Speaker #0Comment élever un enfant qui sait faire face aux difficultés et ne baisse pas les bras ? On veut tous protéger nos enfants, éviter les larmes, éviter les échecs, éviter les frustrations. Mais si je vous disais que c'est justement ça qui les fragilise ? Aujourd'hui on va voir comment élever un enfant qui ne s'effondre pas à la première difficulté, un enfant qui tient et qui avance. Si vous vous demandez comment calmer les colères, poser des limites sans crier... apprivoiser le temps d'écran, retrouver des soirées plus sereines et nourrir l'autonomie de vos enfants, vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Princesse Montessori, je suis la princesse Xénia Troubetzkoï, diplômée en développement précoce de l'enfant selon la méthode Montessori. Ici, on transforme les difficultés du quotidien en gestes simples et efficaces. Un épisode, un pas concret. Alors installez-vous et c'est parti pour un nouvel épisode. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast. Aujourd'hui, nous allons voir comment élever un enfant qui sait faire face aux difficultés et ne baisse pas les bras. Il faut se l'avouer, les parents d'aujourd'hui veulent souvent protéger leurs enfants de tout inconfort. Mais la réalité, c'est que la vie apporte inévitablement des déceptions, des échecs, des difficultés. Le vrai objectif n'est pas de créer une vie parfaite, c'est d'apprendre à l'enfant à faire face sans perdre confiance. L'erreur la plus fréquente, c'est de tout résoudre à la place de l'enfant, alors qu'il faudrait laisser l'enfant rencontrer des difficultés justement. Une tour qui tombe, il est inutile de la reconstruire immédiatement. La fermeture est difficile, il faut laisser essayer. Un conflit, on n'intervient pas trop vite. Les enfants apprennent par l'expérience. Si vous éliminez tous les obstacles, l'enfant ne développe pas ses compétences, il apprend juste une chose. Quelqu'un viendra toujours à sa place. et il perd confiance en lui. Bien sûr, en fait, il ne s'agit pas de laisser un enfant seul face à de vrais dangers, mais les petites frustrations sont nécessaires. Elles construisent la force intérieure. Il faut également permettre à l'enfant de faire des choix et de les assumer. Quand un enfant choisit et voit les conséquences, il apprend la responsabilité. Par exemple, il fait froid, sanguant, tu vas avoir froid. Eh bien, s'il refuse, on le laisse expérimenter. 10 minutes plus tard il demandera des gants et il n'oubliera plus. Ce n'est pas une punition, c'est un apprentissage. Là, par exemple, nous, on a atterri à Moscou, il faisait moins 25 degrés, et ma fille Victoria, qui est hypersensible, j'ai réussi à lui acheter un manteau, je ne sais pas comment, mais en dessous, elle s'habillait avec des vêtements d'été, un tee-shirt à manches courtes. Et alors, le manteau, elle n'aime pas l'enfiler, ça a toujours été problématique. Alors bon, 0 degré à la limite, c'était déjà compliqué, mais moins 25, moi, je grelottais. Et bien, je l'ai laissé sortir, avec juste la capuche mise sur sa tête, les bras pas mis, tout complètement ouvert. Je vous garantis que maintenant, elle enfile son manteau, elle ferme la fermeture éclair et parfois même elle demande un pull. Bon, maintenant qu'il fait 5-6 degrés, c'est comme si on s'était habitué à avoir très très froid et moi qui suis très frileuse, je me surprends parfois en t-shirt dehors. Bref, le point suivant, c'est de ne pas exiger la perfection. Le perfectionnisme, en fait, il détruit la confiance. Un enfant qui a peur de se tromper, arrête d'essayer. Concrètement, il faut normaliser l'erreur. On apprend en se trompant. On peut aussi partager nos propres erreurs. J'ai mis trop de lait, la soupe est ratée. La prochaine fois, je ferai autrement. Enfin, peu importe les exemples, vous voyez ce que je veux dire. Autre point que je voulais aborder dans cet épisode, vraiment, c'est de se concentrer en fait sur le processus. Parce que dire tu es intelligent ou tu es le meilleur, ça semble très positif, mais cela crée une dépendance au résultat. Et à la moindre difficulté, eh bien c'est la chute. A la place, on peut valoriser les efforts. Tu as persévéré, tu t'es entraîné longtemps, tu n'as pas abandonné, cela crée un état d'esprit de croissance. L'enfant comprend, les compétences se développent. Autre point important à nommer, c'est justement de nommer les émotions et apprendre à les gérer. Parce que la solidité émotionnelle commence ici. Un enfant en crise n'a pas besoin d'une leçon, il a besoin d'être compris. Tu es en colère parce qu'on n'achète pas ce jouet. Tu es triste parce qu'on ne t'a pas choisi. Nommer les émotions, c'est les apprivoiser. Et ensuite, on va proposer des outils comme respirer, un câlin, dessiner, bouger. En fait, chaque enfant trouve son moyen. Et aussi pour élever un enfant qui sait faire face aux difficultés. et qu'ils ne baissent pas les bras, ça commence par montrer l'exemple. Parce que les enfants copient. Si vous paniquez, ils paniquent. Si vous vous énervez, ils s'énervent. Mais par contre, si vous dites, ce n'est pas grave, on va trouver une solution, là, vous leur apprenez la résilience. Par exemple, le repas brûle, on s'adapte. Un retard, on ajuste. Un problème, on recommence. Et en agissant ainsi, on montre que l'échec n'est pas une fin. Il faut aussi créer une base sécurisante. Paradoxalement, les enfants les plus forts sont ceux qui se sentent en sécurité. Merci. Quand un enfant sait « je suis aimé quoi qu'il arrive » , alors il ose, il tente, il échoue, il recommence. La sécurité émotionnelle crée la force intérieure. Ce n'est pas en supprimant les difficultés qu'on voit un enfant fort, c'est en lui apprenant à les traverser avec confiance. Donc pour conclure, on pense que la force se construit en évitant les difficultés, mais c'est l'inverse. La vraie force se construit en les traversant. Un enfant fort, comme je l'ai déjà dit, ce n'est pas un enfant qui ne tombe jamais, c'est un enfant qui sait se relever encore et encore. Et ce que vous construisez aujourd'hui dans les petites situations du quotidien, ce sont les bases de la manière dont il fera face à la vie entière. Si vous avez aimé cet épisode, je vous invite à laisser un avis 5 étoiles sur l'application de votre choix. Les plus grandes, c'est Apple Podcasts et Spotify. Vous mettez 5 étoiles, c'est ultra ravi pour vous. Et moi, ça change radicalement les choses parce que c'est le meilleur moyen de faire découvrir mon podcast à d'autres personnes. Et c'est ça qui fait vraiment vivre ce podcast. A bientôt !