Speaker #0Et si Dieu n'était plus juste une case à cocher sur ta to-do list ? Bienvenue dans Psaume et Chocolat. Je suis Christine et chaque vendredi je t'ouvre les portes de notre salon chrétien, un espace de douceur où on ouvre la Bible ensemble, sans pression et sans performance. Ici, on ne cherche pas à faire plus pour Dieu, on cherche juste à être plus avec Lui. Alors prends ta boisson préférée. Et installe-toi. Est-ce que ça t'est déjà arrivé de perdre un enfant dans la foule ? Même quelques secondes. Au supermarché, à la plage, dans une gare, tu te retournes et il n'est plus là. Et tu vois cette sensation, ce truc glacé qui te tombe dans le ventre, ton cœur qui s'arrête une seconde, puis qui se met à battre trop vite, tu balais tout du regard. tu l'appelles et pendant ces quelques secondes, plus rien d'autre existe. Maintenant, imagine que ce ne sont pas quelques secondes, imagine que c'est trois jours. Trois jours à chercher ton enfant sans le trouver. Et imagine que cet enfant, ce n'est pas n'importe quel enfant, c'est le fils de Dieu et que toi, la maman, tu es mari. C'est exactement l'histoire qu'on va lire aujourd'hui. Et je te préviens tout de suite, ce passage, il va te déculpabiliser. Mais il va faire aussi autre chose. Quelque chose de beaucoup plus grand, et c'est quelque chose que je ne veux pas que tu rates. Bienvenue dans ce nouvel épisode d'études bibliques de Psaume et Chocolat. Aujourd'hui, on arrive à la fin du chapitre 2 de Luc, plus exactement les versets 40 à 52. Installe-toi confortablement, prends ta boisson chaude préférée, ta Bible si tu en as la possibilité, et prenons ce temps ensemble. Avec les épisodes précédents, on a fini tout l'arc de la nativité. On a vu la naissance de Jésus, les bergers, puis Siméon et Anne au temple, ces deux personnes un peu âgées qui avaient attendu toute leur vie de voir le Sauveur. Et après ça, le texte fait quelque chose de surprenant. Ils sautent. Ils sautent par-dessus toute l'enfance de Jésus. On passe d'un bébé présenté au temple à un garçon de 12 ans, et c'est le seul épisode de toute l'enfance de Jésus que les évangiles nous racontent. Le seul. Donc s'il est là, c'est qu'il a quelque chose d'important à nous dire. Je te propose déjà... Qu'on lise le passage et ensuite on prendra trois temps pour l'explorer. Le petit enfant grandissait et se développait. Il était plein de sagesse et la grâce de Dieu reposait sur lui. Les parents de Jésus se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand Jésus eut douze ans, ils y montèrent selon la coutume de la fête. Une fois la fête terminée, ils prirent le chemin du retour, mais Jésus leur fils resta à Jérusalem. Et ses parents ne s'en aperçurent pas. Ils supposaient en effet qu'ils se trouvaient avec leurs compagnons de voyage et firent ainsi une journée de marche. Ils se mirent alors à le chercher parmi leurs parents et leurs connaissances. Mais ils ne le trouvèrent pas. Aussi retournèrent-ils à Jérusalem pour le chercher. Trois jours plus tard, ils le retrouvèrent dans le temple, assis au milieu des maîtres. Ils les écoutaient et leur posaient des questions. Tous ceux qui l'entendaient s'émerveillaient de son intelligence et de ses réponses. Ses parents furent très étonnés de le voir là, et sa mère lui dit, « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Tu sais, ton père et moi, nous étions très inquiets, et nous t'avons cherché partout. Pourquoi m'avez-vous cherché ? » Leur répondit Jésus, « Ne saviez-vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Il repartit donc avec eux et retourna à Nazareth, et il leur était obéissant. Sa mère gardait précieusement dans son cœur le souvenir de tout ce qui s'était passé. Jésus grandissait et progressait en sagesse, et il se rendait toujours plus agréable à Dieu et aux hommes. Commençons donc par le plus humain, parce qu'ici il y a quelque chose qui moi m'a fait du bien, et qui je pense va te faire du bien également. Marie et Joseph perdent Jésus, ils le perdent vraiment. Et regarde comment le texte le raconte, parce que c'est précis. Ils repartent de Jérusalem après la fête. Et ils font une journée entière de marche en pensant que Jésus est quelque part dans la caravane. Une journée entière, avant même de se rendre compte qu'il n'est pas là. Alors on pourrait juger Marie. On pourrait se dire quoi ? Comment on fait pour perdre le Fils de Dieu pendant une journée entière sans s'en apercevoir ? Mais en fait, si tu connais un peu comment ces voyages se passaient, c'est compréhensible. Les familles voyageaient en grand groupe, en caravane, pour des raisons de sécurité surtout. Les enfants couraient d'un groupe à l'autre, ils étaient avec les cousins, avec les voisins, avec les copains. Et à 12 ans, Jésus, c'était plus un petit enfant qu'on tient par la main. Marie pensait qu'il était avec Joseph, Joseph pensait peut-être qu'il était avec Marie, ou avec la famille, ou avec les amis. Bref, ils ont supposé sa présence. Et ça, je trouve que ça nous parle énormément. Parce que nous aussi, parfois, on suppose la présence de Jésus dans nos vies. On part le matin, on enchaîne la journée, le travail, les enfants, les courses, la machine à laver qui tourne, les mille petites choses. Et on suppose qu'il est là, quelque part, dans la caravane de notre quotidien. Sans vraiment vérifier, sans vraiment le chercher, on le tient un peu pour acquis. Et puis arrive un moment, souvent le soir, quand on s'assoit enfin, où on réalise avec un petit pincement au cœur, qu'on n'a pas pensé à lui de toute la journée, qu'on l'a un peu perdu de vue dans le tumulte. Et tu sais ce que ce passage nous dit sur ce point précis ? Il nous dit que ça arrive, même à Marie, même à la femme que Dieu a choisie entre toutes pour élever son fils. Même à elle, dans sa mission sacrée, le quotidien a pris de dessus au point qu'elle a marché une journée entière sans s'apercevoir que Jésus n'était pas là. Donc toi, si cette semaine tu as eu l'impression de perdre Jésus de vue dans la foule de choses que tu as eu à faire, ben je voudrais bien que tu entendes ceci, c'est pas un péché honteux. C'est juste ton humanité, c'est juste mon humanité. Et ça ne définit pas notre relation avec lui. Bon, maintenant, je voudrais qu'on monte d'un cran, parce que si on s'arrête à « Marie a perdu Jésus et c'est rassurant » , on raterait quand même le cœur du passage. Marie et Joseph reviennent à Jérusalem et ils cherchent. Trois jours, garde ce détail en tête. Ces trois jours, on va y revenir parce que ça cache quelque chose. Et donc, au bout de trois jours, ils le retrouvent. Et où est-ce qu'ils le retrouvent ? Dans le temple, assis au milieu des maîtres, des docteurs de la loi, à les écouter et à leur poser des questions. Et tout le monde est stupéfait de son intelligence. Et quand Marie le retrouve, en fait, elle ne fait pas forcément comme moi j'aurais fait. Moi, je pense que je me serais jetée sur lui, je l'aurais serré dans mes bras, et puis ensuite, je l'aurais engueulé. Mais elle, elle reste calme, elle ne se jette pas sur lui, elle lui fait juste un reproche. Elle lui dit, mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Ton père et moi, nous étions très inquiets. Tu entends ? Elle dit, ton père et moi. Elle parle de Joseph et c'est normal, c'est une maman qui a été morte d'inquiétude. Elle a passé trois jours dans l'angoisse et elle réagit avec ses tripes. Mais regarde la réponse de Jésus. Mais avant ça, il faut que tu saches une chose. Dans tout l'évangile de Luc, depuis le début, la naissance, les bergers, Siméon, tout ça, Jésus n'a encore jamais parlé. Pas une seule parole n'a été rapportée. Pendant douze ans, le texte ne nous donne aucun mot de lui. Et là, pour la première fois, Luc choisit de nous rapporter une parole de Jésus, la toute première, et c'est celle-ci. Marie, elle, dit « Ton père et moi » et Jésus répond « Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon père ? » Tu vois ce qu'il fait ? Marie parle de Joseph comme de son père et Jésus, doucement mais fermement, recadre. « Mon père, ce n'est pas Joseph. Mon père, c'est Dieu. Et sa maison, c'est ici, dans le temple. » Donc là, toute... première phrase de Jésus dans l'évangile de Luc, ce n'est pas un mot pour assurer ses parents, ce n'est pas une excuse, c'est une déclaration sur qui il est. A douze ans, il sait déjà. Il sait d'où il vient et à qui il appartient. Et ces tout premiers mots rapportés parlent de son Père céleste. Et il y a ce contraste que je trouve magnifique. D'un côté, Marie qui court dans tout Jérusalem, affolée, qui cherche partout. Et de l'autre Jésus, parfaitement calme, assis dans le temple, il n'a pas bougé. Il n'était pas perdu. En fait, il était exactement là où il devait être. Et c'est Marie qu'il cherchait au mauvais endroit. Et ça, c'est une question que toi et moi on peut se poser, sans se juger, juste pour en avoir conscience. Est-ce que parfois, nous aussi, on ne cherche pas Jésus au mauvais endroit ? Est-ce qu'on le cherche dans nos performances ? Dans nos efforts pour être une chrétienne qui gère tout, qui assure, qui brille peut-être aussi, on s'agite autour du temple, alors que lui, il est tranquillement à l'intérieur, dans sa parole, dans l'intimité avec son Père. Et il nous attend là, pas dans notre agitation, dans la simplicité. Et maintenant, je voudrais qu'on revienne aux trois jours. Je t'avais dit qu'on y reviendrait. Marie et Joseph cherchent Jésus pendant trois jours avant de le retrouver. Et ce chiffre dans la Bible... ce n'est presque jamais un hasard. Parce que des années plus tard, à la fin de cet évangile justement, il va se passer quelque chose. Jésus va mourir sur une croix, on va le déposer dans un tombeau, et pendant trois jours, on va le croire perdu. Et des femmes, encore des femmes, vont venir le chercher, au tombeau, au bout de trois jours. Et là, deux anges vont leur dire une phrase qui résonne incroyablement avec notre passage d'aujourd'hui. Ils vont leur dire, pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Tu entends l'écho ? Ici, à douze ans, Jésus dit Merci. Pourquoi me cherchez-vous ? Et à la résurrection, les anges disent, pourquoi cherchez-vous ? Dans les deux cas, on cherche Jésus au mauvais endroit. Dans les deux cas, il y a trois jours. Et dans les deux cas, on le retrouve vivant, exactement là où il devait être, dans les affaires de son père. Luc, dès l'enfance de Jésus, est en train de planter une petite graine qui ne fleurira qu'à la croix. Ce n'est pas un hasard. Dans la Bible, rien n'est un hasard. Et moi, ce genre de détails, franchement, ça m'émerveille, parce que ça me rappelle que toute l'histoire de Jésus tient ensemble, d'un bout à l'autre, et que Dieu écrivait déjà la fin, dès le commencement. Et puis, il y a la fin du passage, qui est toute douce. Jésus redescend à Nazareth, avec ses parents, et le texte dit qu'il leur était soumis. Le Fils de Dieu, celui qui vient de dire qu'il est aux affaires de son Père, retourne dans une petite ville sans intérêt, Et il obéit à ses parents. Et là, pendant 18 ans, il ne va plus rien se passer. 18 ans de silence. Le texte résume toutes ces années en une seule phrase. Jésus grandissait et progressait en sagesse, et il se rendait toujours plus agréable à Dieu et aux hommes. 18 ans de vie ordinaire, de travail, de Nazareth. Et c'est là, dans cet ordinaire-là, que le Fils de Dieu grandit, pas sous les projecteurs. mais dans le silence du quotidien. Et ça, c'est important, parce que ça veut dire que ta vie ordinaire à toi, à moi, nos journées banales, notre travail, notre pile de linge à plier, des cinq minutes de pause, c'est exactement le lieu où Dieu nous fait grandir nous aussi. Tu n'as pas besoin et je n'ai pas besoin de briller pour grandir. La croissance la plus profonde se fait souvent dans l'ombre. Et puis il y a Marie. Et Marie nous laisse un secret. Le texte dit Sa mère gardait précieusement toutes ces choses dans son cœur. Tu sais, c'est la troisième fois dans Luc qu'on nous dit que Marie gardait les choses dans son cœur. Marie ne comprend pas tout, le texte le dit clairement. Ils ne comprirent pas ce que Jésus leur disait. Mais au lieu de rejeter ce qu'elle ne comprend pas, au lieu de s'énerver ou de classer l'affaire, Marie garde, elle le conserve, elle laisse reposer dans son cœur ce qui la dépasse, en attendant de comprendre plus tard. Et je crois que c'est une vraie clé pour nous. Parce qu'il y a tellement de choses dans nos vies de foi qu'on ne comprend pas. Des prières sans réponse, des silences de Dieu, des situations où on se dit « mais pourquoi Seigneur ? » Et on a deux options. Soit on rejette parce qu'on est frustré, soit on fait comme Marie et on garde dans son cœur. On ne comprend pas, mais on garde. On fait confiance que le sens viendra, peut-être plus tard, peut-être même beaucoup plus tard. Alors si tu veux bien, j'aimerais qu'on termine par une prière. Seigneur, merci. Merci de nous montrer que même Marie a pu te perdre de vue dans le tumulte de sa vie et que ça ne l'a pas disqualifiée. Pour toutes celles qui écoutent et qui ont peut-être l'impression de te perdre de vue cette semaine, dans la fatigue, dans les mille choses à gérer, Seigneur, rappelle-nous s'il te plaît que tu n'as pas bougé, que tu es là où tu as promis d'être. Qu'on te cherche peut-être dans notre agitation, mais que tu nous attends tranquillement, dans ta parole, dans le calme. Apprends-nous, comme Marie, à garder dans notre cœur ce qu'on ne comprend pas encore, à ne pas rejeter tes silences, mais à les déposer précieusement, en attendant que tu nous donnes la lumière. Et merci Seigneur, parce que tu grandis en nous, dans notre ordinaire, dans nos Nazareth à nous, dans nos journées bancales. Aide-nous à te faire confiance là. dans le silence du quotidien. Amen. Voilà, c'est la fin de cet épisode et du chapitre 2 de l'évangile de Luc. J'espère qu'il t'a donné envie de relire ce passage avec un regard neuf et j'espère surtout que la prochaine fois que tu auras l'impression d'avoir perdu Jésus de vue dans le tumulte, tu te rappelleras qu'en fait il n'a pas bougé. qu'il t'attend tranquillement à sa place. Dans le prochain épisode, on prend un peu de recul. On va parler d'un sujet qui revient souvent dans le cœur de beaucoup de chrétiennes. Cette impression de ne jamais être assez, de devoir toujours faire plus. Et je crois que ça va en toucher plus d'une. On en parle bientôt. D'ici là, sois béni et à très vite dans le salon. Si cet épisode t'a fait du bien, Partage-le à une amie qui en a besoin, c'est la plus belle façon de l'aider à continuer. On se retrouve vendredi prochain dans le salon. D'ici là, souviens-toi, tu n'as pas besoin d'être parfaite pour venir à Dieu, ni de chercher à faire plus pour Lui. Cherche juste à être plus avec Lui. Que tu aies 5 minutes ou 1 heure devant toi, que tu sois en pleine forme ou au bout du rouleau, que Dieu te retrouve et te bénisse là où tu es, exactement tel que tu es. A très vite ! Musique Musique