- Speaker #0
Vous nous avez promis qu'avec l'IA, on allait bosser moins, on bosse plus.
- Speaker #1
Sur les réseaux, on voyait beaucoup de « Ah, si ton agent ne fait pas X milliers de francs pendant que tu dors, t'es une merde » .
- Speaker #0
Il ne faut pas vouloir mettre de l'IA juste pour mettre de l'IA. Il faut vraiment voir où est-ce qu'il y a un réel retour sur investissement, est-ce qu'il y a une réelle valeur à mettre de l'IA. Pour moi, l'IA reste un outil. Le client, il achète le résultat.
- Speaker #1
Tu as mis en place dans ta boîte l'IA. Pour la première fois, je voyais un système qui était en prod avec tes collaborateurs. avec tes clients, avec beaucoup de données, dans un domaine où quand on a des erreurs, ça peut être des redressements fiscaux. Une personne qui nous écoute là, qui a dans sa boîte du chat GPT sur certains posts, certaines personnes qui guiquent un peu des trucs dans leur coin, par où commencer ?
- Speaker #0
Il faut commencer par...
- Speaker #1
Trois pensées, trois affaires, si tout reste dans votre tête, c'est l'épuisement. Alors bienvenue dans Process Advantage, l'émission qui donne la parole à des experts et des entrepreneurs. qui ont installé des processus pour développer leur entreprise. Pour soutenir l'émission, pensez à laisser un avis honnête. C'est ce qui m'aide le plus à m'améliorer et à me faire connaître. Et si vous, vous souhaitez sortir des opérations de votre entreprise, alors tout commence par la structure de votre information. En 2000 chronos, vous pouvez obtenir la checklist des conseils partagés par mon invité du jour et la possibilité de dialoguer de manière interactive avec les épisodes passés et à venir. Tout est gratuit. Plus d'informations sur Organizologie.com. Le lien est dans la description. C'est parti ! Jérôme Kinkarini, bienvenue.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Ça me fait super plaisir de pouvoir échanger avec toi.
- Speaker #0
De même.
- Speaker #1
Tu arrives chez Synergix en 2009, l'entreprise a 8 ans, elle appartient à ton père et vous êtes deux, Enrico et toi. Toi tu emmènes tes compétences informatiques que tu as acquis je pense un petit peu en side sur le côté mais aussi à l'HEC de Genève. Plus tard tu passes ton diplôme fédéral d'expert en finance and controlling. En 2013 tu fais un truc que la plupart des fiduciaires font rarement, c'est que tu vas offrir... une sous-traitance complète en temps réel via le logiciel que vous avez déployé qui est IOD. IOD, c'est une plateforme qui permet aux clients d'avoir accès à des chiffres de façon simple, ce qui est relativement rare dans les systèmes de comptabilité. Deux ans plus tard, vous sortez 1000 fiches de paye par mois. Ensuite, 2017, vous êtes 10. 2019, vous vous emménagez rue Neuchâtel à Genève. Très beau bureau.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Et en 2021, la boîte fête ses 20 ans en accueillant sa première apprentie. Et en 2025, tu recrutes Loïc. Et ça, c'est intéressant parce que vous êtes 14 à ce moment-là. 14, 15, OK. Et Loïc, c'est le CTO, le directeur technique.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et ce choix-là, il est intéressant jusqu'à ce qu'on comprenne que tu as mis en place dans ta boîte l'IA de manière plus ou moins autonome. Je m'en montrais le système. Moi, j'avais la table qui me permettait de retenir la mâchoire. C'était top. Pour la première fois, je voyais un système, même si je ne comprenais pas tout. qui étaient en prod avec tes collaborateurs, avec tes clients, avec beaucoup de données, dans un domaine où quand on a des erreurs, ça peut être des redressements fiscaux.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Et on n'est pas en mode, c'est un POC qui fonctionne bien en présentation avec très peu de données à traiter. Donc, ça m'a vraiment donné envie de discuter avec toi. Et puis, de comprendre finalement les étapes par lesquelles tu es passé, les obstacles que tu as rencontrés, les choses que tu n'as pas pu anticiper, tout ce que... On ne voit pas sur les réseaux sociaux quand on dit « Voilà, regardez, c'est génial, ça fonctionne bien. » Donc, bienvenue dans Process Advantage. Est-ce que tu veux rajouter quelque chose à cette présentation ?
- Speaker #0
Non, la présentation était déjà bien complète. Petit de quelques points. Effectivement, alors moi, j'ai commencé à HEC, j'ai fait cette formation en parallèle. Et c'est vrai que j'ai toujours eu ce côté, même à titre privé, tout ce qui est technologie. Chez moi, tout est connecté, les Philips Hue, enfin, la totale. Et c'est vrai que c'est un côté, j'ai eu la chance que mon père soit été... très ouvert à la technologie et m'a laissé carte blanche dès le départ pour amener un peu cette empreinte plus digitale. Lui était très ouvert à ça, même s'il n'avait pas forcément les compétences et les connaissances de le faire, mais il m'a vraiment donné mon bac à sable et j'ai pu m'éclater. Donc c'est vrai qu'assez rapidement, on a essayé d'intégrer des systèmes qui étaient plus récents. On a mis des gros systèmes qui nous permettaient finalement... de faire des automatisations qui étaient plutôt basiques, des interconnexions entre les systèmes. Et puis petit à petit, la structure a évolué, on a grandi. Donc j'ai eu l'occasion de donner un cours récemment, enfin une intervention plutôt, où justement j'expliquais que quand on est petit, finalement, on essaye de prendre les automatisations au fur et à mesure des enjeux économiques de la boîte. Donc j'essayais de voir là où est-ce qu'on avait le plus de temps perdu sur les différentes interventions. On essaie d'automatiser au fur et à mesure. On a mis de plus en plus de choses en place. Et c'est ce qui m'amène en 2023-2024 à avoir déjà pas mal d'automatisation avec les connectivités EBICS. Ça faisait quasiment dix ans qu'on était connecté à EBICS, donc toutes les banques en Suisse. On avait déjà des systèmes de processing de factures pour l'extraction de data. Et puis là-dessus, j'avais commencé à faire des ébauches de scripts Python assez basiques. et un premier poc pour l'extraction de data via lm avec les premières api d'open air pour vraiment qualifier les factures et aller au delà que juste de l'extraction de numéros de documents, montantes et devises.
- Speaker #1
Au-delà de ça.
- Speaker #0
Juste l'extraction basique, vraiment une compréhension de la facture. Et c'est suite à ça où j'ai commencé à avoir, à atteindre mes propres limites, parce que je ne suis pas du tout développeur, même si je comprends bien les choses. Et j'ai eu la chance de tomber sur Loïc, avec qui on a eu vraiment une alchimie qui s'est créée immédiatement, même mindset. Et lui a... pris mon bricolage, je vais dire, et puis il a vraiment industrialisé. Et c'est depuis son arrivée où il y a vraiment eu une accélération assez fulgurante en termes de développement.
- Speaker #1
On va parler de ça, c'est génial. Comment toi tu te sens aujourd'hui avec l'IA ? Parle-moi un petit peu de ton ressenti. Vu que tu travailles tous les jours.
- Speaker #0
Comme on aime bien dire avec Loïc, c'est qu'on nous avait promis qu'avec l'IA, on allait bosser moins, on bosse plus.
- Speaker #1
Et comment tu l'expliques ?
- Speaker #0
Je pense que c'est le côté assez addictif de voir les choses avancer, avancer à une vitesse assez folle en termes de développement. Dès qu'on a une idée d'un produit ou d'une feature, on lance l'équipe de développement. Parce que maintenant, on a une team de développement agentique, 100% autonome. Puis en fait, on voit les choses se développer, se concrétiser. Donc, on peut faire des tests, mettre en prod. Ensuite, on a une autre idée et ça recommence. Et en fait, on n'a juste envie de jamais s'arrêter parce qu'il y a toujours plus. Donc, on veut plus, Et puis, je pensais vraiment à cette addiction ou cette dopamine liée aux résultats qui arrivent quasiment en deux heures, alors qu'avant, ça pouvait prendre des mois et des mois.
- Speaker #1
Oui, ça m'a soufflé, même si je n'ai pas du tout en place le même système que toi. Mais c'est vrai que ce que l'IA est capable d'offrir en termes de résultats aujourd'hui, sans comprendre exactement ce qui se passe derrière, ça a des avantages et des faiblesses. il faut faire attention à mon avis qu'on mette l'IA sur des systèmes en prod qui touchent des clients etc et qu'on comprend pas l'infrastructure je pense que c'est très bien d'avoir un CTO qui a fait du code, qui comprend l'infrastructure mais même à un niveau on va dire plus amateur, quand je dois refaire des retouches sur mon site, quand je dois tout d'un coup développer un countdown, quand je dois développer un header, enfin peu importe quand je dois développer des choses moi j'ai un ingénieur ou on va dire un développeur pour mon site web ça fait je pense une année que je n'ai plus fini de travail parce que tous ces petits trucs qu'avant je lui demandais pour que ça aille plus vite, maintenant l'IA peut le faire donc vraiment intéressant et ce que je trouve aussi intéressant avec ce que tu dis sur le fait qu'on devient accro à la performance ou à cette vélocité d'une certaine manière, c'est quelque chose qu'on voyait déjà avant, c'est à dire avec les technologies, toutes les technologies ont cette promesse de nous faire gagner du temps par exemple la voiture nous a promis de gagner du temps et en fait ce serait le cas si on se contentait de Merci. parcourir la même distance que ce qu'on faisait à pied avant alors qu'avec la voiture, on va plus loin on peut aller plus loin et donc c'est toujours un peu cette notion de est-ce qu'on arrive à maintenir le même niveau de tâches et de travail qu'on faisait avant et la réponse c'est souvent non parce que on a toujours plus à couper dopamine, etc. Ok, tu m'as dit sur WhatsApp que tu pouvais sortir en deux minutes des documents qui demandaient une heure auparavant parle-nous de ce que fait l'IA dans ta boîte aujourd'hui ou qu'est-ce qu'elle permet Merci. de faire aujourd'hui à tes collaborateurs ?
- Speaker #0
Alors, je pense que la première chose que j'ai envie de dire, c'est que l'IA, ça reste un outil comme un autre. On ne va pas forcément vouloir mettre de l'IA à tout bout de champ. Il y a des choses qui fonctionnent très bien en script. Donc, pourquoi aller dépenser des tokens en plus ou simplement du LLM pour aller faire ce qu'un script fait très bien ? Il y a aussi des architectures qui sont plus des workflows déterministes avec juste une brique de LLM. Après, il y a de l'agentique pure.
- Speaker #1
Alors, LLM, pour ceux qui ne sont pas au courant, c'est en gros ChatGPT, Cloud. C'est la machine qui vous pond du texte quand vous êtes en train de discuter. Je vais souvent te couper parce que dans mon audience, il y a des personnes qui ne connaissent pas. Mais en gros, ça, Token, c'est… une succession de mots. Plus il y a des mots, plus ça coûte du token. Vous êtes facturé au token. Et puis, la partie agentique, c'est en gros la partie automatique, autonome, qui utilise en partie un LLM. Et déterministique, c'est plus un algorithme. Quand il y a A qui se passe, il faut faire B, et ça, c'est un script qui peut le faire. Je pense que c'est important parce qu'on va souvent revenir dessus. Puis tu me dis si je dis des conneries parce que je ne suis pas un expert.
- Speaker #0
Pas de souci, je ne suis pas un expert non plus, j'aime beaucoup ça, c'est une passion, mais l'expert derrière, ça reste Loïc et j'ai beaucoup appris avec lui.
- Speaker #1
Et donc Loïc, si tu regardes ce podcast, tu peux sans autre commenter, puis s'il y a des experts qui regardent ce podcast et ont dit des conneries, dites-le, c'est un problème.
- Speaker #0
Donc oui, je parlais justement des différentes architectures, parce que c'est vrai que nous, on a pris, enfin, on a parti pris pour plutôt essayer de maximiser la partie déterministe. Tout ce qu'on peut essayer de faire en déterministe. on le fait, et puis laisser le LLM ou les agents faire la partie, ce qu'ils savent faire, c'est interpréter, résumer, décider, en guillemets, jusqu'à un certain niveau de... d'autorisation. Donc la première chose qu'on a fait, on a passé beaucoup, beaucoup de temps à construire l'architecture. Ça, c'est aussi quelque chose que les gens ne voyaient pas forcément. J'aime bien prendre cette image de l'iceberg, où il y a ce qu'on voit tout en haut, la petite pointe qui fonctionne bien, et puis après, il y a tout ce qu'il y a en dessous, avec la traçabilité, l'observabilité pour un suivi, les guardrails, les machines de déploiement, les dockers, ce genre de choses. Donc, on a passé dans le même temps déjà à construire tout ça. Et puis, on s'est rapidement orienté à essayer d'avoir une équipe de développement autonome. Pourquoi ? Parce que comme on était parti sur du déterministe, le déterministe, c'est du code. Donc, on avait besoin d'une équipe qui codait vite. Donc, pour répondre à ta question par rapport à ce qu'aujourd'hui, les agents font chez nous, principalement, ils font beaucoup de code. Actuellement, ils codent énormément de scripts.
- Speaker #1
Déterministe.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Pour aider les équipes.
- Speaker #0
Exactement. Donc tu parlais aujourd'hui d'un rapport que je sors. Je prends l'exemple des annexes. Annexes aux comptes pour une société. Souvent, si on utilise des templates Excel qu'on pré-remplit à la main, une partie ou autre. Donc là, on a fait tout un workflow. Cette fois-ci, le workflow déterministe avec les étapes où le système va automatiquement contrôler en fonction du bilan de la société. les postes qui doivent ressortir dans l'annexe. S'il y a besoin de data externe, avec un connecteur ZFIX, on va récupérer la donnée officielle de la société pour afficher le but, s'il y a des radiations, ce genre de choses. Après, basé sur la data dans le bilan, on va afficher les immobilisations, récupérer les taux de change utilisés. Donc ce genre de choses, si on veut le faire correctement, à l'époque, ça prenait vite entre 45 minutes et une heure et demie en fonction du client. Aujourd'hui, c'est... un bouton sur lequel mes collègues appuient et l'annexe sort en littéralement deux minutes, juste le temps que le workflow fasse les différents contrôles, compile tout et ressorte le document.
- Speaker #1
Et que le café soit prêt.
- Speaker #0
Et que le café soit prêt.
- Speaker #1
Juste le temps d'aller chercher le café.
- Speaker #0
Alors évidemment, je ne vais pas mentir, au début, si on parle directement des ratés, ça a été compliqué parce qu'il y a énormément de use cases, il y a des clients qui ont peut-être des intercours, pas d'intercours, qui ont des loans, qui ont des leasing. Donc évidemment, au début, ça prend toujours plus de temps parce qu'il faut contrôler, s'assurer que le rapport, que le système sort, prévoir qu'on a tout prévu, vu ce qui est possible. Vu que c'est du workflow déterministe, s'assurer qu'on a bien toutes les étapes. Donc ça a pris un peu de temps à mes équipes au début. Mais finalement, ça leur a peut-être pris une demi-heure de vérifier qui reste quand même moins que l'heure et demie qu'ils allaient la préparer. Donc ça, c'est un exemple parmi tant d'autres. Alors, on en a un autre où chez nous, on fait des contrôles. mensuels réguliers sur tous nos clients. On va s'assurer que les comptes de clearing sont à zéro, les comptes de transitoire sont balancés, qu'on a toutes les factures sur les fournisseurs ou sur les clients, que toutes les immobilisations, il y a eu des amortissements mensuels, qu'on est vraiment dans une notion de comptabilité en temps réel. Donc aujourd'hui, c'est des contrôles que mes collègues faisaient à la main. Et en fait, ça prend énormément de temps. Et puis comme on est toujours dans un métier où c'est toujours... au moins cher possible. Donc, on est obligé de trouver des alternatives pour essayer d'automatiser un maximum. Après, le but, je n'essaie pas du tout de mettre de l'IA pour minimiser les coûts, mais plutôt pour augmenter les contrôles. Je prends l'exemple du contrôle des immobilisations. Aujourd'hui, ce qu'un agent fait en termes de contrôle des immobilisations chez nous est beaucoup plus poussé que ce que pourrait faire un humain en termes de temps. Aujourd'hui, je vais contrôler sur chaque immobilisation, s'il y a tous les amortissements. Voir si les amortissements correspondent à la date d'acquisition ou bien à la période en cours. Si les catégories matchent aussi avec le gel. Donc, en fait, on arrive aussi, et c'est aussi mon but, c'est de rajouter beaucoup plus de contrôle que ce qu'un humain pourrait faire.
- Speaker #1
Pour réduire les erreurs.
- Speaker #0
Pour réduire les erreurs, pour maximiser. Puis, j'en profite pour remondir sur ce que tu disais avant, où finalement, on lâche beaucoup, on automatise beaucoup, on rend autonome. En fait, la... contrepartie de ça, et on le voit dans nos équipes de dev, c'est en fait de renforcer x1000 les contrôles. Aujourd'hui, quand je parlais de notre équipe de développement, j'ai littéralement, là, pendant que je te parle, j'ai une équipe qui est en train de travailler sur une feature que j'ai lancée juste avant de venir ici. Loïc a mis tout en place une pipeline où à chaque fois que l'équipe d'agents va pousser le développement sur GitHub avec une pull request, il y a vraiment tout un système de contrôle en fonction du domaine de développement de la features. Loïc a déterminé des workflows de contrôle liés à ce domaine-là. Donc, ça va passer toute une chaîne, toute une batterie de contrôle. Il y en a des centaines. Et s'il y a le moindre problème, ça revient en arrière. On a un agent Q&A. quality assurance qui va revoir le code que le premier agent a fait pour lui faire un retour et lui faire des boucles d'itération et c'est seulement une fois que tout ça est passé que finalement on autorise le merge pour le déployer en production. Donc même je pense dans ce qu'on fait chez Synergix dans mon compta, je fais souvent le parallèle avec le développement, c'est qu'on va devoir renforcer les contrôles. Aujourd'hui pour reprendre un exemple qu'on met en place chez Synergix Je vais parler de la pipeline d'ingestion des factures. Donc, à chaque fois qu'un client envoie une facture chez nous, on a un système qui vient extraire la data, extraire la périodicité, savoir si c'est une facture annuelle, trimestrielle, la due date, les IBAN. Là, on a mis une pipeline de quality assurance spécifique pour les factures où le système va exécuter 19 contrôles. Sur chaque facture, il va aller voir, OK, est-ce que le numéro de l'IBAN est correct ? Est-ce que l'IBAN a déjà été utilisé sous ce fournisseur ? pour pas qu'il y ait une fraude ou autre. Est-ce que le montant semble logique par rapport aux 12 derniers qu'on a... La devise. La devise. Est-ce que la description correspond aussi au produit qui a été vendu ? Donc, en fait, on fait ces 19 contrôles. 19 contrôles qui prendraient énormément de temps de nouveau à un humain de le faire. Et on essaie de mettre ces contrôles en place parce que maintenant, l'agentique permet de le faire ou de terminer des scriptings.
- Speaker #1
Et justement, pour pouvoir faire ça, vous aviez déjà vos clients qui étaient sur IOD. IOD.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
J'imagine ça. Parce que toi, tu donnes l'image de l'iceberg. Moi, j'aime bien. J'avais fait un petit dessin avec une locomotive. Et puis, tu as le rail. En fait, le rail, c'est la structure, l'info, les données. C'est ce qui te permet à la locomotive d'avancer. Et puis après, tu as un réacteur. Le réacteur que tu plug à la locomotive, c'est... C'est l'IA. D'ailleurs Gaël, si tu trouves l'image, tu peux l'afficher maintenant. Je m'amuse à faire des petits dessins quand j'ai du temps, quand je prends le temps. Et sans rail, que tu aies une locomotive avec ou sans IA, ta locomotive ne va pas avancer. Et l'information, c'est ce que je dis souvent aux entrepreneurs, c'est que c'est ultra important de réussir à la gérer dans une entreprise, que ce soit les données, les process, les compétences, le savoir-faire et tout ça. Vous, avant l'intégration de l'IA, vous aviez déjà, en tout cas en discutant avec toi, une forte maîtrise des processus. Combien de temps ça t'a pris de mettre en place ce que tu viens de me décrire, alors que vous aviez déjà l'amour de la donnée ? Ou on va dire, une maîtrise des processus et de l'information ?
- Speaker #0
On va dire, je pense qu'on a vraiment commencé à automatiser, automatiser. Je pense autour de 2019-2020. Donc, c'est là où on a commencé.
- Speaker #1
De manière déterministique ? Oui,
- Speaker #0
exactement. Clairement, oui. 2023-2024, c'est là où j'ai commencé avec l'OpenAI, l'API. Et puis, l'OECD est arrivé l'année dernière.
- Speaker #1
C'était quoi le déclic où tu t'es dit, on va mettre des agents qui tournent pendant que je suis en train de faire un podcast ? Est-ce qu'il y en a eu un ou c'était juste une manière progressive ? Tu t'es dit, waouh !
- Speaker #0
Alors, je pense, non, c'était vraiment... C'est venu assez naturellement parce que j'ai toujours eu cette appétence pour la tech. J'ai toujours envie des derniers joujoux, des nouvelles technologies. Donc, je prends ce qu'il y a à prendre et puis je m'éclate à les mettre en place. Donc là, il y a eu cette nouvelle techno et puis avec les compétences de Loïc pour faire tous ces systèmes, vraiment avoir des équipes en autonome, c'est juste du bonheur. C'est du kiff tous les jours,
- Speaker #1
j'ai envie de dire. Et donc, si on revient sur la question, parce que je t'ai fait dévier, mais en gros, combien de temps ça vous avait pris alors que vous aviez déjà une structure en place ?
- Speaker #0
Pour aller, finalement, deux, trois ans.
- Speaker #1
Et le ratio partie travail sur l'agenté, qui est partie architecture, structure de l'info, ou data readiness, c'est-à-dire faire en sorte que les data readiness, on le traduirait par faire en sorte que les données puissent être interprétées par ces modèles. Alors,
- Speaker #0
la préparation de la data. On l'avait déjà fait en amont parce qu'en fait, on avait mis en place un système de BI.
- Speaker #1
Business Intelligence.
- Speaker #0
Donc système de dashboarding. Et il a fallu de toute façon faire un gros nettoyage. C'était déjà relativement clean. Mais là, on a vraiment dû passer à travers toute la data, avoir une harmonisation complète sur tous les clients, tous les dossiers, même processus pour tout le monde, avoir les mêmes noms, les mêmes nomenclatures, remplir les champs pour tout le monde la même chose. Donc ça, ça nous a vraiment préparé toute l'architecture data. Ensuite, c'est vrai que chez nous, on a très rapidement proposé de la sous-traitance complète. 2013, c'est ça ? En fait, mon père a toujours eu ce concept de sous-traitance complète. C'est vrai qu'on l'a juste accéléré avec des plateformes quand je suis arrivé, mais ça a toujours été son mojo de faire de la sous-traitance. Mais il y a un gros avantage, c'est qu'en fait, on a pu mettre tout le monde sur un système. On n'a pas du tout pris l'option de prendre, voilà, peut-être du... Du GIT pour un petit client ou bien... C'est quoi du GIT ? C'est un système comptable. C'est les standards qu'on trouve maintenant. En gros, il y avait du Cresus, GIT, Inbis, un peu les standards qu'on trouve sur la Romandie. Mais je sais qu'il y a beaucoup de confrères qui ont décidé de prendre peut-être un système pour des plus petites structures, un autre pour les plus gros, ou bien ils héritent aussi des systèmes des clients. Et en fait, nous, on a pris l'approche inverse de mettre tout le monde sur un gros système qui est business central, donc derrière la machinerie lourde. business central, maintenant à l'époque c'était Navision, mais ça nous a permis en fait d'avoir un processus pour tout le monde. Petit, moyen, gros, tout le monde suit le même chemin. Ça nous a permis de maîtriser complètement la data, maîtriser complètement les processus qu'on applique en interne, que ce soit pour la saisie, pour l'ouverture des comptes bancaires, pour le plan comptable, pour les procédures de clôture et ainsi de suite. Et pour moi, ça c'est les fondations non négociables. si on veut mettre de l'IA en place. Si pour moi, on ne maîtrise pas sa data, ses processus et le flux de données, c'est très compliqué.
- Speaker #1
Par exemple, un comptable qui nous regarde, il dit ça, ça pourrait être chouette que je m'y mette et qu'en fait ses clients ne sont pas sur un logiciel centralisé,
- Speaker #0
ça va être compliqué.
- Speaker #1
Ça va être compliqué, voire impossible, je n'aime pas ce mot, mais ça va être difficile.
- Speaker #0
Ça va être compliqué. Après, de nouveau, la donnée, c'est... Une partie, après, j'aime bien imager, c'est que le LLM, c'est le cerveau. Après, il faut lui donner des bras. Et souvent, ces bras, ça passe soit par des... On va simplifier, par des connectivités qu'on a via des API, des MCP, qui permettent justement aux agents LLM de communiquer avec le système. Et puis, si on n'a pas en place des systèmes qui offrent ça, Bye ! c'est compliqué parce que...
- Speaker #1
C'est un tunnel qui est fermé, un pont qui n'existe pas.
- Speaker #0
C'est exactement ça. Donc, c'est pour moi le troisième fondamental, c'est d'avoir des systèmes qui sont ouverts. Parce que si on n'a pas un système ouvert, ça va être traîné.
- Speaker #1
Ouais, ok. Et donc là, tu as dit deux ans à peu près pour arriver là où vous en êtes. Harmonisation des données, ça a pris quoi, une année, une année et demie ? Avant de vraiment commencer à avoir cette vélocité qui apparaît grâce aux agents.
- Speaker #0
Oui, l'harmonisation. Comme je disais, comme on avait déjà cette méthodologie de sous-traitance complète, on avait déjà harmonisé une bonne partie. Puis on va dire que la préparation, la mise en place de la BI était relativement facile par rapport à d'autres projets parce que c'était plus du fine-tuning de data qu'autre chose. Donc ça nous a peut-être pris une année pour mettre le système de BI en place complet avec l'architecture de la data, le data warehouse, mais on était prêts pour ça.
- Speaker #1
Et tu as dit justement un truc intéressant, c'est que tu as pris un choix fort qui est de tout centraliser tes clients sur le logiciel. C'est-à-dire que si je viens et que je te dis que j'aimerais rester sur mon petit truc, tu vas me dire non. Parle-nous de cette décision. Si je m'y ai compris, elle a été héritée de ton papa ou c'est toi qui l'as mis en place ? Et quelles sont les conséquences désavantageuses sur le court terme, mais qui sont finalement un levier assez important sur le moyen et le long terme ?
- Speaker #0
Alors ? On va dire que dès le départ, mon père avait cette vision-là d'avoir une sous-traitance. Et j'ai assez rapidement adhéré à son idée parce que finalement, je suis comptable, en contrôle de gestion, peu importe. Je trouve toujours bizarre qu'un client m'impose mon outil de travail. Et surtout, je sais aussi que la seule façon d'industrialiser, c'est d'avoir la maîtrise sur le système. Et souvent, quand on va sur le système de client, il y a des versions différentes, il y a des paramétrages différents. Et pour moi, ça ne fitait pas. Donc, comme moi, je suis arrivé chez Synergix avec cette volonté d'automatiser, je me voyais mal commencer à dire, oui, on prend ce client, mais il a cette version, ce système, on va y aller, on va trop loin. Non, parce qu'il y avait déjà tellement à faire avec ce qu'on avait chez nous. Pour moi, c'était vraiment la voie. Si on veut automatiser, il faut qu'il soit chez nous parce que je dois avoir la main sur mon paramétrage. Parce que comme tu le disais, C'est que si un paramétrage est mal fait, il peut y avoir des problématiques de TVA, des problématiques d'imputation comptable, les salaires c'est pareil, ça peut être pénal dans certains cas. Donc je voulais avoir une maîtrise complète. sur mon système et le paramétrage. Donc, on va dire, l'avantage, c'est que ça m'a permis d'industrialiser. L'inconvénient, clairement, il y a des clients, c'est juste... No go. Ils veulent avoir leur système comptable, la main dessus, et ainsi de suite, ce que je respecte totalement. Donc, je pense que c'est clair qu'au début, ça nous a un petit peu freinés dans le développement, parce qu'on a perdu beaucoup d'offres, parce que le client voulait qu'on aille travailler sur leur système. Mais moi, j'ai vraiment... Je me suis forcé à rester sur ce business model. On a décidé d'un business model et on a fait avec ça.
- Speaker #1
Il y a des fois où tu as hésité ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Non ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Ok. Elon Musk, il vient te voir, il t'écoute. Il m'a dit que je ne suis pas
- Speaker #0
60 milliards comme Cursor, je viens.
- Speaker #1
Je vends. Parle-nous un peu de ton flux client. C'est quelque chose que j'aime bien faire avec tous mes invités ou presque tous mes invités. Ça permet finalement à notre auditeur de mieux comprendre ta boîte, mais aussi de mieux comprendre ce que je trouve super important avec les processus. C'est-à-dire, quand tu commences à raisonner en termes de processus, tu raisonnes en termes de flux. Tu commences à mieux voir éventuellement où ça bloque, où ça n'avance pas, où il y a trop de fils d'attente qui se développent et j'en passe. Donc, comment un client type, où est-ce qu'il te trouve ? Comment il te contacte ? Comment ça se passe ?
- Speaker #0
Alors, on essaie d'être... assez actifs sur LinkedIn. On a une personne en interne qui s'occupe de ça. Donc LinkedIn, on publie régulièrement les personnes qui veulent nous suivre avec grand plaisir. On essaie de résister un petit peu à travers les réseaux d'entrepreneurs.
- Speaker #1
Tu fais partie d'ailleurs du groupe GJD, c'est ça ?
- Speaker #0
GJD, GJD. On est des jeunes dirigeants d'entreprise. Pas de blague sur le jeune, mais c'est le cercle. Le cercle de la chambre. Très sympa aussi. Et donc voilà, on va dire que les personnes qui nous recherchent, avec qui on peut bien s'entendre, c'est finalement les entreprises qui veulent plus se soucier de la compta, y compris l'intégration d'un système. Ils ne veulent plus avoir à gérer ça. Ils veulent complètement se concentrer sur leur cœur d'affaires et déléguer toute la partie administrative. C'est vrai qu'on a une approche qui est peut-être différente de certains confrères. On essaie vraiment, dans la mesure du possible, d'être en temps réel. Donc, on va comptabiliser les paiements bancaires tous les jours parce qu'on est connecté aux banques. Donc, on reçoit le flux tous les matins. On va saisir. On a IOD qui permet aux clients de déposer leurs factures fournisseurs. On a le processus. On saisit sous 24 à 48 heures en fonction, évidemment, du volume, la complexité, s'il y a des questions et ainsi de suite. Mais alors, on essaie, dans la mesure du possible, d'être à jour. le plus rapidement possible et donner une vision à l'entrepreneur pour qu'il n'ait pas à se soucier. Est-ce qu'il y a un rappel ? Est-ce que les paiements sont faits ? Avoir ses postes ouverts, factures à payer, factures à encaisser directement là, tout le temps à jour. Vu qu'on fait la réco, si un client paye, il va le voir tout de suite que la facture a disparu. On reçoit les factures, ça va mettre à jour les postes à payer. Donc, il voit exactement ce qu'il doit à 30 jours, 60 jours, 90 jours.
- Speaker #1
C'est super cool.
- Speaker #0
C'est vraiment une société qui veut juste se décharger de tout ça, de ne plus avoir à faire lui-même les paiements, avoir un partenaire sur le long terme. Nous, on mise vraiment sur le partenariat. Je ne suis pas dans le quick win. Puis après, le parcours.
- Speaker #1
Donc là, il te trouve sur LinkedIn. Ensuite, il te contacte. Ensuite, il y a une sorte de call.
- Speaker #0
On comprend déjà les besoins.
- Speaker #1
C'est encore toi qui fais ça ? Ou tu as une équipe ? Tu as quelqu'un ? Non, c'est une personne.
- Speaker #0
Notre CEO qui s'occupe de ça.
- Speaker #1
C'est encore un humain ?
- Speaker #0
C'est encore un humain. Ah non. Oui, c'est clair.
- Speaker #1
Je garde cette question pour plus tard.
- Speaker #0
Oui. Aujourd'hui, on a un processus. On a un premier call, un premier contact pour comprendre déjà les besoins de la société. S'il y a de l'analytique, pas de l'analytique. Est-ce qu'ils utilisent un système de facturation sur lequel on peut se connecter ? Est-ce qu'on peut récupérer la data automatiquement via API ? Est-ce qu'il y a des processus particuliers ? Avec quel banquier travaille ? J'essaie de comprendre et cerner le besoin. Puis après, on fait une offre. Puis la personne signe. Puis là, on peut commencer.
- Speaker #1
Et puis justement, elle signe, il y a un onboarding. Est-ce que vous aidez les personnes à passer chez vous ? Admettons, c'est une boîte de 50 personnes. Elle a déjà tous ses systèmes. Est-ce que ça fait partie du deal ? Est-ce que vous les aidez ? Parce que c'est quand même pas mal de... J'imagine que ça peut être pas mal de données. Pas mal d'inconnus.
- Speaker #0
De nouveau, quand un client passe chez nous, comme il passe sur nos systèmes, On fait un cut-off clean, en général, à une date de...
- Speaker #1
C'est quoi, cut-off clean ? Ah ouais, c'est genre, à partir de là...
- Speaker #0
Exactement, en général, c'est fin d'une année, période comptable, 31 décembre, on fait un bilan de fin d'année, puis après, nous, on reprend les postes ouverts, on a une liste complète de ce qu'on a besoin, qu'on transmet au client, soit au comptable, soit à l'ancienne fiduciaire, et puis on reprend cette data.
- Speaker #1
Et une fois qu'il y a l'onboarding qui est fait, ok... Le client est content, donc il y a le travail, le delivery. Ensuite, il se passe quoi ? Combien de temps les gens restent chez vous ?
- Speaker #0
On a très peu de temps d'ouverture. J'imagine. Comme tout le monde, on a des clients qui partent. Bien sûr. C'est business. Bien sûr,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Mais s'il y a des clients, ça fait, j'allais dire, 20 ans qu'on les a, quasiment depuis le jour 1, ils sont toujours chez nous. On a des clients qui sont restés.
- Speaker #1
J'imagine que c'est un bon bouche-oreille pour... jusqu'à maintenant on signe beaucoup de clients par bouche à oreille c'est le fonctionnement numéro 1 recommandation et puis après il y a une sorte de témoignage comment tu fais pour savoir s'ils sont contents, c'est quoi tu les vois une fois par année c'est un agent qui envoie un formulaire pour améliorer le truc on fait un métier où quand le client n'est pas content il ne sait pas savoir
- Speaker #0
Non, on essaye d'être... Après, de nouveau, on est constamment en contact avec les clients. Comme on se positionne un petit peu comme le back-office de l'entreprise, mes collègues sont toujours au contact des clients, que ce soit pour la partie payroll ou la partie comptable. Notre CEO est souvent en communication avec les clients, savoir si tout se passe bien. Moi, évidemment, j'ai aussi ce rôle-là où j'essaie de prendre la température. On a envoyé des enquêtes de satisfaction. On essaie de prendre aussi les feedbacks des clients parce que c'est impossible de toujours faire tout bien à 100%. On essaie de faire un maximum. On prend toujours les retours.
- Speaker #1
Et dans ce flux, est-ce qu'il y a un truc qui a été... Parce qu'en fait, juste avant, il y a une semaine ou deux semaines, j'ai publié un épisode avec Adrien Lamage que tu connais bien. D'ailleurs, c'est lui qui nous a mis en contact. Et lui, il est chaud sur les processus et sur l'optimisation, parce que lui, à l'inverse de toi, en fait, les clients, il n'y a pas de retainer, il n'y a pas de, comment dire, un abonnement. Voilà, ouais, c'est ça, je crois, un abonnement. Donc, il doit optimiser à fond. Est-ce que toi, sur ce flux, il y a quelque chose avec les années, peut-être, bon, peut-être tu t'en souviens un peu là, ou peut-être qu'il n'y a pas eu, mais quelque chose qui a bien amélioré, en fait, ce flux client, qui est évidemment une vision très... hélicoptère de ce qui se passe, parce qu'après, évidemment, il y a plein d'autres processus qui vont se passer, mais est-ce qu'il y a quelque chose où tu te dis, ah ouais, ça, c'était vraiment intéressant, ça nous a aidé à mieux satisfaire nos clients, ou avoir une meilleure qualité de travail, et j'en passe. Tu vois, par exemple, j'avais posé la question à Adrien, lui, il me disait, nous, ce qui nous a énormément aidé à améliorer notre chiffre d'affaires, c'était d'appeler, en fait, quand l'offre est envoyée, on l'appelle direct derrière. Et je trouvais ça, j'ai pris pas mal de notes, je me suis dit c'est intéressant. Je ne sais pas si toi tu as d'autres éléments comme ça où tu dis ça nous a pas mal aidé.
- Speaker #0
On a essayé de mettre beaucoup de choses en place. Comme je dis, on est vraiment dans une philosophie d'amélioration continue. Donc je n'ai pas l'impression qu'il y a eu un fait marquant qui a tout d'un coup développé le chiffre d'affaires. Mais on a toujours fait les choses par étapes. On a essayé de mettre un premier système au début, un exemple, mais on envoyait des offres en PDF. Après, on a trouvé un système pour faire des propositions online, beaucoup plus digitales, beaucoup plus à notre image. On a pu aussi avoir les statistiques. Après, on a mis en place un système de suivi d'onboarding. Donc, une fois qu'un client était onboardé, on nous avait fait la remarque. C'est vrai qu'on partait un petit peu dans un trou noir pendant trois semaines, un mois. Parce qu'on récupère toute l'info et pendant un mois, on… toute la reprise. Et c'est vrai qu'on se concentrait tellement sur mettre à jour le client et puis faire cette reprise pour être sur les rails le plus rapidement possible, qu'on oubliait des fois de communiquer au client, on dirait, c'est bon,
- Speaker #1
ça se passe bien,
- Speaker #0
ne vous faites pas de soucis. Donc, on a amélioré ça. On a des mails qui partent. temps d'échelon pour avertir le client sur, ok, la reprise est en cours, ne vous inquiétez pas. On a aussi Julie qui prend la température pendant la reprise, donc maintenant elle est vraiment dédiée à toute cette partie d'onboarding, parce qu'avant on n'avait pas la personne pour, après coup on a eu la personne pour, donc ça aide aussi. Il n'y a pas eu un fait marquant pour avoir vraiment compris ça, mais on a pris à chaque fois les retours des clients pour l'améliorer.
- Speaker #1
Sur ce flux que tu viens de me décrire, L'IA, elle intervient où ? Typiquement, on lui pose l'indigne, est-ce qu'il y a une IA, est-ce qu'il n'y a pas une IA ? Quand quelqu'un boucle un call sur le site, est-ce qu'il y a une analyse de l'IA ? Parle-nous un peu de ça.
- Speaker #0
Comme je l'expliquais, en tant que petite boîte, on va au RIA direct. Donc, c'est vrai qu'on n'est pas encore une, malheureusement, une boîte, je touche du bois. à signer 60 mandats par année, 100 mandats par année, on va vraiment avoir besoin d'une pipe d'acquisition qui soit vraiment, vraiment tight avec des automatisations. Donc, c'est vrai que tout mon focus est vraiment fait sur la partie métier, opérationnel, c'est là où j'ai mon volume. Donc, c'est là où, pour l'instant, avec la taille que j'ai, toute mon attention va. Donc, non, on n'a pas encore automatisé. Voilà, à partir du moment où il y a un call, quelqu'un nous contacte. Je sais que notre responsable marketing a fait une partie d'automatisation de son côté, mais il n'y a pas encore vraiment de l'agentique dedans. C'est une automatisation...
- Speaker #1
Où elle va faire avec... Exactement. Je vais voir ton site web pour préparer cet échange qui est très bien fait. Vous avez mis à jour, vous avez refait l'identité visuelle, le branding. Je n'ai pas vu le mot IA. Est-ce que c'est volontaire ? C'est... Beaucoup de gens maintenant disent faire de l'IA parce qu'il y a un aspect marketing. Vous dites qu'il y a de la technologie, etc. Mais je crois, il ne me semble pas avoir vu le mot. Alors, je n'ai pas zoomé tout lu, mais il ne me semble pas avoir vu sur les premières pages le mot IA. Est-ce qu'il y a un choix ? Est-ce que ça fait peur à certains clients ?
- Speaker #0
Non, parce qu'on le dit clairement qu'on utilise de l'IA. Pour moi, l'IA reste un outil. en fin de compte. Pour moi, le client, il achète le résultat. Et je n'ai pas envie de rentrer dans cette boucle buzzword où on met de l'IA à tous les centres. C'est comme, j'ai envie de faire le parallèle avec il y a dix ans en arrière quand on parlait de digitalisation. Tout le monde était digitalisé, et quand tu discutes un peu, ils avaient juste mis un scanner et puis une ved. Je ne sais pas, ce n'est pas ma philosophie forcément de surfer sur les buzzwords. On va peut-être le mettre un peu plus en avant pour montrer ce qu'on fait, mais sans juste dire, voilà, on met de l'IA, on met de l'IA, venez chez nous, on met de l'IA, parce que je ne suis pas sûr que le client vienne chez toi parce que tu as de l'IA. Pour moi, l'IA va devenir un petit peu une obligation. Enfin, pour moi, c'est clairement, tu n'as pas le choix. Donc, ça va devenir normal de mettre ça en place. Et donc, finalement, j'ai plutôt envie d'essayer d'offrir un service plutôt que de tout miser sur le fait qu'on fait de l'IA et uniquement de l'IA.
- Speaker #1
C'est une question que je gardais pour la fin, mais comment tu vois la fiduciaire en 2030 en Suisse, le marché de la fiduciaire ? On reviendra sur la partie un peu plus concrète, mais tu me tends de la perche. Comment tu vois le truc ? Winner take all, comme on a tendance à le voir, c'est-à-dire que tu en as quelques-uns par canton qui vont réussir à vraiment réduire les coûts, optimiser et tout ça, et ce sera ceux qui vont... partager la part du gâteau avec évidemment je pense des petites fiduciaires qui vont m'admirer parce qu'il y a le côté tu restes parce que tu aimes le patron ou est-ce que ça va pas tant bouger que ça évidemment t'as pas une boule de cristal non clairement c'est compliqué à
- Speaker #0
dire moi je peux expliquer ce que moi je prévois pour moi clairement nous on a une volonté d'aller dans l'automatisation dans tout ce qui n'a pas pas de réelle valeur ajoutée à faire par un humain. Pour moi, un collègue a plus de valeur à conseiller son client, à faire des analyses, qu'à saisir des lignes bancaires. Et ça, je pense que n'importe qui le voit. Donc, plutôt en direction vers le conseil, maximiser le conseil, et puis essayer de minimiser l'intervention humaine dans le fichier, la saisie. Maintenant, je sais qu'il y a une consolidation qui se fait un peu partout, les acteurs se mettent ensemble. Il y a des phénomènes comme ça qui se passent. Maintenant, je ne sais pas s'il va y avoir un winner take it all. Peut-être, peut-être pas.
- Speaker #1
Je ne sais pas savoir.
- Speaker #0
C'est compliqué. Mais je sais qu'il y a des gros acteurs européens qui cherchent à rentrer sur le marché suisse.
- Speaker #1
Aussi au niveau des banques.
- Speaker #0
Et puis, il y a aussi le phénomène où d'autres acteurs essaient de rentrer sur le marché de la fiduciaire par d'autres biais.
- Speaker #1
Au niveau bancaire.
- Speaker #0
Bancaire, mes assurances, essayer de proposer des services. Donc, je pense que c'est une question un peu... Je n'ai pas forcément envie de me prononcer là-dessus. Mais en tout cas, clairement, je pense que l'adaptation de l'IA est obligatoire. Et quelqu'un qui n'essaie pas de s'y mettre, qui ne sait pas de comprendre, sur le court, moyen, long terme, ça va être compliqué.
- Speaker #1
Oui, je pense aussi. Ça va être intéressant à voir. Parle-nous justement des agents qui tournent de manière autonome. Là, tu as des agents qui tournent de manière autonome. Parle-nous de ça, parce qu'en fait, c'est ce qui fait rêver. Moi, je suis rentré dans une phase. Maintenant, j'en suis sorti, mais j'ai eu une phase FOMO. J'aime bien me dire que j'étais sous Claude. Ce qui alimentait ce FOMO, c'est que j'ai l'impression qu'il y a Anthropic qui est passé à un autre level début d'année. Tout le monde en parlait, tout le monde était là en mode, il y a des agents, il y a eu OpenClaw qui est arrivé, ensuite il y a eu Hermès aussi. C'est des agents, des systèmes qui permettent d'avoir des agents. Et en gros, sur les réseaux, on voyait beaucoup de « Ah, si ton agent ne fait pas X milliers de francs pendant que tu dors, t'es une merde » . J'exagère un peu, mais c'est ça. Moi, ma règle du pouce, c'est quand quelqu'un te promet... de devenir riche sans rien faire, le seul qui s'enrichit, c'est celui qui te fait la promesse.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Toi, tes agents, comment tu les gères ? Qu'est-ce qu'ils font ? Parlons un peu de ce truc mystérieux. Moi, je suis arrivé à mettre en place deux agents. Un sur mes emails, puis un qui va les piocher dans certains de mes calls et qui va me trouver des angles intéressants pour mes textes. En gros, il n'y a que ça. Les emails, ça m'a quand même fait gagner du temps. Fondamentalement, je pense 3-4 heures par semaine et c'est bon à prendre. Toi, vas-y, dis-nous un peu, ouvre cette boîte de Pandore qui est l'agentique. Qu'est-ce que ça te permet de faire au quotidien et même quand tu dors ?
- Speaker #0
Comme j'expliquais déjà, ça reste une technologie. Tout le monde parle d'agent et je pense qu'il faut, la première chose à faire, c'est bien comprendre qu'il y a des architectures différentes. Je parlais de script déterministe, de workflow agentique, d'agent qui tourne en autonome. déjà La règle de base, c'est d'adapter l'outil par rapport aux besoins. Pour moi, par exemple, si c'est juste avoir un agent qui va regarder des mails et qui te sort une synthèse ou qui te sort quelque chose, c'est un workflow agentique. Parce que finalement, il a un point de départ et un point d'arrivée et il fait toujours la même chose. Il n'a pas d'autonomie. Si je prends l'exemple parallèle avec notre team d'agents qui tourne et qui développe, là, c'est vraiment de l'agent parce que Ils ont des outils à disposition et eux commencent à prendre les décisions de quel outil appeler pour faire quelle tâche. Et là, on commence à rentrer dans le côté autonome. Et c'est ça la distinction pour moi entre du scripting, du workflow agentique et de l'agentique.
- Speaker #1
Alors attends, tu as scripting, workflow agentique et agentique. Donc scripting, j'en ai un exemple. Moi, tous les jours sur Telegram, j'ai... un message à 18 heures qui arrive, tout le temps avec les mêmes questions, qui me dit, vas-y, réponds de manière vocale à ces questions, et c'est mon journaling vocal. Il n'y a pas d'intelligence, c'est toujours le même script. Poum, ça part, je parle, ça va dans une base de données. Ça, c'est déterministique. C'est un script Python qui tourne sur un VPS. Ensuite, tu disais le workflow agentique, ça, c'est plutôt ma boîte mail, c'est-à-dire, c'est un LLM... qui va aller chercher dans un script et qui va lire des scénarios et puis en fonction de ce qu'il voit dans le mail il va se dire c'est ça,
- Speaker #0
on va dire t'as plusieurs étapes et dans une des étapes t'as un LLM, t'as un cool LLM résume-moi ci, réponds-moi pour moi c'est un workflow donc ça c'est le workflow agentique et après t'as la partie
- Speaker #1
Jedi ouais donc en fait c'est un modèle qui va être utilisé et qui ont des outils à leur disposition qui ont une sorte de ligne directrice à ne pas dépasser donc il y a quand même une sorte de directive j'imagine,
- Speaker #0
des no-go mais ils ont beaucoup plus de liberté en fait ils ont plus de liberté d'agir tout le monde parlait d'OpenClaw ou d'Hermès, c'est un agent React donc il va simplement réfléchir et agir en fonction de l'input. Mais pour agir, il va pouvoir choisir entre une palette d'options. Il va potentiellement avoir des skills, il va potentiellement y avoir des hooks. qui vont l'empêcher de faire n'importe quoi.
- Speaker #1
Donc les skills, c'est des instructions, en gros. Voilà. Et puis les hooks, c'est quoi ?
- Speaker #0
Les hooks, c'est un script déterministe qui se déclenche au moment où il y a une instruction qui part et qui va bloquer ou pas de façon déterministe l'agent. Par exemple, Loïc, il a mis des hooks spécifiques sur des instructions où si l'agent essaie de passer cette instruction... d'outrepasser ça va le bloquer c'est un peu des sécurités exactement après tu peux faire des hooks sur plein de différentes choses ça c'est pas une partie que je maîtrise parce que je l'ai laissé faire et c'est relativement compliqué puis après t'as toute la partie aussi contextuelle où t'as le system prompt qui va dire à l'agent comment est-ce qu'il doit réagir par exemple nous on a développé notre propre agent React Toujours basé sur des LLM existants, parce que les LLM, ça reste l'algorithme de réflexion. Simplement, on lui a mis une personnalité, on lui a mis ses propres tools, on lui a mis ses propres skills. Par exemple, si je lui demande, fais-moi la révision des factures ou dis-moi quelles sont les factures ouvertes, lui, il a déjà un système de loading de skills spécifiques parce qu'il voit que c'est lié à la compta, donc il va loader ses skills compta, il va voir que dans ses skills compta, il a tel et tel tool, donc il va pouvoir appeler un tool. en fonction du résultat du tool, il pourra dire, ah, ben là, je vois qu'il y a des factures ouvertes ou pas, ben, je vais aller rechercher maintenant avec ce tool-là s'il y a autre chose. Donc, en fait, il va avoir une plus grande autonomie toujours dans son environnement qu'on essaie de sécuriser pour faire des choses. Et c'est là où ça devient intéressant où, pour moi, tu as des agents qui commencent à tourner et à exécuter des actions.
- Speaker #1
Ok, parle-moi d'un moment où tu as été bluffé par un résultat. Je te donne un exemple. Moi, quand je ferai du contenu, je vais... Je suis encore au début, mais je ne vais pas déléguer mon jugement. Je vais toujours travailler... Il y a une phase où je vais travailler moi-même avec mon cerveau biologique. Mais au bout d'un moment, je vais commencer à partir avec l'IA, faire avec. Donc, ce n'est pas autonome. Je suis derrière mon écran. Mais il va aller chercher dans des bases de données. Il va faire des liens, des connexions. Et tout d'un coup, j'ai dit ça dans un coup au client. C'est incroyable. Ça va trop bien là. Et en fait, quant à ça qui arrive, ce qui aurait pris énormément de temps précédemment... tu as un petit peu ce côté grisant de se dire wow c'est fou alors c'est bien cadré, il y a des skills je passe quand même pas mal de temps à travailler sur la machine est-ce que toi tu as eu des surprises en mode purée c'est génial la manière dont les agents autonomes ont abordé, ont proposé,
- Speaker #0
ont fait ceci moi j'ai refait complètement, j'ai travaillé deux fois je me suis dit ah ouais, on aime On a mis en place un système de documentation interne. Style wiki ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
wiki outline. Et j'avais mon vieux système avec toutes mes docs et mon nouveau système que Loïc a mis en place. Et j'avais commencé à prendre l'article, copier, coller. Je disais, allez.
- Speaker #1
Ah oui, tu dis, entre l'ancien système et le nouveau.
- Speaker #0
Voilà, exactement. Et j'avais, je pense, une centaine de... une centaine de docs à transférer.
- Speaker #1
Oui, genre les procédures, les trucs, comment on travaille, etc.
- Speaker #0
Je lui dis, allez, on va tenter le coup. Je vais sur notre session doc, cloud code, sur ma session de dev, et je lui dis, est-ce que, à tout hasard, tu trouves une API ? Parce qu'on utilise un context 7 qui permet de trouver facilement des API. Est-ce que tu trouves une API pour ce système ? Il me dit, oui. Est-ce que, Loïc, tu as ouvert l'API pour notre nouveau système ? Oui. Est-ce que tu arrives à lire les articles ici ? Oui. Tu peux me les transférer. En une demi-heure, il m'avait basculé les 100 articles d'un côté et de l'autre. Là, j'étais, ah ouais, OK. Parce qu'en fait, il n'avait même pas, on n'avait même pas codé le client API pour mon système. Donc, il l'a fait on the fly, à la volée.
- Speaker #1
Il a codé la passerelle, quoi.
- Speaker #0
Il a codé la passerelle, il a retraité les trucs, il l'a passé de l'autre côté. donc déjà là deuxième erreur c'est que malgré que j'avais cette documentation qui était faite à la main donc faire une documentation d'une procédure de clôture avec toutes les règles, tout c'est compliqué et là j'ai passé un week-end à toutes les refaire et donc en fait je parlais avec ma session Claude simplement pour dire voilà chez nous une clôture c'est comme ça tu peux aller voir et en fait il a fait toute une procédure de clôture non seulement pour les humains mais aussi pour les agents, tout les a appelés, les contrôles à faire, et ainsi de suite. Et il m'a sorti des procédures, je ne sais pas, 1500 lignes, hyper précises, et moi, ça m'a pris des heures et des heures à le faire. Et ça, je le trouve super intéressant.
- Speaker #1
Ce qui aurait été encore plus cool, c'est genre, il te voit en train de faire du copier-coller. Et puis d'un coup, tu as une petite notification et tu dis, si jamais j'ai tout migré, sans te poser les questions, ça c'est next level. C'est déjà ultra chouette de pouvoir partager ça. Parlons un peu de la partie... Alors j'en profite. Si jamais il y a des parties techniques, il y a des choses... Typiquement, tu as mentionné Context 7. Tout ça, on va vous mettre une checklist à disposition, le lien est dans la description si vous voulez la télécharger. C'est cadeau. Mais en gros, parlons un peu de la partie... Il y a beaucoup de données quand tu es une fiduciaire. Il y a beaucoup, beaucoup de données. Parlons un peu de cette notion de fenêtre de contexte, les problématiques que ça engendre. Ça, c'est la première partie. Et la deuxième partie, c'est la gestion des données, c'est-à-dire souveraineté des données, réaction des clients. Comment vous gérez ça ?
- Speaker #0
C'est gros, gros chapitre. Déjà la gestion du contexte. C'est vrai que je reprends toujours l'exemple, j'ai assisté à une conférence, à une intervention où personne ne disait « ouais c'est facile de faire un RAG, tu prends un workflow N8N, tu mets deux documents et le LLM n'hallucine pas » . Ça fonctionne quand on a deux PDF et demi. Là j'ai fait une petite stat sur Majed qui date de 5 ans parce qu'on a deux volts, il y a près de 90 000 documents.
- Speaker #1
Donc, j'ai une gestion électronique documentaire. Il y a 90 000 documents.
- Speaker #0
Il y a 90 000 documents sur 5 ans.
- Speaker #1
Ce n'est pas toujours une page par document.
- Speaker #0
Non. Et en fait, là, il y a la réalité de la production. C'est qu'en fait, il y a énormément de data. Et c'est là où il y a un nouveau terme comme le context engineering, où tu dois construire le contexte dynamiquement à la volée en fonction de la demande. parce que j'ai eu une des questions, c'était quelle est la différence entre la data et le contexte ?
- Speaker #1
Parles-en nous.
- Speaker #0
Finalement, la data, c'est la data brute et le contexte, c'est ce qui permet de l'interpréter.
- Speaker #1
De comprendre.
- Speaker #0
Et le même chiffre, en fonction du contexte, du client, de la période, il n'y aura pas les mêmes interprétations. Et ce qui est compliqué, finalement, une session, que ce soit avec Claude, peu importe, elle est limitée, en guillemets, à son contexte. ces tokens. L'autre, c'est un million, tu peux être moins sur d'autres modèles, mais ça, c'est sa fenêtre, entre guillemets, d'intelligence.
- Speaker #1
C'est ce qu'il peut comprendre à la fois. Dans une conversation, il peut comprendre tant de mots.
- Speaker #0
Sachant que tu as une déperdition sur la fin et le début. Ils sont plus efficients que les derniers. Mais en fait, c'est là où il y a toute une architecture à mettre en place où il faut être capable d'aller récupérer exactement les bons mots-clés Merci. à travers soit des RAG, donc Retrieval Augmented Generation, soit à travers des Knowledge Graphs, ce genre de choses qui permettent, OK, dans ce contexte-là, j'ai besoin de cette info, pour donner du contexte au LLM pour répondre à la question. Et ça, en fait, c'est tout le côté gestion du contexte, les harnais que tu mets autour des agents pour choisir les bons éléments. Et là, ça devient très compliqué.
- Speaker #1
Oui, parce que tu as aussi combien ça coûte.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que tu vas avoir une sorte d'arbitrage à faire. Parlons un peu de ça. Parce que c'est très bien, il y a beaucoup de personnes qui connaissent l'IA en mode c'est le chat GPT avec une fenêtre, ça me coûte 20 euros par mois. Là, on est sur un tout autre délire. Parlons de ça. Les surprises que tu as eues en cours de route, les choix que tu as dû faire pour justement interpréter ou permettre à tes agents d'interpréter toute cette donnée de la meilleure des façons.
- Speaker #0
Alors déjà, pour répondre aussi à une de tes questions précédentes par rapport à la gestion des datas RGPD, NGPD, ça c'est quelque chose, dès le départ, on a été intransigeants avec le HIC par rapport à ça. Alors déjà, on a décidé d'avoir notre propre infrastructure, donc on a nos propres serveurs, on a notre propre carte graphique avec certains modèles qui tournent dessus.
- Speaker #1
En local donc.
- Speaker #0
Malheureusement, on ne va pas se mentir, c'est qu'aujourd'hui, pour rivaliser avec la capacité de calcul. de gros systèmes, parce qu'il y a des modèles qui sont extrêmement bons, comme Kimica 3, les mini... Enfin...
- Speaker #1
Gwen aussi, non ?
- Speaker #0
Gwen, Minimax... Mais par contre, il faut des infras, c'est plusieurs centaines de milliers de francs d'investissement pour faire ça, pour le mettre en place et qu'il tourne. Donc pour l'instant, on est obligé de faire un peu un arbitrage entre les deux.
- Speaker #1
Sans la garantie, en plus que ça va bien fonctionner.
- Speaker #0
Donc aujourd'hui, comme je l'ai dit, c'est que la partie développement... on l'utilise principalement pour le dev. Sur la data client, soit on a signé des DPO avec les providers, on essaie de respecter avec des systèmes de scripting. API pour la protection de l'information, tout ce qui est personal information. On essaie aussi de choisir des providers qui garantissent RGPD. Et puis, dans certains cas, dans la mesure du possible, on essaie de faire tourner sur des modèles locales. Par exemple, tout ce qui est vectorisation pour le RAG, ça, on a un moteur... Oui,
- Speaker #1
un modèle en local.
- Speaker #0
Un modèle local pour faire ça.
- Speaker #1
Ok. Et donc ça, c'est pour la partie protection des données. Et si on revient justement sur la partie context engineering, les choix, l'arbitrage, qu'est-ce qui a été difficile ? Voilà, comment faire pour... C'est quoi les choix qui ont été faits pour que vous puissiez traiter ces 90 000 documents ? Parce que c'est de ça qu'on parle. C'est juste, c'est 90 000 documents.
- Speaker #0
Non, ça, c'est juste une partie.
- Speaker #1
Après,
- Speaker #0
il y a le flux comptable. Je pense que le premier choix qui a été fait, qui est la base, c'est d'avoir notre propre infra. Il y a beaucoup de personnes qui pourraient choisir un outil IA ou autre. Nous, on a fait le choix d'avoir notre propre stack, d'avoir notre propre infra, de développer, d'engager l'EIC pour faire ce développement. Pour moi, c'est le premier choix qui engage un certain coût parce qu'on a un salaire plus à venir. Mais ça nous permet une flexibilité complète sur tout ce qu'on met en place.
- Speaker #1
Donc en gros, quand tu dis propre infra, c'est comme si vous dites, bon, en fait, plutôt que de stocker sur les serveurs d'Infomania, Google ou autre, on stocke chez nous et on développe nos propres systèmes, avec notre propre technologie.
- Speaker #0
Exactement. Tout à fait.
- Speaker #1
Et donc, en fait, c'est aussi vous qui avez choisi, ah ben là, on va utiliser un RAG qui utilisera ce modèle en local avec cette carte graphique. Ça a tant de coûts, mais on sait, voilà. Et ensuite, je pense qu'il y a une réflexion sur le chunking, donc le... Combien de documents on va faire ou bien combien de tokens ? Je sais que c'est quoi ces choix.
- Speaker #0
De nouveau, ça, la partie ingénierie, c'est le hic. Mais clairement, il y a eu des stratégies de chunking par rapport à la typologie de documents. On ne va pas utiliser les mêmes chunks pour une facture que pour un article de loi.
- Speaker #1
Donc les chunks, on est d'accord, c'est la fenêtre, la taille, la quantité de données qu'il va manger en même temps.
- Speaker #0
Alors non, c'est comment tu vas découper un document en morceaux pour le convertir en vecteur. Au moment où tu vas faire une demande avec la vectorisation, ça va ressortir des parties de chunks. Mais au-delà de ça, il y a toute une partie de stratégie de metadata qui vont au-dessus des chunks pour déjà cibler. Parce que par exemple, nous dans le métier, je ne peux pas me permettre, si je fais une demande pour le client A, d'avoir une réponse qui concerne le client B. Donc, tu vas avoir une stratégie de metadata où tu vas dire, OK, quand le RAG, si l'agent demande au RAG qu'il faut une data pour ce client, ça va être déjà bloqué par la metadata qui va dire, OK, il n'y a que ces chunks-là qui sont à disposition pour ce client-là. Donc, il y a toute cette ingénierie qui a été lourde à mettre en place, déjà découpée et comprendre exactement ce qu'on voulait à la base pour l'appliquer. à l'architecture finale.
- Speaker #1
Bien sûr, mais je trouve que c'est très bien que tu en parles. Oui, pour les auditeurs qui sont toujours avec nous, merci. Mais en fait, c'est très important qu'on rentre dans la partie technique parce qu'en fait, cette partie technique-là, on ne se rend pas compte à quel point c'est du taf, c'est du job. Et beaucoup de gens, en fait, tu sais, il y a ce rapport que je t'ai envoyé, j'ai mis la source de Work AI Index Global, qui est un super rapport. Ils ont fait... Beaucoup d'entreprises vont à un niveau… Certains de leurs collaborateurs vont avoir des gains énormes de productivité. Donc, c'est des Jérôme et des Julien, le soir, ils vont geeker, ils vont utiliser des outils machin, et ça va être waouh, c'est incroyable. Mais il n'y a pas ce gain de productivité qui se retransmet au client final. C'est simplement Jérôme qui est ultra efficace, il va faire beaucoup plus de travail avec la même quantité de temps qu'avant. Et puis, il va tourner les pouces ou faire plein d'autres trucs. Tourner les pouces, je ne pense pas. Et derrière, il y a Martine qui, elle, est complètement larguée et qui va récupérer tout ce travail. Et donc, en fait, ça, je pense que c'est ultra important de se rendre compte que toutes les personnes ou toutes les entreprises qui vont, à mon avis, aller dans la partie IA se disent « En fait, c'est la même chose que de m'inscrire à ChatGPT et puis de commencer à chatter avec. » Alors que pas du tout. On est vraiment sur un... un autre level.
- Speaker #0
Pour moi, il y a deux niveaux d'intégration. Il y a le niveau que j'ai envie de dire, je qualifierais un petit peu d'accessoire où on met des éléments un petit peu annexes, avoir une IA pour t'aider à répondre aux mails.
- Speaker #1
Tu vas mettre un ou deux PDF, tu vas copier-coller.
- Speaker #0
Le nouveau, c'est que si tu veux que ton agent réponde concrètement aux mails d'une demande d'un client... vraiment, il doit avoir tout le contexte.
- Speaker #1
Sans toi ?
- Speaker #0
Pas forcément.
- Speaker #1
Ou déjà faire une proposition pertinente ?
- Speaker #0
Une proposition pertinente, c'est que si tu as un client qui te pose une question, l'agent doit être, c'est qui ce client ? Quelles sont ses données ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que le collaborateur X a envoyé ?
- Speaker #0
Exactement. Et c'est là où ça devient intéressant, quand tu mets l'IA en profondeur dans les métiers. Là, nous, ce qu'on essaie de faire, pour donner un exemple, on essaie de construire un cerveau d'entreprise. qui est au courant de tout ce qui se passe dans l'entreprise. Savoir que tel client en a fait ci, tel client en a fait ça, que l'employé X a envoyé tel et tel document au client, qu'il y a eu ce meeting-là où ils ont parlé que pour les intercos, il fallait appliquer cette règle, que ce client était passé à la TVA, que l'administrateur a changé. De vraiment avoir une base centralisée qui connaît le client, qui sait exactement quelles sont les règles à appliquer métier, Donc, ça va être pour la TVA, que ce soit pour les salaires, les assurances, s'il y a des choses qui changent. Aussitôt, les process internes. Savoir comment est-ce qu'on fait une clôture chez Synergix, comment est-ce qu'on traite s'il y a un retard, s'il y a un rappel, ce genre de choses. Ensuite, toute la partie décision ou action à prendre. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut propositions ? Faut envoyer un mail au client ? Faut pas envoyer un mail au client ? Donc, enregistrer toutes les décisions qui ont été prises et aussi enregistrer tout le travail en attente. Savoir que X a envoyé un mail, on n'a toujours pas d'attente. OK. Donc, il y a la règle qui dit que dans trois jours, il faut le relancer. Donc, on est en train de câbler ce cerveau qui permettra finalement, si un collègue est en vacances, de savoir ce qui a été dit, de ne pas être complètement largué et ne pas savoir où est-ce qu'on en est sur le dossier. Donc, ça, c'est ce qu'on essaie de faire en ce moment et ça utilise plusieurs couches de technologies différentes.
- Speaker #1
Et évidemment, c'est très complexe. Et moi, ce que je trouve super intéressant là-dedans, c'est qu'au bout d'un moment, tu pourras même dire, alors à voir comment c'est faisable en pratique, mais te dire, au bout d'un moment, tu as une sorte de veille qui est automatiquement, probablement que tu as déjà ça, mais une sorte de veille avec les nouvelles lois qui passent, les nouveaux trucs, les machins, et automatiquement, c'est, ah, il y a cette loi qui a été passée, où il y a eu ce changement, hop, ça concerne ces personnes. Tu dis, ah ouais, chouette, intéressant. Donc ça, je trouve super bien, mais aussi, ah, si jamais il y a ces nouvelles... technologique est disponible, ou ce nouveau modèle, ou ce nouveau truc ?
- Speaker #0
Tu rigoles, mais Loïc l'a mis en place. Aujourd'hui, il a un agent qui fait une veille sur tout ce qui sort. Il y a une librairie, il y a une mise à jour, mais un truc est cassé et autre. Et il a un agent qui scout. Il a mis plusieurs flux RSS ou plusieurs newsletters. Et ça scout. Et en fonction de la news...
- Speaker #1
Donc ça explore, ça analyse.
- Speaker #0
Exactement. Et en fonction de la news, il va repérer si c'est un impact sur notre infra. Et si, par exemple, c'est une librairie qu'on a utilisée, et que je dis n'importe quoi, il y a une mise à jour, ça va lever un ticket à notre support IT, qui est de nouveau une autre équipe d'agents, en disant, attention, il y a une nouvelle mise à jour, voir s'il faut la passer ou pas, voir les impacts. Et en fait, ça lève un ticket.
- Speaker #1
Et donc, ce ticket est traité par d'autres agents. On est d'accord. Donc, tu as un agent qui analyse des informations qui sont publiées par des humains en partie. On ne sait pas si c'est des humains ou pas, mais qui sont publiées, qui sont disponibles. Ensuite, attention, potentiellement... un problème de sécurité ou une mise à jour à faire ou un client informé, voilà. Et en fonction de ça, ça part à une autre équipe d'agents. Qu'est-ce qui peut casser là-dedans ? Est-ce qu'il y a des choses qui peuvent casser ? Est-ce qu'il y a des...
- Speaker #0
Il y a mille choses qui peuvent casser.
- Speaker #1
Ok. C'est ça qui est cool aussi.
- Speaker #0
C'est de là où j'en revenais. En fait, plus tu automatises, plus tu mets le contrôle.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
En fait, on met mille contrôles en place. T'as des watchers pour s'assurer qu'il n'y a pas un truc qui pète en route.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et forcément, il y a des trucs qui cassent.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Il y a des trucs qui tombent.
- Speaker #1
Mais c'est le prix à payer de la vélocité.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et même quand tu as des humains qui avancent très vite, ça casse aussi.
- Speaker #0
Il y a toujours un nombre, ça casse.
- Speaker #1
C'est cool. Admettons, il y a un patron qui s'est calmé. Il s'est dit, je vais apprendre à mettre de l'IA dans ma boîte autonome, qui n'a pas forcément un système comme Yod en place, qui n'a pas forcément une maîtrise des process, d'information, etc., mais qui a envie de s'y mettre. C'est quoi le mieux ? d'essayer de... d'améliorer le système actuel qui tourne ou c'est plutôt de se dire je vais engager une personne ou trouver une personne ou prendre du temps sur moi pour vraiment mettre en place un système annexe tu vois ce que je veux dire un petit système sur le côté où tu te dis ok ce système je vais essayer d'utiliser l'IA et peut-être emporter un ou deux bons clients qui me font confiance sur le sujet et essayer de développer quelque chose en parallèle moi j'ai envie de dire
- Speaker #0
On va revenir à ce qu'on disait au début de la discussion, je pense. Et en fait, c'est le même parallèle quand je faisais un peu de l'aide à l'intégration sur Navision. Les gens ont un processus en place. Et voulait absolument que le système fasse exactement le processus en place. Sans se dire, se poser la question, de toute façon, on va remettre un nouveau système en place. Peut-être que ça vaut la peine de revoir le processus, même s'il fonctionne bien. Juste de le revoir, de le questionner. Peut-être est-ce que le nouveau système nous apporte quelque chose de neuf, auquel on n'aurait pas pensé, une façon d'améliorer. Et juste de se poser la question sur ces processus. Et je pense que là, on est de nouveau à une période où... où il y a une technologie qui est extrêmement puissante, qui va vite, qui est compliquée, avant peut-être de vouloir que ça fasse exactement ce qu'on fait actuellement, peut-être se poser la question en disant « Ok, comment est-ce que cette nouvelle technologie va changer notre approche ? » Parce que même moi, je me rends compte qu'en l'utilisant, on ne travaille plus de la même façon. La façon dont on travaillait même avec Loïc depuis qu'on a commencé, la façon de travailler en termes de dev ou moins, la partie compta, elle a totalement changé. Ce n'est plus la même approche.
- Speaker #1
Parle-nous de ça. C'est quoi qui a le plus changé ?
- Speaker #0
Par exemple, lorsque je suis en train d'essayer de me mettre en place pour la partie compta, j'essaie de mettre beaucoup plus de contrôle, comme je disais tout à l'heure, pour avoir une note de 95 sur 100 en m'assurant que la data, l'agent a bien fait les choses correctement.
- Speaker #1
Quand tu dis 7 notes, c'est-à-dire tu as un agent qui contrôle des documents et tu veux vraiment identifier toutes les erreurs.
- Speaker #0
Exactement. Et puis si tu as une note de 96%, ça fait le travail. Et si tu es en dessous, ça lève une exception. Donc en fait, j'ai l'impression que le métier va aussi shifter dans notre approche sur on gère des exceptions. Parce qu'après, une fois que les règles sont établies et que ça fonctionne et que les contrôles sont toujours ouverts, il n'y a rien à gérer.
- Speaker #1
Et après, tu organises justement des événements avec des clients et des prospects où tu vas faire du squash, du tennis ? Non,
- Speaker #0
c'était paddle.
- Speaker #1
Du paddle, ok.
- Speaker #0
Un petit tournoi de paddle qui était très sympa.
- Speaker #1
C'est aussi ça qui est important, je pense, de souligner. Comme je vois l'IA, c'est qu'elle m'aide à faire mieux ce que j'aime faire, là où je suis bon, qu'elle m'aide à enlever la partie, comme tu disais, écrire des lignes, vérifier des données, etc. Et ça, je pense que c'est important. Donc ça, c'était un exemple. Et c'était un autre exemple où... dans votre manière de bosser. Moi, ce que j'aime bien, moi, je n'ai pas installé de... Donc, j'ai juste clôt de chat sur mon smartphone. J'ai eu la tentation d'installer le système sur un VPS pour que je puisse y avoir toujours accès et qu'il avance. Je ne l'ai pas fait. Parce que je me connais, je me dis que la tentation serait trop grande de me dire « Ah, il y a mon gamin qui est en train de jouer. Hop, il a l'air de jouer avec son pote. Allez, vite, tu balances une instruction. » qui va littéralement t'économiser deux heures de travail ou qui va te faire avancer deux heures de travail. Parle-nous de cette partie-là, en fait. En fait, la portabilité du travail. Je pense que ça a beaucoup changé. Enfin, j'imagine.
- Speaker #0
Oui, parce que maintenant, comme je disais tout à l'heure, tu lances un petit développement et puis je vais au sport. Hop, j'ai une petite notification. Claude me demande quelque chose, je lui réponds et puis il repart. Mais de nouveau, pour l'instant, c'est très axé. dev, mais pour moi demain, alors de nouveau le but c'est pas d'avoir la portabilité de la compta pour tout le monde, mais on te qu'est-ce que l'agent qui est apporté chez nous en termes de développement c'est assez fou, cette portabilité même là pendant les vacances j'étais sur mon Transat et puis finalement hop, j'ai une idée vas-y, puis j'ai l'équipe qui développe et puis le soir je regarde ce qu'ils ont fait ok ça va, ça fonctionne, il y a tout est ouvert, génial, non ça fonctionne pas, bah là vous y retournez, puis ça tourne quoi c'est assez dingue
- Speaker #1
Oui, j'imagine.
- Speaker #0
Mais non, pour la façon de travailler, même pour revenir à ta question tout à l'heure, je pense qu'il faut commencer par revoir, comme je disais, ces processus, savoir si ça vaut toujours la peine, savoir quels sont les pain points, parce que finalement, il ne faut pas vouloir mettre de l'IA juste pour mettre de l'IA. Il faut vraiment voir où est-ce qu'il y a un réel retour sur investissement, est-ce qu'il y a une réelle valeur à mettre de l'IA, est-ce qu'il n'y a pas un autre système. Donc, c'est plutôt de se poser des questions
- Speaker #1
d'architecture plutôt que juste vouloir mettre de lire parce que tout le monde parle de lire parce qu'il y a aussi ce faux mot qui est incroyable et ça je pense que c'est un rappel à faire pour les auditeurs cette notion de déterministique versus probabilistique ou agentique je pense que c'est très important et permettre parce qu'il y a aussi ça évidemment comme beaucoup de gens qui font du contenu j'ai essayé de créer du contenu avec l'IA qui me ressemble, il manquait ce truc et surtout j'avais plus de temps plaisir parce qu'en fait moi j'aime écrire à la base donc bon je trouve dommage mais des fois j'ai des bons résultats des fois Et la plupart du temps, pas. Et je n'arrive pas à comprendre exactement pourquoi, parce que l'instruction, c'était la même, mais c'est cette partie un peu black box. Donc, parlons un peu de ça, ça te fait penser à quoi ?
- Speaker #0
C'est exactement aussi pour ça qu'on a pris une option, une approche où on fait plutôt 80% de déterministes et 20% de LLM, parce que nous, dans un métier, on doit être capable de reproduire quelque chose.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Je ne peux pas lancer deux fois le même rapport et puis qu'il sorte deux fois la même. Oui,
- Speaker #1
oui, oui.
- Speaker #0
C'est pour ça que pour moi, c'est hyper important de connaître ce que les systèmes font, ce qu'ils sont capables, et voir où ça vaut vraiment la peine de le mettre en place ou pas. Pour un article, j'ai envie de dire, c'est moins grave s'il inverse deux mots. Oui,
- Speaker #1
ce n'est pas la fin du monde.
- Speaker #0
Mais chez moi... Bien sûr,
- Speaker #1
c'était des erreurs. C'est clair, on est dans un autre délire.
- Speaker #0
Ce n'est juste pas possible.
- Speaker #1
Oui, c'est clair.
- Speaker #0
Mais ça reste une black box. Et là, on a fait un test où on a lancé lundi notre... team avec
- Speaker #1
Opus 5 qui est un modèle de Cloud qui vient de sortir, enfin qui est sorti il y a deux semaines à peu près, Opus 5 il me semble ou Fab
- Speaker #0
5 alors Opus mais on est revenu en arrière parce qu'il était parti sur 4.8 on est revenu sur le 4.8 parce qu'en fait il over-engineerait tout il passait des heures à décider quelle était la meilleure phrase à mettre pour un test enfin Ce n'était pas du tout ce qu'on voulait.
- Speaker #1
Du coup,
- Speaker #0
on est revenu en arrière. C'est pour ça que ça reste des outils où on ne sait pas trop ce qui se passe.
- Speaker #1
Oui, il y a vraiment cette phase un peu... C'est cette black box.
- Speaker #0
Tu poses deux fois la même question et tu as deux fois des réponses différentes parce qu'il y a une partie du contexte qui est différente, ça a été répété. C'est encore un peu mystique.
- Speaker #1
C'est ça. Comment tu mesures l'impact de l'IA dans ta boîte ? En termes de retour sur investissement, est-ce que tu as un retour sur investissement ? Est-ce que pour l'instant, c'est en gros du développement et puis tu as un budget ?
- Speaker #0
Pour l'instant,
- Speaker #1
c'est du temps gagné. Tes journées s'allongent parce que tu peux faire plus. Évidemment, sur un niveau individuel, au niveau d'une tâche, on l'a vu, deux minutes, ce qui prenait une heure avant à faire. Donc, à un niveau individuel, on gagne du temps. À un niveau de la journée, parce qu'on peut faire plus, on ne gagne pas forcément du temps libre. Comment tu mesures ? la réussite du projet IA ?
- Speaker #0
Clairement, de nouveau, parce qu'on s'est vraiment concentré sur la partie dev, et c'est là où j'ai vraiment des métrics. Quand on a demandé à notre studio virtuel de faire une estimation de l'équivalent humain en termes de dev, c'était une équipe de 18 personnes, ce qu'ils ont réussi à faire en une année. Et nous, ça nous a coûté quelques sessions cloud, plus le temps de Loïc et moi. Donc de ce côté-là, le retour sur investissement, il est... Juste monstrueux.
- Speaker #1
Quand tu dis quelques sessions cloud, c'est quelques licences cloud.
- Speaker #0
Quelques licences cloud.
- Speaker #1
Voilà, il n'y avait pas que quelques sessions, je pense. Non,
- Speaker #0
quelques licences cloud par mois. Mais voilà, c'est un no-brainer parce que le retour sur investissement, il est tellement énorme par rapport à ça. Maintenant, comme je l'expliquais sur la partie comptable, on gagne du temps sur certaines choses. On en perd peut-être sur d'autres parce qu'on a encore… On est encore en phase de R&D.
- Speaker #1
Bien sûr, il faut... Ah non, là, ça n'a pas fonctionné. Donc, tu retravailles sur le script, sur le contexte, sur le data, sur tous ces trucs.
- Speaker #0
Et puis après, il y a aussi, finalement, l'augmentation de la qualité. C'est difficile de mettre un retour sur un investissement là-dessus. C'est que je fais beaucoup plus de contrôle ou j'essaie d'en mettre beaucoup plus. Comment tu le quantifies ? Oui, je devrais peut-être avoir trois, quatre personnes en plus si je voulais faire la même étendue de contrôle que je veux faire. pour les clôtures mensuelles, pour les clôtures sur le daily. Alors oui, on pourrait calculer un ROI, mais je ne l'ai pas encore fait. Mais j'ai déjà un bon ROI rien qu'avec les automatisations de base. Les connectivités bancaires que j'ai avec EBICS auprès des banques suisses, ça me fait gagner un temps de fou. Pareil pour la pipeline de gestion des factures. Quand littéralement la facture est prête, le fournisseur fait créer, toutes les lignes sont imputées avec les bonnes descriptions et que mes collègues n'ont plus qu'à revoir. de visu parce qu'on a encore une visu humaine, ça reste du gain de temps.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Mais je n'ai jamais fait l'exercice de mesurer à la minute près combien est-ce que je gagne.
- Speaker #1
Ça me fait penser dans ce rapport justement de Work AI Index qui est basé sur 6000 travailleurs qui travaillent avec l'IA et dans différentes boîtes. Au bout d'un moment, le rapport souligne ce que font ceux qui gèrent bien l'IA versus ceux qui gèrent moins bien l'IA et ceux qui gèrent bien l'IA vont faire deux trucs. le premier truc c'est qu'ils vont être très au clair sur ce qu'ils vont confier à l'IA et ce qu'ils ne vont pas confier à l'IA et donc là on le retrouve dans ce que tu dis déterministique versus agentique ou même pas déterministique c'est moi qui vais aller voir le client et lui serrer la main voilà et puis un autre truc c'est que le temps gagné va être réinvesti pas à faire plus de travail mais à consolider le contexte qu'ils ont travaillé et c'est exactement ce que tu dis la question que je me pose c'est des équipes qui gagnent du temps parce qu'ils doivent presser sur un bouton, ils vont sur un café et puis après, il y a le rapport qui leur prenait une heure avant. Qu'est-ce qu'ils font maintenant ?
- Speaker #0
Il y a quand même du boulot.
- Speaker #1
Bien sûr, j'exagère, je tire le trait, mais avec le temps gagné, est-ce qu'ils se forment à l'IA ? Est-ce qu'ils vont peut-être plus suivre les clients ? Est-ce qu'ils vont peut-être avoir géré plus de clients par opérateur ou par expert, comme tu les appelles les experts comptables ? Parle-nous un peu de cette partie-là. Comment ils le prennent aussi, tes équipes ? J'imagine que ça va être cool de bosser dans une boîte comme ça. Versus, on travaille avec le fichier Excel et puis...
- Speaker #0
Non, je pense qu'ils aiment bien le côté tech. Maintenant, la gestion du volume, c'est compliqué parce qu'on reste en volume où il y a de la saisonnalité. Là, on sort de toute la partie des clôtures, des audits. Fort volume, on a tout d'un coup une baisse ou même une semaine où il y a tous les clients qui envoient toutes les factures. Ah oui,
- Speaker #1
dans ce sens-là, oui.
- Speaker #0
Donc, ça reste très compliqué à gérer. De nouveau, mes équipes travaillent super bien. Elles essayent de faire le maximum. Je sais qu'on a beaucoup de volume, même s'il y a aide en grande partie. Mais sinon, je pense qu'elles sont contentes d'avoir les fonctionnalités que je leur mets à disposition. C'est souvent des fonctionnalités où j'essaie de les interroger. Voilà, savoir où est-ce que vous avez des pain points. où est-ce qu'on pourrait améliorer, où est-ce que vous perdez du temps. Donc on essaie de les développer aussi par rapport à leurs besoins, parce que c'est eux qui sont vraiment dans l'opérationnel.
- Speaker #1
Oui, j'imagine. Et toujours dans ce même rapport, il y a ce chiffre que je trouve intéressant, et ils ont un peu appuyé dessus, ceux qui ont fait ce rapport, c'est l'IA nous fait gagner, mais après c'est déclaratif, il faut toujours se méfier avec les trucs déclaratifs, mais il ferait gagner 10-11 heures par semaine. mais on aurait donc une personne qui travaille avec l'IA ferait gagner 11 heures par semaine mais 6 heures seraient passées à réinvestir à corriger le travail de l'IA vérifier parce que c'est ça aussi qui est difficile avec l'IA c'est qu'il peut nous raconter des cracks mais c'est très bien dit ouais ouais clairement et il va nous raconter un gros crack 9 fois sur 10 au bout d'un moment quand il est bien ton système 99 fois sur 100 et donc naturellement tu as une baisse de la vigilance qui se met en place, c'est très difficile avec un système qui fonctionne bien de rester vigilant et donc tu as quand même ce travail on le sous-estime, ce travail de repasser derrière, de vérifier, de se dire c'est bizarre ce chiffre, tu vois typiquement en préparant ta présentation au bout d'un moment il me dit ouais il a fait la HEC il finit mineur mineur de Genève, j'étais mineur de Genève c'est quoi ce truc tu vois moi j'avais jamais entendu parler, je me dis attends c'est bizarre donc j'ai souligné, après on a eu ce call Après, tu as précisé. Et typiquement, ça, je trouve que c'est compliqué quand tu es face à une IA qui débite beaucoup de textes, de rester vigilant. Donc, il y a aussi ce travail-là. Et je pense que pour toutes les personnes qui se disent « Ah, l'IA, c'est magique » , en fait, je pense qu'elles n'ont pas assez travaillé avec l'IA.
- Speaker #0
C'est pour ça, de nouveau, on parle de tout ce qui est harnais, contrôle et autres.
- Speaker #1
Quand tu dis harnais, vas-y, c'est quoi ? Tu l'as dit il y a plusieurs fois. Comment tu le décrirais aux gens qui nous écoutent ?
- Speaker #0
C'est tout ce qui... autour justement l'agent. Le contexte,
- Speaker #1
le data, les API, MCP, c'est ça ?
- Speaker #0
Avec les hooks, son périmètre d'action. Il y a vraiment tout un engineering à faire autour de ça pour lui dire, ok, tu as le droit de faire ça ou pas.
- Speaker #1
C'est en gros un peu son architecture.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Architecture plus outils.
- Speaker #0
Et c'est pour ça. J'insiste sur ta architecture pour dire que l'argentique, ce n'est pas forcément simple à mettre en place. Parce que si tu veux vraiment faire les choses correctement, comme tu le dis, il peut halluciner, il peut dire des choses qui sont fausses. Tu es obligé d'augmenter les contrôles. On en revient toujours à la même chose. Si effectivement tu as un système qui est de plus en plus efficient, qui dit toujours vert, comme tu disais, l'humain, il appuie, Et là, oui, tu dois mettre plus de contrôles en place. Donc tu vas rajouter, Nous, on a des... On prend aussi, par exemple, pour le contrôle du développement, on prend des modèles différents. Donc on va prendre le modèle X pour aller vérifier le modèle Y. Parce qu'ils n'ont pas forcément le même algorithme derrière. Donc il y a peut-être une vision différente.
- Speaker #1
Et est-ce que tu utilises aussi des modèles qui ne connaissent pas du tout votre contexte, qui sont complètement en dehors de tout ce qui se passe dans votre boîte et qui vont analyser d'une manière froide ?
- Speaker #0
De toute façon, un modèle est... le modèle en soi, il ne connaît pas la boîte.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est le data et les contextes qui lui donnent le truc. Le contexte qui est ingéré.
- Speaker #1
Mais ce que je veux dire, c'est que le modèle qui va contrôler, par exemple, le code qui est généré par ton équipe, ta team de codeurs, on va dire cet auditeur externe, lui, il n'est pas connecté à votre data, il n'est pas connecté à votre contexte.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Quand même. Donc, en fait, il pourrait être...
- Speaker #0
Mais il va avoir des instructions différentes. Il a des instructions différentes avec un algorithme différent. Ils vont générer un output qui est différent.
- Speaker #1
Ok. Quelles sont les erreurs coûteuses que tu as commises ? Et si tu en as eu ? Qui t'ont fait perdre du temps ? Tu te dis, en fait, j'aurais plutôt dû faire ça comme ça ou j'aurais plutôt dû travailler dans cet ordre ? Ça m'aurait évité de faire travailler mes agents trois jours de plus.
- Speaker #0
Je ne vois pas forcément d'erreurs qu'on ait faites. Parce que, de nouveau, c'est encore une technologie qui n'est pas maîtrisée. Pour moi, je dis toujours, ça fait une année et demie qu'on fait de la R&D. On nous disait que les choses qu'on faisait il y a un an avec Loïc, on ne le fait plus du tout maintenant parce que ça a basculé, on a découvert de nouvelles choses, la technologie s'est améliorée. Donc en fait, c'est en mouvance constante. On n'a jamais quelque chose de figé. Donc même quand on fait une erreur, au début, on était parti sur un certain OCR. Trois semaines après, on avait un autre, on a testé. Après, on est revenu en arrière. Après, on a réussi un troisième. Après, on a mis une cascade d'OCR parce qu'on s'est rendu compte que c'était peut-être un overkill.
- Speaker #1
Donc, l'OCR, c'est pour tout lire les documents PDF. C'est ça,
- Speaker #0
une technologie qui permet d'extracter un texte. Donc, on s'est dit, celui-là, c'est un overkill. Ça nous booste, ça nous remplit la carte graphique alors que c'est juste un petit document. Donc, on va mettre un truc plus léger. Donc, finalement, on n'a fait que d'apprendre et d'évoluer à maîtriser parce que, de nouveau, c'est... Tant que tu ne mets pas la main dans le cambouis, c'est difficile à comprendre exactement comment ça fonctionne, quels sont les impacts. Et c'est ça que je trouve super intéressant, c'est qu'en fait, on apprend tous les jours quelque chose de nouveau. Donc pour moi, il n'y a pas vraiment d'erreur coûteuse. Alors, c'est coûteux. Oui,
- Speaker #1
c'est clair.
- Speaker #0
Mais je ne considère pas ça comme une erreur.
- Speaker #1
Oui, c'est de l'exploration. C'est de l'exploration, recherche et développement.
- Speaker #0
Clairement, oui. Puis, il y a du code. Il y a du code qu'on a fait il y a six mois, qu'on a jeté. Donc tu passes trois semaines à coder un truc et puis hop, nouvelle approche, on jette le code et puis on le recommence.
- Speaker #1
Une personne qui nous écoute là, qui lui a dans sa boîte du chat GPT sur certains posts, certaines personnes qui guiquent un peu des trucs dans leur coin, par où commencer ? Je sais que je t'ai posé cette question, tu m'as dit bonne question difficile, changer de mindset, mais c'est ce que tu m'avais répondu.
- Speaker #0
De nouveau, pour moi, ça va dépendre jusqu'où il veut aller dans l'automatisation, quel est le métier aussi. En fonction des métiers, on ne va pas mettre la même archi en place. Je reviendrai sur revoir l'adaptation, revoir les processus, revoir là où est-ce que ça vaut la peine de mettre de l'IA ou pas. Après, pour l'instant, on me posait souvent cette question. En fait, je n'ai pas de réponse par où commencer. Moi, j'y suis directement aller en engageant quelqu'un qui était du domaine et puis en engageant des moyens, en fait je n'ai pas trouvé d'entre-deux. Il y a plein de personnes qui mettent du N8N en place et Workflow. Je ne suis pas forcément fan parce que je ne sais pas dans quelle mesure ça peut tenir de la prod, vraiment du volume de production. Mais ça peut aider sur certains petits workflows. Comme on disait, un petit workflow agentique. Tu vas chercher le document à gauche, tu le classes, toujours mieux que rien. Mais pour vraiment passer sur du full agentique, j'ai... Ouais.
- Speaker #1
Ouais. Toi, tu as fait des interventions, justement, auprès de Fiducia. Il me semble que tu parlais de l'IA. Il me semble, hein. Ouais, tu as montré un petit peu ton système.
- Speaker #0
Ce qu'on faisait, ouais.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui choque le plus les gens ? Ou peut-être toi, qu'est-ce qui te surprend le plus quand tu discutes avec des gens ? sur leur perception de l'IA versus toi qui as mis en place. C'est quoi le plus gros delta ?
- Speaker #0
Si on parle du chantier, je pense qu'ils sous-estiment la complexité.
- Speaker #1
Là, je pense que maintenant, ils l'ont bien en tête.
- Speaker #0
Ça implique de vraiment avoir une vraie architecture atlantique. Puis après aussi, quand je fais des démos de ce que je fais et de ce que je mets en place, je pense qu'ils ne s'imaginaient pas. pas forcément qu'on pouvait aller aussi loin avec de l'IA. C'est vraiment surpris par la réelle capacité des systèmes. Parce que quand on commence à les brancher à des systèmes où ils peuvent faire des appels, ils peuvent passer des choses, passer des écritures, aller rechercher eux, ça c'est bluffant. Ça c'est bluffant.
- Speaker #1
C'est clair, c'est grisant, bluffant. C'est un autre level. Super, parlons un peu de ton organisation. Toi, comment tu fais pour t'organiser ? Historiquement, moi je parlais d'organisation personnelle, j'aime bien terminer avec ça. Est-ce que tu as un assistant agentique qui va te dire exactement ce qu'il y a dans ton agenda ?
- Speaker #0
Heureusement pas, je suis une catastrophe pour ça. Ok, ok,
- Speaker #1
ok. Pour ceux qui me connaissent. C'est vrai ? C'est intéressant. Pourtant, ce que je trouve intéressant, c'est que tu as cette partie très...
- Speaker #0
maîtrise des processus sur ta boîte par contre toi t'es plus en mode feeling ouais moi en fait je pense quand j'ai quelque chose dans la tête je focus là dessus à 300%
- Speaker #1
c'est très compliqué de m'en sortir de débrancher d'où ce qu'on disait avant moi j'avais un peu cette frustration de me dire c'est pas une vraie frustration mais des fois je me dis ah si j'avais pas des enfants en bas âge si j'étais pas marié si j'avais cette vie où je suis un peu solo et où je pouvais vraiment tout mettre de côté et plonger à fond dans l'IA ce serait cool des fois j'aimerais bien faire ça alors que là maintenant j'ai des contraintes familiales qui font que le soir à 18h ça tape à la porte et c'est très cool toi à l'inverse tu voyais plutôt le revers de la médaille de ne pas avoir ces contraintes de ne pas réussir à décrocher de ne pas réussir à décrocher parce que comme je disais il y en a plein qui disent
- Speaker #0
se limite une addiction.
- Speaker #1
Bien sûr, non mais c'est une addiction quoi, enfin je suis persuadé. Les gens qui sont accros aux réseaux sociaux et aux emails, alors imagine une IA quoi,
- Speaker #0
tu vois. Non, comme on a discuté tout à l'heure, je pense être accro de voir quelque chose se réaliser devant tes yeux. De voir, voilà, tu donnes un input, et puis t'as le produit qui se construit, tu dis, ah mais attends, je veux encore ça, je veux encore juste ci.
- Speaker #1
Je change ceci, je change ce bouton.
- Speaker #0
Et puis ça, c'est juste génial de voir les choses se construire devant toi comme par magie, en guillemets. Donc je pense que c'est ce côté-là qui est un petit peu addictif.
- Speaker #1
Un petit peu beaucoup addictif, c'est clair. Et je ne te lâche pas sur la partie organisation. C'est quoi tes outils pour t'organiser au quotidien ? Parce que là, tu étais à l'heure, tu étais même en avance. Donc c'est quoi ? Tu as un agenda, tu as un calepin ? Je dis qu'on s'organise tous, après c'est le niveau qui change. Tu as un agenda ?
- Speaker #0
Oui, j'ai un agenda. Voilà, ok.
- Speaker #1
Pour gérer tes projets, t'as quelque chose ?
- Speaker #0
Alors, pour les projets... Ah non, nous, quand on parle de la partie business, de nouveau, j'ai mes priorités sur le business.
- Speaker #1
Mais tes projets à toi, je sais pas, t'as peut-être un truc à côté ?
- Speaker #0
En fait, je sais pas si c'est un pendant de mon métier qui veut qu'on ait obligé d'être hyper... à cheval, sur les cadres pour respecter les paiements, les salaires et c'est ça que du coup dans ma vie privée je lâche et je repense je la fasse plus au feeling j'en ai de matin, de fin de soir je m'attends à faire du sport je suis plus en free flow j'essaie d'avoir une certaine routine qui soit un petit peu imposée tel jour j'ai la beurre, tel jour j'ai ci mais autrement autour j'essaie d'être quand même hum relâche un peu de la pression d'organisation et j'aime bien faire des trucs aussi un petit peu spontanés je trouve qu'on est dans un monde où il manque de spontanéité surtout en Suisse,
- Speaker #1
moi je trouve ça fou j'ai des potes, j'ai envie de les voir des potes, des connaissances, on se trouve un week-end ils me disent ah moi j'ai mes 4 prochains mois qui sont full, je fais mais les gars vous voulez pas laisser de la place un petit peu dans vos semaines pour prendre les trucs au vol donc je me laisse un peu ce côté spontanéité cool Et niveau inspiration, livres, podcasts, YouTube, est-ce que tu as des chaînes, est-ce que tu as des choses qui t'inspirent ? Voilà, est-ce que tu as deux ou trois ?
- Speaker #0
Ces deux dernières années, j'étais tellement drainé dans tout ce qui était IA. J'ai suivi, on va dire, regardé beaucoup de podcasts. J'avais suivi des cours sur Coursera, j'avais fait des mocks.
- Speaker #1
Sur toute la partie IA ?
- Speaker #0
IA, ML, juste pour comprendre comment ça fonctionne.
- Speaker #1
La base, les tokens, les trucs et machins.
- Speaker #0
donc là ça va que tout mon temps toute mon énergie elle passe là-dedans ouais t'as la chance de plus être dans les opérations de ta boîte ouais mais plus à 100%
- Speaker #1
oui un petit peu mais ce que je veux dire t'as une grande partie de ton temps qui est quand même dédié à l'IA à ce projet d'exploration évidemment le but c'est d'aider les opérations et aussi améliorer le service au client mais C'est cool de pouvoir faire ça parce que beaucoup de gens ne pourraient pas le faire.
- Speaker #0
Clairement,
- Speaker #1
oui. De se dire, OK, je me concentre à fond, plus avec un CTO. Donc, voilà, super intéressant. Est-ce que tu aimerais rajouter quelque chose à tout ce qu'on a dit aujourd'hui sur l'IA ?
- Speaker #0
Je crois que j'ai déjà bien parlé.
- Speaker #1
Oui, non, mais c'était chouette. Je pense qu'en fait, moi, ça m'a permis de comprendre plusieurs trucs, mais aussi de replacer un peu l'IA au milieu de tout ce discours, recommander ce qu'on peut avoir des fois sur les eaux. Moi, pour avoir pas mal creusé pas par rapport à toi, mais je pense par rapport au commun des gens qui utilisent uniquement en mode chat, j'ai quand même un petit peu creusé le sujet suffisamment pour me dire, ah ouais, en fait, c'est pas facile. Et c'est pour ça que quand tu m'as montré ton système, j'étais, ah ouais, qu'il y a un prod en plus. Je me suis dit, on échange, donc c'était un plaisir. Où c'est qu'on te retrouve ? Tu as mentionné LinkedIn, je mettrai le lien dans la description. Est-ce que tu as un autre endroit, le site web ou LinkedIn ?
- Speaker #0
Le site web, LinkedIn.
- Speaker #1
Cool.
- Speaker #0
On est là.
- Speaker #1
Super. Merci beaucoup Jérôme et puis à la prochaine.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Merci à toi.
- Speaker #1
Merci pour votre attention. Vous êtes à la fin de cet épisode. Si vous pensez qu'il peut aider l'un de vos proches, pensez à le lui transmettre. Et si vous souhaitez discuter avec tous les épisodes passés et à venir, et ceci de manière interactive, inscrivez-vous. Le lien est dans la description.