Speaker #0Et si Dieu n'était plus juste une case à cocher sur ta to-do list ? Bienvenue dans Psaume et Chocolat. Je suis Christine et chaque vendredi je t'ouvre les portes de notre salon chrétien, un espace de douceur où on ouvre la Bible ensemble, sans pression et sans performance. Ici, on ne cherche pas à faire plus pour Dieu, on cherche juste à être plus avec Lui. Alors prends ta boisson préférée. Et installe-toi. Est-ce que tu te souviens de la dernière fois où quelqu'un t'a dit que tu avais bien fait ? Pas un compliment poli, un vrai. Quelqu'un qui te regarde dans les yeux et qui te dit ce que tu as fait là, c'était bien. Prends deux secondes, cherche. Est-ce que tu remarques ce que tu es en train de faire pour trouver ce souvenir ? Tu es peut-être en train de chercher un moment où tu as fait quelque chose. C'est normal, c'est comme ça qu'on fonctionne, toi et moi. On est aimé, ou du moins on pense qu'on est aimé, quand on fait. On est reconnu quand on a produit. Et si on n'a rien fait cette semaine, ben on attend. Aujourd'hui, on va lire un passage où le ciel s'ouvre au-dessus d'un homme et où Dieu dit une phrase à voix haute sur lui. Une phrase magnifique. Et je vais te dire tout de suite ce qui m'a le plus étonné dans cette phrase, ce n'est pas la phrase. C'est le moment où elle est dite. Parce qu'à cette seconde-là, Jésus n'a rien fait. Rien. Pas un miracle. Pas un serment. Pas un aveugle éguéri, pas de tempête calmée, pas une seule parabole. Il a 30 ans de vie ordinaire derrière lui, à Nazareth, et c'est tout. Son ministère commence au verset suivant. Le verset. d'après. Et pourtant, le Père dit déjà « Tu fais toute ma joie » . Et franchement, si tu comprends pourquoi cette phrase, elle arrive là, maintenant, pas dans trois ans, pas une fois qu'il aura fait ses preuves, mais maintenant, ben je crois que ça peut changer quelque chose. Alors reste avec moi. Bienvenue dans ce nouvel épisode d'études bibliques de Psaume et Chocolat. Aujourd'hui, on est dans Luc, chapitre 3, versets 21 à 38. Installe-toi confortablement, prends ta boisson chaude préférée, ta Bible si tu en as la possibilité et prenons ce temps ensemble. La dernière fois, on a laissé Jean-Baptiste dans le désert. On a vu Dieu ignorer les sept hommes les plus puissants de l'époque pour aller parler à un inconnu. On a vu Zacharie, le père muet, dont le silence avait en fait couvé une voix. Et on a terminé sur Hérode qui referme la main sur Jean et le jette en prison. Et là ? Juste après, Luc fait quelque chose de particulier. Il revient un peu en arrière. Parce qu'avant que Jean disparaisse, il y a eu une scène. Une scène toute courte, deux versets à peine. Et pourtant, c'est une des scènes les plus importantes du chapitre. Je te propose qu'on lise et ensuite on prendra trois temps. Tout le peuple venait se faire baptiser. Et Jésus fut aussi baptisé. Or, pendant qu'il priait, le ciel s'ouvrit. et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Une voix retentit alors du ciel, « Tu es mon fils bien-aimé, tu fais toute ma joie. » Jésus avait environ trente ans quand il commença à exercer son ministère. Il était, comme on le pensait, le fils de Joseph, dont voici les ancêtres, Élie, Matthas, Lévi, Melchi, Yanaï, Joseph, Bon. Là, Luc te déroule plus de 70 noms. Je ne vais pas te les lire, on en serait encore là ce soir. Et honnêtement, ces longues généalogies, ce n'est pas les moments où on a tendance à sauter les pages. Avoue que tu le fais, parce que moi franchement je le fais aussi. Mais je te dis le tout dernier verset parce qu'on va en reparler, parce qu'il est capital. « Énoche, Seth, Adam, qui était lui-même fils de Dieu. » Garde cette phrase-là quelque part, on y revient tout à l'heure. Le premier temps, commençons par le plus simple et le plus bouleversant, c'est où est Jésus quand tout ça se passe ? Regarde bien le verset 21. Luc ne dit pas « Jésus vint se faire baptiser à part dans un moment solennel réservé » . Il dit « Tout le peuple venait se faire baptiser » . Et Jésus fut aussi baptisé. Aussi, avec eux, dans la file. Et il faut qu'on prenne la mesure de ce que ça veut dire, ce baptême-là. Parce que Jean baptisé, c'est écrit quelques versets plus haut, d'un baptême de repentance, pour le pardon des péchés. En fait, c'était un geste pour les gens qui avaient quelque chose à confesser, à se faire pardonner, qui avaient besoin de revenir. Du coup, on peut se demander, mais Jésus, il fait quoi dans cette file ? Il n'a rien à confesser, rien. Il aurait pu rester sur la berge. Il pouvait franchement, très légitimement dire, ben moi c'est différent, je n'ai pas besoin de ça, je vous regarde. Et il fait exactement l'inverse. Il descend dans l'eau avec eux. Tu comprends ce que ça veut dire ? C'est déjà en tout petit, dans un fleuve, ce qu'il fera en grand sur une croix. Paul l'écrira plus tard aux Corinthiens. Celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a traité comme un pécheur à cause de nous. Et pour toi et moi, très concrètement, notre Sauveur ne nous sauve pas de loin. Il ne nous fait pas signe depuis la berge en nous disant de nous débrouiller pour le rejoindre. Il est dans l'eau, avec nous, et c'est là qu'il commence. Deuxième détail, et celui-là, il n'y a que Luc qui nous le donne, les autres évangiles ne le mentionnent pas. Pendant qu'il priait, le ciel s'ouvrit. Le ciel ne s'ouvre pas pendant qu'il enseigne, pas pendant qu'il guérit, pas pendant qu'il accomplit quelque chose de spectaculaire, mais pendant qu'il prie, dans le moment le plus silencieux, le plus invisible, le moins photographiable de sa journée. Je te laisse avec ça, ce n'est pas rien pour nous, Villanou. Et maintenant, la fameuse phrase. Tu es mon fils bien-aimé, tu fais toute ma joie. Écoute-la en trois morceaux, parce qu'il y a trois choses dedans. Tu es mon fils, c'est l'identité, c'est qui il est. Ensuite, bien-aimé, c'est l'affection, c'est ce qu'on ressent pour lui. Et puis, tu fais toute ma joie. Et là, c'est le plaisir, pas la satisfaction du travail bien fait, mais la joie. Honnêtement, combien d'entre nous aimerions entendre cette phrase ? Tu es mon enfant bien-aimé, tu fais toute ma joie. Et maintenant, regarde le temps des verbes. Tu es, tu fais, c'est du présent. C'est pas tu deviendras, tu seras, c'est déjà là, c'est acquis, avant même le premier jour du travail. Et il faut qu'on s'arrête dessus, parce que c'est exactement l'inverse de la manière dont on vit, toi et moi. Nous, notre ordre à nous, c'est « je fais, donc je vaux » . Donc, je peux espérer être aimé. Alors que l'ordre du père, c'est « tu es à moi, tu es aimé, je me réjouis de toi. Et maintenant, tu peux aller travailler. » Tu vois, c'est pas la même chose. Dans le premier ordre, tu bosses pour obtenir quelque chose. Dans le deuxième, tu bosses depuis quelque chose que tu as déjà reçu. Et là, on a besoin de s'arrêter, de ne pas aller trop vite. Parce que cette phrase dans le texte, elle est dite sur Jésus. Elle n'est pas dite sur toi, elle n'est pas dite sur moi. C'est lui, le Fils bien-aimé. C'est lui qui fait toute la joie du Père. Et ça, c'est unique. Personne ne peut le revendiquer. Sauf que, et c'est tout l'évangile, Paul écrira aux Galates, « Vous êtes tous fils de Dieu, par la foi en Jésus-Christ. » Et aux Romains, il dira, « L'Esprit que nous avons reçu nous fait crier, « Abba ! » Père, tu sais, c'est le fameux esprit d'adoption. Donc, toi, moi, si on est unis à Christ, cette phrase, elle nous appartient. Pas parce qu'on l'a méritée, elle nous appartient parce qu'elle est à lui et que nous, on est à Christ. Ce n'est pas une phrase qu'on a gagnée, c'est une phrase dont on hérite. Le deuxième temps, c'est maintenant. C'est la généalogie. La liste que personne ne lit, les 70 noms, tu sais, la page qu'on saute. Sauf qu'en fait, dedans, il y a trois choses qui m'ont vraiment arrêtée cette semaine. La première, c'est là où Luc la met. Mathieu, lui, il met sa généalogie au tout début de son évangile. Première page, premier chapitre. Voilà les papiers, voilà les ancêtres. Maintenant, je peux raconter l'histoire. C'est logique, c'est souvent comme ça d'ailleurs qu'on présente quelqu'un. Mais Luc, lui, il attend. Il attend trois chapitres. Et il ne la place pas avant la voie du ciel, il la place juste après. Alors l'ordre, encore une fois, n'est pas le même qu'on pourrait penser. D'abord, tu entends le Père qui dit qui il est, et ensuite seulement on te montre l'état civil. C'est-à-dire que dans l'évangile de Luc, l'identité de Jésus ne vient pas de sa lignée, elle vient de la voie. La lignée, elle est vraie, elle est importante, mais elle vient après. Elles ne font de rien. Et moi, je trouve ça énorme. Parce que nous, on se définit souvent par rapport à notre lignée, par rapport à ma famille, d'où je viens, ce qui s'est passé dans la maison quand j'étais petite, ce que ma mère m'a dit une fois et que j'entends encore, le fait qu'il n'y ait pas eu de foi chez moi, ou qu'il y en ait eu trop, ou de la mauvaise manière. Mon métier, ce que je fais, tout ça, c'est vrai. Cette histoire, elle est vraie et elle compte. Mais dans l'ordre de Dieu, elle vient après la voix. Et ce n'est pas elle qui dit. La deuxième chose, c'est le sens de cette liste. Matthieu descend. Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob et ainsi de suite jusqu'à Jésus. Luc, lui, il remonte. Il part de Jésus et il remonte le temps à l'envers. Joseph, Élie, Matthar. Et il ne s'arrête pas à Abraham comme Matthieu. Il continue. Il passe David. Souviens-toi de la promesse à David. Un roi de ta descendance règnera toujours. Tu comprends ce que ça veut dire ? Si la liste s'arrêtait à Abraham, Jésus serait le messie d'un peuple. Et souvent on dit d'ailleurs que nous sommes adoptés en Abraham. Et souvent d'ailleurs on dit que nous nous sommes adoptés en Abraham. Mais il remonte plus loin. Il va jusqu'à Adam. et Luc. Et la troisième chose, le tout dernier mot. Écoute encore comment le chapitre se termine. Adam, qui était lui-même fils de Dieu. Fils de Dieu. Et maintenant, remonte de 15 versets et écoute comment ce passage a commencé. Tu es mon fils bien-aimé. Tu entends ? Luc ouvre sur fils et il ferme sur fils de Dieu. Tout ce qui est au milieu, les 70 noms, les inconnus, les rois, les hommes dont on ne sait absolument rien, tout ça est tenu entre ces deux mots-là. C'est comme deux mains qui referment la page. Ce chapitre parle de filiation du début à la fin. Et Luc ne te le dit pas. Il ne le souligne pas. Il ne m'é... pas de notes en bas de page. Il te le fait juste sentir si tu prends la peine de lire la liste jusqu'au bout. Et ça, je trouve que c'est une invitation pour nous. On saute les passages qu'on croit ennuyeux. Et parfois, c'est précisément là que la Bible cache de beaux gestes. Et maintenant, il reste la question qui me tient depuis le début. Pourquoi maintenant ? Pourquoi le Père parle-t-il à ce moment-là exactement ? Pourquoi pas après le premier miracle ? Quand il y aurait eu de quoi être fier ? Pourquoi pas à la fin, comme un bilan, après le grand sacrifice ? Alors ouvre ta Bible au verset juste après, le premier verset du chapitre 4. Et regarde ce qui arrive à Jésus immédiatement après cette voie du ciel. Il est conduit au désert, 40 jours. Il ne mange rien, il a faim et il est tenté. Et maintenant écoute la toute première phrase que le tentateur lui adresse. Cinq mots. Si tu es le Fils de Dieu, Si, tu vois, le tentateur n'attaque pas ses performances, il n'attaque pas ses résultats, ses capacités, sa stratégie. Il attaque la phrase. Il attaque exactement mot pour mot ce que le Père vient de dire. Il glisse un petit si devant et il essaie de faire vaciller toute la déclaration de Dieu. Et là, tout s'éclaire. La voie n'est pas arrivée avant le ministère pour faire joli. Elle n'est pas arrivée comme un trophée. Elle est arrivée avant le désert, parce que c'est au désert qu'elle allait servir. Ce n'est pas une récompense, c'est une provision. Le père a dit ce qu'il fallait dire au moment où il fallait le dire, pour que son fils ait de quoi tenir dans ce qu'il attendait. Et du coup, pour toi et moi, je voudrais qu'on soit très concrète, parce que ce mécanisme-là, on le connaît très bien. Tu sais, cette voix qui commence par « si » . On en a parlé la dernière fois, quand on a travaillé la culpabilité. Si tu étais vraiment chrétienne, tu prierais plus. Si Dieu t'aimait vraiment, ta situation ne serait pas celle-là. Si tu étais quelqu'un de bien, tu n'aurais pas dit ça hier. Cette voix ne t'accuse pas d'avoir mal fait. Elle fait pire, elle essaye de te faire douter de ce qui a été dit sur toi. On verra dans la prochaine étude biblique comment Jésus répond, tu verras, c'est très intéressant et surtout, ça va nous aider. En attendant, je pense que c'est important de se rappeler que cette déclaration Elle ne va pas nous éviter les déserts, mais elle nous fera tenir quand on sera dans les déserts. C'est important parce que parfois on croit l'inverse. On croit que si on est vraiment aimé de Dieu, ça devrait aller mieux, que la traversée du désert devrait s'arrêter. Mais non. Jésus sort de l'eau avec la plus belle phrase de l'univers au-dessus de sa tête, et il entre directement dans le désert. Les deux vont ensemble. Alors, très concrètement, cette semaine, une seule chose, pas dix. Quand la voie arrive, celle qui commence par « si » , celle qui te ressort le même dossier pour la centième fois, ne cherche pas à lui répondre avec tes preuves. Tu n'en auras jamais assez, c'est un puissant fond. Reviens à ce qui a été dit. Je suis à lui. Il m'a appelé bien-aimé et il l'a dit avant que je n'ai rien accompli. Il m'aimait avant même que je naisse. Alors si tu veux bien, j'aimerais qu'on termine par une prière. Seigneur, merci. Merci parce que tu as parlé avant, avant l'œuvre, avant le ministère, avant l'épreuve. Merci pour Jésus qui est descendu dans l'eau avec nous alors qu'il n'avait rien à confesser. Merci parce qu'il ne nous sauve pas de loin. Seigneur, pour toutes celles qui écoutent. Celles qui sont fatiguées de courir après une phrase qu'elle a déjà reçue, je t'en prie, apaise-la. Fais-lui attendre l'ordre des choses, qu'elle ne travaille pas pour être aimée, mais à partir de l'amour qu'elle a déjà. Apprends-nous quand tout vacille à ne pas chercher à prouver, mais à nous appuyer sur toi, Seigneur. Dans le nom de Jésus, Amen. Voilà, c'est la fin de cet épisode. J'espère qu'il t'a donné envie de relire ce passage avec un regard neuf et même la généalogie. Vendredi prochain, on change de format, pas d'études bibliques. On prend une question, un thème. Ta parole est une lampe à mes pieds. On l'a tellement entendu ce verset qu'on ne l'entend plus. Je voudrais qu'on regarde ensemble ce que ça veut dire concrètement, une lampe. Et dans le prochain épisode d'études bibliques, dans 15 jours, on reprend exactement là où on vient de s'arrêter, au désert. 40 jours, 3 tentations, et cette petite phrase. Si tu es le fils de Dieu. qu'on va prendre au sérieux. A très vite et sois béni dans ta semaine. Si cet épisode t'a fait du bien, partage-le à une amie qui en a besoin. C'est la plus belle façon de m'aider à continuer. On se retrouve vendredi prochain dans le salon. D'ici là, souviens-toi, tu n'as pas besoin d'être parfaite pour venir à Dieu, ni de chercher à faire plus pour Lui. Cherche juste à être plus avec Lui. Que tu aies cinq minutes ou une heure devant toi, que tu sois en pleine forme ou au bout du rouleau, que Dieu te retrouve et te bénisse là où tu es, exactement tel que tu es. À très vite ! Musique Musique Musique Musique