Speaker #0Coucou ma douce, j'espère que tu vas bien, je suis très très heureuse de te retrouver aujourd'hui dans ce nouvel épisode de mon podcast Présence douce. Aujourd'hui on va parler un petit peu de sensorialité, on va parler un petit peu de surstimulation, qu'est-ce que c'est exactement quand on est surstimulé sensoriellement et qu'est-ce qu'on peut mettre au quotidien en place, des petites actions par-ci par-là pour pouvoir essayer d'apaiser, calmer et de mieux gérer cette surstimulation. Si jamais tu débarques, moi c'est Lily, je suis thérapeute corps et maladie, j'accompagne les personnes malades ou qui ont un rapport à leur corps difficile à retrouver légèreté et bienveillance envers eux-mêmes et l'amour d'eux-mêmes au quotidien. La maladie je la connais bien parce que je cohabite avec une polyarthrite depuis toute jeune et je suis certifiée donc en hypnose, en EFT, en acupression et en art-thérapie. Voilà un petit peu pour le petit point. Si jamais mon contenu te plaît, n'hésite pas à t'abonner, ce serait un grand soutien. Tu peux commenter aussi, liker, partager, enfin voilà, surtout n'hésite pas. pas, ça me ferait grand plaisir. Donc pour le sujet d'aujourd'hui, je voudrais parler un petit peu de quelque chose qui pour moi est encore trop mis de côté, encore trop étouffé on va dire, c'est tout ce qui va être la surstimulation sensorielle. On est dans un monde où tout va à l'encontre du bien-être de notre système nerveux avec des bruits, des musiques toujours plus fortes, des stimulations visuelles avec les panneaux publicitaires, avec la lumière forte, avec tout ce qu'on peut voir à la télé ou les jeux vidéo, enfin voilà toutes ces choses qui tournent autour du numérique qui sont... à des années-lumières de quelque chose qui respecte notre système nerveux, parce que les enfants sont concernés, mais nous aussi, le rythme d'images qu'on nous balance dans les séries, par exemple, ou dans les publicités pour ceux qui ont la télé et qui regardent les publicités, etc. Toutes ces choses-là, elles sont beaucoup trop stimulantes par rapport à ce que notre système nerveux est en capacité d'accueillir et d'accepter. On peut occasionnellement faire un truc surstimulant pour notre système nerveux, aller au parc d'attractions, être dans un endroit avec beaucoup de bruit, etc. Mais c'est des choses qui restent occasionnelles. Alors que... Concrètement, dans la société dans laquelle on vit aujourd'hui, on est dans vraiment quelque chose de surstimulant H24. Les lumières par exemple, le premier exemple des lumières, tout est trop fort. Et ce sont des teintes de lumière qui sont ultra agressives pour le système nerveux. Ces gros spots blancs comme on retrouve partout dans les écoles, dans les bureaux, dans les hôpitaux, etc. Ce sont des teintes de lumière qui sont tout sauf naturelles et qui du coup sont ultra agressives pour le système nerveux. Et pour les personnes qui sont... qui ont un système nerveux qui est un peu en PLS, qui sont hypersensibles, qui ont une sensibilité particulière à ce genre de choses, qui sont en général des gens qui sont plus connectés à eux-mêmes et à leurs émotions que d'autres personnes. Il n'y a pas de notion, mieux ou moins bien, qu'on soit en même accord, mais globalement, les personnes qui vont être dérangées et gênées par toutes les choses qui surstimulent le système nerveux, ce sont des gens qui sont plus ou moins, soit qui ont un système nerveux qui est en mode survie H24, ou alors... les deux, mais ou alors des gens qui sont un petit peu plus connectés à leur corps, à leur ressenti, etc. Donc toutes ces choses-là, qui sont même les couleurs, la forme de certaines choses, etc., sont agressives pour le système nerveux, je n'irai pas dans le débat de dire si c'est volontaire ou non, mais en tout cas, c'est quelque chose qui n'est pas bon du tout pour nous, et il y a peu de choses à l'heure actuelle qui sont réellement adaptées, même pour les enfants qui ont une sensibilité encore plus élevés que la nôtre. Ils évoluent continuellement tous les jours dans un environnement surstimulant, avec des couleurs surstimulantes, avec des lumières surstimulantes. Enfin voilà, tout l'environnement au quotidien, pour beaucoup de personnes, et principalement aussi pour les enfants, est surstimulant. Et c'est quelque chose, du coup, qui pose de plus en plus de problèmes. Donc comment est-ce qu'au quotidien, on peut essayer de gérer cette surstimulation qui peut être la surstimulation sensorielle, ça va être donc au niveau des cinq sens. Donc ça va être, enfin, ça touche pas forcément les cinq sens en même temps, mais ça peut toucher les cinq sens. Ça va être donc effectivement tout ce qui va être visuel, donc les lumières, les écrans, la rapidité d'image, etc. Ça va être aussi auditif, donc les bruits du quotidien, la vie est bruyante aujourd'hui. Elle était probablement déjà à l'époque, mais moins, je pense, parce qu'on n'avait pas, entre les bruits des voitures, entre les travaux qu'il y a régulièrement partout, la musique est toujours forte. Enfin voilà, il y a cette notion, les gens parlent de plus en plus fort, les gens sont... de plus en plus agressif aussi, donc du coup il y a une tonalité verbale qui est de plus en plus élevée, et ça montre crescendo. On va voir aussi sensoriellement les textures qui sont utilisées aujourd'hui pour les vêtements, etc. Les matériaux qui sont, voilà, le synthétique, toutes ces choses-là, ce sont des choses qui, sensoriellement pour le système nerveux, au-delà du côté hormonal des produits chimiques qu'il y a dedans, mais d'un point de vue sensoriel pour les personnes qui sont sensibles et pour le système nerveux tout simplement, C'est super agressif. Quand toute la journée, tu cumules tout ça, donc les odeurs, on y viendra après, mais voilà, les lumières qui sont fortes, les soins, etc. Et qu'en plus, tu portes des vêtements qui vont être soit trop serrés, soit qui vont avoir des matières agressives pour la peau, sensoriellement, ça va faire une surcharge et ça ne va pas du tout aider ton système nerveux ni à sentir en sécurité et du coup à sortir du mode survie, ni juste tout simplement à s'apaiser. Donc on va voir ce côté-là. Au niveau des odeurs, c'est pareil. On est aujourd'hui dans un monde, dès qu'on va en ville, en campagne, on est encore privilégié. Mais quand on va en ville, on n'a plus de vraies odeurs. On n'est que sur des odeurs, l'odeur des bagnoles qui passent, l'odeur des produits chimiques qu'on va pouvoir ressentir à droite et à gauche. Il y a toujours des odeurs qui traînent, mais des odeurs qui ne sont pas naturelles et qui ne sont pas saines non plus. Donc au niveau olfactif, pour le système nerveux et pour le corps, c'est pareil. Si tu as une sensibilité, ça va rapidement venir décupler et venir... Enfin, c'est violent, vraiment, quand ça te prend au nez, que tu as une odeur ou une accumulation de plusieurs odeurs qui te prend au nez, ça peut être extrêmement violent. Et du coup, ça peut arriver, quand tous ces sens-là sont vraiment en surcharge, que aussi, du coup, au niveau du goût, je sais que moi, ça m'arrive très souvent, que du coup, il y a des textures que je ne supporte plus. Quand je suis en surcharge sensorielle, toutes les textures qui vont être, par exemple, grumeleuses ou trop... comment je dirais ça, gélatineuse un peu, genre style, bon les jutes j'aime pas ça de base, mais un peu le principe gélatineux quoi, de ce genre de trucs, ça va être des textures que je ne vais pas supporter, que vraiment ça va me faire des frissons partout, mais pas dans le bon sens du terme, et voilà, ça c'est lié à la surcharge, et je sais que dès que je suis en surcharge sensorielle, il y a plein de textures comme ça, même visuellement déjà je sais que c'est pas possible, c'est pas possible pour moi. En temps normal déjà de base, ça m'arrive d'avoir des textures comme ça où... ça va pas être possible pour moi de le manger parce que je sais que la texture va sensoriellement ça va pas passer du tout mais quand je suis en surcharge sensorielle il y a des plats ou des choses, des aliments que j'adore habituellement, par exemple le chou-fleur j'adore le chou-fleur cru avec une petite sauce à la nette là, c'est incroyable mais quand je vais être vraiment en surcharge sensorielle je sais que la texture du chou-fleur cru en bouche, c'est pas possible c'est impossible, ça passe pas, alors que pourtant j'adore cet aliment là, mais voilà quand tout mon système nerveux il se met en mode survie Merci. Parce que je suis en surcharge sensorielle, parce que j'ai passé une journée où j'ai été exposée à des lumières très fortes, où il y a eu beaucoup de bruit autour de moi, où j'ai été autour du monde, où je suis fatiguée, où je suis en crise de douleur. Enfin, il y a plein de paramètres au-delà du côté sensoriel qui rentrent en ligne de compte. Mais en tout cas, quand cette surcharge-là, elle se met en route, tout devient trop, tout devient épuisant jusqu'aux moindres petits détails. C'est-à-dire que vraiment, un courant d'air qui va passer sur notre peau... ou un bruit des fois. Alors en plus, si tu es hypersensible, comme c'est mon cas, moi j'entends des bruits, genre par exemple, un chargeur de téléphone, ça fait du bruit. Je sais qu'on va... Il y en a probablement qui vont me prendre pour une folle, mais il y en a peut-être beaucoup qui vont se reconnaître dans ce que je dis. Mais des bruits comme ça, genre le bruit du frigo, pas le bruit que tout le monde entend. Il y a un petit bruit permanent au frigo. Les chargeurs de téléphone... la goutte d'eau qui va tomber dehors à 15 km, je vais l'entendre. Et ça, ce sont des petits trucs où au quotidien, ça va. Si je l'entends et que je me concentre dessus, c'est sûr, ça peut mettre en inconfort. Mais au quotidien, ce sont des choses aujourd'hui qui ne me gênent plus parce que j'ai quand même drastiquement réduit mon mode survie et que mon système nerveux va beaucoup mieux. On n'est pas encore sur un système nerveux apaisé complètement, mais ça va mieux. Le boulot a fait son effet. Mais dès que je suis en surcharge, ce genre de bruit, C'est insupportable. Et c'est pas quand on dit, par exemple, les bruits de bouche, ce genre de choses, bon ça je pense qu'il n'y a pas que les hypersensibles que ça dérange, mais en tout cas, toutes les choses qu'on va énumérer ou on va tiquer quand on est en surcharge sensorielle, c'est pas que ça nous énerve mentalement, c'est pas que genre c'est un bruit chiant donc arrête de le faire, c'est que physiquement ça nous oppresse. Physiquement ça nous met dans un état où on est en mode survie, donc on est en mode comme ça en fait, tout simplement. C'est vraiment la sensation que tu ressens quand tu sens qu'il y a un danger ou que, je sais pas, que vraiment t'es en gros stress, que tu vas avoir un entretien d'embauche, un examen ou peu importe. Cette sensation un petit peu physiquement d'être oppressé, d'être écrasé, comme quand t'es dans un endroit très exigu. Bah en fait, c'est la sensation que ça nous fait. Et quand on dit, genre, est-ce que tu peux arrêter de faire ce bruit ou est-ce qu'on peut couper ça ou machin ou s'en aller, c'est pas parce que ça nous énerve mentalement, c'est pas parce que juste on est chiant. c'est juste parce que physiquement, ça nous met dans un inconfort et des fois, ça devient douloureux. C'est-à-dire que des fois, le bruit même d'une goutte d'eau qui tombe ou le bruit d'un chien qui se lèche les pattes, par exemple, ou j'en sais rien, des pages qui se tournent d'un livre, des sons comme ça qui habituellement, au quotidien, on s'en fout. Quand on est en surcharge sensorielle, et c'est très difficile à comprendre pour les autres qui ne le vivent pas, et je peux l'entendre complètement, mais c'est physique et ça peut aller jusqu'à nous faire mal physiquement. Je pourrais pas décrire la sensation, c'est un mélange de... Ça nous brûle de l'intérieur, il y a comme une sensation de courbature. Après, chacun le vit à sa façon, mais je sais qu'on est beaucoup à le ressentir de cette façon-là. Mais en tout cas, voilà. Quand quelqu'un d'hypersensible te dit que ce bruit-là ou ce bruit-là le met en inconfort ou que c'est insupportable, on dit pas ça pour vous embêter. C'est pas une question de ça nous énerve et que voilà, on est chiant ou quoi. C'est juste que physiquement... quand on est en surcharge sensorielle, c'est abominable et que ça peut même devenir douloureux physiquement. Donc voilà, c'est pour ça que c'est important, du coup, je vais faire la transition sur qu'est-ce qu'on peut mettre en place au quotidien quand on est en surcharge sensorielle. Déjà, pour éviter la surcharge sensorielle, mais comment est-ce qu'on peut l'améliorer un petit peu quand c'est le cas ? Pour éviter la surcharge sensorielle, ça va revenir un petit peu sur l'épisode que j'ai fait, pas la semaine dernière, mais la semaine d'avant, je crois, sur les choses pour apaiser le système nerveux parce que la surcharge sensorielle, au-delà du côté... hyper sensible mais qui est relié drastiquement au système nerveux à nos hormones etc le système sensoriel il est relié énormément c'est le système nerveux qui se met en mode survie donc ce système nerveux là au quotidien il faut faire des choses et mettre des choses en place quand naturellement ton vécu et ton état de santé par exemple fait que t'as un système nerveux qui est relativement en mode survie en surtention H24 il faut mettre des choses au quotidien pour pouvoir l'apaiser donc ça je t'inviterais à l'écouter mon autre podcast où je te partage Merci. un petit peu, enfin une bonne partie, il n'y a pas tout, mais il y a une bonne grosse partie des astuces que je mets en place au quotidien pour apaiser mon système nerveux. Si malgré tout ça, parce qu'il y a des jours où on n'a pas le temps, clairement, il y a des jours où on n'a pas forcément l'énergie, et puis il y a des journées où on a des contraintes temporelles qui font qu'on est obligé d'aller dans des endroits où on sait qu'on va ressortir en surstimulation et on sait qu'on va ressortir à plat, mais des fois on n'a pas le choix, c'est comme ça. Ou on n'a pas le choix temporairement, même si tout est une question de choix, mais voilà, il y a des fois il y a des choses qui impliquent une ouverture et des opportunités derrière, mais qui, temporellement, nous coûtent beaucoup. Et quand c'est le cas, la première chose à faire déjà, c'est d'en parler. Ça va paraître tout bête, mais en tout cas, c'est pourtant très important. Ça va être le fait d'en parler aux personnes qui sont autour de toi. Si, par exemple, si tu vis toute seule, la question ne se pose pas, mais si tu vis avec quelqu'un ou que tu as des enfants, ou que tu es entouré, en tout cas, dans ta sphère personnelle quand tu rentres à la maison le soir, C'est super important de poser les choses dès que tu arrives dans la maison, pour la simple et bonne raison que si tu ne le fais pas, personne ne va forcément faire attention. Et il peut y avoir des petites choses répétitives qui vont augmenter encore plus ça. Et le but, ce n'est pas que tu exploses à la fin. Le but, c'est justement de réussir à... Même si tu vas... Quand tu es en surcharge sensorielle, clairement, il te faut plusieurs heures, voire une bonne nuit de sommeil bien souvent, pour pouvoir vraiment faire redescendre ton système nerveux. Mais il y a cette possibilité de maintenir et de temporiser pour éviter que ça déborde et que ça aille jusqu'à l'extérieur. explosion, jusqu'au pétage de câble, ou peu importe comment est-ce que toi, tu t'extériorises quand vraiment c'est plus possible et que ça éclate. Le but, c'est d'éviter d'en arriver là, parce que c'est néfaste pour les autres, mais c'est aussi super néfaste pour toi, parce que du coup, là, c'est le coup de trop pour ton système nerveux si tu pètes un câble ou il y a quelque chose comme ça. Donc, vraiment, moi, ce que je t'invite à faire, et c'est ce que je fais personnellement, c'est que quand le soir arrive, qu'on a récupéré... le petit bout à l'école, que le grand est rentré du lycée, etc., que tout le monde est posé à la maison, moi, en général, je pose les bases directement, je l'écoute ce soir. Là, je suis vraiment... J'ai une grosse journée, je suis en surcharge sensorielle, donc, par exemple, petit champignon, si t'as envie de jouer, que t'as envie de crier, etc., je peux comprendre que, lui, le soir, c'est la phase où il sort de l'école, ils ont besoin d'extérioriser, ils ont besoin de vider leur énergie, soit je t'invite à aller dehors, soit sinon, tu peux monter là-haut, mais est-ce que tu peux ne pas vider ton énergie dans la même pièce que moi ? Et il comprend très bien, et c'est... 99% du temps respecté parce qu'en amont, j'ai aussi posé des choses. J'en parle dans mon dernier épisode de comment aborder ce sujet-là de la maladie, de la surcharge sensorielle, etc. avec notre famille pour qu'on puisse avoir un cadre sécurisant aussi à la maison. Mais du coup, ça, c'est vraiment la première étape que je vais mettre en place pour pouvoir vraiment poser le truc. Ensuite, je mets en place toutes les petites astuces pour mon système nerveux que je te partage également dans un précédent podcast. Il y a des choses en particulier dont je n'ai pas parlé dans ce podcast-là qui sont vraiment spécifiques pour moi, pour ma part en tout cas, à ma surcharge sensorielle. Ça va être, par exemple, de me mettre les yeux dans le noir. Alors, ce n'est pas forcément évident de se mettre dans une pièce dans le noir, surtout selon la configuration de ta maison, comment tu vis, etc. Mais en tout cas, je sais que quand vraiment j'ai cette surcharge sensorielle et que je sens que je ne vais pas réussir à tenir jusqu'au moment où je vais me coucher, que je sens vraiment que là, j'ai déjà atteint plus que ma limite, Je prends souvent, comment dirais-je, soit j'ai un t-shirt en coton dont je me sers des fois pour mes cheveux, ou alors sinon un plaid épais, enfin voilà, il faut que ce soit une matière qui soit sensoriellement agréable sur ta peau, pour éviter évidemment, encore une fois, d'aggraver le problème, que je roule et que je cale comme ça sur mes yeux, et je reste en général une dizaine de minutes, souvent j'ai une musique en particulier qui fait 8 minutes et quelques je crois, et je la mets en route, et du coup... Voilà, pour rester dans le noir et apaiser le système d'un vœu, parce que le truc, même si tu baisses les lumières, même si tu fais toutes ces petites choses-là, il y a quand même beaucoup de stimulation pour ton cerveau, et donc du coup, ça reste encore une surcharge, même si tu restes à regarder dans le vide, il y a toujours quelqu'un qui va passer, il y a toujours un truc qui va attirer ton regard, et du coup, une pensée qui va venir. Enfin, tu vois, il y a toujours un sur-sur-sur-sur-sur qui va se mettre en route, alors que si tu te mets vraiment dans le noir, ça va faire l'effet, un peu l'effet dodo, j'aime bien appeler ça comme ça, mais c'est l'effet... Là, on se stoppe, on s'arrête, c'est bon. Et ce truc-là, tu peux le faire à n'importe quel moment dans la journée. Tu prévois toujours un petit truc dans ton sac, même, je sais pas, une mini-serviette à main. Enfin, il y a des trucs aujourd'hui qui existent, qui sont tout petits. Et voilà, tu te prends deux minutes quand tu vas faire pipi ou si t'as pas envie de le faire au bureau devant tout le monde. Et tu te mets ton truc sur les yeux. Parce que si je ferme les yeux, il y a toujours de la lumière qui passe à travers. Donc c'est pareil, ça reste une stimulation. Alors que vraiment, ou mettre tes paumes de main sur tes yeux, de te mettre dans le noir complet pendant au moins deux ou trois minutes minimum. Et tu vas voir déjà ça, ça va détendre le truc et ça va faire du bien. Ensuite, ça va être de se changer, de prendre une douche en général. Alors, ça dépend des fois. Il y a des fois, j'ai des surcharges sensorielles où je supporte l'eau. Et du coup, prendre une douche chaude, ça va vraiment permettre une douche chaude dans le noir ou juste avec une bougie. Ça va vraiment permettre de détendre le corps, etc. Mais il y a des fois, c'est quelque chose que je ne vais pas du tout supporter. Il suffit que je sois en supplément crise de douleur et là, c'est mort. La douche, ce n'est même pas envisageable. Ce n'est pas possible sensoriellement. Dans ce cas-là, je me fais une toilette et ensuite je me change et je me mets dans des vêtements sensoriellement, au niveau de la matière, qui me réconfortent, qui me font du bien. Et aussi, soit serré si j'ai besoin plutôt d'être un peu compressé, d'avoir ce côté un petit peu en maillotage, ou alors plutôt ambre si j'ai besoin d'espace dans mon corps. Donc ça, c'est aussi quelque chose d'important. Et si tu fais ça dès que tu rentres à la maison, déjà, ça pose le truc, ton corps, ton cerveau, tout se met en mode, ok, là c'est bon, on a fini la journée, on se pose, voilà. On relâche un peu la pression, clairement. Ensuite, il y avait le fait de baisser le volume. Alors, je disais pour le coup de la musique, quand je me mets dans le noir, c'est comme la douche. Il y a des fois où je vais supporter et que ça va me faire du bien d'écouter de la musique, douce et calme, évidemment. Mais il y a des fois aussi où je ne supporte plus aucun son et aucun bruit. Donc, du coup, quand c'est comme ça, je préviens encore une fois avant tout le monde à la maison. Mais je le dis, je mets mes bouchons d'oreilles. J'ai des bouchons d'oreilles. Je ne sais pas si je l'ai avec moi. Je crois que je ne les ai pas avec moi. Ils sont de la marque Loop. Je ne les ai pas avec moi. Ce sont des petits... Ah si, je les ai avec moi. Incroyable. C'est une petite boîte comme ça. Je fais leurs promos en même temps, mais je les trouve vraiment géniaux leurs trucs. La boîte est dégoûtante. Ça ressemble à ça. Je ne sais pas si vous allez voir. Donc, c'est Loop, L-O-O-P, la marque. Ça va faire un peu plus d'un an que je les ai. Et franchement, ils sont géniaux parce que ça a... Ça coupe vraiment tout le brouhaha de fond. Mais par exemple, si quelqu'un s'assoit à côté de toi et te parle, t'entends quand même ce qu'il te dit. Donc je trouve ça vraiment bien. Et ça m'arrive régulièrement le soir. Je préviens tout le monde et je le dis que je mets mes petits bouchons d'oreille. Ça m'arrive aussi de ne pas le dire des fois. Ça dépend de la situation. Mais en tout cas, ça m'arrive très souvent de mettre les bouchons d'oreille. Même au cours de la journée, quand je vais faire les courses en voiture, quand je vais chercher mon fils à l'école, il y a plein de situations où je sais que ça va me surstimuler. Donc pour éviter le truc, parce que j'ai clairement pas envie d'être en surstimulation H24, et des fois je les mets d'office et c'est juste génial, parce que du coup tout le brouhaha autour de toi, les chiens qui marchent sur le sol, le bruit de la pluie dehors, le bruit des casseroles, le truc, le machin, il y a toujours un brouhaha, même si c'est pas un volume élevé, un volume sonore élevé, il y a toujours cette notion de brouhaha autour de toi, et ça sensoriellement c'est super épuisant et c'est... insupportable quand tu es en surcharge. Donc voilà, les bouchons d'oreille, vraiment, franchement, à fond. Ensuite, il va y avoir le côté réconfortant physique. Donc en général, moi j'aime bien me faire une boisson chaude, parce que le côté chaud, il n'y a rien à faire, ça a un côté apaisant. Faire une bouillotte aussi, se caler une bouillotte sur son ventre, sur son foie, se mettre sous un plaid chaud, ou voilà, si tu n'as pas la possibilité de te poser vraiment, eh bien, mettre une doudoune ou enfin une doudoune, une polaire. ou un sweat épais, un peu lourd, le côté réconfortant, toutes ces petites choses-là que tu peux mettre en place, ça va te permettre, comme je le disais, de limiter l'explosion. Et si tu es quelqu'un qui a un système nerveux qui va plutôt bien de façon générale, ça te permet de faire redescendre ton système nerveux. Donc voilà un petit peu pour tout ça. Cette recherche sensorielle, elle est normale, mais elle a un certain dosage, dans la mesure où effectivement, si... on va dire, le minimum te fait démarrer directement et que ça te met en surcharge, c'est que de base il y a déjà un problème au niveau de ton système nerveux et qu'il y a déjà un mode survie qui est en route. Donc ça peut être aussi intéressant de t'analyser peut-être sur quelques jours et de voir un petit peu est-ce que tu vas te mettre en surcharge sensorielle au bout de 2 secondes et demie dès que tu es dans un endroit stimulant ou est-ce que ta jauge, elle te laisse un peu de marge quand même pour pouvoir vivre des expériences un peu surstimulantes au niveau sensoriel. Si jamais c'est pas le cas et que t'as pas de marge de manœuvre, Je t'invite du coup à t'auto-analyser avec un petit peu plus de profondeur et de sincérité aussi sur la condition dans laquelle vit ton corps et comment va réellement ton système nerveux parce que quelqu'un qui se met en surstimulation rapidement, je parle aux connaissances de cause, c'est quelqu'un qui a un système nerveux qui est clairement en mode survie et qui est en mode surtention H24. Donc dans ces cas-là, je t'invite à entamer peut-être un chemin de travail au niveau de ton système nerveux pour apaiser un petit peu tout ça. Mais en tout cas, en parler, encore une fois, je reviens sur le sujet de la communication, mais c'est clairement, pour moi, la phase la plus importante pour t'aider et t'accompagner à apaiser ton système nerveux, parce que quand tu es entouré de personnes qui font attention à ça, et que quand tu leur dis, là, aujourd'hui, maintenant, je suis en surcharge, qu'ils vont, par des petites actions, faire un petit peu plus attention, ou être un peu plus à l'écoute, ou t'apporter l'aide peut-être dont tu as besoin, si eux sont ok en capacité avec ça, ben ça va vraiment déjà être... mentalement un lâcher prise parce que tu sais que t'es prise en considération dans ta surcharge, que c'est ok que t'es légitime et du coup tu vas avoir aussi plus d'énergie pour toi, te concentrer sur gérer ta surcharge pour éviter d'en faire payer les autres, donc voilà, et si jamais ton entourage le comprend pas, genre c'est un autre débat donc voilà un petit peu pour ça, je n'ai pas fait le tour de tout parce qu'encore une fois ce sont des sujets passionnants pour moi et voilà je pourrais en parler pendant des heures et je suis encore en train d'expérimenter plein de choses là-dessus parce que je suis en pleine guérison de mon système nerveux qui a pris très très cher de par mon vécu. Mais voilà, aujourd'hui ça va de mieux en mieux, donc c'est pour ça que tout ce que je peux partager et tout ce sur quoi j'ai réussi à faire guérir mon système nerveux, je le transmets et je le partage parce que ça devrait être d'utilité publique pour moi et déjà nos enfants grandissent dans des conditions... Et je n'inclue pas forcément les enfants de des personnes comme moi et comme peut-être toi qui m'écoutes, qui sommes un peu plus en conscience de tout ça parce que... On crée un équilibre en ayant du coup cette écoute et cette attention sensorielle et du système nerveux, de l'alimentation, etc. à la maison. Mais pour les enfants qui n'ont pas cette chance d'avoir des parents qui sont attentifs à ça et qui sont en surcharge à la maison, en étant devant la télé, en ayant du bruit, des jeux bruyants, etc. Peut-être de la détention à la maison et après, les journées à l'école à rallonge, etc. Ces enfants-là, du coup, ils grandissent avec un système nerveux qui... se met un peu en mode survie dès l'enfance. Et pour ceux comme moi qui ont aujourd'hui un système nerveux détraqué, on a été beaucoup, pas forcément dans ces conditions-là, mais avoir une enfance compliquée et traumatique, ce qui fait qu'aujourd'hui, en tant qu'adulte, on a un système nerveux qui déraille. Donc voilà, si tu es maman ou papa et que tu as la possibilité d'apporter ce prisme-là à la maison et de pouvoir faire grandir ton ou tes enfants, et peut-être juste toi et ton compagnon ou ta compagne, à s'élever sur cette santé du système nerveux, au-delà de la santé physique de base, avec le sport, etc. Mais c'est quelque chose d'extraordinaire, je trouve, et qui fait des miracles sur beaucoup de sphères de notre vie, du coup. Donc voilà. En tout cas, j'espère que cet épisode t'aura plu. Si jamais tu as des questions, n'hésite pas à me laisser un petit commentaire ou à venir me parler en privé, ce sera avec un immense plaisir. Si l'épisode t'a plu, ça me ferait aussi un grand plaisir que tu puisses le liker et le partager. N'hésite pas aussi à t'abonner. Je poste un épisode tous les lundis de mon podcast Présence douce. En attendant, je te souhaite une très belle semaine et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode.