- Speaker #0
Hello vous ! Moi c'est Marie, future psy. Bienvenue dans Psycho Pop, le podcast. Une pause et un podcast. Dans Psycho Pop, on va plonger ensemble dans des sujets universels. Amour, travail, parentalité, légitimité. On prend une pause, on se donne des tips de vie ou de survie, et on sait qu'on est dans le même bateau. On va aussi débunker des grands mythes de la psycho, et répondre à des questions bizarres. Tu verras. Intéressé ? Alors viens te poser par ici, ça va commencer. Bonjour Florian.
- Speaker #1
Bonjour Marie.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'être venu parler dans Psycho Pop, ça me fait super plaisir, super contente. Je t'ai rencontrée grâce à Sandra. Une fois de plus, c'est mon deuxième invité qui vient grâce à elle, donc qu'elle soit ici remerciée.
- Speaker #1
Et que ton remercie, ouais.
- Speaker #0
C'est ça, on la remercie du fond du cœur. Donc toi, tu as traversé des périodes de vie assez fortes et elles t'ont poussé donc à te recentrer, à tester la sophrologie. et à chercher du sens aussi autour de toi, à ce que tu as vécu, à le transmettre aux autres. Et tu as créé une application qui s'appelle Sophronitis, qui a l'air très accessible d'après ce que tu disais. Et tu souhaites que chacun puisse pratiquer du coup la sophrologie à son rythme, sans pression, sans performance. Et donc là aujourd'hui, on va parler de comment et pourquoi tu t'es lancée, de légitimité aussi, et puis de ce qui t'a amené à créer Sophronitis en fait.
- Speaker #2
Déjà, merci d'avoir pensé à moi pour cette interview. C'est toujours une belle expérience. C'est vrai qu'avec Sandra, c'était mon premier podcast. Ça a été très enrichissant. Et puis, ça va être aussi une belle expérience. Je pense ensemble autour de belles valeurs. Et en effet, j'espère que mon expérience que je vais essayer de partager au travers de ce moment ensemble permettra à plein de monde de se retrouver, de se reconnaître, pour essayer de voir que déjà, on n'est pas seul à vivre ce genre de choses, qu'il y a des solutions, qu'on peut s'en sortir. Malgré que le chemin soit long, malgré qu'on ne voit pas tout le temps la lumière au bout du tunnel, il y a des solutions et il y a beaucoup de monde qui passe par là. Et on peut en ressortir plus fort, en tout cas on en ressort avec des armes. Et en fait c'est ça que j'essaie de partager en effet à travers de l'application, à travers la méthode que je propose qui est en fait issue de mon expérience personnelle. Donc c'est vraiment un résultat, un acte de résilience en fait qui découle de mes vécus, de mes expériences. des outils que j'ai trouvés qui m'apportent au quotidien, j'utilise au quotidien pour passer les difficultés, les différents capes.
- Speaker #0
C'est une envie de transmettre, d'aider les personnes qui traversent des choses similaires. Quel a été le déclencheur pour toi de la création de cette application ? Si tu reviens au tout début, quelle a été ton envie première ?
- Speaker #2
Je manquais d'originalité parce que comme beaucoup, j'ai eu l'idée de créer mon application pendant le premier confinement. Pour situer le contexte, en janvier 2020, j'ai vécu un licenciement économique. En mars, on se confinait. Et durant toute cette période, je me suis dit, autant profiter de cette période un peu particulière pour rebondir, pour construire enfin quelque chose qui me corresponde. Ça faisait longtemps que je n'en avais envie. Et du coup, je suis parti sur la volonté de créer une application de développement personnel. Et en réfléchissant à mon concept, à comment je voulais partager les choses. J'ai choisi la sofro comme discipline principale de travail, qui est justement une discipline que j'ai découverte moi en 2018, lors d'un burn-out. Du coup, la sofro, ça a été le premier bâton qui m'a soutenu pour pouvoir avancer. J'ai commencé comme beaucoup, lorsqu'on sent un peu déboussolé, perdu, au début de signe d'un burn-out, je suis allé voir un psychologue, il n'arrivait pas à me faire parler, j'étais complètement dérouillé. Et il m'a dit, il faut que tu tentes autre chose en parallèle pour... Pour te relaxer, pour lâcher prise, pour débloquer en fait tous les nœuds que tu as. Et au bout de 5-6 séances avec une sophrologue, je suis passé d'une carpe à un moulin à parole. Avant les trois quarts d'heure c'était regarder l'horloge qui tourne et puis après c'était « Ah c'est déjà fini ? Bon on va retenir alors, à la semaine prochaine » . Donc voilà un petit peu les origines et c'est vrai que voilà moi mes premiers symptômes de burn-out ont été une perte de contrôle de mes émotions. Je me sentais au début fatigué, un peu des signes classiques de Barnock, mais surtout ce qui m'a inquiété, c'était la perte d'émotion. Je pouvais me sentir triste à un moment joyeux, je n'arrivais plus à prendre de plaisir lors d'activités, je ressentais un isolement de plus en plus fort. J'avais des changements d'humeur, des sauts d'humeur, sans raison je pouvais avoir les larmes qui me montaient, très très émotif. Et sans dire que ça ne me correspondait pas, il y avait juste un niveau qui était trop grand. Et surtout, je ne gérais plus. Ça ne me déclenchait pas des crises d'angoisse, mais je sentais que ça m'oppressait. Et du coup, là, j'ai décidé qu'il fallait que je fasse quelque chose. Je n'avais plus à me lever, je n'avais plus envie d'aller bosser. Ce sont, on va dire, ce gros électrochoc qui m'a amené du produit à créer une application, créer une méthode de travail sur soi, de partager auprès de mon réseau, auprès d'autres personnes. Essayer de fournir ce que j'appelle une béquille mentale. des outils pour pouvoir justement traverser ces étapes, se redresser et essayer d'avancer.
- Speaker #0
D'accord. Et est-ce que tu pourrais nous décrire un petit peu la façon dont fonctionne l'appli ?
- Speaker #2
L'application, en fait, l'idée est de proposer deux choses. Un travail d'introspection et après un travail justement sur ces problématiques. Donc en fait, l'introspection, ça va être proposé par tout ce qui est par des questionnaires qui vont permettre justement de pouvoir identifier l'origine de ces blocages, essayer de comprendre un petit peu ces schémas cognitifs qui aujourd'hui nous déstabilisent. et aussi d'identifier les ressources sur lesquelles on peut venir s'appuyer. Donc en fait, d'une certaine manière, j'essaie d'apporter un petit peu l'argile sur laquelle on va pouvoir justement venir travailler. Ensuite, avec la SOFRO, qui, je l'ai choisie un petit peu pour rendre les lauriers qu'elle m'a apportés au moment où j'en ai besoin. Et surtout, c'est que j'ai pu découvrir une discipline qui partage énormément de solutions, qui est déjà une solution dynamique, qui me correspond beaucoup plus, et aussi qui partage du coup la relaxation, la visulation, la respiration. de la mise en situation. Et c'est vrai que c'est tout ça qui, pour moi, était essentiel pour pouvoir justement agir sur ces difficultés un petit peu de manière autonome. En trouvant sa matière première avec les questionnaires, ce travail d'introspection, on n'a plus que du coup à les mettre en application avec la sophrologie, où du coup, on retrouve des exercices dynamiques, des exercices de relaxation, de respiration. Et en fait, tout ça va nous permettre de pouvoir Merci. et essayer de relativiser, essayer de comprendre ce qui se passe, essayer d'intérioriser tout ce qui ne va pas, pour pouvoir progresser sur une difficulté, apprendre à mieux aborder ses émotions, à aborder ce qui vient un peu nous déclencher, nos angoisses, nos stress, nos pensées parasites, et ainsi essayer un peu d'évoluer personnellement, ou alors d'avoir un petit peu un support au quotidien aussi, quand on est suivi avec un thérapeute. Moi, j'avoue que c'est quelque chose qui me manquait. Je voyais mes thérapeutes tous les vendredis et il y a des lundis matin, je me disais la semaine va être longue. C'est vrai que l'idée de l'application, il me proposait un petit peu ce support pour pallier, avoir une solution 24 sur 24 dans sa poche et en même temps d'avoir aussi une solution de pouvoir continuer de travailler, de pratiquer ce qu'on voit avec le thérapeute pendant les séances parce qu'il nous aide à faire tout ce travail d'introspection, à comprendre ce qui nous manque. Mais un travail sur soi ne prend pas qu'une heure par jour, par semaine. C'est vraiment quelque chose au quotidien. Donc, c'est à nous de trouver un petit peu notre routine. Et après, en fait, ma méthode de travail propre que je propose un petit peu, on va dire en direct, de plus en plus avec des séances bientôt à Numer en Vraie ou du coaching, c'est vraiment tout ce côté identification de ces schémas cognitifs. C'est répondre à des pourquoi. Pourquoi est-ce que du coup, le stress vient se déclencher ? Pourquoi est-ce que tes émotions, tu en perds le contrôle ? Pourquoi est-ce qu'une pensée peut venir complètement déstabiliser ? Parce qu'en fait, ce n'est pas tellement le... Le facteur qui est déjà identifié, mais même quand on l'identifie, c'est comprendre pourquoi est-ce qu'il vient nous l'infirmer. Et en fait, c'est ça, tout le travail qui m'a été amené à l'époque de psychologue, c'est ce que j'essaie d'apporter aux gens. Et c'est vrai qu'une fois qu'on comprend la mécanique de pourquoi, un peu comme un moteur ne fonctionne plus, on peut savoir que la courroie ne tourne plus, mais quelle est la raison pourquoi la courroie vient impacter sur tout le reste. Et aujourd'hui, notre mental, c'est pareil. Je le vois comme un gros engrenage où à un moment donné, il y a des graviers, des grains de sable qui viennent se mettre au milieu et qui perturbent justement le fonctionnement de cet engrenage-là. Et donc l'idée, c'est de comprendre comment ces graviers-là, ces petits grains de sable, viennent enrouer le bon fonctionnement et de manière à remodeler ces engrenages, mettre peut-être des pièces un petit peu plus solides, de changer celles qui sont un peu défectueuses et de manière à pouvoir... reprendre le dessus, de pouvoir agir dessus, moins se laisser déborder jusqu'à en fait reprendre un petit peu le contrôle et savoir les dompter parce que ça m'arrive encore parfois d'être submergé par une émotion submergé par la stress, par rapport à une situation et en fait il faut juste comprendre accepter et ensuite relativiser sur la situation en disant bon ben voilà en fait je suis pas en danger en fait y'a pas de vraie raison En fait, je suis prêt et ça permet de tout de suite pouvoir reprendre le contrôle un petit peu de ses émotions. de mieux aborder ses émotions et ses pensées, et de retrouver le calme et de rester en confiance sur ce qu'on doit réaliser.
- Speaker #0
C'est très intéressant cette histoire de relais entre les moments, comme tu disais, on ne travaille pas sur soi en une heure par semaine ou en une heure tous les 15 jours, voire une heure par mois quand les personnes voient leur psy une fois par mois. Et c'est vrai qu'on a parfois des besoins temporaires, et c'est très important d'avoir la possibilité de travailler sur soi en dehors ou de pouvoir, moi j'appelle ça, vider ses poubelles.
- Speaker #2
On peut aussi faire ça.
- Speaker #0
En tout cas, avoir besoin d'un feedback. Comment ça fonctionne, du coup, à ce niveau-là ? C'est sur l'appli, ces petits besoins temporaires qu'on va avoir ?
- Speaker #2
Alors, l'application, au niveau de la méthode, comme je disais, on va avoir le questionnaire qui va nous permettre, au fur et à mesure, de faire évoluer notre approche sur notre difficulté. En fait, c'est régulièrement toujours les mêmes questions. Et en fait, avant de se poser les mêmes questions, nous, on évolue sur notre relation avec notre problématique. Donc, naturellement, on évolue avec notre approche, on évolue avec notre vision et c'est un petit peu ça que, justement, l'intérêt des questionnaires se trouve et que, justement, quand on est suivi par un thérapeute, c'est aussi son travail, en fait. C'est un peu ce côté de guidance, d'accompagnement qu'apporte un thérapeute pour, voilà, démystifier, en fait, quelque chose qui nous pose problème, qu'on juge énorme et qu'en fait, en imitant les bonnes images, et moi, c'était vraiment la problématique que j'avais à l'époque, c'était que je n'arrivais plus à mettre des images, en fait, ou des mots sur eux. sur des choses que je ressentais. Et en fait, dès qu'on clarifie cette situation-là, comme tout, ça devient beaucoup plus abordable, beaucoup plus facile à pouvoir gérer. Donc, les questionnaires se retrouvent là-dessus. Et après, du coup, ce que je propose, c'est des séances construites un petit peu comme des séances avec un sophrologue. On a une introspection, on a deux exercices dynamiques et un exercice d'introduction à la relaxation, un exercice de relaxation, une de respiration et une confusion. Et en fait, j'ai construit avec une modèle des vidéos qui vient illustrer tous les exercices décrits par la sophrologue à qui je travaille, Charline, que je remercie de m'accompagner dans ce projet, et donc Solène qui décrit tous les exercices en vidéo. Ça permet de pouvoir composer des séances un petit peu sur mesure parce que du coup, les gens... Je n'ai pas construit de séance préfaite. En fait, j'ai construit une bibliothèque. Chaque exercice correspond à une catégorie de thématiques et après, elles sont conçues automatiquement. Donc, en fait, chacun vient pouvoir personnaliser un petit peu son approche, sa routine, sa pratique quotidienne, ses exercices, ses séances. Et donc, voilà, en fait, comme on vient de dire, c'est un travail dans le temps. Donc, à nous de gérer le temps qu'on veut s'accorder à soi, le temps qu'on peut aussi des fois s'accorder, donc deux, trois, quatre, cinq séances. et après de pratiquer ces séances qui sont proposées à la semaine, de manière à être un petit peu guidé sur ce rythme. L'idée, c'est de venir même travailler pour se relaxer. Parce que des fois, on ne sait pas se relaxer. J'ai des gens qui me disent, j'ai mis ma journée de travail, les 20-30 minutes de voiture, l'heure de voiture ne me suffisent plus pour arriver à la maison détendue. La problématique, c'est souvent quand on est dans la voiture, on est toujours en train de penser à son travail, en dehors des problématiques qu'on peut rencontrer sur la route. Mais voilà, la difficulté est là, c'est la déconnexion. Donc, il y a des gens qui sont aperçus que 20 minutes avec l'application permet de pouvoir se déconnecter de sa journée, de se rentrer sur soi plus facilement. Et puis, il fera mesure de comprendre pourquoi quand ils arrivent chez eux, ils sont encore stressés. Donc, voilà ce que j'essaie d'apporter avec l'appli. C'est vraiment cette construction de routine bien-être, de travail sur soi. Et après, il y a des séances beaucoup plus courtes. Là, on est sur des séances d'entraînement. On est sur une vingtaine de minutes. Là, c'est des séances entre 5 et 10 minutes. C'est des séances dites un petit peu d'urgence. Je sens un stress se mettre en place parce que j'ai une présentation d'ici une demi-heure, une heure et que ça m'impressionne. J'ai une montée de petites angoisses. J'ai besoin de me préparer mentalement pour une compétition de sport, pour un entretien, etc. En fait, ces séances permettent de tout de suite pouvoir reprendre le contrôle de ses émotions, de ses pensées à un instant T. Donc, c'est vraiment des réponses à un besoin. Et par exemple aussi, si on travaille sur le sommeil, je ne vais pas me faire une séance de 20-25 minutes avant de me coucher. Je vais stimuler, je vais au contraire aller un petit peu à l'encontre. Ces séances, ça permet de pouvoir mieux aborder, mieux se préparer à accueillir le sommeil le soir. Donc, je peux la faire limite le matin à 10h, à midi à 17h. Voilà, l'idée, c'est de dire, ok, ce soir, je peux essayer de mettre ça en place comme nouvelle mécanique pour mieux m'endormir. Par contre, si ça fait une demi-heure qu'on ne dort pas, voilà, là l'idée c'est de venir tout de suite contrer ses pensées, de se faire une séance de 5-10 minutes, ok c'est bon là j'ai commencé à compter mes boutons le sommeil arrive,
- Speaker #0
enfin les coucher c'est très bien d'inclure aussi des situations très diverses parce qu'on peut avoir besoin de se détendre ou de, comme tu dis de retrouver une maîtrise relative de notre stress à certains moments qui peuvent être très différents selon les personnes. Et le sommeil en fait partie, et les entretiens aussi, effectivement, ou parler devant des gens.
- Speaker #2
L'application, elle a autant un rôle, j'ai envie de dire, personnel, professionnel, social, parce qu'elle peut essayer d'aider des gens qui souffrent de dépression et qui restent du coup cloîtrés chez eux à relativiser en disant « Bon, en fait, la dernière fois, ça se passait bien, il n'y a pas de raison, j'ai essayé d'aller du coup sortir rencontrer les gens. » L'idée, c'est de faire des petits pas, même à la limite juste de dire, tiens, maintenant, je peux aller faire une séance de sport. Je vais courir une demi-heure, ça va me prendre l'air, je vais aller marcher cinq minutes. L'idée, c'est de s'apporter un petit peu une dynamique pour se mettre en action. Parce que de toute façon, rien ne se passe si on reste inactif, si on reste face à sa difficulté. Alors que si on arrive à rester dans l'action, le côté dynamique que j'essaie d'apporter dans la pile et de ma méthode, On trouve un petit peu cet élan qui nous manque pour justement... Se remettre avancé, c'est là où l'image de béquille mentale me plaît bien. Parce que c'est un peu, sur nos deux jambes on s'enfébrile, et bien on a un troisième appui sur lequel on peut venir se reposer et sur lequel on peut justement essayer de faire des premiers pas. Et voilà, comme on sait, les ligaments croisés, quand on se fait une entorse, les premiers pas avec les béquilles sont un peu branlants. Et puis petit à petit, on retrouve son aide. Et puis à un moment donné, on n'a plus besoin de la béquille parce que les choses vont mieux. C'est vraiment cette image que j'aime beaucoup et pour laquelle j'ai construit Sofronity. J'espère vraiment qu'elle apporte ce soutien-là au quotidien.
- Speaker #0
Pour la construire et pour construire le contenu, tu t'as fait appel à deux Sofrologues, c'est ça ?
- Speaker #2
Moi, je n'en ai qu'une. Aujourd'hui, j'ai un développeur externe qui me développe l'application. Je suis à l'origine de toute la méthode et le concept que je veux apporter au travers de l'appli. Et en effet, n'étant pas sophrologue, je me suis rapproché d'une sophrologue sur Chambéry, parce que moi je suis en Savoie, donc Charlene Darfeuil, qui est une sophrologue professionnelle, diplômée en sophrologie analysante, donc une sophrologie qui se rapproche un peu de celle de Sandra. Donc elle m'a apporté tout le contenu, toute la vision de sophrologie, donc ça nous a permis de pouvoir construire vraiment quelque chose qui reste en cohérence aussi avec la discipline, en respectant les valeurs de la discipline, et de rester prudents. cohérent par rapport à ce qu'il a ce faux par rapport à ce que je voulais il aurait vraiment de rester bonne base de travail vraiment professionnel et cadré et après donc du coup j'ai solène une amie que je pense également qui qui fait des vidéos donc voilà donc moi charline c'est la voix off que l'on entend dans l'application solène c'est celle qu'on voit donc en vidéo et à elle deux donc du coup elle anime elle conçoit vraiment toutes les séances donc voilà moi charline a m'a conçu les thématiques m'a conçu tous les exercices sa voix c'est celle qu'il a pour vous. guidez justement au travers de votre espace et donc là après j'ai une seconde sophrologue la laura qui nous rejoint qui est aussi à chambéry mais pour en fait animé des séances en vrai charline a la disponibilité malheureusement pour animer des séances en vrai donc là j'ai laura qui s'est proposé de me rejoindre adoré projet dès les premiers instants que je lui ai présenté et voilà donc aujourd'hui à l'opportunité de commencer à travailler ensemble donc du coup animé des les séances en vrai. On m'a demandé de sortir ce que j'ai mis dans l'application. L'idée c'est d'animer des séances collectives en binôme, avec moi et une sophrologue. Avec Laura, parce qu'on est à la proximité, mais j'ai aussi 2 ou 3 sophrologues qui seraient prêts dans d'autres régions à animer des séances avec moi. L'idée est d'apporter durant la séance tout ce travail d'introspection direct avec moi, tout le travail ensuite de sophrologie avec Laura ou Charline. Au lieu de se retrouver tout seul face à l'application, L'idée, c'est d'avoir vraiment des interlocuteurs qui animent quelque chose pendant une heure, une heure et demie et qui donnent des pistes à la fin. De manière à ce qu'on sorte tout de suite en disant « Ok, ça, je ne l'avais pas compris, je ne l'avais pas identifié, j'ai essayé de travailler dessus. En effet, je peux essayer d'aborder cette cause-là qui me provoque du stress au quotidien de manière un petit peu différente, de manière un petit peu plus enthousiaste parce que... » comprendre que c'est un événement qui s'est passé quand j'étais au collège, qui continue en fait de venir me perturber aujourd'hui. Et on peut à 40 ans découvrir qu'en fait c'est des choses qui sont passées quand on avait 12-15 ans qui se répercutent aujourd'hui parce qu'on a mis une pensée, parce qu'on a mis une notion, un manque de compétence en fait sur certaines choses qu'on n'est jamais allé chercher parce qu'on s'est retrouvé à se définir au travers et qu'en fait on est capable de... Avec le temps de passer au-dessus, il suffit juste de dire, c'est ça qui manque, du coup, je vais l'acquérir. Je trouve ce concept très intéressant et on va très prochainement commencer à animer les premières.
- Speaker #0
D'accord. Ce sera en présentiel ?
- Speaker #2
Ce sera en présentiel. On pourra éventuellement, quand on maîtrisera le déroulé, le faire en distance. Mais je trouve que l'aspect coaching, partage individuel va être compliqué si déjà j'ai plus de 10-12 personnes. Parce qu'il ne faut pas non plus que la séance dure deux heures. Et c'est vrai que si en plus les gens, je ne les ai pas en face, ça va être compliqué. Parce que du coup, quand tu as 10 personnes en présentiel, tu peux tourner autour, tu peux répondre à des questions. Il y a des gens... Puis ce que j'aime bien sur le côté collectif, surtout, c'est même quand... Surtout si je dois intervenir en entreprise, c'est que des gens d'un même service se retrouvent face à face à des gens autour d'une même thématique. Donc tiens, c'est bizarre. Cette personne-là, je ne l'ai pas identifiée comme étant avec une estime personnelle faible à travailler ou qui souffre aussi du stress. Donc déjà... Ça permet un peu de déculpabiliser en voyant qu'il y a d'autres personnes qui ont les mêmes problématiques autour de nous au quotidien. Et quand on est un peu introverti, quand on ne sait pas trop, quand on n'ose pas trop s'exprimer, de voir que quelqu'un va exprimer la même chose que ce qu'on ressent, ça commence un petit peu à apporter des déclics, à apporter des partages par la suite auprès d'un café dans le même service ou de pouvoir dire, moi aussi, je ressens la même chose. Et ça permet de débloquer vraiment un petit peu les pensées. ça permet de pouvoir débloquer les... le travail, les mécanismes. Et parfois, d'avoir quelqu'un qui va nous donner une image, dire « Ah ouais, mais c'est ça en fait que je ressens, et c'est l'image qui me manquait, et là, ok, c'est clair pour moi. » Et voilà, c'est un travail vraiment collectif où on partage tout, ça n'a pas la même problématique. Et moi, je suis juste là pour essayer d'apporter les billes. Les gens se posent les bonnes questions. Le problème, il est là, sur ce travail d'introspection, et que des fois, on a besoin d'être guidé, c'est que souvent, c'est la réponse à « Mais je commence par quoi ? » « Je commence par où ? » Et en fait, on ne se pose pas la bonne question. J'identifie en fait la cause qui vient me perturber. Je suis capable de le faire parce que je serai toujours au même moment, au même endroit, pour la même situation. Donc voilà, maintenant c'est pourquoi est-ce qu'aujourd'hui cette chose-là m'impacte. C'est là où tout le travail vient ensuite se mettre en place, à commencer à mettre le petit coup de pouce sur le petit faucon de neige qui va vite devenir une grosse boule de neige et puis provoquer une avalanche ensuite d'émotions, de révolutions, de nouvelles pensées, de nouvelles énergies. Oui,
- Speaker #0
on a des révélations. C'est vrai qu'on peut avoir des révélations sur des choses qui nous semblaient anodines à une certaine époque. C'est intéressant de trouver la bonne question. C'est vrai qu'on met des années et des années, plusieurs dizaines d'années, à se construire d'une certaine manière. Et effectivement, parfois, c'est quelque chose qui nous semble anodin, très très ancien, même dans la petite enfance ou dans l'enfance, vraiment. Et quand on remet le doigt dessus, parfois, c'est très étonnant de constater que c'est ça qui a provoqué une réaction en chaîne. C'est vrai que je m'interroge sur le collectif en entreprise par rapport au fait de faire remonter des souvenirs anciens ou des choses comme ça. Je ne sais pas comment vous géreriez ce genre de choses.
- Speaker #2
L'idée n'est pas que les gens les expriment. Oui, voilà. Parce que moi, ce qui s'est passé au collège. Mais par contre, qu'ils aient un déclic. Que juste dire, tiens, j'ai connu un événement en effet au collège qui m'a... Rien que ça, déjà, ça amène les gens à dire, ah mais si j'allais chercher plus loin. Parce que moi, le psychologue, je l'ai vu, j'avais 35 ans. Il m'a fait remonter sur des souvenirs qui avaient 20 ans. Et pour moi, c'était révolu en fait. Il me dit, non, non, je pense qu'on peut encore aller chercher un poil plus loin en fait. l'origine de mon syndrome du sauveur, un petit peu aussi mon syndrome de l'imposteur. Tout ça, en fait, c'est des choses qui se mettent en place. Et de toute façon, très souvent, tout ça se met en place pendant notre adolescence ou notre ambitie. Comment on habite nos parents, comment notre jeunesse est posée. Au collège, il suffit d'un mauvais événement, une mauvaise présentation, il suffit d'une chute. Les origines peuvent être tellement variées que c'est compliqué. Mais l'idée, ce n'est pas que chacun partage l'origine. Merci. et c'est que je partage j'ai compris que j'ai compris qu'en fait cette situation là me provoque telle chose après chacun révèle ce qu'il veut en effet il y a toujours ce côté confrontation après avec les autres les questionnaires je n'invite pas parce que les gens en plus ils s'expriment littéralement moi je donne l'idée c'est de proposer un questionnaire sur papier chacun marque moi je fais le tour et quand je parle avec quelqu'un je ne peux parler qu'avec cette personne là mais c'est vrai que l'idée de la cohésion comme deux groupes pour essayer de créer cette vie dynamique entre chacun, parce qu'après, quand ils ont passé en sophrologie, il va y avoir une cohésion groupe. Ils vont tous, à un moment donné, se poser sur un même rythme de cohérence, donc c'est déjà bien si un peu sur des manières de penser, en fait, ils arrivent déjà à se retrouver. Une, deux personnes suffiraient amplement à juste dire, moi, en fait, c'est ces situations-là qui me provoquent du stress, je ne sais pas pourquoi, et en fait, d'une certaine manière, ils vont partager une réflexion. Sur celle-ci, je vais pouvoir... donner des petits tuyaux, des petits tips pour amener à réfléchir différemment. Et en fait, c'est juste que j'ai besoin qu'à un moment donné, des gens partagent pour que je rapporte de la matière et qu'ensuite, ils partagent eux-mêmes leurs idées, leurs ressentis sur la feuille. Et une fois qu'ils ont tout mis sur le papier, c'est bon, il n'y a plus qu'à travailler là-dessus maintenant.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
c'est ça. Et ce n'est pas dire... Alors moi, j'ai été battu pendant mon enfance. Et non, voilà. L'idée, ce n'est pas du tout ça. C'est que la personne arrive toute seule, en fait, à comprendre ça.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est bien. Il va y avoir, en fait... une partie collective qui peut créer, comme tu dis, une cohésion. Et c'est vrai que c'est pas mal d'avoir aussi de l'individuel pour que les personnes puissent se recentrer. Parce que les dynamiques de groupe en thérapie, ça peut faire remonter des choses assez puissantes. Et c'est vrai que recroiser la personne le lendemain à la machine à café, je ne suis pas toujours sûre que ce soit positif. Quand il y a des choses violentes, tu remontes.
- Speaker #2
Non, mais bon, après ça peut offrir des liens parce que des fois, il y a des gens qui vont se remonter. trouver en fait sur les mêmes blessures après c'est peut-être pas la même origine mais ça peut recréer du lien et puis peut-être que des semaines plus tard les sujets pourront se poser plus facilement après voilà l'idée c'est pas que ils viennent tous se pleurer sur les épaules de chacun à la machine à café mais par contre que en tout cas pareil avec des gens qui sont autour de soi avec des gens avec qui on passe les trois quarts de notre semaine qu'en fait on a des blocages similaires qu'on peut les traverser et puis Merci. De toute façon, c'est toujours dans l'échange qu'on arrive à progresser. On le voit un peu des fois dans les échanges. Et on a des déclics dans les échanges, on arrive à comprendre des choses. Et en fait, c'est ce moment de partage qui, pour moi, est quand même essentiel pour pouvoir dignifier quelque chose que l'on vit, qui nous pose problème. Et on le voit comme une grosse bête noire. Et en fait, on se voit que déjà, 9 personnes autour de nous ont la même bête noire et chacun la sienne. Et que, si eux, ils sont capables de pouvoir l'aborder, comment tu fais en fait ? Et en fait, ce n'est plus ça qui serait intéressant auprès d'un machin d'un café, c'est ta baignoire, comment tu la donnes. Et du coup, on peut se retrouver entouré, on peut se retrouver compris, on peut se retrouver valorisé. Parce que quand on dit, tiens, j'ai compris quelque chose, mais tu as compris quoi, c'est trop bien. Et en fait, on se retrouve à ce qui est pour nous quelque chose de tout minime. C'est un pas que d'autres personnes n'ont pas encore fait. Et donc, on se dit, bon, j'ai peut-être commencé à avancer. Je me trouvais aussi similaire que lui, mais finalement, je vois que je suis un peu plus en avant parce que j'ai compris certaines choses. Et en fait, en partageant, c'est là où il y a plein de choses qui se mettent en place.
- Speaker #0
Tu parlais du coup, toi, de ton syndrome de l'imposteur et puis syndrome du sauveur aussi. Et c'est vrai que moi, je suis dans une saison du podcast qui parle de légitimité puisque j'ai mis beaucoup de temps à sortir ce podcast parce que je me demandais quelle était ma légitimité en tant que future psy. puisque je suis encore en train de terminer mes études. Et donc, ça m'intéressait de savoir, les gens qui se lancent justement dans des projets comme toi, tu t'es lancée pour Sophronitis et c'est quand même impressionnant. Quand on voit l'appli pour de vrai sur le store, tout comme moi, quand je vois mes épisodes, j'en reviens toujours pas, il y a toujours un côté, il y a une espèce de « Ah oui, c'est vrai, c'est vrai, je l'ai fait. » Et je me demandais si tu avais eu ce « wow effect » la première fois que tu as vu l'appli sur le store et puis où est-ce que c'est devenu finalement habituel. Est-ce que tu as eu cette impression étrange ?
- Speaker #2
Non, je l'ai toujours. Alors, l'application aussi en point de vue technologique a été très compliquée à sortir. Donc, du coup, c'est un gros soulagement, une grande satisfaction de l'avoir. Par contre, la légitimité, je l'ai eue justement en échangeant avec des gens, en rejoignant des réseaux, en parlant de ce que je faisais. Et en fait, c'est eux qui me disaient « Waouh, mais ce que tu fais, en fait, c'est trop bien » . Et si j'étais à ce point-là ?
- Speaker #0
Et bien, OK, c'est trop bien. Et en fait, c'est en échangeant, en ayant le retour des gens, que je trouvais justement que j'avais une légitimité là-dessus. En parlant avec des thérapeutes qui disaient que, malgré le fait que je n'ai pas de formation sujet, je savais comment aborder de manière correcte les sujets, que mon vécu m'avait permis de pouvoir intégrer plein de notions, de comprendre des choses. Et en fait, ma construction personnelle, je la continue en fait. On va dire que mon gros virage en construction personnelle, je l'ai fait il y a 5 ans, mais je le continue aujourd'hui. quand je vois que je suis... sollicité par toi ou par Sandra pour faire des interviews, à un moment donné je fais mais qu'est-ce qui vous a amené à vous intéresser à moi ? Et en fait c'est tout ce que je partage aujourd'hui, c'est ce contenu qui vous intéresse qui me dit aujourd'hui si on me propose d'en parler que j'ai gagné une légitimité. Quand on me dit t'es en application c'est trop bien, tu peux pas faire la même chose en vrai, là tu es en train de gagner sur deux choses en fait, t'es en train de dire déjà t'as créé quelque chose qui parle et en plus on te demande d'en faire plus, de faire quelque chose qui s'adapte en plus quelque chose. Donc du coup en fait c'est Merci. C'est tout ça. Et malheureusement, notre légitimité, on ne peut pas la trouver. C'est pas nous qui disons « je suis légitime de » . C'est les gens qui viennent un peu approuver ce que tu fais, qui viennent donner notre légitimité. Déjà, les gens, quand ils te suivent, ils voient par où tu es passé, ils comprennent que tu t'es planté. Le plus important, c'est d'accepter et de chercher à comprendre pourquoi tu t'es planté. Déjà, les gens portent un intérêt différent en voyant que tu ne vas pas bloquer sur de faux acquis, mais qu'au contraire, tu cherches qu'à progresser. Du coup, les gens vont te regarder un peu. peut-être un peu plus loin, mais à un moment donné, ils vont revenir vers toi parce qu'ils disent, tiens, t'as quand même compris certaines choses, t'as quand même progressé, on voit que t'es en train de monter en générité, t'as allé chercher les compétences qui te manquent, et en fait, c'est ça, en fait, qui nous permet de monter en générité, c'est vraiment le retour des autres, c'est cette recherche de compétences continuelles qui nous permet de pouvoir, en fait, grandir. T'es sollicité pour gagner un prix, parce que là, j'étais sur Psychologie Magazine à une remise de prix, ok, les choses grandissent, en fait, et c'est pas moi qui me donne plus légitime, je me sens plus légitime. parce qu'on me dit qu'on m'apporte cette légitimité-là. Et au contraire, s'il y a des choses sur lesquelles je ne me sens pas légitime, je vais le chercher. Par exemple, les séances que je disais en vrai, je ne me suis pas lancé en mode, ça y est, je les vends et on y va. Je suis confiant dans ce que je vais proposer. Quand j'en ai parlé à Laura, en mode, j'ai besoin de toi pour un demi-sable, je lui ai dit, c'est trop bien, c'est trop dans la continuité de ce que tu fais, c'est trop bien, oui, je veux rejoindre le truc, je veux rejoindre l'aventure. Quand je parle aux personnes avec qui j'ai envie de tester l'application, C'était pendant un petit déjeuner de réseau d'entrepreneurs. Si j'ai cinq, six mains levées, je vais être content. Je n'en ai plus une douzaine. Il y a déjà les gens qui s'intéressent à toi. Il y a des gens qui s'intéressent à ce que tu fais. Il y a des gens qui ont envie de partager tout ça. C'est ce qui fait que tu montes en confiance, tu montes en légitimité et tu vas la chercher. Et si en effet, j'ai trouvé que les gens me disent « ça, ce n'est pas top » , OK, qu'est-ce que je dois faire mieux ? Il n'y a qu'en allant chercher un petit peu de l'approbation, de la confirmation, on gagne en légitimité. on ne devient pas conférencier auprès de 20 000 personnes du jour au lendemain. On commence par petit, on commence avec 10 vues, on commence avec 20 personnes qui approuvent ce que l'on dit, qui après on passe à 50. Et la légitimité, elle est là en fait, ça se gagne. Comme la confiance, comme tout ça en fait, c'est une chose qui se gagne. Et en fait, il faut l'essayer, il faut y aller, il faut se dire, il faut croire en fait en ce qu'on fait. Et c'est la seule chose en fait, moi, qui me permet d'avancer, c'est je crois en ce que je fais, je crois en ma méthode, je crois en ce que je propose. Chaque pas en tout cas que je fais, chaque effort que je fais, chaque... chaque porte que j'essaye d'enfoncer, quand elle s'ouvre, c'est que c'est gagné. Si elle ne s'ouvre pas, c'est que je me suis mal pris. Je regarde comment on va y faire autrement ou que ce n'était pas la bonne porte. Et en fait, c'est que comme ça qu'aujourd'hui, je grandis, qu'aujourd'hui, je n'intéresse pas de sujet. Aujourd'hui, j'intéresse des gens dans le besoin, j'intéresse des thérapeutes, j'intéresse des acteurs en cas qui vivent au travail, j'intéresse des plateformes de référencement parce qu'ils trouvent l'approche ludique et en même temps en réponse d'un besoin. Tout ça, c'est en me disant, tiens, je pense que je peux être légitime là, j'y vais. Ah, le support. J'aurais peut-être encore prêt. Et voilà, la communauté des thérapeutes, ça a été long. C'était un long démarrage. J'ai mal commencé. J'ai mal commencé avec un discours qui n'était pas complètement approprié. Mais à un moment donné, j'ai des thérapeutes qui ont regardé le contenu avant de regarder la forme. Et c'est avec eux que j'ai construit justement cette légitimité-là. Et je suis passé de faux 5. fois 5 en peu de temps des thérapeutes qui s'intéressent à moi parce qu'ils vont trouver un petit peu déjà ce soutien. J'ai pu trouver les bons mots, j'ai pu trouver la bonne approche. J'ai pu me réaligner aussi à mon projet parce qu'au début, j'étais parti sur un truc un peu trop solution de bien-être et ça n'était plus trop aligné avec ce que je voulais proposer. Et quand on m'a dit non, mais va sur un aspect de développement personnel, de travail sur soi, je me suis déjà réaligné avec mon projet, je me suis réaligné avec ce que je voulais proposer. Et en fait, je me suis aligné avec des vraies réponses, avec des gens qui avaient un vrai point en face. Et en fait, c'est vraiment tout ça qui fait que je construis encore petit à petit ma légitimité. Grâce à toi, je vais conduire encore un petit peu cette vie.
- Speaker #1
On l'a construit ensemble. C'est ça, c'est ça. Je te promets que moi, je ne me sens pas plus légitime, mais c'est vrai que tout ce qui m'intéresse, du coup, ça m'aide à me sentir plus légitime dans ce que je fais. Comme ça me passionne de savoir comment les gens construisent leurs projets, comment ils se sont lancés, comment ils se sentaient avant. Comment ils se sentent après ? En fait, c'est ça, c'est avec la passion aussi. C'est un moteur qui me porte.
- Speaker #0
Pour faire un résumé de ça, c'est qu'on se sent au début un petit peu en mode imposteur, un peu en mode pas crédible. On essaye. Mais par contre, on se sent confiant. On se sent confiant, on essaye, on y va. On a le mauvais retour. On prend un petit peu sur notre égo, mais on reste confiant. Et c'est ça le plus important, c'est qu'on reste confiant, on prend en soin et on avance. Et à un moment donné, on a un oui et là, on a l'âge. C'est là qu'on progresse. C'est comme ça qu'en fait la légitimité, elle se gagne et elle se construit.
- Speaker #1
Je pense qu'une des choses les plus importantes que tu disais tout à l'heure, c'est que la légitimité, on va la chercher. Et en fait, pour ça, il faut au moins avoir assez confiance en soi. Donc ça dépend des gens. En fait, moi, c'est la passion, c'est la curiosité qui m'anime et l'envie de transmettre, de rendre en fait tout ce que moi j'ai reçu et qui fait que je suis encore debout aujourd'hui. Je pense que toi, c'est un peu ça aussi. Complètement. T'es passé par un burnout, moi aussi. Et je pense que ce burnout, on a envie de donner des outils aux gens pour anticiper dessus ou identifier, et ensuite donner des outils aux personnes pour rebondir. Et c'est vrai que moi, c'est un peu pareil avec ma future pratique, avec mon podcast. J'ai envie de rendre... Internet m'a tellement aidée pendant mon burnout, pendant ma grossesse, par exemple. J'ai envie de rendre. Et je me dis, d'où venait-toi de ta confiance ? Tu dis, OK, j'avais pas la légitimité, mais j'avais la confiance. Et quel était ton moteur ? Parce que moi, mon moteur, c'est... la curiosité et l'envie d'aider, de transmettre. Je ne sais pas toi, d'où elle venait ?
- Speaker #0
Moi, ma confiance, je l'ai beaucoup construite justement au travers des étapes, au travers des rencontres. Et en fait, c'est ces rencontres qui me permettent de pouvoir avancer. En fait, c'est une communauté que j'ai assez à créer autour de moi, qui me soutiennent. J'ai des thérapeutes qui sont devenus des amis. Corinne, que je peux citer sur Cane sur Mer, qui me dit qu'il n'y est pas encore, mais il n'y a pas. pas raison que ça ne puisse pas fonctionner, ce que tu fais franchement c'est un méga soutien, c'est un super outil et il a de vraies valeurs et en fait c'est ça si les gens en fait pour revenir sur l'agitimité, cette confiance, cette estime, elle se positionne sur l'image que nous rejettent nous redonne les gens et de manière constructive parce que bien entendu toutes remarques ne sont pas toutes bonnes à prendre mais il faut savoir faire un petit peu le ménage dans tout ça et quand tu tombes sur du coup des remarques qui sont constructives, tu te dis bon ben ok je vais travailler dessus, je trouve de nouvelles pistes, on te dit t'es en train d'évoluer, t'es un peu différent par rapport à il y a 6 mois, il y a un an. Et en fait c'est ça qui du coup intéresse les gens en fait, parce que les gens viennent aussi s'intéresser à la personne, s'intéressent aux valeurs que je partage et c'est en se recollant sur cette personnalité, sur ces valeurs que les gens du coup s'intéressent à l'application qui en fait n'est qu'une continuité en fait de ce que je veux apporter comme des conseils, des accompagnements en fait, les gens ils vont d'abord dire toi en tant que personne. avant de te choisir vraiment en tant que psychologue qui va ensuite apporter tes conseils. Donc, tout se construit vraiment étape par étape avec du réseau, avec des gens autour de soi qui ne font pas que nous encourager en mode tu peux y arriver, mais vraiment avec du ce que tu fais, c'est bien, ce que tu fais, c'est pas bien et toujours dans la construction, toujours dans la bienveillance et puis voilà, d'avancer étape par étape. De toute façon, rien ne s'est fait du jour au lendemain.
- Speaker #1
Oui, Rome ne s'est pas faite en un jour, pour citer une phrase de grand-mère. Et c'est vrai que quand tu vieillis, enfin quand tu mûris, tu comprends le sens de cette phrase. C'est vrai que ce soit en devenant mère, par exemple, ou en montant mon podcast, on se rend vraiment compte, et je pense toi avec Sophronitis, pareil, que les choses ne se font pas en un jour. On aimerait que du jour au lendemain, faire un hold-up, soit de façon business, je veux dire. Mais que ça se fasse du jour au lendemain. Et en fait, non, c'est long, c'est lent. Et en même temps, c'est ça. Toi, tu t'appuies sur les gens. J'entends que ton entourage, c'est important d'avoir cet appui, ce soutien, à la fois pour la confiance et à la fois pour la légitimité. En fait, c'est quelque chose que tu as cité deux fois. Et je trouve que c'est très parlant parce que c'est vrai qu'on ne se fait pas tout seul. Quand on fait les choses seul, on va peut-être plus vite. Mais ensemble, on va plus loin. C'est cliché, pareil. Mais en fait, je trouve ça très parlant. Pour toi, ça fonctionne. Et les valeurs ?
- Speaker #0
De nos jours, en fait, au jour. Et ça se reporte sur toute activité qu'on peut avoir, surtout sur des notions un petit peu de thérapie. En fait, c'est les valeurs. Moi, j'ai eu quelqu'un qui est revenu dans mon entourage après 20 ans. Le hasard a fait qu'on se retrouve dans une période où elle a besoin. Elle était en pré-burnout, elle avait un syndrome d'imposteur. Je lui ai fait une description de ce qu'elle était en 5 minutes. Elle me dit, en effet, j'en suis là. Et elle me dit, de toute façon, moi, dans 15 jours, j'ai rendez-vous avec une psychologue, on m'a conseillé. Je lui ai dit, à mon avis, ce n'est pas la poche qu'il te faut, je te conseillerais cette sophro. Je pense que tu as les idées bien posées. C'est juste qu'aujourd'hui, tu n'as plus à réfléchir, tu as besoin de te relaxer, tu n'as pas forcément besoin d'avoir quelqu'un qui va te guider avec des bonnes questions, tu as besoin d'avoir quelqu'un qui va te guider à lâcher prise. Et elle a eu un psychologue qu'on lui a recommandé. C'est cata. il était en train de contrer tout elle est sortie quoi ah oui elle est sortie que l'hypersensibilité c'était du marketing j'étais là j'ai fait ouh c'est une psychologue qui arrive pas de valeur ça faisait vraiment "80 euros on se retrouve la semaine prochaine" et quand elle a contacté la première fois du coup la SOCO que je lui ai conseillé c'est mon soleil en fait c'est elle qui vient vraiment nous sauver et tout s'est joué sur une notion de valeur et aujourd'hui tout business toute entreprise en fait Merci. tout se situe sur des valeurs. Aujourd'hui, de toute façon, plein de monde propose les mêmes choses, mais avec des messages différents, avec des approches différentes, avec des valeurs différentes. Et en fait, la différenciation, elle est là. Des personnalités différentes. Quand je rencontre pas mal de thérapeutes, il y en a beaucoup qui me disent, j'arrive pas à me différencier. Ouais, mais si tu es sophrologue, naturopathe, etc., et que tu caches toujours derrière ta discipline, derrière tes outils, il me reste des centaines, en fait, à faire la même chose. Si tu veux être choisi, dis, qu'est-ce que c'est pour toi d'être accompagné ? partage tes problématiques, partage ton vécu, que les gens s'identifient en toi, partage les mêmes valeurs, que ça leur fasse écho, qu'ils se disent « Ok, c'est cette personne-là qui va savoir m'aider, non pas parce qu'elle est naturopathe et qu'elle parle mieux de ses outils des autres, mais parce qu'en fait, je sens qu'elle est capable de m'aider, parce que je me reconnais en elle, parce que je reconnais son parcours. » Et en fait, c'est là-dessus qu'au moins il y a des gens, quand ils me disent « Viens, ce qu'ils me parlent de Permanent » , ils sont là, tu as plein de choses. Et en fait, c'est au travers de tout ça que j'ai des gens qui s'approchent. Il y en a d'autres qui me disent « Bon, Ouais, ce que tu proposes, ça me parle pas. Voilà, parce que mon approche te pose pas. Et c'est pas grave ! Et c'est pas grave ! Non mais tout à fait. Par contre, il y en a d'autres qui me disent mais en fait, ce que tu viens de dire, ça fait un déclic. C'est avec ces gens-là, avec qui je fais écho, avec qui je corresponds, et c'est avec ces gens-là que je peux accompagner, je peux travailler et qu'on avance. Ouais, ouais,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #0
On va plaire à tout le monde. Mais par contre, voilà, il faut rester authentique. Et ça, c'est le plus important, surtout dans notre société aujourd'hui, c'est de rester authentique, rester soi, et autant sur un aspect personnel comme professionnel. C'est ce qui nous détermine, c'est ce qui fait que les gens s'intéressent à nous, c'est ce qui fait notre légitimité pour revenir encore sur le sujet. Et en fait, c'est comme ça qu'on avance et qu'on se construit. En restant fidèle à ce qu'on veut être.
- Speaker #1
Oui, sinon ça ne marche pas longtemps. Rester fidèle à soi-même, effectivement, tout ce qui est accompagnement. Je pense que si tu te décales de tes valeurs profondes et de ce que tu as toujours voulu faire pour les gens, il y a de fortes chances de retourner au burn-out. On essaye d'éviter.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on est à sombrer une fois, on peut y sombrer une seconde fois. Et encore plus facilement qu'une seconde fois parce qu'on se dit « si bon, je vais tomber une fois, je vais tomber une seconde fois » . Les signes sont beaucoup plus courts quand on tombe sur une seconde fois. On peut en sortir plus vite, mais on peut y replonger beaucoup plus vite. Et moi je sais que dans toute ma construction aujourd'hui, qui a un peu 40 ans, je n'ai pris aucun raccourci. Franchement, je peux dire que toute ma construction personnelle depuis mon adolescence, où les premiers syndromes qui sont mis en place ont été développés par la sclérose d'impact de mon père, que j'ai dû accompagner au travers de la maladie, d'être toujours besoin, ne pas pouvoir sortir le soir parce qu'il fallait être disponible à la maison pour l'aider, l'accompagner, les gars se coucher, manger, etc. Et voilà, il y a plein de choses. Ce qui fait qu'aujourd'hui, je vais être énormément armé par rapport à quelqu'un où tout lui a été facile. Et le problème c'est que moi aujourd'hui quand je fais un échec, je me dis « Ok, j'ai trouvé une manière de ne pas le faire. » Comme si je fabriquais l'ampoule, j'ai trouvé 999 manières que l'ampoule ne fonctionne pas. Et à un moment donné, j'ai trouvé la minième qui va faire que ça fonctionne. Et en fait, l'avantage c'est qu'on se construit toujours au travers de ces moments difficiles, on apprend de nos erreurs. Et le problème c'est que si on n'en fait pas, si on n'en rencontre pas, on n'avance pas. Par contre, il faut accepter. Et ça, ça fait partie des choses de ma méthode que je suis en train de construire. Ça fait partie des choses qui sont essentielles que même n'importe quel thérapeute, et je pense que tu vas me confirmer aussi, l'acceptation. Accepter ce qui nous est arrivé, accepter une douleur, accepter... Si on ne l'accepte pas, on reste toujours en conflit. Et en fait, si on reste en conflit, on ne peut pas travailler dessus. Alors que si on l'accepte, on se permet de pouvoir interagir dessus. Et ça, c'est des choses qu'on ne peut que apprendre dans l'adversité, mais dans la difficulté aussi. On peut avoir des défauts, mais ça n'empêche que... Ça n'empêche pas que je ne suis pas capable. Ça veut juste dire que je vais mettre plus de temps que quelqu'un d'autre. Et en attendant, tant que je reste confiant en moi, j'avance.
- Speaker #1
Oui, il faut garder la motivation. C'est vrai que l'acceptation, on parle beaucoup de lâcher prise, qui est assez difficile à appliquer. C'est très théorique le lâcher prise, même rien qu'en se disant je dois lâcher prise, on ne peut pas le faire. Le lâcher prise, on le fait sans y réfléchir. Si on doit y réfléchir, c'est quand même compliqué. On se rend compte souvent qu'on a lâché prise quand c'est fait. C'est assez difficile, mais c'est vrai que l'acceptation, c'est un terme qui est très approprié parce que c'est ça. C'est qu'on fait le tour du problème, on vient examiner ce qu'on a vécu, y compris si c'est très douloureux. Et c'est vrai que c'est bien de... de pardonner, de s'expliquer avec les personnes par exemple, de leur parler même si elles ont disparu. C'est possible aussi d'écrire, de communiquer avec soi à l'époque et avec les personnes. Et ensuite, oui, on accepte que ça nous est arrivé, que ça nous a forgé. Et ça, ça peut prendre du temps, ce n'est pas quelque chose qu'on peut décréter. Mais c'est vrai qu'une fois qu'on s'adresse à la personne qu'on était à l'époque et qu'on s'adresse aux personnes concernées, qu'elles existent encore ou pas, Ça permet d'avancer, oui, avec la tête et même le corps libérés un peu. Libérés. Oui. Je pense qu'on arrive bientôt au bout de cette interview. J'ai rajouté une petite question pour la fin. C'est si tu avais... Alors, si tu veux rajouter un mot de la fin, déjà. Si tu as quelque chose à rajouter à cette belle conclusion, déjà, l'acceptation, mais sur ton parcours, sur ce que tu dirais à quelqu'un qui a peur de friser le burn-out ou qui a besoin de soutien. qui se demande si il ou elle est en burn-out, qu'est-ce que tu aurais envie de lui dire par exemple. Puis après je passerai à ma dernière question. Mais si quelque chose te vient, parce que c'était déjà, on était sur des belles choses déjà juste avant.
- Speaker #0
S'écouter. Là, ce qui me vient, c'est d'abord de s'écouter. En fait, s'il y a des choses qu'on sent qui n'est pas normales, c'est que c'est normal. Donc du coup, il faut s'écouter pour dire, il faut que je me relâche, il faut que je m'aide des changements, s'écouter parce que finalement, là où je suis, ça ne me correspond pas. Et en fait, j'ai envie de dire que notre esprit, il nous parle, même si on ne veut pas l'écouter, il nous donne des signales. Et le problème, c'est qu'à un moment donné, quand on arrive sur un burnout, quand on arrive sur des choses comme ça, c'est qu'en fait, lui, il en a marre qu'on ne l'écoute pas. Et en fait, il est à force de crier, il se fatigue. Et donc, du coup, physiquement, on se fatigue. Ce qui est bien aussi avec la sofro, c'est que le mental et le corps sont très liés. Le burnout, moi, j'ai quelqu'un qui me dit « je suis à la limite du burnout » . Tu es certes très, très, très fatigué, mais par contre, encore un moral d'acier, tu es encore... solide sur tes appuis. Donc oui, le burnout, si il n'est pas encore, par contre, tu as besoin en effet de te reposer. Par contre, à l'inverse, et ça a été mon cas, moi, c'était le mental qui lâchait. Et quand le mental lâchait, le corps ne suivait plus. Et c'est là, c'est impressionnant de voir qu'on peut avoir des tensions musculaires, on peut avoir des mal de dos, et en fait, c'est juste parce qu'on est soumis à des pensées qui nous parasitent. Et donc, cet impact mental-physique, il existe vraiment. Et le burnout, il se trouve vraiment sur ces deux choses-là. c'est pas qu'un épuisement physique, c'est aussi un épuisement moral et mental, et moi je sais que j'avais beau faire mes séances de sport, j'avais beau faire ce que je voulais, j'avais beau courir en fait je faisais que de fuir ma problématique parce que je ne traitais jamais ma tête, en fait je faisais que de permettre à mon corps de pouvoir évacuer, de pouvoir se reposer mais mon mental en fait il était toujours mis de côté, il criait, il criait jusqu'au moment où ça venait beaucoup trop fort pour moi en fait tous ces signaux d'alerte et que là j'ai dit ok il faut que je fasse quelque chose Merci. Et donc, tous écouter parce que, à un moment donné, quand on a quelque chose qu'on ressent qui ne correspond pas, c'est qu'il y a un des équipes qui se met quelque part. Il faut savoir dire non à un moment donné, il faut savoir aller prendre le changement qu'il faut, il faut savoir se mettre dans une situation à un moment donné inconfortable pour aller chercher le plus confortable. Voilà un petit peu ce que je peux dire. Donc, chacun est capable de pouvoir se reconstruire. Chacun est capable de pouvoir aller chercher ce qu'il faut. Il faut certes accepter parfois d'être accompagné. Des fois, demander de l'aide n'est pas si facile. Mais il faut parfois demander de l'aide quand on n'a pas besoin, quand on a besoin, et avancer, et passer à l'action. Il n'y a qu'en étant dans l'action qu'on arrivera à avancer, qu'on arrivera à atteindre ses objectifs, qu'on arrivera à obtenir des choses qui nous font du bien et se sortir de là où on ne veut plus être.
- Speaker #1
Oui, s'écouter. S'écouter et se suivre.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
ça peut être un déclencheur à beaucoup de choses.
- Speaker #0
L'acceptation, la lâcher prise passe par là, ma méthode passe par là. Quand on se parle d'être à une introspection, ce n'est pas juste d'identifier son émotion, c'est vraiment d'accepter qu'en fait, quelque chose pour nous ne nous affecte plus, on nous affecte. Moi, je me suis aperçu que 15 ans plus tard, la mort de mon père m'affectait toujours parce que mon deuil, je ne l'avais pas fait, parce que je m'étais protégé, enfin, j'avais tout mis dans une boîte pour protéger ma mère, pour me protéger moi, pour réussir à avancer. et puis... J'ai eu des changements de vie qui sont posés qui m'ont permis de pouvoir m'évader, mais le problème n'avait jamais été résolu. Et le psy quand il dit « vas-y on ouvre la boîte » , c'est dur. On va s'écouter, accepter et avancer à sa vitesse, en passant à l'action doucement. Ne pas aller trop vite, ne pas griller les étapes. Nous n'avançons pas tous avec la même vitesse, nous ne partons pas tous avec le même bagage. C'est chacun qui fait son chemin. avec ses compétences et on est tous capables de pouvoir les chercher.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour ton témoignage. En fait, c'est aussi... Tout à l'heure, tu disais que Sandra et moi, on t'avait proposé des interviews. Moi, c'était vraiment à la fois parce que je trouve qu'il faut des outils numériques, il faut se servir du numérique pour aider les gens au quotidien et on peut vraiment faire des choses merveilleuses parce qu'on peut scroller jusqu'à 2h du matin. On peut aussi... s'entraider et s'aider soi-même avec les applis. Moi, je sais qu'il y a beaucoup d'applis de méditation, notamment, qui m'ont sauvé la mise pendant un temps. Donc, la sophronitis, je vais la prendre aussi, vraiment. Et en fait, moi, c'est aussi pour ta capacité à partager des choses que tu avais vécues puissantes, notamment ce que tu as vécu dans l'adolescence, qui est vraiment fort et difficile à traverser. Et aussi, tu es un bel exemple de résilience, c'est-à-dire comment on transforme un trop plein en tremplin. Il y a vraiment un truc de transformation. Et moi, c'est ce qui m'intéresse aussi, c'est qu'on vit tous et toutes des trucs vraiment hard par moment. On se demande si on va se relever et en fait, on peut se transmettre les uns les autres, ce qui nous a aidé à rebondir. Et voilà, c'est... C'est une façon de transformer l'ombre en lumière et c'est aussi pour ça que je voulais t'interviewer, c'est que je trouve que c'est ce qui s'est passé pour toi. C'est un peu le chemin que tu m'as décrit, je trouve que c'est ça, c'est transformer ces ombres en lumière, même si elles ont encore le droit d'exister en nous. Je veux dire, il y a des traces qu'on gardera toujours, mais on peut aussi en faire quelque chose de beau et le partager avec les autres. C'est aussi pour ça que je voulais t'inviter.
- Speaker #0
Une blessure, elle sera toujours une cicatrice. Donc déjà l'acceptation qu'on garde toujours une marque qui est là, ça peut définir un trait caractère, mais ce n'est pas grave. Le fait de l'accepter, on le vit mieux et on arrive à vivre avec. Et c'est ça qui est très important quand on est face à une blessure, c'est réussir à vivre avec. Et en fait, presque le fait de la dompter, de la comprendre et de travailler dessus et de la minimiser, permet de pouvoir vivre avec parce qu'il y a des choses que malheureusement, c'est devenu tellement fort et imposant qu'on ne peut pas se débarrasser. mais en vivant avec en fait. on lui donne moins d'importance. On lui donne moins d'importance, ça nous donnera beaucoup moins d'impact quand même sur notre quotidien. Et voilà, c'est ça que j'essaie d'apporter dans l'application, c'est de pouvoir apprendre à minimiser cette chose, à pouvoir vivre avec. Quand elle prend le dessus, ok, elle prend ma solution numérique là, je m'apaise, j'ai réussi à la remettre de côté, je reprends le déroulement de ma journée. Et je vais rebondir sur ce que tu viens de dire. En fait, c'est vrai qu'aujourd'hui, on a l'avantage d'avoir la technologie qui nous permet de pouvoir plein de solutions d'avoir dans la poche. Moi, c'est vrai que je suis parti sur la Sofro parce que l'amélioration, ça me passe mon temps. Ça me stresse de ne pas bouger, d'être où je veux. Et pour moi, la SOFA apportait d'autres choses, d'autres dynamiques, une relation avec le passé, présent, futur, qui était beaucoup plus essentielle. Mais ce que je voulais surtout dire, c'est que quand on sent avoir besoin de quelque chose, d'être accompagné ou d'un support, il ne faut pas confondre des solutions numériques comme étant un remplacement, une fusion, un accompagnement avec un thérapeute. L'exemple que je donne quand on me dit « Ah, mais ton application va remplacer les thérapeutes » , je dis « Oh, j'espère pas, et heureusement pas » . Parce que c'est comme si demain, je me dis tiens j'ai une suite dans ma salle de bain, j'ai regardé YouTube, un tuto et je vais les réparer. Et bien ça sera quand tu auras une piscine dans ta salle de bain, tu essaieras d'appeler un pompier. Ah un plombier, c'est quand il y aura la baisse. D'appeler un plombier. Donc aujourd'hui, ça permet d'avoir des déclics, ça permet d'avoir un support au quotidien, ça permet à des... Les gens qui n'ont pas forcément besoin d'un accompagnement, d'avoir juste le petit support au quotidien, mais par contre, à un moment donné, si on a besoin d'être accompagné, on a besoin de parler à quelqu'un, on a besoin d'avoir une écoute, le thérapeute, il a vraiment tout son rôle là. Il a un rôle d'accompagnement qui ne sera jamais remplacé par une application. Et justement, je trouve que la complémentarité, elle est intéressante. C'est vrai que tout à l'heure, il y a plein de thérapeutes qui s'intéressent. C'est vraiment la complémentarité entre l'accompagnement du thérapeute et le support que l'on a au quotidien, parce que malheureusement, le thérapeute, on ne peut pas l'avoir dans la poche. Il faut le partager avec d'autres personnes, il faut accepter qu'il ait une autre ligne, d'autres enfants aussi pour nous revoir. Mais voilà, ça c'est quand même une notion qui est quand même très importante parce que je l'ai souvent entendu dès le début, j'entends encore aujourd'hui et je le dis quand il y a des gens à qui j'ai refusé, j'ai déconseillé qu'il était chargé d'application ou qu'il l'utilise exclusivement parce que je leur dis c'est qu'en fait, tu as besoin de les suivre. Là aujourd'hui, vous êtes dans un contexte, besoin d'être encadré par quelqu'un. Vous avez besoin que quelqu'un vous accompagne. Donc c'est bien de chercher l'application, trouver le support que vous avez peut-être besoin, une réponse que vous trouvez dedans, mais elle ne vous apportera pas tous les soutiens. Donc commencez aussi une démarche avec un thérapeute. Peut-être qu'avec l'application, vous n'aurez peut-être pas plus de 6 mois, mais peut-être 3 mois. Mais en tout cas, il y a vraiment à un moment donné un besoin. Il ne faut pas se dire que j'ai 12 applications sur mon téléphone, que non, à un moment donné, on reste seul face à son téléphone. Et c'est là où la limite de l'application se retrouve. et que justement j'essaie d'aller au-delà en proposant d'autres accompagnements, du coaching, j'essaie de partager avec les réseaux sociaux d'autres solutions, c'est de sortir un peu de cet isolement-là, et je dis voilà, aujourd'hui, face à votre problématique, il faut sortir de l'isolement, choisissez le thérapeute que vous voulez, la discipline que vous voulez, même l'application. Je sais que la sophrologie ne parle pas à des gens, ils disent « ah non, moi je préfère la méditation » , ben déchargez petit bon, allez-y, il y en a des applications de méditation, donc faites-vous plaisir, il y a d'autres applications de sophrologie, moi j'apporte une autre approche, une autre vision, si elle vous correspond, tout ce que je souhaite pour vous. et ce qu'elle vous apporte au quotidien. Et si aujourd'hui elle n'est pas suffisante, t'es rapide. Une progression, des fois, il faut un soutien. Il faut avoir une main tendue, il faut être guidé. Et voilà, le travail d'introspection, tout ce que ces travailleurs à l'application nous ont donné, les réponses qu'on n'arrive pas à trouver soi-même, il faut servir ça à un professionnel qui nous aide à trouver ça. On peut croire qu'aujourd'hui, le numérique nous apporte toute solution, mais en fait non, et on voit même avec les réseaux sociaux. On n'a jamais eu autant d'amis, de personnes qui nous suivent, et pourtant, on a autant de difficultés à être entourés. Donc, une numérique apporte beaucoup de choses dans notre poche, apporte des outils, des proximités, mais à un moment donné, il y a l'accompagnement, il y a la proximité qui est là, et il faut savoir faire la différence entre les deux, il faut savoir donner le vrai rôle de chacun, savoir s'entourer, surtout quand on ne va pas bien. Nous, justement, pour revenir à ce que je disais tout à l'heure avec le côté collectif, le fait d'être ensemble face à une problématique permet de ramener des échanges, de ramener des échanges et de pouvoir sortir de cet isolement. Tu dois savoir qu'on n'est pas seul face à une problématique.
- Speaker #1
Oui, on n'est pas seul. Avant dernière question, en tout cas, on n'est pas seul, on peut ne pas être seul en tout cas.
- Speaker #0
Il y a des gens qu'on n'aurait jamais suspectés. Il y a des gens qu'on n'aurait jamais suspectés d'avoir un burn-out ou d'être en burn-out ou d'être dépressif parce qu'il y a des gens qui savent très bien le cacher. Il va y avoir quelqu'un qui, du coup, cette personne va se sentir légitime parce qu'elle ne dit pas « Tiens, j'arrive à le cacher » . Mais surtout, c'est qu'on va pouvoir changer à deux. En effet, du coup, on est deux dépressifs, on va être trois, c'est-à-dire un petit peu à deux à progresser. Là, à part l'entourage, à part le réseau, à part accompagner des mains tendues, une application ne peut pas l'apporter, malgré toute l'énergie. C'est quand même quelque chose qui est important parce que, même moi, en proposant une solution numérique, je me suis dit, bon, on va se faire avec LinkedIn, Instagram, je vais faire mes petits postes, je vais se faire. Et en fait, je discutais avec des dizaines de personnes par jour, et en fait, au bout de deux ou trois mois, je me suis aperçu que je ne discutais avec personne. Et tout s'est accéléré quand j'ai commencé à m'entourer. personnellement, professionnellement. Donc voilà, et face à une thérapie, c'est pas mal.
- Speaker #1
Allez, je passe à ma dernière question, Psycho Pop. Est-ce qu'il y a un héros ou une héroïne de fiction, du coup, qui t'inspire ? Peut-être depuis l'enfance ou depuis quelques années.
- Speaker #0
Depuis tout petit, moi, c'est Superman. Donc ce qui est bien, c'est qu'en plus, avec le S sur la poitrine, on pourrait dire Sophronitis. Je viens de la trouver. Mais ouais, Superman, la toute personnalité qu'il a, les valeurs qu'il partage. On reproche souvent à Superman le côté super-héros, trop propre, trop joli. trop gentil un petit peu. Mais voilà, c'est ce qui me correspond aussi, c'est comme ça que j'aime malgré tout le côté quelqu'un de très gentil, quelqu'un de plein de valeur, quelqu'un de très bienveillant et pourtant une machine de guerre et pourtant voilà quoi, s'il est à proximité d'une petite pierre verte, il est indiscutable en fait. Et j'adore cette image en fait de pouvoir être propageur de valeurs. de bienveillance, d'écoute et en même temps de pouvoir être solide pour les autres, d'être solide pour soi et pour tout ça, je trouve super bien.
- Speaker #1
En plus, vu la période où il a été créé, c'est normal qu'il soit aussi assez propret, assez... Ça servait des valeurs, c'est très contextuel aussi. Moi j'ai lu les comics quand j'étais enfant et on comprend d'où il vient Superman aussi, ça se tient en fait qu'il soit comme ça.
- Speaker #0
De toute façon, tous les héros qui ont été créés à un moment donné sont l'image en fait de quelque chose qu'ils voulaient partager au niveau de l'âge, au niveau du personnage. On va mélanger un petit peu les genres, mais si on rajoute Spider-Man, si on rajoute Captain America, Batman... On est tous sur des super héros qui véhiculent chacun un message, véhiculent chacun une personnalité, véhiculent à un moment donné un besoin pour que les jeunes, de toute façon l'idée du super héros est là, c'est que chacun puisse s'identifier en quelqu'un pour pouvoir grandir, pour pouvoir avancer, pour pouvoir trouver une solution d'évasion. Je n'ai pas lu beaucoup de comics, mais j'ai vu tous les films, j'ai vu les dessins animés et j'ai très vite accroché au personnage sur sa manière d'être, sa manière de se tenir, sur le côté très propre. très beau qui est là.
- Speaker #1
Ça fait du bien d'avoir des modèles qui nous font du bien. C'est vrai qu'on a tendance à aimer les anti-héros aujourd'hui. On a eu une époque qui aime beaucoup les anti-héros qu'on voit leur côté sombre etc. Mais Clark Kent c'est un personnage hyper intéressant. J'ai toujours beaucoup apprécié dans les comics puisque j'étais une binoclare d'enfant et que je le suis toujours. J'aimais bien ce côté double personnalité. Au contraire, il n'est pas totalement lisse non plus. Clark Kent, c'est Un personnage qui est complexe justement.
- Speaker #0
Alors c'est ce que j'aime encore plus sur les derniers Superman en fait. Où en fait ils ont donné un côté un peu plus humain. Parce que justement c'est ce qu'il cherche à être au final, Clark Kent. Parce qu'avec le fait qu'il ait ces super pouvoirs, il a du mal à pouvoir s'identifier aux humains. Comprendre ce qui lui arrive autour de lui. Comprendre qu'en fait il est obligé de se canaliser, de se cacher derrière un masque pour pouvoir se confondre. Mais moi ce que j'ai beaucoup aimé c'est justement le renforcement de cet isolement derrière en fait ce masque qui avant il était toujours propre en fait, on dirait qu'il jouait un jeu. Alors que là dans les dernières avec Henry Cavill on sent qu'il avait cette souffrance en fait. En plus de cet isolement qu'il arrive à travailler en assumant ce côté super héros, en assumant cette double image et je trouve que cette construction elle est... Elle est très intéressante et un peu plus moderne, adaptée justement aujourd'hui. Quand tu dis le côté pression du anti-héros, ça remet un peu le concret. Ça va un peu à l'encontre de l'image trop belle de Superman et de dire que même si c'est un super-héros, même si le mec est indestructible, même si aucun des autres super-héros, des méchants qui peuvent l'abattre, il a quand même sa souffrance et qu'auprès d'une humaine, en fréquentant d'autres humains, il arrive à trouver une part d'humanité. et de sortir de cet isolement que malheureusement, on pourrait comparer à un hypersensible qui aujourd'hui ressent les choses différemment. J'ai eu une discussion justement avec une sophrologue qui gère les hypersensibles et elle les compare justement à ce côté un petit peu de super-héros où on ressent les choses différemment, on vit les choses différemment. Du coup, on a du mal à s'identifier à les mêmes situations avec d'autres personnes et ça nous pousse en fait des fois un peu à s'isoler. Et bien là, je trouve que c'est bien en fait cette mise en avant de ce côté je suis une vraie montagne, je suis immortel, mais pourtant, Je reste personnellement, mentalement un petit peu fragile en souffrant justement de cette différenciation-là. On verra ce que nous réserve le prochain Superman.
- Speaker #1
Oui, ça me donne envie de regarder le dernier du coup. C'est intéressant parce que nos héros parlent bien de nous aussi d'une certaine manière. Donc j'adore.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Est-ce que tu veux rajouter une petite chose ou c'est bon pour toi ?
- Speaker #0
Non, c'est bon pour moi. Sinon, je repars encore pour un quart d'heure. Non, je pense qu'on a dit l'essentiel. C'est vrai qu'il faut... Pour conclure, c'est savoir s'entourer, trouver les outils, les accompagnements qui nous correspondent pour avancer, accepter. Ce qui nous arrive, ce n'est pas par hasard. Si on ressent des choses, c'est qu'il y a des choses qui sont en train de se passer, c'est qu'il y a des déséquilibres. Et au plus tôt, on les accepte, au plus tôt, on les prend en charge. Et ensuite, il ne reste plus qu'à trouver sa bonne méthode, passer à l'action. Chaque petit pas est un pas qui nous permet de pouvoir nous rapprocher de la porte de la vérité, de la porte de la sortie. de sortir de ces problématiques et d'éculpabiliser. Je pense qu'il y a plein de gens autour de soi, si on savait les souffrances qu'ils avaient, on culpabiliserait beaucoup moins.
- Speaker #1
Oui, je suis tellement d'accord. Il y a eu des choses très impressionnantes qu'on peut voir dans les thérapies de groupe ou même en tant que futur thérapeute, je suis d'accord. Merci infiniment Florian.
- Speaker #0
Merci Maria pour ta confiance, ton écoute et tout ce que tu m'as partagé. La légitimité qu'on s'est apporté mutuellement.
- Speaker #1
Vraiment, vraiment merci. Et à très bientôt.
- Speaker #2
Merci beaucoup Marie, à bientôt. Merci.
- Speaker #1
Bye bye.