Speaker #0La plus grosse révélation que j'ai eue au niveau du stress, c'était que ce n'était pas le stress en lui-même qui nous bloque, mais notre perception du stress. Et qu'en fait, dans la vie de tous les jours, qu'on soit face à un tigre, ou qu'on soit face à une scène où on doit monter pour faire une conférence, on ressent exactement la même chose au niveau physiologique. Il n'y a pas de différence dans les hormones sécrétos, ce sont les mêmes. Il y a une chose qu'on ne m'a pas appris et que j'ai envie d'apprendre aux gens, c'est qu'il est possible de changer son état d'esprit face au stress, puisque c'est ça qui change littéralement la chimie de notre corps. Et il est tout à fait possible de jouer avec ce curseur d'activation pour justement réduire le stress qu'on est en train de ressentir ou l'augmenter quand on en a besoin pour une performance de tout type. Dans la danse comme dans la vie, tout commence dans notre esprit. Bienvenue dans No Brain No Flow, le podcast des danseurs qui va au-delà de la technique pour explorer la danse sous un angle fondamental, celui du mental. Je m'appelle Marine Vallée, je suis préparateur mental spécialiste des sports d'endurance et de performances artistiques. J'accompagne principalement des danseurs internationaux dans l'évolution de leur carrière et de leur passion. Dans ce podcast, je partage les clés ici des séances de préparation mentale, des prises de conscience et tout ce que j'aurais aimé avoir comme ressources en tant que danseuse investie. Mon but ? Amener votre mental et votre danse à un tout autre niveau. Et pour y parvenir, je vous parle état d'esprit, gestion des émotions, Concentration, résilience, motivation. et confiance en soi. Soyez prêts à libérer votre potentiel et à transformer votre danse un peu plus à chaque épisode. Belle écoute ! Le grand invité de cet épisode, c'est Monsieur le Stress. Je vais parler en son nom, mais aussi l'idée c'est de vraiment vous faire comprendre à quel point le stress que vous ressentez en compétition, en danse sociale, lors d'une audition ou lors d'une représentation, c'est exactement le même que vous ressentez dans votre vie de... tous les jours. Parce qu'il n'y a pas 36 000 hormones du stress qui existent, et le stress qu'on va ressentir quand on voit un animal sauvage en train de nous sauter dessus, ou quand on a le stress avant de passer une audition, ou d'inviter quelqu'un pour une danse, en fait, l'hormone qui est sécrétée est la même, c'est-à-dire que c'est du cortisol, parce que c'est la réaction à ce qu'on perçoit comme pression qui va activer la production de cette hormone-là. C'est simplement une réponse physiologique. Pourquoi est-ce que je commence avec cette petite introduction ? Avec le stress qui est vraiment mis au centre de la conversation d'aujourd'hui, c'est parce qu'il y a une énorme croyance, que ce soit dans le sport, dans la vie de tous les jours, c'est le stress est mauvais pour nous. Et ça vraiment, c'est ce qu'on croit tous, c'est ce qu'on s'instaure comme croyance depuis toujours. Et j'ai envie de vous dire, les gars, et si ce n'était pas le cas ? Et si en fait, le stress, on pouvait l'utiliser pour mieux danser, pour... mieux réussir des choses dans la vie, pour mieux réussir des grands challenges. Et si en fait, ce n'était pas le stress en lui-même qui nous bloque, mais que c'était la perception du stress. En fait, je fais cet épisode parce qu'il y a beaucoup d'études scientifiques qui ont montré que le stress peut être un allié si on sait l'utiliser. Et donc l'idée là, ça va être de comprendre le stress, voir pourquoi il nous bloque ou nous booste, et aussi voir comment on peut apprendre à l'utiliser à notre avantage. Pour ça, il faut comprendre qu'est-ce que c'est que le stress. Je vous ai déjà dit que c'était une réponse physiologique de notre corps. En fait, c'est notre cerveau, et plus précisément l'amidale, qui est le centre d'alerte du cerveau, qui détecte un danger et déclenche le stress. Imagine, tu es dans la forêt amazonienne et tu croises un tigre. Qu'est-ce qui se passe ? En fait, à ce moment-là, toi, tu perçois avec tes yeux des données qui sont traitées par le cerveau comme des données qui sont dangereuses et ça va envoyer un signal pour libérer les hormones du stress. dans le corps. Et avec cette libération d'hormones qui vont arriver du coup au niveau du cortex préfrontal, ça va créer une réponse émotionnelle et ça va entraîner aussi une prise de décision. C'est-à-dire qu'est-ce que je fais quand j'ai un tigre face à moi en plein milieu de la forêt amazonienne ? Et bien 1, je cours très très vite et du coup je pars en fuite. 2, je suis très très fort et du coup je décide de me battre. 3, je suis paralysé par la peur et du coup je fais le mort. Heureusement, c'est très rare à l'heure actuelle qu'on se retrouve face à un tigre en pleine nature. Et le truc, c'est qu'en fait, notre cerveau, il réagit exactement de la même manière quand on s'apprête à monter sur scène, quand on s'apprête à parler en public devant des gens, quand on s'apprête à faire une danse en spotlight, à faire une danse en prélim, à passer une audition, à venir raconter quelque chose de personnel, venir s'exprimer par rapport à la peur du jugement, par exemple. Et donc, on a vraiment le même système physiologique qui se passe à l'intérieur du corps. Au niveau des hormones, du coup, on a plutôt le cortisol qui va quand même avoir un impact positif, qui peut aider à se concentrer, mais s'il est produit en excès, en fait, c'est quelque chose qui va figer et bloquer le corps. Au niveau de l'adrénaline, c'est quelque chose qui va augmenter l'énergie et la réactivité. Je ne sais pas, faire un saut en élastique, tout de suite, boum, tu vas être en éveil, tu vas avoir une énergie au top. Si tu conduis des voitures très très rapides, ça va être pareil, tu vas être hyper concentré, hyper focus. C'est l'adrénaline qui te permet ça. Et aussi le cortisol. Et ensuite, on a aussi la dopamine qui booste la motivation et le plaisir. Et l'ocytocine qui est plutôt l'hormone du lien social et qui peut permettre de réduire le stress si on s'en soutient, par exemple. Pourquoi est-ce que je vous parle un petit peu de ces hormones ? Eh bien, je pense que c'est important de mettre des mots dessus et de se rendre compte comment est-ce qu'on peut arriver à les réguler. Est-ce que c'est elles, en fait, qui vont nous permettre de réguler notre niveau de stress interne ? J'ai parlé de régulation, de niveau et de stress interne. Pourquoi ? Parce qu'en fait, le stress, c'est quelque chose qu'on a au quotidien. Et le stress, c'est aussi la stimulation qui nous permet d'être réveillé, d'être en forme, d'aller au sport, de faire des choses, d'aller... courir un marathon, de se faire à manger, de se motiver pour faire des choses. Et le stress, quand il y en a trop peu à l'intérieur de nous, si on a un niveau de stimulation qui est trop bas, on va ressentir un ennui et un manque de motivation. Ou alors ça peut être aussi lors de notre phase d'éveil. On se lève le matin, on n'est pas encore pompélope, on est très bas en termes d'énergie. On n'est pas vraiment très stressé à ce moment-là. Sauf si dans ma tête, il se passe énormément de choses auxquelles... mon pic de stress va être très intense et là, mon énergie ne va pas être la même. Quand il y a trop de stress, au contraire, c'est plus le sentiment où on est paniqué, on a des blocages mentaux, on est paralysé aussi parfois. C'est ce que je vous expliquais quand on a trop trop de stress et qu'on est paralysé face à quelque chose qui nous fait extrêmement peur, ça nous devient impossible de bouger. C'est-à-dire qu'on a trop de cortisol et le corps se fige. Nos émotions au niveau du visage se figent également. Et en fait, entre la phase « j'ai trop peu de stress » et la phase « j'ai trop de stress » , donc je suis peu stimulée, activée, ou je suis trop stimulée, trop activée, eh bien, il y a ce qui s'appelle un stress optimal. Le stress optimal, c'est ton niveau de stimulation optimal qui te permet un pic de performance, un pic de concentration et de trouver ton état de flow. Petite parenthèse, le podcast ne s'appelle pas No Brain No Flow par hasard. Fermez la parenthèse. Ce stress optimal, comme je vous le dis, effectivement, c'est le niveau de stress interne. qui va te permettre de mobiliser toute la concentration dont tu vas avoir besoin pour mener à bien quelque chose, pour réussir un challenge sportif ou un challenge personnel. Et donc, c'est celui qui te permet vraiment d'avoir ta concentration au niveau 100%. En fait, c'est très compliqué de mettre des mots dessus, mais essayez d'imaginer dans quelle situation est-ce que vous avez déjà ressenti ce moment où vous êtes stressé, mais en fait, hyper excité d'y aller. C'est genre, c'est quelque chose que vous avez trop envie de faire, Et donc du coup, vous êtes... tellement motivé pour aller le faire que vous n'avez pas basculé du côté trop de stress, panique, blocage. Vous êtes sur votre vraiment pic de performance qui est « Ok, j'ai peut-être un peu de stress, mais en fait, ça me motive, j'ai trop envie, je suis excitée et je vais pouvoir y aller. » Ça peut être concrètement quand on est en danse, en soirée et qu'on a un peu le trac, mais en fait, on a juste trouvé envie d'aller faire cette danse avec quelqu'un. Et donc, du coup, on va être concentré à 100%, on va être vraiment présent dans le moment et on va atteindre notre pic de performance. Et ça peut être aussi en compétition, par exemple, quand l'adrénaline est là, elle nous motive et vraiment, on a un entrain qu'on n'avait pas d'habitude ou qu'on a très peu connu. Et donc, du coup, c'est ça aussi, ressentir ce que c'est que le stress optimal. Ce que je cherche à vous expliquer, c'est que le niveau d'activation du stress, il ressemble à une courbe. Et en fonction de où vous vous situez sur la courbe, votre niveau de performance va être affecté. Il va changer, il va varier. Donc trop peu de stress, ça veut dire que ma performance va être au plus bas. Elle ne peut pas être au plus haut de notre potentiel. Quand on a notre stress optimal, on est à notre pic de performance. Donc là, on a vraiment la courbe qui a monté, pas de façon exponentielle, mais presque. Ça dépend en fait à quel niveau on s'active. Et ensuite, on bascule vers la courbe qui peut descendre quand on bascule dans le haut de stress. Et donc là, on a un niveau de stress qui augmente et un pic de performance. Un niveau de performance qui diminue drastiquement, plus ou moins, suivant à quel point on est vraiment stressé très très vite ou pas du tout. Et donc, ce que je cherche à provoquer là chez vous quand vous êtes en train de m'écouter, c'est de vous dire, en fait, le stress n'est pas l'ennemi. Le stress n'est absolument pas l'ennemi, il peut même être votre allié, et souvent, c'est notre perception qui va le rendre utile ou nuisible pour nous. En tant qu'être humain, en tant que danseur, en tant que sportif, et c'est important d'avoir cette première prise de conscience. Et du coup, la question qui ferait sens après que je vous expliquais tout ça, c'est pourquoi est-ce qu'on croit que le stress nous bloque finalement ? Et bien qu'on en ait conscience ou pas, on a des croyances en tant qu'être humain, et en fait, l'impact de ces croyances peut être positif ou négatif sur le stress. Par exemple, il y a une étude qui démontre que ceux qui croient que le stress est mauvais pour eux ont plus de problèmes de santé et de performance que ceux qui croient que le stress est bon pour eux. Et donc en fait, il y a un effet nocebo qui se crée à ce moment-là. C'est-à-dire que croire que le stress est négatif amplifie les effets négatifs. Pourquoi ? Parce que trop d'anticipation négative, c'est-à-dire, oh là là, je crois que le stress est hyper négatif pour moi, il ne faut absolument pas que je le ressente, et bien juste le fait de croire ça, d'avoir cette pensée-là, ça crée un excès de cortisol à l'intérieur de nous. Et vous savez, le cortisol, c'est la réponse physiologique quand on a un tigre qui est face à nous et qui fait qu'on est complètement bloqué et qu'on est paralysé et ça ne va pas du tout. Eh bien, juste le fait de penser ça et de croire ça, ça crée cet excès d'hormones à l'intérieur de nous, physiologiquement, qui va entraîner comme un block-out mental ou une paralysie. J'aime bien vous raconter des exemples personnels pour pouvoir mettre en lumière des choses. Et là, en fait, moi, comme exemple, ce qui me vient, c'est un exemple en course à pied où j'ai été victime de ça. Et si je dois rester sur la danse, en fait, c'est une amie qui a été victime de cette croyance, entre guillemets. C'est-à-dire qu'elle était persuadée qu'il ne fallait pas avoir de stress et qu'en avoir, ce n'était pas bon pour elle. Et donc du coup, avant de danser en spotlight devant tout le monde, elle avait déjà un méga track avant d'aller sur la piste. Jusqu'au moment où du coup, on pioche son nom, il faut qu'elle se mette avec son danseur pour danser en spotlight devant tout le monde. Elle arrive au milieu de la piste et la musique, elle dure 1 minute 30. Et sur les 1 minute 30, elle a été vraiment, je ne dirais pas incapable. mais elle a été dans la paralysie à 80% de sa danse. C'est-à-dire que le danseur était obligé de compenser le fait qu'elle ne bougeait pas, ou qu'elle faisait des trop petits pas, ou qu'elle n'arrivait vraiment pas à s'exprimer dans la danse pendant 1 minute 30, parce qu'elle a eu un pic de cortisol tellement intense face à le stress qu'elle a ressenti, plus la croyance qu'elle avait de « oh là là, le stress c'est négatif ça » . Il ne faut pas que je le ressente absolument pas. Et du coup, quand tu penses des trucs comme ça, on a bien vu tout à l'heure que ça ne nous aide pas. Et donc, en fait, elle se retrouvait ultra limitée. Et elle me l'a dit après. Elle m'a dit, j'étais impossible de faire un mouvement. J'étais impossible d'avancer. J'ai pensé à lever ma main. Et en fait, ça n'a pas du tout suivi au niveau du corps. C'est comme si j'étais en dehors de mon corps à ce moment-là. Et c'est très puissant, en fait, de ressentir ça. Et je ne sais pas si tu as déjà ressenti ça, Audita. Mais par exemple, ça peut être un signe que... justement, tu as un trop grand taux de stress à l'intérieur de toi. Et le déclic à avoir, c'est de se rendre compte que l'état de pensée qu'on adopte, la croyance qu'on a, elle est liée à la perception du stress qu'on va avoir. Et le changement de cette perception, le changement de cette croyance face à ça, ça va changer la libération de l'hormone qui va être produite dans notre corps. C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir du cortisol, Si je pense que le stress c'est bon pour moi, ça va plutôt libérer de la dopamine et de l'ocytocine. Et donc prendre un shoot de dopamine, c'est prendre un shoot de plaisir. Et prendre un shoot d'ocytocine, ça améliore le lien social. Et juste en ayant ce déclic, alors je vous dis juste parce qu'en théorie ça paraît super simple, mais dans la pratique ça peut être plus ou moins long, et bien changer son état d'esprit face au stress va changer littéralement la chimie du corps. Et c'est là où j'ai envie de vous faire le lien entre le corps et le stress. et l'esprit, et à quel point les deux ne sont pas du tout dissociés, et que tout ce qui se passe dans notre tête va influencer même physiologiquement ce qui se passe dans notre corps. Et c'est vraiment très puissant, en fait, la pensée. Et donc, une fois qu'on sait tout ça, on pourrait se demander, comment est-ce que je transforme le stress en allié, tu vois ? Genre, vraiment, j'ai envie de me débarrasser de cette croyance-là qui m'embête, de croire que le stress, c'est mauvais pour moi, et j'ai envie de faire quelque chose de bon pour moi. Eh bien... La good news, c'est qu'effectivement, c'est possible de changer ça, c'est possible de changer ses perceptions pour pouvoir ensuite prendre certaines décisions et... agir de certaines manières. Et sans changer nos perceptions, c'est compliqué d'avoir des actions qui vont changer, puisque généralement tout est en lien. Et donc, il y a des techniques qui existent. Effectivement, avec la préparation mentale, il est possible de travailler sur vos croyances. Et je crois que j'ai déjà dit dans un des podcasts, mais souvent le stress, c'est la partie émergée de l'iceberg. C'est-à-dire qu'on voit clairement que la personne est stressée. Nous, en tant qu'individu, on le ressent. Et ce qu'on ne voit pas, c'est la partie immergée, ça va être toutes les croyances et toutes les raisons pour lesquelles notre corps manifeste le stress. Sur notre tête ça se voit, dans nos mouvements ça se voit, dans nos déplacements ça se voit, notre posture. Et donc travailler sur les croyances qui sont cachées, dont on n'a pas conscience ou qu'on n'a jamais travaillé dessus, c'est ça qui va nous permettre de changer la perception du stress pour toujours. en fait. Et c'est pour ça que je vous parle de... La préparation mentale, parce que ça va venir vraiment permettre de creuser, de mettre en lumière des choses et de se rendre compte que le stress vient souvent des croyances limitantes. Par exemple, si je stresse, c'est que je vais rater ma danse. Le stress, ça prouve que je ne suis pas prêt. Les autres vont me juger si je me trompe. Et en fait, je pourrais avoir vraiment une liste interminable, je pense, de raisons pour lesquelles on pourrait penser que le stress, ce n'est pas bon. Donc, je vous laisse, auditeurs, réfléchir. Peut-être un instant, qu'est-ce que je me raconte dans ma tête par rapport au stress ? C'est quoi ma relation justement avec le stress ? Et donc ce travail se fait en séance d'accompagnement, avec des techniques que je ne vais absolument pas détailler dans cet épisode, mais qui sont des techniques vraiment puissantes pour faire sauter les croyances, même les plus ancrées. Alors ça peut prendre plus ou moins de temps, par rapport à l'expérience qu'on a, l'âge qu'on a, depuis combien de temps on a ces croyances, à quel point on y croit très très très fort ou pas. Mais avec les bonnes techniques, en fait, on arrive à faire sauter d'énormes barrières qui permettent justement aux danseurs, aux sportifs de se libérer par rapport à ça. Ensuite, il y a aussi les techniques que je vous appelle les techniques de pompier, qui sont des techniques plutôt de respiration, où on va permettre de ralentir le rythme cardiaque, qui clairement, en fait, évitent l'excès de cortisol à l'intérieur du corps. On va pouvoir aussi activer le cortex préfrontal, où on va prendre des décisions rapides pour ne pas rester figé dans l'émotion. Et ça, c'est aussi des choses qu'on travaille en préparation mentale. Et puis aussi, on peut trouver comme astuce d'aller créer une connexion avec quelqu'un. C'est-à-dire en soirée ou même avant une compète, aller parler à quelqu'un avant de danser. Et aller parler, justement, ça va permettre de réduire l'impact négatif du stress. C'est un peu les méthodes secours, quand on ne sait pas trop quoi faire. Juste ne plus intérioriser et d'être seule face à ça. D'oser aller discuter de la pluie et du beau temps si la personne en face de vous est réceptive, ça va vous aider à réduire justement votre niveau de stress. Et puis ce que je vous conseillerais aussi en tant que danseur, en tant que sportif, ce serait d'avoir des routines de préparation mentale, que ce soit en social ou en compétition, d'avoir un petit rituel pour pouvoir vous recentrer, soit avant de rentrer en soirée, soit avant de rentrer dans vos prélimes, dans votre audition, peu importe ce que vous vous apprêtez à passer. Mais vraiment... Oui, un système de recentrage, ça peut être trois respirations, une intention positive, ça peut être une posture qui va vous faire changer aussi votre état interne et diminuer le taux de stress. Pour tous ceux qui ont participé à des ateliers avec moi, ils savent de quoi je parle. Et ça, c'est aussi des choses qui sont vues en sophrologie, puisque la sophro, elle allie le corps, l'esprit et l'intention. Et quand on allie vraiment les trois, ça peut être très puissant par rapport à notre état interne, comment on se sent, comment on se ressent. Et du coup, vous l'avez compris. À quel point on va pouvoir sécréter des hormones qui nous permettent d'être dans un état aidant, d'être dans un état positif, d'être dans un état de performance, entre guillemets, ou qui nous permettent de nous exprimer en tant que danseur et de ne pas être bloqué à l'intérieur de tout ce qu'on est en train de penser. Du coup, auditeur, j'ai un challenge pour toi. Essaye de tester une de ces astuces en soirée, en compétition, et essaye d'observer la différence. Essaye de voir ce qui marche pour toi, parce que ce qui marche pour toi n'est peut-être pas ce qui marche pour un autre danseur. Et donc, c'est en testant que tu te connaîtras mieux et que tu sauras ce qui te permet justement de réduire ton niveau de stress ou aussi, à contrario, l'augmenter. Parce que moi, je sais qu'il y a des moments dans mes compétitions, genre vraiment beaucoup de moments, surtout sur l'année 2024, où je prenais un dossard en compétition de West Coast Swing. Et en fait, je me rendais compte que je n'avais pas spécialement envie de le faire. Et juste, je le faisais par habitude. Et du coup, je me suis retrouvée sur le côté de la courbe où je n'étais pas assez stressée pour aller faire mes compètes. Donc en gros, j'étais là, mais je n'avais pas envie d'être là. Et je savais que je ne pouvais pas performer parce que je partais du principe, enfin, ce n'est même pas que je partais du principe, c'était dans ma tête, pourquoi est-ce que je suis là ? Pourquoi est-ce que j'ai pris le dossard alors qu'en fait, je n'ai pas envie de le faire ? Et quand tu n'as pas envie de faire un truc, autant te dire que ton niveau de stress, il n'est pas au plus haut. Et donc, si tu n'as pas un niveau d'activation qui est assez élevé, ton pic de performance, tu en es très loin. Et donc, c'est intéressant aussi de se rendre compte quand on tombe de ce côté-là, parce qu'il y a des méthodes qui vont vous permettre de vous activer aussi, activer corporellement, activer mentalement, de faire un échauffement mental, qui vont vous permettre de vous mettre là-dedans, en tout cas dans l'état interne dont vous aurez besoin pour pouvoir faire votre performance. Et moi, dans ma vie de danseuse, mais aussi de compétitrice dans différents domaines sportifs, j'ai beaucoup joué avec cet état interne. Je me suis vraiment amusée à me mettre dans un état interne où mon stress était beaucoup trop bas, mon stress était beaucoup trop haut, et à essayer de voir où est-ce que je pouvais placer le curseur pour pouvoir mieux me connaître en fait. À quel point je pouvais être trop stressée, à quel point je pouvais être pas du tout stressée, à quel point j'étais bien pour pouvoir performer dans ma danse, franchement je me suis sentie bien, et à quel point aussi ça impactait ma danse visuellement. Et vraiment, j'ai des vidéos, j'étais trop contente, parce que j'étais pas du tout attachée au résultat en fait. Le résultat parle quand même pour lui. Mais je n'étais pas attachée au fait de réussir. Et j'étais plutôt attachée au fait de l'état interne dans lequel je suis, dans lequel je suis en train de me mettre, à quel point il va impacter mon mouvement, à quel point il va impacter ma connexion, et à quel point il va impacter aussi ma posture, et donc toute ma danse en entier. Et ça, je l'ai fait sur de nombreuses compétitions. Et je me souviens d'avoir parlé avec des danseurs qui franchement ne comprenaient pas pourquoi je faisais ça. Mais moi, je savais pourquoi je le faisais. J'étais vraiment en train d'apprendre à me connaître. Et aussi d'apprendre à régler mon niveau de stress interne, jouer avec et savoir à quel point je pouvais jouer avec ça. Et du coup, je sais parfaitement vous expliquer comment vous mettre dans un état de stress plus haut ou alors le réduire. Et comment est-ce que vous pouvez jouer aussi avec ça. Et donc, si vous voulez vous amuser justement avec quelques tips que je viens de vous donner dans l'épisode, n'hésitez pas parce que c'est en vous comprenant mieux que vous saurez vraiment. Alors, je ne vous conseille pas du tout de le faire pendant une compétition. Moi, je l'ai fait parce qu'en fait, j'ai tellement fait de compètes dans ma vie que ce n'était pas important pour moi de réussir. Ce qui était important pour moi, c'était de peaufiner mes accompagnements, de peaufiner, justement, d'arriver à maîtriser ce truc du stress pour pouvoir vous l'expliquer, pour pouvoir mieux vous accompagner, comme je vous l'ai dit juste avant. Vraiment, c'était plutôt ça, en fait, mon objectif à ce moment-là. Par contre, essayer de le tester dans la vie de tous les jours, Je ne sais pas, un challenge que vous avez personnel, un challenge sportif, un challenge professionnel, lors d'un entraînement pour un spotlight, lors d'une première prélim, pourquoi pas, essayer de le réduire ou de l'augmenter. Franchement, testez. Apprenez à mieux vous connaître et testez. En résumé de l'épisode, ce qui est à se souvenir, c'est que le stress, c'est une réponse qui est naturelle de la part du cerveau et qui peut être moteur si on change notre perception. Parce que les hormones du stress, donc adrénaline, cortisol, dopamine, ocytocine, ça peut être des alliés si on sait les gérer. Et les croyances négatives sur le stress nous bloquent plus que le stress lui-même. Et ça, c'est des choses, comme je vous ai dit, qui se travaillent en séance. Et la bonne nouvelle, c'est qu'en danse, bien utilisé, le stress peut vraiment devenir un moteur pour mieux performer et profiter de l'instant. Et je crois qu'en tant que danseur, en tant que sportif, artiste, c'est vraiment ce qu'on recherche, c'est profiter de l'instant. Et pas se sentir déconnecté de son corps, de se sentir que dans sa tête, mais vraiment d'être connecté à 100% à soi, de pouvoir s'exprimer et de profiter. Et si cet épisode t'a aidé et si t'as envie d'aller plus loin, sache que j'ai créé un questionnaire qui va pouvoir t'aider à faire le point sur ton état d'esprit actuel pour pouvoir mieux comprendre ce qui te freine, ce qui te motive. Ça va te permettre de mettre en lumière aussi tes axes de progression et pouvoir aussi poser les bases d'un travail mental efficace. Et grâce à ce questionnaire, tu vas aussi pouvoir recevoir des conseils qui sont adaptés et qui pourront t'aider certainement à gagner en confiance et en sérénité sur la piste. Donc, n'hésite pas à m'envoyer un message. Comme d'habitude, tu peux me retrouver sur les réseaux sociaux, sur Instagram, sur Facebook. Envoie-moi un message privé. Moi, je serais ravie d'échanger sur, déjà, un, ce que tu as apporté à l'épisode, et deux, si jamais tu souhaites approfondir, n'hésite pas à me demander le questionnaire et je te partagerai le lien avec grand plaisir. Et puis, comme toujours, si cet épisode t'a aidé, n'hésite pas à lui mettre 5 étoiles sur ta plateforme et à le partager à un danseur qui a énormément besoin d'entendre ça. Parce que je pense qu'on a énormément de pensées qui sont erronées par rapport au stress, que ça touche tout le monde dans une vie personnelle, dans une vie artistique, dans une vie professionnelle. Et j'espère que cet épisode, il vous apportera de la valeur. Et en attendant, je vous dis à très bientôt sur la piste. Ciao, ciao !