- Speaker #0
Tu as préparé ta tasse et mis tes écouteurs, prête à écouter un nouvel épisode inspirant et motivant. Bienvenue chez Pamela. Bonjour et bienvenue chez Pamela, le podcast des femmes entrepreneuses qui osent et qui inspirent. Aujourd'hui, j'accueille une nouvelle invitée qui est Betty. Coucou Betty !
- Speaker #1
Salut Pam !
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Hyper bien, je suis très heureuse d'être à tes côtés aujourd'hui.
- Speaker #0
Je suis ravie aussi que tu aies accepté mon invitation. Bienvenue dans ce studio qui est pop coloré.
- Speaker #1
Magnifique !
- Speaker #0
Est-ce que tu aimes ?
- Speaker #1
Ah j'adore ! C'est des cahiers ! Et ça te ressemble tellement !
- Speaker #0
Merci ! Ravie de te recevoir aujourd'hui. Betty, je vais te laisser te présenter. C'est toi qui va parler un peu de toi et surtout de l'entreprise aujourd'hui auquel tu es au quotidien et tu vas nous expliquer tout ça. Alors, peux-tu nous parler un peu de ton parcours et de qui tu es ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors j'ai fait... Je suis bitéroise déjà. J'ai deux enfants, mariés, j'habite sur Béziers et j'ai fait mes études supérieures à Montpellier, à l'IUP. et j'ai un master de commerce. Et aujourd'hui, je représente la société Petit Béré, dont on parlera juste après.
- Speaker #0
C'est ça, Petit Béré. Avant d'intégrer le Petit Béré, as-tu été salariée ? Quel a été ton parcours ? Dans quelle entreprise tu as travaillé ? Et où peux-tu nous en dire un peu plus ?
- Speaker #1
Bien sûr. Donc oui, j'ai été salariée avant d'être chez Petit Béré. J'ai fait toute ma carrière chez L'Oréal.
- Speaker #0
Wow, super groupe !
- Speaker #1
Super groupe, une très belle multinationale où j'ai appris énormément. Ça a été hyper formateur d'ailleurs. Donc j'ai commencé juste après mes études sur un poste de visiteuse pharmaceutique sur la marque La Roche-Posay. Alors au tout départ, j'étais basée à Strasbourg et après ils m'ont rapatriée, ils ont eu pitié de moi, ils m'ont rapatriée sur Toulouse.
- Speaker #0
La petite bitéroise qui est partie dans le nord.
- Speaker #1
Exactement. On ne se comprenait pas très bien entre les Alsaciens et mon accent du sud. Ça ne fonctionnait pas trop. Et donc, j'ai commencé en bas de l'échelon. Et puis, j'ai bossé dur pour petit à petit évoluer. C'était vraiment un rêve pour moi d'intégrer L'Oréal depuis que je suis jeune. Alors, je ne sais pas pourquoi. C'était mon objectif.
- Speaker #0
C'est un rêve de petite fille. Je pense que c'est le rêve de beaucoup de filles. de rentrer dans un groupe de beauté. Et je te rejoins sur le sujet parce que c'est assez marrant quand même, puisque moi, avant de créer Galardéco, tu sais, j'étais en parfumerie sélective, où j'ai travaillé pour Mariono et Sephora. Donc c'est vrai que du coup...
- Speaker #1
Tu connais bien le milieu aussi.
- Speaker #0
Je connais le milieu aussi. Et c'est vrai que le milieu de la beauté, ça fait rêver. Mais derrière tout ça, il y a des coulisses. Des coulisses qui nous apprennent un KM tout ce qui est rigueur et exigence. Parce qu'ils ont des process. Je sais que nous, quand on avait des audits, il fallait vraiment qu'on soit au cordeau. Donc je pense que toi de ton côté aussi, mais ça a été très révélateur et formateur.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et donc j'ai beaucoup bossé pour petit à petit évoluer. Donc j'ai passé quatre ans sur la route, sur le poste de VP, comme on appelle ça. Et ensuite, j'ai évolué au siège. Le siège est basé à Niers-sur-Seine, enfin était basé à Niers-sur-Seine, sur un poste de directrice de formation. Et ça, c'était un poste...
- Speaker #0
Enrichissant.
- Speaker #1
Ouais, hyper inspirant, qui m'a révélée, je pense, parce que c'est le poste que j'ai le plus kiffé chez L'Oréal. Parce qu'on a à la fois une vision, une dimension stratégique, mais aussi encore un pied dans l'opérationnel. Donc, on a les deux, ce qui est très rare quand on est très expert, justement, dans un job. Donc ça m'a beaucoup plu et puis j'étais au comité de direction avec les DG, les DAF, etc.
- Speaker #0
Et ça c'est très formateur quand on est vraiment dans ce milieu-là. C'est vrai que du coup les échanges, les réunions, les debriefings, c'est top.
- Speaker #1
Oui, et puis j'étais un peu la petite nana du Sud qui est arrivée à Paris et se retrouver dans ces réunions-là, je me disais quelle chance j'ai en fait.
- Speaker #0
Encore tu es du Sud mais je trouve que tu n'as pas l'accent quand même.
- Speaker #1
Ah oui ? Ah oui,
- Speaker #0
ça va, comparé à moi. Moi il a un peu plus prononcé.
- Speaker #1
Je le travaillais à Paris, je le travaillais un peu pour éviter que ça ressemble trop.
- Speaker #0
C'est ça. Mais ils aiment, ils aiment bien quand même, ça fait l'accent. Et voilà, il faut arriver à le modérer.
- Speaker #1
Exactement. Voilà. Donc, ce poste-là, où j'ai passé deux ans et demi, et ensuite, on m'a propulsée sur un poste de directrice d'enseigne. Donc, c'est-à-dire que j'étais repartie sur le commerce pur et dur. D'accord. Parce que je négociais avec les centrales d'achat. Exemple, la grande distribution, Carrefour. Fourchamps, etc. Mais aussi le sélectif que tu connais bien, Nonocibé.
- Speaker #0
Nonocibé, les grandes enseignes des parfumeries.
- Speaker #1
Voilà, pour la marque Roger Gallet. Donc, hyper formateur sur la partie négo. C'était top. Et ensuite, j'ai été enceinte de mon premier enfant. De Louisa. Et là, on a décidé avec mon mari de redescendre dans le sud parce que même si c'était un gros risque pour moi, parce que tout se passe à Paris aujourd'hui au niveau des postes Ah oui. Mais ce qui était le plus important pour nous, c'était la qualité de vie qu'on avait donnée à nos enfants. Donc, on a décidé quitte qu'au coup de coup, voilà, de redescendre.
- Speaker #0
De redescendre dans le Sud.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'était votre priorité.
- Speaker #1
Voilà. Et par chance, L'Oréal m'a suivie dans cette démarche. Et ils m'ont proposé un poste de directrice régionale basé dans le Sud, mais j'encadrais...
- Speaker #0
T'avais quel secteur, du coup ?
- Speaker #1
J'avais le trois-quarts de la France. Ah oui, ça faisait beaucoup quand même. Oui, j'avais la Bretagne jusqu'à Besançon et tout le Sud. une partie de Paris pendant un moment. Donc, c'était un grand secteur. Je découchais énormément. Mais par contre, ce qui était hyper intéressant, c'est que c'était, on va dire, la première expérience forte sur la partie managériale. Et ça,
- Speaker #0
c'est très puissant pour la suite. Là, ça a dû vraiment t'apprendre les différentes formes de management. Exactement. Comment adopter le comportement face à différentes situations, personnalités que tu as en face de toi, parce que là, c'est pareil. Je pars toujours du principe, moi, que le management, c'est un peu comme les enfants, quand on les a face à nous et qu'on a des recettes, mais pas forcément la meilleure. Et du coup, on essaye de donner le meilleur de nous-mêmes pour avoir un bon échange, mais c'est vrai que c'est très difficile.
- Speaker #1
Alors moi, ce que je me suis toujours dit, je ne sais pas si je suis dans la bonne direction ou pas, mais c'est que je manage comme j'aimerais qu'on me manage. Après, la difficulté, c'est que tout le monde n'a pas le même profil que moi, donc il faut quand même réajuster. C'est ça. Mais voilà, j'ai à cœur que les gens soient bien, soient heureux d'être là dans l'entreprise et à mes côtés. Et en fait, qu'on fasse comme et qu'on y va, qu'on puisse avancer en bloquant ça.
- Speaker #0
Prendre vraiment du plaisir et avoir cette notion vraiment. Oui, faire ça avec amour, passion et donner le meilleur de soi-même. Exactement. Donc ça, ça t'a appris aussi tout ce côté-là. OK. Du coup, donc, tu as eu ton premier enfant, si j'ai bien compris. Votre priorité, c'était de revenir dans le sud avec Fatih. Fatih, à ce moment-là, il faisait quoi ?
- Speaker #1
Alors, à ce moment-là, je crois qu'il avait déjà monté Petit Béré. Parce que c'était en 2015. Donc, il a attaqué. C'était le démarrage. OK.
- Speaker #0
Et donc, là, vous êtes venu dans le sud. Vous vous êtes installé. Et tu as continué L'Oréal ou tu as décidé de prendre une nouvelle voie, une nouvelle direction ? Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ?
- Speaker #1
Du coup, j'ai quand même passé six ans sur ce poste de manager.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Après, les choses ont fait que j'ai eu mon deuxième enfant qui est arrivé. Il y a eu le Covid. Moi, je commençais à avoir fait le tour du poste. Et malheureusement, pour continuer à évoluer chez L'Oréal, il fallait remonter sur Paris. Ça ne faisait pas partie de ce qu'on voulait.
- Speaker #0
De vos objectifs.
- Speaker #1
Exactement. Donc, j'ai décidé de prendre mon envol et de partir sur autre chose.
- Speaker #0
D'accord. Et c'est quoi ce autre chose sur lequel tu as voulu démarrer une nouvelle aventure ?
- Speaker #1
Exactement. Donc là, je suis partie. J'ai créé en fait une entreprise qui s'appelle Mado. D'accord. Qui est une start-up, donc une entreprise innovante et qui avait pour mission, c'était une plateforme digitale qui accompagnait les jeunes parents dans leur... en fait, comment prendre en charge ce nouvel enfant au sein de la famille à travers des experts qui donnent des conseils, des formations hyper ludiques, des mises en relation avec des parents qui leur ressemblent.
- Speaker #0
Très inspirant.
- Speaker #1
Oui, c'était un très beau projet. Je pense que c'est hyper inspirant, hyper engageant et peut-être même trop gros.
- Speaker #0
Trop gros. Au moment peut-être où tu l'as lancé.
- Speaker #1
Exactement. J'y ai passé un an, j'ai été incubée à la pépinière de Béziers qui s'appelle le Nouveau Sud.
- Speaker #0
Oui, je connais.
- Speaker #1
Avec Alexandra. J'ai été suivie par la région. Voilà, le projet maturé et explosion nucléaire au bout d'un an, explosion en vol.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ça arrive comme ça.
- Speaker #0
Ça arrive, bien sûr.
- Speaker #1
Et donc, j'ai décidé de mettre la société en stand-by. Soit c'était le temps que je reparte et que je me ressente prête à réaffronter ça, soit pour... plus tard, je ne sais pas aujourd'hui en tout cas où j'en suis par rapport à la société. Mais c'était un gros... C'était difficile pour moi parce que je suis...
- Speaker #0
Est-ce que tu le prends comme un échec ou tu le prends comme une expérience qui t'a permise au final d'ouvrir les yeux sur autre chose et qu'au final tu n'avais pas imaginé parce que des fois on prend des directions et ça nous amène sur autre chose. Naturellement. Est-ce que là, ça a été le cas ?
- Speaker #1
Pendant longtemps, je l'ai vécu comme un échec. Je me suis dit, je n'ai pas réussi. Je suis quelqu'un qui va au bout des choses. Et là, c'était l'arrêter en plein milieu. Et ça ne m'allait pas, en fait. Et je me disais, mais pourquoi je n'ai pas réussi ? Pourquoi moi, je n'ai pas réussi à le faire ?
- Speaker #0
Est-ce que tu serais pas un peu trop dans le contrôle ?
- Speaker #1
Ah si, clairement, comme toutes les femmes un peu. Comme toutes les femmes,
- Speaker #0
c'est ça en fait.
- Speaker #1
Oui, et puis c'était, je n'ai pas réussi en fait, tu vois, c'est un échec. Mais avec le recul.
- Speaker #0
Tu n'as pas réussi, mais tu as quand même réussi à le créer. Donc tu peux te dire que quand même, à côté de ça, ce n'est pas tout le monde qui arrive à créer une entreprise. Ton idée, elle était super innovante, je trouve. Et je trouve que quand même, toujours dans l'échec. on arrive toujours à transformer quelque chose en positif.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est qu'aujourd'hui, je me dis, en fait, chez L'Oréal, j'étais experte. Experte dans un domaine. Parce que tu maîtrisais ton sujet. Experte en égo. Exactement. Et là, j'avais d'un coup une vision macro, où j'apprenais sur la finance, j'apprenais sur le digital, sur tous ces sujets qui, aujourd'hui, me servent chez Petit Berry. Donc, c'est une opportunité d'être passée par là et peut-être aussi de s'être dit seule. toute seule, je n'y arriverais peut-être pas. Ce n'est peut-être pas fait pour moi.
- Speaker #0
Mais accompagner d'autres personnes,
- Speaker #1
ça peut le faire.
- Speaker #0
D'accord. Donc là, ça t'a poussé à changer de voie. Tu en as discuté avec Fatih et là, tu t'es dit peut-être je vais intégrer le petit Béré.
- Speaker #1
Exactement. Donc Fatih est associé à Dominique Laporte qui est meilleur ouvrier de France et meilleur sommelier de France et tous les deux, j'étais souvent immergée dans leurs discussions. Forcément. Et je me disais putain, c'est sympa quand même ce qu'ils font. Et puis Fatih me débriefait tous les soirs de ses journées. Ça me donnait quand même pas mal envie.
- Speaker #0
Ça te donnait de la matière. Ça te donnait vraiment tout ce qu'il faisait et qu'il mettait en place au quotidien.
- Speaker #1
C'était intéressant. Je trouvais qu'il y avait plein de belles choses. Et chez Petit Béré, ce qui m'a toujours fait halluciner, c'est qu'il se passe tout le temps des grandes choses. On se dit mais ce n'est pas possible. J'avais peur justement en basculant de l'Oréal, où j'en prenais plein les yeux, à une petite structure. comment ça allait se passer.
- Speaker #0
Mais qui au final est devenue et devient quand même grande.
- Speaker #1
Ouais, et puis voilà, j'en prends plein les yeux également.
- Speaker #0
Petit Béré, tu peux nous dire ce que c'est vraiment au juste ? Parce qu'on en parle depuis le début, donc on va s'approfondir dans le sujet. Le Petit Béré, donc, il se situe et se positionne dans notre arrière-pays, dans notre région, un petit village qui s'appelle Puissérié. et tu vas nous expliquer ce que vous faites réellement.
- Speaker #1
Tout à fait. Donc, l'entreprise a été créée il y a 10 ans, donc en 2015, et on développe des boissons sans alcool. Donc, on est multicadégoriel, c'est-à-dire qu'on va à la fois proposer des profils vin, bière, spiritueux ou bulles sans alcool. Donc, on est vraiment sur toutes les catégories.
- Speaker #0
Donc, c'est vraiment la base du sans alcool.
- Speaker #1
Exactement. On est les experts du sans alcool.
- Speaker #0
Sans alcool.
- Speaker #1
Voilà. Et donc, on est basé au château Petit Béré, qui est le premier château dédié aux sans-alcool.
- Speaker #0
Ce château, il est ouvert au public et on peut s'y rendre, faire une visite et faire des dégustations. Il y a une boutique aussi sur place.
- Speaker #1
Il y a une boutique sur place. C'est ça. En fait, l'idée de ce château, c'est de pouvoir accueillir à la fois nos consommateurs pour leur faire découvrir ce que c'est que la marque et les produits Petit Béré, mais aussi les professionnels pour les accompagner sur de la formation. pour qu'ils soient opérationnels dans leurs établissements ou services, etc. Parce que comme c'est une nouvelle catégorie, ils ont besoin de plus d'accompagnement que si on parle d'un vin traditionnel, par exemple.
- Speaker #0
Quel est le secret du petit béret pour avoir... Parce que moi, je suis quand même adepte. Je suis une personne et une fille qui ne boit plus d'alcool. J'ai eu bu en étant jeune, mais je fais vraiment partie de cette catégorie où forcément, des fois, on peut mettre une étiquette. Oui, elle ne boit pas. Elle ne boit pas d'alcool. Oui, j'en fais partie.
- Speaker #1
Tu es chiante.
- Speaker #0
Je suis une chiante, bien évidemment. Mais vraiment, Pamela, la chiante. Ça, c'est certain,
- Speaker #1
mais je l'assume.
- Speaker #0
C'est ça. Et du coup, forcément, clientèle peut-être beaucoup plus féminine. Mais pour l'avoir goûté, c'est surprenant. Et c'est vraiment le goût, on le retrouve. Donc, quel est votre secret pour arriver à avoir cette boisson sans fermentation et que ça donne vraiment le goût du vin, un vin rosé, l'apérole spritz, tout ça, c'est génial.
- Speaker #1
Écoute, c'est un gros, gros travail.
- Speaker #0
Je me doute.
- Speaker #1
Les garçons ont mis deux ans avant de pouvoir lancer la première référence, la première création. Parce qu'ils ont dû faire beaucoup de tests, il y a eu des échecs, il y a eu des remises en question. Voilà, ce n'était pas simple. C'était un nouveau process, une nouvelle catégorie. Et donc, on investit, nous, chaque année, 25% de notre chiffre d'affaires en R&D, en recherche et développement, pour justement travailler toujours la qualité et l'excellence de nos produits, le savoir-faire, et pour toujours avoir une longueur d'avance parce qu'on fait partie des pionniers aujourd'hui. Je ne sais pas si tu le sais, mais le marché est en pleine explosion. Et donc, il y a plein de concurrents qui poussent. Et c'est pour ça qu'il faut qu'on garde cette avance.
- Speaker #0
Alors, on ne peut pas dire que vous êtes concurrent face au marché de l'alcool. Vous êtes plus un concurrent version soda, jus de fruits. Est-ce qu'on peut le dire comme ça ? Exactement. Oui. Et aujourd'hui, vous vous situez comment ? Parce que moi, d'une vision extérieure, je trouve ça... très élégant, une marque très forte. Vous êtes très fort en branding. Vous avez réussi à trouver un positionnement qui est vraiment haut de gamme.
- Speaker #1
Tu as vu la nouvelle refonte de la gamme ?
- Speaker #0
J'ai vu la nouvelle refonte. J'ai vu tout ce que vous avez mis sur les réseaux. C'est canon. Vraiment. Très, très fort comme message. Vous arrivez à vous positionner comment face à ça ?
- Speaker #1
Par rapport au Soudan et au Jus, Alors... Effectivement, déjà au départ, je vais t'expliquer comment on a créé Petit Béré. C'est que Fatih ne buvait pas d'alcool et lui, en alternative, n'avait accès que du coup à des sodas ou des softs ou des jus, en tout cas très sucrés. D'accord. Pas forcément premium. Oui. Et quand il se retrouvait en soirée avec ses copains ou même nous, quand on allait au resto, il ne vivait pas le même instant parce que... La première chose que fait un sommelier quand tu lui dis que tu ne bois pas d'alcool, il fait quoi ? Il retire le verre. Donc tu te retrouves avec ton verre à eau. Et c'est moins sympa qu'avec les autres pour trinquer, par exemple.
- Speaker #0
Surtout dans un milieu masculin.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et il s'est dit, mais pourquoi moi, je n'ai pas accès à ça, en fait ? Et du coup, il a imaginé créer cette nouvelle catégorie. Et avec Dominique, il ne se connaissait pas du tout. Donc il a cherché sur Internet, il a mis « meilleur sommelier au monde » . Et Dominique est sorti, numéro 3, le meilleur sommelier au monde.
- Speaker #0
Et il l'a contacté ?
- Speaker #1
Et il l'a appelé, il y avait un numéro, il l'a appelé. Et du coup, d'hommes qui habitent Perpignan ont dit « écoute, je rentre, je ne sais pas, il s'était à Montpellier, je rentre de Montpellier, je m'arrête chez toi et puis on en discute » . Et ouais, c'était assez fou. C'est fou. Et lui dit « mais moi, en fait, j'ai la même problématique, c'est que… » Il travaillait dans des très grands établissements étoilés de renom. Et il disait, il y a dix ans, quand on faisait des accords mets et boissons sans alcool, ça n'existait pas. Donc les clients n'avaient pas la même expérience que les autres. Et il s'est dit, moi aussi, je veux une alternative comme celle-ci. Et c'est comme ça que s'est construit Petit Béré, qu'ils ont eu l'idée de se lancer tous les deux là-dessus.
- Speaker #0
Là, on peut parler aussi d'une rencontre d'âme à âme. Parce que vraiment, ils avaient tous les deux la même vision du produit. Le même sentiment, on peut parler aussi d'émotion. Parce qu'au final,
- Speaker #1
ça a matché de suite.
- Speaker #0
Donc, du coup, ça a donné naissance vraiment.
- Speaker #1
Oui, et puis, alors, moi, j'ai beaucoup de respect pour Dominique parce qu'il y a dix ans, se lancer dans le sans-alcool, quand tes meilleurs souvenirs de France...
- Speaker #0
C'était un pari osé.
- Speaker #1
Oui, c'était osé. C'était osé. Et il fallait l'assumer.
- Speaker #0
Et surtout ici, dans le Sud.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce qu'avec tous les domaines viticoles que l'on a, Tout notre arrière-pays, c'était quand même un challenge à relever.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Oui. Donc le challenge réussit. Au final, ça prend et ils arrivent à trouver cette alternative et à développer les gammes.
- Speaker #1
Exactement. Donc ils ont commencé par les Profil 20 et Bulle. Et ensuite, ils se sont lancés sur les bières. Et il y a trois ans, les Spiritueux. Donc une gamme assez large.
- Speaker #0
Et le nom Petit Béré est venu de quoi ? Ça a été inspiré de quoi ?
- Speaker #1
Alors, ça a été un long brainstorming. Je me rappelle qu'ils étaient là. Il y avait aussi le frère de Fatih à brainstormer sur le nom. Moi, j'étais dans la cuisine en train de préparer sans doute des choses. Et l'idée, c'était de se dire, bon, aujourd'hui, on a une marque qui va être vendue à la fois en France, mais aussi à l'international. Et il faut qu'on arrive à retranscrire ces valeurs, le savoir-faire français.
- Speaker #0
Le savoir-faire français, oui.
- Speaker #1
Qui est un vrai atout aujourd'hui qu'on peut avoir sur le côté de l'excellence de ce qu'on est capable de faire. Et plein de noms sont sortis et ils sont tombés sur Petit Béré, qui faisait très français. qui allait être présenté plus tard à l'international. D'accord,
- Speaker #0
ok. Le petit béret, il se démarque par un procédé sans alcool. Comment vous arrivez à trouver toujours les boissons du moment et les décliner ? C'est un travail de longue haleine, tu nous as dit.
- Speaker #1
Sur l'innovation, tu veux dire ?
- Speaker #0
Sur l'innovation, oui. Vraiment des produits, tout ce qui est... Parce que vous faites la gamme 20. Mais aussi après, tout ce qui est alcool un peu plus fort, qu'on peut appeler les rhum, tout ce qui est liqueur aussi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
L'usine, est-ce qu'elle est ici ou pas ?
- Speaker #1
Alors, du coup, il y a deux questions. La première, c'était sur l'innovation.
- Speaker #0
L'innovation, sur les liqueurs et tout ça, et les boissons du moment.
- Speaker #1
Alors, Fati est un très grand créatif. Il a beaucoup d'idées, beaucoup, beaucoup d'idées. Et du coup, je ne peux pas te les dévoiler malheureusement, mais en tout cas, on a plein de choses dans le portefeuille qui vont arriver très prochainement. Et l'idée, dans un premier temps, c'est quand même de développer des produits qui sont des produits stars, on va dire, en alcool, et puis de les décliner en sans alcool, parce qu'on sait déjà la tendance liée et qu'il y a le marché pour. Il ne faut pas aller chercher des niches.
- Speaker #0
Voilà, d'accord. Donc ça, vous vous fiez quand même à la tendance du moment pour pouvoir... Arriver à décliner les boissons. D'accord.
- Speaker #1
Et après, non, on n'a pas d'usine aujourd'hui. On n'a pas de chaîne d'embouteillage. On travaille avec des partenaires. Après, ça fait l'objet de réflexion. Et on espère qu'un jour,
- Speaker #0
on aura notre propre chaîne d'embouteillage. D'accord. Ça fait partie des objectifs que vous aimeriez mettre en place. Tout à fait. OK. Et au niveau de l'international, vous vous positionnez comment ? Comment vous avez réussi à avoir le marché au-delà du national à l'international ?
- Speaker #1
Donc aujourd'hui, on est présent dans 53 pays dans le monde.
- Speaker #0
C'est énorme.
- Speaker #1
C'est énorme. Après, il y a des pays qui performent mieux que d'autres. Aujourd'hui, notre plus gros client, c'est les US et c'est la Corée. Ok. Toujours étonnamment. Le marché prioritaire, c'est l'Amérique du Nord. Aujourd'hui, on a un gros distributeur, alors sans que je puisse pour l'instant citer le nom, mais qui a déjà validé le partenariat et c'est vraiment un game changer pour nous. D'accord. Donc, on se focus sur des zones pour... Tu vois, c'est même budgétairement, financièrement, se focusser dessus. Et après, bien entendu, quand on a des opportunités dans notre pays, on les saisit.
- Speaker #0
Et en termes de distribution, je suppose que vous avez un site internet. Et après, est-ce que vous êtes positionnée dans les caveaux, des cavistes, des boutiques, chez des restaurateurs ?
- Speaker #1
Comment on est organisé ? J'ai un client coup de cœur, je vais en parler maintenant.
- Speaker #0
D'accord, oui, tu peux.
- Speaker #1
C'est toi. Oh,
- Speaker #0
merci. Oui, effectivement.
- Speaker #1
J'ai beaucoup de chance parce que tu m'as suivie. Tu vois, c'est un partenariat qui est différent parce qu'il vient du cœur. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Tous mes projets que je prends, ça vient avec le cœur. Après, il faut dire aussi que ma clientèle est beaucoup féminine et que je l'avais pris aussi pour l'inauguration, souviens-toi. et ça avait fait un quart. Pourtant, mais vraiment, c'était... Déjà, l'équipe que tu m'avais mise, elle était géniale. Et c'était trop beau, c'était trop bon. Et on n'avait eu que des bons retours.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ça a été vraiment...
- Speaker #1
Parce que tu as donné l'impulsion et c'était chouette. Oui, aussi. Tu vois, c'était un bon duo,
- Speaker #0
là aussi. Oui, c'était un bon duo. Ça a matché de suite.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Vraiment. Et du coup, effectivement, je l'ai mis à la vente. Et je suis toujours surprise. Il n'y a pas un client par jour qui ne me parle pas du petit béret ou alors les... Les maris qui viennent accompagner leur dame et qui se posent devant, tu les vois là. Ah oui, le petit béret. Voilà, donc c'est assez surprenant. C'est chouette. Et du coup,
- Speaker #1
on est présent chez toi, on est présent. Donc, on a un site e-commerce qui vient d'être refait puisqu'on a refondu l'image de marque.
- Speaker #0
On a refondu toute la marque, oui.
- Speaker #1
chez les cavistes on est présents chez les étoilés enfin c'est des très beaux établissements des restaurants comme Gilles Goujon qui est 3 étoiles au Guin Mishnay qui est le premier étoilé à nous avoir suivi en fait et quand tu vas chez Gilles tu as la possibilité de faire l'expérience mes boissons sans alcool 100% petit béret donc tu as les 7 plats qui sont accompagnés avec du petit béret tu as le sommelier qui vient te faire vivre la même expérience que les autres il vient avec la bouteille il t'explique pourquoi Il associe ce plat avec cette boisson. Et c'est hyper sympa. Et ça, c'est sympa, oui. Oui,
- Speaker #0
vraiment.
- Speaker #1
Après, on est chez Pierre. D'accord. On est chez Le Trême Bleu à Paris. On a très beaux établissements qui nous suivent. Exactement.
- Speaker #0
Du coup, on va parler entrepreneuriat. C'est le sujet podcast de Pamela. Et surtout, l'ascenseur émotionnel. Et une question me vient. Vous travaillez en couple, toi et Fatih. Comment vous arrivez à gérer cette vie au quotidien ? Le travail et le côté amour, mari-femme.
- Speaker #1
Exactement. Alors, avant de le rejoindre, ça a été une grosse question. C'était, est-ce qu'on va réussir à travailler en couple ? Ce n'était pas gagné, honnêtement, parce qu'on a deux personnalités qui sont très différentes. Mais je pense qu'il a su trouver les mots justes. Et on se connaît tellement bien, comme ça fait 25 ans qu'on est ensemble quand même.
- Speaker #0
Très beau.
- Speaker #1
Ouais, en fait, ça fonctionne. Et en fait, il sait qu'il peut compter sur moi. Je peux compter sur lui.
- Speaker #0
Vous êtes vraiment complémentaire.
- Speaker #1
Exactement. Et du coup, on fait une duo dans la vie perso, mais aussi au travail.
- Speaker #0
Bon, il a su te séduire sur les deux...
- Speaker #1
Il était très fort. Très fort.
- Speaker #0
Ah oui. Vie pro et vie perso.
- Speaker #1
Ouais. Alors, par contre, il y a des règles. Il sait que pendant les vacances, il ne faut pas me parler de boulot. Les vacances, je coupe. Je n'en ai pas beaucoup.
- Speaker #0
Il y a un cadre. Tu as mis des règles.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est parfait. Il faut qu'il les respecte.
- Speaker #1
Ou quand je lis dans mon lit, il ne faut pas venir m'embêter.
- Speaker #0
Il ne faut pas venir t'embêter. Mais on a tous nos rituels, on a toutes nos exigences en tant que femme. On en a besoin.
- Speaker #1
Voilà, je lui dis à ton assistante, tu ne vas pas l'appeler à minuit pour lui raconter ton problème. Alors attends demain.
- Speaker #0
Tu as bien raison. Et du coup, comment après tu as réussi à trouver ta place entre Fatih et Dominique ? Du coup, toi, on te qualifie. Quel est le statut d'un petit béret ?
- Speaker #1
Oui, alors j'avais peur aussi de casser ce duo. Parce qu'il était important pour moi. Et je te dis, j'ai beaucoup de respect pour Dom. Et je voulais que le duo réussisse à devenir un trio. Et c'est ce qui s'est passé. Parce qu'avec Dom, ça se passe hyper bien. On est maintenant ensemble. Nous plus sur la partie opérationnelle avec Fatih et stratégique. Et Dom sur la partie plutôt qualité, R&D, etc. Donc chacun a réussi à trouver sa place en fait. Donc avec DOM, ça s'est fait super bien. C'est plus, tu vois, en arrivant dans l'entreprise, c'était trouver mes marques dans une entreprise qui est déjà créée. Oui,
- Speaker #0
et une équipe qui était déjà existante. D'accord. Et là, tu as réussi quand même à trouver ta place, ton positionnement. L'intégration s'est faite facilement ?
- Speaker #1
Petit à petit, en fait. Il a fallu du temps parce que je suis arrivée, j'étais la femme du patron.
- Speaker #0
Et voilà. Tu avais l'étiquette.
- Speaker #1
Et oui.
- Speaker #0
Direct.
- Speaker #1
normal normal et en plus Faty était beaucoup en déplacement et moi j'étais beaucoup plus au bureau donc tu as pris le relais sur pas mal de de sujets de sujets oui donc et puis moi aussi il fallait que j'arrive à me sentir légitime sur ce poste parce que j'avais jamais occupé un poste de directrice est-ce que ça t'a animé est-ce
- Speaker #0
que dès que tu as intégré le petit béret ça t'a animé tu as pris plaisir et tu t'es dit j'ai trouvé ma place c'est là que je veux être et c'est là que ... que je prends plaisir au quotidien ?
- Speaker #1
Alors, moi, je m'éclate, clairement. Tu vois, chez Petit Béré, c'est tous les jours un plaisir d'aller bosser. Maintenant, je suis quelqu'un qui manque énormément de confiance en elle. Donc, je ne te dirai pas que je suis hyper assurée que tout se passe bien. Non, j'ai encore...
- Speaker #0
Même avec le... Parce que je suis sûre que tu fournis un travail de dingue et que tu es perfectionniste dans tout ce que tu entreprends,
- Speaker #1
Betty. À mort, bien sûr.
- Speaker #0
Je suis sûre. Donc, même à ce niveau-là, parfois, tu doutes encore.
- Speaker #1
Bien sûr. Bien sûr.
- Speaker #0
On est toutes pareilles. Vraiment.
- Speaker #1
Et oui. Pourtant, Fatia, vous me le dire. Arrête. Tu fais bien. Mais j'ai besoin aussi qu'il m'a laissé ma chance, en fait, de venir l'accompagner. Donc, je lui suis redevable d'un côté, tu vois. Et je fais tout pour me dire qu'il est content et il est heureux que je sois là. Tu vois. Voilà.
- Speaker #0
Et au niveau de l'équipe, vous arrivez chacun à... Donc l'équipe, je pense, est divisée en différents postes. Vous avez... Vous êtes combien à peu près ?
- Speaker #1
À Dott, on est 13 salariés. D'accord. Voilà. Et effectivement... Alors déjà, tu as deux sites. Tu as le château, tu as la partie administrative et commerciale, et tu as Nissan, où on a l'entrepôt.
- Speaker #0
D'accord, c'est réparti en deux...
- Speaker #1
Ouais, exactement. Ok. Donc plus compliqué à manager parce que du coup... quand tu ne peux pas être sur les deux sites. Et avec Fati, en fonction de nos compétences personnelles, on s'est divisé les différents services. Donc moi, j'ai plutôt une casquette marketing, communication. Je gère la partie commerciale CHR, parce qu'il y a aussi le commerce. Mais Fati est très bon en commerce aussi, donc il fait l'international. Après, comme il est beaucoup en déplacement, je reste le référent managérial pour la totalité de l'équipe.
- Speaker #0
Quel management tu adoptes avec tes équipes ? Alors, je ne sais pas si on peut le qualifier par un statut bien spécifique.
- Speaker #1
Mais je ne pense pas que tu es management directif, Betty.
- Speaker #0
Non, je ne suis pas dans l'empathie. Je suis participative.
- Speaker #1
Voilà, tu es participative. Tu n'es pas dans l'empathie un peu.
- Speaker #0
Un peu trop, pourquoi ? Mais oui, après, j'essaie d'être juste. Si j'autorise à un, je veux autoriser à l'autre ou inversement. C'est important pour moi qu'il y ait ce socle, que chacun se sente au même niveau. D'accord. Il n'y a pas de différence entre les uns et les autres. Et après, moi, j'ai un concept qui m'anime, qui m'animait déjà chez L'Oréal et qui m'anime encore aujourd'hui. Ça s'appelle le Love Can Do. Oui. Tu en as déjà entendu parler ? Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Tu connaissais.
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
Oui, ça permet vraiment de mettre de l'amour dans tout ce que l'on fait. Et c'est beaucoup plus facile de faire les choses avec amour, avec plaisir. Ça devient naturel.
- Speaker #0
C'est ça. Il faut que chacun trouve du love dans chaque action qu'il met.
- Speaker #1
Exactement, dans les tâches qu'il entreprend. Et forcément, ça aboutit à quelque chose de beau, de bien et bienveillant aussi.
- Speaker #0
Voilà, et puis on a envie de le faire parce qu'on aime ce qu'on fait.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et je fais pareil avec mes clients. Quand j'ai un rendez-vous client, où je sais que parfois ça va être peut-être touchy, je trouve du love dedans. Qu'est-ce que je vais pouvoir mettre ? Je garde mon objectif prioritaire et qu'est-ce que je vais pouvoir mettre comme love ? Exactement.
- Speaker #1
Oui, je trouve que c'est assez original. C'est parlant et c'est donner du sens aussi à tout ce que vous allez mettre en place.
- Speaker #0
Exactement. Et moi, j'ai des anciennes collaboratrices.
- Speaker #1
Est-ce que du coup, ça se ressent dans les résultats ?
- Speaker #0
J'espère. Je ne peux pas te comparer l'un sans l'autre, en fait. Mais j'essaie systématiquement de les re-challenger sur ces éléments.
- Speaker #1
Oui. Après, vous arrivez à fédérer. Donc, est-ce que vous faites des séminaires ? Est-ce que vous arrivez à vous réunir ? pour justement maintenir tout ça.
- Speaker #0
Alors, on a un management quand même très familial aussi, comme une petite entreprise. On est très présents quand il y a des besoins persos aussi. On est là pour écouter.
- Speaker #1
C'est une force.
- Speaker #0
On essaie en tout cas. Et du coup, déjà tous les lundis, il y a une réunion d'équipe. Tout le monde est présent. On remet le cadre. On remet les directives et les priorités de chacun.
- Speaker #1
Les objectifs de la semaine,
- Speaker #0
du mois. Donc ça, c'est systématique. Et après, on essaie de faire un séminaire par an pour effectivement la cohésion d'équipe qui est importante.
- Speaker #1
D'accord, ok. Est-ce que vous avez eu des, je pense que oui, des défis ? Et comment vous avez réussi à les surmonter ? Comment vous avez fait face à ces défis en général ?
- Speaker #0
Oui, alors des défis, on en a beaucoup forcément parce que... Petit Béré en lui-même est un défi, en fait. Tout, un peu tout.
- Speaker #1
Un des plus gros.
- Speaker #0
Un des plus gros défis.
- Speaker #1
Que vous avez pu rencontrer sur ces dernières années, qui a été, et que vous avez réussi à gérer.
- Speaker #0
Je dirais que c'est plus un défi quotidien, en fait. C'est que, comme on est tous les deux à être ensemble pour mener la boîte, Merci. Trouver la ligne directrice, déjà. Mettre en place une stratégie et surtout s'y tenir. C'est ça. Parce que peut-être qu'il y en a un qui va commencer à bifurquer et il faut qu'on soit aligné. Et ça,
- Speaker #1
c'est le plus difficile. Rester aligné, avoir la même directive.
- Speaker #0
Surtout quand tu es sur une start-up, une boîte innovante, ça peut partir très vite, tu vois, dans différentes orientations. Donc, il faut garder le cap, en fait.
- Speaker #1
Et votre philosophie et vos valeurs ?
- Speaker #0
Alors, les valeurs, c'est un peu les nôtres aussi, en fait. Celle de la boîte, c'est la convivialité et surtout fédérer.
- Speaker #1
Fédérer, oui.
- Speaker #0
Parce qu'aujourd'hui, en plus, on voit que les gens se divisent pas mal. Et nous, ce qu'on aimerait, c'est qu'au moins au cours d'un moment particulier, un dîner, un événement, que les gens se sentent tous dans le même événement. Pouvoir avoir les mêmes codes, les mêmes gestes,
- Speaker #1
les mêmes boissons. Partager les mêmes moments, oui.
- Speaker #0
Que ce soit avec ou sans alcool, mais en tout cas, effectivement, vivre le même moment ensemble.
- Speaker #1
C'est ça, oui. Et ça, c'est vrai que c'est beau et que ça amène sur quelque chose de positif.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Oui. Tout à l'heure, je t'ai demandé où c'était positionné, mais est-ce que vous êtes aussi en grande distribution ?
- Speaker #0
Alors, on a une gamme spécifique pour la grande distribution. Donc, effectivement, on y est. Et on a un accord national avec Carrefour. Donc, tous les Carrefour de France sont distribués.
- Speaker #1
OK. Et donc, à aujourd'hui, vous ne pouvez pas savoir à qui vous vendez le plus en termes ou féminin ou masculin. Est-ce que votre clientèle, elle est quand même beaucoup plus féminine ou vous arrivez quand même à ajuster cet équilibre ? Alors aujourd'hui,
- Speaker #0
tu le disais un peu en intro, ce sont effectivement plus les nanas qui nous suivent.
- Speaker #1
Parce qu'elles ont aussi des moments de vie où forcément on est enceinte et elles ont envie aussi...
- Speaker #0
Et je pense aussi que les femmes ont une ouverture. Alors je suis désolée, je généralise un peu, mais elles osent de plus. Un homme en vaillant vers ses duces sans alcool, une femme va dire « Ah tiens, pourquoi pas, testons » . Et en plus, c'est faible en calories. Wow, le pied.
- Speaker #1
Le top.
- Speaker #0
Donc oui, 70% de nos consos aujourd'hui sont des femmes. Mais elles arrivent justement à convaincre leur mari de basculer sur du sans-alcool petit à petit.
- Speaker #1
D'accord. Donc ça, c'est plutôt cool.
- Speaker #0
Oui, c'est cool.
- Speaker #1
Sur les réseaux sociaux, vous vous positionnez comment ? Vous avez quelqu'un qui vous gère votre communication et vous arrivez toujours à vous démarquer parce que votre... Je trouve que c'est très qualitatif. Ça donne envie. Et vous avez quelqu'un qui s'occupe de ça ?
- Speaker #0
C'est un gros challenge, les réseaux.
- Speaker #1
Aujourd'hui, oui.
- Speaker #0
Déjà, il y a Insta, il y a LinkedIn, qui est encore un autre réseau. Il y a une stratégie différente selon les canards.
- Speaker #1
Vous êtes sur différents réseaux ? Ou vous avez vraiment sélectionné le réseau ?
- Speaker #0
Pour l'instant, on est sur trois. LinkedIn, Facebook et Insta. Et on va basculer sur TikTok prochainement.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
alors alors C'est une remise en question en permanence, les réseaux, parce que c'est important de faire du joli, du quali, mais il faut aussi l'engagement derrière. Donc, on a tout un travail de verrouille où on essaie de transformer davantage. Aujourd'hui, je gère la com en direct. Et pour m'accompagner, j'ai un jeune homme qui est une agence, qui est un vidéaste. Et lui, il me fait tous les contenus. En fait, on les fait ensemble. On définit ce qu'on va aller shooter. Par exemple, on a shooté la semaine dernière. On savait ce qu'on allait faire, on avait tout notre brief. D'accord. Et après, c'est lui qui s'occupe de les mettre sur les réseaux.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce que là, à travers les réseaux, ça vous donne aussi des idées pour développer certains produits auxquels vous n'avez pas pensé ? Ça vous ouvre des portes, ça vous permet d'avoir des opportunités. Vous le gérez comment à ce niveau-là ?
- Speaker #0
Pour nous, les réseaux, c'est plus une vitrine.
- Speaker #1
Une vitrine.
- Speaker #0
Tu vois les gros clients, par exemple, à Monmer, ce qu'ils font, c'est aller sur Insta, voir le nombre de follows que tu as, voir si c'est quali, effectivement. Un investisseur va faire la même. D'accord. Voilà, donc c'est plus pour véhiculer l'image de marque de Petit Berry. D'accord.
- Speaker #1
Revenons à toi, en tant qu'aujourd'hui, on peut te considérer comme entrepreneuse. Et comment tu gères ton ascenseur émotionnel, tes émotions ? Est-ce que tu as des petites routines, des petits rituels pour te recentrer ? Comment tu arrives à gérer tout ça ?
- Speaker #0
Alors, être entrepreneur, c'est les montagnes russes. Tu le sais ?
- Speaker #1
Je le sais.
- Speaker #0
Tu peux monter très haut et puis il y en a même des centrés. Et je pense que ma dos m'a beaucoup aidée. D'accord. En fait, parce que je ne veux pas reproduire ce que j'ai fait avec ma dos en termes d'émotion.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Donc, quand je sais que ça ne va plus... Je prends beaucoup de recul de hauteur et j'arrive à stopper le stress. Après, ce que j'ai mis en place, c'est que ma maison est mon sas inviolable. C'est que quand je rentre chez moi, et encore plus quand il y a mes enfants, je pose tout mon stress, toutes mes émotions négatives, je les pose à l'entrée. J'essaie en tout cas et ça commence à porter ses fruits. Mais c'est hyper important et pour moi et pour ma famille. Les enfants te font déjà remarquer que tu travailles beaucoup, donc ça serait bien aussi quand tu es avec eux, tu sois à 100% avec eux.
- Speaker #1
D'accord. Et après, tu fais une pratique, sport, yoga, méditation, pilates ?
- Speaker #0
Je cours, je fais du footing. Je pars du château, je vais courir dans les vignes. Mais le problème, c'est que c'est le moment où je réfléchis. Je pense au boulot pour réussir à craquer des stratégies.
- Speaker #1
Ok. Donc, avoir cette alternative. Mais comme tu l'as dit, oui, c'est les montagnes russes. Et ça, c'est... Et donc, du coup, tu arrives à trouver l'équilibre en tant qu'entrepreneuse et maman. Et un conseil que tu pourrais donner pour des futures entrepreneuses qui n'osent pas, qui sont mamans et qui aimeraient, mais qui, au final, ont peut-être un frein ?
- Speaker #0
Par rapport à leurs enfants ?
- Speaker #1
Par rapport à leurs enfants et devenir entrepreneuse, oui.
- Speaker #0
Alors, par rapport aux enfants, moi, j'ai un conseil, c'est trouvez-vous une super nounou. Ça, c'est la base, parce que quand tu n'es pas avec eux, il faut que tu sois sereine. C'est ça. Et soit t'as une maman, enfin ma mère m'aide beaucoup par exemple aussi. Et moi, je dis merci Joël d'être à mes côtés tous les jours. C'est ma super nounou. Il faut remercier. Et donc déjà ça, ça permet d'être l'esprit tranquille quand t'es au travail et d'être focus sur ce que tu dois faire. Et après, quand on hésite sur est-ce qu'on est prêt à être entrepreneur ou pas, j'irais, il n'y a que vous qui pouvez savoir, en fait.
- Speaker #1
Je pense qu'on le sent et on le sait au fond de nous.
- Speaker #0
Oui, et puis le risque, tu vois, ça ne marche pas, ça ne marche pas, on passe à autre chose. Après, c'est plus construisez votre BP, faites en sorte qu'il soit cohérent. c'est que vous trouviez de la rentabilité. Et une fois que ce BP est clair, maintenant, c'est à vous de réfléchir. C'est est-ce que j'y vais ou j'y vais pas, quoi. Mais il faut se sentir prête parce qu'effectivement, c'est quand même du stress.
- Speaker #1
Et du stress.
- Speaker #0
Et très intense, effectivement.
- Speaker #1
Mais ça reste une belle aventure.
- Speaker #0
Carrément.
- Speaker #1
Parce que tous les jours, en fait, on est face à des défis, des fois des choses auxquelles on n'avait pas pensé. Et du coup, ça nous donne une force, je trouve, incroyable à surmonter tout ça. Parce qu'au final...
- Speaker #0
Tu viens de faire de nous aussi.
- Speaker #1
Oui, alors on ne se le dit pas assez. C'est ça. On n'est jamais fiers de nous.
- Speaker #0
Moi, j'essaie de fêter les victoires quand même.
- Speaker #1
C'est bien,
- Speaker #0
Betty.
- Speaker #1
Il faut.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Oui, c'est très, très bien. Peux-tu nous partager une expérience mémorable, un moment de fierté, justement, que tu as vécu chez les Pétubérés ?
- Speaker #0
Je ne sais pas s'il y en a un en particulier. Même s'il y en a plusieurs. Ce qui me fait kiffer, c'est quand on part avec Fatih en rendez-vous client. On a tous les deux, parce que lui aussi a fait des études de commerce. Et on est un peu en compète. Mais on est hyper complémentaires. Donc on part tous les deux en disant, on va faire telle stratégie. Et après, quand on est face au client, on en voit. On les voit tous les deux avec nos complémentarités. Et quand à la fin, on a craqué le marché. C'est une vraie fierté parce qu'on l'a fait en duo et on l'a fait ensemble. C'est ça qui est beau. C'est chouette. C'est des beaux défis.
- Speaker #1
Pour arriver à... Alors, c'est vous qui faites particulièrement les rendez-vous clients, les gros clients ?
- Speaker #0
Les gros clients, oui. Les gros clients,
- Speaker #1
c'est vous deux qui vous déplacez.
- Speaker #0
Et il faut qu'on soit aussi au cœur du marché et du business,
- Speaker #1
tu sais.
- Speaker #0
Voir la tendance et puis voilà.
- Speaker #1
Les référents.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est vraiment le socle qui est...
- Speaker #0
Tu vas même faire ça aussi.
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est là où vous prenez le plus de plaisir dans tout ça.
- Speaker #0
Oui, le challenge.
- Speaker #1
Le gros challenge, oui. Non, mais c'est bien, c'est un beau parcours. Et est-ce que vous participez forcément à des gros événements ? Vous avez participé à des gros événements,
- Speaker #0
je suppose ? Oui, on a eu des gros partenariats. Par exemple, Mercedes. Super. Mercedes France, qui l'année dernière nous a choisis pour les accompagner sur tous leurs événements AMG. C'est-à-dire qu'ils avaient 10 dates où ils recevaient tous leurs plus gros clients VIP sur circuit. Donc, ils leur faisaient faire un tour de belles voitures. Et en parallèle, ils avaient monté des ateliers. Et nous, on avait un atelier où on avait co-construit avec eux le cocktail signature Mercedes. Et on apprenait aux participants à faire le cocktail. C'était sympa.
- Speaker #1
Du coup, est-ce que vous faites appel aussi à des influenceurs ou des stars du showbiz ?
- Speaker #0
Alors, pour l'instant, non. On en a eu qui, spontanément, ont joué le jeu Petit Béré, ce qui a été assez sympa. On a eu Médine qui a beaucoup communiqué sur Petit Béré pendant une période. On a eu qui ? Je ne me rappelle plus. J'ai une mémoire de... Mais oui, oui. Récemment, on a eu Magique Système.
- Speaker #1
D'accord. Oui, j'ai vu votre dernier réel. Excellent. Donc,
- Speaker #0
eux aussi, on leur envoie du love.
- Speaker #1
C'est sympa. Super.
- Speaker #0
C'était hyper sympa.
- Speaker #1
Parce qu'ils étaient au Festival Rose à Toulouse. Exactement.
- Speaker #0
Avec Noémie.
- Speaker #1
Avec Noémie, oui. J'ai vu ça. Ils sont montés dans la voiture de Marcus. C'était génial. C'était assez marrant.
- Speaker #0
Et tu vois, c'est des gens qui nous envoient vachement de puissance, en fait. Et ça,
- Speaker #1
un jour, tu aurais imaginé vivre des moments comme ça ?
- Speaker #0
Non, c'est pour ça que je te dis Petit Véret, c'est hyper surprenant.
- Speaker #1
Betty, comment tu te décrirais en trois mots ?
- Speaker #0
C'est dur.
- Speaker #1
Mais non,
- Speaker #0
pas du tout. Il faudrait bien demander à Fatih, il serait plus juste. J'irai généreuse, parce que j'aime faire plaisir aux autres. Passionnée, parce que quand j'entreprends quelque chose, j'ai jusqu'au bout. J'aime que les choses soient bien faites, comme on l'a vu. Et battante. Oui. Lâche rien. Tu lâches rien,
- Speaker #1
tu vas jusqu'au bout.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est l'engagement et on y va.
- Speaker #0
Exactement. C'est beau,
- Speaker #1
c'est super.
- Speaker #0
Mais bon, que des qualités, tu vois, je t'ai cité. Je ne sais pas si je t'ai cité.
- Speaker #1
Mais non, mais tu as raison, attends.
- Speaker #0
Ouais, tu as encore à le faire. J'ai vu qu'il y avait plein de love autour de moi. C'est ça,
- Speaker #1
c'est ça, exactement. Il faut vraiment continuer dans ce sens-là. Allez, le petit côté fun. Une pire anecdote qui t'est arrivée.
- Speaker #0
Tu l'avais vraiment ?
- Speaker #1
Je ne sais pas,
- Speaker #0
elle est gênante ou pas ? Oui, plus pour lui que pour moi.
- Speaker #1
Allez, vas-y, on y va.
- Speaker #0
Du coup, c'était l'année dernière, il y a deux ans, je ne me rappelle plus, on avait un partenariat avec l'ESSEC, l'école de commerce. Je monte à Paris un matin, je prends le vol de 6h. Sergi, là où est l'école, c'est le Nord. Bien sûr, j'atterris à Orly, parce qu'il n'y avait pas d'autre vol, etc. Et je prends Uber. nos copains les Uber et déjà je monte dans la voiture et le gars râle parce qu'il me dit oh mais il y a deux heures de route pourquoi vous prenez un Uber c'était un jeune ou un vieux ? je dirais ouais entre 35 et 40 tu vois et du coup bon je me dis je lui dis je le mets à l'aise si ça vous gêne j'en prends un autre en fait deux heures de route il y en a qui seront rémunérés il y en a qui seront contents d'avoir la course je pense non non mais c'est bon on y va Non. Puis là, on arrive dans les bouchons du périph' et puis je le vois sortir son téléphone. Déjà, je trouve ça très moyen en conduisant. Il me met sur le tableau de bord et avec le son. Et là, j'entends que c'était un film
- Speaker #1
X. Mais non !
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Je meurs si ça m'arrive.
- Speaker #0
Non, mais je n'avais pas quoi faire. Non, mais je meurs. Tu vois, j'étais hyper gênée, alors que ce n'était pas à moi d'être gênée. Et je me disais, je ne peux pas sortir de la bagnole parce qu'on est en plein périph' et que je vais faire quoi ? Et ma valise est sur le périph'. Donc, compliqué. Lui, je le voyais se tortiller dans sa chaise et tout. Et moi, j'étais au fond. Bon, je me dis, ça va que j'ai 43 ans, tu vois. Mais ça aurait été une petite de 18, c'est chaud.
- Speaker #1
C'est chaud quand même.
- Speaker #0
Et j'ai dit, bon, je ne lui parle même pas du film. Je lui ai dit, ça serait bien que vous arrêtiez votre téléphone. Vous êtes en train de conduire, ce n'est pas forcément safe pour moi.
- Speaker #1
C'est très dangereux.
- Speaker #0
Voilà. Ouais, je ne comprends pas. Pourquoi ? Bon, je lui dis maintenant, arrêtez votre téléphone, s'il vous plaît. Donc, tendu, un peu dans la voiture. Et puis là, après, en roulant, je le voyais fermer les yeux. Tu sais, il s'endormait. Ah, mais t'as tout eu, là. Ah ouais, non, j'ai tout eu avec lui. Et je me suis dit, je vais jamais arriver à l'ESSEC. Et t'as réussi à garder ton self-control. Après, il fallait que je lui parle, en plus, pour le garder éveillé. Donc, je lui racontais des choses.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Ah oui, là, c'était du lourd. Ouais, c'était...
- Speaker #1
Pas terrible, quoi.
- Speaker #0
C'était pas la meilleure expérience, petit Béré, mais ça fait des bonnes anecdotes mais ça en fait partie et oui voilà ok
- Speaker #1
Un petit message pour Fatih ?
- Speaker #0
Je t'aime.
- Speaker #1
Parfait. C'est trop beau. Betty, merci pour cette invitation. J'espère que tu as passé un agréable moment.
- Speaker #0
C'était génial.
- Speaker #1
T'as aimé ?
- Speaker #0
Ouais, tu m'as mis super à l'aise et le stress est parti pendant l'entretien. Voilà, tu vois,
- Speaker #1
c'est hors du temps aussi.
- Speaker #0
Ouais, effectivement. Et merci d'avoir pensé à moi.
- Speaker #1
Merci pour cette interview. N'hésitez pas... à liker et commenter cette vidéo et n'hésitez pas aussi à aller suivre Le Petit Béré sur Instagram et sur LinkedIn. Je vous dis à très vite pour un nouvel épisode.