- Speaker #0
Tu as préparé ta tasse et mis tes écouteurs, prête à écouter un nouvel épisode inspirant et motivant. Bienvenue chez Pamela. Bonjour et bienvenue chez Pamela, le podcast des femmes entrepreneuses qui osent et qui inspirent. Aujourd'hui, j'accueille une nouvelle invitée qui est Marion. Coucou Marion.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Ça va très bien, merci.
- Speaker #0
Bon, pas trop stressée, ça va ?
- Speaker #1
Non, ça va, ça va.
- Speaker #0
Bon, bienvenue dans mon studio podcast.
- Speaker #1
Oui, mais avec plaisir d'avoir répondu à cette invitation, c'est très beau.
- Speaker #0
Merci. Donc Marion, je vais te donner la parole. Tu vas nous raconter un peu ton parcours, l'entreprise où tu es aujourd'hui au quotidien, une entreprise qui est familiale, une entreprise qui est bien ancrée sur le bitérois, qui a plus de des ans 90 ans voilà de des ans d'existence. Et donc, tu vas nous raconter tout ça. Mais avant, tu vas nous raconter un peu ton parcours parce que ce n'est peut-être pas dit que tu arrives dans cette entreprise familiale.
- Speaker #1
Oui, exact.
- Speaker #0
Alors, dis-moi tout.
- Speaker #1
Du coup, moi, Marion Bitteroise, j'ai toujours été en scolarité à Béziers. Je suis allée en école de commerce à Toulouse dans un premier temps après le bac. Puis après, j'ai enchaîné sur Montpellier. J'ai fait mon master à Montpellier Business School. J'ai fait une alternance dans le milieu de la banque.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc à la base, j'étais en banque, à la caisse d'épargne.
- Speaker #0
C'est là où je t'ai connue.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Parce que justement, au début de Galardéco, j'ai eu affaire à Marion.
- Speaker #1
Ouais, super.
- Speaker #0
Et Marion m'a laissé vraiment un très bon souvenir parce que tu as été très réactive. Tu répondais. Et de nos jours, des personnes réactives qui répondent en temps et en heure, elles se font très rare.
- Speaker #1
Oui, et puis en plus, moi, c'était une période où j'étais normalement binôme et mon binôme était en arrêt. Donc, du coup, j'étais seule et je me souviens qu'on avait eu affaire.
- Speaker #0
Ah, mais moi, je suis vraiment ravie de tes services.
- Speaker #1
Donc, voilà, j'ai fait quelques années en caisse d'épargne. Et après, du coup, l'idée de rejoindre l'entreprise familiale, je l'ai toujours eue.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais ce n'était pas en famille un souhait. On s'était dit que, étant donné que j'avais fait des études, que j'allais peut-être faire mon expérience ailleurs. Du moins, c'était le souhait de mon père. Et en fait, la question est venue en famille de pourquoi pas ? Est-ce que ce n'est pas le moment ? Parce que moi, la banque, je commençais à m'en laisser un peu. J'avais eu des promesses qui ne sont pas réalisées. Donc, du coup, un peu déçue. Un peu déçue, je m'investissais beaucoup. Et je me suis dit, je vais aller voir ailleurs. Et au final, à ce moment-là, mon père avait un besoin dans la société. Et donc, j'ai rejoint l'aventure familiale.
- Speaker #0
D'accord, donc cette aventure familiale. Donc tu vas nous parler un peu de cette entreprise. Donc c'est une entreprise confort énergie, entreprise Kassan, où vous faites tout ce qui est donc plomberie, climatisation, photovoltaïque. Et ton rôle à aujourd'hui dans l'entreprise.
- Speaker #1
Donc en fait maintenant on est séparé en deux structures. Il y a la société Kassan de mon père qui est historique. Elle a été créée en 1932 par mon arrière-grand-père.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, on fait le même métier, plomberie, chauffage, climatisation. Ils vont faire du gros chantier. J'ai mon frère également qui bosse avec mon père dans cette structure-là. Et moi, du coup, j'ai bossé avec eux au départ, sauf qu'en fait, j'étais spécialisée plutôt dans le particulier d'épanage et contrat d'entretien. C'est une branche qui a pris de l'ampleur. Et donc, l'idée s'est posée, est-ce qu'on ne crée pas une autre structure pour scinder les activités ? Et donc voilà, l'idée est venue comme ça. Donc j'ai créé Cassin Énergie Confort en
- Speaker #0
2023. 2023, d'accord. Donc entreprise familiale.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et entreprise familiale, ça peut aussi faire peur de se dire j'intègre une entreprise familiale. Comment tu as su et à quel moment tu t'es dit ça y est, j'y vais. Tu as eu le soutien et la demande de tes parents et de la famille qui t'ont poussé à y aller. Où c'est vraiment toi qui le sentais et tu t'es dit, ben oui, j'y vais. C'est le bon moment.
- Speaker #1
Ouais, moi, en fait, j'ai toujours voulu, finalement, bosser en famille. Mais c'est vrai que... Mon père ne voulait pas que ce soit la facilité. Il m'a dit fais tes études parce que j'avais déjà ambition de faire mes études de toute façon. J'ai fait jusqu'à mon master, master commerce et management. Et c'est à ce moment-là qu'on s'est dit pourquoi pas parce que je pourrais apporter ce côté-là que finalement ni mon père ni mon frère ont.
- Speaker #0
Disons que déjà tu as le côté féminin.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
face à ce côté qui est donc un domaine qui est quand même assez masculin. Oui, complètement. Voilà, il a fallu quand même que tu trouves ta place au sein de ce milieu de l'homme. Et donc, du coup, c'est sûr que ça ne devait pas être si évident. Est-ce que tu as dû faire une formation ? Dans le bâtiment, une formation pour te perfectionner et répondre vraiment aux besoins techniques.
- Speaker #1
Oui, mais en fait, au début, quand j'ai bossé avec eux, pas vraiment. Mais quand j'ai voulu créer ma société, là, ça a été nécessaire. Déjà pour pouvoir monter une structure. Et en fait, je me suis rapprochée de la fédération du bâtiment.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et eux, ils ont leur école pour les dirigeants d'entreprises du bâtiment, que ce soit des repreneurs ou des acquéreurs de sociétés.
- Speaker #0
D'accord. Cette école, elle est ici ? Elle est dans la région ?
- Speaker #1
Oui, c'est dans la région, mais ça change. En fait, ils ont des promos annuels. Donc, moi, je suis tombée sur la promo de Perpignan.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je suis à la Perpignan.
- Speaker #0
Pas trop loin.
- Speaker #1
Oui, voilà. Donc,
- Speaker #0
c'est assez...
- Speaker #1
Oui, apprentissage une semaine par mois.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Pendant un an et demi.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, j'ai repris mes études. C'était il y a quoi maintenant ? 4-5 ans, je crois. Et voilà, donc j'ai fait ce parcours diplômant, du coup, qui m'a permis après de libérer ma structure.
- Speaker #0
Et toi, ta structure, elle est au sein du gros bâtiment Cassan ? Oui,
- Speaker #1
on était tous ensemble. Sauf que du coup, vu que j'ai recruté des techniciens en plus, du secrétariat, etc. Il a fallu s'organiser et se mettre en place. Et donc là, on rentrait plus sous les mêmes locaux. Donc, j'ai créé mon bâtiment juste à côté. Ce qui m'a permis de pouvoir m'agrandir et de me structurer correctement.
- Speaker #0
OK. Vos bâtiments sur Béziers, ils sont en zone du Capiscol. Donc, en zone industrielle. Grand bâtiment. Et vous êtes à peu près combien d'employés ?
- Speaker #1
Du coup, sur la structure Cassant, une quarantaine. Et chez moi, on est 18.
- Speaker #0
D'accord. OK. et du coup Tu épanouis en tant que femme. Après, je pense qu'il n'y a pas que des hommes, forcément, au sein de l'équipe. Ah oui, il y a beaucoup d'hommes. Oui,
- Speaker #1
mais en fait, j'ai le staff administratif où j'ai les filles.
- Speaker #0
D'accord, voilà.
- Speaker #1
Et c'est le seul service, quoi. Après, il n'y a que les garçons.
- Speaker #0
Comment tu arrives à gérer au quotidien de travailler au sein de l'entreprise familiale ? Comment vous arrivez à... à distinguer vos relations personnelles et vos relations pro. Voilà, ça c'était le moins évident.
- Speaker #1
C'est le moins évident. Maintenant, on est rodé, mais c'est vrai qu'au début, on a tendance à tout mélanger, le pro, le perso. Puis c'est là que ma mère a eu un rôle important aussi, parce que forcément, elle a drive un peu le truc en disant, stop, arrêtez, ça parle trop boulot à la maison. Et ça nous a aidé quand même. Et maintenant, on se voit tous les jours. De toute façon, parce qu'elle est bâtiment à fausser.
- Speaker #0
Elle est dans l'entreprise. Non, non, jamais.
- Speaker #1
Elle n'a jamais été en entreprise. Et du coup, avec mon père, on se voit tous les jours. Donc, on discute de nos gestions qui n'ont rien à voir finalement parce qu'on fait le même métier, mais ce n'est pas la même clientèle. Donc, ça se gère totalement différemment. Donc, du coup, on se voit tous les jours. On discute chacun de nos gestions. Mais c'est vrai que chacun a une totale autonomie.
- Speaker #0
Ils te laissent quand même vraiment ta vision globale. Ils te laissent les rênes. C'est le but. Il y en a quand même qui veulent toujours avoir un petit œil dessus et qui sont présents, mais quand même qui ne lâchent pas totalement parce que ça a été le cœur de toute leur vie. Et parfois, ça peut leur faire peur.
- Speaker #1
Un peu, oui, bien sûr. Et puis, il y a forcément les générations différentes qui ont convoi les choses différemment, etc. Mais non, ça va.
- Speaker #0
Donc, ta jeunesse, ton côté PEPS, il t'a fait confiance et t'as pu développer peut-être sur d'autres projets qu'ils n'avaient peut-être pas forcément mis en place.
- Speaker #1
Du coup, le photovoltaïque, on ne l'a jamais fait.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, on le fait sur Kassa Énergie Confort. Puis après, on a mis en place des solutions, des choses un peu plus en l'air du temps. Tu peux nous en parler un peu ? Par exemple, les contrats d'entretien. Avant, on proposait un contrat d'entretien suite à une installation. Maintenant, on va proposer des mensualités, des choses qui sont un peu plus dans l'air du temps pour pouvoir faciliter les paiements aux clients. Ou alors, on envoie des rendez-vous par SMS, ce genre de trucs. On modernise un peu l'organisation.
- Speaker #0
Votre clientèle, c'est autant du particulier que du professionnel ?
- Speaker #1
Oui, sur le dépannage et sur les contrats d'entretien, oui. On va faire les deux. Sur les installations, on fait plutôt du particulier quand même. Ou alors du petit pro, des locaux commerciaux. Mais tout ce qui est logement, c'est à côté. C'est la partie de mon père qui gère.
- Speaker #0
Ok. Donc, toi, tu es épanouie au quotidien dans cette entreprise. Oui, vraiment. Aucun regret pour toi ?
- Speaker #1
Non, non, non. Aucun regret. Même si ça a été une révélation, en fait, de pouvoir prendre les rênes, de faire à sa façon. Enfin, non, vraiment, ça a été super pour moi.
- Speaker #0
Tu peux nous parler un peu de comment tu as réussi à créer ta société ? Et... quoi tu es passé parce que c'est quand même un ascenseur émotionnel oui Beaucoup d'inquiétude aussi. Voilà, c'est ça. L'inquiétude de ce l'âme. L'inquiétude de soi quand même.
- Speaker #1
Oui, puis toujours prouver le... Parce que quand il y a une histoire familiale derrière, on se doit d'être encore plus exemplaire que quelqu'un qui montre quelque chose où il n'y a pas d'ancienneté finalement.
- Speaker #0
Voilà. Donc, je suis la fille de...
- Speaker #1
Voilà. Au Satan.
- Speaker #0
Ça reste quand même.
- Speaker #1
ça a du bon comme du mauvais parce qu'il faut toujours faire preuve qu'on est capable alors que beaucoup pensent ils l'ont mis là par facilité parce qu'on ne savait pas quoi faire donc en gros la vie à papa elle descend c'est sûr que dans le quotidien je suis souvent confrontée sur ce genre de sujet mais pour autant c'est ce qui fait avancer de prouver que non ça ne se passe pas comme ça J'ai l'esprit un peu, je suis assez persévérante et tout ça, donc ça fait partie de mon quotidien.
- Speaker #0
Donc du coup, ça t'a fait partie de la vie.
- Speaker #1
Au début, ça a été plus compliqué, mais là, ça commence à rouler.
- Speaker #0
On partait par des étapes un peu plus complexes, mais après, on est tellement fiers d'y être arrivés, de se dire, bon, ben oui, ça n'a pas été facile, mais j'y suis arrivée.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est ça, en fait.
- Speaker #1
Ça, et puis du coup, après, mener sa vie perso.
- Speaker #0
Comment tu as réussi à gérer Donc déjà tu es jeune maman D'une petite Céleste Qui a 9 mois maintenant Et comment tu as réussi Du coup à trouver un équilibre Perso et pro
- Speaker #1
En fait tout est tombé en même temps Parce qu'en gros J'ai créé en 2023 Cassa Energy Confort Je faisais la J'ai démarré rapidement La construction de mes locaux
- Speaker #0
D'accord
- Speaker #1
qui ont duré un an et je suis tombée enceinte pendant cette période-là. Donc, j'ai géré en même temps que ma grossesse la construction du bâtiment.
- Speaker #0
Deux bébés, en fait. Et voilà,
- Speaker #1
et ces aléas de suivi chantier. Et donc, en fait, moi, mon objectif, c'était d'aménager dans mes locaux, de transférer tous mes salariés. Parce qu'en fait, j'ai transféré huit salariés de la société Kassa vers la société Kassa Énergie Confort. Et j'avais fait d'autres recrutements depuis. Donc, on commençait vraiment à être à l'étroit. Donc, il fallait aménager. nouveau local. Et donc, dans ce timing assez serré, il fallait également que je puisse partir en maternité tranquille sans me stresser de tout ça. Et donc,
- Speaker #0
c'est le challenge.
- Speaker #1
En février, on a aménagé. Je vais accoucher en avril. J'étais au bureau deux jours avant et je leur ai dit je vais accoucher en mai. Et je leur ai dit bon allez, je prends dix jours pour moi. Je vous confie l'essentiel. Et je leur ai dit voilà, ajoute. par dix jours, me poser. Parce que ma gynéco m'avait dit qu'il fallait peut-être lever le pied. Et donc, je fais tout mes... Voilà, ma réunion, comment dire, annuelle. Et le lendemain, je fais la maternité.
- Speaker #0
Donc, en fait,
- Speaker #1
je pense que ma fille, elle s'est dit, bon, elle est maintenant.
- Speaker #0
Je vais enchaîner, ouais. Et du coup, ouais.
- Speaker #1
C'est très rapide. Donc, oui, voilà, de pouvoir joindre tout en même temps. Et c'est vrai que... Ça paraît énorme. Maintenant, quand j'y pense, je me dis, purée, j'ai tout fait en même temps.
- Speaker #0
Tu as mené quand même tout ça de front.
- Speaker #1
Les deux côtés, ça s'est fait. Tu es fière. Oui, oui, je suis fière. Et puis, ça s'est fait. Comme quoi, on est capable.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as eu quelques défis, des petits obstacles qui sont... Ouais. Qui t'ont pu te freiner et te dire, bon, au final, j'ai envie de tout arrêter ou pas vraiment ?
- Speaker #1
Non, pas tout arrêter.
- Speaker #0
Des remises en question ?
- Speaker #1
Oui, des remises en question. Et puis, quand on crée quelque chose comme ça, même s'il y a une équipe derrière, forcément, je n'étais pas à l'origine de tout. Pour un bâtiment d'une certaine ampleur, forcément, il y a beaucoup de choix à faire. Il ne faut pas se tromper.
- Speaker #0
Des choix stratégiques, des choix financiers. C'est ça. Et puis,
- Speaker #1
des enjeux financiers importants. Et surtout, on ne se dit pas, dans tous les cas, je referai tout dans quelques années. Non, pas du tout. À faire un tel investissement, il faut être sûr de soi. Et voilà, que ce soit le plus aussi pratique pour tous les jours. Moi, c'était la première fois, clairement, que je me projetais sur la construction d'un bâtiment professionnel. Parce que j'ai toujours connu les locaux de mon père où c'était déjà en place depuis bien longtemps. Donc là,
- Speaker #0
vous êtes repartie à zéro. Vous avez tout fait construire.
- Speaker #1
Bien sûr, mon père m'a beaucoup aidée. On en a fait ensemble. Mais c'est vrai que c'était un joli challenge.
- Speaker #0
Mais aujourd'hui, fière du résultat. Vous avez inauguré les locaux en septembre.
- Speaker #1
En septembre, oui.
- Speaker #0
Très belle inauguration.
- Speaker #1
Parce que du coup, il y a ça aussi. Moi, j'attendais de rentrer de ma maternité, me remettre un peu à jour de tout et pouvoir après organiser une inauguration. Parce que c'est aussi intense. C'est intense,
- Speaker #0
oui. Beaucoup de temps d'investissement, oui.
- Speaker #1
Clairement.
- Speaker #0
Oui, parce qu'on aime bien faire les choses pas à moitié. C'est ça,
- Speaker #1
puis c'est qu'une fois, donc il faut que ce soit parfait.
- Speaker #0
Et puis c'est aussi pour remercier une clientèle, remercier les équipes aussi qui sont là. Et ça redonne aussi une bonne énergie, je trouve.
- Speaker #1
Bien sûr. Bien sûr. Et puis voilà, après, je savais également que c'était un peu attendu, parce que cette construction, en plus, c'est assez central. Souvent, on m'en parlait. Mais qu'est-ce qui va se faire ? Voilà, donc j'avais hâte de montrer un peu le résultat. Et bien sûr, de faire une belle soirée pour que tout le monde en garde un bon souvenir.
- Speaker #0
Au vu de tout ce qu'on a pu voir passer, c'était très beau. Oui, c'était pratique.
- Speaker #1
Je suis contente.
- Speaker #0
L'après-midi, j'avais eu un monsieur qui était venu à la boutique. Ce soir, je suis invitée à l'inauguration au Cassin, mais je viens me prendre un cadeau pour Marion. Oui,
- Speaker #1
c'est l'état que j'ai au bureau.
- Speaker #0
Il m'a dit qu'elle aura l'état pour le bureau.
- Speaker #1
Et le boulier aussi.
- Speaker #0
Et la bougie. Oui, c'était sympa. Et du coup, là, tu arrives à trouver bien ton équilibre avec la petite Céleste, ton mari et le travail.
- Speaker #1
Oui, ça va. Ça va, j'arrive à m'organiser. Après, je suis assez comme ça quand même. Carré, j'aime bien que tout soit... T'es organisée. Oui. Donc, j'organise ma vie perso en fonction. Donc, maintenant, forcément, elle grandit un peu. Donc, c'est plus simple.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais c'était important pour moi de garder mes activités sportives, de garder mon équilibre vie perso pro. Donc, j'ai pu tout mettre en place.
- Speaker #0
C'est bien qu'on est en place. Tu as le soutien de ton mari aussi ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Qui est là au quotidien et qui... C'est important.
- Speaker #1
Oui, carrément.
- Speaker #0
C'est important de l'avoir.
- Speaker #1
Je pense que si on n'avait pas cet équilibre-là, ça serait plus compliqué à gérer. C'est évident.
- Speaker #0
Et en termes, aujourd'hui, on est aussi dans un contexte économique assez déstabilisant. Pour vous, est-ce que ça se ressent en termes de points sur l'entreprise ou pas vraiment ?
- Speaker #1
Alors oui, ça se ressent, mais le fait qu'on ait plusieurs services, je dirais, ça pallie un peu à ce manque-là.
- Speaker #0
Parce que le bâtiment, c'est vrai qu'il est en souffrance.
- Speaker #1
Oui, les installations, oui, du coup. Je dirais qu'il y a moins d'installs, forcément. Par contre, vu qu'on a le dépannage qui tourne beaucoup, en plus, on bosse samedi-dimanche, on a des week-ends d'astreinte tout le temps. Et ça, forcément, ça plaît, parce qu'il n'y en a pas énormément. Donc, c'est vrai que le fait qu'on ait cette continuité-là pour nos clients fonctionne bien. Après, les contrats d'entretien, c'est annuel. c'est des cons On a des clients de longue date qu'on suit depuis longtemps en contrat. Donc voilà, ça a son roulement qui permet de pallier un peu à cette baisse-là. Bien que bien sûr, elle est là et on s'en rend compte.
- Speaker #0
Oui, sur tous les domaines.
- Speaker #1
Oui, je crois.
- Speaker #0
C'est ça. Et du coup, est-ce que tu envisages ou vous avez des nouveaux projets justement sur des énergies, sur une nouvelle structure ou autre ? Vous envisagez sûrement à développer ?
- Speaker #1
Oui, j'ai un objectif. Alors, c'est ma réflexion de l'année, donc je ne sais pas quand et comment j'y travaille. En tout cas, j'y travaille. Ou sur une nouvelle structure. Ou alors ouvrir un nouveau service par le biais de Cassé Energy Comfort. Je ne sais pas comment. Mais oui, je ne compte pas m'arrêter là.
- Speaker #0
C'est bien maintenant. Donc, tu vois l'OM, ça a vraiment... Ok. Tu veux encore faire évoluer cette entreprise familiale ? Oui. Marion, un héritage familial, qu'est-ce que tu as reçu ? Qu'est-ce qu'on t'a transmis ? Parce que de génération en génération, ça a pu changer. Mais toi, qu'est-ce que tu en retiens aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, ce que j'en retiens, c'est les valeurs du travail, forcément. Parce que c'est quelque chose que, dès qu'on est tout petit, dans une entreprise familiale... On n'a pas besoin de nous l'apprendre. Ça en découle facilement et naturellement, je dirais. Donc, les valeurs du travail. Et après... En tant que chef d'entreprise, et encore plus quand on est une femme, il faut quand même être assez courageuse, se blinder sur pas mal de sujets, ne pas avoir peur, ne pas trop mettre en avant ses émotions, justement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Parce que c'est d'autant plus dans le bâtiment, je dirais. C'est le métier qui fait ça.
- Speaker #0
Donc pour toi, les émotions, disons que tu... Tu fermes un peu une porte, ce n'est pas trop démonstratif. Et pour l'instant, toi, tu es une femme où tu as des objectifs à maintenir. Tu y vas et tu ne te laisses pas absorber par les émotions.
- Speaker #1
Oui, clairement.
- Speaker #0
C'est une force.
- Speaker #1
Je pense que c'est avec les années, parce que je n'étais pas vraiment comme ça quand j'étais plus jeune. Avec les années, et d'autant plus depuis que je travaille dans le bâtiment, où clairement, oui, c'est venu petit à petit, mais les émotions... au revoir Oui, clairement. Il ne faut pas montrer quand il y a quelque chose, parce que forcément, il y a toujours quelque chose qui va nous impacter. Un salarié qui rencontre une situation difficile personnelle, qui peut nous toucher. Il faut rester assez neutre, toujours ne pas être trop, mais ne pas être pas assez. Je pense que c'est le gros avantage d'être une femme aussi. C'est d'avoir ce côté empathie, compréhension, que peut-être dans le milieu du bâtiment, il y a un peu moins. sans être dans le...
- Speaker #0
Pour avoir le bon dosage.
- Speaker #1
Le bon dosage, exactement. C'est ça.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, donc, tu arrives vraiment à maintenir ce fil conducteur. Et oui.
- Speaker #1
Oui, enfin, moi, je trouve. Après, c'est lui qui le dira mieux que moi. Non, mais... Je pense que... Enfin, j'ai constitué cette équipe-là. J'ai choisi tout mon recrutement, quoi, vraiment. J'ai des bons retours. Et toi,
- Speaker #0
tu fais recrutement ?
- Speaker #1
Oui, oui, c'est moi qui l'ai fait. J'ai de bons retours sur mon équipe, des bons retours clients. Donc, c'est que finalement, ça fonctionne. Tu as la bonne manière. J'ai pu leur transmettre un peu les énergies que je souhaitais, les valeurs que je voulais dans cette société. Et donc, on est entre le côté un peu familial, mais à la fois sérieux. On essaye de... Il y a bonne ambiance. Oui,
- Speaker #0
c'est bien. Mais c'est ce qui fait du rôle d'entreprise. Tu travailles et c'est un travail qui t'engale.
- Speaker #1
J'y travaille beaucoup pour qu'on garde ce lien-là tous ensemble. parce que forcément, on a évolué aussi. Donc, il faut suivre avec le mouvement. Mais non, franchement, je suis contente du résultat.
- Speaker #0
D'accord. Après, c'est de tout âge en termes de...
- Speaker #1
De tout âge, oui. Oui, c'est assez varié. Oui, varié, oui.
- Speaker #0
D'accord, OK. Écoute, Marion, est-ce que... C'est très intéressant tout ce que tu nous as dit. Et est-ce que tu peux nous donner... parce qu'il y a pas mal, c'est une écoute féminine, nous donner des conseils pour des femmes qui aimeraient reprendre des entreprises familiales mais qui au final peut-être ont peur ou n'osent pas. Quel conseil tu pourrais leur donner ?
- Speaker #1
Si on est convaincu du projet, il faut y aller parce que c'est sûr que c'est toujours angoissant, c'est toujours stressant. On a toujours 15 000 questions et surtout je pense en tant que femme où on n'est plus réfléchi pour beaucoup de sujets. Mais non, il faut y aller, il faut se faire confiance, savoir s'entourer bien évidemment, pour ne pas se sentir seule et pouvoir justement avoir sa vie pro, perso, son bon équilibre tout simplement. Mais persévérer et ne pas baisser les bras.
- Speaker #0
Il faut vraiment y croire et donc il faut qu'elles foncent et si le projet leur plaît, y aller. En hésitation. D'accord, tu es convaincue, c'est bien. Oui, oui, oui. Écoute, Marion, j'espère que tu as passé un bon moment à travers ce podcast.
- Speaker #1
Oui, super.
- Speaker #0
Et qu'on pourra renouveler sûrement une expérience plus tard si tu as des nouveaux projets. Et merci d'avoir pris la parole face à ce micro. Merci à toi. Merci d'avoir pris le temps de nous avoir écoutés avec Marion. N'hésitez pas à liker et à vous abonner à ma chaîne YouTube. Et n'hésitez pas... aussi à écouter ce nouvel épisode sur les plateformes Spotify, Deezer et je vous dis à très vite pour un nouvel épisode inspirant.