- #Enora Teyssendier
Bonjour et bienvenue sur Psycho-Sexo, le podcast de l'EiPShO, l'école internationale en psychosexologie holistique. Moi c'est Enora Tessandier, je suis psychosexologue, formatrice et la fondatrice de cette école. Et aujourd'hui, vous verrez que c'est un épisode un peu particulier. On vous expliquera un petit peu pourquoi il est un peu particulier, mais en fait il est un petit peu plus en mode conversation que d'habitude. Donc voilà, c'est... Pas un format pour... si vous avez l'habitude de m'écouter, c'est pas un format habituel. Mais voilà, je vous souhaite une très bonne écoute pour cet épisode. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Alors aujourd'hui, je suis contente d'accueillir Charles Davoine. Bonjour Charles.
- #Charles Davoine
Salut Nora, merci beaucoup pour ton invitation.
- #Enora Teyssendier
Bah avec plaisir, merci à toi d'accepter de venir. Et puis en plus, ce format aujourd'hui, donc il est un peu particulier. Le sujet du jour, ce sera trois petits points d'interrogation. On va parler du coup des hommes, mais on verra là où ça nous mènera. En fait, pour introduire un petit peu, donc Charles, je t'ai découvert, je ne sais pas quand, sur les réseaux sociaux, je pense il y a un an, un peu plus d'un an. Et j'aimais bien ce que tu partageais. Tu as abordé le sujet de la sexualité en plus. Donc voilà, ça m'a d'autant plus intriguée. Et en fait, tu fais des photos dans des stages d'hommes ou je ne sais pas comment le dire. Je te laisserai expliquer toi. Mais tes photos sont magnifiques aussi. Et j'aime bien les textes que tu mets avec.
- #Charles Davoine
Je dis merci. Ouais, ouais, je... Je suis entre autres photographe pour des stages, des retraites, des immersions. Et à côté de ça, j'organise aussi des immersions pour hommes où quand j'ai le temps, je prends ma caméra et je capture quelques moments. Et je mets ça sur les réseaux.
- #Enora Teyssendier
J'avais envie de t'inviter sur le podcast depuis un moment, mais en même temps, je ne savais pas quel sujet. Donc ça, on en a déjà parlé, mais j'explique pour vous, les auditeurs. Je ne savais pas quel sujet lui proposer d'aborder dans le podcast. Et du coup, finalement, aussi parce qu'après, je n'ai pas bien géré le timing niveau préparation du podcast. Et on a décidé de partir, heureusement. Salut, sur un sujet en mode un peu freestyle.
- #Charles Davoine
Ça me va, ça me va carrément. Je suis là pour répondre à tes questions et puis suivre la trame que tu veux.
- #Enora Teyssendier
Déjà, je vais te proposer de te présenter un petit peu plus. Tu as déjà dit quelques petites choses, mais si tu veux dire d'autres points, je te laisse te présenter.
- #Charles Davoine
Présenter, c'est toujours difficile pour moi. J'ai du mal à me mettre dans une case, mais bon, je vais me présenter un peu professionnellement. Je dirais que je suis un homme en chemin, qui essaye de faire de son mieux, de changer son monde, mon monde autour de moi, en créant des espaces pour hommes. des espaces pour hommes où les hommes peuvent venir se ressourcer, déposer ce qu'ils ont besoin de déposer, apprendre, transmettre, s'inspirer et inspirer. Et je fais ça en pleine nature. J'ai deux casquettes, j'ai cette casquette-là et la casquette de photographe vidéaste. Je suis devenu photographe vidas professionnellement depuis deux ans même pas. Ma niche, c'est vraiment les retraites, les stages, les immersions, que ce soit pour hommes, pour femmes, mixtes. Je fais un peu de shooting à droite à gauche, mais c'est plus ça que je fais en ce moment. Mais je me dirige aussi vers... Des formats beaucoup plus longs, de documentaires, et j'en ai notamment un sur le feu, sur la santé mentale dans les forces spéciales. Gros sujet assez tabou. de moins en moins tabou, mais l'idée, c'est vraiment de dénouer la parole autour de, je peux appeler ça la santé mentale, mais tous les challenges que les hommes d'aujourd'hui peuvent rencontrer. Et je sais qu'en faisant le focus sur des mecs dans l'armée, dans l'élite, je sais que ça parle aussi à... Ça peut parler aussi à des entrepreneurs, des pères de famille, des sportifs, n'importe quel homme. Voilà.
- #Enora Teyssendier
Et bien, justement...
- #Charles Davoine
Je dis voilà à peu près ce que je peux raconter sur ce que je fais, qui je suis.
- #Enora Teyssendier
Justement, du coup, si je rebondis sur le dernier sujet abordé et qui... Et qui serait aussi peut-être le commencement de ta vie professionnelle, si j'ai bien compris. Les forces spéciales, concrètement, parce que moi, on dit armée, oui. Mais forces spéciales, c'est quoi plus précisément ?
- #Charles Davoine
C'est une unité d'élite qui est souvent employée pour des missions risquées, des missions très pointu, on bosse de manière assez confidentielle et on bosse en petite équipe pour être le plus discret possible. Généralement, on intervient de nuit sur des théâtres d'opération assez tendus. Et ouais, moi, j'ai commencé là-dedans. Je viens d'un monde... Ma famille était militaire. J'ai toujours un petit peu baigné dedans, mais personne ne m'a incité ou forcé à rentrer dans l'armée. C'est vraiment un choix personnel. Et j'avais besoin de me découvrir. J'avais besoin de me prouver des choses. J'avais besoin de me connaître dans des états de stress intenses. J'avais envie de voir ce dont j'étais capable. J'avais envie de... connaître cette fraternité, cette camaraderie dans l'armée. Et ouais, j'avais envie de faire la guerre. J'avais envie d'une manière un peu simple de combattre les méchants et d'amener un peu plus de paix sur cette terre. Et j'ai fait sept ans. J'ai fait sept ans là-dedans. Ça ne s'est pas forcément passé comme je l'aurais voulu, mais très, très bonne expérience. J'ai rencontré des personnes incroyables. J'ai aussi rencontré des gens que j'ai détestés. Mais voilà, c'est une expérience qui m'a profondément marqué et qui m'a fait, en tout cas, cheminer dans mon... sur mon parcours d'homme. Et je pensais que faire la guerre, ça allait me faire devenir un homme, tu vois. Et pas trop, en fait. Pas trop. C'est plus la vie en général, le quotidien, les relations, le couple, qui m'a énormément fait cheminer. C'est pas le couple, mais c'est moi qui... qui a utilisé aussi le couple et les moments difficiles aussi dans des relations pour m'amener à bouger, à me remettre en question, à me mettre concrètement sur le chemin sur lequel je suis aujourd'hui.
- #Enora Teyssendier
Et du coup, si tu fais ce documentaire sur la santé mentale dans les forces spéciales, qu'est-ce que tu pourrais en dire de ce sujet ?
- #Charles Davoine
L'idée, c'est vraiment de dénouer la parole autour de ces sujets-là, de donner la parole aussi à des personnes qui sont dedans ou qui ont été dedans. C'est vraiment parler de l'homme derrière la cagoule, de l'homme derrière l'armure. Souvent, dans cette unité-là, qui est une unité prestigieuse, on est quelqu'un. on acquiert une identité, etc. Et une fois qu'on quitte, c'est là où il y a souvent un peu une perte d'identité que j'ai beaucoup remarqué. Moi aussi, ça m'est arrivé. Donc c'est vraiment parler des émotions, qu'est-ce que j'ai pu ressentir, que les hommes ont pu ressentir. Parler du côté performance aussi, cette recherche incessante de la performance, voire de la perfection, parce que c'est un peu ce qu'on nous demande, qui au bout d'un moment, moi, m'a... Au bout d'un moment, la corde a lâché. C'est mon corps qui a lâché. J'ai eu une blessure qui m'a fait remettre beaucoup de choses en question. Je n'ai jamais réussi à revenir psychologiquement dans ce rythme-là. Plus rien ne me faisait kiffer. Je suis parti en grosse dépression, burn-out. L'armée m'a laissé respirer. Ils commencent à prendre ce sujet très au sérieux avec les syndromes de stress post-traumatique. Donc tant mieux. J'ai vraiment envie de faire ce documentaire pour donner la parole aux hommes et pouvoir parler de manière profonde et vulnérable et pouvoir aussi aider. Des mecs qui ne sont pas forcément bien, qui n'osent pas demander de l'aide, qui n'osent pas en parler. En fait, j'ai envie de normaliser tout ça. Je suis sûr que les émotions, dans des moments de stress intense, n'ont pas leur place. Ça, je comprends totalement. Mais après, peut-être. Et c'est ouvrir le dialogue. C'est... Ouais. t'as envie de me poser une question ?
- #Enora Teyssendier
non non c'était pas question c'était partage justement tout à l'heure j'ai pu dire on a parté que enfin avant de commencer que j'ai accompagné un certain nombre de personnes hommes comme femmes qui étaient soit dans l'armée ou dans la police ou anciennement dans la police ou dans la gendarmerie avec soit porte d'entrée sexuelle soit trauma mais en fait là quand tu partages tout ça Merci. ça me fait penser, ça me ramène donc je sais pas si toi tu y verras le lien mais j'ai été pompier j'ai été pompier volontaire et le côté performance le côté où t'es quinquin le côté où tu dois mettre tes émotions de côté enfin en fait tout ça ça me parle mais du côté pompier quoi c'est
- #Charles Davoine
pas le même métier mais je veux dire c'est pareil tu peux avoir une source de stress tu dois être sur le qui-vive Merci, au revoir. tu dois performer, tu ne dois pas te crouler.
- #Enora Teyssendier
Tu as une tenue aussi spécifique. Vis-à-vis des gens, on a l'uniforme, donc on représente quelque chose.
- #Charles Davoine
Oui, nous, l'uniforme, c'est différent des pompiers, mais nous, c'est une tenue opérationnelle, opérationnelle pour des théâtres de guerre. Je ne sais pas si... Mais ouais, c'est sûr que, si on peut parler de ça deux secondes, le fait d'avoir un porte... Tu vois, un gilet pare-balles, porte-plaque, tu vois, d'être déguisé d'une certaine manière en tant que soldat d'élite, pour moi, ça me donnait une confiance, tu vois, absolue. Dans mes capacités aussi, on s'entraîne beaucoup, comme dans vos unités aussi. Et du coup, c'est comme s'il y avait une certaine bulle de protection. Et une fois que tu l'enlèves, c'est ça que j'ai envie de capturer, c'est ça que j'ai envie de voir et de creuser. L'homme ou la femme derrière l'uniforme.
- #Enora Teyssendier
faire à la Kaboul. Il y a plusieurs choses qui me viennent. L'uniforme, quand je parle d'uniforme, c'est ce qui est renvoyé par rapport aux autres. Pas forcément que nous commençons dans l'uniforme, mais à l'extérieur, ce que ça renvoie. Et puis, en fait, j'ai été notamment sapeur-pompier volontaire en Ile-de-France. Donc, à Paris, c'est militaire. Moi, ce n'était pas militaire, mais on est à un fonctionnement très proche en Ile-de-France. Et il y avait ce côté invincible, comme tu disais aussi.
- #Charles Davoine
Quand les gens te voient avec tel uniforme, tu es considéré comme un pompier, peu importe ton expérience. Tu as une certaine tenue et responsabilité de gérer. À ce moment-là, les émotions ou tes états d'âme, tu les mets de côté. Et c'est OK. Mais moi, par exemple, juste pour la petite histoire, c'est pas forcément les missions que j'ai faites qui m'ont trauma ou quoi. Ça, c'est vraiment le cœur du métier. C'était vraiment ça que je voulais faire. Mais c'est plus justement l'après. C'est quand je revenais à la maison. C'est quand... C'est dans le quotidien. C'est dans l'ambiance, tu vois, du groupe dans laquelle on passe. notre vie entre nous, tu vois. On est à 24 ensemble. En France, on a des horaires de bureau, comme tout le monde, de 8h, 18h, des trucs comme ça. Mais c'est vraiment... Ouais, l'ambiance, c'est le rythme hors mission en France, qui était... qui, moi, m'ont vraiment pesé au fur et à mesure. Mais comme si quelqu'un était dans une boîte et... On lui demandait de performer. C'est pareil, quoi.
- #Enora Teyssendier
Mais c'est-à-dire, c'est quoi qui était difficile par rapport à quand tu étais en France ?
- #Charles Davoine
Je te dis, le groupe dans lequel j'étais, déjà, j'avais du mal à m'entendre avec ma hiérarchie. Il y avait des petits conflits en interne. Le fait d'arriver le matin avec une boule au ventre et en ne sachant pas... à quelle sauce on allait être mangé j'allais être mangé un management pas forcément comme je m'y attendais pas forcément exemplaire tu donnes aussi du pouvoir à certaines personnes ça marche pour n'importe quelle sphère de la société il peut y avoir certaines dérives tu vois, et... Et si tu n'as pas bossé sur toi, si tu ne te connais pas assez, tu peux rejeter tes blessures et ton manque de tact, d'humanité sur l'autre. Et moi, c'est ça. C'est vraiment cette pression et cette boule au ventre avec laquelle j'ai vécu pendant des années, même si je kiffais tellement mon métier. Quand j'ai eu cette blessure, je me suis arrêté. J'ai eu des mois de convalescence. Ça a été assez compliqué. C'est là que je me suis... Il y a des choses qui sont remontées. J'ai mis en question ce que je faisais. Et ouais, j'ai essayé de revenir, mais je n'y arrivais plus. Je n'avais plus envie, plus de motif, plus rien. Tu vois, je devenais plus agressif. J'avais du mal à dormir. L'armée a diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique. Petit à petit, je me suis tourné vers autre chose. J'ai voyagé. L'armée m'a laissé respirer. J'ai pu voyager, prendre l'air, dissiper un peu des idées noires. J'ai vu des psys, mais ça ne m'a pas forcément aidé. Ils m'ont médicamenté, mais je n'ai jamais pris de médicament d'antidépresseur parce que je savais que ce n'était pas ça qu'il me fallait. Et je me suis intéressé notamment à la naturopathie, tout ce qui est santé naturelle. Et j'avais envie d'être plus tourné vers les autres. Donc après l'armée, je suis parti là-dedans. ce que je voulais connaître, en savoir plus sur la relation entre le corps et l'esprit, pourquoi mon corps m'avait lâché à ce moment-là, et comment je pouvais reprendre en main ma santé, à la fois physique et mentale, de manière saine, donc, via la nature.
- #Enora Teyssendier
Et de façon globale, tu observes quoi par rapport... Fin Aux hommes qui sont dans l'armée ou aux femmes d'ailleurs, en termes des traumas ou des mécanismes de défense par rapport à tout ce qui est émotionnel ?
- #Charles Davoine
Je vais parler de mon expérience, mais je trouve qu'il y a beaucoup d'égo et de masques. Parfois, c'est nécessaire. C'est des stratégies pour nous permettre de survivre, d'avancer, etc. Mais au moins, ça peut manquer de profondeur, ça peut manquer d'écoute, ça peut manquer d'humanité, ça peut manquer de vulnérabilité aussi. Même si tous ces moments-là ont leur place à un certain moment T. n'ont pas leur place tout le temps. Mais voilà, c'est une question de relations humaines. C'est sûr, j'étais dans quelque chose d'élitiste, donc c'est un monde un peu de requins, où c'est les meilleurs de chaque régiment, souvent, qui veulent venir dans cette unité-là. Donc il peut y avoir de la compète, il peut y avoir de... Ouais, des... Comment dire ? Compétitions. Les gens peuvent... Certaines personnes peuvent marcher sur les autres. Ça peut rouler des mécaniques, mais comme dans n'importe quelle boîte, tu vois. Et en en parlant avec d'autres personnes, je vois que c'est aussi pareil dans le monde civil, j'ai envie de dire. J'ai changé ma manière de relationner avec les gens. Aujourd'hui, je prends plus le temps d'écouter, etc. Mais le fait de jamais être... Soit de jamais me sentir vraiment écouté ou de ne pas pouvoir être vulnérable, ça fait que... J'avais l'impression de rester tout le temps en surface. Et au bout d'un moment, ça me pesait. Et dès que j'ai commencé à aller mal, j'en ai parlé un petit peu autour de moi. Déjà, rien que le fait d'en parler, ça m'a énormément aidé parce que ça a pu donner l'opportunité à certaines personnes aussi de parler. plus en profondeur et de me dire aussi qu'ils étaient passés par des moments difficiles. Donc ça crée un autre lien que juste un lien professionnel et plus de surface. Je ne sais plus ta question, je me suis perdu, mais petit à petit, le fait d'en parler... Ça a déjà dénoué des langues. Et aujourd'hui, dans mes immersions, je vais bientôt accompagner des militaires. C'est mon kiff, c'est mon rêve de tirer des ponts, de tisser un lien entre ce que je faisais avant et ce que je fais aujourd'hui. De pouvoir donner la parole à ces hommes-là et de pouvoir les inviter dans des espaces comme ça.
- #Enora Teyssendier
et je sais que ça ferait beaucoup de bien il n'y aura que des militaires ou pas forcément ?
- #Charles Davoine
non non j'ai pas envie qu'il n'y ait que des militaires 2-3 max et encore j'aime bien mélanger différents mondes et si je suis une immersion que de militaires Il y a des schémas qui peuvent revenir et ça va être beaucoup plus difficile de s'ouvrir. C'est ça l'avantage aussi des espaces qu'on crée avec Renaud. Généralement, les mecs ne se connaissent pas. C'est plus facile de pouvoir déposer, de pouvoir vivre des expériences intenses avec des gens que tu ne connais pas. Il y a moins de masques, il y a moins de freins, d'obstacles.
- #Enora Teyssendier
Et une petite question, parce que ce que j'ai pu observer, que ce soit chez les pompiers ou chez les gendarmes, il y a beaucoup l'humour qui est utilisé pour des fois parler de choses trash. Les personnes extérieures peuvent voir ça comme horrible de rigoler de ça. Il y a ça aussi dans l'armée, j'imagine.
- #Charles Davoine
ouais bien sûr ouais c'est mais je pense que c'est comme des masques c'est une stratégie aussi pour pour digérer le moment ou amener un peu plus de légèreté dans des moments intenses. Parce que pompiers, militaires, je ne connais pas le monde de la police, mais ça peut être aussi des quotidiens comme le monde médical. Les médecins aussi, je sais que le monde médical, ils sont assez crus, assez trash. Et ça a ses limites aussi. Ça a ses limites, mais je le vois plus comme une stratégie. Et c'est vrai que quand je traîne avec des potes, des anciens de l'armée ou des gens dans ce milieu-là, ce genre de fréquence revient plus facilement. Pourquoi toi, ça t'a marqué l'humour là-dedans ?
- #Enora Teyssendier
Non, en fait...
- #Charles Davoine
Tu n'as jamais adhéré à ça ?
- #Enora Teyssendier
Hein ?
- #Charles Davoine
Ou tu n'as jamais adhéré à ça ?
- #Enora Teyssendier
Non, non, mais justement, en fait, c'est drôle parce qu'avant cet échange aujourd'hui, je n'ai pas fait le lien, je ne me suis pas dit, je pensais que mon parcours de pompier pouvait revenir sur la table, mais en fait, à chaque fois, je fais vraiment les liens. Non, non, moi, j'étais vraiment là-dedans, dans l'humour. Noir. Et puis un jour, j'ai rencontré le conjoint d'une amie qui est gendarme. Et qui à un moment a sorti un truc trash. Genre elle l'a regardé avec des grands yeux. Après il s'est rappelé qu'en fait effectivement, il ne faut peut-être pas dire ça devant tout le monde. Et puis là à ce moment-là, j'ai dit en fait moi je ne suis pas choquée. Parce que je venais du côté pompier. Et je sais, enfin cet humour-là, il est là quoi.
- #Charles Davoine
En quoi ça t'a aidé, toi, d'avoir cet humour, tu penses ?
- #Enora Teyssendier
Si ça m'a aidé ?
- #Charles Davoine
Ouais. Déjà, ouais, est-ce que ça t'a aidé à traverser peut-être des moments plus durs ou justement ça t'a peut-être, je sais pas, éloigné de... de tes camarades où tu as adhéré à cet humour justement pour te sentir intégrée ?
- #Enora Teyssendier
Pour le côté sentir intégrée, moi, j'y ai adhéré sans réfléchir. J'étais dedans. Il en faut beaucoup pour me choquer. Je suis du genre à rigoler. J'étais avec des mecs. Et puis après, on a pu me dire... Parce que souvent, on n'est pas beaucoup de femmes. il y en a qui ont pu dire c'est sexiste ou quoi comme blague et en fait c'est là que j'ai réfléchi où je me suis dit en fin de compte on parlait de cul je préfère rigoler moi même de parler de cul même si c'est même si ça m'a incoulue on va dire plutôt que de me mettre contre eux mais ça dépendait à quel niveau parce que j'ai comment dire En Corrèze, il n'y avait vraiment pas ce côté « t'es femme, donc t'es une merde, donc t'as pas de force » . En Corrèze, on était vraiment bien intégrés. Du coup, à partir du moment où j'étais bien intégrée, où je me sentais respectée, même à l'inverse valorisée, les blagues de cul, et même si ça me concernait, j'avais vraiment pas de soucis avec ça. Et en Ile-de-France, là, ça a été vraiment différent. On était deux femmes sur soixante. Il fallait prouver qu'on avait envie d'avoir la même force qu'un homme. des propos racistes à longueur de journée sexistes à longueur de journée de façon globale sur tout le monde et là j'ai plus supporté en fait mais après le côté humour par rapport à l'inter à l'intervention tant que c'était pas raciste et que c'était plus quelque chose de trash on en rigole ou je ne sais quoi moi ça passait toujours Mais c'est vrai que je voulais venir à un point au départ de ce que tu disais. Dans une de mes dernières interventions, elle a été assez... Trash visuellement. Mais sur le coup, moi, j'ai pas... Enfin, ça allait. Ce que j'ai mal vécu, justement, c'était un côté peut-être, je savais pas pourquoi, j'ai pas compris, peut-être sexiste de la part d'un médecin. Mais du coup, un des chefs, enfin, ou le chef de l'inter a voulu revenir dessus après pour s'assurer qu'on ou moi j'étais bien émotionnellement. Et sur le coup, ça m'a paru bizarre, tu vois. Alors que j'étais déjà éduquée, j'étais déjà en formation en psychosexo, avec tout... Enfin, déjà avec des connaissances sur le côté émotionnel, mais j'étais surprise qu'il s'intéresse à mon état psychique. Et en même temps, je me suis dit, bah oui, mais c'est bien, en fait. Et par contre, il s'est fait renvoyer chez par l'autre pompier qui était là.
- #Charles Davoine
Parce qu'il lui a demandé... Parce qu'il t'a demandé comment tu te sentais, vis-à-vis de ça ?
- #Enora Teyssendier
Parce que l'autre pompier ne voyait pas l'intérêt d'aborder comment on se sent émotionnellement. Pour lui, c'est remuer le couteau dans la plaie, c'est tout.
- #Charles Davoine
C'est peut-être quelqu'un qui a du mal à, justement, pas ressentir, mais être à l'aise avec les émotions. On les met de côté, ça passe à place. Et une fois que c'est fait, c'est fait. On passe à autre chose et on regarde devant.
- #Enora Teyssendier
Mais il y a beaucoup ça chez les pompiers. J'imagine dans l'armée, dans ces corps-là de métier-là aussi.
- #Charles Davoine
Ouais, ouais, ouais. Tu passes rapidement à autre chose. Après, je dirais qu'on voit moins de trucs trash que des pompiers. Ah bon ? Pas de quotidien ? Ouais, ouais. Je n'ai pas été pompier, mais je sais que ce n'est pas pareil. Ce n'est pas la même intention. Nous, notre intention, c'était de neutraliser, de détruire, de tuer, de capturer. La plupart du temps, on capture, on utilise vraiment la force qu'au dernier moment. Mais quand on vit des moments plus durs, on ne fait pas de cercle après. Comment ça va ? C'est juste l'ambiance du groupe qui fait qu'on se soutient mutuellement là-dedans. Mais ça ne parle pas forcément d'émotion. Parce que les mecs ne sont pas habitués à ça. Parce qu'ils répètent des schémas comme dans... Comme en famille, tu vois, tu ne remets jamais en question, tu répètes des schémas comportementaux. Donc, il n'y a pas de... Ouais, je n'ai pas de solution, je pense, vis-à-vis de ça. C'est vrai que j'aimerais bien introduire différentes thématiques dans le menswork, du menswork. dans des milieux comme ça. Je sais que ça serait ouf et ça servirait aussi à la performance parce que les mecs seraient encore plus soudés, on se connaîtrait encore mieux.
- #Enora Teyssendier
D'intégrer quoi ?
- #Charles Davoine
D'intégrer des thématiques dans le main sport, des thématiques de cercle. Rien que des cercles de paroles, des cercles avec un cadre. Les cercles, c'est chacun le même temps de parole. On parle en son jeu et pas en on, avec des pronoms. Les autres sont en écoute active. Parce que déjà, dans un groupe, quand tu parles... professionnellement, c'est rare où il y a toujours un mec qui intervient, toujours un mec qui est sur son portable, c'est no way. Rien que des valeurs et des règles de base, déjà ça, ça changerait énormément. Petit à petit, j'aimerais bien voir ça. Dans ce monde-là, quoi. Ça va se faire avec le temps, je pense. Et au final, on ne fait que parler de l'armée et de ces sujets-là.
- #Enora Teyssendier
Oui, j'étais en train de chercher justement comment faire le lien et comment te questionner après justement par rapport... Du coup, je vais venir sur le côté photographie, si c'est OK pour toi.
- #Charles Davoine
Oui.
- #Enora Teyssendier
Parce que... En fait, tes photos ou vidéos, je les trouve vraiment belles. Elles capturent vraiment les émotions, ce qui se passe et tout. Et je me dis qu'aussi pour les personnes qui les voient, enfin qui participent au stage et qui voient ces photos apprises, il peut y avoir un côté aussi... Ça peut aider dans le côté réparateur. T'en penses quoi ou quel est ton retour à ce niveau-là ?
- #Charles Davoine
C'est ce que je dis souvent aux gars en début d'immersion. Je crois que déjà, dans tous les espaces que j'ai filmés, il n'y a pas une personne qui, à la fin, n'était pas OK avec les photos ou la caméra. J'arrive à avoir une place assez discrète. Je ne cale pas l'appareil juste devant les gens. Moi, ce qui m'intéresse, c'est vraiment les émotions, etc. Et peut-être... D'ailleurs, grâce à mon métier d'avant, où il fallait que je sois discret, j'arrive aussi à être discret et à capturer justement des beaux moments sans que les gens le sachent. Mais ça sert aussi à se reconnecter à des moments, à ce que ces gars ont pu vivre. Après, je leur envoie les photos et les vidéos. Donc ça permet à ce qu'ils se reconnectent à ces moments, à ce qu'ils se rappellent dans quel état ils étaient et quelle confiance ils avaient. Je l'utilise aussi vraiment comme un outil et un outil aussi pour communiquer, pour inspirer, pour montrer que ces espaces existent. Pour dénouer la parole autour de certains sujets, pour illustrer ce en quoi je crois. C'est plutôt rare de voir, de moins en moins, parfois des... les émotions sur les hommes. J'ai vraiment envie de documenter ces espaces-là et de montrer que ça existe et que les solutions existent, que les mecs... Je parle de ça, tu vois, parce que ça existait déjà avant, les cercles de femmes et tout, mais qu'on n'a pas besoin d'avancer seul, tu vois, que des espaces comme ça existent, que c'est OK de demander de l'aide, c'est aussi être un homme, de demander de l'aide, c'est aussi... Pleurer, c'est aussi être un homme, tu vois, parler de ses émotions, dire quand ça ne va pas. Bref, la santé mentale masculine, je suis passé par là. C'est vraiment mon cheval de bataille aujourd'hui. Et j'aurais kiffé avoir ou enfin connaître des espaces comme ça avant. Donc, c'est pour ça que je les ai créés aujourd'hui avec... On est vraiment heureux et agréablement surpris de la puissance de ces espaces-là. Nos immersions sont complètes. C'est un 100%. Chaque mec repart avec quelque chose. Chaque mec vit un moment, vit ce qu'il a besoin de vivre. Il n'y a pas forcément besoin d'aller mal pour aller dans ces espaces-là. Il y en a qui viennent pour l'expérience, il y en a qui viennent parce qu'ils sont dans une phase de transition de leur vie, il y en a qui viennent parce qu'ils veulent mieux se connaître, explorer certaines thématiques, rencontrer du monde, rencontrer d'autres hommes. On a des groupes de 14 et à chaque fois... Tu vois, naturellement, avec ce qu'on met en place, notre énergie et la confiance qu'il y a, on crée un groupe de 15, de 16 frères, tu vois. 16 frères avec nous et les mecs, ils se voient encore. Il y a une vraie fraternité et camaraderie que j'ai connue et touchée du doigt avant à l'armée et qui fait beaucoup de bien, tu vois. Les hommes se sentent moins seuls. Moi, ça me permet d'avancer aussi sur mon chemin d'homme parce que je fais le taf avec eux et je le fais aussi tous les jours, tu vois. Donc, on était partis de la photo.
- #Enora Teyssendier
Mais si je peux rebondir ?
- #Charles Davoine
Vas-y.
- #Enora Teyssendier
Tu vois, j'ai un ami qui t'a contacté qui, il y a quelque temps, ne se serait jamais imaginé participer à un cercle d'hommes parce qu'il a une relation aussi avec les hommes qui peut être... Je dis tout ça, je sais très bien qu'il a... Déjà, c'est anonyme, mais en plus, je sais très bien qu'il n'y a aucun souci que j'en parle. Tu me diras en off,
- #Charles Davoine
qui sait, je... Je ne me rappelle plus. Tu as dû me le dire, mais...
- #Enora Teyssendier
Et du coup, lui, il me disait que son rapport aux hommes peut être compliqué. Et en voyant tes photos, ou en voyant des posts sur le compte de quelqu'un d'autre, mais c'était tes photos, il m'a dit, en fait, ça... finalement, ça me donne trop envie d'y aller. Et ça lui ouvre cette perspective que oui, ça peut être intéressant, en fait, d'aller dans une immersion avec des hommes.
- #Charles Davoine
Oui, complet, parce que c'est aussi un sujet, ça. Et il y a beaucoup d'hommes qui viennent aussi pour ça, pour se réconcilier avec les autres hommes. Soit ils n'ont pas connu des groupes d'hommes, ou ils n'ont pas forcément fait de sport collectif, ou tu es entre mecs, ou ils ne viennent pas du milieu de l'armée, ou des milieux très masculins, où on n'est qu'entre hommes. Donc certains peuvent avoir une image un petit peu péjorative des hommes, ou des groupes d'hommes. Et en fait... qui se rendent compte que ça peut être extrêmement bienveillant, ça peut être extrêmement soutenant, justement d'être entre hommes et de faire le taf ensemble et de se soutenir mutuellement et d'avancer ensemble. C'est tellement puissant. Je pense qu'on a besoin d'espace entre hommes, vous avez besoin d'espace entre femmes. d'espaces mixtes, tu vois. C'est pas la même médecine quand les espaces sont mixtes, même si c'est ultra puissant, mais vraiment, le fait d'être contre-homme, c'est ultra puissant. Parce que, justement, on change notre perspective sur les autres hommes. Certains peuvent se réconcilier justement avec des traumas qu'ils ont pu avoir avec d'autres hommes. Ou justement, qui fait passer du temps entre mecs, quoi. À l'ancienne, autour d'un feu, en pleine nature. Revenir à un côté un peu plus primaire, primal, tu vois. Ça fait du bien aussi, dans un cadre bienveillant.
- #Enora Teyssendier
Mais du coup, moi, j'ai fait cette démarche, enfin, il y a dix ans. J'ai eu un appel pour les cercles de femmes et je ne savais pas trop pourquoi, parce que justement, moi, je n'étais qu'avec des hommes. Et j'avais une image négative des femmes. Et ça m'a permis ça, de voir que non, les femmes, elles ne rentrent pas toutes dans l'image que je m'en étais faite.
- #Charles Davoine
Ça permet de déconstruire des croyances, débloquer des schémas. qu'on peut tous avoir, tu vois, des a priori, des jugements. Et ça fait... Ouais, ces espaces-là, pour moi, nous permettent de changer de perspective, tu vois, sur notre réalité, du coup, sur le monde et sur les gens qui nous entourent.
- #Enora Teyssendier
Et du coup, je n'ai pas regardé l'heure à laquelle on a démarré. Je ne sais pas à combien de temps on est. Mais du coup, pour aborder un petit peu ce sujet, la sexualité est abordée dans les cercles des fois ? C'est un sujet qui peut venir ? Ou tout le temps ? Ou c'est commun ?
- #Charles Davoine
Bien sûr, c'est un sujet abordé. Tu vois, avec Renault, comment on crée nos immersions, c'est comme un voyage, mais on sait où est-ce qu'on veut les emmener, mais on a aussi notre boîte à outils en fonction de l'énergie du groupe, en fonction des challenges et des problématiques qui peuvent revenir ou des sujets la curiosité de chacun, on aborde différentes thématiques. Et bien sûr, la sexualité est une thématique qui revient souvent. Que ce soit la sexualité en couple ou le rapport à notre corps, le rapport à notre sexe, le rapport aux femmes.
- #Enora Teyssendier
Est-ce que tu peux en dire plus, notamment par rapport au rapport à votre sexe ?
- #Charles Davoine
à quel lien on entretient avec notre sexe. On se questionne, on dépose ce qu'on a besoin de déposer en lien avec ça. Ça peut être notre lien à la masturbation, notre lien à nos hontes aussi vis-à-vis de notre sexe. Ça peut être des sujets autour de la libido, du manque de libido, justement. des sujets qui peuvent arriver dans la vie d'un homme pour moi qui arrivent forcément je pense si on met un peu de conscience dessus donc c'est vraiment l'idée c'est vraiment de déposer dans un cadre bienveillant tout ça tu vois c'est pas facile de parler d'un sujet spécifique, parce que c'est propre à chaque cercle. Mais je n'ai pas trop envie d'en dire, parce qu'il y a des trucs qui restent un peu surprises aussi. Mais non, je crois qu'un de mes plus beaux cercles, c'était autour de la sexualité, justement. Et du coup, là... C'est un sujet hyper vaste, mais ça peut aller de l'inceste ou des hommes qui ont déposé des trucs qu'ils n'ont jamais dit auparavant, des traumas qu'ils ont pu subir. Ça va de ça à notre rapport aux femmes, à notre sexe, aux conquêtes. « Putain, moi, je pensais qu'un homme, c'était ça. » Donc, c'est vraiment libre aussi. Et ça fait beaucoup de bien de pouvoir parler de ces sujets-là.
- #Enora Teyssendier
Mais oui, ce n'est pas dans tous les espaces que la sexualité peut être parlée.
- #Charles Davoine
Non.
- #Enora Teyssendier
Et de façon libre.
- #Charles Davoine
Non. Mais on arrive à créer... Un espace de confiance, tu vois, où justement, certains mecs déposent des choses ultra fortes et ultra puissantes qu'ils n'ont jamais dit avant, comme moi. Aussi, ça m'a beaucoup aidé à pouvoir me débarrasser de honte que j'ai pu avoir parce que j'ai pu déposer certaines choses qui me sont arrivées. Donc, ça m'a permis aussi de faire évoluer mon rapport à la sexualité. C'est grâce aux espaces entre hommes et notamment ma première retraite d'homme que j'ai faite avec Chris, que j'ai pu découvrir ce qu'on appelle la rétention séminale ou le fait de ne pas éjaculer, mais de rester dans cette zone orgasmique. Déjà de différencier orgasme et éjaculation, chose qui pour moi avant était complètement pareille. Et puis ouais, c'est grâce aux espaces entre hommes que j'ai découvert ça et que j'ai pu prendre un autre tournant dans ma sexualité, explorer d'autres choses.
- #Enora Teyssendier
Je pense que ça peut être super intéressant. A mon sens, c'est super intéressant que ces sujets puissent être parlés, parce qu'il y a des choses qui... Bon, attends. C'est pas clair. Beaucoup d'hommes vont vivre certaines problématiques, mais ils n'en parlent pas entre eux. Et ça peut vraiment enlever des hontes, comme tu dis, ou des émotions, parce que tu penses que tu es le seul. Et en fait, non, pas du tout. Et je repense, tu vois, l'éjaculation trop rapide. C'est, je crois, un tiers des hommes qui en vivent à l'âge adulte. Et chacun pense qu'il est le seul. Et ils n'en parlent jamais entre eux. Alors que s'ils en parlent entre eux... J'ai coupé un petit bout à cet endroit-là, parce que je me suis emballée dans mon explication, et j'estime que c'était pas assez anonyme. Mais je parlais de deux personnes que je connaissais, et qui vivaient toutes les deux des problèmes d'éjaculation trop rapides. Ces deux personnes n'en avaient jamais parlé entre eux alors qu'ils étaient amis, et en fin de compte, je pense que s'ils en avaient parlé ensemble, ça aurait aidé à voir qu'ils sont pas seuls.
- #Charles Davoine
Peut-être avoir moins honte, etc. Oui, ça permet vraiment de dénouer des nœuds vis-à-vis de ça. Ça peut être l'éjaculation précoce, ça peut être l'impuissance, le manque de libido, etc. Je sais que ça touche beaucoup d'hommes, mais c'est OK.
- #Enora Teyssendier
Impuissance,
- #Charles Davoine
tu mets quoi derrière ce mot ? Impuissance, j'entends problème d'érection. Tu peux être lié à un stress, à une pression que moi ça m'est déjà arrivé, que j'ai pu me mettre. Et plutôt que d'en parler, il n'y a rien que le fait de pouvoir en parler à sa partenaire, de mettre. de la conscience et de je sais pas comment dire j'ai perdu le mot mais de l'apaisement tu vois là-dedans si j'ai j'ai relevé le mot impuissance c'est
- #Enora Teyssendier
que c'est un mot qui est très fort qui est très connoté aussi et je sais que ça parle ça peut parler à beaucoup de monde ce qu'on voit sur les paquets de clopes tu vois quand je vois impuissant je vois le mot impuissant sur le
- #Charles Davoine
Moi,
- #Enora Teyssendier
j'avais oublié ça. Mais je trouve ça dingue qu'on utilise encore ce terme pour parler, et du coup, sur un paquet de clopes, pour parler de problèmes d'érection. Moi,
- #Charles Davoine
ça ne me dérange pas trop, tu vois.
- #Enora Teyssendier
Ouais, mais du coup, en fait... Pourquoi ?
- #Charles Davoine
Parce que, genre, je parlais pour moi, et peut-être pas pour tous les hommes, mais, tu vois, dans un moment sexuel ou autre, quand... Quand tout se passe bien, quand j'ai une érection, je sens vraiment un sentiment de puissance, un sentiment de force qui s'est décorrélé de la domination, etc. Et inversement, quand ça peut m'arriver ou que ça marche moins. J'ai vraiment ce sentiment d'impuissance. Donc, je suis OK d'employer différents mots, etc.
- #Enora Teyssendier
En fait, à mon sens...
- #Charles Davoine
Ça ne me stigmatise pas. En tout cas, pour moi, ça ne me pose pas de problème d'employer ce mot-là ou de me sentir comme ça.
- #Enora Teyssendier
Oui, mais il y a deux choses différentes entre se sentir... Comme ça, se sentir impuissant. Et utiliser comme classification « je suis impuissant » pour dire que on vit des problèmes d'érection ou autrement dit, plus scientifiquement, dysfonction érectile. Mais pour...
- #Charles Davoine
Se qualifier d'impuissant, bien sûr.
- #Enora Teyssendier
C'est ça. Et du coup, en se qualifiant d'impuissant, même si on reprend, parce qu'avant, c'était le terme utilisé médicalement parlant, utiliser le terme « impuissant » , « je suis impuissant » , en fait, du coup... ça amène inconsciemment l'impuissance sur tous les domaines, en fait. Et du coup, je pense que ça n'aide pas à pouvoir passer cette période parce que du coup, on se sent vraiment nul, plus un homme. Et déjà que souvent, on se sent nul, pas un homme, etc. Mais le fait de dire je suis impuissant, eh bien, ça peut mettre la personne, tu vois, enfin, chaque mois son importance. Et je pense que même si c'est inconscient, ça met la personne encore plus dans ce côté.
- #Charles Davoine
d'impuissance de façon générale ouais tout à fait mais tu vois c'est ma déformation professionnelle parce que Quand on me dit « t'es impatient » , moi je le prends pas personnellement, je sais que j'ai des comportements impatients, donc quand je dis que je peux expérimenter ça, je sais que je ne suis pas impuissant, mais je peux avoir des moments d'impuissance. Mais je suis totalement d'accord que les mots ont leur importance et ça peut vite être engrammé. dans notre cerveau ce genre de phrases t'es mieux calé que moi à ce niveau là ah mais c'est quand même là dedans c'est quoi les thématiques les plus communes qui reviennent dans tes consultations, quand les hommes viennent te voir, je ne sais pas si tu accompagnes des hommes. Oui,
- #Enora Teyssendier
ça a pas mal évolué depuis que j'ai commencé. Mais pour la sexo, ça a évolué, je ne sais pas pourquoi, mais peut-être par là où je me suis spécialisée. Mais c'était beaucoup, il venait pour de l'éjaculation trop rapide ou des problèmes d'érection. Il y a aussi un peu le problème d'addiction à des comportements sexuels. Et puis après, c'est le trauma et notamment viol, inceste. Et aujourd'hui, c'est plus ce sujet-là. Ou des traumas qu'ils ont pu avoir. Souvent, il peut y avoir un lien avec la sexualité ou pas. Mais du coup, ça peut être des traumas assez larges dans ce domaine-là.
- #Charles Davoine
Et c'est quoi les outils que tu peux donner, les outils assez communs que tu peux donner pour aider des hommes qui traversent ce genre de problématiques ? Je sais que c'est spécifique, mais là,
- #Enora Teyssendier
on va faire quelque chose de global.
- #Charles Davoine
C'est quoi, des petits outils ?
- #Enora Teyssendier
Je n'ai pas de petits outils. En fait, pour traiter les traumas et traumas complexes, moi, j'utilise la thérapie qui s'appelle thérapie du lien et des mondes relationnels, qui va utiliser de ce qui est connu, les mouvements alternatifs, comme dans le MDR, qui va utiliser des choses qui viennent de l'hypnose, de différentes thérapies stratégiques. C'est une manière d'être. C'est une manière d'être en lien avec la personne aussi. Et ça marche aussi bien en visio qu'en présentiel. Donc, je vais surtout...
- #Charles Davoine
Tu leur fais revivre des moments, tu les mets dans un état de conscience modifié, tu leur fais visualiser des choses. C'est quoi ?
- #Enora Teyssendier
Alors, déjà, j'ai envie de commencer pour te répondre. Ce n'est pas je l'aimais ou je fais ci ou je fais ça ou je propose ci ou ça. C'est vraiment une construction commune pendant tout l'accompagnement. Après, c'est pas un protocole, contrairement à l'EMDR par exemple, c'est vraiment en fonction de là où ça nous mène dans la conversation. L'état modifié de conscience, il est là, mais il est avec les yeux ouverts, du coup il est très léger et la personne ne s'en rend pas compte en fait. Mais ça permet d'avoir accès à des choses plus inconscientes et pas juste ce qu'on pense avec le cerveau. Et on ne va pas forcément revisualiser un événement, ça dépend. S'il est là, on va le visualiser, mais ensemble, ce n'est pas juste la personne dans sa tête, on va vraiment visualiser ensemble. Et donc dans la vidéo, pour ceux qui écoutent, je mets la main sur le côté, c'est parce qu'on va vraiment visualiser ensemble, soit sur ma main, soit à l'extérieur. Et c'est toujours très dur pour moi d'expliquer parce que c'est vraiment pas protocolaire. Mais du coup, ça pourrait être aussi de visualiser quelque chose de tout à fait métaphorique. Je vais prendre un exemple tout à fait personnel dernièrement, où j'ai vu un poisson qui était moi et il y avait un filet de pêche par-dessus. Puis après, au fur et à mesure, on va construire la scène et en fait, il y avait quelqu'un qui avait envoyé ce filet. C'est une personne très spécifique. Après, j'ai pu voir mes parents qui essayaient de m'en défaire. Enfin bref. Et du coup, des fois, ça passe par la métaphore. On ne va absolument pas chercher à comprendre, à analyser, mais on va apaiser à chaque fois. Et l'objectif, c'est que la personne puisse être apaisée à la fin de chaque rendez-vous.
- #Charles Davoine
On va changer le rapport à la douleur.
- #Enora Teyssendier
C'est ça. Oui, c'est ça.
- #Charles Davoine
C'est ça la guérison.
- #Enora Teyssendier
Donc pour les traumas, en gros, je vais faire ça. Mais si à un moment donné, ça peut s'y prêter, il y a des outils que je vais transmettre pour que la personne soit autonome par la suite vis-à-vis de ses émotions. Donc après, pour répondre un peu plus à ta question, je vais utiliser notamment quelque chose qui va venir apaiser quand c'est en lien avec quelqu'un, mais que ce soit de la colère vis-à-vis de quelqu'un ou que ce soit quelqu'un qui est décédé, qu'on aurait voulu lui dire quelque chose avant qu'il parte. quelqu'un qui ne nous donne plus de nouvelles. Et du coup, on a des émotions vis-à-vis de ça. Donc là, au lieu d'utiliser ce que je peux utiliser en séance, on va utiliser une autre technique qu'ils pourront utiliser par la suite.
- #Charles Davoine
Parce que j'imagine du coup, quand un homme vient pour traiter, tu vois, parce que je ne sais pas, impuissance, excès de libido, j'en sais rien. tu travailles sur autre chose, j'imagine. Tu viens chercher plus dans le passé, dans des traumas. Parce que tout ça, c'est plus la conséquence d'une manière de voir les choses. Tu les aides à changer un peu d'angle de vue sur tout ça pour que les nœuds se dénoulent.
- #Enora Teyssendier
Alors, problème d'érection, c'est ça, quand tu as dit impuissant, problème d'érection ?
- #Charles Davoine
Par exemple, tu vois, genre...
- #Enora Teyssendier
En fait, ça va vraiment dépendre, parce que moi, je ne vais pas travailler que avec le passé. Problème d'érection, oui, si... Alors, déjà, comme tu l'as dit, il y a le stress, la peur, je ne sais pas, après, tu n'as pas eu d'érection la dernière fois, du coup, tu as peur d'à nouveau ne pas en avoir. Du coup, on va utiliser la relaxation, mais j'ai une méthode très particulière de proposer la relaxation, c'est-à-dire qu'ils vont s'entraîner comme un sport. Je fais tout entrer condensé du coup.
- #Charles Davoine
Non mais c'est intéressant, vas-y.
- #Enora Teyssendier
Après on va pouvoir voir effectivement s'il y a eu un événement, si un jour là où le partenaire a pu faire une remarque à ce niveau-là et que c'est resté et que ça tourne en boucle dans la tête, effectivement on va pouvoir aller là-dessus. Mais après ça peut être la peur anticipatoire de ne pas avoir à nouveau d'érection. Ça peut être de travailler sur le côté plus global. Justement, je me sens impuissant, je ne me sens pas viril, etc. Ça dépend vraiment. Après, tu vois, par exemple, l'éjaculation trop rapide, il y a aussi d'autres exercices que je vais pouvoir proposer dans le rapport à la masturbation. Il y a aussi, pour à peu près toutes ces problématiques, des expériences à mettre en place à deux aussi. Voilà. Quand il y a... en tout cas quand il y a un ou une partenaire ou justement en fait je vais en dire un peu plus et ça s'appelle le sunset focus si jamais tu veux te renseigner plus puis j'ai des épisodes sur ce sujet sunset je suis nulle en anglais s-e-n sunset s-a-t-e bref sunset fait. Faut... Euh... Resensibilisation sensorielle, un truc comme ça.
- #Charles Davoine
Ok. Euh...
- #Enora Teyssendier
L'idée, c'est que je vais... Moi, je vais interdire la pénétration. Donc, je leur dis, je prends le rôle de la méchante. mais c'est moi qui suis responsable de ça et par contre l'idée c'est que pendant un certain temps, du moins par exemple jusqu'au prochain rendez-vous il puisse y avoir des caresses avec la personne qui puisse se retrouver d'une autre manière, des caresses sur tout le corps en dehors des zones érogènes dans un premier temps et le fait qu'il y ait l'interdit de pénétration, c'est-à-dire des fois ils vont me dire et je l'anticipe, je leur dis oui je sais vous allez me dire de toute façon il n'y a plus de pénétration vu qu'il n'y a plus d'érection par exemple Merci. Mais là, c'est moi. De toute façon, vous n'êtes pas responsable de quoi que ce soit. C'est moi qui suis la responsable. Et du coup, l'idée, c'est qu'ils puissent se retrouver sans cette pression qu'il y a derrière la tête de « il faut absolument que mon érection revienne ou qu'elle tienne, par exemple » . Donc voilà, en dehors des zones érogènes, dans un deuxième temps, on inclut les zones érogènes. Pareil, qu'est-ce qu'on met derrière le mot « érogène » ? Ça, on le voit ensemble. Et puis, dans un troisième temps, la possibilité de la pénétration. Mais là, c'est vraiment que quand la personne, elle se sent à 100% confiante que ça va marcher. Et s'il y a encore un doute, je leur conseille en tout cas de rester. Parce que bon, en vrai, j'interdis rien ou je vais obliger à rien. Mais là, j'utilise ces mots-là pour...
- #Charles Davoine
Tu proposes ?
- #Enora Teyssendier
Oui, voilà, c'est ça. Après, de toute façon, si finalement, ils ont quand même tenté, voilà, je vais rien dire, moi, je m'en fiche. Mais... Et t'as des...
- #Charles Davoine
T'as quoi comme outil en lien avec, tu vois, la masturbation pour les hommes qui veulent changer leur rapport à la masturbation, justement, en tant que sexologue ?
- #Enora Teyssendier
Ben, ça va être une...
- #Charles Davoine
Par exemple, tu leur... Tu leur conseilles quoi ?
- #Enora Teyssendier
Ça va être une masturbation plus en conscience. Peut-être justement de changer le rapport à la masturbation qui a souvent été habituée à rapide. Écran,
- #Charles Davoine
porno...
- #Enora Teyssendier
Écran, porno, peut-être rapide. Souvent rapide, peut-être avec beaucoup de pression, par exemple.
- #Charles Davoine
Ouais.
- #Enora Teyssendier
De pression. Alors, j'avais le geste, pour ceux qui, comme vous ne voyez pas, ce que je veux dire par là, c'est d'appuyer fort quand on se masturbe, par exemple, pour certaines personnes. Ce n'est pas le cas pour tout le monde. Mais du coup, ça va être de changer cette manière-là, de peut-être voir son pénis d'une autre manière, de peut-être prendre ce temps pour plus de caresses, plus de sensualité, une autre approche. Et là, je pourrais faire le lien avec l'épisode de podcast enregistré avec Chris Odd. il y a bientôt un an.
- #Charles Davoine
Qui est top.
- #Enora Teyssendier
Ouais.
- #Charles Davoine
Big up à Chris. Merci de m'avoir mis sur ce chemin.
- #Enora Teyssendier
Ouais, c'est avec lui ?
- #Charles Davoine
Ouais, ouais, c'est avec lui. Il nous avait parlé du livre qui s'appelle L'Homme multiorgasmique de Montagchiaque. Montagchiaque. Ouais. Et qui parle de l'énergie sexuelle masculine et... qui vient de la philosophie du Tao, tu dois connaître, mais j'en parle un peu. Et qui, moi, m'a beaucoup aidé pour changer mon rapport à tout ça, quoi. À la sexualité, avec des outils, tu vois, des outils concrets. Et j'ai eu la chance de le connaître quand j'étais en couple. Donc, j'ai pu tester ça avec... Tu vois, tester tout ça avec ma partenaire, mais... C'est aussi très bien de se faire tout seul. C'est vachement intéressant.
- #Enora Teyssendier
C'est un livre que je peux recommander en fonction de la personne qui est en face de moi. Mais ça m'arrive de le recommander.
- #Charles Davoine
Tu connais d'ailleurs des nouveaux bouquins, parce que je sais qu'il est assez vieux. Tu en connais des livres bien ?
- #Enora Teyssendier
Non, j'avoue, je suis pas très douée, moi, à ce niveau-là. J'ai du mal à lire des livres... Du coup, j'ai pas trop de références livres tout public. Moi, ce que j'ai aimé et que j'ai pu recommander, et qui n'est plus édité, c'est un roman qui s'appelle « Et Dieu créa le sexe » . Dieu avec un E parce que dans le livre ils disent Dieu est une femme mais de Thomas Piette tu vois cette femme
- #Charles Davoine
C'est récent, non ? C'est pas un mec qui donne des conseils en drague. À l'époque, c'était ça. C'est lui, non ?
- #Enora Teyssendier
Non, c'est l'inverse. Lui, il va critiquer des vidéos mascus, des vidéos d'hommes qui donnent des conseils en drague.
- #Charles Davoine
OK.
- #Enora Teyssendier
Il est engagé pour... Du côté... Enfin, dans le sens féminisme... Ok.
- #Charles Davoine
Il y a un mec qui s'appelle... Je crois qu'il s'appelle exactement pareil, qui faisait ça avant. Il me semble qu'il a un peu changé son fusil d'épaule. Je ne sais pas si c'est lui.
- #Enora Teyssendier
Non, vraiment, je ne pense pas.
- #Charles Davoine
Ce n'est pas un mec connu sur les réseaux ?
- #Enora Teyssendier
Il est plutôt connu sur les réseaux, mais lui, il a... Depuis le temps que je le connais, il n'est pas là-dedans.
- #Charles Davoine
Ok.
- #Enora Teyssendier
Vraiment pas.
- #Charles Davoine
Donc bien ce bouquin ?
- #Enora Teyssendier
Et ce livre, en fait, sous forme de roman, il amène d'autres visions de la sexualité par rapport à la vision qui est encore beaucoup présente dans notre société. Donc ce livre, j'ai pu le recommander plus d'une fois à Hommes comme Femmes, mais là, il n'est plus édité.
- #Charles Davoine
Ok.
- #Enora Teyssendier
Je pense qu'en termes de timing... Ouais,
- #Charles Davoine
c'est ton plus long podcast ? Ça fait au moins une heure, je pense, qu'on a commencé à 10h30. Finalement, c'est cool.
- #Enora Teyssendier
Il n'y a pas de temps passé. Tant mieux. Pour moi non plus. Est-ce que tu aurais un dernier point que tu as envie d'aborder ou pas ?
- #Charles Davoine
Non, en vrai, pas spécialement. J'ai l'impression d'avoir brossé pas mal de sujets. pas forcément sous l'eau en profondeur, mais c'était top.
- #Enora Teyssendier
Du coup, tu as parlé des immersions que tu proposes. Où est-ce qu'on retrouve ces informations ? Ou quand est-ce qu'il y a la prochaine avec des places de libre ?
- #Charles Davoine
Ouais, bah écoute, j'ai pas de site internet. Moi, ma vitrine, c'est Instagram. Donc, c'est mon nom, Charles Davoine. Après, on a une page, évidemment, pour nos immersions, avec Renaud, qui s'appelle La Nature des Hommes, sur Insta. Donc, ouais, les prochaines immersions, c'est en septembre. probablement une en octobre sur un nouveau format, un format plus en itinérance, parce que nous, nos immersions entre hommes, on les fait en nature, pour ceux qui ne savent pas. La nature joue un rôle hyper important là-dedans, donc c'est cinq jours en pleine nature, dans le Pays Basque, où on se retrouve entre mecs, et en octobre, on fait ça en itinérance. au sud, dans le nord de Lyon, sur la rivière la plus sauvage de France qui s'appelle Lens. Et pendant cinq jours, on bivouaque et on fait du canoë, donc c'est en itinérance. Et on travaille aussi à côté. Et on en a une aussi, je n'en ai pas encore parlé sur mes réseaux, mais en décembre, on fait ça dans le désert. Pareil sur huit jours, plus long. Entre hommes, on fait ça à trois. On est trois co-facilités avec Renaud et Miguel Civilano. Ça a été mon coach et mentor dans le Men's Work. Lui, il est bien plus expérimenté que nous. Il vient des Sacred Sons. C'est l'organisation un peu la plus connue. dans le travail pour hommes. Donc on fait ça avec lui dans le désert pendant huit jours où il y a une partie où on est en itinérance pareil dans le désert, et une partie intégration où on a deux, trois jours dans une villa pour intégrer tout ce qui s'est passé et kiffer. Donc ça sera en décembre, début décembre.
- #Enora Teyssendier
Yes. Trop bien.
- #Charles Davoine
Les liens sont dans ma bio sur Insta. Je crée mon site. Calmez-vous. Et je vais le faire. Il faut que je le fasse bientôt.
- #Enora Teyssendier
Et après, du coup, vu que là, ce podcast, il est essentiellement à destination de personnes qui sont dans l'accompagnement, s'il y en a qui, justement, organisent des stages, ils peuvent aussi, comme on dit, t'embaucher, entre guillemets, j'ai pas le bon terme, pour que tu fasses des photos dans leur stage.
- #Charles Davoine
Ouais, je fais moins d'interventions, même si quand je fais des photos et des vidéos, je participe forcément aux... à l'immersion je suis vraiment intégré dedans mais ouais avec grand plaisir c'est mon kiff de faire ça de documenter des espaces comme ça de mettre en lumière ces espaces là avec mon art donc
- #Enora Teyssendier
ils peuvent te contacter via Instagram ça marche simple, basique je mettrai le lien dans la description Merci beaucoup pour ce temps, le temps que tu as pris pour échanger avec moi et puis pour les auditeurs.
- #Charles Davoine
Merci Nora, c'est mon plaisir de papoter un peu avec toi.
- #Enora Teyssendier
Le plaisir est partagé. Et puis, on va s'arrêter là pour cet épisode et je vous dis à tout bientôt pour un prochain épisode.
- #Charles Davoine
Merci à tous.
- #Enora Teyssendier
Et avant d'arrêter totalement cet épisode, je souhaite... te rappeler ou t'informer si tu ne savais pas que va reprendre la supervision sexo de l'été. J'avais mis ça en place l'été dernier et perso, j'ai adoré le format. Il y a eu des gens qui sont venus. Donc, je me suis dit, allez, go, je me motive. On refait ça cette année. Donc, tous les jeudis, on se retrouve pour une demi-heure pendant l'été. Sauf celui où je serai en vacances. Et donc... Un jeudi sur deux, c'est à 18h. Un jeudi sur deux, c'est à 12h30. Donc le 16 juillet, ce sera à 12h30. Le 23, ce sera à 18h et ainsi de suite. Si tu ne connais pas le concept de la supervision sexo, l'idée c'est que si tu travailles dans l'accompagnement, que ce soit dans le soin, dans le social, dans le côté thérapeutique, coaching, etc. même prof d'ailleurs, il y a déjà eu, eh bien, tu peux venir... et aborder une situation dans laquelle tu peux te sentir un peu en difficulté ou alors que tu aimerais savoir comment tu pourrais un peu plus réagir à une situation en lien avec la sexualité. Et puis, si tu n'es pas dans un de ces domaines, mais que tu t'intéresses à la sexologie et que tu hésites à te former, eh bien, tu es aussi le ou la bienvenu pour venir voir comment je fonctionne, comment... Je propose d'accompagner, etc. Et te faire une idée un petit peu sur qui je suis par rapport à si tu as des doutes sur la formation que je vais proposer. Et puis, si tu n'as pas de doutes, tu peux aussi venir. Ça te permettra de continuer à te faire un avis et commencer à un petit peu te former, on va dire, avant la rentrée. Voilà un petit peu pour cette longue explication. Je vous dis donc à bientôt, bonne fin de journée, bonne soirée ou bonne nuit, en fonction de quand vous nous écoutez.