Tu vois, ça paye de ouf. Déjà, ta prépa physique, elle paye de dingue, mais alors ta préparation mentale, laisse tomber. Je me suis dit, elle est au-dessus des nuages. C'était incroyable. Et moi, j'ai kiffé tout ça. Je pense que c'était vraiment hyper important et du coup, ça me donne envie de vous parler du point 4. Et ce point numéro 4, c'est le contraste justement avant et après préparation mentale. C'est vrai que je n'en ai pas beaucoup parlé dans le podcast et donc je pense que c'est important de vous en parler de manière assez concrète. Le truc, c'est que du coup, avant, si je réfléchis et que je me pose la question de manière hyper honnête et transparente avec moi-même et par tout ce que je connais de moi, c'est qu'avant, j'aurais eu de la frustration, mais... immédiatement. Franchement, je l'aurais vu s'arrêter et ça m'aurait saoulé. J'aurais vraiment eu de la frustration immédiate. Je pense que j'aurais eu des pensées très accusatrices. J'aurais pu perdre ma respiration. Et clairement, ma performance, elle en aurait pris un coup. Parce qu'en fait, quand tu es dans une énergie qui n'est pas bonne, tu ne performes plus de la même manière. Et du coup, ta gestion émotionnelle, c'est pareil. Je sais qu'avant, j'aurais eu une mauvaise gestion de mes émotions. Parce que quand tu as de la frustration et des pensées qui ne sont pas ouf... tes émotions ne sont pas folles. Et je sais que je me serais... Je pense que j'aurais été triste, j'aurais été en colère, je m'en serais voulue, je lui en aurais certainement voulu. J'aurais été deg. Je sens qu'il y a tout un cercle d'émotions négatives qui viennent quand je ferme les yeux que j'y pense. Et je n'aurais pas su sortir de ce truc-là. Et je pense que clairement, j'aurais subi ma course plutôt que de kiffer ma course. Parce que là, vraiment, j'étais heureuse d'être là. Mais je te jure, j'étais connectée à ce truc-là. Et avant, j'aurais été très focus sur le chrono, parce que je suis quelqu'un qui aime le challenge, vous l'aurez compris. Moi, quand j'ai fait mon tout premier marathon, j'étais en mode, je veux le faire en moins de 3h45, il n'y a pas moyen. Et j'ai réussi. Pour moi, le chrono, il est hyper important. J'aime les objectifs fixes, palpables, mesurables. Et donc, le chrono est important, surtout dans la course à pied ou dans le vélo. Et là, je sais que si j'aurais été trop focus sur le chrono, et donc, en fait, c'est mort. Si j'étais focus sur un chrono, on va le faire en 1h20. En fait, c'était l'échec assuré pour le binôme, mais aussi pour moi dans ma tête. Et j'aurais eu, je pense, des ressentiments envers le binôme en lui-même. Donc, ça n'aurait été pas cool. Parce que je vous parlais du sentiment de flagellation, mais elle, elle l'aurait forcément senti. Ça aurait été affreux. Alors que maintenant, grâce à la PrEP mentale, grâce au coaching que j'ai réalisé, grâce aux formations que j'ai faites, parce que moi, je suis la première consommatrice du coaching. J'adore me faire coacher et je suis hyper coachable. Et bien en fait maintenant... pour moi, un obstacle. Je le rééquilibre tout de suite. Je vois en quoi c'est un avantage pour moi qu'il y ait ce truc-là. Je crée de la présence plutôt que de créer du stress. Je deviens meilleure performeuse parce que je trouve que du coup, j'arrive mieux à me connecter à moi, à me mettre dans un flot, à tirer des bénéfices des choses. Je trouve du plaisir dans l'effort, même s'il n'était pas optimal. Clairement, j'ai pris un kiff de dingue. Et je le répète, vraiment, c'était ouf. Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse. De faire un challenge sportif, tu vois, genre vraiment. Et en fait, surtout, ça m'a permis d'adapter mon énergie pour deux personnes. C'est-à-dire que grâce à ça, j'ai réussi à me dire, OK, pendant la course, on l'attend, mais je lui amotive pour qu'elle reparte. Je lui dis des trucs pour que ça aille. Dans les stations, je vais commencer la station. Comme ça, elle a la récup après la course. Je vais essayer de faire le maximum. Après, je finis aussi la station. Comme ça, elle a de la récup avant de repartir sur la course. Et en fait, j'ai vraiment géré mon énergie pour deux. J'ai pu lui transmettre des outils en live pendant la course. Je me suis dit, vas-y, délivre ton paquet. Au fur et à mesure, pendant toute la course, je lui transmets des choses. Je me dis, elle va prendre ce dont elle a besoin, ce qui la percute ou pas. Je me suis mise à danser, à chanter, ça l'a fait sourire. Et du coup, j'ai vécu un Irox profondément juicif. Au lieu d'en faire un moment de lutte interne, où l'ancienne Marine, certainement qu'elle l'aurait vécu comme ça. Et c'est assez flagrant pour moi d'oser déjà un vous le dire, mais moi de faire le point avec moi-même sur ça, et je me dis wow, c'est fort ! C'est fort de se dire ça, parce qu'en fait, si je remontais dans le temps et que je reparlais à Marine Dia avant... Je me dirais, ouais meuf, il y a un autre monde qui est possible dans tout ce que tu es en train de vivre à l'intérieur de toi, dans le fait que tu sois si dure avec toi-même, avec ton physique, avec tes entraînements, avec les autres. Et je pense que je ne me serais même pas crue, tu vois. Donc de voir tout ça, c'était fou. Et du coup, j'ai envie de vous faire le parallèle avec la danse à deux, forcément. Parce que quand on danse à deux, on est en duo, et du coup, la performance, elle dépend à 50% de toi, mais aussi à 50% de quelqu'un d'autre. J'utilise performance, on pourrait dire danse. Et en gros, c'est exactement pareil. Genre, tu ne contrôles pas comment la personne, elle respire, comment la personne pense, comment la personne gère X, Y, Z peur, comment elle gère la douleur, comment elle gère, je ne sais pas, moi, la pression sociale. Par contre, tu peux contrôler plein de choses. Tu contrôles ta posture mentale, ton énergie, tes émotions, ton langage interne, ta manière d'aider, de t'exprimer, de créer avec elle. Et c'est ça, en fait, que moi, j'aime transmettre. C'est de vous dire, OK, oui, on n'a pas tout le pouvoir parce qu'en fait, on danse à deux. Et en plus, l'autre, il a un miroir qui reflète des choses chez toi, tu vois, tes blessures, etc. Ça, j'en ai parlé dans un autre épisode. Mais reprendre le pouvoir là où tu peux contrôler des choses, plutôt que de partir dans le mode, oh là là, ça y est, la danse, elle va être horrible. Oh, cette personne a un cadre trop rigide, je n'arriverai jamais à faire ce que je veux. Oh, j'ai tenté un truc, elle n'a pas réussi. Oh, je n'aime pas danser avec cette personne parce que je ne sais pas quoi. Mais en fait, contrôle tout ça. C'est ta responsabilité de gérer. Tout ce que je viens de te citer, posture mentale, énergie, émotion, langage interne, discours interne, manière d'aider. Et quand tu gères ce truc-là, tu as fait ta partie du job. Tu as donné ton 100% dans le 50% qui dépendait de toi, finalement. Et c'est ça, en fait, que je te dis, j'ai envie de le transmettre dans la préparation mentale, mais j'ai envie de vous aider à faire ce truc. Reprendre le pouvoir là où vous pouvez avoir le pouvoir. Et du coup, les leçons que j'ai... que j'ai noté justement pour les danseurs par rapport à toute cette expérience et ce que moi je vis dans tous les challenges que je me donne, il y en a cinq. Et la première, ce serait tu ne performes jamais dans le chaos intérieur. Et si tu te surprends à performer, franchement, tu peux être fier de toi, effectivement, parce que tu as quand même géré des choses et tu as des ressources à l'intérieur de toi. Mais quand c'est le chaos vraiment à l'intérieur de soi, c'est très dur de performer. Et on le voit avec les gens qui vont à l'US Open, les gens qui ont des routines avec beaucoup d'angles derrière, ils sont obligés d'avoir un contrôle interne. Parce que s'ils ne l'ont pas excès, le cirque à l'intérieur d'eux, leur danse n'est plus ancrée, ils ne transmettent plus ce qu'ils ont envie de transmettre, etc. Deuxième leçon, c'est que ton mental crée ton expérience. Et ça, on le sous-estime beaucoup. Numéro 3, tu as plus de pouvoir que tu ne le crois. Genre, vraiment, tu as des responsabilités et tu as plus de pouvoir que ce que tu crois. Même dans le couple, même dans le duo, dans toute interaction sociale, dans toute relation sociale, tu as plus de pouvoir que ce que tu crois. Numéro 4, le plaisir est un outil de performance. J'ai fait un épisode sur le fait que les sportifs de haut niveau, ils ne deviennent pas sportifs de haut niveau par plaisir, enfin, en tout cas, uniquement par plaisir de leur sport. Mais quand tu te connectes au plaisir et que tu t'y reconnectes, là, tu performes. Parce que tu kiffes être à l'endroit où tu es. Et numéro 5, tu deviens plus fort quand tu arrêtes de te battre contre la réalité. Tu deviens meilleur en surf quand tu surfes sur la vague et pas contre la vague. C'est un peu le même délire. Tu deviens plus fort quand tu arrêtes de te battre contre la réalité. Est-ce qu'il y a l'une de ces cinq leçons justement qui te parle plus qu'une autre, que tu as envie de mettre en place, que tu as envie d'apprendre ? Si c'est le cas, note-la et viens me l'envoyer en DM sur Instagram ou sur Facebook. Et puis, peut-être qu'on peut voir comment est-ce qu'on peut travailler ça ensemble avec toi. Et je te dis ça parce que j'arrive déjà à la conclusion de cet épisode où vraiment mon IROC, ça n'a pas été une performance uniquement physique. Ça a aussi été une performance mentale. De me rendre compte de tous les bénéfices que j'ai à être coach, m'être formée, continuer de me faire coacher et tout ce que j'ai envie de transmettre. et de... de transmettre. Je vais m'arrêter là. Et c'est pour ça que je vous raconte tout ça, en fait. C'est pour une seule raison. C'est que si moi, j'ai pu devenir cette version de moi-même dans une course, dans la danse, dans mon quotidien, dans tout ce que j'entreprends, alors n'importe quel danseur, artiste, entrepreneur, sportif peut devenir cette version de lui-même. Tu peux devenir plus calme, plus libre, plus présent, plus confiant. Juste, tu ne sais pas encore qu'il y a un autre monde qui est possible. Tu ne sais pas encore comment c'est possible. Et parfois, ça fait peur, parce que ça demande d'aller se challenger, d'aller à la rencontre de soi et de sortir de sa zone de confort. Et je sais, ça fout la trouille. Mais quand tu sais ce que ça peut t'apporter et à quel point ça te permet d'être plus alignée derrière dans ta vie, franchement, moi, je me dis, si je pouvais accompagner la terre entière, je le ferais. Je ne le fais pas, mais en tout cas, j'aime pouvoir transmettre ça à mes coachés, les voir oser... Oser grandir et s'affirmer, dépasser leurs blocages, leurs peurs, être plus aligné dans leur vie, faire les choix qui leur correspondent, poser leurs limites. Bref, je ne vais pas repartir sur un nouvel épisode. Je t'invite à écouter les autres parce que justement, il y a des épisodes sur ces thématiques-là bien spécifiques. En attendant, si celui-là, il t'a plu, n'hésite pas à le partager sur les réseaux sociaux, à m'en faire un petit message. Ou surtout, je pense que ce qui compte le plus, c'est de mettre 5 étoiles à l'épisode. 5 étoiles à la plateforme sur laquelle tu es en train de l'écouter pour justement faire connaître le podcast un maximum possible au plus grand nombre. Et puis, si ça t'a plu, je te donne rendez-vous dans les autres épisodes, mais surtout dans le prochain, sur le dancefloor ou sur une zone piste d'athlétisme ou que sais-je, où est-ce qu'on se rencontrera la prochaine fois. Merci beaucoup pour ta confiance et ton écoute et je te dis à très bientôt. Ciao, ciao ! Sous-