Speaker #0Pourquoi j'ai l'impression de me retenir tout le temps ? C'est une question que je me suis posée pendant des années. De retenir mes mots, mes larmes, ma fatigue. Un non, mon envie de dire les choses autrement. Et peut-être que ces sensations, tu les connais toi aussi. Tu te retiens tellement depuis tellement longtemps. que tu ne sais même plus ce que tu ressens, ce que tu veux, ce qui te ferait du bien. Et à force, tu vas finir par croire que c'était toi, que tu étais simplement comme ça. Alors que non, c'est juste que ton corps a appris à tenir de cette manière. Dans cet épisode, j'ai envie de te montrer deux choses. D'abord, ce que ça te coûte de te retenir comme ça, dans ton corps, dans ton énergie, dans ta manière d'être au monde. et surtout de te montrer que ce que tu crois avoir perdu n'est pas perdu. C'est simplement quelque chose qui attend à l'intérieur de toi, quelque chose qui demande un peu plus d'espace pour exister. Dernièrement, un numéro du magazine « Réseau Femmes Inspirantes » m'a été consacré, et en le lisant, une phrase m'a profondément émue. Cette phrase disait et la clé pour elle n'a pas été de trouver sa voix, mais d'oser lui faire confiance. Parce que pendant longtemps, j'ai cru qu'il fallait devenir quelqu'un d'autre pour avoir le droit d'exister pleinement, être plus sûre de moi, plus légitime, plus intelligente. Alors qu'en réalité, ce n'était pas ma voix qui avait disparu, c'était le lien que j'avais avec elle. Bienvenue dans Puissance Calme, le podcast pour les femmes qui portent beaucoup et dont le cerveau ne s'arrête presque jamais de mouliner. Ici, on apprend à ralentir sans culpabiliser, on retrouve de la clarté au milieu de la surcharge, et à construire une réussite plus calme, plus alliée et plus durable. Je suis Sarah, sophrologue, coach et thérapeute psychocorporelle. Et aujourd'hui, j'ai envie de te parler de quelque chose de très intime. ma relation à ma voix. Mais en réalité, cet épisode ne parle pas seulement de la voix qui parle, il parle aussi de tout ce qu'un corps apprend à contenir pour tenir. Les émotions, la fatigue, la colère, la vérité, le besoin de prendre sa place. Parce que pendant longtemps, je crois qu'au fond, j'avais surtout peut-être peur d'être vu. Et peut-être que toi aussi. Tu sais ce que c'est que de vouloir contribuer sans vraiment oser t'exposer. Et à la fin de cet épisode, j'aimerais que tu regardes différemment ce que tu retiens. Pas comme un défaut, quelque chose à changer, à corriger, mais comme un corps qui a appris à se protéger et qui peut réapprendre doucement à respirer autrement, à laisser circuler la vie en toi. Quand je regarde mon parcours aujourd'hui, je comprends que ce n'était pas ma voix qui était absente, comme je viens de te dire. C'était mon corps qui était fermé, complètement fermé. Et un corps fermé, ça ne se voit pas toujours de l'extérieur, mais à l'intérieur, ça se ressent. La mâchoire serrée, le souffle court qui reste bloqué au-delà de la poitrine, les épaules toujours remontées au niveau des oreilles, comme si ton corps se préparait à enguisser ce qui allait arriver. Je vivais dans le contrôle, dans le mental, dans l'hypervigilance, dans ce besoin permanent de bien faire, d'être à la hauteur, de ne pas déranger. J'usais tout constamment dans la tête. Et je pensais sincèrement que ce que j'avais à dire n'intéressait personne. Alors je me taisais. À l'intérieur de moi, une petite voix, chaque fois que je devais prendre ma parole, répétait « Ne pas, tu vas dire quelque chose de stupide. Ce n'est pas assez intéressant. » Alors je me taisais. Et sans m'en rendre compte, petit à petit, donc je me faisais non seulement plus petite, mais à l'intérieur de moi, ça se rétrécissait. Est-ce que toi aussi, tu as le tarif de sentir que ton corps se referme avant même d'avoir décidé quoi que ce soit ? Tu voudrais contribuer, tu voudrais prendre ta place, mais sans être vu, sans.. trop dérangé. Et en attendant, il y a quelque chose qui cherche à exister. Un projet, une envie, un élan, une voix. Quelque chose de vivant qui pousse à l'intérieur de toi et que tu fais taire. Parce qu'une autre voie nous enlève que tu n'es pas encore prête, pas encore assez solide, pas encore à la hauteur. Alors tu attends. Et ton projet, il attend aussi. Maintenant, j'ai envie de te dire quelque chose. Ce n'est pas pour te convaincre ni pour te secouer, mais parce que je crois que c'est une vérité qui change beaucoup de choses, en tout cas c'est la mienne. Ce que le corps n'a pas le droit de relâcher, la tête finit par le ressasser. Tu retiens tes émotions, tu retiens ta fatigue, tu retiens ce que tu aurais envie de dire. Et une soirée, ton cerveau me l'a. Alors, pendant longtemps, tu crois que ton problème est dans ta tête, que tu réfléchis trop, que tu manques de conscience. Il faudra prendre vos cours Et encore. faire une formation de plus, lire un livre de plus, travailler davantage sur toi. Ce n'est pas ta tête le problème. C'est ton corps qui est resté en mode protection. C'est un corps, et un corps, ça ne change pas avec un discours. Ça se change quand il recommence à se sentir suffisamment en sécurité pour relâcher. Quand il peut respirer de nouveau. Quand il n'a plus besoin de porter la terre sur le dos. Et au fond, ce qu'il faut que tu comprennes, c'est que personne ne viendra t'autoriser à prendre ta place. Cette permission, tu as un temps de plus longtemps des autres. C'est un droit de te la donner. Dans ton corps, pas seulement dans ta tête. Et s'il y a une chose que j'aimerais que tu retiennes aujourd'hui, Si tu n'as rien perdu, tu as simplement appris à retenir à l'intérieur de toi. Et ce que tu as retenu peut recommencer à circuler. Moi, ça a commencé en 2010, j'avais 40 ans. Et je débutais à l'époque ma formation en sophrologie. Et il s'est passé quelque chose très rapidement de pas spectaculaire. Ça n'a pas été une révélation, je ne me suis pas réveillée un matin transformée, mais quelque chose a commencé à se détendre à l'intérieur de moi. Mes muscles, ma poitrine, comme si mon corps arrêtait de tout contenir. Et la première transformation que j'ai observée, ça a été de réussir à prendre ma parole en réunion. Ça peut sembler banal pour certains. Mais pour moi, c'était immense. J'avais l'impression de sortir d'un enfermement qui durait depuis très, très longtemps. Et l'image que je pourrais prendre pour illustrer ce que je suis en train de te dire, c'est ces rivières dans lesquelles on met des passages. Et je crois qu'à l'intérieur de nous, avec nous, on fait la même chose. On met des protections. On contrôle. Il y a des habitudes qu'on met en place pour tenir. Mais le vivant finit toujours par chercher un passage. C'est comme ces rivières qui en reprennent leur lit naturel. Alors qu'on leur avait mis un barrage, alors que l'homme avait dévié sa circulation. Et je crois que nous sommes faits comme ça. pour nous forcer, pas pour devenir quelqu'un d'autre, mais pour pouvoir devenir ce qui est déjà là. Laisser s'y acculer, la puissance qui est en nous, libérer cette puissance. Et pour te raconter une petite histoire liée à un podcast, justement, pendant cinq ou six jours, j'ai voulu lancer un podcast. Cette idée était là permanence dans ma tête. Ça revenait régulièrement, alors que j'essayais de faire taire sans dire que je suis prête pour ça. Donc, je ne passais pas à l'action. Et en 2023, je découvre l'Académie du podcast grâce à un challenge de trois jours. Et cet univers m'attirait beaucoup, mais je ne me sentais pas prête. Je pensais qu'il allait m'écouter, mais je ne suis pas légitime. J'ai rien à dire. Et surtout, en fait, je crois que j'avais peur d'être visible. Alors, je me suis balancée. Et ce n'est qu'au début de l'année 2026, après un nouveau challenge, que cette histoire de podcast a refait surface. Et de nouveau, quelques jours après, l'Académie du podcast propose un challenge. Et c'est à ce moment-là que je me suis lancée. Le challenge n'était pas différent de celui que j'avais vécu, peut-être un peu, mais pas très différent. Mais c'était moi qui avais changé. Je n'avais pas pris à devenir quelqu'un d'autre. Je m'étais simplement réconciliée avec moi-même, réconciliée avec ma voix. J'avais créé de l'espace à l'intérieur de moi. Et lancer ce podcast n'était plus pour moi une fin, en fait. C'était devenu la suite logique de tout l'espace qui s'était ouvert à l'intérieur de moi. Et de ce petit quelque chose que j'avais laissé émerger. Et peut-être que toi aussi, tu prends quelque chose de plus longtemps accroché. Une envie, une intuition qui est là, mais que tu n'écoutes pas. Tu attends encore le moment où tu seras prête. Mais si ce moment n'était pas celui où tu serais parfaite, et s'il était simplement celui où tu t'arrêtes de retenir. autant à l'intérieur de toi. Et de te tenir aussi contracté, serré. Et d'ailleurs, si le sujet du podcast t'appelle, ou si tu as déjà un podcast et que tu sens qu'il n'a pas encore trouvé sa pleine voix, l'Académie du podcast organise une journée d'immersion le 10 juillet prochain. C'est la toute première fois qu'ils ouvrent leur porte à des personnes extérieures. Généralement, c'est une journée... Ce sont des journées qui sont réservées aux académiciens. Donc, si tu as envie, je t'ai mis le lien dans les notes de l'épisode. Donc, n'hésite pas à t'inscrire, c'est gratuit. Tu viens, c'est toute une journée et c'est vraiment très sympa. Pour revenir à mon propos, pendant longtemps, je ne me suis pas rendu compte que ma voix avait quelque chose de particulier. Ce sont les autres, au fil de mes accompagnements. Elle disait que ma voix était apaisante, enveloppante, sécurisante. Certaines me disaient qu'elle se sentait instantanément calme. Et pendant longtemps, je crois que je n'ai pas entendu ça. Je le disais déjà, mais je ne l'entendais pas. Et en fait, ce qu'on retient, pendant des années, on ne peut plus le voir. Et petit à petit... J'ai compris quelque chose. Ce que j'essayais de minimiser était précisément ma singularité, ma voix. L'endroit où ma mission allait pouvoir s'exprimer, se réaliser. Et je crois profondément que beaucoup de femmes ne manquent pas de compétences, ni d'intelligence, ni de profondeur. Elles manquent de sécurité intérieure. Elles ont appris à se couper d'elles-mêmes pour tenir. Elles ont appris à s'adapter, à se protéger, à se contracter. Alors qu'au fond, leur puissance est déjà là, à l'intérieur. Elles attendent simplement qu'on lui fasse un peu de place. Alors peut-être qu'en écoutant cet épisode, tu réalises que tu as passé beaucoup d'années à tenir, t'adapter, te protéger. Jusqu'à croire que tu t'es devenu comme ça. Que tu es quelqu'un qui réfléchit trop. Que tu doutes trop. Que tu n'as que de conscience. Alors qu'en réalité, tu t'es simplement éloigné de certaines parties de toi. Et si tu devais retenir une chose de cet épisode, c'est que tu n'as rien perdu. Tu n'as pas besoin de devenir quelqu'un d'autre. Tu as simplement besoin de... Faire circuler ce qui est vivant à l'intérieur d'eux. Parce que ce vivant, il est toujours là. Il est sous des couches, sous des protections, sous des peurs. Le vrai travail, ce n'est pas d'en faire plus. Le vrai travail, c'est de créer cet espace à l'intérieur d'eux. Pour respirer en toi. Pour ressentir. Pour laisser revenir ta puissance. Le vivant, il ne disparaît jamais. Il attend simplement qu'on le laisse faire, qu'on lui fasse de la place. La puissance ne se construit pas, elle se libère. Alors, c'est ce que je viens de te partager, de te parler, si tu sens que tu cherches à reprendre ta place depuis longtemps ou que quelque chose en toi cherche à reprendre sa place depuis longtemps, une voix, un projet, un élan, si tu sens aussi qu'il y a encore quelque chose qui se contracte au moment, ou tu veux prendre ta place, je t'invite à prendre rendez-vous avec moi à une consultation que je t'offre. On regardera ensemble ce qui te demande encore tant d'énergie, ce qui te protège encore, ce qui te contracte à l'intérieur et surtout comment redonner de l'espace à ce qui est déjà vivant en toi. Parce qu'avant d'en faire plus, on a juste besoin de se retrouver. Alors, je te laisse ici le lien pour réserver ton temps d'échange avec moi dans les notes de l'épisode. Et puis moi, de mon côté, je vais m'offrir une pause pendant quelques semaines. Une pause pour ralentir, une pause pour revenir à moi, à l'essentiel. Alors, on se retrouve dans un mois pour un nouvel épisode. Et d'ici là,