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19 - Découvrez comment investir dans des entreprises technologiques qui révolutionnent nos économies avec Benoit Fosseprez - AVP

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36min |20/09/2024
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Transcription

  • Speaker #0

    Bien sûr, en 2021, il valait plutôt mieux essayer de ne pas investir, tout de suite, au lieu de vendre les boîtes qu'on avait. Mais depuis 2022 et en 2023, les prix ont été corrigés, ils sont venus à des niveaux vraiment intéressants. Et donc la capacité d'avoir, nous, fait ce closing dans ce fonds, fin 2022, et d'investir maintenant, vous avez moins de compétition sur les deals, vous avez des valeaux beaucoup plus raisonnables. Donc pour nos investisseurs, c'est un bon moment en termes de cycle.

  • Speaker #1

    Bienvenue sur... Private Market Square, le rendez-vous de l'investissement sur les marchés privés et le capital investissement. Je suis Yann Charrère, cofondateur d'Airfund. Que vous soyez débutant ou expert, gérant de fonds, conseiller en investissement ou investisseur, découvrez les coulisses de l'investissement sur les marchés privés, les stratégies des meilleurs gérants, leurs spécialités, leurs axes de différenciation. Découvrez comment le capital investissement, l'immobilier ou l'infrastructure permettent de dynamiser vos portefeuilles d'investissement en y apportant de la diversification et de la performance. Alors, si vous pensez que ce podcast est fait pour vous, abonnez-vous. Bon épisode à tous ! Très heureux de pouvoir t'accueillir dans ce nouvel épisode de Private Market Square. C'est un podcast où on souhaite mettre en lumière des équipes, des hommes et des femmes, qui sont des acteurs essentiels dans la vie et la croissance des entreprises. mais qui interviennent souvent dans l'ombre. Donc, on parle ici de personnes qui travaillent dans des fonds de capital investissement. Donc, Benoît, tu es General Partner chez AXA Venture Partner. Alors aujourd'hui, on va discuter, évidemment, tu vas pouvoir nous présenter AXA Venture Partner, vos différentes stratégies d'investissement et nous parler de votre fonds aussi, de votre nouveau fonds en cours de levée, AXA Venture 3. Mais avant cela, est-ce que tu pourrais te présenter pour nos auditeurs ?

  • Speaker #0

    Oui, bien sûr. Merci de me recevoir. Donc Benoît, je suis, comme tu l'as dit, General Partner chez AVP depuis 4 ans maintenant, mais j'ai passé ma vie à accompagner les entrepreneurs de la tech, d'abord comme banquier d'affaires dans une belle marque à l'époque, Indosuez, où j'ai fait principalement des introductions en bourse, des grosses opérations de fusion et acquisition, mais toujours dans la tech. J'ai donc accompagné la première vague internet, les fournisseurs d'accès, la consolidation, le développement des applications mobiles. J'ai fait ça une douzaine d'années à Paris, 5 ans à New York, puis après j'ai rejoint un de mes clients. qui était une des belles et premières licornes françaises, VentePrivé.com, où j'étais directeur financier, après directeur général de la France, et participer à la croissance de ce groupe pan-européen.

  • Speaker #1

    Donc après, tu as plongé dans le capital risque.

  • Speaker #0

    Après, dans le capital risque, oui, avec AXA Venture Partners, où j'ai rencontré le fondateur François, et j'ai beaucoup aimé la vision d'AXA Venture Partners, qui était en ligne avec ce que j'avais fait dans le passé. À savoir qu'Axel Venture Partners n'investit que dans la technologie, à base notamment de software. Et sa vision, c'est que la digitalisation de notre économie, elle est loin d'être finie. Il y a encore beaucoup de choses à digitaliser, notamment dans le B2B. Et par ailleurs, Axel Venture Partners, comme mon passé, est une société qui investit à la fois en Amérique du Nord et en Europe. Et ça correspondait à moi, à mon passé de banquier. On a eu un bon fit et donc ça fait 4 ans que j'investis actuellement un fonds qu'on appelle... croissance. On accompagne des scale-up, des sociétés technologiques qui ont une dizaine de millions de chiffre d'affaires et qu'on va accompagner de 10 millions à 100 millions en 4 à 5 ans, en travaillant aux côtés des entrepreneurs. Et aujourd'hui, je suis content aussi de participer au lancement de nouveaux fonds. On a le fonds Venter 3, dont on va reparler, on a un fonds Lestège. Mais l'ADN de notre plateforme, c'est vraiment d'accompagner les entrepreneurs dans la technologie. qui vont notamment se mettre au service d'entreprise pour les aider à se digitaliser, être plus productives, qui vont les aider à mieux utiliser les nouveautés qu'on voit partout, l'intelligence artificielle, le quantum computing. Et c'est ce qui me passionne depuis des années que je suis aujourd'hui au service d'AVP.

  • Speaker #1

    Merci. On va y revenir tout à l'heure parce que c'est vrai que là, on est dans une période d'innovation énorme. On en entend parler tous les jours, effectivement. Donc quelques précisions sur la société, vous existez depuis combien de temps ? Est-ce que tu peux nous dire aussi combien de personnes travaillent chez AXA VP ?

  • Speaker #0

    Oui, la société a été créée il y a une petite dizaine d'années maintenant, en 2015, vraiment un moment où on voyait que la technologie créait beaucoup de valeur pour ses investisseurs et ses actionnaires. Je rappelle que la montée des bourses et des valeurs boursières de 2010 à 2021, c'est au deux tiers grâce aux sociétés tech, notamment américaines. Et donc au milieu de cette vague, François Robinet a décidé, avec le soutien d'AXA, de lancer une plateforme dédiée à l'investissement en technologie. A l'époque, comme aujourd'hui, on manquait d'accompagnateurs financiers. pour le développement des écosystèmes technologiques, notamment en Europe. Donc ça fait 10 ans, aujourd'hui on n'est pas loin de 50 personnes, avec à peu près la moitié des investisseurs à New York et la moitié en Europe, à Paris et à Londres. On a environ 2 milliards d'attitudes sous gestion. On a accompagné déjà 60 sociétés technologiques des deux côtés de l'Atlantique. On accompagne également des fonds qui aident ces sociétés nous-mêmes. On rencontre environ 1000 sociétés technologiques par an, ce qui est passionnant, de manière très diversifiée. dans les marchés américains, d'Europe de l'Est, nordiques, d'Europe de l'Ouest bien sûr, la France bien sûr beaucoup. Et on fait ça depuis 10 ans en ayant plusieurs stratégies, comme nous disions le Venter vraiment pour les startups, la croissance pour les scale-up, maintenant Let's Tech pour les grandes sociétés qui ont vocation à être un jour cotées en bourse, et puis un fonds de fonds qui nous permet nous-mêmes d'accompagner des fonds spécialisés dans la tech qui font ça depuis 40 à 50 ans.

  • Speaker #1

    Alors ce qui est intéressant effectivement dans votre positionnement, et Et votre organisation, c'est que vous n'êtes pas un fonds de venture purement européen. Effectivement, tu l'as dit, vous êtes présent aux États-Unis, au Royaume-Uni aussi. Donc ça, ça fait une différence parce qu'on entend souvent parler du venture américain et on entend souvent dire aussi que le venture en Europe est un petit peu en retard. Vous, finalement, vous êtes tout de suite positionné sur ce double marché, parce qu'effectivement, c'est important d'être présent sur le marché américain. Mais pourquoi ? C'est en termes de deal flow, de liquidité. Qu'est-ce que ça vous apporte ?

  • Speaker #0

    Il y a plusieurs raisons. Il y en a trois principales qui ont été à l'initiative de la création d'AVP dès le début comme une société transatlantique. Les premières équipes recrutées ont d'ailleurs été les américaines. On n'est pas une société qui s'est créée en France et qui un jour a décidé de se nationaliser. C'est vraiment l'ADN de notre société. Et il y a plusieurs bonnes raisons, celles que tu cites, mais les trois principales sont les suivantes. La première, c'est d'offrir une proposition de valeur différenciée aux entrepreneurs. Et donc quand on parle à des entrepreneurs européens, qui ont développé des sociétés qui sont dans le modèle à base de software, souvent, c'est des modèles faciles à lancer à l'international. Et donc souvent, le marché que regardent les entrepreneurs européens, ce n'est pas l'Asie, ce n'est pas l'Afrique, c'est les États-Unis. Et bien avoir la capacité de leur offrir des board members, des accompagnants en Europe, dans leur culture, dans leur réseau, qui parlent la même langue, qui peuvent les aider, mais également dans le même fond. des équipes aux États-Unis qui sont au bord de sociétés comparables, qui ont les mêmes clients, qui connaissent les réseaux, qui connaissent les difficultés, ça a une valeur opérationnelle très forte. Et donc on pense intrinsèquement chez AVP qu'on est un meilleur investisseur en Europe auprès des entrepreneurs européens si on a la capacité d'être proche d'eux, mais également d'être proche de leur développement américain. Et ce côté bicéphale, il est peut-être dur à gérer. Mais c'est une proposition de valeur différenciante. Et des fois, on gagne des deals en Europe en n'offrant pas le plus gros prix, mais parce qu'il y a cette proposition de valeur opérationnelle. La deuxième raison, comme tu l'as dit, c'est l'accès à la liquidité. Le marché américain, dans le VC, est historiquement beaucoup plus prouvé que le marché européen. Il a créé plus de valeur pour ses actionnaires et ses investisseurs. Et puis le marché est plus profond dans une seule langue. Il y a deux aspects techniques. qui sépare les deux marchés sur la liquidité, c'est qu'aux États-Unis, il y a le Nasdaq. Il y a une place de cotation dédiée à la technologie qui est un écosystème d'analystes financiers, de banques dédiées, d'équipes, qui malheureusement n'existe pas en Europe. Et on ne voit pas aujourd'hui des lignements politiques entre Amsterdam, Francfort et Paris pour définir une place au niveau européen qui serait la place de la tech. Et donc il nous manque cette place qui favoriserait un regain des introductions en bourse de la tech européenne. Et par ailleurs... Pour rendre l'argent aux investisseurs, l'autre solution, c'est que la société soit vendue à un grand groupe. L'historique des fusions ou acquisitions européennes n'est pas comparable à celui des États-Unis. Dans la tech, vous n'avez pas tous les ans plusieurs sociétés qui se font racheter par des Thales, par des BAE Systems, par des SAP à des valeurs de licorne à plus d'un milliard. Et donc la liquidité... Quand on a accès au marché américain, ça permet de créer plus de valeur pour nos investisseurs, que ce soit pour des sociétés américaines, bien sûr, mais également européennes. Et puis la troisième chose, c'est évidemment la diversification. On a accès en termes de sourcing à des milliers de sociétés par an. Quand on va regarder une société qui nous plaît, on va voir le segment dans lequel elle est, on va vouloir rencontrer toutes les sociétés du segment, que ce soit en Amérique du Nord, en Europe, et si possible, investir dans la meilleure de ce segment. La profondeur de ces deux marchés nous donne une vision thématique, que ce soit sur la cybersécurité, sur l'IA, qui est, on pense, plus à même de nous faire faire les bons choix que si on se focalisait que sur l'Europe.

  • Speaker #1

    Super intéressant, merci. C'est vrai que c'est extrêmement différenciant par rapport à un certain nombre de fonds européens qui font des très belles choses effectivement, mais qui n'ont pas forcément cette capacité d'accompagner les entrepreneurs en Amérique du Nord. Et comme tu le disais, c'est un des plus gros marchés, notamment pour le SaaS. Donc c'est là où les entreprises arrivent vraiment à passer un cap. Est-ce qu'en matière d'approche sectorielle, on a compris que vous étiez très orienté tech et c'est normal et tu vas revenir dessus. Mais est-ce que vous avez une approche sectorielle plus spécifique ? Est-ce que vous êtes plutôt orienté sur du B2B, du B2C, sur certains secteurs en particulier ?

  • Speaker #0

    Notre thèse principale, c'est la digitalisation de plein de flux économiques, notamment B2B. On a tous vécu, et je l'ai vu moi quand j'étais chez bandeprivé.com, une accélération des usages digitaux B2C. On a tous vécu ça. que ce soit aujourd'hui pour réserver un restaurant, prendre un taxi, son avion, commander quelque chose, on va sur notre écran de téléphone mobile. Dans le secteur B2B, les entreprises ont encore beaucoup de workflows, si vous me permettez cette expression, qui sont à base de papier et de crayon, d'Excel, d'équipes, et on pense qu'il y a beaucoup de productivité, beaucoup d'usage à améliorer pour les équipes qui travaillent, pour les relations entre clients et fournisseurs, pour la sécurisation des données, pour... prendre soin de ses clients, c'est infini. Et donc, souvent on dit en interne, ce qu'on aime, c'est brands and code. On aime des équipes excellentes, dans un très grand marché, qui sont en train de changer quelque chose avec du code, avec du software. Donc bien sûr, le SaaS y répond, le SaaS, les software as a service, offrir des solutions logicielles sans avoir besoin de les détenir sur ses propres serveurs, ça s'applique à une infinité de domaines. Donc on appelle une approche sectorielle. Ce que l'on veut, c'est soutenir des équipes et des produits qui sont à base de code principalement et qui vont créer de la valeur en adressant un pan existant et massif de l'économie. Et du coup, on a investi en cybersécurité, on a investi dans des solutions de ressources humaines, dans des solutions de cryptographie, on a investi dans des solutions à impact. C'était très sympa, il s'appelle Bene Bono qui... révolutionne grâce à ces technologies de marketplace. Le choix des fruits et légumes qui étaient écartés par les grands distributeurs parce qu'ils pouvaient être moches ou pas calibrés, les récupère, met en place une logistique grâce à la tech efficace et permet de ne pas gâcher cela et de permettre à des gens qui n'avaient pas le pouvoir d'achat d'avoir des légumes et des fruits frais, de l'avoir maintenant. Ça s'applique à des dizaines de domaines. Les quatre domaines de prédilection dans lesquels vraiment on a développé du capital depuis une dizaine d'années, c'est le SaaS, la santé digitale. On n'ira pas faire de biotech ou medtech parce que nous ne voulons pas être experts dans la molécule de médicaments, dans la réglementation médicale, mais nous pensons qu'il y a beaucoup à faire dans la gestion des données de santé des patients et sur comment elles s'articulent entre les trois parties que sont le docteur, le patient et le payeur qui est à la fin soit une sécurité sociale, soit une mutuelle. Beaucoup de choses à faire dans ce domaine-là et on aime beaucoup la santé digitale. des deux côtés de l'Atlantique. La FinTech, bien sûr, on a quand même un acteur majeur qui nous soutient du monde financier, AXA. Et nous avons beaucoup de cols entrants dans la FinTech, que ce soit dans l'insurtech, que ce soit dans les core banking systems. Il y a beaucoup à faire ici. Pour avoir fait une vingtaine d'années de banque, je sais que ces grands groupes puissants, pourtant très smart, ne sont pas ceux qui se challengent tout seuls, on va dire. Et il y a beaucoup de très bonnes sociétés jeunes qui ont de très bonnes idées. Et puis enfin, tout de même, on regarde les plateformes... qu'on appelle de consommateurs, ça peut être des marketplaces. On n'irait probablement pas faire, à mon grand âme personnelle, une société d'e-commerce en tant que telle, mais on a vu notamment en Europe, beaucoup de développeurs qui ont travaillé dans le passé chez Vipi, chez Zalando, chez Net-A-Porter, chez Farfetch, des très belles sociétés européennes, identifier des points de difficulté et aller créer leur stateur pour les résoudre. C'est plutôt ça qu'on fera. Par exemple, on a investi dans une société à Amsterdam qui s'appelle SandCloud. qui automatise l'allocation des colis qui sortent d'un entrepôt, transporteur par transporteur, de manière totalement automatisée. C'est-à-dire que si toi, Yann, tu es un fashion addict qui te commande tous les matins sur vipi.com, le logiciel va vouloir te servir impeccablement. Livrer en 24 heures, zéro défaut de livraison, choisir le meilleur selon que tu commandes soit des chaussures, soit un t-shirt, et ce n'est pas forcément le même le meilleur. Mais la qualité de service, elle sera au rendez-vous. Si c'est quelqu'un qui commande une fois tous les trois ans, sur qui on perd de l'argent, le logiciel va plutôt protéger la marge sur coût de livraison et prendre quelqu'un qui livrera peut-être en trois jours, peut-être un peu de défaut, mais ça permet de piloter ce qui est satisfaction client. qu'est-ce qu'il y a gestion de la marge, et ça de manière automatisée, c'est de la big data, c'est du machine learning et c'est de l'intelligence artificielle.

  • Speaker #1

    C'est assez passionnant parce que justement, je voulais te demander, il y a de l'IA dans ces logiciels et dans ces offres de services. Quand est-ce que vous avez vu finalement le tournant de l'IA ? Parce qu'on en entend parler dans le grand public depuis finalement assez peu de temps, depuis un an, un an et demi avec OpenAI, mais est-ce que vous l'avez vu déjà avant arriver dans... un certain nombre de plateformes.

  • Speaker #0

    Oui, ce n'est pas différenciant, je pense, de l'avoir vu avant, parce qu'on a donné un nouveau nom à l'IA, depuis qu'il y a des applications B2C visibles mondialement, comme OpenAIR, ChatGPT, Mistral et les autres. Mais l'IA, à la base, c'est quoi ? C'est une capacité logicielle de traiter des données plus vite, plus juste, et en masse tellement volumique qu'elles ne sont pas traitables par un cerveau humain. Le cerveau humain est l'outil le plus puissant d'IA. Sur le ratio d'énergie consommée par le cerveau pour lire la même masse de données, elle bat n'importe quel serveur d'IA. Par contre, on a une capacité finie de traiter une information dans un temps donné, ce que n'a pas l'IA. Et donc, ce qu'on appelait dans le passé le machine learning, les algorithmes, c'était déjà de l'IA. Aujourd'hui, on applique ça à des choses plus visibles. Écrire un texte à la place de toi, savoir faire des enchaînements de chiffres ou de lettres ou d'images, qui fait que ça l'a rendu visible. Mais dans le monde B2B, L'IA est une vague lourde, pérenne, qui a commencé il y a une quarantaine d'années, qui est devenue puissante il y a quelques années, mais qui aujourd'hui pour nous est un ennebleur, un facteur de justesse, de puissance, de productivité des logiciels que l'on finance. C'est un peu ce qui s'est passé dans les années 90 pour les gens qui ont mon âge, avec l'essor d'Internet qui a complètement changé, plein d'usages B2C et B2B. Pour nous, c'est la même puissance, c'est la même révolution. Ce n'est pas un secteur en tant que tel, l'IA, mais c'est une manière de traiter de la donnée qui ouvre des milliers de nouvelles solutions qui vont nous rendre service, tant à nous les personnes physiques qu'aux sociétés.

  • Speaker #1

    C'est vraiment super intéressant. Alors l'IA, on voit que c'est déjà en train de révolutionner nos usages, donc ça rentre dans notre vie quotidienne. Tu as parlé rapidement de Quantum. Au début, ça c'est peut-être un... une matière à plus long terme, on va dire, en termes de résultats. Mais comment est-ce que vous voyez ça justement ?

  • Speaker #0

    Le quantum, pour nous, c'est un multiplicateur de performances, de solutions logicielles. En un mot, le quantum, ce sont des ordinateurs. Donc il y a une base physique, il y a des puces, qui sont incomparablement plus puissants à ce qu'on a appelé jusqu'à aujourd'hui un ordinateur. Et donc il y a de la physique technique dans des matériaux composites. Vous avez entendu parler de la NVIDIA, cette société cotée aux Etats-Unis qui explose tout parce qu'elle fait ces puces qui permettent de faire cela. Donc il y a de la miniaturisation, de la puissance de calcul et un design de ces puces pour traiter beaucoup de données. Et donc si on a un ordinateur qui est un million de fois plus puissant, quelles sont les applications qu'on peut mettre en place ? La voiture connectée, les vols sans pilote, les vols militaires sans pilote, une très belle société aux Etats-Unis qu'on a regardé dans ce domaine-là. protection des données personnelles, ce qui est un sujet très fort en Europe, inventer de nouvelles solutions pour les grands enjeux, comme comment on trouve une nouvelle solution pour lutter contre les modes de dépense énergétique du passé, la transition énergétique, les enjeux climatiques. Vous avez un nouvel ordinateur qui va plus vite, qui est plus puissant, qui traite plus de données. Le point, c'est que vous avez deux modèles de financement dans notre métier, c'est de cette vague d'innovation. Le premier, c'est de financer les sociétés qui vont construire le nouveau type d'ordinateur. Alice et Bob en France, superbe compagnie, qui vont construire les puces, Nvidia encore une fois. Souvent, c'est des modèles où il faut lever 100, 200, 300, 400, 500 millions d'euros avant d'avoir un produit que vous savez vendre. C'est nécessaire, il y a des fonds pour ça. Nous, ce n'est pas l'angle que l'on a. Nous, on aime investir, pas dans des idées simplement, mais déjà dans des modèles d'affaires que l'on comprend. et si possible... pour le Venter, qui ont quelques trimestres, voire années d'existence, où on peut rencontrer les clients. On peut voir le produit en tant que tel. On peut voir qu'est-ce qu'il a commencé à créer comme marge sur coût variable. Et se faire une idée de la capacité de ce modèle à vraiment répondre à des clients, à ce que les clients en deviennent dépendants, et à ce qu'on puisse accompagner cette boîte dans une très forte croissance. Donc comment on a joué jusqu'à présent le quantum computing ? C'est dans des applications qui avaient besoin de cela. Un exemple, CryptoNext. Une super société qui est dans le fonds Venter 2, qui ne fait pas de la cryptocurrency, mais qui fait de la cryptographie. C'est-à-dire que leur thèse, c'est de dire qu'avec ces nouveaux ordinateurs ultra puissants, les hackers... vont bénéficier d'outils qui pourront casser les défenses existantes à ce jour de cybersécurité. Et vous savez, dans le champ de la cybersécurité, il y avait une très bonne conférence faite par le Comcyber de la Gendarmerie nationale sur ce domaine-là, où le général en charge nous expliquait qu'ils évaluaient le marché à 200 milliards d'euros en Europe chaque année, mais ils évaluaient le marché de la fraude à trois fois ça. Et donc, sans arrêt, vous avez... Donc, économiquement, la fraude est plus grosse que la défense.

  • Speaker #1

    La compétition,

  • Speaker #0

    c'est permanente. Les fraudeurs... Exactement. Et donc, ces outils de quantum computing donnent de nouvelles armes. Et donc, la cybersécurité doit s'adapter. Et bien, CryptoNex, c'est ce qu'ils font. La puissance de calcul de ces ordinateurs dits quantiques leur permet de coder de nouvelles barrières de cybersécurité qui ont la même puissance de réponse quantique. Ça, c'est une manière de jouer une innovation technologique très forte, le quantique, dans des domaines d'application que l'on comprend, qui sont prouvés, où nous, on pense que les dépenses de cybersécurité des grands groupes ne vont certainement pas diminuer dans les dix ans à venir.

  • Speaker #1

    Ok, merci. C'est vraiment passionnant. On apprend beaucoup, beaucoup de choses. Venons-en peut-être plus spécifiquement au fond, donc AXA Aventure 3. Comme son nom l'indique, c'est le troisième millésime, donc déjà deux millésimes. lancé auparavant. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu les caractéristiques générales de ce fonds, justement ? Tu as parlé d'Early Stage, donc là, vous allez plutôt investir dans des sociétés, dans des startups.

  • Speaker #0

    Notre stratégie Venter vise à accompagner des sociétés qui ont de quelques mois à quelques années de vie, qui encore une fois sont à base de codes et de logiciels appliqués à l'ensemble des secteurs dont nous vous avons parlé. On investit dans des sociétés qui ont déjà un produit. qui ont un premier, ce qu'on appelle, product market fit, des clients qui aiment ce produit, qui le comprennent, qui sont prêts à le payer. Mais certaines d'entre elles ne survivront pas. Environ 20 à 25% des sociétés peuvent échouer, mais les trois quarts réussir. Donc, c'est des sociétés qui vont avoir de quelques centaines de milliers d'euros à quelques millions d'euros de chiffre d'affaires. Pas plus que 7,5 millions d'euros, parce qu'après, nous avons la stratégie croissance qui prend le relais. On va investir des tickets de... Sur le papier, 1 à 18 millions d'euros, la plupart des tickets, c'est entre 3 à 10. Et donc, on va investir ça dans des levées par sociétés qui sont modestes. Elles vont lever entre 5 et 20 millions d'euros. Et nous, on veut toujours prendre la majorité du tour. C'est-à-dire qu'en tant qu'investisseur, on veut lider le tour dans lequel on investit. On est toujours, mais on est lead dans le tour. Exactement. On veut lider ce tour, le structurer, donc le pricer. Et on veut rentrer au conseil d'administration de la société. On pense qu'on est des bons accompagnateurs des sociétés si on est à leur côté. Et pour être à leur côté de manière pertinente, il faut être au board. Cette proximité, elle est notamment intéressante pour nous parce qu'un point dont on n'a pas parlé, qui nous différencie d'autres, c'est qu'au-delà du côté transatlantique et spécialiste dans la tech, on a un fort programme de business development. On a une équipe dédiée qui, depuis 10 ans, a appris à faire travailler nos jeunes startups avec des grands groupes et notamment avec AXA. On a vraiment un super programme en interne avec des équipes qui ne font que ça pour ramener des clients supplémentaires à ces startups, pour faire comprendre à ces gros corporate ce que ces startups peuvent leur amener dans leur propre utilisation. Les entrepreneurs adorent ça, c'est ce qu'on fait bien, mais pour le faire, il faut être au board. Donc on investit, on va dire, entre 3 et 10, on lide les tours, on rentre au board, on travaille avec la société pour qu'elle puisse continuer son product market fit. penser à élargir sa palette de produits, grossir et l'accompagner sur son prochain tour, qui sera souvent ce qu'on appelle dans le jargon une série B, qui vont faire entrer d'autres investisseurs pour croître peut-être de 10, 20 à 50. Voilà ce que l'on fait. Et on a fait ça depuis 10 ans, avec deux premiers fonds qui ont eu de belles performances. Une différenciation peut-être par rapport au venteur américain, qui est le marché qui a inventé ce métier. c'est que les bons acteurs du venteur américain, dans lesquels nous sommes même nous-mêmes investisseurs à travers notre fonds de fonds, on voit que quand vous êtes une grande marque américaine, vous avez les premiers appels des meilleurs entrepreneurs de la côte ouest. Et donc ces gens-là, ils en approchent plus statistiques de marché. Ils vont faire 25 investissements, la moitié ne vont pas marcher. Sur un tiers, ils vont à peu près retrouver leur argent, mais vous aurez une ou deux boîtes qui seront peut-être les futurs Google, les futurs Nvidia. Et là, ça... permet d'avoir un retour super pour l'investisseur. Nous, on pense que ça, ça marche, si vous êtes une marque établie depuis quelques décennies, et si vous êtes dans le marché américain. En Europe, nous n'avons pas encore suffisamment de sociétés. qui ont prouvé leur capacité à devenir l'équivalent d'un Google, un Facebook. On n'en a pas beaucoup quand on y pense. Et donc, on pense que si on investit aussi en Europe, il faut avoir une construction de portefeuille un peu différente. Donc, on ne va pas essayer, nous, d'avoir dans le fond des boîtes qui forcément vont faire x100. Parce que si vous prenez un risque à x100, vous montez le niveau de risque dans votre portefeuille, donc vous aurez plus de pertes. Et donc, on va essayer de construire un portefeuille dans cette stratégie. On va faire des business plans. où l'on cherche à faire entre x7 et x10 la mise. Il y en a, nous, 20-25% qui ne vont pas réussir à survivre. Donc un ratio de perte deux fois moindre. Sur la moitié des boîtes, on va retrouver notre argent. Et puis sur 25-25%, un tiers des boîtes, on ne va peut-être pas faire x100, mais on va faire entre 5 et 15 fois. Et donc au global, vous avez un portefeuille qui va vous rendre 3-4 fois la performance, mais construit de manière plus équilibrée. plus diversifié et qui prend aussi en compte les critères de l'écosystème tech européen. C'est vraiment ce qui va différencier, je pense, par rapport à d'autres fonds tech, c'est que la diversification est plus forte par le scope géographique. La diversification est forte parce que si nous investissons via la tech, c'est dans beaucoup de secteurs différents. Et puis, nous avons une contribution, la performance que nous construisons pour nos investisseurs qui est mieux répartie sur plus de sociétés, qui ne dépendent pas que de 1 ou 2 stars. Encore une fois, ça marche aux Etats-Unis, c'est une grande marque. On pense que c'est plus risqué de faire cela en Europe. D'accord,

  • Speaker #1

    donc effectivement un profil de risque plus diversifié. Et le message, c'est qu'il ne faut pas copier tout ce que font les Américains quand on n'a pas le marché qui va...

  • Speaker #0

    Exactement. Il faut s'en inspirer en partie. Ce qu'on joue, c'est la partie américaine. Il faut s'adapter à l'Europe pour l'aider à se développer au bon rythme.

  • Speaker #1

    Aujourd'hui,

  • Speaker #0

    le fonds,

  • Speaker #1

    vous avez déjà fait un premier closing. C'est ça ? À combien ?

  • Speaker #0

    On a fait un premier closing à 156 millions d'euros. Ce qui est supérieur à la taille totale du fonds précédent, donc on est content.

  • Speaker #1

    Ce qui n'est pas fréquent.

  • Speaker #0

    Non, surtout dans un marché 2023 qui était particulièrement pénible pour la levée de fonds. On a tous vécu la hausse des taux d'intérêt, le gel des liquidités, la baisse des valeurs qui a effraie cette personne. Mais on pense aussi qu'une fois que vous atteignez la troisième génération comme on l'a fait, que vous avez bien traité vos LPI d'une part. que vous avez su rester discipliné dans les phases d'envolée des valorisations en 2021, vous créez des relations de long terme qui ne dépendent pas que des cycles. Et c'est ce qu'on essaye de faire chez AVP, on a une approche assez disciplinée. Et nous avons, je pense, grâce à ça, réussi à quand même faire un premier closing de bonne qualité. Donc nous avons déjà fait deux investissements début 2024. Une société en Europe qui s'appelle Visual, de l'intelligence artificielle appliquée aux images. qui permet aux e-commerçants de booster la conversion des paniers. Et puis une société de gestion de la protection des données, Data Privacy, dans le monde américain, qui a encore beaucoup à faire, ils n'ont pas leur GPD. Un entrepreneur passionnant, franco-irlandais, qui parlait deux langues, qui comprend les deux cultures, qui a travaillé dans la banque et qui a vu les points de pénibilité dans ce domaine. Donc le fonds a un premier closing de très belle taille, on commence à investir, on pense que c'est le bon moment, on voit qu'on a des valos encore raisonnables.

  • Speaker #1

    Pourquoi est-ce que c'est le bon moment, justement ?

  • Speaker #0

    On pense vraiment que c'est un très bon moment pour plusieurs raisons. Comme on l'a dit tout à l'heure, il y a des vagues lourdes d'innovation technologique qui portent le degré d'innovation à la création de valeur. L'intelligence artificielle, la deep tech et l'informatique quantique. Et ça, ça donne beaucoup d'idées, beaucoup de cas d'application basés sur les technologies qui sont maintenant prouvés. La deuxième, c'est qu'à la différence de l'instissement dans la tech dans les années 2010, ou pire, 2000, On a maintenant 20 ans de recul et on voit des modèles d'entreprises qui sont prouvés, résilients, rentables, qui ont atteint le facteur critique des mises en bourse dans les années 2010 à 2020, qui ont créé beaucoup de valeur. Donc on voit aujourd'hui beaucoup d'investisseurs, qu'ils soient institutionnels ou même privés, à travers notamment les banques privées américaines, ce marché un peu en avant sur l'Europe, qui ont gagné de l'argent grâce à la tech et qui sont prêts à la réinvestir. parce qu'ils ont compris que cette vague technologique, elle n'est plus synonyme que de pertes ou de risques. La troisième raison, c'est le cycle. On n'est pas là pour investir dans des cycles, mais quand même, la création de valeur était très forte de 2010 à 2021. Il y a eu un excès de valorisation en 2021. Mais il faut décorréler les cycles de pricing, les cycles de valorisation, des cycles d'innovation technologique. Ce n'est pas parce qu'il y a eu une chute en bourse en 2022. des corrections boursières, qui a eu un arrêt de l'innovation, qui a eu un arrêt des dépenses technologiques par les entreprises. Et donc bien sûr, en 2021, Valais... plutôt mieux essayer de ne pas investir. il faut tout de suite vendre les boîtes qu'on avait Mais depuis 2022 et en 2023, les prix ont été corrigés. Ils sont venus à des niveaux vraiment intéressants. Et donc la capacité d'avoir nous fait ce closing dans ce fonds fin 2022 et d'investir maintenant, vous avez moins de compétition sur les deals. Vous avez des valeurs beaucoup plus raisonnables. Les entrepreneurs ont compris que leur intérêt, c'est d'avoir le bon partenaire. C'est de lever de l'argent parce qu'ils continuent à créer de la valeur. Ils vont se diluer un peu plus, mais s'ils croient vraiment dans leur modèle, ils vont lever de l'argent et des prix intéressants. Donc pour nos investisseurs, c'est un bon moment en termes de cycle. Et puis enfin, un moment où nous devons rendre l'argent aux investisseurs. Et donc il faut réfléchir à quelles sont les options de sortie dont nous allons bénéficier dans 4, 5, 6 ans. Le marché des IPOs s'est totalement fermé en 2022, mais ça tombe bien, on n'a pas besoin de sortir maintenant avec ce fonds puisqu'on l'a levé en 2023. Et donc nous, notre fenêtre de sortie, ce sera 2028, 2029. Si on regarde les cycles d'IPO sur les 30 dernières années, c'est réglé comme du papier à musique. Il y a de fortes chances qu'on soit sur une belle fenêtre en termes de marché boursier avant la fin des années 2020. Et puis on voit qu'après ce pic des taux, les taux rebaissent. Il n'y a pas eu beaucoup d'acquisitions par des groupes M&A depuis deux ans. On pense également qu'il y aura de l'argent réalloué à l'acquisition d'innovations technologiques qui n'a pas été faite depuis deux ans, qui va arriver dans les années 2026-2030. Et donc quand on investit, il faut aussi penser à rendre l'argent aux investisseurs. Il faut aussi réfléchir bien sûr au cycle de valorisation, mais également au cycle de liquidité pour la sortie. Et là, on pense vraiment qu'avoir réussi à lever cet argent en 2023, quand beaucoup n'ont pas pu le faire, nous met dès le début 2024 à un très bon cycle en termes de valo, en termes d'innovation technologique, et en termes de temps de portage des sociétés, avant d'atteindre une fenêtre de sortie qu'on espère idéale.

  • Speaker #1

    Donc c'est un fonds qui est aussi intéressant. pour des particuliers, pour des clients privés, pas uniquement pour des institutionnels qui sont aujourd'hui vos principaux investisseurs, j'imagine.

  • Speaker #0

    On le pense vraiment. Et c'est pour ça qu'on a ce projet de lancer un véhicule dédié à pouvoir le placer à travers des banques partenaires auprès d'investisseurs privés. Pour la première fois, on ne l'a jamais fait avant pour plusieurs raisons. On est resté très prudent, nous, en 2021, quand beaucoup de gens ont fait des deals très chers parce que c'est l'avantage d'avoir 50 ans, c'est qu'on voyait les bulles revenir. Et heureusement, on a été discipliné, on a très peu développé de capital à ce moment-là et on n'a pas trop de risques de valorisation. Malheureusement, on voit qu'il y a beaucoup de gens qui sont rentrés dans la tech dans les années 2015, 2016, il fallait plutôt y rentrer dans les années 2010, et qu'aujourd'hui, ils sont un peu collègues du papier. Ça prend plus de temps, ce n'est pas grave, parce que certaines sociétés qui continuent à croître, créons de la valeur pour eux. Aussi, pour nous, on voulait prouver notre cas. on a fait un fond, on a fait un fond de ça fait 10 ans, on a un Très, très, très, très bon réseau de sociétés à qui on parle depuis des années. C'est très bien chez qui on investit notre argent. Et puis, on attendait aussi le moment de correction de la valorisation. Donc, je pense que quand vous lancez un premier véhicule pour des actionnaires individuels, il faut minimiser le risque et les conditions actuelles le permettent. Et puis, la dernière chose, c'est qu'on a vu aux États-Unis, qui est un marché qui a, je pense, 5 à 10 ans d'avance sur le nôtre en Europe, la montée en puissance des actionnaires individuels dans les levées de fonds tech. Et c'est dommage, je trouve, que nous, notre industrie, on ne se prenne pas en main pour aller offrir cette opportunité de création de valeur qui reste forte, au-delà des cycles, à nos investisseurs personnels dans notre continent. Parce que, très honnêtement, prendre le pari en 2024 qu'il y a encore une digitalisation forte de nos économies européennes, que la croissance qu'on a vue de la tech américaine va aussi se réaliser en Europe, il est prenable. Et n'oublions pas, dernière chose, qui dérisque, je pense, ce projet pour les investisseurs individuels, c'est qu'il y a une telle mobilisation de nos gouvernements sur le sujet. On voit les efforts, franchement, remarquables qu'a fait la BPI dans ce domaine. On voit l'initiative TBI, qui est une initiative française qui vise à flécher de l'argent institutionnel vers la tech. On voit au niveau européen le Fonds d'investissement européen qui a lancé l'Europe Initiative Tech Champions. qui a mobilisé 4 milliards des gouvernements français, espagnols, allemands, italiens, dédiés à des fonds comme nous, fait qu'aujourd'hui, vous avez du capital dédié qui va financer l'écosystème. Et il y a un côté autoréalisateur. Si ces sociétés croissent très vite, c'est parce qu'elles osent investir tous leurs profits et plus que leurs profits dans une croissance forte. Et donc, elles doivent relever de l'argent fréquemment. Et on voit une telle mobilisation en Europe de nos gouvernements qui est... qui est franchement à saluer, que c'est pareil, ça diminue un peu le risque de ne pas avoir accès du capital pour les années à venir. Donc quand on regarde le niveau de risque moyen, Ce qui s'est passé au Etat-Unis qui est en train d'arriver chez nous. Les niveaux de valorisation qu'il y a, les vagues technologiques de l'IA, du quantum, de la D-Tech, on pense que c'est vraiment le bon moment pour des gens qui ont de l'argent à placer, d'aussi diversifier leur portefeuille pour aller vers la classe d'actifs.

  • Speaker #1

    Merci, je pense qu'on va finir sur ce message hyper positif. On vous souhaite beaucoup de succès évidemment avec ce nouveau fonds. conseillers financiers qui nous écoutent, évidemment. Ils peuvent nous contacter pour avoir plus d'informations, notamment sur le fonds dédié à la clientèle privée qui sera bientôt disponible.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup. Merci, Benoît. Bonne journée.

  • Speaker #0

    Merci.

  • Speaker #2

    Merci de nous avoir écoutés. Pour en savoir plus, il vous suffit de vous créer un compte sur AirFoam. C'est facile, rapide et gratuit. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager ou en laissant 5 étoiles. L'accès à Airfund est réservé aux gérants de fonds, gérants de patrimoine et conseillers en investissement. Si vous êtes un investisseur particulier, n'hésitez pas à proposer à votre conseiller en investissement de s'inscrire sur Airfund et ainsi de vous proposer les meilleurs fonds du marché. A très bientôt pour un nouvel épisode de Private Market Square. Nous vous rappelons que l'investissement dans des fonds alternatifs comporte des risques, notamment de perte en capital et de liquidité. Les fonds investis peuvent être bloqués pendant une période de 10 ans. L'investissement dans les fonds peut être réservé aux investisseurs professionnels ou avertis. Merci de vérifier votre éligibilité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et aucune garantie n'est donnée que les objectifs soient atteints. Enfin, toutes les informations présentées sont des opinions et interprétations propres à AirFund. Il ne s'agit en aucun cas d'une recommandation ou de conseil en investissement.

Transcription

  • Speaker #0

    Bien sûr, en 2021, il valait plutôt mieux essayer de ne pas investir, tout de suite, au lieu de vendre les boîtes qu'on avait. Mais depuis 2022 et en 2023, les prix ont été corrigés, ils sont venus à des niveaux vraiment intéressants. Et donc la capacité d'avoir, nous, fait ce closing dans ce fonds, fin 2022, et d'investir maintenant, vous avez moins de compétition sur les deals, vous avez des valeaux beaucoup plus raisonnables. Donc pour nos investisseurs, c'est un bon moment en termes de cycle.

  • Speaker #1

    Bienvenue sur... Private Market Square, le rendez-vous de l'investissement sur les marchés privés et le capital investissement. Je suis Yann Charrère, cofondateur d'Airfund. Que vous soyez débutant ou expert, gérant de fonds, conseiller en investissement ou investisseur, découvrez les coulisses de l'investissement sur les marchés privés, les stratégies des meilleurs gérants, leurs spécialités, leurs axes de différenciation. Découvrez comment le capital investissement, l'immobilier ou l'infrastructure permettent de dynamiser vos portefeuilles d'investissement en y apportant de la diversification et de la performance. Alors, si vous pensez que ce podcast est fait pour vous, abonnez-vous. Bon épisode à tous ! Très heureux de pouvoir t'accueillir dans ce nouvel épisode de Private Market Square. C'est un podcast où on souhaite mettre en lumière des équipes, des hommes et des femmes, qui sont des acteurs essentiels dans la vie et la croissance des entreprises. mais qui interviennent souvent dans l'ombre. Donc, on parle ici de personnes qui travaillent dans des fonds de capital investissement. Donc, Benoît, tu es General Partner chez AXA Venture Partner. Alors aujourd'hui, on va discuter, évidemment, tu vas pouvoir nous présenter AXA Venture Partner, vos différentes stratégies d'investissement et nous parler de votre fonds aussi, de votre nouveau fonds en cours de levée, AXA Venture 3. Mais avant cela, est-ce que tu pourrais te présenter pour nos auditeurs ?

  • Speaker #0

    Oui, bien sûr. Merci de me recevoir. Donc Benoît, je suis, comme tu l'as dit, General Partner chez AVP depuis 4 ans maintenant, mais j'ai passé ma vie à accompagner les entrepreneurs de la tech, d'abord comme banquier d'affaires dans une belle marque à l'époque, Indosuez, où j'ai fait principalement des introductions en bourse, des grosses opérations de fusion et acquisition, mais toujours dans la tech. J'ai donc accompagné la première vague internet, les fournisseurs d'accès, la consolidation, le développement des applications mobiles. J'ai fait ça une douzaine d'années à Paris, 5 ans à New York, puis après j'ai rejoint un de mes clients. qui était une des belles et premières licornes françaises, VentePrivé.com, où j'étais directeur financier, après directeur général de la France, et participer à la croissance de ce groupe pan-européen.

  • Speaker #1

    Donc après, tu as plongé dans le capital risque.

  • Speaker #0

    Après, dans le capital risque, oui, avec AXA Venture Partners, où j'ai rencontré le fondateur François, et j'ai beaucoup aimé la vision d'AXA Venture Partners, qui était en ligne avec ce que j'avais fait dans le passé. À savoir qu'Axel Venture Partners n'investit que dans la technologie, à base notamment de software. Et sa vision, c'est que la digitalisation de notre économie, elle est loin d'être finie. Il y a encore beaucoup de choses à digitaliser, notamment dans le B2B. Et par ailleurs, Axel Venture Partners, comme mon passé, est une société qui investit à la fois en Amérique du Nord et en Europe. Et ça correspondait à moi, à mon passé de banquier. On a eu un bon fit et donc ça fait 4 ans que j'investis actuellement un fonds qu'on appelle... croissance. On accompagne des scale-up, des sociétés technologiques qui ont une dizaine de millions de chiffre d'affaires et qu'on va accompagner de 10 millions à 100 millions en 4 à 5 ans, en travaillant aux côtés des entrepreneurs. Et aujourd'hui, je suis content aussi de participer au lancement de nouveaux fonds. On a le fonds Venter 3, dont on va reparler, on a un fonds Lestège. Mais l'ADN de notre plateforme, c'est vraiment d'accompagner les entrepreneurs dans la technologie. qui vont notamment se mettre au service d'entreprise pour les aider à se digitaliser, être plus productives, qui vont les aider à mieux utiliser les nouveautés qu'on voit partout, l'intelligence artificielle, le quantum computing. Et c'est ce qui me passionne depuis des années que je suis aujourd'hui au service d'AVP.

  • Speaker #1

    Merci. On va y revenir tout à l'heure parce que c'est vrai que là, on est dans une période d'innovation énorme. On en entend parler tous les jours, effectivement. Donc quelques précisions sur la société, vous existez depuis combien de temps ? Est-ce que tu peux nous dire aussi combien de personnes travaillent chez AXA VP ?

  • Speaker #0

    Oui, la société a été créée il y a une petite dizaine d'années maintenant, en 2015, vraiment un moment où on voyait que la technologie créait beaucoup de valeur pour ses investisseurs et ses actionnaires. Je rappelle que la montée des bourses et des valeurs boursières de 2010 à 2021, c'est au deux tiers grâce aux sociétés tech, notamment américaines. Et donc au milieu de cette vague, François Robinet a décidé, avec le soutien d'AXA, de lancer une plateforme dédiée à l'investissement en technologie. A l'époque, comme aujourd'hui, on manquait d'accompagnateurs financiers. pour le développement des écosystèmes technologiques, notamment en Europe. Donc ça fait 10 ans, aujourd'hui on n'est pas loin de 50 personnes, avec à peu près la moitié des investisseurs à New York et la moitié en Europe, à Paris et à Londres. On a environ 2 milliards d'attitudes sous gestion. On a accompagné déjà 60 sociétés technologiques des deux côtés de l'Atlantique. On accompagne également des fonds qui aident ces sociétés nous-mêmes. On rencontre environ 1000 sociétés technologiques par an, ce qui est passionnant, de manière très diversifiée. dans les marchés américains, d'Europe de l'Est, nordiques, d'Europe de l'Ouest bien sûr, la France bien sûr beaucoup. Et on fait ça depuis 10 ans en ayant plusieurs stratégies, comme nous disions le Venter vraiment pour les startups, la croissance pour les scale-up, maintenant Let's Tech pour les grandes sociétés qui ont vocation à être un jour cotées en bourse, et puis un fonds de fonds qui nous permet nous-mêmes d'accompagner des fonds spécialisés dans la tech qui font ça depuis 40 à 50 ans.

  • Speaker #1

    Alors ce qui est intéressant effectivement dans votre positionnement, et Et votre organisation, c'est que vous n'êtes pas un fonds de venture purement européen. Effectivement, tu l'as dit, vous êtes présent aux États-Unis, au Royaume-Uni aussi. Donc ça, ça fait une différence parce qu'on entend souvent parler du venture américain et on entend souvent dire aussi que le venture en Europe est un petit peu en retard. Vous, finalement, vous êtes tout de suite positionné sur ce double marché, parce qu'effectivement, c'est important d'être présent sur le marché américain. Mais pourquoi ? C'est en termes de deal flow, de liquidité. Qu'est-ce que ça vous apporte ?

  • Speaker #0

    Il y a plusieurs raisons. Il y en a trois principales qui ont été à l'initiative de la création d'AVP dès le début comme une société transatlantique. Les premières équipes recrutées ont d'ailleurs été les américaines. On n'est pas une société qui s'est créée en France et qui un jour a décidé de se nationaliser. C'est vraiment l'ADN de notre société. Et il y a plusieurs bonnes raisons, celles que tu cites, mais les trois principales sont les suivantes. La première, c'est d'offrir une proposition de valeur différenciée aux entrepreneurs. Et donc quand on parle à des entrepreneurs européens, qui ont développé des sociétés qui sont dans le modèle à base de software, souvent, c'est des modèles faciles à lancer à l'international. Et donc souvent, le marché que regardent les entrepreneurs européens, ce n'est pas l'Asie, ce n'est pas l'Afrique, c'est les États-Unis. Et bien avoir la capacité de leur offrir des board members, des accompagnants en Europe, dans leur culture, dans leur réseau, qui parlent la même langue, qui peuvent les aider, mais également dans le même fond. des équipes aux États-Unis qui sont au bord de sociétés comparables, qui ont les mêmes clients, qui connaissent les réseaux, qui connaissent les difficultés, ça a une valeur opérationnelle très forte. Et donc on pense intrinsèquement chez AVP qu'on est un meilleur investisseur en Europe auprès des entrepreneurs européens si on a la capacité d'être proche d'eux, mais également d'être proche de leur développement américain. Et ce côté bicéphale, il est peut-être dur à gérer. Mais c'est une proposition de valeur différenciante. Et des fois, on gagne des deals en Europe en n'offrant pas le plus gros prix, mais parce qu'il y a cette proposition de valeur opérationnelle. La deuxième raison, comme tu l'as dit, c'est l'accès à la liquidité. Le marché américain, dans le VC, est historiquement beaucoup plus prouvé que le marché européen. Il a créé plus de valeur pour ses actionnaires et ses investisseurs. Et puis le marché est plus profond dans une seule langue. Il y a deux aspects techniques. qui sépare les deux marchés sur la liquidité, c'est qu'aux États-Unis, il y a le Nasdaq. Il y a une place de cotation dédiée à la technologie qui est un écosystème d'analystes financiers, de banques dédiées, d'équipes, qui malheureusement n'existe pas en Europe. Et on ne voit pas aujourd'hui des lignements politiques entre Amsterdam, Francfort et Paris pour définir une place au niveau européen qui serait la place de la tech. Et donc il nous manque cette place qui favoriserait un regain des introductions en bourse de la tech européenne. Et par ailleurs... Pour rendre l'argent aux investisseurs, l'autre solution, c'est que la société soit vendue à un grand groupe. L'historique des fusions ou acquisitions européennes n'est pas comparable à celui des États-Unis. Dans la tech, vous n'avez pas tous les ans plusieurs sociétés qui se font racheter par des Thales, par des BAE Systems, par des SAP à des valeurs de licorne à plus d'un milliard. Et donc la liquidité... Quand on a accès au marché américain, ça permet de créer plus de valeur pour nos investisseurs, que ce soit pour des sociétés américaines, bien sûr, mais également européennes. Et puis la troisième chose, c'est évidemment la diversification. On a accès en termes de sourcing à des milliers de sociétés par an. Quand on va regarder une société qui nous plaît, on va voir le segment dans lequel elle est, on va vouloir rencontrer toutes les sociétés du segment, que ce soit en Amérique du Nord, en Europe, et si possible, investir dans la meilleure de ce segment. La profondeur de ces deux marchés nous donne une vision thématique, que ce soit sur la cybersécurité, sur l'IA, qui est, on pense, plus à même de nous faire faire les bons choix que si on se focalisait que sur l'Europe.

  • Speaker #1

    Super intéressant, merci. C'est vrai que c'est extrêmement différenciant par rapport à un certain nombre de fonds européens qui font des très belles choses effectivement, mais qui n'ont pas forcément cette capacité d'accompagner les entrepreneurs en Amérique du Nord. Et comme tu le disais, c'est un des plus gros marchés, notamment pour le SaaS. Donc c'est là où les entreprises arrivent vraiment à passer un cap. Est-ce qu'en matière d'approche sectorielle, on a compris que vous étiez très orienté tech et c'est normal et tu vas revenir dessus. Mais est-ce que vous avez une approche sectorielle plus spécifique ? Est-ce que vous êtes plutôt orienté sur du B2B, du B2C, sur certains secteurs en particulier ?

  • Speaker #0

    Notre thèse principale, c'est la digitalisation de plein de flux économiques, notamment B2B. On a tous vécu, et je l'ai vu moi quand j'étais chez bandeprivé.com, une accélération des usages digitaux B2C. On a tous vécu ça. que ce soit aujourd'hui pour réserver un restaurant, prendre un taxi, son avion, commander quelque chose, on va sur notre écran de téléphone mobile. Dans le secteur B2B, les entreprises ont encore beaucoup de workflows, si vous me permettez cette expression, qui sont à base de papier et de crayon, d'Excel, d'équipes, et on pense qu'il y a beaucoup de productivité, beaucoup d'usage à améliorer pour les équipes qui travaillent, pour les relations entre clients et fournisseurs, pour la sécurisation des données, pour... prendre soin de ses clients, c'est infini. Et donc, souvent on dit en interne, ce qu'on aime, c'est brands and code. On aime des équipes excellentes, dans un très grand marché, qui sont en train de changer quelque chose avec du code, avec du software. Donc bien sûr, le SaaS y répond, le SaaS, les software as a service, offrir des solutions logicielles sans avoir besoin de les détenir sur ses propres serveurs, ça s'applique à une infinité de domaines. Donc on appelle une approche sectorielle. Ce que l'on veut, c'est soutenir des équipes et des produits qui sont à base de code principalement et qui vont créer de la valeur en adressant un pan existant et massif de l'économie. Et du coup, on a investi en cybersécurité, on a investi dans des solutions de ressources humaines, dans des solutions de cryptographie, on a investi dans des solutions à impact. C'était très sympa, il s'appelle Bene Bono qui... révolutionne grâce à ces technologies de marketplace. Le choix des fruits et légumes qui étaient écartés par les grands distributeurs parce qu'ils pouvaient être moches ou pas calibrés, les récupère, met en place une logistique grâce à la tech efficace et permet de ne pas gâcher cela et de permettre à des gens qui n'avaient pas le pouvoir d'achat d'avoir des légumes et des fruits frais, de l'avoir maintenant. Ça s'applique à des dizaines de domaines. Les quatre domaines de prédilection dans lesquels vraiment on a développé du capital depuis une dizaine d'années, c'est le SaaS, la santé digitale. On n'ira pas faire de biotech ou medtech parce que nous ne voulons pas être experts dans la molécule de médicaments, dans la réglementation médicale, mais nous pensons qu'il y a beaucoup à faire dans la gestion des données de santé des patients et sur comment elles s'articulent entre les trois parties que sont le docteur, le patient et le payeur qui est à la fin soit une sécurité sociale, soit une mutuelle. Beaucoup de choses à faire dans ce domaine-là et on aime beaucoup la santé digitale. des deux côtés de l'Atlantique. La FinTech, bien sûr, on a quand même un acteur majeur qui nous soutient du monde financier, AXA. Et nous avons beaucoup de cols entrants dans la FinTech, que ce soit dans l'insurtech, que ce soit dans les core banking systems. Il y a beaucoup à faire ici. Pour avoir fait une vingtaine d'années de banque, je sais que ces grands groupes puissants, pourtant très smart, ne sont pas ceux qui se challengent tout seuls, on va dire. Et il y a beaucoup de très bonnes sociétés jeunes qui ont de très bonnes idées. Et puis enfin, tout de même, on regarde les plateformes... qu'on appelle de consommateurs, ça peut être des marketplaces. On n'irait probablement pas faire, à mon grand âme personnelle, une société d'e-commerce en tant que telle, mais on a vu notamment en Europe, beaucoup de développeurs qui ont travaillé dans le passé chez Vipi, chez Zalando, chez Net-A-Porter, chez Farfetch, des très belles sociétés européennes, identifier des points de difficulté et aller créer leur stateur pour les résoudre. C'est plutôt ça qu'on fera. Par exemple, on a investi dans une société à Amsterdam qui s'appelle SandCloud. qui automatise l'allocation des colis qui sortent d'un entrepôt, transporteur par transporteur, de manière totalement automatisée. C'est-à-dire que si toi, Yann, tu es un fashion addict qui te commande tous les matins sur vipi.com, le logiciel va vouloir te servir impeccablement. Livrer en 24 heures, zéro défaut de livraison, choisir le meilleur selon que tu commandes soit des chaussures, soit un t-shirt, et ce n'est pas forcément le même le meilleur. Mais la qualité de service, elle sera au rendez-vous. Si c'est quelqu'un qui commande une fois tous les trois ans, sur qui on perd de l'argent, le logiciel va plutôt protéger la marge sur coût de livraison et prendre quelqu'un qui livrera peut-être en trois jours, peut-être un peu de défaut, mais ça permet de piloter ce qui est satisfaction client. qu'est-ce qu'il y a gestion de la marge, et ça de manière automatisée, c'est de la big data, c'est du machine learning et c'est de l'intelligence artificielle.

  • Speaker #1

    C'est assez passionnant parce que justement, je voulais te demander, il y a de l'IA dans ces logiciels et dans ces offres de services. Quand est-ce que vous avez vu finalement le tournant de l'IA ? Parce qu'on en entend parler dans le grand public depuis finalement assez peu de temps, depuis un an, un an et demi avec OpenAI, mais est-ce que vous l'avez vu déjà avant arriver dans... un certain nombre de plateformes.

  • Speaker #0

    Oui, ce n'est pas différenciant, je pense, de l'avoir vu avant, parce qu'on a donné un nouveau nom à l'IA, depuis qu'il y a des applications B2C visibles mondialement, comme OpenAIR, ChatGPT, Mistral et les autres. Mais l'IA, à la base, c'est quoi ? C'est une capacité logicielle de traiter des données plus vite, plus juste, et en masse tellement volumique qu'elles ne sont pas traitables par un cerveau humain. Le cerveau humain est l'outil le plus puissant d'IA. Sur le ratio d'énergie consommée par le cerveau pour lire la même masse de données, elle bat n'importe quel serveur d'IA. Par contre, on a une capacité finie de traiter une information dans un temps donné, ce que n'a pas l'IA. Et donc, ce qu'on appelait dans le passé le machine learning, les algorithmes, c'était déjà de l'IA. Aujourd'hui, on applique ça à des choses plus visibles. Écrire un texte à la place de toi, savoir faire des enchaînements de chiffres ou de lettres ou d'images, qui fait que ça l'a rendu visible. Mais dans le monde B2B, L'IA est une vague lourde, pérenne, qui a commencé il y a une quarantaine d'années, qui est devenue puissante il y a quelques années, mais qui aujourd'hui pour nous est un ennebleur, un facteur de justesse, de puissance, de productivité des logiciels que l'on finance. C'est un peu ce qui s'est passé dans les années 90 pour les gens qui ont mon âge, avec l'essor d'Internet qui a complètement changé, plein d'usages B2C et B2B. Pour nous, c'est la même puissance, c'est la même révolution. Ce n'est pas un secteur en tant que tel, l'IA, mais c'est une manière de traiter de la donnée qui ouvre des milliers de nouvelles solutions qui vont nous rendre service, tant à nous les personnes physiques qu'aux sociétés.

  • Speaker #1

    C'est vraiment super intéressant. Alors l'IA, on voit que c'est déjà en train de révolutionner nos usages, donc ça rentre dans notre vie quotidienne. Tu as parlé rapidement de Quantum. Au début, ça c'est peut-être un... une matière à plus long terme, on va dire, en termes de résultats. Mais comment est-ce que vous voyez ça justement ?

  • Speaker #0

    Le quantum, pour nous, c'est un multiplicateur de performances, de solutions logicielles. En un mot, le quantum, ce sont des ordinateurs. Donc il y a une base physique, il y a des puces, qui sont incomparablement plus puissants à ce qu'on a appelé jusqu'à aujourd'hui un ordinateur. Et donc il y a de la physique technique dans des matériaux composites. Vous avez entendu parler de la NVIDIA, cette société cotée aux Etats-Unis qui explose tout parce qu'elle fait ces puces qui permettent de faire cela. Donc il y a de la miniaturisation, de la puissance de calcul et un design de ces puces pour traiter beaucoup de données. Et donc si on a un ordinateur qui est un million de fois plus puissant, quelles sont les applications qu'on peut mettre en place ? La voiture connectée, les vols sans pilote, les vols militaires sans pilote, une très belle société aux Etats-Unis qu'on a regardé dans ce domaine-là. protection des données personnelles, ce qui est un sujet très fort en Europe, inventer de nouvelles solutions pour les grands enjeux, comme comment on trouve une nouvelle solution pour lutter contre les modes de dépense énergétique du passé, la transition énergétique, les enjeux climatiques. Vous avez un nouvel ordinateur qui va plus vite, qui est plus puissant, qui traite plus de données. Le point, c'est que vous avez deux modèles de financement dans notre métier, c'est de cette vague d'innovation. Le premier, c'est de financer les sociétés qui vont construire le nouveau type d'ordinateur. Alice et Bob en France, superbe compagnie, qui vont construire les puces, Nvidia encore une fois. Souvent, c'est des modèles où il faut lever 100, 200, 300, 400, 500 millions d'euros avant d'avoir un produit que vous savez vendre. C'est nécessaire, il y a des fonds pour ça. Nous, ce n'est pas l'angle que l'on a. Nous, on aime investir, pas dans des idées simplement, mais déjà dans des modèles d'affaires que l'on comprend. et si possible... pour le Venter, qui ont quelques trimestres, voire années d'existence, où on peut rencontrer les clients. On peut voir le produit en tant que tel. On peut voir qu'est-ce qu'il a commencé à créer comme marge sur coût variable. Et se faire une idée de la capacité de ce modèle à vraiment répondre à des clients, à ce que les clients en deviennent dépendants, et à ce qu'on puisse accompagner cette boîte dans une très forte croissance. Donc comment on a joué jusqu'à présent le quantum computing ? C'est dans des applications qui avaient besoin de cela. Un exemple, CryptoNext. Une super société qui est dans le fonds Venter 2, qui ne fait pas de la cryptocurrency, mais qui fait de la cryptographie. C'est-à-dire que leur thèse, c'est de dire qu'avec ces nouveaux ordinateurs ultra puissants, les hackers... vont bénéficier d'outils qui pourront casser les défenses existantes à ce jour de cybersécurité. Et vous savez, dans le champ de la cybersécurité, il y avait une très bonne conférence faite par le Comcyber de la Gendarmerie nationale sur ce domaine-là, où le général en charge nous expliquait qu'ils évaluaient le marché à 200 milliards d'euros en Europe chaque année, mais ils évaluaient le marché de la fraude à trois fois ça. Et donc, sans arrêt, vous avez... Donc, économiquement, la fraude est plus grosse que la défense.

  • Speaker #1

    La compétition,

  • Speaker #0

    c'est permanente. Les fraudeurs... Exactement. Et donc, ces outils de quantum computing donnent de nouvelles armes. Et donc, la cybersécurité doit s'adapter. Et bien, CryptoNex, c'est ce qu'ils font. La puissance de calcul de ces ordinateurs dits quantiques leur permet de coder de nouvelles barrières de cybersécurité qui ont la même puissance de réponse quantique. Ça, c'est une manière de jouer une innovation technologique très forte, le quantique, dans des domaines d'application que l'on comprend, qui sont prouvés, où nous, on pense que les dépenses de cybersécurité des grands groupes ne vont certainement pas diminuer dans les dix ans à venir.

  • Speaker #1

    Ok, merci. C'est vraiment passionnant. On apprend beaucoup, beaucoup de choses. Venons-en peut-être plus spécifiquement au fond, donc AXA Aventure 3. Comme son nom l'indique, c'est le troisième millésime, donc déjà deux millésimes. lancé auparavant. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu les caractéristiques générales de ce fonds, justement ? Tu as parlé d'Early Stage, donc là, vous allez plutôt investir dans des sociétés, dans des startups.

  • Speaker #0

    Notre stratégie Venter vise à accompagner des sociétés qui ont de quelques mois à quelques années de vie, qui encore une fois sont à base de codes et de logiciels appliqués à l'ensemble des secteurs dont nous vous avons parlé. On investit dans des sociétés qui ont déjà un produit. qui ont un premier, ce qu'on appelle, product market fit, des clients qui aiment ce produit, qui le comprennent, qui sont prêts à le payer. Mais certaines d'entre elles ne survivront pas. Environ 20 à 25% des sociétés peuvent échouer, mais les trois quarts réussir. Donc, c'est des sociétés qui vont avoir de quelques centaines de milliers d'euros à quelques millions d'euros de chiffre d'affaires. Pas plus que 7,5 millions d'euros, parce qu'après, nous avons la stratégie croissance qui prend le relais. On va investir des tickets de... Sur le papier, 1 à 18 millions d'euros, la plupart des tickets, c'est entre 3 à 10. Et donc, on va investir ça dans des levées par sociétés qui sont modestes. Elles vont lever entre 5 et 20 millions d'euros. Et nous, on veut toujours prendre la majorité du tour. C'est-à-dire qu'en tant qu'investisseur, on veut lider le tour dans lequel on investit. On est toujours, mais on est lead dans le tour. Exactement. On veut lider ce tour, le structurer, donc le pricer. Et on veut rentrer au conseil d'administration de la société. On pense qu'on est des bons accompagnateurs des sociétés si on est à leur côté. Et pour être à leur côté de manière pertinente, il faut être au board. Cette proximité, elle est notamment intéressante pour nous parce qu'un point dont on n'a pas parlé, qui nous différencie d'autres, c'est qu'au-delà du côté transatlantique et spécialiste dans la tech, on a un fort programme de business development. On a une équipe dédiée qui, depuis 10 ans, a appris à faire travailler nos jeunes startups avec des grands groupes et notamment avec AXA. On a vraiment un super programme en interne avec des équipes qui ne font que ça pour ramener des clients supplémentaires à ces startups, pour faire comprendre à ces gros corporate ce que ces startups peuvent leur amener dans leur propre utilisation. Les entrepreneurs adorent ça, c'est ce qu'on fait bien, mais pour le faire, il faut être au board. Donc on investit, on va dire, entre 3 et 10, on lide les tours, on rentre au board, on travaille avec la société pour qu'elle puisse continuer son product market fit. penser à élargir sa palette de produits, grossir et l'accompagner sur son prochain tour, qui sera souvent ce qu'on appelle dans le jargon une série B, qui vont faire entrer d'autres investisseurs pour croître peut-être de 10, 20 à 50. Voilà ce que l'on fait. Et on a fait ça depuis 10 ans, avec deux premiers fonds qui ont eu de belles performances. Une différenciation peut-être par rapport au venteur américain, qui est le marché qui a inventé ce métier. c'est que les bons acteurs du venteur américain, dans lesquels nous sommes même nous-mêmes investisseurs à travers notre fonds de fonds, on voit que quand vous êtes une grande marque américaine, vous avez les premiers appels des meilleurs entrepreneurs de la côte ouest. Et donc ces gens-là, ils en approchent plus statistiques de marché. Ils vont faire 25 investissements, la moitié ne vont pas marcher. Sur un tiers, ils vont à peu près retrouver leur argent, mais vous aurez une ou deux boîtes qui seront peut-être les futurs Google, les futurs Nvidia. Et là, ça... permet d'avoir un retour super pour l'investisseur. Nous, on pense que ça, ça marche, si vous êtes une marque établie depuis quelques décennies, et si vous êtes dans le marché américain. En Europe, nous n'avons pas encore suffisamment de sociétés. qui ont prouvé leur capacité à devenir l'équivalent d'un Google, un Facebook. On n'en a pas beaucoup quand on y pense. Et donc, on pense que si on investit aussi en Europe, il faut avoir une construction de portefeuille un peu différente. Donc, on ne va pas essayer, nous, d'avoir dans le fond des boîtes qui forcément vont faire x100. Parce que si vous prenez un risque à x100, vous montez le niveau de risque dans votre portefeuille, donc vous aurez plus de pertes. Et donc, on va essayer de construire un portefeuille dans cette stratégie. On va faire des business plans. où l'on cherche à faire entre x7 et x10 la mise. Il y en a, nous, 20-25% qui ne vont pas réussir à survivre. Donc un ratio de perte deux fois moindre. Sur la moitié des boîtes, on va retrouver notre argent. Et puis sur 25-25%, un tiers des boîtes, on ne va peut-être pas faire x100, mais on va faire entre 5 et 15 fois. Et donc au global, vous avez un portefeuille qui va vous rendre 3-4 fois la performance, mais construit de manière plus équilibrée. plus diversifié et qui prend aussi en compte les critères de l'écosystème tech européen. C'est vraiment ce qui va différencier, je pense, par rapport à d'autres fonds tech, c'est que la diversification est plus forte par le scope géographique. La diversification est forte parce que si nous investissons via la tech, c'est dans beaucoup de secteurs différents. Et puis, nous avons une contribution, la performance que nous construisons pour nos investisseurs qui est mieux répartie sur plus de sociétés, qui ne dépendent pas que de 1 ou 2 stars. Encore une fois, ça marche aux Etats-Unis, c'est une grande marque. On pense que c'est plus risqué de faire cela en Europe. D'accord,

  • Speaker #1

    donc effectivement un profil de risque plus diversifié. Et le message, c'est qu'il ne faut pas copier tout ce que font les Américains quand on n'a pas le marché qui va...

  • Speaker #0

    Exactement. Il faut s'en inspirer en partie. Ce qu'on joue, c'est la partie américaine. Il faut s'adapter à l'Europe pour l'aider à se développer au bon rythme.

  • Speaker #1

    Aujourd'hui,

  • Speaker #0

    le fonds,

  • Speaker #1

    vous avez déjà fait un premier closing. C'est ça ? À combien ?

  • Speaker #0

    On a fait un premier closing à 156 millions d'euros. Ce qui est supérieur à la taille totale du fonds précédent, donc on est content.

  • Speaker #1

    Ce qui n'est pas fréquent.

  • Speaker #0

    Non, surtout dans un marché 2023 qui était particulièrement pénible pour la levée de fonds. On a tous vécu la hausse des taux d'intérêt, le gel des liquidités, la baisse des valeurs qui a effraie cette personne. Mais on pense aussi qu'une fois que vous atteignez la troisième génération comme on l'a fait, que vous avez bien traité vos LPI d'une part. que vous avez su rester discipliné dans les phases d'envolée des valorisations en 2021, vous créez des relations de long terme qui ne dépendent pas que des cycles. Et c'est ce qu'on essaye de faire chez AVP, on a une approche assez disciplinée. Et nous avons, je pense, grâce à ça, réussi à quand même faire un premier closing de bonne qualité. Donc nous avons déjà fait deux investissements début 2024. Une société en Europe qui s'appelle Visual, de l'intelligence artificielle appliquée aux images. qui permet aux e-commerçants de booster la conversion des paniers. Et puis une société de gestion de la protection des données, Data Privacy, dans le monde américain, qui a encore beaucoup à faire, ils n'ont pas leur GPD. Un entrepreneur passionnant, franco-irlandais, qui parlait deux langues, qui comprend les deux cultures, qui a travaillé dans la banque et qui a vu les points de pénibilité dans ce domaine. Donc le fonds a un premier closing de très belle taille, on commence à investir, on pense que c'est le bon moment, on voit qu'on a des valos encore raisonnables.

  • Speaker #1

    Pourquoi est-ce que c'est le bon moment, justement ?

  • Speaker #0

    On pense vraiment que c'est un très bon moment pour plusieurs raisons. Comme on l'a dit tout à l'heure, il y a des vagues lourdes d'innovation technologique qui portent le degré d'innovation à la création de valeur. L'intelligence artificielle, la deep tech et l'informatique quantique. Et ça, ça donne beaucoup d'idées, beaucoup de cas d'application basés sur les technologies qui sont maintenant prouvés. La deuxième, c'est qu'à la différence de l'instissement dans la tech dans les années 2010, ou pire, 2000, On a maintenant 20 ans de recul et on voit des modèles d'entreprises qui sont prouvés, résilients, rentables, qui ont atteint le facteur critique des mises en bourse dans les années 2010 à 2020, qui ont créé beaucoup de valeur. Donc on voit aujourd'hui beaucoup d'investisseurs, qu'ils soient institutionnels ou même privés, à travers notamment les banques privées américaines, ce marché un peu en avant sur l'Europe, qui ont gagné de l'argent grâce à la tech et qui sont prêts à la réinvestir. parce qu'ils ont compris que cette vague technologique, elle n'est plus synonyme que de pertes ou de risques. La troisième raison, c'est le cycle. On n'est pas là pour investir dans des cycles, mais quand même, la création de valeur était très forte de 2010 à 2021. Il y a eu un excès de valorisation en 2021. Mais il faut décorréler les cycles de pricing, les cycles de valorisation, des cycles d'innovation technologique. Ce n'est pas parce qu'il y a eu une chute en bourse en 2022. des corrections boursières, qui a eu un arrêt de l'innovation, qui a eu un arrêt des dépenses technologiques par les entreprises. Et donc bien sûr, en 2021, Valais... plutôt mieux essayer de ne pas investir. il faut tout de suite vendre les boîtes qu'on avait Mais depuis 2022 et en 2023, les prix ont été corrigés. Ils sont venus à des niveaux vraiment intéressants. Et donc la capacité d'avoir nous fait ce closing dans ce fonds fin 2022 et d'investir maintenant, vous avez moins de compétition sur les deals. Vous avez des valeurs beaucoup plus raisonnables. Les entrepreneurs ont compris que leur intérêt, c'est d'avoir le bon partenaire. C'est de lever de l'argent parce qu'ils continuent à créer de la valeur. Ils vont se diluer un peu plus, mais s'ils croient vraiment dans leur modèle, ils vont lever de l'argent et des prix intéressants. Donc pour nos investisseurs, c'est un bon moment en termes de cycle. Et puis enfin, un moment où nous devons rendre l'argent aux investisseurs. Et donc il faut réfléchir à quelles sont les options de sortie dont nous allons bénéficier dans 4, 5, 6 ans. Le marché des IPOs s'est totalement fermé en 2022, mais ça tombe bien, on n'a pas besoin de sortir maintenant avec ce fonds puisqu'on l'a levé en 2023. Et donc nous, notre fenêtre de sortie, ce sera 2028, 2029. Si on regarde les cycles d'IPO sur les 30 dernières années, c'est réglé comme du papier à musique. Il y a de fortes chances qu'on soit sur une belle fenêtre en termes de marché boursier avant la fin des années 2020. Et puis on voit qu'après ce pic des taux, les taux rebaissent. Il n'y a pas eu beaucoup d'acquisitions par des groupes M&A depuis deux ans. On pense également qu'il y aura de l'argent réalloué à l'acquisition d'innovations technologiques qui n'a pas été faite depuis deux ans, qui va arriver dans les années 2026-2030. Et donc quand on investit, il faut aussi penser à rendre l'argent aux investisseurs. Il faut aussi réfléchir bien sûr au cycle de valorisation, mais également au cycle de liquidité pour la sortie. Et là, on pense vraiment qu'avoir réussi à lever cet argent en 2023, quand beaucoup n'ont pas pu le faire, nous met dès le début 2024 à un très bon cycle en termes de valo, en termes d'innovation technologique, et en termes de temps de portage des sociétés, avant d'atteindre une fenêtre de sortie qu'on espère idéale.

  • Speaker #1

    Donc c'est un fonds qui est aussi intéressant. pour des particuliers, pour des clients privés, pas uniquement pour des institutionnels qui sont aujourd'hui vos principaux investisseurs, j'imagine.

  • Speaker #0

    On le pense vraiment. Et c'est pour ça qu'on a ce projet de lancer un véhicule dédié à pouvoir le placer à travers des banques partenaires auprès d'investisseurs privés. Pour la première fois, on ne l'a jamais fait avant pour plusieurs raisons. On est resté très prudent, nous, en 2021, quand beaucoup de gens ont fait des deals très chers parce que c'est l'avantage d'avoir 50 ans, c'est qu'on voyait les bulles revenir. Et heureusement, on a été discipliné, on a très peu développé de capital à ce moment-là et on n'a pas trop de risques de valorisation. Malheureusement, on voit qu'il y a beaucoup de gens qui sont rentrés dans la tech dans les années 2015, 2016, il fallait plutôt y rentrer dans les années 2010, et qu'aujourd'hui, ils sont un peu collègues du papier. Ça prend plus de temps, ce n'est pas grave, parce que certaines sociétés qui continuent à croître, créons de la valeur pour eux. Aussi, pour nous, on voulait prouver notre cas. on a fait un fond, on a fait un fond de ça fait 10 ans, on a un Très, très, très, très bon réseau de sociétés à qui on parle depuis des années. C'est très bien chez qui on investit notre argent. Et puis, on attendait aussi le moment de correction de la valorisation. Donc, je pense que quand vous lancez un premier véhicule pour des actionnaires individuels, il faut minimiser le risque et les conditions actuelles le permettent. Et puis, la dernière chose, c'est qu'on a vu aux États-Unis, qui est un marché qui a, je pense, 5 à 10 ans d'avance sur le nôtre en Europe, la montée en puissance des actionnaires individuels dans les levées de fonds tech. Et c'est dommage, je trouve, que nous, notre industrie, on ne se prenne pas en main pour aller offrir cette opportunité de création de valeur qui reste forte, au-delà des cycles, à nos investisseurs personnels dans notre continent. Parce que, très honnêtement, prendre le pari en 2024 qu'il y a encore une digitalisation forte de nos économies européennes, que la croissance qu'on a vue de la tech américaine va aussi se réaliser en Europe, il est prenable. Et n'oublions pas, dernière chose, qui dérisque, je pense, ce projet pour les investisseurs individuels, c'est qu'il y a une telle mobilisation de nos gouvernements sur le sujet. On voit les efforts, franchement, remarquables qu'a fait la BPI dans ce domaine. On voit l'initiative TBI, qui est une initiative française qui vise à flécher de l'argent institutionnel vers la tech. On voit au niveau européen le Fonds d'investissement européen qui a lancé l'Europe Initiative Tech Champions. qui a mobilisé 4 milliards des gouvernements français, espagnols, allemands, italiens, dédiés à des fonds comme nous, fait qu'aujourd'hui, vous avez du capital dédié qui va financer l'écosystème. Et il y a un côté autoréalisateur. Si ces sociétés croissent très vite, c'est parce qu'elles osent investir tous leurs profits et plus que leurs profits dans une croissance forte. Et donc, elles doivent relever de l'argent fréquemment. Et on voit une telle mobilisation en Europe de nos gouvernements qui est... qui est franchement à saluer, que c'est pareil, ça diminue un peu le risque de ne pas avoir accès du capital pour les années à venir. Donc quand on regarde le niveau de risque moyen, Ce qui s'est passé au Etat-Unis qui est en train d'arriver chez nous. Les niveaux de valorisation qu'il y a, les vagues technologiques de l'IA, du quantum, de la D-Tech, on pense que c'est vraiment le bon moment pour des gens qui ont de l'argent à placer, d'aussi diversifier leur portefeuille pour aller vers la classe d'actifs.

  • Speaker #1

    Merci, je pense qu'on va finir sur ce message hyper positif. On vous souhaite beaucoup de succès évidemment avec ce nouveau fonds. conseillers financiers qui nous écoutent, évidemment. Ils peuvent nous contacter pour avoir plus d'informations, notamment sur le fonds dédié à la clientèle privée qui sera bientôt disponible.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup. Merci, Benoît. Bonne journée.

  • Speaker #0

    Merci.

  • Speaker #2

    Merci de nous avoir écoutés. Pour en savoir plus, il vous suffit de vous créer un compte sur AirFoam. C'est facile, rapide et gratuit. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager ou en laissant 5 étoiles. L'accès à Airfund est réservé aux gérants de fonds, gérants de patrimoine et conseillers en investissement. Si vous êtes un investisseur particulier, n'hésitez pas à proposer à votre conseiller en investissement de s'inscrire sur Airfund et ainsi de vous proposer les meilleurs fonds du marché. A très bientôt pour un nouvel épisode de Private Market Square. Nous vous rappelons que l'investissement dans des fonds alternatifs comporte des risques, notamment de perte en capital et de liquidité. Les fonds investis peuvent être bloqués pendant une période de 10 ans. L'investissement dans les fonds peut être réservé aux investisseurs professionnels ou avertis. Merci de vérifier votre éligibilité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et aucune garantie n'est donnée que les objectifs soient atteints. Enfin, toutes les informations présentées sont des opinions et interprétations propres à AirFund. Il ne s'agit en aucun cas d'une recommandation ou de conseil en investissement.

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  • Speaker #0

    Bien sûr, en 2021, il valait plutôt mieux essayer de ne pas investir, tout de suite, au lieu de vendre les boîtes qu'on avait. Mais depuis 2022 et en 2023, les prix ont été corrigés, ils sont venus à des niveaux vraiment intéressants. Et donc la capacité d'avoir, nous, fait ce closing dans ce fonds, fin 2022, et d'investir maintenant, vous avez moins de compétition sur les deals, vous avez des valeaux beaucoup plus raisonnables. Donc pour nos investisseurs, c'est un bon moment en termes de cycle.

  • Speaker #1

    Bienvenue sur... Private Market Square, le rendez-vous de l'investissement sur les marchés privés et le capital investissement. Je suis Yann Charrère, cofondateur d'Airfund. Que vous soyez débutant ou expert, gérant de fonds, conseiller en investissement ou investisseur, découvrez les coulisses de l'investissement sur les marchés privés, les stratégies des meilleurs gérants, leurs spécialités, leurs axes de différenciation. Découvrez comment le capital investissement, l'immobilier ou l'infrastructure permettent de dynamiser vos portefeuilles d'investissement en y apportant de la diversification et de la performance. Alors, si vous pensez que ce podcast est fait pour vous, abonnez-vous. Bon épisode à tous ! Très heureux de pouvoir t'accueillir dans ce nouvel épisode de Private Market Square. C'est un podcast où on souhaite mettre en lumière des équipes, des hommes et des femmes, qui sont des acteurs essentiels dans la vie et la croissance des entreprises. mais qui interviennent souvent dans l'ombre. Donc, on parle ici de personnes qui travaillent dans des fonds de capital investissement. Donc, Benoît, tu es General Partner chez AXA Venture Partner. Alors aujourd'hui, on va discuter, évidemment, tu vas pouvoir nous présenter AXA Venture Partner, vos différentes stratégies d'investissement et nous parler de votre fonds aussi, de votre nouveau fonds en cours de levée, AXA Venture 3. Mais avant cela, est-ce que tu pourrais te présenter pour nos auditeurs ?

  • Speaker #0

    Oui, bien sûr. Merci de me recevoir. Donc Benoît, je suis, comme tu l'as dit, General Partner chez AVP depuis 4 ans maintenant, mais j'ai passé ma vie à accompagner les entrepreneurs de la tech, d'abord comme banquier d'affaires dans une belle marque à l'époque, Indosuez, où j'ai fait principalement des introductions en bourse, des grosses opérations de fusion et acquisition, mais toujours dans la tech. J'ai donc accompagné la première vague internet, les fournisseurs d'accès, la consolidation, le développement des applications mobiles. J'ai fait ça une douzaine d'années à Paris, 5 ans à New York, puis après j'ai rejoint un de mes clients. qui était une des belles et premières licornes françaises, VentePrivé.com, où j'étais directeur financier, après directeur général de la France, et participer à la croissance de ce groupe pan-européen.

  • Speaker #1

    Donc après, tu as plongé dans le capital risque.

  • Speaker #0

    Après, dans le capital risque, oui, avec AXA Venture Partners, où j'ai rencontré le fondateur François, et j'ai beaucoup aimé la vision d'AXA Venture Partners, qui était en ligne avec ce que j'avais fait dans le passé. À savoir qu'Axel Venture Partners n'investit que dans la technologie, à base notamment de software. Et sa vision, c'est que la digitalisation de notre économie, elle est loin d'être finie. Il y a encore beaucoup de choses à digitaliser, notamment dans le B2B. Et par ailleurs, Axel Venture Partners, comme mon passé, est une société qui investit à la fois en Amérique du Nord et en Europe. Et ça correspondait à moi, à mon passé de banquier. On a eu un bon fit et donc ça fait 4 ans que j'investis actuellement un fonds qu'on appelle... croissance. On accompagne des scale-up, des sociétés technologiques qui ont une dizaine de millions de chiffre d'affaires et qu'on va accompagner de 10 millions à 100 millions en 4 à 5 ans, en travaillant aux côtés des entrepreneurs. Et aujourd'hui, je suis content aussi de participer au lancement de nouveaux fonds. On a le fonds Venter 3, dont on va reparler, on a un fonds Lestège. Mais l'ADN de notre plateforme, c'est vraiment d'accompagner les entrepreneurs dans la technologie. qui vont notamment se mettre au service d'entreprise pour les aider à se digitaliser, être plus productives, qui vont les aider à mieux utiliser les nouveautés qu'on voit partout, l'intelligence artificielle, le quantum computing. Et c'est ce qui me passionne depuis des années que je suis aujourd'hui au service d'AVP.

  • Speaker #1

    Merci. On va y revenir tout à l'heure parce que c'est vrai que là, on est dans une période d'innovation énorme. On en entend parler tous les jours, effectivement. Donc quelques précisions sur la société, vous existez depuis combien de temps ? Est-ce que tu peux nous dire aussi combien de personnes travaillent chez AXA VP ?

  • Speaker #0

    Oui, la société a été créée il y a une petite dizaine d'années maintenant, en 2015, vraiment un moment où on voyait que la technologie créait beaucoup de valeur pour ses investisseurs et ses actionnaires. Je rappelle que la montée des bourses et des valeurs boursières de 2010 à 2021, c'est au deux tiers grâce aux sociétés tech, notamment américaines. Et donc au milieu de cette vague, François Robinet a décidé, avec le soutien d'AXA, de lancer une plateforme dédiée à l'investissement en technologie. A l'époque, comme aujourd'hui, on manquait d'accompagnateurs financiers. pour le développement des écosystèmes technologiques, notamment en Europe. Donc ça fait 10 ans, aujourd'hui on n'est pas loin de 50 personnes, avec à peu près la moitié des investisseurs à New York et la moitié en Europe, à Paris et à Londres. On a environ 2 milliards d'attitudes sous gestion. On a accompagné déjà 60 sociétés technologiques des deux côtés de l'Atlantique. On accompagne également des fonds qui aident ces sociétés nous-mêmes. On rencontre environ 1000 sociétés technologiques par an, ce qui est passionnant, de manière très diversifiée. dans les marchés américains, d'Europe de l'Est, nordiques, d'Europe de l'Ouest bien sûr, la France bien sûr beaucoup. Et on fait ça depuis 10 ans en ayant plusieurs stratégies, comme nous disions le Venter vraiment pour les startups, la croissance pour les scale-up, maintenant Let's Tech pour les grandes sociétés qui ont vocation à être un jour cotées en bourse, et puis un fonds de fonds qui nous permet nous-mêmes d'accompagner des fonds spécialisés dans la tech qui font ça depuis 40 à 50 ans.

  • Speaker #1

    Alors ce qui est intéressant effectivement dans votre positionnement, et Et votre organisation, c'est que vous n'êtes pas un fonds de venture purement européen. Effectivement, tu l'as dit, vous êtes présent aux États-Unis, au Royaume-Uni aussi. Donc ça, ça fait une différence parce qu'on entend souvent parler du venture américain et on entend souvent dire aussi que le venture en Europe est un petit peu en retard. Vous, finalement, vous êtes tout de suite positionné sur ce double marché, parce qu'effectivement, c'est important d'être présent sur le marché américain. Mais pourquoi ? C'est en termes de deal flow, de liquidité. Qu'est-ce que ça vous apporte ?

  • Speaker #0

    Il y a plusieurs raisons. Il y en a trois principales qui ont été à l'initiative de la création d'AVP dès le début comme une société transatlantique. Les premières équipes recrutées ont d'ailleurs été les américaines. On n'est pas une société qui s'est créée en France et qui un jour a décidé de se nationaliser. C'est vraiment l'ADN de notre société. Et il y a plusieurs bonnes raisons, celles que tu cites, mais les trois principales sont les suivantes. La première, c'est d'offrir une proposition de valeur différenciée aux entrepreneurs. Et donc quand on parle à des entrepreneurs européens, qui ont développé des sociétés qui sont dans le modèle à base de software, souvent, c'est des modèles faciles à lancer à l'international. Et donc souvent, le marché que regardent les entrepreneurs européens, ce n'est pas l'Asie, ce n'est pas l'Afrique, c'est les États-Unis. Et bien avoir la capacité de leur offrir des board members, des accompagnants en Europe, dans leur culture, dans leur réseau, qui parlent la même langue, qui peuvent les aider, mais également dans le même fond. des équipes aux États-Unis qui sont au bord de sociétés comparables, qui ont les mêmes clients, qui connaissent les réseaux, qui connaissent les difficultés, ça a une valeur opérationnelle très forte. Et donc on pense intrinsèquement chez AVP qu'on est un meilleur investisseur en Europe auprès des entrepreneurs européens si on a la capacité d'être proche d'eux, mais également d'être proche de leur développement américain. Et ce côté bicéphale, il est peut-être dur à gérer. Mais c'est une proposition de valeur différenciante. Et des fois, on gagne des deals en Europe en n'offrant pas le plus gros prix, mais parce qu'il y a cette proposition de valeur opérationnelle. La deuxième raison, comme tu l'as dit, c'est l'accès à la liquidité. Le marché américain, dans le VC, est historiquement beaucoup plus prouvé que le marché européen. Il a créé plus de valeur pour ses actionnaires et ses investisseurs. Et puis le marché est plus profond dans une seule langue. Il y a deux aspects techniques. qui sépare les deux marchés sur la liquidité, c'est qu'aux États-Unis, il y a le Nasdaq. Il y a une place de cotation dédiée à la technologie qui est un écosystème d'analystes financiers, de banques dédiées, d'équipes, qui malheureusement n'existe pas en Europe. Et on ne voit pas aujourd'hui des lignements politiques entre Amsterdam, Francfort et Paris pour définir une place au niveau européen qui serait la place de la tech. Et donc il nous manque cette place qui favoriserait un regain des introductions en bourse de la tech européenne. Et par ailleurs... Pour rendre l'argent aux investisseurs, l'autre solution, c'est que la société soit vendue à un grand groupe. L'historique des fusions ou acquisitions européennes n'est pas comparable à celui des États-Unis. Dans la tech, vous n'avez pas tous les ans plusieurs sociétés qui se font racheter par des Thales, par des BAE Systems, par des SAP à des valeurs de licorne à plus d'un milliard. Et donc la liquidité... Quand on a accès au marché américain, ça permet de créer plus de valeur pour nos investisseurs, que ce soit pour des sociétés américaines, bien sûr, mais également européennes. Et puis la troisième chose, c'est évidemment la diversification. On a accès en termes de sourcing à des milliers de sociétés par an. Quand on va regarder une société qui nous plaît, on va voir le segment dans lequel elle est, on va vouloir rencontrer toutes les sociétés du segment, que ce soit en Amérique du Nord, en Europe, et si possible, investir dans la meilleure de ce segment. La profondeur de ces deux marchés nous donne une vision thématique, que ce soit sur la cybersécurité, sur l'IA, qui est, on pense, plus à même de nous faire faire les bons choix que si on se focalisait que sur l'Europe.

  • Speaker #1

    Super intéressant, merci. C'est vrai que c'est extrêmement différenciant par rapport à un certain nombre de fonds européens qui font des très belles choses effectivement, mais qui n'ont pas forcément cette capacité d'accompagner les entrepreneurs en Amérique du Nord. Et comme tu le disais, c'est un des plus gros marchés, notamment pour le SaaS. Donc c'est là où les entreprises arrivent vraiment à passer un cap. Est-ce qu'en matière d'approche sectorielle, on a compris que vous étiez très orienté tech et c'est normal et tu vas revenir dessus. Mais est-ce que vous avez une approche sectorielle plus spécifique ? Est-ce que vous êtes plutôt orienté sur du B2B, du B2C, sur certains secteurs en particulier ?

  • Speaker #0

    Notre thèse principale, c'est la digitalisation de plein de flux économiques, notamment B2B. On a tous vécu, et je l'ai vu moi quand j'étais chez bandeprivé.com, une accélération des usages digitaux B2C. On a tous vécu ça. que ce soit aujourd'hui pour réserver un restaurant, prendre un taxi, son avion, commander quelque chose, on va sur notre écran de téléphone mobile. Dans le secteur B2B, les entreprises ont encore beaucoup de workflows, si vous me permettez cette expression, qui sont à base de papier et de crayon, d'Excel, d'équipes, et on pense qu'il y a beaucoup de productivité, beaucoup d'usage à améliorer pour les équipes qui travaillent, pour les relations entre clients et fournisseurs, pour la sécurisation des données, pour... prendre soin de ses clients, c'est infini. Et donc, souvent on dit en interne, ce qu'on aime, c'est brands and code. On aime des équipes excellentes, dans un très grand marché, qui sont en train de changer quelque chose avec du code, avec du software. Donc bien sûr, le SaaS y répond, le SaaS, les software as a service, offrir des solutions logicielles sans avoir besoin de les détenir sur ses propres serveurs, ça s'applique à une infinité de domaines. Donc on appelle une approche sectorielle. Ce que l'on veut, c'est soutenir des équipes et des produits qui sont à base de code principalement et qui vont créer de la valeur en adressant un pan existant et massif de l'économie. Et du coup, on a investi en cybersécurité, on a investi dans des solutions de ressources humaines, dans des solutions de cryptographie, on a investi dans des solutions à impact. C'était très sympa, il s'appelle Bene Bono qui... révolutionne grâce à ces technologies de marketplace. Le choix des fruits et légumes qui étaient écartés par les grands distributeurs parce qu'ils pouvaient être moches ou pas calibrés, les récupère, met en place une logistique grâce à la tech efficace et permet de ne pas gâcher cela et de permettre à des gens qui n'avaient pas le pouvoir d'achat d'avoir des légumes et des fruits frais, de l'avoir maintenant. Ça s'applique à des dizaines de domaines. Les quatre domaines de prédilection dans lesquels vraiment on a développé du capital depuis une dizaine d'années, c'est le SaaS, la santé digitale. On n'ira pas faire de biotech ou medtech parce que nous ne voulons pas être experts dans la molécule de médicaments, dans la réglementation médicale, mais nous pensons qu'il y a beaucoup à faire dans la gestion des données de santé des patients et sur comment elles s'articulent entre les trois parties que sont le docteur, le patient et le payeur qui est à la fin soit une sécurité sociale, soit une mutuelle. Beaucoup de choses à faire dans ce domaine-là et on aime beaucoup la santé digitale. des deux côtés de l'Atlantique. La FinTech, bien sûr, on a quand même un acteur majeur qui nous soutient du monde financier, AXA. Et nous avons beaucoup de cols entrants dans la FinTech, que ce soit dans l'insurtech, que ce soit dans les core banking systems. Il y a beaucoup à faire ici. Pour avoir fait une vingtaine d'années de banque, je sais que ces grands groupes puissants, pourtant très smart, ne sont pas ceux qui se challengent tout seuls, on va dire. Et il y a beaucoup de très bonnes sociétés jeunes qui ont de très bonnes idées. Et puis enfin, tout de même, on regarde les plateformes... qu'on appelle de consommateurs, ça peut être des marketplaces. On n'irait probablement pas faire, à mon grand âme personnelle, une société d'e-commerce en tant que telle, mais on a vu notamment en Europe, beaucoup de développeurs qui ont travaillé dans le passé chez Vipi, chez Zalando, chez Net-A-Porter, chez Farfetch, des très belles sociétés européennes, identifier des points de difficulté et aller créer leur stateur pour les résoudre. C'est plutôt ça qu'on fera. Par exemple, on a investi dans une société à Amsterdam qui s'appelle SandCloud. qui automatise l'allocation des colis qui sortent d'un entrepôt, transporteur par transporteur, de manière totalement automatisée. C'est-à-dire que si toi, Yann, tu es un fashion addict qui te commande tous les matins sur vipi.com, le logiciel va vouloir te servir impeccablement. Livrer en 24 heures, zéro défaut de livraison, choisir le meilleur selon que tu commandes soit des chaussures, soit un t-shirt, et ce n'est pas forcément le même le meilleur. Mais la qualité de service, elle sera au rendez-vous. Si c'est quelqu'un qui commande une fois tous les trois ans, sur qui on perd de l'argent, le logiciel va plutôt protéger la marge sur coût de livraison et prendre quelqu'un qui livrera peut-être en trois jours, peut-être un peu de défaut, mais ça permet de piloter ce qui est satisfaction client. qu'est-ce qu'il y a gestion de la marge, et ça de manière automatisée, c'est de la big data, c'est du machine learning et c'est de l'intelligence artificielle.

  • Speaker #1

    C'est assez passionnant parce que justement, je voulais te demander, il y a de l'IA dans ces logiciels et dans ces offres de services. Quand est-ce que vous avez vu finalement le tournant de l'IA ? Parce qu'on en entend parler dans le grand public depuis finalement assez peu de temps, depuis un an, un an et demi avec OpenAI, mais est-ce que vous l'avez vu déjà avant arriver dans... un certain nombre de plateformes.

  • Speaker #0

    Oui, ce n'est pas différenciant, je pense, de l'avoir vu avant, parce qu'on a donné un nouveau nom à l'IA, depuis qu'il y a des applications B2C visibles mondialement, comme OpenAIR, ChatGPT, Mistral et les autres. Mais l'IA, à la base, c'est quoi ? C'est une capacité logicielle de traiter des données plus vite, plus juste, et en masse tellement volumique qu'elles ne sont pas traitables par un cerveau humain. Le cerveau humain est l'outil le plus puissant d'IA. Sur le ratio d'énergie consommée par le cerveau pour lire la même masse de données, elle bat n'importe quel serveur d'IA. Par contre, on a une capacité finie de traiter une information dans un temps donné, ce que n'a pas l'IA. Et donc, ce qu'on appelait dans le passé le machine learning, les algorithmes, c'était déjà de l'IA. Aujourd'hui, on applique ça à des choses plus visibles. Écrire un texte à la place de toi, savoir faire des enchaînements de chiffres ou de lettres ou d'images, qui fait que ça l'a rendu visible. Mais dans le monde B2B, L'IA est une vague lourde, pérenne, qui a commencé il y a une quarantaine d'années, qui est devenue puissante il y a quelques années, mais qui aujourd'hui pour nous est un ennebleur, un facteur de justesse, de puissance, de productivité des logiciels que l'on finance. C'est un peu ce qui s'est passé dans les années 90 pour les gens qui ont mon âge, avec l'essor d'Internet qui a complètement changé, plein d'usages B2C et B2B. Pour nous, c'est la même puissance, c'est la même révolution. Ce n'est pas un secteur en tant que tel, l'IA, mais c'est une manière de traiter de la donnée qui ouvre des milliers de nouvelles solutions qui vont nous rendre service, tant à nous les personnes physiques qu'aux sociétés.

  • Speaker #1

    C'est vraiment super intéressant. Alors l'IA, on voit que c'est déjà en train de révolutionner nos usages, donc ça rentre dans notre vie quotidienne. Tu as parlé rapidement de Quantum. Au début, ça c'est peut-être un... une matière à plus long terme, on va dire, en termes de résultats. Mais comment est-ce que vous voyez ça justement ?

  • Speaker #0

    Le quantum, pour nous, c'est un multiplicateur de performances, de solutions logicielles. En un mot, le quantum, ce sont des ordinateurs. Donc il y a une base physique, il y a des puces, qui sont incomparablement plus puissants à ce qu'on a appelé jusqu'à aujourd'hui un ordinateur. Et donc il y a de la physique technique dans des matériaux composites. Vous avez entendu parler de la NVIDIA, cette société cotée aux Etats-Unis qui explose tout parce qu'elle fait ces puces qui permettent de faire cela. Donc il y a de la miniaturisation, de la puissance de calcul et un design de ces puces pour traiter beaucoup de données. Et donc si on a un ordinateur qui est un million de fois plus puissant, quelles sont les applications qu'on peut mettre en place ? La voiture connectée, les vols sans pilote, les vols militaires sans pilote, une très belle société aux Etats-Unis qu'on a regardé dans ce domaine-là. protection des données personnelles, ce qui est un sujet très fort en Europe, inventer de nouvelles solutions pour les grands enjeux, comme comment on trouve une nouvelle solution pour lutter contre les modes de dépense énergétique du passé, la transition énergétique, les enjeux climatiques. Vous avez un nouvel ordinateur qui va plus vite, qui est plus puissant, qui traite plus de données. Le point, c'est que vous avez deux modèles de financement dans notre métier, c'est de cette vague d'innovation. Le premier, c'est de financer les sociétés qui vont construire le nouveau type d'ordinateur. Alice et Bob en France, superbe compagnie, qui vont construire les puces, Nvidia encore une fois. Souvent, c'est des modèles où il faut lever 100, 200, 300, 400, 500 millions d'euros avant d'avoir un produit que vous savez vendre. C'est nécessaire, il y a des fonds pour ça. Nous, ce n'est pas l'angle que l'on a. Nous, on aime investir, pas dans des idées simplement, mais déjà dans des modèles d'affaires que l'on comprend. et si possible... pour le Venter, qui ont quelques trimestres, voire années d'existence, où on peut rencontrer les clients. On peut voir le produit en tant que tel. On peut voir qu'est-ce qu'il a commencé à créer comme marge sur coût variable. Et se faire une idée de la capacité de ce modèle à vraiment répondre à des clients, à ce que les clients en deviennent dépendants, et à ce qu'on puisse accompagner cette boîte dans une très forte croissance. Donc comment on a joué jusqu'à présent le quantum computing ? C'est dans des applications qui avaient besoin de cela. Un exemple, CryptoNext. Une super société qui est dans le fonds Venter 2, qui ne fait pas de la cryptocurrency, mais qui fait de la cryptographie. C'est-à-dire que leur thèse, c'est de dire qu'avec ces nouveaux ordinateurs ultra puissants, les hackers... vont bénéficier d'outils qui pourront casser les défenses existantes à ce jour de cybersécurité. Et vous savez, dans le champ de la cybersécurité, il y avait une très bonne conférence faite par le Comcyber de la Gendarmerie nationale sur ce domaine-là, où le général en charge nous expliquait qu'ils évaluaient le marché à 200 milliards d'euros en Europe chaque année, mais ils évaluaient le marché de la fraude à trois fois ça. Et donc, sans arrêt, vous avez... Donc, économiquement, la fraude est plus grosse que la défense.

  • Speaker #1

    La compétition,

  • Speaker #0

    c'est permanente. Les fraudeurs... Exactement. Et donc, ces outils de quantum computing donnent de nouvelles armes. Et donc, la cybersécurité doit s'adapter. Et bien, CryptoNex, c'est ce qu'ils font. La puissance de calcul de ces ordinateurs dits quantiques leur permet de coder de nouvelles barrières de cybersécurité qui ont la même puissance de réponse quantique. Ça, c'est une manière de jouer une innovation technologique très forte, le quantique, dans des domaines d'application que l'on comprend, qui sont prouvés, où nous, on pense que les dépenses de cybersécurité des grands groupes ne vont certainement pas diminuer dans les dix ans à venir.

  • Speaker #1

    Ok, merci. C'est vraiment passionnant. On apprend beaucoup, beaucoup de choses. Venons-en peut-être plus spécifiquement au fond, donc AXA Aventure 3. Comme son nom l'indique, c'est le troisième millésime, donc déjà deux millésimes. lancé auparavant. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu les caractéristiques générales de ce fonds, justement ? Tu as parlé d'Early Stage, donc là, vous allez plutôt investir dans des sociétés, dans des startups.

  • Speaker #0

    Notre stratégie Venter vise à accompagner des sociétés qui ont de quelques mois à quelques années de vie, qui encore une fois sont à base de codes et de logiciels appliqués à l'ensemble des secteurs dont nous vous avons parlé. On investit dans des sociétés qui ont déjà un produit. qui ont un premier, ce qu'on appelle, product market fit, des clients qui aiment ce produit, qui le comprennent, qui sont prêts à le payer. Mais certaines d'entre elles ne survivront pas. Environ 20 à 25% des sociétés peuvent échouer, mais les trois quarts réussir. Donc, c'est des sociétés qui vont avoir de quelques centaines de milliers d'euros à quelques millions d'euros de chiffre d'affaires. Pas plus que 7,5 millions d'euros, parce qu'après, nous avons la stratégie croissance qui prend le relais. On va investir des tickets de... Sur le papier, 1 à 18 millions d'euros, la plupart des tickets, c'est entre 3 à 10. Et donc, on va investir ça dans des levées par sociétés qui sont modestes. Elles vont lever entre 5 et 20 millions d'euros. Et nous, on veut toujours prendre la majorité du tour. C'est-à-dire qu'en tant qu'investisseur, on veut lider le tour dans lequel on investit. On est toujours, mais on est lead dans le tour. Exactement. On veut lider ce tour, le structurer, donc le pricer. Et on veut rentrer au conseil d'administration de la société. On pense qu'on est des bons accompagnateurs des sociétés si on est à leur côté. Et pour être à leur côté de manière pertinente, il faut être au board. Cette proximité, elle est notamment intéressante pour nous parce qu'un point dont on n'a pas parlé, qui nous différencie d'autres, c'est qu'au-delà du côté transatlantique et spécialiste dans la tech, on a un fort programme de business development. On a une équipe dédiée qui, depuis 10 ans, a appris à faire travailler nos jeunes startups avec des grands groupes et notamment avec AXA. On a vraiment un super programme en interne avec des équipes qui ne font que ça pour ramener des clients supplémentaires à ces startups, pour faire comprendre à ces gros corporate ce que ces startups peuvent leur amener dans leur propre utilisation. Les entrepreneurs adorent ça, c'est ce qu'on fait bien, mais pour le faire, il faut être au board. Donc on investit, on va dire, entre 3 et 10, on lide les tours, on rentre au board, on travaille avec la société pour qu'elle puisse continuer son product market fit. penser à élargir sa palette de produits, grossir et l'accompagner sur son prochain tour, qui sera souvent ce qu'on appelle dans le jargon une série B, qui vont faire entrer d'autres investisseurs pour croître peut-être de 10, 20 à 50. Voilà ce que l'on fait. Et on a fait ça depuis 10 ans, avec deux premiers fonds qui ont eu de belles performances. Une différenciation peut-être par rapport au venteur américain, qui est le marché qui a inventé ce métier. c'est que les bons acteurs du venteur américain, dans lesquels nous sommes même nous-mêmes investisseurs à travers notre fonds de fonds, on voit que quand vous êtes une grande marque américaine, vous avez les premiers appels des meilleurs entrepreneurs de la côte ouest. Et donc ces gens-là, ils en approchent plus statistiques de marché. Ils vont faire 25 investissements, la moitié ne vont pas marcher. Sur un tiers, ils vont à peu près retrouver leur argent, mais vous aurez une ou deux boîtes qui seront peut-être les futurs Google, les futurs Nvidia. Et là, ça... permet d'avoir un retour super pour l'investisseur. Nous, on pense que ça, ça marche, si vous êtes une marque établie depuis quelques décennies, et si vous êtes dans le marché américain. En Europe, nous n'avons pas encore suffisamment de sociétés. qui ont prouvé leur capacité à devenir l'équivalent d'un Google, un Facebook. On n'en a pas beaucoup quand on y pense. Et donc, on pense que si on investit aussi en Europe, il faut avoir une construction de portefeuille un peu différente. Donc, on ne va pas essayer, nous, d'avoir dans le fond des boîtes qui forcément vont faire x100. Parce que si vous prenez un risque à x100, vous montez le niveau de risque dans votre portefeuille, donc vous aurez plus de pertes. Et donc, on va essayer de construire un portefeuille dans cette stratégie. On va faire des business plans. où l'on cherche à faire entre x7 et x10 la mise. Il y en a, nous, 20-25% qui ne vont pas réussir à survivre. Donc un ratio de perte deux fois moindre. Sur la moitié des boîtes, on va retrouver notre argent. Et puis sur 25-25%, un tiers des boîtes, on ne va peut-être pas faire x100, mais on va faire entre 5 et 15 fois. Et donc au global, vous avez un portefeuille qui va vous rendre 3-4 fois la performance, mais construit de manière plus équilibrée. plus diversifié et qui prend aussi en compte les critères de l'écosystème tech européen. C'est vraiment ce qui va différencier, je pense, par rapport à d'autres fonds tech, c'est que la diversification est plus forte par le scope géographique. La diversification est forte parce que si nous investissons via la tech, c'est dans beaucoup de secteurs différents. Et puis, nous avons une contribution, la performance que nous construisons pour nos investisseurs qui est mieux répartie sur plus de sociétés, qui ne dépendent pas que de 1 ou 2 stars. Encore une fois, ça marche aux Etats-Unis, c'est une grande marque. On pense que c'est plus risqué de faire cela en Europe. D'accord,

  • Speaker #1

    donc effectivement un profil de risque plus diversifié. Et le message, c'est qu'il ne faut pas copier tout ce que font les Américains quand on n'a pas le marché qui va...

  • Speaker #0

    Exactement. Il faut s'en inspirer en partie. Ce qu'on joue, c'est la partie américaine. Il faut s'adapter à l'Europe pour l'aider à se développer au bon rythme.

  • Speaker #1

    Aujourd'hui,

  • Speaker #0

    le fonds,

  • Speaker #1

    vous avez déjà fait un premier closing. C'est ça ? À combien ?

  • Speaker #0

    On a fait un premier closing à 156 millions d'euros. Ce qui est supérieur à la taille totale du fonds précédent, donc on est content.

  • Speaker #1

    Ce qui n'est pas fréquent.

  • Speaker #0

    Non, surtout dans un marché 2023 qui était particulièrement pénible pour la levée de fonds. On a tous vécu la hausse des taux d'intérêt, le gel des liquidités, la baisse des valeurs qui a effraie cette personne. Mais on pense aussi qu'une fois que vous atteignez la troisième génération comme on l'a fait, que vous avez bien traité vos LPI d'une part. que vous avez su rester discipliné dans les phases d'envolée des valorisations en 2021, vous créez des relations de long terme qui ne dépendent pas que des cycles. Et c'est ce qu'on essaye de faire chez AVP, on a une approche assez disciplinée. Et nous avons, je pense, grâce à ça, réussi à quand même faire un premier closing de bonne qualité. Donc nous avons déjà fait deux investissements début 2024. Une société en Europe qui s'appelle Visual, de l'intelligence artificielle appliquée aux images. qui permet aux e-commerçants de booster la conversion des paniers. Et puis une société de gestion de la protection des données, Data Privacy, dans le monde américain, qui a encore beaucoup à faire, ils n'ont pas leur GPD. Un entrepreneur passionnant, franco-irlandais, qui parlait deux langues, qui comprend les deux cultures, qui a travaillé dans la banque et qui a vu les points de pénibilité dans ce domaine. Donc le fonds a un premier closing de très belle taille, on commence à investir, on pense que c'est le bon moment, on voit qu'on a des valos encore raisonnables.

  • Speaker #1

    Pourquoi est-ce que c'est le bon moment, justement ?

  • Speaker #0

    On pense vraiment que c'est un très bon moment pour plusieurs raisons. Comme on l'a dit tout à l'heure, il y a des vagues lourdes d'innovation technologique qui portent le degré d'innovation à la création de valeur. L'intelligence artificielle, la deep tech et l'informatique quantique. Et ça, ça donne beaucoup d'idées, beaucoup de cas d'application basés sur les technologies qui sont maintenant prouvés. La deuxième, c'est qu'à la différence de l'instissement dans la tech dans les années 2010, ou pire, 2000, On a maintenant 20 ans de recul et on voit des modèles d'entreprises qui sont prouvés, résilients, rentables, qui ont atteint le facteur critique des mises en bourse dans les années 2010 à 2020, qui ont créé beaucoup de valeur. Donc on voit aujourd'hui beaucoup d'investisseurs, qu'ils soient institutionnels ou même privés, à travers notamment les banques privées américaines, ce marché un peu en avant sur l'Europe, qui ont gagné de l'argent grâce à la tech et qui sont prêts à la réinvestir. parce qu'ils ont compris que cette vague technologique, elle n'est plus synonyme que de pertes ou de risques. La troisième raison, c'est le cycle. On n'est pas là pour investir dans des cycles, mais quand même, la création de valeur était très forte de 2010 à 2021. Il y a eu un excès de valorisation en 2021. Mais il faut décorréler les cycles de pricing, les cycles de valorisation, des cycles d'innovation technologique. Ce n'est pas parce qu'il y a eu une chute en bourse en 2022. des corrections boursières, qui a eu un arrêt de l'innovation, qui a eu un arrêt des dépenses technologiques par les entreprises. Et donc bien sûr, en 2021, Valais... plutôt mieux essayer de ne pas investir. il faut tout de suite vendre les boîtes qu'on avait Mais depuis 2022 et en 2023, les prix ont été corrigés. Ils sont venus à des niveaux vraiment intéressants. Et donc la capacité d'avoir nous fait ce closing dans ce fonds fin 2022 et d'investir maintenant, vous avez moins de compétition sur les deals. Vous avez des valeurs beaucoup plus raisonnables. Les entrepreneurs ont compris que leur intérêt, c'est d'avoir le bon partenaire. C'est de lever de l'argent parce qu'ils continuent à créer de la valeur. Ils vont se diluer un peu plus, mais s'ils croient vraiment dans leur modèle, ils vont lever de l'argent et des prix intéressants. Donc pour nos investisseurs, c'est un bon moment en termes de cycle. Et puis enfin, un moment où nous devons rendre l'argent aux investisseurs. Et donc il faut réfléchir à quelles sont les options de sortie dont nous allons bénéficier dans 4, 5, 6 ans. Le marché des IPOs s'est totalement fermé en 2022, mais ça tombe bien, on n'a pas besoin de sortir maintenant avec ce fonds puisqu'on l'a levé en 2023. Et donc nous, notre fenêtre de sortie, ce sera 2028, 2029. Si on regarde les cycles d'IPO sur les 30 dernières années, c'est réglé comme du papier à musique. Il y a de fortes chances qu'on soit sur une belle fenêtre en termes de marché boursier avant la fin des années 2020. Et puis on voit qu'après ce pic des taux, les taux rebaissent. Il n'y a pas eu beaucoup d'acquisitions par des groupes M&A depuis deux ans. On pense également qu'il y aura de l'argent réalloué à l'acquisition d'innovations technologiques qui n'a pas été faite depuis deux ans, qui va arriver dans les années 2026-2030. Et donc quand on investit, il faut aussi penser à rendre l'argent aux investisseurs. Il faut aussi réfléchir bien sûr au cycle de valorisation, mais également au cycle de liquidité pour la sortie. Et là, on pense vraiment qu'avoir réussi à lever cet argent en 2023, quand beaucoup n'ont pas pu le faire, nous met dès le début 2024 à un très bon cycle en termes de valo, en termes d'innovation technologique, et en termes de temps de portage des sociétés, avant d'atteindre une fenêtre de sortie qu'on espère idéale.

  • Speaker #1

    Donc c'est un fonds qui est aussi intéressant. pour des particuliers, pour des clients privés, pas uniquement pour des institutionnels qui sont aujourd'hui vos principaux investisseurs, j'imagine.

  • Speaker #0

    On le pense vraiment. Et c'est pour ça qu'on a ce projet de lancer un véhicule dédié à pouvoir le placer à travers des banques partenaires auprès d'investisseurs privés. Pour la première fois, on ne l'a jamais fait avant pour plusieurs raisons. On est resté très prudent, nous, en 2021, quand beaucoup de gens ont fait des deals très chers parce que c'est l'avantage d'avoir 50 ans, c'est qu'on voyait les bulles revenir. Et heureusement, on a été discipliné, on a très peu développé de capital à ce moment-là et on n'a pas trop de risques de valorisation. Malheureusement, on voit qu'il y a beaucoup de gens qui sont rentrés dans la tech dans les années 2015, 2016, il fallait plutôt y rentrer dans les années 2010, et qu'aujourd'hui, ils sont un peu collègues du papier. Ça prend plus de temps, ce n'est pas grave, parce que certaines sociétés qui continuent à croître, créons de la valeur pour eux. Aussi, pour nous, on voulait prouver notre cas. on a fait un fond, on a fait un fond de ça fait 10 ans, on a un Très, très, très, très bon réseau de sociétés à qui on parle depuis des années. C'est très bien chez qui on investit notre argent. Et puis, on attendait aussi le moment de correction de la valorisation. Donc, je pense que quand vous lancez un premier véhicule pour des actionnaires individuels, il faut minimiser le risque et les conditions actuelles le permettent. Et puis, la dernière chose, c'est qu'on a vu aux États-Unis, qui est un marché qui a, je pense, 5 à 10 ans d'avance sur le nôtre en Europe, la montée en puissance des actionnaires individuels dans les levées de fonds tech. Et c'est dommage, je trouve, que nous, notre industrie, on ne se prenne pas en main pour aller offrir cette opportunité de création de valeur qui reste forte, au-delà des cycles, à nos investisseurs personnels dans notre continent. Parce que, très honnêtement, prendre le pari en 2024 qu'il y a encore une digitalisation forte de nos économies européennes, que la croissance qu'on a vue de la tech américaine va aussi se réaliser en Europe, il est prenable. Et n'oublions pas, dernière chose, qui dérisque, je pense, ce projet pour les investisseurs individuels, c'est qu'il y a une telle mobilisation de nos gouvernements sur le sujet. On voit les efforts, franchement, remarquables qu'a fait la BPI dans ce domaine. On voit l'initiative TBI, qui est une initiative française qui vise à flécher de l'argent institutionnel vers la tech. On voit au niveau européen le Fonds d'investissement européen qui a lancé l'Europe Initiative Tech Champions. qui a mobilisé 4 milliards des gouvernements français, espagnols, allemands, italiens, dédiés à des fonds comme nous, fait qu'aujourd'hui, vous avez du capital dédié qui va financer l'écosystème. Et il y a un côté autoréalisateur. Si ces sociétés croissent très vite, c'est parce qu'elles osent investir tous leurs profits et plus que leurs profits dans une croissance forte. Et donc, elles doivent relever de l'argent fréquemment. Et on voit une telle mobilisation en Europe de nos gouvernements qui est... qui est franchement à saluer, que c'est pareil, ça diminue un peu le risque de ne pas avoir accès du capital pour les années à venir. Donc quand on regarde le niveau de risque moyen, Ce qui s'est passé au Etat-Unis qui est en train d'arriver chez nous. Les niveaux de valorisation qu'il y a, les vagues technologiques de l'IA, du quantum, de la D-Tech, on pense que c'est vraiment le bon moment pour des gens qui ont de l'argent à placer, d'aussi diversifier leur portefeuille pour aller vers la classe d'actifs.

  • Speaker #1

    Merci, je pense qu'on va finir sur ce message hyper positif. On vous souhaite beaucoup de succès évidemment avec ce nouveau fonds. conseillers financiers qui nous écoutent, évidemment. Ils peuvent nous contacter pour avoir plus d'informations, notamment sur le fonds dédié à la clientèle privée qui sera bientôt disponible.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup. Merci, Benoît. Bonne journée.

  • Speaker #0

    Merci.

  • Speaker #2

    Merci de nous avoir écoutés. Pour en savoir plus, il vous suffit de vous créer un compte sur AirFoam. C'est facile, rapide et gratuit. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager ou en laissant 5 étoiles. L'accès à Airfund est réservé aux gérants de fonds, gérants de patrimoine et conseillers en investissement. Si vous êtes un investisseur particulier, n'hésitez pas à proposer à votre conseiller en investissement de s'inscrire sur Airfund et ainsi de vous proposer les meilleurs fonds du marché. A très bientôt pour un nouvel épisode de Private Market Square. Nous vous rappelons que l'investissement dans des fonds alternatifs comporte des risques, notamment de perte en capital et de liquidité. Les fonds investis peuvent être bloqués pendant une période de 10 ans. L'investissement dans les fonds peut être réservé aux investisseurs professionnels ou avertis. Merci de vérifier votre éligibilité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et aucune garantie n'est donnée que les objectifs soient atteints. Enfin, toutes les informations présentées sont des opinions et interprétations propres à AirFund. Il ne s'agit en aucun cas d'une recommandation ou de conseil en investissement.

Transcription

  • Speaker #0

    Bien sûr, en 2021, il valait plutôt mieux essayer de ne pas investir, tout de suite, au lieu de vendre les boîtes qu'on avait. Mais depuis 2022 et en 2023, les prix ont été corrigés, ils sont venus à des niveaux vraiment intéressants. Et donc la capacité d'avoir, nous, fait ce closing dans ce fonds, fin 2022, et d'investir maintenant, vous avez moins de compétition sur les deals, vous avez des valeaux beaucoup plus raisonnables. Donc pour nos investisseurs, c'est un bon moment en termes de cycle.

  • Speaker #1

    Bienvenue sur... Private Market Square, le rendez-vous de l'investissement sur les marchés privés et le capital investissement. Je suis Yann Charrère, cofondateur d'Airfund. Que vous soyez débutant ou expert, gérant de fonds, conseiller en investissement ou investisseur, découvrez les coulisses de l'investissement sur les marchés privés, les stratégies des meilleurs gérants, leurs spécialités, leurs axes de différenciation. Découvrez comment le capital investissement, l'immobilier ou l'infrastructure permettent de dynamiser vos portefeuilles d'investissement en y apportant de la diversification et de la performance. Alors, si vous pensez que ce podcast est fait pour vous, abonnez-vous. Bon épisode à tous ! Très heureux de pouvoir t'accueillir dans ce nouvel épisode de Private Market Square. C'est un podcast où on souhaite mettre en lumière des équipes, des hommes et des femmes, qui sont des acteurs essentiels dans la vie et la croissance des entreprises. mais qui interviennent souvent dans l'ombre. Donc, on parle ici de personnes qui travaillent dans des fonds de capital investissement. Donc, Benoît, tu es General Partner chez AXA Venture Partner. Alors aujourd'hui, on va discuter, évidemment, tu vas pouvoir nous présenter AXA Venture Partner, vos différentes stratégies d'investissement et nous parler de votre fonds aussi, de votre nouveau fonds en cours de levée, AXA Venture 3. Mais avant cela, est-ce que tu pourrais te présenter pour nos auditeurs ?

  • Speaker #0

    Oui, bien sûr. Merci de me recevoir. Donc Benoît, je suis, comme tu l'as dit, General Partner chez AVP depuis 4 ans maintenant, mais j'ai passé ma vie à accompagner les entrepreneurs de la tech, d'abord comme banquier d'affaires dans une belle marque à l'époque, Indosuez, où j'ai fait principalement des introductions en bourse, des grosses opérations de fusion et acquisition, mais toujours dans la tech. J'ai donc accompagné la première vague internet, les fournisseurs d'accès, la consolidation, le développement des applications mobiles. J'ai fait ça une douzaine d'années à Paris, 5 ans à New York, puis après j'ai rejoint un de mes clients. qui était une des belles et premières licornes françaises, VentePrivé.com, où j'étais directeur financier, après directeur général de la France, et participer à la croissance de ce groupe pan-européen.

  • Speaker #1

    Donc après, tu as plongé dans le capital risque.

  • Speaker #0

    Après, dans le capital risque, oui, avec AXA Venture Partners, où j'ai rencontré le fondateur François, et j'ai beaucoup aimé la vision d'AXA Venture Partners, qui était en ligne avec ce que j'avais fait dans le passé. À savoir qu'Axel Venture Partners n'investit que dans la technologie, à base notamment de software. Et sa vision, c'est que la digitalisation de notre économie, elle est loin d'être finie. Il y a encore beaucoup de choses à digitaliser, notamment dans le B2B. Et par ailleurs, Axel Venture Partners, comme mon passé, est une société qui investit à la fois en Amérique du Nord et en Europe. Et ça correspondait à moi, à mon passé de banquier. On a eu un bon fit et donc ça fait 4 ans que j'investis actuellement un fonds qu'on appelle... croissance. On accompagne des scale-up, des sociétés technologiques qui ont une dizaine de millions de chiffre d'affaires et qu'on va accompagner de 10 millions à 100 millions en 4 à 5 ans, en travaillant aux côtés des entrepreneurs. Et aujourd'hui, je suis content aussi de participer au lancement de nouveaux fonds. On a le fonds Venter 3, dont on va reparler, on a un fonds Lestège. Mais l'ADN de notre plateforme, c'est vraiment d'accompagner les entrepreneurs dans la technologie. qui vont notamment se mettre au service d'entreprise pour les aider à se digitaliser, être plus productives, qui vont les aider à mieux utiliser les nouveautés qu'on voit partout, l'intelligence artificielle, le quantum computing. Et c'est ce qui me passionne depuis des années que je suis aujourd'hui au service d'AVP.

  • Speaker #1

    Merci. On va y revenir tout à l'heure parce que c'est vrai que là, on est dans une période d'innovation énorme. On en entend parler tous les jours, effectivement. Donc quelques précisions sur la société, vous existez depuis combien de temps ? Est-ce que tu peux nous dire aussi combien de personnes travaillent chez AXA VP ?

  • Speaker #0

    Oui, la société a été créée il y a une petite dizaine d'années maintenant, en 2015, vraiment un moment où on voyait que la technologie créait beaucoup de valeur pour ses investisseurs et ses actionnaires. Je rappelle que la montée des bourses et des valeurs boursières de 2010 à 2021, c'est au deux tiers grâce aux sociétés tech, notamment américaines. Et donc au milieu de cette vague, François Robinet a décidé, avec le soutien d'AXA, de lancer une plateforme dédiée à l'investissement en technologie. A l'époque, comme aujourd'hui, on manquait d'accompagnateurs financiers. pour le développement des écosystèmes technologiques, notamment en Europe. Donc ça fait 10 ans, aujourd'hui on n'est pas loin de 50 personnes, avec à peu près la moitié des investisseurs à New York et la moitié en Europe, à Paris et à Londres. On a environ 2 milliards d'attitudes sous gestion. On a accompagné déjà 60 sociétés technologiques des deux côtés de l'Atlantique. On accompagne également des fonds qui aident ces sociétés nous-mêmes. On rencontre environ 1000 sociétés technologiques par an, ce qui est passionnant, de manière très diversifiée. dans les marchés américains, d'Europe de l'Est, nordiques, d'Europe de l'Ouest bien sûr, la France bien sûr beaucoup. Et on fait ça depuis 10 ans en ayant plusieurs stratégies, comme nous disions le Venter vraiment pour les startups, la croissance pour les scale-up, maintenant Let's Tech pour les grandes sociétés qui ont vocation à être un jour cotées en bourse, et puis un fonds de fonds qui nous permet nous-mêmes d'accompagner des fonds spécialisés dans la tech qui font ça depuis 40 à 50 ans.

  • Speaker #1

    Alors ce qui est intéressant effectivement dans votre positionnement, et Et votre organisation, c'est que vous n'êtes pas un fonds de venture purement européen. Effectivement, tu l'as dit, vous êtes présent aux États-Unis, au Royaume-Uni aussi. Donc ça, ça fait une différence parce qu'on entend souvent parler du venture américain et on entend souvent dire aussi que le venture en Europe est un petit peu en retard. Vous, finalement, vous êtes tout de suite positionné sur ce double marché, parce qu'effectivement, c'est important d'être présent sur le marché américain. Mais pourquoi ? C'est en termes de deal flow, de liquidité. Qu'est-ce que ça vous apporte ?

  • Speaker #0

    Il y a plusieurs raisons. Il y en a trois principales qui ont été à l'initiative de la création d'AVP dès le début comme une société transatlantique. Les premières équipes recrutées ont d'ailleurs été les américaines. On n'est pas une société qui s'est créée en France et qui un jour a décidé de se nationaliser. C'est vraiment l'ADN de notre société. Et il y a plusieurs bonnes raisons, celles que tu cites, mais les trois principales sont les suivantes. La première, c'est d'offrir une proposition de valeur différenciée aux entrepreneurs. Et donc quand on parle à des entrepreneurs européens, qui ont développé des sociétés qui sont dans le modèle à base de software, souvent, c'est des modèles faciles à lancer à l'international. Et donc souvent, le marché que regardent les entrepreneurs européens, ce n'est pas l'Asie, ce n'est pas l'Afrique, c'est les États-Unis. Et bien avoir la capacité de leur offrir des board members, des accompagnants en Europe, dans leur culture, dans leur réseau, qui parlent la même langue, qui peuvent les aider, mais également dans le même fond. des équipes aux États-Unis qui sont au bord de sociétés comparables, qui ont les mêmes clients, qui connaissent les réseaux, qui connaissent les difficultés, ça a une valeur opérationnelle très forte. Et donc on pense intrinsèquement chez AVP qu'on est un meilleur investisseur en Europe auprès des entrepreneurs européens si on a la capacité d'être proche d'eux, mais également d'être proche de leur développement américain. Et ce côté bicéphale, il est peut-être dur à gérer. Mais c'est une proposition de valeur différenciante. Et des fois, on gagne des deals en Europe en n'offrant pas le plus gros prix, mais parce qu'il y a cette proposition de valeur opérationnelle. La deuxième raison, comme tu l'as dit, c'est l'accès à la liquidité. Le marché américain, dans le VC, est historiquement beaucoup plus prouvé que le marché européen. Il a créé plus de valeur pour ses actionnaires et ses investisseurs. Et puis le marché est plus profond dans une seule langue. Il y a deux aspects techniques. qui sépare les deux marchés sur la liquidité, c'est qu'aux États-Unis, il y a le Nasdaq. Il y a une place de cotation dédiée à la technologie qui est un écosystème d'analystes financiers, de banques dédiées, d'équipes, qui malheureusement n'existe pas en Europe. Et on ne voit pas aujourd'hui des lignements politiques entre Amsterdam, Francfort et Paris pour définir une place au niveau européen qui serait la place de la tech. Et donc il nous manque cette place qui favoriserait un regain des introductions en bourse de la tech européenne. Et par ailleurs... Pour rendre l'argent aux investisseurs, l'autre solution, c'est que la société soit vendue à un grand groupe. L'historique des fusions ou acquisitions européennes n'est pas comparable à celui des États-Unis. Dans la tech, vous n'avez pas tous les ans plusieurs sociétés qui se font racheter par des Thales, par des BAE Systems, par des SAP à des valeurs de licorne à plus d'un milliard. Et donc la liquidité... Quand on a accès au marché américain, ça permet de créer plus de valeur pour nos investisseurs, que ce soit pour des sociétés américaines, bien sûr, mais également européennes. Et puis la troisième chose, c'est évidemment la diversification. On a accès en termes de sourcing à des milliers de sociétés par an. Quand on va regarder une société qui nous plaît, on va voir le segment dans lequel elle est, on va vouloir rencontrer toutes les sociétés du segment, que ce soit en Amérique du Nord, en Europe, et si possible, investir dans la meilleure de ce segment. La profondeur de ces deux marchés nous donne une vision thématique, que ce soit sur la cybersécurité, sur l'IA, qui est, on pense, plus à même de nous faire faire les bons choix que si on se focalisait que sur l'Europe.

  • Speaker #1

    Super intéressant, merci. C'est vrai que c'est extrêmement différenciant par rapport à un certain nombre de fonds européens qui font des très belles choses effectivement, mais qui n'ont pas forcément cette capacité d'accompagner les entrepreneurs en Amérique du Nord. Et comme tu le disais, c'est un des plus gros marchés, notamment pour le SaaS. Donc c'est là où les entreprises arrivent vraiment à passer un cap. Est-ce qu'en matière d'approche sectorielle, on a compris que vous étiez très orienté tech et c'est normal et tu vas revenir dessus. Mais est-ce que vous avez une approche sectorielle plus spécifique ? Est-ce que vous êtes plutôt orienté sur du B2B, du B2C, sur certains secteurs en particulier ?

  • Speaker #0

    Notre thèse principale, c'est la digitalisation de plein de flux économiques, notamment B2B. On a tous vécu, et je l'ai vu moi quand j'étais chez bandeprivé.com, une accélération des usages digitaux B2C. On a tous vécu ça. que ce soit aujourd'hui pour réserver un restaurant, prendre un taxi, son avion, commander quelque chose, on va sur notre écran de téléphone mobile. Dans le secteur B2B, les entreprises ont encore beaucoup de workflows, si vous me permettez cette expression, qui sont à base de papier et de crayon, d'Excel, d'équipes, et on pense qu'il y a beaucoup de productivité, beaucoup d'usage à améliorer pour les équipes qui travaillent, pour les relations entre clients et fournisseurs, pour la sécurisation des données, pour... prendre soin de ses clients, c'est infini. Et donc, souvent on dit en interne, ce qu'on aime, c'est brands and code. On aime des équipes excellentes, dans un très grand marché, qui sont en train de changer quelque chose avec du code, avec du software. Donc bien sûr, le SaaS y répond, le SaaS, les software as a service, offrir des solutions logicielles sans avoir besoin de les détenir sur ses propres serveurs, ça s'applique à une infinité de domaines. Donc on appelle une approche sectorielle. Ce que l'on veut, c'est soutenir des équipes et des produits qui sont à base de code principalement et qui vont créer de la valeur en adressant un pan existant et massif de l'économie. Et du coup, on a investi en cybersécurité, on a investi dans des solutions de ressources humaines, dans des solutions de cryptographie, on a investi dans des solutions à impact. C'était très sympa, il s'appelle Bene Bono qui... révolutionne grâce à ces technologies de marketplace. Le choix des fruits et légumes qui étaient écartés par les grands distributeurs parce qu'ils pouvaient être moches ou pas calibrés, les récupère, met en place une logistique grâce à la tech efficace et permet de ne pas gâcher cela et de permettre à des gens qui n'avaient pas le pouvoir d'achat d'avoir des légumes et des fruits frais, de l'avoir maintenant. Ça s'applique à des dizaines de domaines. Les quatre domaines de prédilection dans lesquels vraiment on a développé du capital depuis une dizaine d'années, c'est le SaaS, la santé digitale. On n'ira pas faire de biotech ou medtech parce que nous ne voulons pas être experts dans la molécule de médicaments, dans la réglementation médicale, mais nous pensons qu'il y a beaucoup à faire dans la gestion des données de santé des patients et sur comment elles s'articulent entre les trois parties que sont le docteur, le patient et le payeur qui est à la fin soit une sécurité sociale, soit une mutuelle. Beaucoup de choses à faire dans ce domaine-là et on aime beaucoup la santé digitale. des deux côtés de l'Atlantique. La FinTech, bien sûr, on a quand même un acteur majeur qui nous soutient du monde financier, AXA. Et nous avons beaucoup de cols entrants dans la FinTech, que ce soit dans l'insurtech, que ce soit dans les core banking systems. Il y a beaucoup à faire ici. Pour avoir fait une vingtaine d'années de banque, je sais que ces grands groupes puissants, pourtant très smart, ne sont pas ceux qui se challengent tout seuls, on va dire. Et il y a beaucoup de très bonnes sociétés jeunes qui ont de très bonnes idées. Et puis enfin, tout de même, on regarde les plateformes... qu'on appelle de consommateurs, ça peut être des marketplaces. On n'irait probablement pas faire, à mon grand âme personnelle, une société d'e-commerce en tant que telle, mais on a vu notamment en Europe, beaucoup de développeurs qui ont travaillé dans le passé chez Vipi, chez Zalando, chez Net-A-Porter, chez Farfetch, des très belles sociétés européennes, identifier des points de difficulté et aller créer leur stateur pour les résoudre. C'est plutôt ça qu'on fera. Par exemple, on a investi dans une société à Amsterdam qui s'appelle SandCloud. qui automatise l'allocation des colis qui sortent d'un entrepôt, transporteur par transporteur, de manière totalement automatisée. C'est-à-dire que si toi, Yann, tu es un fashion addict qui te commande tous les matins sur vipi.com, le logiciel va vouloir te servir impeccablement. Livrer en 24 heures, zéro défaut de livraison, choisir le meilleur selon que tu commandes soit des chaussures, soit un t-shirt, et ce n'est pas forcément le même le meilleur. Mais la qualité de service, elle sera au rendez-vous. Si c'est quelqu'un qui commande une fois tous les trois ans, sur qui on perd de l'argent, le logiciel va plutôt protéger la marge sur coût de livraison et prendre quelqu'un qui livrera peut-être en trois jours, peut-être un peu de défaut, mais ça permet de piloter ce qui est satisfaction client. qu'est-ce qu'il y a gestion de la marge, et ça de manière automatisée, c'est de la big data, c'est du machine learning et c'est de l'intelligence artificielle.

  • Speaker #1

    C'est assez passionnant parce que justement, je voulais te demander, il y a de l'IA dans ces logiciels et dans ces offres de services. Quand est-ce que vous avez vu finalement le tournant de l'IA ? Parce qu'on en entend parler dans le grand public depuis finalement assez peu de temps, depuis un an, un an et demi avec OpenAI, mais est-ce que vous l'avez vu déjà avant arriver dans... un certain nombre de plateformes.

  • Speaker #0

    Oui, ce n'est pas différenciant, je pense, de l'avoir vu avant, parce qu'on a donné un nouveau nom à l'IA, depuis qu'il y a des applications B2C visibles mondialement, comme OpenAIR, ChatGPT, Mistral et les autres. Mais l'IA, à la base, c'est quoi ? C'est une capacité logicielle de traiter des données plus vite, plus juste, et en masse tellement volumique qu'elles ne sont pas traitables par un cerveau humain. Le cerveau humain est l'outil le plus puissant d'IA. Sur le ratio d'énergie consommée par le cerveau pour lire la même masse de données, elle bat n'importe quel serveur d'IA. Par contre, on a une capacité finie de traiter une information dans un temps donné, ce que n'a pas l'IA. Et donc, ce qu'on appelait dans le passé le machine learning, les algorithmes, c'était déjà de l'IA. Aujourd'hui, on applique ça à des choses plus visibles. Écrire un texte à la place de toi, savoir faire des enchaînements de chiffres ou de lettres ou d'images, qui fait que ça l'a rendu visible. Mais dans le monde B2B, L'IA est une vague lourde, pérenne, qui a commencé il y a une quarantaine d'années, qui est devenue puissante il y a quelques années, mais qui aujourd'hui pour nous est un ennebleur, un facteur de justesse, de puissance, de productivité des logiciels que l'on finance. C'est un peu ce qui s'est passé dans les années 90 pour les gens qui ont mon âge, avec l'essor d'Internet qui a complètement changé, plein d'usages B2C et B2B. Pour nous, c'est la même puissance, c'est la même révolution. Ce n'est pas un secteur en tant que tel, l'IA, mais c'est une manière de traiter de la donnée qui ouvre des milliers de nouvelles solutions qui vont nous rendre service, tant à nous les personnes physiques qu'aux sociétés.

  • Speaker #1

    C'est vraiment super intéressant. Alors l'IA, on voit que c'est déjà en train de révolutionner nos usages, donc ça rentre dans notre vie quotidienne. Tu as parlé rapidement de Quantum. Au début, ça c'est peut-être un... une matière à plus long terme, on va dire, en termes de résultats. Mais comment est-ce que vous voyez ça justement ?

  • Speaker #0

    Le quantum, pour nous, c'est un multiplicateur de performances, de solutions logicielles. En un mot, le quantum, ce sont des ordinateurs. Donc il y a une base physique, il y a des puces, qui sont incomparablement plus puissants à ce qu'on a appelé jusqu'à aujourd'hui un ordinateur. Et donc il y a de la physique technique dans des matériaux composites. Vous avez entendu parler de la NVIDIA, cette société cotée aux Etats-Unis qui explose tout parce qu'elle fait ces puces qui permettent de faire cela. Donc il y a de la miniaturisation, de la puissance de calcul et un design de ces puces pour traiter beaucoup de données. Et donc si on a un ordinateur qui est un million de fois plus puissant, quelles sont les applications qu'on peut mettre en place ? La voiture connectée, les vols sans pilote, les vols militaires sans pilote, une très belle société aux Etats-Unis qu'on a regardé dans ce domaine-là. protection des données personnelles, ce qui est un sujet très fort en Europe, inventer de nouvelles solutions pour les grands enjeux, comme comment on trouve une nouvelle solution pour lutter contre les modes de dépense énergétique du passé, la transition énergétique, les enjeux climatiques. Vous avez un nouvel ordinateur qui va plus vite, qui est plus puissant, qui traite plus de données. Le point, c'est que vous avez deux modèles de financement dans notre métier, c'est de cette vague d'innovation. Le premier, c'est de financer les sociétés qui vont construire le nouveau type d'ordinateur. Alice et Bob en France, superbe compagnie, qui vont construire les puces, Nvidia encore une fois. Souvent, c'est des modèles où il faut lever 100, 200, 300, 400, 500 millions d'euros avant d'avoir un produit que vous savez vendre. C'est nécessaire, il y a des fonds pour ça. Nous, ce n'est pas l'angle que l'on a. Nous, on aime investir, pas dans des idées simplement, mais déjà dans des modèles d'affaires que l'on comprend. et si possible... pour le Venter, qui ont quelques trimestres, voire années d'existence, où on peut rencontrer les clients. On peut voir le produit en tant que tel. On peut voir qu'est-ce qu'il a commencé à créer comme marge sur coût variable. Et se faire une idée de la capacité de ce modèle à vraiment répondre à des clients, à ce que les clients en deviennent dépendants, et à ce qu'on puisse accompagner cette boîte dans une très forte croissance. Donc comment on a joué jusqu'à présent le quantum computing ? C'est dans des applications qui avaient besoin de cela. Un exemple, CryptoNext. Une super société qui est dans le fonds Venter 2, qui ne fait pas de la cryptocurrency, mais qui fait de la cryptographie. C'est-à-dire que leur thèse, c'est de dire qu'avec ces nouveaux ordinateurs ultra puissants, les hackers... vont bénéficier d'outils qui pourront casser les défenses existantes à ce jour de cybersécurité. Et vous savez, dans le champ de la cybersécurité, il y avait une très bonne conférence faite par le Comcyber de la Gendarmerie nationale sur ce domaine-là, où le général en charge nous expliquait qu'ils évaluaient le marché à 200 milliards d'euros en Europe chaque année, mais ils évaluaient le marché de la fraude à trois fois ça. Et donc, sans arrêt, vous avez... Donc, économiquement, la fraude est plus grosse que la défense.

  • Speaker #1

    La compétition,

  • Speaker #0

    c'est permanente. Les fraudeurs... Exactement. Et donc, ces outils de quantum computing donnent de nouvelles armes. Et donc, la cybersécurité doit s'adapter. Et bien, CryptoNex, c'est ce qu'ils font. La puissance de calcul de ces ordinateurs dits quantiques leur permet de coder de nouvelles barrières de cybersécurité qui ont la même puissance de réponse quantique. Ça, c'est une manière de jouer une innovation technologique très forte, le quantique, dans des domaines d'application que l'on comprend, qui sont prouvés, où nous, on pense que les dépenses de cybersécurité des grands groupes ne vont certainement pas diminuer dans les dix ans à venir.

  • Speaker #1

    Ok, merci. C'est vraiment passionnant. On apprend beaucoup, beaucoup de choses. Venons-en peut-être plus spécifiquement au fond, donc AXA Aventure 3. Comme son nom l'indique, c'est le troisième millésime, donc déjà deux millésimes. lancé auparavant. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu les caractéristiques générales de ce fonds, justement ? Tu as parlé d'Early Stage, donc là, vous allez plutôt investir dans des sociétés, dans des startups.

  • Speaker #0

    Notre stratégie Venter vise à accompagner des sociétés qui ont de quelques mois à quelques années de vie, qui encore une fois sont à base de codes et de logiciels appliqués à l'ensemble des secteurs dont nous vous avons parlé. On investit dans des sociétés qui ont déjà un produit. qui ont un premier, ce qu'on appelle, product market fit, des clients qui aiment ce produit, qui le comprennent, qui sont prêts à le payer. Mais certaines d'entre elles ne survivront pas. Environ 20 à 25% des sociétés peuvent échouer, mais les trois quarts réussir. Donc, c'est des sociétés qui vont avoir de quelques centaines de milliers d'euros à quelques millions d'euros de chiffre d'affaires. Pas plus que 7,5 millions d'euros, parce qu'après, nous avons la stratégie croissance qui prend le relais. On va investir des tickets de... Sur le papier, 1 à 18 millions d'euros, la plupart des tickets, c'est entre 3 à 10. Et donc, on va investir ça dans des levées par sociétés qui sont modestes. Elles vont lever entre 5 et 20 millions d'euros. Et nous, on veut toujours prendre la majorité du tour. C'est-à-dire qu'en tant qu'investisseur, on veut lider le tour dans lequel on investit. On est toujours, mais on est lead dans le tour. Exactement. On veut lider ce tour, le structurer, donc le pricer. Et on veut rentrer au conseil d'administration de la société. On pense qu'on est des bons accompagnateurs des sociétés si on est à leur côté. Et pour être à leur côté de manière pertinente, il faut être au board. Cette proximité, elle est notamment intéressante pour nous parce qu'un point dont on n'a pas parlé, qui nous différencie d'autres, c'est qu'au-delà du côté transatlantique et spécialiste dans la tech, on a un fort programme de business development. On a une équipe dédiée qui, depuis 10 ans, a appris à faire travailler nos jeunes startups avec des grands groupes et notamment avec AXA. On a vraiment un super programme en interne avec des équipes qui ne font que ça pour ramener des clients supplémentaires à ces startups, pour faire comprendre à ces gros corporate ce que ces startups peuvent leur amener dans leur propre utilisation. Les entrepreneurs adorent ça, c'est ce qu'on fait bien, mais pour le faire, il faut être au board. Donc on investit, on va dire, entre 3 et 10, on lide les tours, on rentre au board, on travaille avec la société pour qu'elle puisse continuer son product market fit. penser à élargir sa palette de produits, grossir et l'accompagner sur son prochain tour, qui sera souvent ce qu'on appelle dans le jargon une série B, qui vont faire entrer d'autres investisseurs pour croître peut-être de 10, 20 à 50. Voilà ce que l'on fait. Et on a fait ça depuis 10 ans, avec deux premiers fonds qui ont eu de belles performances. Une différenciation peut-être par rapport au venteur américain, qui est le marché qui a inventé ce métier. c'est que les bons acteurs du venteur américain, dans lesquels nous sommes même nous-mêmes investisseurs à travers notre fonds de fonds, on voit que quand vous êtes une grande marque américaine, vous avez les premiers appels des meilleurs entrepreneurs de la côte ouest. Et donc ces gens-là, ils en approchent plus statistiques de marché. Ils vont faire 25 investissements, la moitié ne vont pas marcher. Sur un tiers, ils vont à peu près retrouver leur argent, mais vous aurez une ou deux boîtes qui seront peut-être les futurs Google, les futurs Nvidia. Et là, ça... permet d'avoir un retour super pour l'investisseur. Nous, on pense que ça, ça marche, si vous êtes une marque établie depuis quelques décennies, et si vous êtes dans le marché américain. En Europe, nous n'avons pas encore suffisamment de sociétés. qui ont prouvé leur capacité à devenir l'équivalent d'un Google, un Facebook. On n'en a pas beaucoup quand on y pense. Et donc, on pense que si on investit aussi en Europe, il faut avoir une construction de portefeuille un peu différente. Donc, on ne va pas essayer, nous, d'avoir dans le fond des boîtes qui forcément vont faire x100. Parce que si vous prenez un risque à x100, vous montez le niveau de risque dans votre portefeuille, donc vous aurez plus de pertes. Et donc, on va essayer de construire un portefeuille dans cette stratégie. On va faire des business plans. où l'on cherche à faire entre x7 et x10 la mise. Il y en a, nous, 20-25% qui ne vont pas réussir à survivre. Donc un ratio de perte deux fois moindre. Sur la moitié des boîtes, on va retrouver notre argent. Et puis sur 25-25%, un tiers des boîtes, on ne va peut-être pas faire x100, mais on va faire entre 5 et 15 fois. Et donc au global, vous avez un portefeuille qui va vous rendre 3-4 fois la performance, mais construit de manière plus équilibrée. plus diversifié et qui prend aussi en compte les critères de l'écosystème tech européen. C'est vraiment ce qui va différencier, je pense, par rapport à d'autres fonds tech, c'est que la diversification est plus forte par le scope géographique. La diversification est forte parce que si nous investissons via la tech, c'est dans beaucoup de secteurs différents. Et puis, nous avons une contribution, la performance que nous construisons pour nos investisseurs qui est mieux répartie sur plus de sociétés, qui ne dépendent pas que de 1 ou 2 stars. Encore une fois, ça marche aux Etats-Unis, c'est une grande marque. On pense que c'est plus risqué de faire cela en Europe. D'accord,

  • Speaker #1

    donc effectivement un profil de risque plus diversifié. Et le message, c'est qu'il ne faut pas copier tout ce que font les Américains quand on n'a pas le marché qui va...

  • Speaker #0

    Exactement. Il faut s'en inspirer en partie. Ce qu'on joue, c'est la partie américaine. Il faut s'adapter à l'Europe pour l'aider à se développer au bon rythme.

  • Speaker #1

    Aujourd'hui,

  • Speaker #0

    le fonds,

  • Speaker #1

    vous avez déjà fait un premier closing. C'est ça ? À combien ?

  • Speaker #0

    On a fait un premier closing à 156 millions d'euros. Ce qui est supérieur à la taille totale du fonds précédent, donc on est content.

  • Speaker #1

    Ce qui n'est pas fréquent.

  • Speaker #0

    Non, surtout dans un marché 2023 qui était particulièrement pénible pour la levée de fonds. On a tous vécu la hausse des taux d'intérêt, le gel des liquidités, la baisse des valeurs qui a effraie cette personne. Mais on pense aussi qu'une fois que vous atteignez la troisième génération comme on l'a fait, que vous avez bien traité vos LPI d'une part. que vous avez su rester discipliné dans les phases d'envolée des valorisations en 2021, vous créez des relations de long terme qui ne dépendent pas que des cycles. Et c'est ce qu'on essaye de faire chez AVP, on a une approche assez disciplinée. Et nous avons, je pense, grâce à ça, réussi à quand même faire un premier closing de bonne qualité. Donc nous avons déjà fait deux investissements début 2024. Une société en Europe qui s'appelle Visual, de l'intelligence artificielle appliquée aux images. qui permet aux e-commerçants de booster la conversion des paniers. Et puis une société de gestion de la protection des données, Data Privacy, dans le monde américain, qui a encore beaucoup à faire, ils n'ont pas leur GPD. Un entrepreneur passionnant, franco-irlandais, qui parlait deux langues, qui comprend les deux cultures, qui a travaillé dans la banque et qui a vu les points de pénibilité dans ce domaine. Donc le fonds a un premier closing de très belle taille, on commence à investir, on pense que c'est le bon moment, on voit qu'on a des valos encore raisonnables.

  • Speaker #1

    Pourquoi est-ce que c'est le bon moment, justement ?

  • Speaker #0

    On pense vraiment que c'est un très bon moment pour plusieurs raisons. Comme on l'a dit tout à l'heure, il y a des vagues lourdes d'innovation technologique qui portent le degré d'innovation à la création de valeur. L'intelligence artificielle, la deep tech et l'informatique quantique. Et ça, ça donne beaucoup d'idées, beaucoup de cas d'application basés sur les technologies qui sont maintenant prouvés. La deuxième, c'est qu'à la différence de l'instissement dans la tech dans les années 2010, ou pire, 2000, On a maintenant 20 ans de recul et on voit des modèles d'entreprises qui sont prouvés, résilients, rentables, qui ont atteint le facteur critique des mises en bourse dans les années 2010 à 2020, qui ont créé beaucoup de valeur. Donc on voit aujourd'hui beaucoup d'investisseurs, qu'ils soient institutionnels ou même privés, à travers notamment les banques privées américaines, ce marché un peu en avant sur l'Europe, qui ont gagné de l'argent grâce à la tech et qui sont prêts à la réinvestir. parce qu'ils ont compris que cette vague technologique, elle n'est plus synonyme que de pertes ou de risques. La troisième raison, c'est le cycle. On n'est pas là pour investir dans des cycles, mais quand même, la création de valeur était très forte de 2010 à 2021. Il y a eu un excès de valorisation en 2021. Mais il faut décorréler les cycles de pricing, les cycles de valorisation, des cycles d'innovation technologique. Ce n'est pas parce qu'il y a eu une chute en bourse en 2022. des corrections boursières, qui a eu un arrêt de l'innovation, qui a eu un arrêt des dépenses technologiques par les entreprises. Et donc bien sûr, en 2021, Valais... plutôt mieux essayer de ne pas investir. il faut tout de suite vendre les boîtes qu'on avait Mais depuis 2022 et en 2023, les prix ont été corrigés. Ils sont venus à des niveaux vraiment intéressants. Et donc la capacité d'avoir nous fait ce closing dans ce fonds fin 2022 et d'investir maintenant, vous avez moins de compétition sur les deals. Vous avez des valeurs beaucoup plus raisonnables. Les entrepreneurs ont compris que leur intérêt, c'est d'avoir le bon partenaire. C'est de lever de l'argent parce qu'ils continuent à créer de la valeur. Ils vont se diluer un peu plus, mais s'ils croient vraiment dans leur modèle, ils vont lever de l'argent et des prix intéressants. Donc pour nos investisseurs, c'est un bon moment en termes de cycle. Et puis enfin, un moment où nous devons rendre l'argent aux investisseurs. Et donc il faut réfléchir à quelles sont les options de sortie dont nous allons bénéficier dans 4, 5, 6 ans. Le marché des IPOs s'est totalement fermé en 2022, mais ça tombe bien, on n'a pas besoin de sortir maintenant avec ce fonds puisqu'on l'a levé en 2023. Et donc nous, notre fenêtre de sortie, ce sera 2028, 2029. Si on regarde les cycles d'IPO sur les 30 dernières années, c'est réglé comme du papier à musique. Il y a de fortes chances qu'on soit sur une belle fenêtre en termes de marché boursier avant la fin des années 2020. Et puis on voit qu'après ce pic des taux, les taux rebaissent. Il n'y a pas eu beaucoup d'acquisitions par des groupes M&A depuis deux ans. On pense également qu'il y aura de l'argent réalloué à l'acquisition d'innovations technologiques qui n'a pas été faite depuis deux ans, qui va arriver dans les années 2026-2030. Et donc quand on investit, il faut aussi penser à rendre l'argent aux investisseurs. Il faut aussi réfléchir bien sûr au cycle de valorisation, mais également au cycle de liquidité pour la sortie. Et là, on pense vraiment qu'avoir réussi à lever cet argent en 2023, quand beaucoup n'ont pas pu le faire, nous met dès le début 2024 à un très bon cycle en termes de valo, en termes d'innovation technologique, et en termes de temps de portage des sociétés, avant d'atteindre une fenêtre de sortie qu'on espère idéale.

  • Speaker #1

    Donc c'est un fonds qui est aussi intéressant. pour des particuliers, pour des clients privés, pas uniquement pour des institutionnels qui sont aujourd'hui vos principaux investisseurs, j'imagine.

  • Speaker #0

    On le pense vraiment. Et c'est pour ça qu'on a ce projet de lancer un véhicule dédié à pouvoir le placer à travers des banques partenaires auprès d'investisseurs privés. Pour la première fois, on ne l'a jamais fait avant pour plusieurs raisons. On est resté très prudent, nous, en 2021, quand beaucoup de gens ont fait des deals très chers parce que c'est l'avantage d'avoir 50 ans, c'est qu'on voyait les bulles revenir. Et heureusement, on a été discipliné, on a très peu développé de capital à ce moment-là et on n'a pas trop de risques de valorisation. Malheureusement, on voit qu'il y a beaucoup de gens qui sont rentrés dans la tech dans les années 2015, 2016, il fallait plutôt y rentrer dans les années 2010, et qu'aujourd'hui, ils sont un peu collègues du papier. Ça prend plus de temps, ce n'est pas grave, parce que certaines sociétés qui continuent à croître, créons de la valeur pour eux. Aussi, pour nous, on voulait prouver notre cas. on a fait un fond, on a fait un fond de ça fait 10 ans, on a un Très, très, très, très bon réseau de sociétés à qui on parle depuis des années. C'est très bien chez qui on investit notre argent. Et puis, on attendait aussi le moment de correction de la valorisation. Donc, je pense que quand vous lancez un premier véhicule pour des actionnaires individuels, il faut minimiser le risque et les conditions actuelles le permettent. Et puis, la dernière chose, c'est qu'on a vu aux États-Unis, qui est un marché qui a, je pense, 5 à 10 ans d'avance sur le nôtre en Europe, la montée en puissance des actionnaires individuels dans les levées de fonds tech. Et c'est dommage, je trouve, que nous, notre industrie, on ne se prenne pas en main pour aller offrir cette opportunité de création de valeur qui reste forte, au-delà des cycles, à nos investisseurs personnels dans notre continent. Parce que, très honnêtement, prendre le pari en 2024 qu'il y a encore une digitalisation forte de nos économies européennes, que la croissance qu'on a vue de la tech américaine va aussi se réaliser en Europe, il est prenable. Et n'oublions pas, dernière chose, qui dérisque, je pense, ce projet pour les investisseurs individuels, c'est qu'il y a une telle mobilisation de nos gouvernements sur le sujet. On voit les efforts, franchement, remarquables qu'a fait la BPI dans ce domaine. On voit l'initiative TBI, qui est une initiative française qui vise à flécher de l'argent institutionnel vers la tech. On voit au niveau européen le Fonds d'investissement européen qui a lancé l'Europe Initiative Tech Champions. qui a mobilisé 4 milliards des gouvernements français, espagnols, allemands, italiens, dédiés à des fonds comme nous, fait qu'aujourd'hui, vous avez du capital dédié qui va financer l'écosystème. Et il y a un côté autoréalisateur. Si ces sociétés croissent très vite, c'est parce qu'elles osent investir tous leurs profits et plus que leurs profits dans une croissance forte. Et donc, elles doivent relever de l'argent fréquemment. Et on voit une telle mobilisation en Europe de nos gouvernements qui est... qui est franchement à saluer, que c'est pareil, ça diminue un peu le risque de ne pas avoir accès du capital pour les années à venir. Donc quand on regarde le niveau de risque moyen, Ce qui s'est passé au Etat-Unis qui est en train d'arriver chez nous. Les niveaux de valorisation qu'il y a, les vagues technologiques de l'IA, du quantum, de la D-Tech, on pense que c'est vraiment le bon moment pour des gens qui ont de l'argent à placer, d'aussi diversifier leur portefeuille pour aller vers la classe d'actifs.

  • Speaker #1

    Merci, je pense qu'on va finir sur ce message hyper positif. On vous souhaite beaucoup de succès évidemment avec ce nouveau fonds. conseillers financiers qui nous écoutent, évidemment. Ils peuvent nous contacter pour avoir plus d'informations, notamment sur le fonds dédié à la clientèle privée qui sera bientôt disponible.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup. Merci, Benoît. Bonne journée.

  • Speaker #0

    Merci.

  • Speaker #2

    Merci de nous avoir écoutés. Pour en savoir plus, il vous suffit de vous créer un compte sur AirFoam. C'est facile, rapide et gratuit. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager ou en laissant 5 étoiles. L'accès à Airfund est réservé aux gérants de fonds, gérants de patrimoine et conseillers en investissement. Si vous êtes un investisseur particulier, n'hésitez pas à proposer à votre conseiller en investissement de s'inscrire sur Airfund et ainsi de vous proposer les meilleurs fonds du marché. A très bientôt pour un nouvel épisode de Private Market Square. Nous vous rappelons que l'investissement dans des fonds alternatifs comporte des risques, notamment de perte en capital et de liquidité. Les fonds investis peuvent être bloqués pendant une période de 10 ans. L'investissement dans les fonds peut être réservé aux investisseurs professionnels ou avertis. Merci de vérifier votre éligibilité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et aucune garantie n'est donnée que les objectifs soient atteints. Enfin, toutes les informations présentées sont des opinions et interprétations propres à AirFund. Il ne s'agit en aucun cas d'une recommandation ou de conseil en investissement.

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