Speaker #0Tu vois, aujourd'hui, quand on me dit « Hey, il trouve un vrai métier, Marine » , moi, je souris parce qu'en fait, je sais que je ne peux pas faire autrement qu'entreprendre. Et donc, on a essayé de m'enfermer dans des cases. Si tu te crois trop curieux, trop hybride, trop sensible, trop intense, peut-être que le problème, ce n'est pas toi dans le fond. Mais c'est surtout que j'ai toujours cherché à répondre à un besoin réel, en fait. C'est pas dense. Comme dans la vie, tout commence dans notre esprit. Bienvenue dans No Brain No Flow, le podcast des danseurs qui va au-delà de la technique pour explorer la danse sous un angle fondamental, celui du mental. Je m'appelle Marine Vallée, je suis préparateur mental spécialiste des sports d'endurance et de performances artistiques. J'accompagne principalement des danseurs internationaux dans l'évolution de leur carrière et de leur passion. Dans ce podcast, je partage les clés ici des séances de préparation mentale, des prises de conscience et tout ce que j'aurais aimé avoir comme ressource en tant que danseuse investie. Mon but ? amener votre mental et votre danse à un tout autre niveau. Et pour y parvenir, je vous parle état d'esprit, gestion des émotions, concentration, résilience, motivation et confiance en soi. Soyez prêts à libérer votre potentiel et à transformer votre danse un peu plus à chaque épisode. Belle écoute ! Et Marine, pourquoi tu ne trouves pas un vrai métier ? Eh bien ça, c'est une phrase qu'on m'a dite tellement souvent dans ma vie et on me l'a redite il n'y a pas longtemps. et c'était une personne pendant un événement de danse et ça a résonné parce qu'en fait, ça m'a tout de suite fait un flash, notamment parce que c'est une phrase que mon grand-père m'a tellement dit et je l'avais complètement oubliée. Et donc, quand ce danseur m'a ressorti cette phrase, ça ne m'a pas blessée, mais ça m'a un peu marquée parce que je me suis dit, tiens, j'ai envie de parler de ce truc-là. Parce qu'en fait, cette phrase, elle résume assez bien tout ce que je n'ai jamais réussi à faire, c'est-à-dire rentrer dans une case. Et peut-être que toi... chers auditeurs, si c'est pareil. J'ai pas envie de mettre des mots parce que tu sais, aujourd'hui, il y a beaucoup le mot zèbre, multipotentiel, neuroatypique, TDA, TDAH, HPI, il y a plein de choses. En fait, pour partout, il y a des études qui nous permettent de démontrer si on l'est ou pas. J'ai pas envie de vous parler de mon cas et de mettre des étiquettes sur ma tête et j'ai pas envie de vous en proposer. Mais en tout cas, si vous faites partie des gens qui, comme moi, n'ont jamais réussi à rentrer dans des cases, vous êtes au bon endroit. Notamment parce que quand on me dit « Trouve un vrai métier » , ça ne m'a pas touchée émotionnellement. Je n'ai pas été en colère, je n'étais pas triste, je n'étais pas révoltée, ça m'a renvoyé une image de « Ok, en fait, on ne parle pas le même langage, toi et moi, et on n'a pas la même carte du monde. » Alors déjà, de base, on n'a pas la même carte du monde qu'un autre être humain, mais là, c'était vraiment flagrant. Et avec le recul... Je crois que c'est important de vous en parler parce qu'en fait, quand quelque chose vient vous toucher profondément, ça révèle souvent des blessures. Et là, ça n'a pas révélé une blessure chez moi, j'ai l'impression que ça a révélé une blessure chez l'autre. Et pas spécifiquement une blessure, mais plutôt un décalage de vision du monde. Parce que pour certaines personnes, un vrai métier, c'est quelque chose de stable, identifiable, quelque chose de linéaire, quelque chose qui est rassurant. Sauf que pour moi, ça n'a jamais été ça. Plus on me parlait de trouver un vrai métier. Tu sais, au collège, tu fais les rendez-vous avec la conseillère d'orientation, elle te parle de trucs et toi, t'es là, franchement, il faut que je choisisse cela, j'en sais rien du tout. C'était super vague. Et là, aujourd'hui, avec mon parcours de vie, je me rends compte d'un truc. C'est que je n'ai jamais attendu qu'on vienne me donner une place. Je l'ai toujours créé. Simplement, j'ai fait énormément de choses. Et évidemment, avant mes 18 ans, mon parcours, j'ai l'impression que ce n'est pas le mien. Dans le sens où je l'ai fait pour faire plaisir à maman, parce que j'étais forte à l'école, du coup tu comprends, tu vas faire ce bac là, tu vas aller là-bas. Et en gros, j'ai un peu dit oui, amène un peu à tout, tu vois, ok, très bien, j'y vais. Tout en ayant à l'intérieur de moi un truc qui n'était pas du tout en accord avec ce qu'on me disait de faire. Exemple, on m'a dit... t'es très forte scientifiquement parlant, mais en même temps, t'es très curieuse, t'aimes la culture. Franchement, on va faire un bac économique et social parce que ça va t'apporter des choses, en tout cas un métier qui ira dans les domaines qui te correspondent énormément. Moi, dans le fond, je voulais faire scientifique parce qu'en fait, je rêvais de faire vétérinaire pour aller voyager autour du monde et aider dans des associations spécifiques. Mais j'ai quand même fait mon bac ES. Et ce qui est drôle, c'est qu'à mes 18 ans, j'ai eu mon bac avec ma petite mention. J'ai été voir ma maman, je lui ai dit, t'es contente ? Elle m'a dit, oui, je suis très fière de toi. je lui ai dit c'est super, maintenant on va aller trouver une école qui va me permettre de passer un bac scientifique et d'intégrer la classe préparatoire que j'aimerais intégrer parce qu'en fait je vais rien faire de ce bac US, ça ne m'intéresse pas pour autant j'étais forte dedans tu vois, mais c'est juste que je suis si curieuse qu'en fait n'importe quoi me nourrit et donc en fait c'est très facile pour moi d'intégrer des informations mais ça veut pas dire que c'était le truc qui était fait pour moi. Et donc à mes 18 ans j'ai commencé à faire des choix pour moi et à changer complètement de trajectoire pour me réaligner. Pourquoi est-ce que je vous raconte ça ? Parce qu'en fait, en essayant de me faire rentrer dans une case, finalement, j'avais envie de rentrer dans une autre case. Et en fait, j'ai forcé, je me suis un peu perdue pendant mon parcours. J'étais majeure de promo et pour autant, j'ai fait un master hyper bien vu à Toulouse. Il y avait toujours un truc à l'intérieur de moi qui était en décalage et je n'arrivais pas à le nommer. Et à partir de ce moment-là, j'ai validé mon master. Et une fois que je l'ai validé, je suis partie vivre en Nouvelle-Zélande. Je suis partie découvrir aussi la Norvège, l'Asie, le Costa Rica. J'ai fait énormément de pays. Et pendant mes voyages ? J'ai l'impression qu'en fait, déjà, juste voyager, c'est entreprendre quelque chose. Puisque j'avais envie de créer une expérience dans laquelle j'allais rencontrer les gens et pas juste vivre en auberge de jeunesse pour pouvoir alimenter des écritures. Parce qu'en fait, moi, j'adore écrire et j'ai pas mal de livres que j'ai jamais publiés, tu vois, mais que j'ai écrits. Et donc, j'avais déjà l'impression que j'ai déjà entrepris quelque chose. Du haut de mes 20, je ne sais plus à quel âge on finit notre master, 22, 23 ans. Et en fait, quand je regarde la suite du parcours, Et bien pendant ces voyages-là, j'ai aussi créé une association pour donner des cours de danse. J'ai créé des mouvements pour lutter, pour rassembler les gens, pour créer du lien social. Quand j'étais jeune et que j'étais forte en maths, je créais des cours, des sessions où les gens pouvaient venir pour pouvoir justement progresser. Quand je suis rentrée en France, j'ai créé encore d'autres associations, une entreprise de sophrologie. J'ai créé des projets pédagogiques et en fait, j'ai passé ma vie à créer des espaces là où il n'y en avait pas. Et à chaque fois, dans les domaines qui m'intéressaient, c'est-à-dire que j'ai travaillé comme fonctionnaire dans la fonction publique avant d'être full entrepreneur. Et même à l'intérieur de ça, j'avais besoin de créer des projets. J'avais besoin de... Tiens, il y a un problème ? Créons une solution ! Et boum, je crée une solution. Et le jour où je n'ai plus l'autorisation de créer des solutions, où on met des barrières dans les roues, où je n'ai plus la possibilité de le faire, je m'ennuie et je trouve autre chose à faire. Et c'est terrible, tu vois. Parce qu'en fait, quand j'y pense, j'ai jamais fait tout ce que j'ai fait en me disant tiens, je vais entreprendre. Pour moi, l'entrepreneuriat, c'était tu montes un business, tu vois. Et en fait, entreprendre, c'est tellement beaucoup plus large que ça. Et je me rends compte, c'est vraiment un état d'esprit. C'est vraiment un mindset qui est à l'intérieur de toi et qui est là et qui guide tes actions. Mais tu ne sais pas que tu es en train d'entreprendre, juste tu fais. Et en fait, moi, je me rends compte qu'à chaque fois que j'ai vu un problème qui me touchait, Mon réflexe, ce n'était pas de me plaindre du problème, c'était de me dire comment est-ce que je peux solutionner ce truc-là ? Comment est-ce qu'on peut faire autrement ? C'est pour ça que je vous dis, en fait, avec le recul, c'est ça entreprendre. Il y a un truc que j'ai mis longtemps à comprendre sur moi, et merci Julien Musy d'avoir mis le doigt dessus. Et pour ça, je vais vous parler d'un truc de quand j'étais petite. C'est-à-dire que quand j'étais petite, on me disait souvent que j'étais chiante. J'étais chiante, pourquoi ? Parce que je posais trop de questions. Je demandais tout le temps pourquoi ? Je posais des questions qu'il y a des gens qui ne les posaient même pas. Et en gros, je voulais toujours comprendre le système. Je ne voulais pas juste appliquer des choses. Je voulais savoir pourquoi c'est comme ça, pourquoi on fait comme ça, pourquoi on ne ferait pas autrement. Et je te jure, ma mère n'en pouvait plus. Puis ma mère, tout mon entourage, j'étais beaucoup trop curieuse. Et à force, en fait, j'ai compris un message implicite, c'est-à-dire qu'arrête de questionner puisqu'en fait, tu saoules les gens. Sauf qu'en fait, c'est dur d'arrêter un truc que j'allais dire que tu adores faire. Ce n'est pas que j'adore poser des questions. Moi ce que j'adore... d'or, c'est comprendre. Et je crois qu'aujourd'hui, j'entreprends parce que je continue de chercher des réponses. Je continue de me demander pourquoi. Je continue à avoir certains problèmes et à me dire, ah, je veux combler ce truc-là, je veux innover. Je veux pas des réponses juste théoriques, parce que il y en a beaucoup. Et d'ailleurs, j'aime lire, j'aime apprendre par rapport à ça. Mais j'aime aussi avoir des réponses qui sont beaucoup plus vivantes. Et en fait, j'aime créer, parce que c'est ça ma façon de comprendre le monde. Et entreprendre, en fait, c'est ma façon de dialoguer avec les choses réelles que je vois. Et d'ailleurs, pourquoi est-ce que je vous ai dit merci à Julien tout à l'heure et que je voulais vous raconter mon épisode de quand j'étais petite ? En fait, je crois que ça a créé tellement... En fait, on m'a tellement dit « Marine, arrête de poser des questions, juste ça saoule ! » que je me suis dit « Ok, pose-moi une question. » Mais en même temps, ça a créé une frustration à l'intérieur de moi de « Ouais, mais en fait, j'ai envie d'avoir ces réponses, j'ai envie de les poser ces questions, j'ai envie de comprendre, j'ai besoin que mon petit cerveau soit stimulé. » Et donc, en fait, je pense que cette frustration est si grande que j'ai eu besoin de combler ce vide. Parce qu'en fait, quand on ne répond pas à mes questions, on crée un vide, tu vois, on ne me nourrit pas. Quand on ne nous nourrit pas, on crée un vide intérieur. Et là, j'avais un vide intellectuel créé, surtout que, je vous remets dans le contexte, mais avant, il n'y avait pas de chat GBT. Donc, moi, je passais mon temps à lire les dictionnaires ou à essayer de rechercher dans les bouquins parce qu'en fait, Internet, ce n'était pas à la folie non plus. Et donc, ce vide, je pense que je cherche J'ai cherché en tout cas à le combler en entreprenant. En entreprenant des choses, en me disant tiens il y a un problème, je vais aller chercher une solution. Mais pas une solution à tous les problèmes, une solution au problème qui me touche. Et donc, on a essayé de m'enfermer dans des cases. Tu vois, genre, je ne sais pas, je suis danseuse et on m'a dit, « Choisis un style, choisis un niveau, choisis un truc, choisis un personnage que tu veux incarner. » J'ai fait une formation sur le mental et en fait, c'était une méthode, point. Un travail, il fallait une étiquette. En fait, moi, je n'aime pas juste rester là parce qu'en fait, j'ai l'impression qu'un être, il est multidimensionnel. Et pour pouvoir aider une personne dans son intégralité, moi j'ai besoin de D'avoir beaucoup de notions, j'ai envie d'avoir beaucoup d'outils, beaucoup de méthodes, j'ai envie de comprendre, comprendre et comprendre encore le fonctionnement de l'être humain. Entre le corps, l'esprit, l'art, la performance, l'émotion, la structure, la sensibilité, la stratégie, il y a tellement de choses. Et en fait, je pensais que c'était un problème pendant si longtemps, alors qu'en fait, je crois que c'est une force quelque part entrepreneuriale, parce que l'innovation, elle naît rarement dans les cases. Je pense que l'innovation, elle naît dans des zones floues. Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Parce que j'espère qu'il y a quelque chose qui résonne à travers mon storytelling, à travers mon histoire. Je ne l'ai pas écrit, je vous l'ai dit vraiment un peu comme ça vient, parce que je n'ai pas envie de parler pendant une heure sur ça. Mais juste, ça a été très flagrant pour moi de me rendre compte de ce truc-là. De me rendre compte qu'en fait, je n'ai jamais cherché à un vrai métier ou un métier acceptable. Je ne vais pas jamais chercher à faire plaisir. Oui, j'ai cherché au début, jusqu'à me rendre compte qu'en fait, non, c'est pas ça qui résonne pour moi. Moi, je vois qu'il y a un manque quelque part. Je vois qu'il y a des personnes qui souffrent. Et j'ai toujours été touchée par les personnes en souffrance ou les personnes qui manquaient d'informations. Parce qu'en fait, je me dis, waouh, il y a des êtres humains qui savent tellement de choses. Il y a des bouquins qui sont écrits sur des trucs. Et de souffrir parce qu'on est coincé dans des modèles du monde qui ne nous aident pas, c'est ultra limitant pour le développement perso. Et je ne veux pas dire juste le développement personnel, avoir un mindset positif, mais son développement à soi, ton intégration à toi-même pour pouvoir profiter de la vie. Alors que chaque être vit les choses à sa manière et évolue à sa manière. Mais je crois que c'est ce qui fait que j'aime la manière dont j'ai appris à coacher. Et c'est ce qui fait qu'en fait, même avec l'expérience que j'ai, j'ai encore envie de me former. Je pense que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. À chaque fois, j'ouvre des nouvelles portes et je me dis « waouh » . Et c'est ce qui fait aussi que je ne vais pas être juste prête mentale. Moi, juste prête mentale pour te préparer à une performance. En fait, je vais aller au-delà de la performance. Je vais venir chercher la personne derrière l'entrepreneur, la personne derrière le sportif, la personne derrière le danseur. Parce qu'en fait, c'est la même personne finalement, c'est le même humain caché derrière la machine. Et je pense qu'en fait, on a besoin de venir comprendre qui on est, comprendre son fonctionnement, accepter pleinement l'être qu'on est dans son intégralité. Et d'ailleurs, je ne vais pas vous en reparler puisque j'ai fait un épisode justement sur pourquoi vous ne devriez pas faire du def perso comme on le connaît. Et pourquoi est-ce que je coach de la manière que je coach ? Avec justement cette notion d'intégration de l'être. Donc je vous laisse aller voir l'épisode si vous ne l'avez pas encore écouté. Et ça me tenait à un cœur de vous en parler, parce qu'en fait finalement dans ma vie ce que je cherche c'est du sens, c'est de l'impact et c'est de la cohérence intérieure en fait, moi avec moi-même. Mais c'est surtout que j'ai toujours cherché à répondre à un besoin réel en fait, et pas à cocher une case sociale, et pas à aller à un endroit parce que là-bas ça marche. C'est trop fou parce que je sais que dans mon système de fonctionnement, j'ai toujours le truc de si personne n'est allé là-bas, moi j'ai envie d'y aller. Si c'est interdit, tiens, j'ai envie de savoir pourquoi c'est interdit. Si des gens n'y sont pas arrivés, tiens, j'ai envie d'essayer d'y arriver. Et si je vois qu'il y a un besoin, j'ai envie d'y répondre. Et du coup, peut-être que ça semble un peu décousu tout ce que je vous dis, mais en tout cas, vu de l'intérieur, pour moi je me dis « Ah ouais, t'as passé ton temps à chercher des trucs. » Et en même temps, à vouloir rentrer dans les cases pour être bien, parce que j'avais le syndrome de la bonne élève, ça c'est clair. Mais tout en étant hyper attirée par tellement de trucs, curieuse par plein de choses. J'ai l'impression d'apprendre super vite. J'ai l'impression de monter une première échelle, puis de vouloir monter une autre échelle, puis d'être inspirée par un autre truc. C'est pour ça que je vous dis, j'ai pas hâte de coller d'étiquettes sur comment est-ce que je me sens psychologiquement parlant, tu sais. Parce que quand on parle de... d'HPI, de neuroatypique, de TDAH, de zèbre, de multipotentiel, ça correspond énormément à ma personnalité. Mais pour autant, pour moi, c'est mon fil rouge. Ma soif de comprendre et d'apprendre et de transmettre et de questionner, je crois que c'est vraiment mon fil rouge. Maintenant, je suis en train de me rendre compte en même temps que je vous parle que... que mon métier, c'est de questionner les gens pour les aider à comprendre et en même temps de transmettre des connaissances que j'ai. Et en fait, ça fait complètement sens avec l'être que je suis et c'est assez fou de s'en rendre compte. Donc je ne sais pas où est-ce que vous en êtes, vous, dans votre vie, à quelle point vous vous êtes sortis déjà à côté des choses, en dehors des cases, à essayer de fitter quelque part et en fait finalement de ne pas y arriver. Mais j'ai envie de vous dire, s'il y a quelque chose là qui résonne chez vous, c'est peut-être qu'il y a une intuition qui est en train de vous parler. C'est peut-être qu'il y a une partie de vous qui est en train de dire « Oui, oui, tu es en train de me réprimer, moi j'ai envie de m'exprimer » . Peut-être que vous êtes entrepreneur et si c'est le cas, mais osez aller là où vous avez envie d'aller parce qu'en fait... C'est votre singularité qui fera qu'on aura envie de travailler avec vous. C'est votre côté différent, c'est votre côté bizarre, c'est votre côté spécial. C'est tout ce que vous voulez, genre allez-y. Parce qu'on peut prétendre, on peut porter des masques, mais finalement quand on est vraiment aligné avec qui on est et qu'on accepte toutes les parties de soi et qu'on est nous dans notre intégralité avec toutes nos polarités, ça nous donne une force énorme parce qu'en fait plus on se connaît et... Et plus ça nous permet de développer une entreprise, une autre image, mais surtout, plus ça nous permet d'orienter les choses, de peut-être mieux manager les gens, de créer des nouveaux produits, de répondre à un besoin auquel on a envie de répondre et pas de créer quelque chose juste parce qu'on sait que ça marche, qu'il y aura des clients derrière. Ça nous permet d'être beaucoup plus vrais et authentiques. Et moi, je sais que c'est quelque chose qui résonne énormément chez moi. Et ça va peut-être aller à l'encontre de ce que certains businessmen disent. Mais ce n'est pas grave parce qu'en fait, Par rapport à tout ce que je vous dis, tu vois, aujourd'hui, quand on me dit « Hey, il trouve un vrai métier, Marine » , ben moi, je souris parce qu'en fait, je sais que je ne peux pas faire autrement qu'entreprendre. Et ce n'est pas uniquement par ambition. Je sais que j'ai de l'ambition dans ma vie, mais ce n'est pas uniquement par ça. C'est parce qu'en fait, c'est une nécessité à l'intérieur de moi. Tu me mets dans un bureau avec des règles à suivre, une autorité supérieure qui ne te donne pas des financements pour aller créer des projets, des N plus 1, N plus 2, N plus 3 qui doivent valider des choses. qui te cassent un petit peu tes idées et qui, du coup, t'enferment dans une posture où tu ne peux pas créer, tu ne peux pas innover. Tu vois des problèmes, tu ne peux pas amener les solutions. Moi, je meurs intérieurement. Et ça m'est arrivé dans la fonction publique avant que je devienne entrepreneur. Et c'est là où je me suis dit que tu ne peux pas être dans un environnement où tu meurs. Ce n'est pas possible parce que c'est là où ton plein potentiel ne s'exprime pas. Et moi, j'ai envie d'exprimer mon plein potentiel. J'ai envie d'aider les gens. J'ai envie d'aider les entrepreneurs, les danseurs, les artistes, les gens à monter leur école de danse, à monter leur... Tu vois, j'ai envie d'aider les gens à se sentir aussi mieux, à se sentir alignés, à se sentir sereins, à se sentir puissants. Et du coup, si cet épisode résonne pour toi, encore une fois, je pense que si tu te crois trop curieux, trop hybride, trop sensible, trop intense, peut-être que le problème, ce n'est pas toi dans le fond. Peut-être qu'en fait, tu es déjà en train d'entreprendre des choses. Peut-être que tu es en train d'essayer de suivre ce qui te... parle à toi ce qui te correspond, mais en même temps, t'es en train d'essayer de copier-coller à des schémas qui finalement te parlent pas, mais ça fait bien. Je pourrais te donner plein d'exemples, et en fait, j'ai envie de te laisser un petit peu avec tout ça pour que tu puisses mettre les mots qui correspondent à ce que tu ressens, pour que tu puisses trouver le sens aussi à ce que tu ressens. Et si tu veux échanger avec moi là-dessus, n'hésite surtout pas à venir me voir en DM sur Instagram Marine Vallée, ou mets-moi un commentaire sur cet épisode, j'en parlerai... volontiers avec toi et puis si cet épisode t'a vraiment parlé n'hésite pas à lui mettre 5 étoiles ça aidera énormément le podcast à se faire connaître et puis je te dis à très vite dans un nouvel épisode, ciao ciao