Speaker #0Et si Dieu n'était plus juste une case à cocher sur ta to-do list ? Bienvenue dans Psaume et Chocolat. Je suis Christine et chaque vendredi je t'ouvre les portes de notre salon chrétien, un espace de douceur où on ouvre la Bible ensemble, sans pression et sans performance. Ici, on ne cherche pas à faire plus pour Dieu, on cherche juste à être plus avec Lui. Alors prends ta boisson préférée. et installe-toi. On va faire un petit test toi et moi. Prends ta Bible, tu l'ouvres à n'importe quelle page et tu lis trois versets, juste trois, tranquillement. Mets en pause, prends ton temps. Voilà, referme-la. Et maintenant, sans rouvrir, qu'est-ce que tu viens de lire ? Je ne te demande pas de me réciter, je te demande juste est-ce que tu saurais dire à quelqu'un ce que tu viens de lire. Pas les mots exacts, juste l'idée. Si la réponse c'est non, ou un blanc un peu gênant, déjà, il faut que tu saches, ce n'est pas un problème de foi, ce n'est pas un problème de volonté, et ce n'est pas un problème d'intelligence. C'est un problème d'attente. En ouvrant la Bible, en attendant d'elle quelque chose qu'elle n'a jamais promis de faire. Et comme on ne le reçoit pas, on se dit que c'est nous le problème, on referme. Et on recommence la semaine d'après avec peut-être un peu moins d'élan. Alors aujourd'hui, toi et moi, on va regarder ensemble un verset. Un seul. Un verset que tu connais sûrement par cœur. Tu as peut-être même en affiche chez toi, en calligraphie ou en fond d'écran. Et je vais te dire tout de suite ce qui m'a arrêté quand je l'ai vraiment regardé. Parce que ce verset, en fait, il promet beaucoup, beaucoup moins que ce que la plupart des gens le croient. Beaucoup moins. Et ça, précisément, tu vas voir, c'est libérateur. Alors reste avec moi. Bienvenue dans cet épisode de Psaume au chocolat. Aujourd'hui, ce n'est pas un épisode études bibliques, on reprendra l'évangile de Luc la semaine prochaine. Aujourd'hui, c'est un épisode réflexion, un épisode où on prend quelque chose et où on la travaille ensemble. Alors installe-toi confortablement, prends ta boisson chaude préférée, ta Bible, si tu en as la possibilité, et prenons ce temps ensemble. Alors, d'où part cet épisode de podcast ? En fait, pendant des années, j'ai vu autour de moi beaucoup de personnes, et moi y compris, qui avaient une relation un peu bizarre. En gros, on sait qu'il faut lire la Bible, on sait que les vraies chrétiennes, les vraies, les sérieuses, la lisent tous les matins, et on se dit « ouais, je vais m'y mettre » . Et dans ces cas-là, tu tiens quatre jours, parfois trois semaines quand tu es en forme, et puis ça retombe. Et à chaque fois... je me disais la même phrase, je manque de discipline. Ben c'est pas vrai. Enfin si, je manque de discipline, ça m'arrive, soyons honnêtes. Mais là, ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est que je lisais en attendant quelque chose de précis. J'attendais que ça me parle. J'attendais que ça éclaire ma situation. J'attendais, pour tout te dire, une réponse. Et quand je refermais la Bible sans avoir rien reçu de tout ça, je concluais. très logiquement que soit je m'y prenais mal, soit Dieu ne me parlait pas. Et quand j'ai discuté de tout ça avec des copines chrétiennes de l'église ou des réseaux sociaux, je me suis rendu compte que je n'étais pas la seule à ressentir ça. Et il m'a fallu un certain temps pour comprendre qu'en fait il y avait une troisième possibilité, que j'attendais la mauvaise chose. Et tu vas voir que c'est le verset lui-même qui le dit. Il le dit même très clairement, mais on ne l'entend pas. Parce qu'on l'a trop entendu. Allez, on va lire ce fameux verset. C'est dans le psaume 119 au verset 105. Et je te le dis dans la version seconde 21. « Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier. » Bon, tu vois, je te l'avais dit, celui-là, tu le connais par cœur. Je pense que c'est un des versets qu'on voit le plus souvent dans la sphère chrétienne. Alors, deux petites choses sur ce psaume avant qu'on avance, parce que ça va nous aider. Le psaume 119, c'est le plus long chapitre de toute la Bible. 176 versets. Et il parle d'une seule chose. Du début à la fin, la parole de Dieu. 176 versets sur un seul sujet. Ça, ça veut dire que celui qui écrit, c'est pas quelqu'un qui lit trois versets de matin en buvant son café et en mouchant son petit dernier avant de partir à l'école. C'est quelqu'un qui vit dedans. Et c'est quelqu'un qui, visiblement, en a beaucoup bavé. Parce que si tu lis ce psaume en entier, tu vois qu'il est traqué, qu'il est calomnié, qu'il pleure et qu'il ne dort pas. Donc, quand il parle d'une lampe, il ne parle pas de décoration. Il parle de quelqu'un qui marche dans le noir. Et là, déjà, je voudrais qu'on s'arrête sur l'objet, tout simplement. Parce que toi et moi, quand on entend lampe, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on voit ? Tu vois de la lumière, tu vois une pièce éclairée, un lampadaire, un plafonnier, la lampe de ton salon, peut-être même la lampe torche. Mais ce n'est pas de tout ça qu'il parle. La lampe dont il parle, c'est un petit objet en terre cuite. Il tient dans le creux de ta main. Tu mets de l'huile dedans, tu poses une mèche, tu allumes et tu obtiens une flamme. Une flamme grosse comme une amande. Alors imagine la scène avec moi. Il fait nuit. Une vraie nuit, pas celle de nos jours où tout est un petit peu éclairé quand même, mais une vraie nuit noire. Celle d'un monde sans électricité. Le genre de nuit qu'on ne connaît qu'à la campagne quand il n'y a pas de lune. Et tu dois marcher. Tu tiens ton petit objet en terre cuite dans la main. Tu le baises vers le sol et qu'est-ce que tu vois ? Ben, tu vois tes pieds. Tu vois peut-être même un pas devant toi, deux si lui il est bon. Mais tu ne vois pas la route. Tu ne vois pas où elle tourne. Tu ne vois pas ce qu'il y a au bout. Tu ne vois même pas ce qu'il y a dans dix mètres. Tu vois le pas suivant. Et c'est exactement ce que dit le verset. Il ne dit pas « ta parole est un phare qui éclaire ma route » . Il ne dit pas « ta parole est un projecteur sur mon avenir » . Il dit Une lampe à mes pieds. À mes pieds, c'est écrit. C'est là depuis des milliers d'années. Et nous, on passe dessus à chaque fois. Et pourquoi ça nous déçoit ? Sois honnête avec moi. Quand on ouvre notre Bible, qu'est-ce qu'on espère vraiment au fond ? Moi, je vais te dire ce que j'espérais. Et franchement, je ne pense pas être la seule. Moi, j'espérais savoir si je devais accepter ce travail ou pas. J'espérais comprendre pourquoi une porte s'était fermée. J'espérais savoir si mon mariage allait tenir. J'espérais qu'on me dise combien de temps elle allait durer cette saison très dure que je vis en ce moment-là. Autrement dit, j'ouvrais une lampe à huile en espérant un projecteur. Et le plus dur, c'est même pas la déception. Le plus dur, c'est ce qu'on en conclut. Parce que quand tu ouvres en attendant un projecteur et que tu reçois une lampe, tu ne te dis pas « Tiens, je me suis trompée d'attente » . Non, tu te dis « Ça ne marche pas pour moi. » Les autres reçoivent, pas moi. Je dois mal m'y prendre. Ou peut-être que Dieu ne me parle pas à moi. Et tu refermes. Et la fois d'après, tu ouvres avec un peu moins d'espoir. Et au bout de quelques mois, tu as une relation un petit peu bizarre avec ta Bible. Peut-être même que tu commences à l'ouvrir pour cocher ta case en disant, j'ai lu ma Bible aujourd'hui. Et je sais qu'il y a certaines d'entre vous qui en sont là. Je le sais parce qu'on en a parlé. On en a parlé dans les messages, on en parle à l'Église. Mais maintenant, je voudrais retourner la chose. parce qu'en fait, il y a une bonne nouvelle là-dedans et elle est énorme. Si Dieu te donnait le projecteur, si tu voyais toute ta route d'un coup, les 20 prochaines années, les deuils, les joies, les tournants, ce qui t'attend en 2031, qu'est-ce qui se passerait ? Ben, tu ne marcherais plus. Soit tu t'assoies par terre, écrasé par ce que tu as vu, soit tu passes ta vie à préparer un virage qui est dans 15 ans, au lieu de vivre le pas de maintenant, d'aujourd'hui. Peut-être même que tu te dirais que tu n'as plus besoin de lui. Tiens ta carte. Pourquoi tu aurais besoin d'un guide ? Et là tu vois, c'est là que je crois qu'il y a de l'amour, pas de l'avarice. Une lampe à tes pieds, ça t'oblige à deux choses. Ça t'oblige à rester près de celui qui tient la lumière. Et ça t'oblige à avancer pour voir la suite. Parce que la lumière ne va pas à toi. C'est toi qui la portes en marchant. Une carte, tu la consultes une fois et tu la ranges. Bon, tu la consultes peut-être deux ou trois fois si tu t'appelles Christine et que tu n'as pas du tout le sens de l'orientation. Mais une lampe, tu la gardes dans la main tout au long. C'est une relation, pas juste une information. Et tu sais quoi ? C'est exactement ce qu'on s'est dit la dernière fois. Quand on a regardé Jésus au bord du Jourdain, le ciel s'ouvre, le Père dit « Tu fais toute ma joie » . Et Jésus, en fait, il n'a encore rien fait, rien. Et on s'était dit qu'en fait, on était aimé. avant d'avoir rien accompli. Ça, c'était l'épisode d'avant. Et aujourd'hui, c'est la question d'après. D'accord, je suis aimée, avant même d'avoir fait quoi que ce soit. Et maintenant, je marche comment ? Et bien comme ça, un pas, avec une petite lampe. Et il y a une dernière chose dans ce verset, et c'est peut-être la plus importante pour la semaine qui vient. Une lampe, ça ne se regarde pas. Je veux dire, personne n'a jamais traversé un champ de nuit. en tenant sa lampe devant ses yeux et en la regardant. Non, tu la baisses, tu la mets vers le sol, tu regardes où tu poses le pied, tu avances. Et en fait, je crois que c'est ça notre problème quand on fait ça avec la Bible. On la regarde, on lit trois versets, on les trouve jolis ou bizarres. ou même dur. On referme, on a regardé la lampe, on n'a pas fait un seul pas. Et c'est toute la différence entre lire et étudier. Et je voudrais que ce soit bien clair, parce que ce mot-là, il peut faire peur. Étudier, ça ne veut pas dire connaître le grec, l'hébreu, ça ne veut pas dire qu'on a fait une école biblique, même si franchement, ça doit être super intéressant. Et ça ne veut pas dire y passer deux heures. Étudier, ça veut juste dire savoir quoi demander au texte. C'est tout. Du coup, moi, je suis une fille de méthode. Je suis hyper studieuse. J'ai toujours eu le syndrome de la bonne élève. Et ce que j'aime bien, quand il y a quelque chose qui me résiste, qui n'est pas facile, j'essaye de trouver une façon de faire, une méthode, quelque chose à laquelle je peux revenir. Et je sais que quand je vais dérouler ça, ça va marcher. Et donc, je me suis fabriqué une petite méthode. Tu vas voir, je t'explique. C'est tout simple. Il y a trois mouvements. Le premier, c'est ouvrir. Ouvrir, ça a l'air de rien, mais c'est le mouvement qu'on saute le plus. Ouvrir, ça veut dire arriver avec des mains vides et pas avec une commande. Ne pas arriver en disant « dis-moi quoi faire pour mardi » , mais arriver en disant « je suis là, montre-moi le pas » . Le deuxième, c'est lire. Et lire, vraiment lire. C'est plus lent qu'on croit. C'est regarder qui parle, à qui il parle. Ou, avant quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé avant ? Qu'est-ce qui va se passer après ? C'est remarquer un mot qui va revenir trois fois, quatre fois. C'est se demander pourquoi ce détail est là, alors que franchement, il n'apporte rien à l'histoire. Tu fais cinq minutes de ça, et tu vas voir qu'un texte que tu croyais connaître, il se met à bouger, et que tu as l'impression qu'en fait, tu vois des choses qui n'étaient pas là avant. Et tu commences à voir ce texte autrement. Et le troisième mouvement, c'est comprendre. Et comprendre, ce n'est pas trouver la morale. C'est répondre à une seule question. Qu'est-ce que ça change pour le pas que je dois faire, moi, aujourd'hui ? Pas dans ma vie en général, mais aujourd'hui. Ouvre, lis, comprends. C'est pas une méthode de théologienne, c'est pas une méthode de pasteur. C'est une façon qu'une chrétienne comme toi a trouvé de tenir la lampe assez bas pour voir où elle met son pied. Alors concrètement, demain, qu'est-ce qu'on fait ? Je ne vais pas te donner un plan en douze étapes, parce que c'est pas mon rôle et on est chacune différente. Mais je peux te dire ce qui, moi, m'aide. D'abord, divise par 10 ce que tu comptes y dire. Si jamais tu te disais « je vais lire un chapitre entier » , prends 5 versets. Vraiment. Parce qu'une lampe éclaire un pas, pas une route. Ton temps de lecture peut fonctionner pareil. 5 versets, travaillez vraiment. Ça vaut franchement 3 chapitres qu'on a survolé. Deuxièmement, arrête d'attendre l'émotion. Ça, c'est le piège dans lequel je suis tombée le plus souvent. Tu sais, la lumière d'une petite flamme, c'est pas un ébouissement. Ça n'a rien de spectaculaire. Si tu attends d'être bouleversé pour valider que ça a marché, ben tu vas jeter 90% de tes matins. Et c'est pas parce que ça n'a pas brillé fort qu'il s'est rien passé. Et 3. Si tu dois retenir qu'une chose, retiens celle-là. Pose la question du pas. A la fin, ferme les yeux 10 secondes et demande-toi, après ce que je viens de lire. Quel est le pas suivant ? Un seul. Un coup de fil que je dois passer ? Une phrase que je dois arrêter de me dire ? Un pardon que je dois demander ? Une fatigue, peut-être, que je peux poser ? Un pas. Pas une réforme complète de ta vie ? Un pas. Et si tu veux un support pour ça, parce que moi j'ai besoin de papier, sinon je tourne en rond, la petite méthode dont je t'ai parlé, je l'ai préparée, je l'ai formalisée, j'en ai fait un petit guide. qui reprend exactement ces trois mouvements, avec les questions à poser au texte, et un exemple entièrement rempli. Il est gratuit, et il est dans les notes de cet épisode. Prends-le si ça t'aide. Et si tu en as besoin après l'avoir lu, n'hésite surtout pas à m'écrire. Ces moments d'échange-là, ils sont très importants pour moi. Une dernière chose avant qu'on referme cet épisode. Il y a des saisons où on ouvre sa Bible et où il n'y a rien. On fait les trois mouvements consensueusement, mais malgré ça, on referme, avec la sensation d'avoir parlé à un mur. Ça existe. C'est pas un échec de méthode, c'est pas un abandon de Dieu. On l'a tous vécu. Ça arrive et c'est pas grave, on traverse toutes des saisons comme ça. Voilà, si tu veux bien, j'aimerais qu'on termine ensemble par une prière. Seigneur, merci pour ta parole. Merci parce qu'elle n'est pas un projecteur, même si parfois on aimerait bien. Pardonne-nous d'être venu si souvent te réclamer la carte alors que tu nous tendais la lampe. Et pardonne-nous d'avoir cru, quand on ne voyait pas plus loin, que c'était toi qui te taisais. Apprends-nous à baisser la lampe. Apprends-nous à regarder où on met le pied, aujourd'hui. pas dans six mois. Donne-nous, Seigneur, de faire le pas suivant, un seul, celui qu'on peut faire. Amen. Voilà, c'est la fin de cet épisode. Si quelque chose a remis en toi pendant qu'on parlait, prends un moment avant de retourner à ta journée et respire ce que tu viens d'entendre. Et si tu veux, fais le test cette semaine. Cinq versets, les trois mouvements et le pas. Écris-moi ce que tu as trouvé. J'aimerais beaucoup te lire. Dans le prochain épisode, on retrouve l'évangile de Luc. D'ici là... Sois béni et à très vite dans le salon. Si cet épisode t'a fait du bien, partage-le à une amie qui en a besoin. C'est la plus belle façon de m'aider à continuer. On se retrouve vendredi prochain dans le salon. D'ici là, souviens-toi, tu n'as pas besoin d'être parfaite pour venir à Dieu, ni de chercher à faire plus pour lui. Cherche juste à être plus avec lui. Que tu aies cinq minutes ou une heure devant toi. Que tu sois en pleine forme. ou au bout du rouleau. Que Dieu te retrouve et te bénisse là où tu es, exactement tel que tu es. A très vite !