#Enora Teyssendier Psycho Sexologue CorrèzeHey, bonjour et bienvenue dans Psycho-Sexo, le podcast de l'EiPShO. L'EPSO, c'est l'école internationale en psychosexologie holistique. Et moi, la voix qui est dans votre oreille, c'est Enora Tessandier. Je suis la fondatrice de cette école et la formatrice principale. Aujourd'hui, dans cet épisode de podcast, on va aborder un sujet qui est celui de... La parentalité, l'éducation, le consentement et comment parler de sexualité aux enfants, avec les enfants. Donc, déjà, j'ai envie de faire un petit rappel ou une petite introduction. C'est que parler de sexualité avec les enfants, ça veut pas dire qu'on va parler cul pour parler crûment. Ça veut pas dire qu'on va leur apprendre à faire une fellation. par exemple, comme ce que certains parents peuvent décrier concernant l'éducation à la vie affective et sexuelle. Et qui a un autre nom maintenant, à la vie affective, sentimentale et sexuelle, je crois. Bref, relationnelle, pas sentimentale. Bref, en tout cas, en fait, non, ce qu'on va aborder avec les enfants, c'est... Certaines choses qui feront partie de leur connaissance, tout comme on peut leur apprendre à lire, tout comme on peut leur apprendre la géographie, tout comme on leur apprend à savoir où est le nez, où sont les yeux, où sont les oreilles, etc. Dans cet épisode, je vais vraiment axer sur le côté parentalité. pas en tant que professionnels, mais qu'est-ce qu'on peut recommander aux parents d'aborder ou pas avec les enfants. Je vais essayer de faire un podcast assez court, donc on n'ira pas dans beaucoup de détails, parce que j'étais à deux doigts de ne pas sortir d'épisode de podcast cette semaine. Mais voilà, j'ai envie quand même de m'y tenir. Mais d'ailleurs, on est lundi, donc ça voudrait dire que la semaine prochaine aussi, il faudrait que je fasse un épisode de podcast. Ouh là là, celui-là, je ne suis pas sûre de le sortir du coup. Donc, déjà, ce qu'on va aborder avec les enfants et des tout-petits, c'est leur corps, leurs limites, ce qu'ils ont le droit de refuser, ce qu'ils ont le droit de dire aussi. Bien évidemment, on ne va pas rentrer dans les détails, et c'est toujours, on a eu cette conversation lors d'un échange après le film Pour le plaisir, où c'est cette, c'est distinguer entre trop dire ou pas assez dire. Parler de notre sexualité d'adulte, ce n'est pas sécurisant non plus pour l'enfant. Et c'est pas l'objectif. Et notre discours, bien évidemment, on va l'adapter en fonction de l'âge. Et en fonction de l'âge aussi, l'idée c'est d'ouvrir la parole, une parole, avant que les enfants apprennent seuls, ou qu'ils cherchent les informations seuls, et en cherchant les informations seuls, ils risquent de tomber sur quoi ? Sur du porno ? Ou qu'ils soient dans le silence, ou qu'ils apprennent par les copains, et que ce soit des conneries ou des choses comme ça. Voilà, donc déjà, pour revenir sur certains points, le silence, il risque souvent de mettre en place, enfin de faire qu'il y aura d'autres sources d'éducation à notre place. Et du coup, moi j'ai envie de vous demander, vous, qu'est-ce que vous préféreriez qu'ils apprennent de vous, plutôt que d'apprendre des autres et possiblement des conneries ? Enfin, je dis vous, mais où est-ce qu'on peut recommander aux parents ? Quand on nous pose la question en tant que professionnels. Parce que, et j'entends totalement que ce soit pas évident de parler de ces sujets avec les enfants. On a peur d'en dire trop, on sait pas forcément qu'est-ce qu'on peut dire, qu'est-ce qu'on peut pas dire. Certaines personnes vont avoir aussi beaucoup de pudeur. Ils ont peur que ce soit en lien avec, que ça fasse, que ce soit interprété par leur propre sexualité. En tout cas. Chez les tout-petits, on va apprendre les parties du corps. Donc, par exemple, pénis, vulve, anus, testicule. Tout comme ils apprennent du moment à dire aussi bras, bouche, ventre, etc. Pourquoi est-ce que les enfants, même tout petits, apprennent des parties du corps mais pas d'autres ? Et puis quand on dit zizi par exemple, ça peut laisser sous-entendre qu'on ne dit pas... Soit il y a des enfants et après même tard qui vont croire que ça se dit vraiment zizi. Ou alors ils vont apprendre que, enfin, ou comprendre que ces parties-là c'est tabou, on n'en parle pas et du coup on donne des faux mots. Oh là là, j'avais prévu une trame mais finalement je ne l'aime pas ma trame. Donc ce que ça va permettre quand l'enfant connaît les vrais mots, c'est que du coup il sait qu'il peut nommer ces parties-là. Et donc, il va pouvoir aussi raconter plus clairement. Et si quelqu'un voudrait ou l'aurait à toucher, par exemple, eh bien, il va pouvoir, l'enfant va pouvoir raconter plus facilement, plus clairement. Et possiblement avec eux. un peu moins de gêne, moins de confusion puisqu'il connaît les mots. Ce que ça peut aussi permettre, c'est qu'un enfant qui a appris qu'on n'avait pas le droit de toucher son pénis, par exemple, eh bien, il va pouvoir dire à la personne qui veut la caresser à cet endroit-là, il va pouvoir lui dire tu n'as pas le droit de toucher mon pénis. Imaginez la différence entre un enfant qui dit à un adulte tu n'as pas le droit de toucher mon pénis et un enfant qui dit tu n'as pas le droit de toucher mon zizi. Qu'est-ce que peut se dire l'adulte en face ? Bon déjà il est au courant qu'on n'a pas le droit, ok ? Mais est-ce que vous pensez qu'il y a une différence entre s'il dit de toucher mon zizi ou de toucher mon pénis ? Le fait est qu'en disant les vrais mots, l'adulte va plus facilement se dire que l'enfant a plus d'éducation à ce niveau-là, et peut-être risque plus de dénoncer aussi. Ce n'est qu'une hypothèse, je n'ai pas trouvé d'études qui l'affirment, mais je sais que différents professionnels dans le domaine... On parle de ça aussi. Au niveau des études, bon, on ne va pas nous l'apprendre, mais on voit que les enfants ne connaissent pas assez le vocabulaire de ces parties-là, de ces parties du corps anatomique. Ils connaissent mieux d'autres. Et ce qui a été démontré, c'est que ça facilite le fait qu'ils connaissent les vrais mots. La prévention. La clarté du récit et le dévoilement d'une situation problématique. Et les sources, c'est childrenscommissionner.gouv.uk Autre point que je souhaite aborder et qui a été abordé plus en longueur dans un épisode de podcast... Au moment des fêtes de Noël, concernant le consentement des enfants, eh bien le consentement ça ne commence pas à l'adolescence, il commence dans les gestes du quotidien. Donc ne pas forcer à faire un bisou ou à recevoir un bisou pour dire bonjour. Arrêtez de faire des chatouilles quand l'enfant dit stop. demander avant de le porter, de le toucher, et voire même de le nettoyer. En tout cas, quand c'est possible, parce qu'il est à deux doigts de se faire écraser par une voiture, si on l'attrape, on ne va peut-être pas lui demander son consentement avant. Et donc, justement, par rapport au nettoyage, ça peut être dès tout petit de dire « Je dois te laver ici. » Donc, je vais te toucher à cet endroit-là, par exemple. Et il y en a, il y a certaines personnes, c'est devenu des habitudes, même avec les tout-bébés, au moment de la couche, juste ils vont dire, on va enlever la couche, je vais te nettoyer. à ce niveau-là, etc. Ou je vais nettoyer la vulve. Donc, si on veut qu'un enfant comprenne que son nom, il est important, qu'il compte, il faut qu'il l'exprime, il faut qu'il l'expérimente dans des scènes du quotidien. Donc, vraiment, le consentement, il ne s'apprend pas dans les grands discours ou pas seulement dans les grands discours. Il s'apprend quand les adultes respectent aussi les petits noms. Voilà, ça c'est un point important. Et je vous mettrai le lien de l'épisode de podcast sur le sujet qui approfondit un peu plus sur ce sujet. Ensuite, mettre des règles simples autour du corps. On donne des repères clairs à l'enfant. Personne ne touche mes parties intimes. Personne ne me demande de toucher les siennes. personne ne me demande de garder un secret sur mon corps. J'ai le droit de dire non, j'ai le droit d'appeler un adulte. Et ce, même si c'est quelqu'un de la famille, et ce, même si c'est quelqu'un que j'aime, et ce, même si la personne me dit que je vais avoir des problèmes. Et d'ailleurs, par rapport aux problèmes, et bien, autre point important, créer. Une parole possible, un espace de parole possible. L'enfant, il doit savoir qu'il pourra parler sans être puni, humilié ou accusé. Donc là, on va pouvoir dire, on va pouvoir réconniser aux parents de dire à l'enfant, tu peux toujours me parler, même si tu as peur, même si quelqu'un t'a dit de ne pas le dire, même si tu penses avoir fait une bêtise. Ce n'est jamais de ta faute si un adulte dépasse les limites. Et l'idée vraiment c'est que, c'est de pas chercher à faire l'enquêteur, mais vraiment d'ouvrir la porte, de montrer en tout cas que la porte elle est ouverte pour parler de ces sujets. Et si jamais un enfant il aborde un sujet comme ça. C'est sûr, c'est pas forcément évident. En tant que parent, ça peut être très très très très difficile même. Et du coup, l'idée c'est de pouvoir essayer le plus possible de rester calme, et c'est possible de chercher de l'aide si besoin. Mais par contre, pas... Surtout pas accuser l'enfant ou l'écraser ou quoi que ce soit. Tout ça, ça peut se faire dans la petite enfance. Avec des enfants plus ou moins grands, mais déjà petits, on peut aborder différents sujets. Et ensuite, un peu plus tard, j'ai envie de vous parler de la pornographie. Pourquoi ? Eh bien parce que le problème, c'est que si les parents ou les adultes ne parlent pas, c'est Internet qui parlera. Et Internet ne va pas le faire avec douceur, nuance ou protection, ni forcément avec la vérité. Petite étude, hein, pour avoir une petite info là comme ça au passage. Rapport du Children's Commissioner of England de 2023. Ce n'est pas très vieux. Oula, j'ose pas vous donner le nom de cette étude. En tout cas, c'est une étude qui nous donne les informations que l'âge moyen de la première exposition à la pornographie, roulement de tambour, Et de 13 ans, 10% des enfants exposés en avaient vu, des enfants qui ont déjà vu de la pornographie en avaient vu à 9 ans. Alors j'espère que les enfants que vous connaissez ne seront pas dans ces 10% à 9 ans. Par contre, il faut savoir qu'il y a un peu plus de risque qu'ils soient dans ces 27% qui en ont vu à 11 ans. Et voilà, rappel, moyenne, 13 ans. Donc, c'est d'ailleurs, du coup, c'est environ la moitié, pour donner un peu plus de chiffres, environ la moitié qui en ont vu à 13 ans. Et ça, souvent, c'est pas fait exprès pour les enfants. Ceux de ma génération pourront se rappeler. Génération... téléchargement Imule, Torrent ou Itorrent, voilà. On cherchait à télécharger des super films. Et puis quand t'étais content, t'avais enfin téléchargé Blanche-Neige et les Sept Nains, et ben en fait, c'était Blanche-Neige et les Sept Mains. Je déconne, je sais plus, mais qui, qui, dans ceux qui m'écoutent, à qui c'est déjà arrivé, franchement, commenté répondez en commentaire c'est quelle plateforme on peut mettre les commentaires c'est spotify si vous avez spotify répondez s'il vous plaît sinon n'hésitez pas à venir me voir en commentaire sur enfin un message privé sur instagram on rigolera ensemble allez je vous donne une anecdote de plus Et puis quand le bureau il était dans la chambre, dans le salon, et qu'il y a ta mère qui est pas loin derrière, et que tu allumes toute contente ton film, et là, gros plan, sur un gros acte sexuel avec beaucoup de son. D'ailleurs après j'ai enlevé le son quand je testais les nouveaux films, c'était moins risqué. Et là, grosse panique, non non non non non, et tu cherches à tout prix. à mettre stop sur la vidéo, à la fermer pour pas te faire griller. Bref, franchement, moi je l'ai supprimé direct ces vidéos. Mais ça n'empêche que je suis tombée dessus. Et mince, revenons à nos moutons. Voilà, nous à cette époque, c'était en téléchargeant avec Emule et eTorrent, il fallait avoir quelques notions de téléchargement illégal. Mais aujourd'hui, tu vois sur Google, et ça m'est arrivé, mais vous n'imaginez pas le nombre de fois. En cherchant pour mon boulot, je pose une question toute con sur un moteur de recherche et je tombe sur quoi ? Sur des sites de cul ! Imaginez les enfants ! Aujourd'hui, ils ont des téléphones plus tôt, ils ont accès au T à l'ordinateur, ils peuvent chercher des questions toutes cons. Comment on fait les enfants, par exemple ? Tenez, d'ailleurs, je pourrais peut-être vérifier. Sur quoi on tombe si je mets comment on fait les enfants ? Ah on a ses pas sorciers au début. C'est peut-être pas le bon terme, comment on fait les enfants. C'est peut-être pas ça qu'il faudrait écrire. Ils vont peut-être écrire comment on fait les bébés plutôt. Bon, verdict. Comment on fait les enfants, comment on fait les bébés, ça va, c'est pas si pire. On n'est pas tombé sur des sites X dès le départ. Pour la deuxième fois, j'ai ouvert une vidéo très mignonne. Mais je vais pas la mettre, je vais pas la laisser, ça s'est enregistré, mais je vais pas la laisser parce que... Je ne suis pas sûre que j'ai le droit d'auteur. Donc je vais revenir à mes moutons. Le porno, même si on ne cherche pas, il peut arriver aussi avec des jeux auxquels ils jouent sur internet. Et puis il y a du porno qui peut arriver. Mais bon, voilà, le truc c'est que le porno ce n'est pas un manuel de sexualité. Ça montre pas forcément le respect, ni la tendresse, ni la communication, ni les limites. Ça peut être très choquant, ça peut être même traumatisant en fonction de l'âge à laquelle c'est vu, dans les conditions ou quoi que ce soit. Donc voilà, c'est un peu mieux qu'ils sachent avant de tomber dessus que ce n'est pas la réalité, que ce n'est pas de la fiction. Je veux dire que c'est de la fiction au contraire et que c'est pas réel. Bien évidemment si on met un contrôle parental c'est mieux. Et ça, en fait, dès que vous avez des enfants, parce qu'on ne sait jamais. Mais bon, c'est aussi d'en avoir parlé, c'est bien, parce qu'ils peuvent aussi regarder avec des potes ou quoi que ce soit. Ensuite, je sais que ce n'est pas évident d'aborder ces sujets-là, donc je voulais aborder quelques... Quelques manières qui peuvent être utilisées. Déjà, vous pouvez utiliser des livres pour en parler. Zizi et Zézette, c'est un livre qu'on pouvait utiliser à l'hôpital de jour, à vrai dire. Donc c'était il y a, je sais pas, il y a 8 ans ? Non, peut-être un peu moins, bref. J'en avais regardé plusieurs et c'était vraiment celui que j'avais trouvé le mieux. Mais peut-être que depuis, il y en a d'autres, des mieux. Donc lui, il est utile pour aborder le corps. Alors oui, le titre c'est Zizi et Zézette, on est d'accord. Mais à l'intérieur, il parle des vraiment... des parties du corps, des différences anatomiques, des mots simples. Il parle aussi un petit peu du consentement, avec qui a le droit de toucher et le médecin. Après, on a de Charline Vermont. Elle, elle a fait plusieurs livres qui sont top. Il y a corps, amour, sexualité. Les 120 questions que vos enfants... vont vous poser, donc là c'est de 5 à 14 ans. Il y en a un autre qui est corps, amour, sexualité, il n'y a pas d'âge pour se poser des questions. Après il y a aussi 100 petites conversations à avoir avec son enfant, de Tessie van der Haag, je ne sais pas comment ça se prononce, je suis désolée, mais je vais mettre... De toute façon, les infos sont dans la description. Donc là, c'est comment parler de sexualité dès le plus jeune âge, 0-12 ans. Et toutes les deux, elles ont des comptes Instagram que je recommande aussi, que je mettrai en lien de l'épisode. Et ensuite, je voulais vous donner d'autres pistes pour aborder les sujets. Les moments où on est avec un enfant ou adolescent, où on ne se regarde pas l'un en face, où on n'est pas en face de l'autre, ça peut faciliter la parole. Le face-à-face peut être plus impressionnant et ça peut être bien quand... On ouvre la porte que c'est pas forcément l'adulte qui impose un sujet. Mais des fois, avec un ado, ça peut être aussi, ben, tu sais, t'es en âge où tu pourrais peut-être avoir des relations sexuelles. Je sais pas où t'en es toi, mais en tout cas, sache que le jour où, on peut en parler. Mais d'avoir abordé avant, peut-être, les préservatifs, encore avant, les règles. Et même pour les garçons on peut expliquer, pour les règles bien évidemment. Bref, et du coup je voulais vous donner un exemple concret de ce que j'avais fait avec des ados, je ne sais plus quel âge ils avaient, 12-14 ans. Il y en avait deux et donc je les accompagnais dans un lieu de vie et d'accueil, c'est entre la famille d'accueil et le foyer. Et on était tous les trois dans la voiture et en fait ce qu'on faisait souvent c'était un coup leur musique, un coup ma musique. Et là, je sais plus comment j'ai glissé le truc mais c'est une émission de radio. Je pense pas que j'ai mis l'émission ou alors juste ils sont rentrés dans la voiture, ça a allumé sur l'émission de radio. Et cette émission c'était une émission à l'époque de Priorité Santé sur RFI autour de la sexualité des ados. Et du coup ça avait tourné un petit peu, j'avais demandé s'ils voulaient que je laisse ou pas et en fait ils étaient intrigués, ils m'avaient dit ah ouais ouais laisse. Puis en fait très vite il y a un des deux qui m'a dit ah bah moi non non non, je sais plus aujourd'hui parce que c'est il y a fort longtemps, ça devait être en 2014. Ouais autour de 2014. Et donc en fait ça avait lancé la discussion donc avec les deux jeunes. Deux garçons. Et voilà. En fait, ça... Ensuite, on l'a éteint très vite, cet épisode de podcast. Mais on a eu une discussion vraiment avec les questions qui se posaient, quoi. Et là, j'ai trouvé ça top. Parce que, ben voilà, au final, c'est venu d'eux. Mais c'est moi qui avais ouvert la porte avec cet épisode de podcast, au final. Voilà. Et encore quelques petits points que je voulais aborder. Le sujet est vaste, l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle à l'école. Oui c'est bien, mais c'est différent que les échanges en famille, donc ça peut vraiment être bien que vous puissiez avoir des échanges, ça leur montre qu'ils pourront parler. avec vous, que la porte elle est ouverte pour en parler avec vous, peu importe quel sujet autour de, enfin, quel thème autour de ces sujets là. Ensuite autre point j'invite les parents et du coup les professionnels aussi bien évidemment à être attentifs à tout changement de comportement chez les enfants. Si d'un coup assez rapidement, on n'a pas trop vu venir il devient vachement agressif ou à l'inverse il est plus beaucoup plus en retrait, il y a plus d'anxiété il devient plus silencieux, il y a des troubles du sommeil s'il cherche à éviter une personne ou un lieu, et bien vous pouvez vous interroger sur ce qu'il vit Il n'y a pas un signe précis concernant un enfant qui serait traumatisé. Mais par contre, cela, un changement brutal de comportement, c'est un warning qu'il faut écouter. Ça ne veut pas forcément dire que c'est de la violence sexuelle, bien évidemment. Mais c'est important d'écouter. Ce qu'a l'enfant, parce que derrière, il peut y avoir quand même des choses compliquées. Ensuite, par rapport aux adultes autour de l'enfant, on peut leur dire, famille, amis. Chez nous, on ne force pas les bisous, par exemple. Et puis, vous pouvez vous dire bonjour par la voix ou par un tchèque. Et c'est quelque chose que j'ai dit dans l'autre épisode, mais perso, les enfants, franchement, tout de suite, je vais leur dire. S'ils ne veulent pas de bisous... En fait, des fois, je ne vais même pas vers les tout-petits pour un bisou. Quand c'est la première fois qu'on se voit, un tout-petit, moi, je dis bonjour, je vois comment ils réagissent. Et en fonction de ça, je vais m'avancer ou pas. Et en général, je vais plutôt proposer un check qu'un bisou quand c'est vraiment un tout petit et que c'est la première fois qu'on se voit, par exemple. Ensuite, un enfant qui va me dire non, je vais proposer un check. Et là, je vois la réaction. Et puis sinon, je vais dire OK, on peut se dire bonjour juste comme ça. Et sinon, c'est moi qui leur dis aux adultes, je dis non, on n'oblige pas au bisou. S'il ne veut pas, il ne veut pas. Et souvent, les parents, ils finissent par dire, bon, bah, tu dis au moins bonjour, c'est la politesse. Voilà. Et là, je suis d'accord avec eux. Mais bon, vu que ce n'est pas mes enfants, je ne vais pas obliger non plus à dire bonjour pour la politesse. Enfin, je veux dire, ça, c'est l'éducation qu'ils vont donner. Et puis, en tout cas, on peut aussi, du coup, bah, si on a appris à l'enfant que tout le monde ne peut pas toucher, etc., et bien que ça appartient, et bien, on va pouvoir aussi expliquer aux adultes. qui garde l'enfant, que l'enfant sait que personne ne touche son corps sans son accord. Voilà, et du coup, s'il peut y avoir une conversation... Enfin, voilà, ça peut te dire à l'enfant, tu vas acheter le personne, donc il faudra qu'il t'aide pour t'essuyer les fesses, par exemple. Si c'est un enfant, qu'on doit essuyer les fesses. Et puis, dire aux enfants, ben voilà, qu'ils peuvent nous parler. Même si c'est pour rien dire, même s'ils ont juste un doute, même s'ils savent pas expliquer comment, etc. Et quand c'est possible, on peut dire à un enfant qu'il peut nous appeler quand il va dormir ailleurs, à n'importe quelle heure, quand c'est possible, bien évidemment. Parce qu'aujourd'hui, il n'y a plus des fixes dans toutes les maisons. Et bien évidemment, tout ça, c'est pas en mettant dans le crâne de l'enfant qu'il va y avoir des choses compliquées. On va éviter d'aller lui raconter que les pédophiles ou les pédocriminels, ils sont partout. On ne va pas lui mettre des trucs comme ça dans le crâne. Voilà un petit peu pour cet épisode de podcast, ce sujet que j'avais envie d'aborder depuis longtemps. Voilà, tout ça, ça a des objectifs aussi de prévention. On ne pourra bien évidemment rien empêcher, mais on peut réduire au moins le silence. On peut réduire aussi la honte. Donc voilà. Pour un petit résumé, c'est important de nommer toutes les parties du corps, de respecter les noms de l'enfant, ne pas forcer au bisou, chercher à ce qu'il y ait une bonne communication avec eux, répondre aux questions, on peut utiliser des supports. donner des repères avant qu'ils aient accès au porno, et puis en tout cas, créer un environnement où l'enfant sait qu'il peut parler. Ça, c'est important. Voilà un petit peu pour cet épisode de podcast. J'espère qu'il vous aura été utile, que vous l'aurez trouvé intéressant. Demain, jeudi 6, il n'y aura pas de supervision sexo pour... Que je puisse profiter de mes vacances. Mais on se retrouve tout de même jeudi 13 pour la supervision sexo à midi 30. Voilà. Et je vous rappelle, c'est gratuit. C'est ouvert à toute personne qui veut aborder un sujet autour de la sexualité. En général, c'est plutôt un sujet d'une situation que vous avez eue. Mais ça pourrait être aussi une situation que vous vous appréhendez d'avoir. Ou des fois des questions un peu plus larges. D'ailleurs ce sujet il avait émergé lors d'une des supervisions sexo de l'été dernier. Et c'était une personne qui disait, lui il accompagnait pas encore, bientôt il allait accompagner des cercles d'hommes. Mais il accompagnait pas encore et puis à ce moment là il m'a demandé, voilà en ce moment je vois régulièrement mes neveux et nièces. Et j'aimerais bien savoir quel sujet on peut aborder autour de la sexualité ou pas etc. Donc les sujets sont très vastes, ça peut être aussi les traumas, la violence conjugale, ça peut être, ben voilà, si quelqu'un qu'on accompagne aborde le sujet de la sexualité, quel qu'il soit, ça pourrait être quelqu'un qui a des troubles psychiatriques et des problèmes dans la sexualité, etc. Les sujets sont larges, vous pouvez venir aussi si vous n'êtes pas dans l'accompagnement mais que vous voulez vous former à la sexologie. et que vous avez encore des doutes sur le fait de faire la formation à l'EPSO, ça permet au moins de voir comment j'accompagne, comment j'aborde ces sujets-là. Voilà. Donc, on se retrouve pour la supervision sexo le jeudi 13 à midi 30. Il y a le 20 août aussi à 18h et le 27. à 12h30. Et puis, on se retrouve bien évidemment sur le podcast. Mais, mais, mais, mais, ça me semble un peu compliqué de sortir un épisode le 12. Peut-être qu'au mieux, j'arriverai à en sortir un le 13 ou le 14, mais le 12, ça risque d'être compliqué. En tout cas, je vous dis à tout bientôt pour un prochain épisode de podcast. Et je vous souhaite une bonne soirée, une bonne nuit, bonne fin de journée. en fonction de l'heure à laquelle vous m'écoutez. A bientôt.