Speaker #0Coucou ma douce, j'espère que tu vas bien, je suis très heureuse de te retrouver aujourd'hui dans ce nouvel épisode de mon podcast Présence Douce. Aujourd'hui je voulais te faire un petit peu un partage d'expériences mélangées à un peu des clés d'évolution sur cette relation qui peut être un peu bizarre au début avec la maladie ou des suites d'un accident, la relation qu'on peut avoir avec notre corps. En l'occurrence là, suite à un diagnostic plus tôt, je vais parler de mon expérience avec la pathologie avec laquelle je vis. J'ai eu un petit peu cet effet boomerang au moment du diagnostic où en fait j'ai eu tellement peur que la maladie prenne toute la place dans ma vie, de trop m'identifier à la maladie, qu'au final en fait ça a fait l'effet inverse et je lui ai laissé à cette pathologie une place monstrueuse sans même me rendre compte. Et du coup aujourd'hui j'aimerais te partager un petit peu comment est-ce que je m'en suis rendu compte, quelles ont été les clés que j'ai utilisées et comment est-ce que surtout aujourd'hui je peux vivre... avec cette pathologie en ayant une relation saine. Si jamais tu débarques, moi c'est Lily, je suis thérapeute corps et maladie, j'accompagne les personnes malades ou ayant une relation à leur corps difficile à retrouver de la légèreté et à guérir en accord avec leur être, leur esprit et leur corps. Je suis certifiée en hypnose, en art-thérapie, en acupression et en EFT et je consulte à mon cabinet ou bien en visio. Si jamais ce n'est pas déjà fait, je t'invite à me suivre sur les réseaux pour ne rien rater. Aujourd'hui, je souhaiterais donc faire un partage d'expérience en quelque sorte. J'ai été diagnostiquée il y a un peu plus de trois ans d'une polyarthrite rheumatoïde avec laquelle je cohabite a priori depuis très jeune. Quand j'ai eu ce diagnostic-là qui est tombé, ma première réaction, ça a été le soulagement d'avoir enfin un mot, un nom, quelque chose de concret, de mis sur ces douleurs que je vivais depuis des années qui étaient dans ma tête, n'est-ce pas ? Ce slogan qu'on pourrait utiliser tellement on est nombreux. à l'entendre et que j'entends encore aujourd'hui, malgré le diagnostic et malgré les faits médicaux qui sont là, on continue encore de me le ressortir face à l'incompréhension d'une pathologie qui est arrivée très jeune pour ma part. Donc il y a eu cette part de soulagement. Et il y a aussi eu, qui s'est réveillé dans ce même laps de temps, une espèce de terreur de m'identifier à la maladie, que cette maladie prenne toute la place et que moi, Lily... je n'existe plus autrement que par cette maladie. Parce que pour la petite anecdote, étant plus jeune, j'ai eu une algodystrophie. Donc à peu près de mes 9 ans jusqu'à mes 15 ans, quelque chose comme ça. J'ai fait de fauteux roulants, j'ai dû réapprendre à marcher, j'ai passé à peu près autant de temps à l'hôpital qu'à l'extérieur. Et durant toute cette période-là de l'enfant, je me suis un peu construite autour de cette pathologie-là que j'avais à l'époque. Il y avait un petit peu ce côté, en quelque sorte, voilà. J'étais ma pathologie, tout le monde me regardait au travers de ses problèmes de santé, au travers de ses séjours à l'hôpital, etc. Et du coup, ça a été vraiment une hantise, quand le diagnostic de la polyarthrite est tombé, de retomber là-dessus et que mon identité ne soit plus que celle de la jeune femme qui a une polyarthrite rhumatoïde pour son jeune âge. Et ça, ce n'était pas envisageable pour moi. Du coup, je n'ai pas fait un déni parce que la polyarthrite, elle était là, j'étais heureuse en quelque sorte d'avoir encore un terme. j'ai pu commencer du coup à à faire mes recherches sur le sujet, à comprendre, à apprendre comment est-ce que mon corps fonctionnait, pourquoi, le pourquoi du comment, qu'est-ce que je pouvais mettre en place pour améliorer ma condition de vie, en sachant très bien que cette pathologie-là ne disparaîtrait jamais, mais que je pouvais faire le nécessaire pour améliorer mon quotidien et pour retarder, entre guillemets, l'échéance qui arrive indéniablement avec ce genre de pathologie-là. Sauf qu'en ayant ce raisonnement-là, de me dire Merci. La pathologie elle existe donc je fais ce qu'il faut un petit peu au quotidien mais en même temps je la prends pas en compte dans mes actions concrètes, dans la façon dont je vais bouger, dans la façon dont je vais accepter ou non certaines activités, dans la façon dont je vais organiser mon temps, dans la façon dont je vais gérer mon sommeil etc. Toutes ces choses là qui ont au final un impact primordial sur la gestion de la douleur et sur la vie avec cette pathologie, je l'ai complètement squeezée au quotidien, oui ok je cohabite avec une polyarthrite. Je fais attention à ce que je mange, je me suis mise à avoir une alimentation anti-inflammatoire, mais ça s'est arrêté là. Au début, je n'ai pas cherché plus loin, je n'ai pas poussé vraiment cet impact émotionnel, physique, psychique jusqu'au bout, parce qu'il ne fallait surtout pas que je m'identifie à ma maladie et qu'elle prenne toute la place. Voilà, parce que j'ai eu une phase au début où j'étais un petit peu encore entre le j'ai une polyarthrite et je vis avec une polyarthrite, comme j'en parlais dans une vidéo récemment, la différence entre les deux. Justement, quand on est en mode j'ai telle pathologie, on s'identifie, c'est je suis ma pathologie. Alors ça m'arrive des fois par réflexe parce que c'est plus court à dire je dis j'ai une polyarthrite rheumatoïde, mais j'ai conscience que quand je dis j'ai, c'est je vis avec, que cette pathologie-là, elle fait partie de moi, mais qu'elle ne me résume pas. Et cette nuance-là, j'en avais plus ou moins conscience, mais je n'avais pas encore intégré, parce que ça nous tombe un peu dessus ce diagnostic, même si on l'attendait, il faut le temps. de pouvoir s'adapter aussi à cette nouvelle vie qui commence avec ce diagnostic-là. Et donc du coup, à trop vouloir repousser la polyarthrite, au final, vu qu'au quotidien, les choses que je faisais, hormis l'alimentation, parce que c'est vraiment la première chose que j'ai mise en place suite au diagnostic, hormis cette recherche d'alimentation anti-inflammatoire pour pouvoir soulager l'inflammation de mon corps, donc j'avais très bien conscience qu'elle était là depuis des années, bien avant le diagnostic, J. Tout simplement, au quotidien, laisser une place monumentale à cette polyarthrite. Parce que cette place-là, elle est occupée par la douleur. C'est comme ça qu'elle se manifeste. Et ces douleurs-là, oui, elles étaient là. Oui, je savais m'arrêter quand vraiment ça devenait trop douloureux ou juste avant. Mais concrètement, je ne leur laissais pas de place à ces douleurs. Parce que je continuais à vivre ma vie en subissant indirectement la pathologie. Parce que je subissais quand je faisais des activités sportives qui n'étaient pas adaptées. Je subissais quand au lieu de dire à mon fils que là, je n'étais pas en capacité de jouer avec lui, je me forçais à le faire ou alors je détournais le truc parce qu'il ne fallait surtout pas. Les premiers temps, ça a été une prise de conscience rapide. Ça a duré peut-être deux ou trois mois, mais ça a quand même fait partie du processus et on peut le vivre de façon plus longue. Donc voilà, il y a eu cette espèce de distorsion. Effectivement, la maladie était là, elle était présente, C'est miiit ! Il ne fallait surtout pas que ça prenne toute la place. Donc, je n'en parlais pas. Je ne posais pas mes limites. Je ne posais pas les choses. Mais sauf que du coup, les douleurs, elles étaient de plus en plus importantes. Parce que c'était super vicieux. D'un côté, j'ai conscience que la maladie est là. Mais sauf qu'en même temps, fondamentalement et physiquement, je ne fais rien pour que mon corps puisse guérir. Je ne fais rien pour que mon corps puisse aller mieux. Donc du coup, à part l'alimentation, évidemment. Mais sauf que... L'alimentation est effectivement sur un chemin de guérison d'un système nerveux qui est en mode survie, d'un corps qui va mal, et du coup forcément d'un émotionnel qui est perturbé dès qu'il y a une crise de douleur, enfin c'est le cercle vicieux, on ne peut pas s'en sortir si on ne prend qu'un seul paramètre en ligne de compte. Et du coup cette douleur elle grandissait, elle grandissait, elle grandissait, je me disais que c'était normal, que c'était voilà, parce que quand on a conscience des choses du coup indirectement ça on le sait très bien, si on ne se rend pas compte qu'on a un bobo on va être un peu gêné, mais voilà c'est tout, et puis à partir du moment où on se rend compte qu'on a un bobo D'un coup, le cerveau, il conscientise, le mental, il prend le relais. Et du coup, là, la douleur, elle devient plus grande. C'est humain, c'est normal, c'est un réflexe qui est totalement logique. Donc du coup, voilà, c'est un petit peu ce qui s'est passé au final. C'est que ce bobo-là, je savais qu'il était là, mais sauf qu'en fait, insidieusement, il prenait de plus en plus, de plus en plus de place, de plus en plus de place. Parce que j'avais beau être dans mon corps, j'y étais par moments, mais quand il fallait assumer et dire là, stop, je ne peux plus. Là, écoute, moi je cohabite avec cette pathologie-là, je ne suis pas en mesure d'en le faire ou je peux le faire de telle ou telle façon. Il n'y avait plus personne, je sortais de mon corps, je dissociais. Donc du coup, la douleur, elle prenait toute la place et je me retrouvais prisonnière et esclave de cette polyarthrite. Et venu un moment, je ne sais plus exactement sous quelle forme c'est arrivé, je pense que j'ai toujours continué à être sur cette recherche vraiment de reconnexion au corps. Je continuais à faire plein plein de choses pour me connecter à mon corps, pour être en conscience dans mon corps, pour vivre en conscience. Mais du coup, vu qu'il y avait ces dissociations au moment où la douleur commençait à prendre le dessus, c'était efficace, mais pas complètement. Et il y a eu un moment donné, comme je le disais, je ne sais plus sous quelle forme, j'ai vraiment fait un switch, il y a eu un retour au corps vraiment permanent qui s'est fait. Et du coup, j'ai vécu ma première crise de douleur en étant pleinement dans mon corps. Et je me suis rendu compte que quand on est pleinement dans son corps, en fait, la douleur, elle est beaucoup moins forte et moins importante et plus localisée que quand on sort de son corps. Parce que quand on sort de son corps, on laisse toute la place, c'est comme si on prend un enfant ou un adulte qui est en pleine tempête émotionnelle et on le laisse tout seul dans la salle. Si on le laisse tout seul dans la salle, ça veut dire qu'il peut faire littéralement tout ce qu'il veut et qu'il peut passer cette tempête émotionnelle en déchirant le papier peint, en jetant les meubles, en faisant tout ce qu'il veut puisqu'il n'a aucune limite, puisqu'il n'y a personne pour lui dire tu as le droit de vivre ta tempête émotionnelle. Mais moi je te donne tel ou tel outil pour pouvoir extérioriser et ça s'arrête là. Le reste, il ne touche pas. Quand tu reviens dans cette pièce-là et que tu accompagnes l'enfant en tempête émotionnelle, il a le droit de la vivre, il extériorise, mais c'est juste qu'il le fait dans un cadre. Du coup, au lieu de démonter toute la pièce, il va peut-être juste taper dans un coussin ou gribouiller sur une feuille et ça va se minimiser à un demi-mètre carré sur la pièce de 30 mètres carrés, par exemple. Si je schématise un peu le truc, la douleur dans le corps, c'est le même fonctionnement. Si on sort de notre corps, la douleur qui, par exemple, était localisée, je ne sais pas, juste dans les épaules ou dans les hanches, elle va s'étendre à tout le corps et on va avoir l'impression d'être littéralement étouffée, englobée de la douleur et donc de la pathologie. de la maladie ou du traumatisme. C'est quelque chose qui vaut pour toutes les douleurs. Les douleurs physiques, mais aussi les douleurs émotionnelles, les douleurs mentales, les douleurs d'un trauma, les douleurs d'une maladie, les douleurs de fantômes. C'est valable pour tous les types de douleurs. Alors que quand on revient dans son corps, vu que nous, on reprend notre légitime place d'être au sein de notre enveloppe charnelle, la maladie et la douleur se localisent et restent juste là où elle est présente. et là où la crise de douleur est là, ou là où l'émotion se... s'extériorisent, par exemple, pour les gens qui n'ont pas forcément spécifiquement de maladie. Du coup, on se rend compte qu'en fait, la douleur, elle est très importante, elle peut être insupportable, mais elle ne prend finalement pas autant de place que ce qu'on pensait dans le corps. Et j'ai eu donc cette première crise de douleur que j'ai vécue, cette première vraie... Voilà, j'ai vécu pour la première fois une crise de douleur en étant dans mon corps, parce que voilà, je ne sais plus exactement comment, suite à quelle pratique ou quel exercice c'est venu, mais en tout cas, il y a... J'ai essayé beaucoup de choses dans ce rapport au corps et il y a quelque chose qui a fini par fonctionner. Et à partir de ce moment-là, il y a eu le déclic, il y a eu le switch où j'ai compris qu'en ayant peur que la maladie prenne toute la place, je lui avais laissé toute la place. À partir de ce moment-là, le cheminement a commencé où forcément étant dans mon corps, j'ai commencé à voir qu'il y avait beaucoup de signaux pré-crise de douleur. J'ai commencé à comprendre d'où venaient mes crises de douleur. Là, on parle vraiment... Au-delà du côté émotionnel, parce que tout ce travail-là, il a été amorcé très très jeune et bien avant le diagnostic, donc on va dire que le côté émotionnel jouait plus qu'à 10% dans les déclenchements de crises de douleur et qu'il y avait vraiment tout un monde autour, un monde interne, un monde corporel qui déclenchait ces crises de douleur, que ce soit la météo, que ce soit le mauvais sommeil, que ce soit l'alimentation, que ce soit mes cycles hormonaux qui n'étaient pas du tout régulés et qui allaient très mal, mon système nerveux qui n'allait pas bien du tout. l'échangement de température, il y a un million de paramètres purement physiques qui peuvent être à l'origine de ces crises de douleur, mais aussi justement le fait de sortir de mon corps, je me suis rendu compte que c'était aussi ça qui était des fois déclencheur de mes crises. Et donc du coup il y a tout ce processus, je pourrais en parler pendant des heures, donc je ne vais pas tout détailler parce que sinon je pense que je ferais un podcast de trois heures, mais ça pourrait être l'occasion peut-être de faire un podcast beaucoup plus long pour parler de tout ça, mais en tout cas dans les grandes lignes. Dans les grandes lignes, en tout cas, le fait d'avoir vécu ce retour au corps, je me suis rendu compte de tout ce qui était mis, enfin d'une grande partie, parce que j'en découvre encore aujourd'hui, de tout ce qui était mis en jeu et en relation au sein de cette crise de douleur. Et du coup, en amont et en aval. A partir de ce moment-là, j'ai donc commencé à m'intéresser un peu plus au schéma, vraiment, de qu'est-ce qui se passait dans mon corps. Je savais qu'il y avait de l'inflammation, mais ok, il y a de l'inflammation, je mange anti-inflammatoire, ça me fait un petit peu de bien, mais ça n'a pas radicalement changé ma vie. Donc, c'est qu'il y a encore autre chose. Voilà, parce que ça faisait à peu près trois mois que j'avais eu ce diagnostic. Ça faisait donc du coup, j'ai mis très très vraiment dans la semaine qui a suivi le diagnostic, j'ai mis en place l'alimentation anti-inflammatoire, etc. Parce que c'est quelque chose que je regardais de plus ou moins loin depuis déjà un moment, parce que j'ai toujours eu conscience que mon corps était inflammé. Mon corps s'est construit. autour de médicaments très lourds, autour d'un système hormonal défaillant. C'est des choses dont j'avais entièrement conscience, il n'y avait aucun déni là-dessus. Donc voilà, ce côté anti-inflammatoire, il était déjà dans un coin de ma tête. Donc quand le diagnostic est tombé, je me suis dit c'est bon, là je ne cherche plus, mets ça en place. Du coup, ça faisait plus ou moins trois mois que j'avais cette alimentation anti-inflammatoire. Ça avait amélioré certaines choses, mais je sentais bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas bien dans mon corps. Donc j'ai commencé à travailler, j'ai commencé à cheminer là-dessus, à m'intéresser. au système nerveux, à m'intéresser au système lymphatique, à m'intéresser au système hormonal, au fait qu'effectivement, nous, en tant que femmes, notre système hormonal régit littéralement tout notre monde intérieur, et que du coup, aujourd'hui, j'en suis au stade où je mange en fonction de mes cycles, où j'organise ma vie en fonction de mes cycles, et je n'ai jamais été aussi bien physiquement que depuis toujours, en fait. Au-delà de ça, d'un point de vue purement émotionnel et psychologique par rapport à cette maladie, du coup le fait d'avoir ce retour au corps, de découvrir cette gestion émotionnelle par rapport aux crises, quand il y avait les crises de douleur, de pouvoir apprendre, de conscientiser et de vivre le fait que quand tu retournes dans ton corps, la maladie, la douleur, elle a moins de place, etc. Du coup, j'ai commencé à me rendre compte qu'en fait, le fait d'intégrer la maladie dans ton quotidien, c'était peut-être pas si mal et que c'était peut-être le moyen de la mettre à sa juste place, cette pathologie. parce que cette pathologie, elle existe, quoi qu'on fasse, elle est là, on vit avec, on a envie qu'elle ne prenne pas de place et qu'on ne s'identifie pas ou pas, dans tous les cas, elle est là. Et en fait, à partir de ce moment-là, du coup, j'ai commencé... J'ai adapté progressivement, donc là ça s'est fait sur les trois dernières années, j'ai commencé progressivement à écouter un petit peu plus mon rythme de vie, à me rendre compte que effectivement quand j'avais un moins bon rythme de sommeil j'étais plus douloureuse, j'avais plus de mal émotionnellement à gérer la douleur, à gérer les crises de douleur etc. J'ai commencé à en parler plus en famille, j'ai commencé à en parler à mon fils, à exprimer clairement, la maman elle n'est pas en capacité, elle a des douleurs. Et progressivement, ça s'est fait sur ces trois dernières années, tout en continuant à apprendre, à me former, à chercher autour de cette santé inflammatoire, de cette santé profonde corporelle. Et plus tu mets le nez dedans, plus tu te rends compte à quel point tout est lié. C'est vraiment extraordinaire. Même juste le brouillard mental et la gestion émotionnelle, elle est liée à ton système nerveux et nous, en tant que femmes, à notre système hormonal. C'est-à-dire qu'un système hormonal sain, là, je peux le dire aujourd'hui, je suis encore loin d'avoir un système nerveux qui... qui est sorti du mode survie complètement, mon corps est encore inflammé. Mais sauf que là aujourd'hui, je suis arrivée quand même à un état de bonne santé qui fait que j'arrive enfin à perdre du poids parce que mon corps était complètement bloqué tellement que mon système était nerveux, etc. Il était en panique. Je commence, voilà, là j'ai rentamé une perte de poids il y a plusieurs mois et je continue à perdre progressivement. Donc c'est aussi un indicateur que mon système nerveux va mieux. Je n'ai plus d'eczéma sur tout le corps comme c'était le cas avant, j'ai juste encore de la rosacée sur le visage, c'est tout, le reste ça a complètement disparu. Au niveau émotionnel, quand j'ai fait une crise de douleur, vu que mon système hormonal commence à se réguler aussi, je me rends compte qu'il y avait des pics émotionnels lors des crises de douleur qui étaient complètement liés à mon système hormonal et à mon système nerveux. parce que depuis que ça commence à aller mieux, les crises de douleur sont toujours aussi violentes, c'est toujours aussi dur psychologiquement, mais voilà, il y a des choses. des symptômes physiques, émotionnels, comme le côté sensoriel, le côté nerveux un petit peu, qui diminue au fur et à mesure que mon système nerveux guérit et va mieux en fait. Et donc toutes ces choses-là, ça aboutit au final où tu te dis, mais en fait, le fait d'intégrer la maladie dans ta vie t'arrête de t'empêcher de faire des choses, parce que du coup, au lieu de te dire, par exemple, je ne sais pas, j'en sais rien, c'est un exemple complètement bateau, mais... Je sais pas, t'as des amis qui te proposent d'aller faire une super grande randonnée de je sais pas combien de temps. Avant intégration de la pathologie à ton quotidien, soit t'allais dire oui et t'allais te foutre dans un état pas possible ou t'allais finir sur les rotules à ne plus pouvoir te lever le lendemain ou alors t'allais dire non et te priver complètement parce que la pathologie elle est là et que t'as pas envie de te faire du mal. La nouvelle version de toi qui intègre la maladie à ton quotidien, elle dit clairement bah écoute, je sais pas, vous vous avez prévu de faire une rando de 20 km, moi aujourd'hui je peux faire... 5, 6, 10 km max. Donc, écoutez, ce que je vous propose, c'est que moi, je vous rejoigne, je me gare à la moitié du parcours. Comme ça, on finit le truc ensemble. Et voilà, je me suis respectée. Je ne m'identifie pas à ma pathologie, mais je la prends en compte. Et ça me permet quand même de pouvoir vivre un moment adapté à ce que je suis en capacité de faire. Et en fait, du coup, plus tu intègres ta pathologie dans ta vie, pas tu t'identifies à elle, mais vraiment, tu l'intègres dans ta vie en sachant que là, ça, tu peux le faire. ou ne pas le faire, et du coup que tu peux adapter de telle ou telle façon, ça te permet de reprendre un pouvoir en quelque sorte, et de reprendre ton pouvoir créateur et le pouvoir de ta vie. Parce que tu es pleinement en conscience de tes capacités, donc tu es en amour de toi, donc tu te respectes, donc tu prends confiance en toi. Et c'est ça aussi, c'est que quand on essaye de refourguer notre pathologie dans un coin et de l'étouffer, on perd confiance en nous, parce qu'on sait qu'on a cette faiblesse, parce qu'on considère dans ces moments-là la pathologie comme une faiblesse. Alors qu'en intégrant la pathologie pleinement et consciemment dans sa vie, on reprend confiance en nous. Parce qu'on sait qu'on connaît nos forces et nos faiblesses, qu'on est en capacité de les écouter, de les respecter. Et que du coup tout ce qu'on fait en confiance, on le fait en sachant qu'on peut y arriver et qu'on peut le faire. Il y aura forcément des loupés, on est bien d'accord. Quoi qu'on fasse, on ne peut jamais être à 100% dans la vie. Ça c'est une évidence, mais de façon globale. Du coup, on développe un espèce de mindset et un espèce de... Oui, on développe notre estime de nous-mêmes parce que du coup, on se respecte sur tous les plans, autant physiquement qu'émotionnellement qu'absolument tout. Donc, intégrer sa pathologie à sa vie, ce n'est pas lui donner toute la place, ce n'est pas s'identifier à elle, c'est juste simplement faire les choses avec conscience et équilibre. Parce qu'il y a besoin de tout pour les polarités, il y a besoin de jours sportifs, de jours de repos, il y a besoin de jours... émotionnellement super stable et de jour un petit peu moins. Il y a besoin de ces équilibres-là pour, enfin de ces opposés-là pour pouvoir trouver un équilibre au milieu. Et cette pathologie-là, elle fait partie de l'équation, elle fait partie de l'équation parce que d'un côté, on a nos jours en bonne santé et nos jours un petit peu moins en bonne santé et la beauté des choses, c'est de réussir à trouver l'équilibre au milieu pour vivre une vie alignée. On se respecte parce qu'on sait que notre pathologie est là, on apprend à dire non. On apprend à exprimer les choses, on apprend à prendre sa place. Et c'est un chemin d'évolution. C'est un chemin d'évolution. Pour beaucoup qui ont eu la chance comme moi d'apprendre à prendre sa place avant le diagnostic, c'est du coup beaucoup plus facile de le faire avec la pathologie. Ça reste un chemin quand même, mais c'est beaucoup plus court en timing et beaucoup plus facile en quelque sorte. Mais pour ceux qui n'ont jamais eu la chance d'apprendre à se positionner, à prendre sa place dans sa propre existence et vis-à-vis des autres, Ça peut être un chemin qui est plus délicat, mais c'est possible et on y arrive. Et en tout cas, c'est une sacrée liberté d'y arriver parce que du coup, on s'offre des possibilités qui sont extraordinaires. Parce qu'on a conscience de qui on est, sous toutes nos formes, sur toutes nos facettes, et qu'on trouve un équilibre entre notre être, notre esprit et notre corps. Et c'est ça la plus grande des libertés. Parce que nos pathologies, nos traumatismes, nos blessures et nos douleurs sont nos plus grandes forces. et il est important d'en prendre conscience. de leur rendre leur juste place aussi et de les intégrer au quotidien pour les choses comme les pathologies qui ne peuvent pas guérir, même certains traumatismes dont on peut grandir mais dont on ne guérit jamais à 100%, quand on leur laisse leur juste place, qui sont juste ni trop peu ni pas assez, ce sont pour moi des tremplins d'expansion, si je puis dire, et c'est une richesse extraordinaire. En tout cas, j'espère que cet épisode t'aura plu, je pourrais parler de tout ça pendant des heures et je pense que j'en reparlerai plus longuement dans un autre épisode. podcast. En tout cas, si tu as des questions, que tu souhaites partager ton expérience ou que tu ressens le besoin de te faire accompagner, ma porte est grande ouverte et n'hésite pas. Je te souhaite une très très très belle journée et on se retrouve lundi prochain pour un nouvel épisode.