- Speaker #0
Il faut savoir dire pardon, demander pardon et pardonner. Certes, nous ne sommes pas obligés d'oublier le passé, mais pourquoi rester en colère, pourquoi se fatiguer et persister dans des émotions négatives quand on peut faire quelque chose d'aussi beau que le pardon ? Évidemment, tout n'est pas pardonnable. Certaines choses ne méritent ni pardon, ni oubli, ni remise en question. Je me suis souvenu de tout ce que l'on a vécu, je me suis souvenu de tout ce que l'on a partagé, je me suis souvenu des bonnes choses et des mauvaises, je me suis posé tant de questions. à essayer de saisir ce qui avait pu nous arriver pour en arriver là. Je me suis interrogée, étais-tu réellement la seule fautive ? Avais-je pu, moi aussi, te blesser ? D'où est-ce que tout était parti ? Pour quelles raisons étais-je si en colère ? Que pouvais-je pardonner ? Et que ne pouvais-je oublier ? Et avec toutes ces questions en tête, j'ai commencé à regarder tout cela d'un point de vue aussi objectif que je ne l'ai plus. Je voulais et j'avais besoin de trouver mes réponses. J'avais besoin de comprendre si j'avais été à la hauteur avec toi. Et si je pouvais réellement t'accuser uniquement ? En réalité, ce n'était pas le cas. Non, j'ai fait des erreurs, tu en as fait. Nous sommes des êtres humains et nous faisons tous des erreurs. Parfois, on fait des erreurs sans s'en rendre compte. Et c'est mon cas. Parfois, on sait ce que l'on est en train de faire et on poursuit dans notre voie. On poursuit notre erreur. Comme on le dit plus communément, on s'enfonce et on s'enlise. J'ai tellement cru en nous à une époque. La nostalgie m'a emportée jusqu'à ce que je décide de refermer la barrière autour de mon cœur. Je n'étais pas prête à pardonner. Je n'étais pas prête à assumer mes erreurs. Je n'étais pas prête pour te laisser une seconde chance. Il m'a fallu plusieurs mois et beaucoup de discussions avec moi-même pour comprendre que tu me manquais. Ton peps, ton sourire, ta joie de vivre, tes rires, nos fourrirs à n'en plus finir, nos soirées, nos confidences, nos discussions, nos échanges et nos partages, nos secrets, notre autoprotection, notre manque de confiance en nous-mêmes et de ce fait nos points communs, mais surtout le plus important, notre amour. pas toujours su nous montrer comme nous l'aurions dû. Nous nous sommes étouffés avec notre amour, nous nous sommes fait du mal avec notre amour, nous nous sommes surestimés à cause de l'amour que nous partageons et finalement, il était malsain peut-être. Nous manquions de confiance en nous, nous nous complétions et donc nous nous identifions l'une à l'autre. Nous n'aurions pas dû. Chaque être humain a sa propre personnalité, ses propres envies, ses propres rêves et nous nous sommes perdus l'une et l'autre. Et après ces quelques mois, j'ai su que je ne pouvais pas faire autrement, j'avais besoin de te demander pardon et de te pardonner J'avais besoin que tu le saches. Peu m'importe l'avis des autres, c'est mon choix. Peu m'importe les a priori, qui sont-ils pour juger ? Nous n'avons pas été tendres l'une envers l'autre. Nous n'avons pas été justes l'une envers l'autre. Mais les secondes chances sont ce qu'elles sont. Une manière de laisser de côté pour aller de l'avant. Ne plus regarder le passé pour vivre le moment présent. C'est tout ce que nous méritons.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue sur le podcast Puzzle Intérieur. Comme vous l'avez vu dans le titre aujourd'hui, on va aborder le côté amical d'une relation extrêmement forte qui démarre tout feu tout flamme, explosif, et qui se termine un peu de la même façon, on va dire, mais dans notre cas ça s'est pas terminé, mais heureusement pour nous. Mais il y a une fin à un moment donné avant de pouvoir repartir sur quelque chose de beaucoup plus sain, et on va aborder tout ça du coup avec Léa.
- Speaker #2
Bonjour à tous.
- Speaker #1
Donc Léa vous l'avez soit vu dans un autre podcast, soit il arrivera après. Je sais pas encore comment je vais les mettre ensemble l'un derrière l'autre. Donc Léa on s'est rencontré quand on était au lycée en première. On avait fait le collège ensemble mais t'étais pas dans les mêmes années que moi.
- Speaker #2
Oui et moi j'ai redoublé ma troisième et là du coup en troisième je me suis retrouvée en même année que toi mais on se connaissait pas.
- Speaker #1
Et puis on était pas dans les mêmes groupes d'amis, pas dans les mêmes cercles, pas... voilà. Du coup on était dans le même collège mais on se parlait pas spécialement.
- Speaker #2
Non.
- Speaker #1
Même je pense qu'on ne s'était jamais dit bonjour. On a fait notre entrée en première. On s'est vus, on s'est reconnus visuellement. Parce que moi je sais que je savais qu'on avait été dans le même collège quand tu étais venue vers moi.
- Speaker #2
Moi de ce que je me souviens t'étais un repère. Parce qu'en fait quasi tous les élèves de ma seconde n'étaient pas dans ma classe de première.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #2
Je me retrouvais un peu toute seule. Si il y avait des gens mais que je n'aimais pas. Et en fait tu avais vu parler avec Jean-Charles. Oui. Et en fait je me suis dit ah ok. Donc elle était dans le collège avec moi, c'est là que j'ai fait le lien. Je me suis dit oui en fait je la connais, non mais c'était un peu un repère et du coup je m'étais assise à côté de toi. Oui,
- Speaker #1
parce que t'es venue tu m'as dit je peux m'asseoir là ? Et moi j'ai dit bah bien sûr ! Parce que j'ai pas eu besoin de l'effet Jean-Charles. Alors c'est bête à dire mais souvent je reconnais les visages. Alors je suis pas forcément en capacité de dire il s'appelle comme ça, machin d'où est-ce que je le connais. Mais je suis capable de dire j'ai déjà vu. Et donc je savais que je te... connaissait entre guillemets parce qu'on avait été quelque part ensemble de tête je savais qu'on allait au même au même collège bah moi non moi j'ai eu besoin de jean charles du coup c'est pour ça je me suis assis à côté de toi parce que vraiment je connaissais personne non la plupart je les connaissais pas ou je les aimais pas donc c'était vite réglé et finalement tu t'es assise à côté de moi et c'est un peu je sais même pas dire les termes ouais en fait c'était comme si on avait toujours été amies genre on se connaît depuis qu'on est nés Oui,
- Speaker #2
c'est vrai. Voilà.
- Speaker #1
Ça a été extrêmement fort tout de suite. Il n'y avait pas de nuance. Tu étais assise à côté de moi, je ne sais même pas, on a dû parler, on a dû apprendre.
- Speaker #2
Oui, sûrement.
- Speaker #1
Mais après, voilà, c'était juste, ça a toujours été comme ça. Oui,
- Speaker #2
c'est ça. Parce qu'après, on était assises à côté dans quasiment tous les cours. Oui. Je ne sais pas qui nous sépare, mais certains cours nous ont séparés, mais après on était tout le temps assises à côté de toi.
- Speaker #1
Je me rappelle des cours de français, il y avait toi, moi, il y avait Aurore à côté Et toi ? Il y avait Laure à côté de moi.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
On était vraiment... Alors de base, le duo très fort. Mais on avait quand même petit à petit le petit groupe autour. Alors je ne sais pas c'est qui qui gravitait autour de qui.
- Speaker #2
Non.
- Speaker #1
Mais par contre, il y avait vraiment un gros cercle d'amis. Je pense que c'est plus moi qui ai été intégrée dans ton cercle de base.
- Speaker #2
Parce que moi de base, je connaissais Aurélia, Bastien.
- Speaker #1
Moi je les connaissais aussi. Aurélia, j'avais fait du sport avec elle au collège. Bastien, je le connaissais du collège aussi. Toi par contre t'avais dans ton groupe Maïva par exemple que je connaissais pas ?
- Speaker #2
Oui, bah moi je la connaissais de la seconde en fait.
- Speaker #1
Donc voilà.
- Speaker #2
Maïva et Karine.
- Speaker #1
Ok, ouais pareil Karine je l'ai rencontrée après.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #1
Aurore ça a été quelqu'un qui s'est regroupé dans l'année de première il me semble. J'ai pas souvenir, je pense pas qu'elle était dans ma classe de seconde.
- Speaker #2
Et nous quand on a commencé à parler en fait elle connaissait mes parents, enfin nos parents étaient amis du même village. C'est comme ça qu'on a commencé à parler avec Aurore après.
- Speaker #1
Et donc du coup tout de suite une relation amicale très très forte où on faisait les quatre sans coup ensemble, on va pas se mentir. Toute l'année scolaire je pense qu'on a rendu plusieurs professeurs un peu chèvres. Je me rappelle d'un cours où on s'est pris un fourrir mais tellement énorme, on n'arrivait pas à s'arrêter au point où le prof nous a mis dans le couloir, il nous a dit vous sortez. Et c'était la fin du cours en plus, ce qui fait que ça nous a encore plus provoqué notre fourrir en mode il nous fait sortir, c'est fini le cours, ça va sonner quoi.
- Speaker #2
C'était pas très intelligent de sa part de nous faire sortir toutes les deux quoi. Oui voilà. Parce qu'on n'arrivait pas à s'arrêter deux à la fois.
- Speaker #1
Bah ouais non, il aurait pu en sortir qu'une mais non. Et ça par contre il y en a eu plein. Il y a eu des profs aussi où au lieu de nous séparer nous, ils ont enlevé quelqu'un d'à côté alors que… bah pas cohérent, c'est par les filles qui parlent quoi.
- Speaker #2
Non mais c'est ça oui.
- Speaker #1
Il y a eu plein de choses, c'est vrai, pendant les années scolaires.
- Speaker #2
Je crois qu'on était pas à côté en histoire. En histoire je pense pas, en maths c'est sûr que non, parce qu'on était par ordre alphabétique là.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
On était à l'opposé.
- Speaker #1
Moi j'étais au fond de la classe.
- Speaker #2
Ouais moi aussi mais de l'autre côté.
- Speaker #1
Ouais. Parce que je me souviens qu'en maths il y avait une fille, franchement je serais incapable de dire le nom, derrière moi, et il y en avait une autre à côté, on était vraiment un espèce de trio, on était un trio qui comprenait rien.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Et qui du coup bah on faisait n'importe quoi.
- Speaker #2
Ouais ça fait non plus.
- Speaker #1
Et je me souviens même à la fin de l'année, où c'était vraiment la fin de l'année, et du coup on avait une bouteille avec de l'alcool.
- Speaker #2
Ah oui ! Tu te souviens ? On avait fait du jet.
- Speaker #1
Ouais, ouais. Et on buvait, on a fait ça, on avait...
- Speaker #2
En français on l'a fait aussi.
- Speaker #1
Ouais c'est possible. En français en même temps, alors tout le long de l'année scolaire, anecdote assez amusante, notre professeur de français ne savait pas nos prénoms, même à la fin de l'année, puisqu'il m'a appelée Elsa. Ouais. Et tu étais... Je m'appelais Elsa.
- Speaker #2
Et moi je m'appelle...
- Speaker #1
Justine.
- Speaker #2
Justine, ouais.
- Speaker #1
Et il n'y avait ni de Justine ni d'Elsa dans la classe. Vraiment improbable. Donc du coup notre année première a été intense parce qu'on a appris à se connaître, parce qu'on a appris beaucoup de fourrir, parce qu'on faisait des soirées tout le temps ensemble. On se voyait même dans la famille de l'une de l'autre. Moi je me souviens des repas de famille, tu étais invitée, c'était normal en fait, tu faisais partie de la famille. Et je rappelle quand même que tout ça, ça s'est écoulé. Mais en quelques mois, on était déjà invitées dans la famille de l'une et de l'autre. On a fait des anniversaires familiales. On a fait beaucoup de choses en vrai.
- Speaker #2
Puis ça ne choquait aucune de nos familles. Enfin, moi là aussi, tu as l'impression que c'était normal.
- Speaker #1
Bah oui. Alors qu'en fait, on se connaissait depuis le début de l'année scolaire. Vraiment.
- Speaker #2
Oui, c'était...
- Speaker #1
Ça a été hyper intense. Je me souviens d'un cours de français. Et c'est là en fait où je veux essayer d'expliquer à quel point... Alors, c'est une amitié forte qui démarre très vite, qui est très intense. et qui peut autant être positif et apporter des belles choses, mais qui a aussi apporté des côtés un peu malsains, c'est que, déjà il y a un amoncellement de choses qui s'est passé, un cours de français, le prof s'est permis de dire à Léa, ta gueule.
- Speaker #2
Ta gueule, oui.
- Speaker #1
Un prof s'est permis de dire ça à un élève, et ça m'a tellement outré, et j'étais tellement en mode, d'où il te parle comme ça, il te manque de respect,
- Speaker #2
que je suis... T'étais jamais énervée comme ça avant, je pense.
- Speaker #1
Ouais, peut-être.
- Speaker #2
Je pense que c'était la première fois que je t'aurais autant énervée.
- Speaker #1
Pendant longtemps, j'ai occulté cette partie et en vrai, même aujourd'hui, je ne me souviens pas. En fait, je sais que ça s'est passé parce qu'il y a des posts sur Facebook, parce que toi, tu m'en as parlé, mais aujourd'hui, avec les années, franchement, c'est un truc que j'ai complètement occulté. Mais je serais allée voir le professeur à la fin des cours, pour lui remettre les pendules à l'heure. Je me souviens, dans le post Facebook, en gros, j'écris que je lui ai dit clairement, vous n'avez pas à parler comme ça à un élève, vous n'avez pas à dire ta gueule, vous pouvez lui dire de se taire, vous pouvez lui demander d'arrêter de parler. Mais vous pouvez pas lui parler comme ça, mais évidemment pas sur ce ton là. Non. Je m'en doute. Oui. Et puis parce que je me connais donc je sais.
- Speaker #2
On est jeunes aussi hein.
- Speaker #1
Ouais, il y a une fougue je pense. Il y a une fougue qui est plus intense quand t'es ado. Donc je me souviens de ça en truc un peu fort. C'est une année scolaire où j'ai pas été harcelée. C'est la première année où j'ai pas été harcelée. Mais par contre je me souviens qu'eux on faisait du sport salle muscu. Je sais pas si tu te souviens de ça. Et je m'étais bloquée le dos et du coup j'avais fini par faire carrément une dispense pour tout le trimestre parce que je pouvais pas faire ce sport là. Et puis il y a eu dans les trucs un peu entre guillemets moins positifs. Je pense que c'est à la fin de l'année scolaire. Je me disais putain elle a une vie de dingue en fait Léa. Et je comprends pas comment elle fait, comment elle arrive à faire tout ce qu'elle fait. Parce qu'à cette époque là tu faisais la danse et j'étais hyper admirative de ça parce que moi je pouvais plus faire de sport. Donc j'étais en mode oh c'est trop cool elle fait de la danse et tout, elle a trop de la chance. Il y avait le côté où t'enchaînais plein de relations. Tu me parlais de tes mecs et tout. Et moi j'étais en mode, elle arrive tellement à sourire facilement, comment elle fait ? Moi j'arrive pas à gérer ces relations-là et tout. J'étais encore très amoureuse de mon premier chéri. Il y avait un gars, je sais qu'on l'appelait Green. Mais je sais plus pourquoi. Il devait y avoir une veste, je pense. J'avais un gros crush dessus. Et ça, c'était des fouirs interminables aussi. Parce que, purée, tout ce qui se passait dans les cantines, quand on allait manger au Cef, quand on arrivait. Toi, tu m'as souvent reparlé aussi. Mais ça, tu vois, moi, c'est un truc, je me revois le faire. Mais tant que tu m'en parles pas, je m'en souviens pas. Genre je suis arrivée en courant dans le hall et j'ai dérapé, j'ai glissé en t'appelant pour te dire Léa, Léa, il y a telle personne qui arrive et tout. Il y en a eu plein des anecdotes comme ça qui sont vachement drôles. Les sorties en boîte de nuit aussi qu'on a pu faire tout au long de...
- Speaker #2
On en a fait beaucoup.
- Speaker #1
Ouais. Alors pas pendant le lycée, après, mais voilà. Même au lycée, on a fait des manifestations ensemble. On était comme des dingues. Les fois où on allait au musée de la chaussure.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Et on s'installait au musée de la chaussure pour...
- Speaker #2
On était juste là. Ouais. Franchement, c'était... Moi, je pense que c'est ma meilleure année scolaire.
- Speaker #1
Ouais, moi aussi. Et ça n'est pas scolaire, à l'hiver, alors je sais pas si ça se fait encore, je sais pas si tu t'en souviens, dans les établissements, ils font souvent les repas de Noël.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Tu te souviens ce qu'on a fait ce jour-là ?
- Speaker #2
On s'est mariés ?
- Speaker #1
Oui !
- Speaker #2
On s'est mariés en mère Noël. On s'est mariés, ouais.
- Speaker #1
On s'est fait un petit mariage en insuline. On s'est fait un petit mariage,
- Speaker #2
ouais.
- Speaker #1
On a des photos de ce jour-là. Il y avait de la neige, on avait fait des photos sur la neige à Marquay Avenue, je me souviens. Bref, vraiment, tous les trucs les plus extraordinaires, je pense, qu'on peut espérer dans une relation avec l'amour que ça amène, c'est tout ce qu'on a eu sur l'année de première.
- Speaker #2
On savait qu'on pouvait se... enfin, on se disait tout en vrai, on se cachait rien. Il n'y avait pas de tabou,
- Speaker #1
on se racontait tout. Franchement... Il n'y avait pas de peur, il n'y avait pas de jugement, il y avait juste... on parlait tout puis on... En fait, on pouvait tout tourner à la dérision et au rire.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Et ça, c'était un truc que j'aimais beaucoup. On riait de tout. Franchement, il y avait quelqu'un qui nous avait fait de la peine. Il y avait eu un truc dur. On se le racontait. Et l'autre, elle allait rebondir. Pas en mot-cris de la personne. Mais c'était vraiment genre... Si on tourne ça à la dérision et qu'on en rit, ça sera moins douloureux pour l'autre. Et ça va lui redonner le sourire.
- Speaker #2
C'est ça. Franchement, on rigolait tout le temps. Et eux-mêmes, on pouvait rester ensemble sans avoir un truc à faire. On pouvait se voir et juste être là, tous les deux. On avait rien besoin de faire.
- Speaker #1
Ouais on organisait rien de spécifique, juste on se voyait.
- Speaker #2
On était à côté ? Oui. C'était quand même vraiment pas... Ouais ouais ouais. On est quoi, 10 minutes à pied ? Enfin en voiture on est à 2-3 minutes.
- Speaker #1
Ouais c'est sûr.
- Speaker #2
Donc ouais on était à côté quoi.
- Speaker #1
Et c'est vrai que sur ça c'était un autre aspect qui faisait que du coup on pouvait encore plus se voir, plus être ensemble. Il y avait trop de côtés positifs. Et en fait y avait rien de négatif dans cette amitié au départ, juste c'était très intense en émotions quoi mais voilà.
- Speaker #2
J'avais vu une chélose, ça choquait pas nos parents.
- Speaker #1
Ouais, puis même tu venais avec moi récupérer ma petite sœur à la maternelle, on rentrait chez mes parents.
- Speaker #2
C'était... Ouais. C'était normal que je sois là, y avait pas de...
- Speaker #1
Bah c'était genre une fille en plus dans la famille quoi.
- Speaker #2
Y avait pas de... ça choquait personne quoi.
- Speaker #1
Non. Ça a poursuivi, après en terminale on était pas dans la même classe. Mais par contre t'as été un pilier de ouf. Mon année elle a été épouvantable. Et je sais que je m'appuyais énormément sur toi, genre dès qu'on était en récréation, j'étais avec toi. En fait, j'avais besoin de ce souffle-là. Quand on avait des cours dans le même couloir, je me souviens que je patientais avec toi dans les couloirs pour pas être avec ma classe. Enfin, c'était dur, mais à la fois, bah t'as été présente du début à la fin sur l'année. Même si on n'était pas dans la même classe, même si tu ne vivais pas ce que je vivais, mais t'étais présente de ouf, tu vois, je ne me serais peut-être pas attendue. Parce que souvent, malheureusement, c'est ce qui arrive. Oui, c'est vrai. On a eu de la chance, c'était pas tout le cas, mais après, tu t'éloignes et t'es plus vraiment amie.
- Speaker #2
Mais moi c'était dur parce que je voyais que ça allait pas et on pouvait rien faire. En plus quand ils t'ont refusé le changement de classe c'était encore pire.
- Speaker #1
Là c'est toi qui étais en colère pour le coup.
- Speaker #2
Ouais franchement ouais. Mais franchement c'était dur. Une fois je m'étais mis en colère quoi. Mais je sais même pas si t'étais là parce que je les entendais parler sur toi. Tu sais je sais passer. Mais en gros ils parlaient sur toi. Et ça m'avait énervée parce que tu parles sur des gens et ils sont même pas là. Tu dis des choses fausses. Et vraiment c'était dur parce qu'en fait on pouvait rien faire en soi. Non ouais. On pouvait rien faire. Apparaître là oui mais après tu peux...
- Speaker #1
Ouais mais être là c'était déjà suffisant tu vois, c'était ce dont j'avais besoin dans tous les cas. Bon j'aurais eu besoin d'être dans ta classe mais...
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
sans tes jeux. Mais bon après on avait une directrice, je sais pas pourquoi... Ouais. Ou un directeur, je sais même plus. Directrice ? En tout cas c'est sûr qu'il y avait une femme, soit directeur, soit adjoint, il y avait un des deux c'était une femme, c'est sûr. Je crois que...
- Speaker #2
Ah je sais plus. Le CPU c'était un homme ?
- Speaker #1
Bah il y avait homme et femme chez le CPU, il y en avait beaucoup.
- Speaker #2
C'est vrai qu'il y avait, mais je sais plus dans quel sens c'était.
- Speaker #1
Bon bref, après c'est un détail hein mais... Mais c'est vrai qu'on a quand même eu deux années incroyables. Et après, on passe le bac. Et au bac, forcément, on prend des cursus différents.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Même si on continue de se voir. Tous les week-ends, on est en boîte de nuit ensemble. On fait beaucoup de choses quand même ensemble.
- Speaker #2
On fait le challenge de l'étudiant.
- Speaker #1
Ouais, la première année. Vraiment, on a fait énormément de choses. Même le gala de l'étudiant. La première année, on était ensemble déguisés en danseuse orientale.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
On a eu la chance de rester connectés sur cette année-là. Mais évidemment, on évolue du coup avec d'autres personnes et on se crée des nouvelles amitiés. Et c'est là où on se rend compte de l'aspect plus malsain de l'amitié qui était très forte. Et c'est là où on va parler des sujets peut-être plus qui fâchent, quoi. Alors moi, le gros point, on va dire... Il y a un point qui est associé à toutes les deux. C'est ce qu'on disait en off, c'est qu'on était notre meilleure amie. Et notre meilleure amie, elle n'avait pas le droit d'avoir d'autres. amis qui n'étaient pas de nos amis aussi. Dans le groupe ça allait. Dans le groupe c'était ok parce que c'était un groupe d'amis où on était tous ensemble.
- Speaker #2
Oui et puis ils savaient qu'on était nous meilleurs amis. Oui. Ils n'essayaient pas trop non plus. Ils étaient là mais ils savaient. Ils connaissaient notre relation et...
- Speaker #1
C'était notre duo quoi.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #1
Et par contre après quand on se créait des amis en dehors de ce groupe là, ça a été dur pour toi mais pour moi aussi parce que c'était... On est en train de perdre notre meilleure amie, on est en train de perdre quelque chose. Elle privilégie quelqu'un d'autre alors que ce n'était pas du tout le cas. Merci. Mais moi je sais que c'était mon ressenti. C'était genre je n'existe plus dans sa vie ça y est.
- Speaker #2
Ouais. Moi c'était dur quand tu me parlais des filles. T'es toujours amie avec. Ouais. Voilà mais c'était dur quand tu me parlais. Parce que moi dans mon école par contre. Alors il y a eu en dehors mais dans l'école même. J'avais pas trop d'amis. Enfin j'avais pas des amis amis quoi.
- Speaker #1
Ouais pas comme Marie. Parce que la première année c'était Marie.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Et après j'ai eu plus. J'ai eu tout le groupe de la fac quoi.
- Speaker #2
Mais moi j'avais pas ce groupe comme ça. J'avais pas autant que toi. Donc c'était toujours, tu te sens seule après quoi.
- Speaker #1
Ouais je comprends.
- Speaker #2
C'était pas seul parce qu'on voyait tout le temps qu'on se parlait encore.
- Speaker #1
Et c'est vrai que tu vois là je suis en train de capter, il y a une chose qu'on m'a pas dite c'est que notre duo à un moment donné il est devenu presque un trio, presque je dis. C'était notre duo mais on avait de moments trio avec Valentin. On avait quand même, tout est sorti en boîte par exemple, c'était que avec Valentin.
- Speaker #2
Je l'ai pas mal vécu, je sais pas peut-être parce que c'était un homme. Ouais peut-être. Il s'en foutait un peu plus tu vois, si tu lui envoyais pas un message de la journée en vrai il va te piquer une crispe ici.
- Speaker #1
Et puis parce que je trouve qu'il complétait bien le duo. Ouais voilà. En fait, pour que vous compreniez, avec Léa on adorait sortir en boîte, mais autant là où Léa elle allait souvent choper un mec, et ben moi non. Enfin moi non. Attention.
- Speaker #2
Ouais. Alors attention hein.
- Speaker #1
J'aimais bien, j'aimais bien plaire. Mais ça n'aboutissait à absolument rien et je finissais pas ma soirée avec un homme en particulier quoi. Alors que Léa, souvent au fil de la soirée, t'allais aller plus vers un type par exemple qui te plaisait ou quelque chose comme ça. Je dis pas qu'il y avait quelque chose qui se passait mais...
- Speaker #2
Il se passait plus rien.
- Speaker #1
Mais voilà, et du coup en fait vu que je te laissais vivre ton expérience, on va dire ça comme ça, voilà, ton moment et tout. Bah du coup Valentin et moi on se rapprochait à ce moment là, enfin je sais pas comment dire. On faisait vraiment les cons tous les deux en vrai. Je me rends compte franchement que j'ai eu... On aurait des vidéos de nous quand on dansait en boîte de nuit. C'était bien les trucs avec lui.
- Speaker #2
Enfin ouais, quand on a complété, on était trop bien tous les trois.
- Speaker #1
C'était vraiment un trio parfait qui fonctionnait très bien.
- Speaker #2
Ça fonctionnait beaucoup moins bien quand on rajoutait quelqu'un. Parce que là, il y avait tout de suite ça gâchait un truc.
- Speaker #1
Bah ouais, parce que du coup, d'ailleurs l'avenir l'a prédit. C'est qu'arrivée, donc première année de fac en Corse, on continuait nos soirées à trois. Nous on se voyait de temps en temps juste toutes les deux mais en vrai de plus en plus on était quand même avec Valentin. On était beaucoup plus à trois après qu'à deux. Jusqu'à ma seconde année de fac, la tienne aussi du coup, dernière bevins. Où là j'ai la meilleure amie de ma grande soeur qui en gros vivait un moment difficile. Elle venait de Rompre je crois avec son copain de longue date. Elle voulait sortir en boîte de nuit sauf que ma grande soeur n'aime pas ça. C'est pas son dada les sorties en boîte de nuit et tout c'est pas son kiff. Et comme nous avec Léa et Valentin on sortait tout le temps. Et bien j'ai proposé à cette fille de venir avec nous.
- Speaker #2
Elle avait ta soeur ?
- Speaker #1
La première fois je crois, ouais.
- Speaker #2
Elle avait ta soeur.
- Speaker #1
Elle a fait l'effort de venir quand même. Autant elle a, par exemple, sorti pour aller faire un bowling ou quoi, ce serait la première à te dire oui mais la boîte de nuit, enfin vraiment c'est pas ça quoi. Et elle a quand même fait l'effort, elle est venue avec nous c'est vrai. Bah de fil en aiguille en fait, ma soeur n'est pas revenue.
- Speaker #2
Non.
- Speaker #1
Par contre son amie est revenue très souvent parce que bah nous ça nous faisait plaisir de lui proposer de venir. Parce que elle ça lui faisait du bien de sortir et de voir du monde. Et puis, de fil en aiguille, c'est arrivé que vous partiez tous les trois et que vous ne m'invitiez pas. Genre, j'étais même plus... J'avais plus de messages.
- Speaker #2
Alors, je sais que j'ai les souvenirs qu'on est en boîte sans toi, ça oui. Mais tu sais, je ne me rappelle pas de comment ça s'est fait en fait.
- Speaker #1
Je ne me souviens pas non plus. Par contre, je sais que c'était en parallèle d'autre chose. C'est que cette fille, elle était inscrite sur un site de rencontre, qu'elle avait rencontré un de mes amis de la fac. Et du coup, même dans mon groupe d'amis de fac, elle y était. Et petit à petit, elle a commencé à faire une scène au point où mes amis de fac étaient en train de me rejeter aussi en parallèle.
- Speaker #2
Je crois qu'elle a un peu retourné le cerveau un peu de tout. Je sais pas. En fait,
- Speaker #1
moi je l'ai vécu hyper mal parce que du côté de mes amis de la fac, j'étais en train de me faire complètement repousser par les gars. Parce qu'ils se liguaient du coup avec son petit ami, voilà. Et de votre côté, vous faisiez des sorties en bois tous les trois avec Valentin et elle. Et moi je n'étais pas... plus invité, j'avais plus de messages, on me proposait pas. Et donc de ce que je me souviens, c'est parce que elle vous le proposait à vous deux.
- Speaker #2
Ouais je pense.
- Speaker #1
Et que moi par extension elle m'envoyait pas de message, j'étais pas un convié quoi.
- Speaker #2
Après y'a eu Manon aussi, je sais pas si tu te rappelles d'elle.
- Speaker #1
En fait ça me dit vaguement quelque chose mais j'arrive pas à remettre un visage.
- Speaker #2
Après y'avait elle aussi qui s'était un peu rajoutée. Parce que je me rappelle moi d'une sortie en boîte justement où y'avait elle, Mélodie, Valentin, moi et toi et ta sœur.
- Speaker #1
C'était de la soirée où ma sœur était là du coup.
- Speaker #2
Mais je pense qu'elle en a fait une autre, j'en sais rien. Et du coup cette soirée là justement vous deux on vous a mis de côté. volontairement ou pas, mais vous étiez de côté par rapport à nous, notre groupe. Alors Valentin non. Ouais.
- Speaker #1
Parce que Valentin il est pas toujours à ce milieu-là dans ses jours.
- Speaker #2
Moi j'étais beaucoup avec Manon et du coup Mélodie était beaucoup avec nous. Et vous vous étiez de côté. Je me rappelle cette soirée parce que je l'ai mal vécu moi aussi. Genre toi tu restais beaucoup avec ta sœur mais je pense parce que tu voulais pas venir dans notre groupe. Enfin tu te sentais pas et tu l'as mal vécu.
- Speaker #1
Moi je pense au-delà de ça c'est parce que je sais que ma sœur aime pas, elle est pas à l'aise et qu'il y avait un côté de moi qui voulait pas la laisser seule dans son coin. me connaissant il y avait peut-être de ça qui se jouait. Mais dans tous les cas, ouais, je sais que j'avais très mal vécu cette période parce que ben on n'est plus vraiment notre duo quoi. Même si le trio avec Valentin ça m'a jamais dérangé, ça m'a jamais posé de problème, c'est que le après, entre le fait que la fac nous a éloignés évidemment, même si on cotise de ce soir encore une fois, mais ça a distendu le lien parce que on se voyait plus quotidiennement je pense éviter ça. En plus il y a des gens qui se rajoutent.
- Speaker #2
C'était dur par rapport à Mélodie, tout ça. Moi, c'était dur par rapport à tous tes copains de la face. Vous y avez quand même beaucoup de soirées, non ? Enfin, vous vous retrouvez. Oui,
- Speaker #1
assez souvent, oui.
- Speaker #2
Du coup, c'était dur aussi. Et en fait, on avait une amitié tellement... Enfin, comme tu dis, t'étais à moi, j'étais à toi, et il n'y avait pas de place.
- Speaker #1
On s'étouffait mutuellement, sans laisser de place pour d'autres relations. Ce qui fait que forcément, quand tu étouffes un feu, il finit par s'éteindre. Alors je sais pas de ton côté mais moi je sais qu'il y avait tout cet enjeu là de j'ai été mise de côté, il m'a fallu des années pour comprendre parce qu'après bon là je vais pas en raconter en détail, il s'est passé plein de choses avec cette fille que j'ai rajouté la meilleure amie de ma sœur, il s'est passé beaucoup de choses et je sais qu'elle a dit beaucoup de choses à mon sujet et qu'elle te le disait à toi et j'étais très en colère parce que j'avais l'impression que malgré tout ce qu'elle faisait à mon encontre, ça te dérangeait pas d'être amie avec elle et ça me posait vraiment un problème, genre je comprenais pas comment tu faisais pour être amie avec quelqu'un qui... était aussi méchante à mon encontre et il m'a fallu des années pour comprendre et mettre le mot. En fait c'est que pour moi tu étais pas loyale. Ça paraît stupide aujourd'hui parce que quand tu es amie avec quelqu'un tu peux défendre la personne mais sans forcément de plus parler du tout parce que si tu as de la chimie, une bonne entente et tout voilà. Mais à l'époque je sais que j'avais très très mal vécu mais et du coup aujourd'hui avec le recul je sais pourquoi il y a l'hypersensibilité qui rentre en jeu et le fait que en étant hypersensible avec des valeurs aussi fortes c'est incompréhensible. Quand quelqu'un il partage pas ça, enfin je sais pas comment expliquer, c'est super dur à expliquer, un jour faudrait que je fasse un podcast sur ça parce que l'hypersensibilité il y a des choses à dire. Mais du coup ça faisait partie des valeurs et ça fait toujours partie des grosses valeurs que j'ai. Et c'est vrai que quand je vois quelqu'un de mon entourage qui n'est pas à mon encontre, alors moi je le suis vers lui, il y a une confrontation intérieure du coup forcément qui se fait. Et qui fait que pour moi c'est pas acceptable et c'est pas compréhensible.
- Speaker #2
Oui, je vois ce que tu veux dire. Après moi en fait je le vois, genre j'ai été amie avec elle parce qu'en fait j'ai l'impression que j'avais plus personne. Je sais pas si tu vois le truc.
- Speaker #1
Ouais, je suis contente.
- Speaker #2
En fait, dans l'école où j'étais, j'avais pas d'amis. Pas de vrais amis. Enfin, il n'y avait pas d'amitié forte. Le groupe qu'on avait au lycée, on se parlait quasi plus.
- Speaker #1
Plus personne, ouais. On s'est tous perdus. Enfin, moi, je sais que les ai tous perdus. Arrivé, le bac est passé, on est passés à autre chose. Plus de contact.
- Speaker #2
Donc, j'avais plus personne de ce côté-là non plus. En fait, il me restait toi, Valentin, évidemment. Mais après, Valentin, bon, c'est un ami. C'est toujours un ami, d'ailleurs. Mais il n'était pas une fille, enfin je ne sais pas comment l'expliquer. Et puis même à cette époque-là,
- Speaker #1
en plus il avait son boulot, et il partait sur Lyon pour bosser, si je me souviens bien. Il n'avait pas le même rythme de vie que nous, parce que nous on est en études et lui il était déjà dans son boulot et tout.
- Speaker #2
Donc voilà, on n'avait pas la même vie. Par contre je pouvais l'appeler à n'importe quand. Il était toujours présent. Il était toujours là. Mais voilà, c'était pas... ma copine quoi ! Du coup en fait il me restait toi et Mélodie et en fait toi je te voyais vraiment aller avec tes autres copains, enfin toi je te voyais y avoir une vie trop bien en fait avec tous tes copains et du coup je me suis toujours dit en fait si il n'y a plus Mélodie il y a qui ? Enfin tu vois ? Ouais je comprends. Alors tu aurais été là c'est sûr mais tu sais je me suis dit bah...
- Speaker #1
Ouais mais les jours où Cindy n'est pas là du coup je suis sans personne.
- Speaker #2
Voilà. Après bah c'est triste pour elle parce qu'au final ouais c'était un peu le bouche-trou de le truc.
- Speaker #1
Bah après en soi je pense que te connaissant...
- Speaker #2
c'est pas vraiment un bouche-trou parce que tu serais pas restée avec elle si c'était juste ça tu vois il y a quand même plein de choses que j'aimais pas chez elle et c'est aussi pour ça qu'aujourd'hui on est plus amies j'aurais continué l'amitié après j'ai fait le pourri qu'elle a changé mais je sais que moi je l'ai gardée pendant très longtemps une rancune pour moi c'était inconsolable
- Speaker #1
de la phrase de lui moi je lui souhaite pas d'être malheureuse mais c'est juste qu'elle a tellement détruit quelque chose d'important pour moi que même si aujourd'hui bon voilà je passe à autre chose mais on fout bref voilà c'était le passé je dirais pas qu'aujourd'hui j'ai une rancune à tout moment de compte mais par contre si en fait parce que... mais non parce que c'est tout bête mais elle s'est jamais excusée tu vois non ouais c'est vrai elle m'a exclue de mon groupe d'amis de fac que ça c'est... terminé mal, elle m'a fait perdre notre relation, et puis bah avec ma soeur au final qui était sa meilleure amie, elle l'a complètement abandonnée pour toi et du coup bah même elle elles ont perdu leur amitié qui datait depuis qu'elle était au collège quoi. Et tu vois je trouve, et ben avec le recul, la moindre des choses quand tu fais quelque chose comme ça, même s'il te faut du temps pour en prendre conscience et tout, bah tu contactes et tu t'excuses en fait, t'as fait quelque chose de moche et de mal, enfin...
- Speaker #2
Je pense que ça m'a fait besoin d'être au milieu de centres d'attention.
- Speaker #1
Mais... pas tant que son intention mais peut-être juste de se sentir aimée.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #1
Et importante pour quelqu'un.
- Speaker #2
Ouais je pense.
- Speaker #1
Mais encore tu vois si juste elle me le disait, bah je serais ok tu vois et je l'excuserais. Mais sauf que bah elle fait même pas la démarche et je trouve ça pas beau. C'est pas grave. Non bah après peut-être qu'elle écoute le podcast hein on va dire. Ecoute excuse-moi mais excuse-toi et je t'excuserai. C'est horrible de dire ça comme ça mais...
- Speaker #2
Quand on était à l'école je pense aussi moi j'ai fait plein de petites bêtises. Merci. Que t'as mal vécu aussi je pense dans un sens et moi je l'ai mal vécu que tu me comprennes pas.
- Speaker #1
En fait parce que...
- Speaker #2
Même moi je me comprends pas au jour d'aujourd'hui.
- Speaker #1
A l'époque j'avais pas le recul et les connaissances que j'ai aujourd'hui et notamment les connaissances sur moi-même en fait. Et à l'époque juste je savais que c'était pas ok pour moi certaines choses que t'avais faites.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #1
Parce que... Mais je comprenais pas pourquoi, juste je savais que c'était pas ok, j'étais pas d'accord avec ça. Aujourd'hui je sais que ça touche à l'hypersensibilité et les valeurs qui sont tellement fortes et ancrées que quand tu confrontes quelque chose à ces valeurs-là, qui sont à l'opposé, autant je ne vais pas juger, ce n'est pas un problème, je ne vais pas juger, mais en fait c'est que je ne peux pas comprendre. Et du coup le fait que je ne puisse pas comprendre, parce que pour moi c'est une évidence que ce n'est pas à faire, et du coup le problème que j'avais à dos, c'est que je ne savais pas l'exprimer de cette façon-là, en plus j'allais être beaucoup plus dans l'agressivité, dans la méchanceté, encore plus à cette période-là parce que avec l'année terminale et tout, je sais que j'ai été dans une période, Marie elle le dit des fois, elle me dit à cette époque là j'avais un regard noir qui faisait peur, genre même Marie elle elle me l'a toujours dit au début, le premier jour, elle savait pas si elle allait venir me parler ou pas parce qu'elle avait peur je lui faisais peur et c'est horrible de se rendre compte que ma meilleure amie d'aujourd'hui avait peur de moi la première fois qu'elle m'a vue tu vois et surtout que j'en avais pas conscience mais c'est que j'étais beaucoup plus peut-être brute dans ma manière de réagir alors qu'aujourd'hui genre plus de tact et surtout encore une fois je vous ai appris à me connaître et à savoir Merci. et à comprendre mes réactions, et du coup je suis plus à même de l'expliquer. Mais à ce moment-là, non. Et donc c'est vrai qu'il y a des choses qui... Sur le coup, au moment où tu me disais « c'est pour ça que tu me parles plus » , je t'aurais dit « bah non, je m'en fous » . Alors qu'en fait, non, ça m'a heurtée beaucoup plus profondément que ce que je pensais.
- Speaker #2
Et pourquoi c'était dur ? Parce que tu ne me comprenais pas non plus, tu vois.
- Speaker #1
Mais en vrai, aujourd'hui aussi, je ne comprends pas, en fait, tu vois. Parce que pour moi... On ne va pas rentrer dans les détails de ce qui s'est passé, mais c'est que... En fait, je ne pourrais jamais comprendre cet acte-là. Mais c'était pas la seule hein ! D'autres personnes dans mon entourage qui ont fait le même genre d'acte, c'est pareil, je peux pas comprendre. Mais après c'est pas pourtant que je le juge. Genre au contraire je vais être bienveillante en l'écoutant, en essayant de comprendre aujourd'hui. Mais à la fois je sais que je comprendrai jamais.
- Speaker #2
Mais même moi je le comprends pas. Après c'est sur le moment, déjà j'étais jeune, il y avait des...
- Speaker #0
des circonstances, on va dire, ça n'explique pas tout, mais même moi, aujourd'hui, je ne comprends pas.
- Speaker #1
Et bien, en fait, ça me permet de rebondir sur moi, ce qui est une des choses qui m'a le plus blessée dans notre amitié, et qui du coup a découlé à la fin, entre guillemets, la fin, parce qu'aujourd'hui, on est encore là, quand même, mais... C'est qu'en fait, j'ai capté au fur et à mesure, après la terminale, une fois qu'on était plus dans les mêmes classes, dans le même bâtiment, dans la même école, en fait, j'ai commencé à capter, parce qu'on... s'échanger beaucoup plus par message, qu'il y avait des choses que tu me disais et qui des fois bah t'allais me dire je vais pas prendre d'exemple j'en ai pas en tête, genre t'allais me dire A, le lendemain ou quelques jours après tu allais me dire B mais en insistant pour me dire que le premier jour tu m'avais déjà dit B, enfin je sais pas si t'as eu... en fait c'était pour moi c'était bah en fait elle me ment et en plus elle se confond dans ses mensonges et quand j'essayais de te dire, de t'en faire prendre conscience toi pour que entre guillemets la vérité sorte et ben ça sortait pas et juste pour moi tu t'es enfoncé, et c'est un truc où à un moment donné je me suis dit vas-y stop, en fait je peux pas continuer dans une relation amicale ou pas, même si c'est plus quoi, mais si c'est quelqu'un qui me ment entre guillemets pas constamment parce que c'était pas constant mais sur des sujets importants.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
je me rappelle d'un sujet important j'étais bien mentie et du coup c'est vrai que c'est des choses où ça en a tiré Je sais même plus comment ça s'est terminé, genre est-ce que c'est moi qui t'ai envoyé un message ou je sais plus.
- Speaker #0
En fait, je crois qu'à un moment, alors moi de ce que je me souviens, c'est qu'à un moment en fait on avait arrêté de parler, mais on va dire un peu naturellement.
- Speaker #1
Ouais, c'est juste,
- Speaker #0
ça s'est fini. Et en fait tu avais renvoyé un message et en fait tu m'avais envoyé chier. Genre en mode, vas-y on se parle plus depuis, je sais pas, deux, trois semaines et là tu me renvoies un message. Parce qu'en fait moi je l'avais mal vécu parce que je voulais à tout prix que tu viennes. Pour rencontrer Fred. Pour rencontrer Fred. Et toi tu ne me voulais absolument pas, ce que je ne comprenais pas sur le moment, mais maintenant je le comprends.
- Speaker #1
Alors pour les auditeurs quand même, à l'époque je voulais pas rencontrer Fred parce que pour moi c'était une relation passagère comme les précédentes.
- Speaker #0
Voilà, c'est pour ça. Donc moi je le comprenais pas parce que je le voyais pas comme ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais forcément...
- Speaker #1
Bah vu qu'on se parlait beaucoup moins, moi j'avais pas conscience de l'importance qu'il avait pris pour toi aussi. Il y avait ça, il y avait le fait qu'on s'était déjà éloigné et du coup bah je savais pas qu'il était aussi important déjà.
- Speaker #0
C'est ça. Et c'est pour ça qu'on a arrêté de se parler en fait. Ouais. Parce qu'il y avait un clash un peu là, on se comprenait pas et...
- Speaker #1
Et parce que bah aussi je pense... Encore une fois, on s'est tellement étouffés et que du coup, quand on a pris un peu notre envol chacune de notre côté, parce qu'on n'était pas dans le même lycée, fac, qu'est-ce que vous voulez, et bien forcément, on a connu d'autres personnes qui nous ont permis de nous évoluer chacune de notre côté et cette évolution qui n'était pas la même s'est confrontée à un moment donné. Et après, on est restés deux ans.
- Speaker #0
Oui, deux ans sans se parler.
- Speaker #1
Deux ans sans se parler, pas de message, vraiment...
- Speaker #0
On s'est organisés pour le clair, je te promets.
- Speaker #1
Ah oui parce que tu...
- Speaker #0
Avec ton conjoint actuel d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui c'est vrai, très juste.
- Speaker #0
Après on avait un lien, enfin en vrai tiens c'est pas vraiment un lien mais dans mes souvenirs je parlais à Valentin, tu parlais à Valentin.
- Speaker #1
Oui mais même Valentin au final à un moment donné ça s'est fait naturellement, on a pu échanger ouais.
- Speaker #0
Ouais donc au début on avait des petites voilà enfin...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Des petites nouvelles mais après ouais non on a complètement arrêté.
- Speaker #1
Et ben moi je me souviens que du coup quand je me suis mis avec mon mari au tout début, en fait quand j'ai découvert son profil Facebook... Et que j'ai vu une photo de profil avec son casque audio et tout. Avec son micro aussi.
- Speaker #0
Ouais, son micro.
- Speaker #1
Et c'est là où je me suis dit,
- Speaker #0
ça serait pas le gars dont Léa m'a parlé une fois qu'elle était en couple avec lui et tout. Qui en a jamais été en couple.
- Speaker #1
Eh ben oui, mais moi j'avais souvenir que tu m'avais rappelé ça à l'époque.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et quand j'en ai parlé, il m'a dit, mais on a jamais été en couple. Parce que lui il pensait que je parlais du coup de son ex, vrai ex quoi. Et c'est comme ça que j'ai su qu'il te connaissait. Et après, je crois qu'il m'a fallu un an. entre le moment où moi je me suis mis avec lui et le moment où je t'ai envoyé un message. Quasiment un an où en fait plus le temps passait et plus je me rendais compte que déjà j'avais fait moi aussi des erreurs. Parce qu'en fait sur le coup, quand je t'ai envoyé balader et que j'ai arrêté de te parler, pour moi t'étais la seule fautive. Genre vraiment t'avais fait trop de trucs qui me plaisaient pas. Vraiment moi j'étais, dans ma tête j'étais en mode j'étais trop une bonne amie pour elle, elle a fait plein de choses qui me conviennent pas et j'étais beaucoup centrée sur l'histoire avec Mélodie en vrai. Et sur les mensonges. C'était les deux sujets vraiment qui faisaient que. Et en fait, après coup, je me suis dit, moi aussi, j'ai pas été parfaite, j'ai pas été une amie incroyable, il y a plein de choses que j'ai manqué, il y a plein de choses où j'ai pas été juste, il y a plein de choses où je lui ai fait de la peine, c'est sûr, et c'est juste qu'il y a des choses où c'est sûr... En fait, quand je réfléchissais, je me disais, c'est certain, même moi, je sais pas les choses sur lesquelles je t'ai blessée, mais c'est sûr que je t'ai blessée dessus, sur certains trucs, et je me suis dit, c'est pas possible qu'on en reste là après l'amitié qu'on a eue, et en fait, il y avait un côté très... nostalgique de ce qu'on avait vécu et je voulais vraiment retrouver ça tout en sachant qu'on pourrait pas le retrouver et du coup je me suis dit je veux faire ça je veux faire un message où je lui explique ce que je ressens et où je m'excuse sincèrement parce que c'était ça en fait l'objectif c'était de m'excuser de t'avoir fait de la peine parce que c'était sûr que je t'en avais fait mais t'expliquer aussi parce que j'avais conscience que je t'avais pas expliqué pourquoi moi j'avais de la peine oui et
- Speaker #0
On s'est séparés, c'était une séparation remarquable. Ah ouais, c'est vrai. Je pense que j'ai vécu comme une séparation. Ah bah ouais,
- Speaker #1
parce qu'il a vraiment fallu faire le deuil de la relation, de la personne et tout.
- Speaker #0
C'est vrai que ça s'est jamais expliqué en fait.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Je pense qu'on avait peut-être pas la maturité aussi, de vraiment expliquer les choses.
- Speaker #1
Oui parce que...
- Speaker #0
Je n'ai pas trop à les exprimer, je ne sais pas.
- Speaker #1
Et puis même parce que moi par exemple, tout le côté c'est de la loyauté et tout, je n'en avais même pas conscience, il m'a fallu du temps pour le comprendre tu vois. Je savais que ça me posait problème mais je ne savais pas pourquoi.
- Speaker #0
Et après ton message, si je me souviens bien, tu ne t'attendais pas à ce que je te réponde.
- Speaker #1
Ah ouais, j'étais persuadée que tu ne me répondrais pas. Je m'étais dit... En plus il était long, c'était un long message.
- Speaker #0
Je ne l'ai pas lu tout de suite. Enfin je me rappelle quand on était au studio, j'ai vu que tu m'avais envoyé un message, j'ai ouvert mais tu sais sans l'ouvrir et je ne voyais pas la fin du coup. Et en fait je me suis dit mais... Pourquoi elle m'écrit ?
- Speaker #1
Au début, je te l'ai envoyé par SMS. Et ça, j'avais peur que tu aies changé de numéro. Et du coup, je me suis dit qu'il fallait que je l'envoye sur Messenger au cas où. Et donc, je te l'ai renvoyé sur Messenger. Et en fait, j'ai bien fait parce que je crois que tu avais changé de numéro vraiment en plus entre temps. Et j'ai eu la chance d'avoir une réponse.
- Speaker #0
Oui, j'ai mis deux jours, non ? Je ne sais plus, je ne t'ai pas répondu tout de suite, c'est sûr.
- Speaker #1
Franchement, je ne suis même pas sûre du temps qu'on a mis. Pour moi, tu avais répondu vraiment quasi immédiatement. Je n'ai pas eu le temps de stresser plus que ça, tu vois.
- Speaker #0
D'accord. Je sais que j'ai pas ouvert tout de suite, je sais pas peut-être que je faisais un truc, je m'en rends pas compte.
- Speaker #1
T'as envie d'aller voir du coup, mais ça remonte à trop vite. Ouais,
- Speaker #0
ça remonte à très loin.
- Speaker #1
Bah moi je t'ai envoyé ce long message, et puis toi tu m'as répondu, et ça a été un peu le moment justement de s'expliquer, de mettre les choses à plat, de se dire aussi mutuellement où est-ce qu'on est dans nos vies respectives, c'est là que j'ai appris que t'avais fait une première fausse couche déjà, à ce moment-là.
- Speaker #0
Mais je trouve qu'on était, enfin, c'est là qu'on voit qu'on a évolué parce qu'on s'est expliqué, mais sans... d'être méchante, sans s'énerver, sans avoir de reproches, en plus t'es pas vraiment des reproches, on s'est vraiment expliqué ce qu'on pensait.
- Speaker #1
Ouais, il n'y avait pas de colère, il n'y avait pas de rancune, il y avait juste, ben, on ouvre les vannes de la sincérité et de, voilà, on se dit les choses, mais sans, voilà, vraiment sans chercher à blesser l'autre, c'était juste nous libérer peut-être un peu d'un poids, et je trouve ça beau, en vrai, moi j'ai beaucoup aimé de pouvoir reprendre contact avec toi.
- Speaker #0
Je me suis dit, ouais, ça fait un poids en moins, parce que forcément, enfin, moi je pensais souvent à toi.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tu penses souvent, quand t'as une amitié comme ça, je pense que tu peux pas oublier la personne.
- Speaker #1
Donc forcément, ouais, ça a été un truc... Moi, je me souviens que Mike, il me disait, en gros... Je sais plus exactement les termes qu'il disait, mais en gros, c'est que de la nostalgie. Ça vaut pas le coup. Et moi, j'étais là, mais il faut quand même que je le fasse, parce que c'est important, en fait, de juste dire les choses. Alors, je sais pas si on a reparlé directement, entre guillemets, comme avant. Je pense pas.
- Speaker #0
C'est bon, c'est bon.
- Speaker #1
Y a pas de comme avant. Mais oui, on s'est revu une première fois en lieu public, si je me souviens bien.
- Speaker #0
Oui, tu es venu me chercher et on est allé au bonhé. Effectivement.
- Speaker #1
Ah ouais, peut-être bien. Mais je sais que ça s'est fait en douceur. On a vraiment pris le temps. C'est vraiment comme une relation de couple, en fait. Non, c'est ça. Genre, vraiment, il y a eu une fracture. Et ouais, voilà.
- Speaker #0
Et on a fait les choses ensemble, à se connaître.
- Speaker #1
Et moi, j'ai eu la chance, du coup, de pouvoir rencontrer Gabin.
- Speaker #0
Oui. Elle était beaucoup là pour moi, je trouve. Franchement, même si on a... par où on n'aura jamais l'amitié qu'on a eu. Mais t'as été là pour moi dans des moments très compliqués. Et t'étais une des seules à être là pour moi. Dans les deux.
- Speaker #1
Ça me fait de la peine de savoir que t'as pas eu plus de monde autour de toi, tu vois.
- Speaker #0
Vraiment, dans les deux mois. Toi, Valentin. Après, oui, il y a eu du monde. Mais pas de la même façon. T'étais seule à être venue.
- Speaker #1
Ça me paraissait important. Après, ce que j'avais peur, c'était de ne pas... Faire assez dans la durée.
- Speaker #0
Ouais, si, si. C'est là. Donc, ouais. On a retrouvé quand même une amitié. Ouais. Moi, je trouve...
- Speaker #1
Ouais. Je trouve, et puis, surtout, elle est saine. Tu vois, genre, elle fait du bien.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Elle fait du bon mot-cœur. Elle est belle. Elle est... Et j'aime bien ça. J'aime bien ce côté-là. Vraiment ultra serein. Il y a un jour, j'ai voulu te faire un audio. Puis, je l'ai enlevé parce que j'étais trop en mode stressée et tout. Et du coup, je n'ai pas osé. C'était... C'était, je pense. Et dans mon audio, en gros, je suis trop reconnaissante que tu m'aies répondu et qu'on ait pu reparler tout comme avant parce que je suis trop reconnaissante que tu m'aies laissé être dans la vie de Gabin. Tu vois ? En plus, t'es dans la chaîne.
- Speaker #0
Tu me l'as dit que t'étais trop contente d'avoir pu être là à notre mariage.
- Speaker #1
Ouais, mais ça aussi, tu vois, c'est... Et ça compte tellement pour moi et je suis trop heureuse du coup d'avoir sauté le pas contrairement à ce que parce que j'ai eu un acte qui me disait tu vas être mal reçu, tu devrais pas le faire machin et moi je voulais pas écouter ça, je voulais vraiment genre juste m'apaiser moi en mettant ce message et je suis trop heureuse de l'avoir fait parce que ça a découlé sur on est de nouveau amies et je trouve ça trop bien.
- Speaker #0
Ouais au final tu t'attendais pas à...
- Speaker #1
Ah non parce que moi je me disais il y aura pas de réponse, il y aura rien, moi je me serais libérée.
- Speaker #0
J'aurais jamais été méchante dans le... soit je t'aurais pas répondu.
- Speaker #1
Oui, c'était ce que je pensais. Mais,
- Speaker #0
évidemment, je t'aurais mal répondu, par contre.
- Speaker #1
Comme quoi, une amitié qui s'étouffe, elle peut aussi repartir de ses cendres. Je ne sais pas, ce n'est pas exactement la phrase la plus meilleure à dire, mais c'est dans ce sens-là. Ils auront compris l'idée.
- Speaker #0
Ils auront compris.
- Speaker #1
Bon, merci d'être encore intervenu une deuxième fois. D'être venu parler avec moi. Pour tous les auditeurs, on se dit du coup à dans deux semaines, dans un prochain épisode du Podclass.
- Speaker #0
Ne supprime pas ce message et lis-le jusqu'au bout s'il te plaît. Je sais que ça fait longtemps que l'on s'est disputé, que nous ne sommes plus amis, nous avons des vies très différentes aujourd'hui, mais il y a des choses que je dois te dire, que j'ai besoin de te dire, de mettre au clair.
- Speaker #1
Et si tu n'as pas déjà supprimé ce message, je t'en remercie. Il sera long et je m'en excuse, mais je veux prendre le temps de te dire tout ce que j'ai sur le cœur. Avec le temps et le recul, je comprends et je sais que j'ai fait des erreurs. Je crois que je n'ai pas su apprécier les efforts que tu as fait lorsque j'étais à Montpellier. J'avais trop d'attentes peut-être et j'avais seulement espéré que ces efforts viennent avant que je ne parte là-bas. J'aurais dû être heureuse lorsque tu en as fait, j'aurais dû les reconnaître et les accepter pour ce qu'ils étaient. J'ai fait l'erreur de supposer que ta relation avec Fred serait un échec, comme les autres, alors que je ne le connaissais pas. Je ne l'ai jamais jugé, mais je ne pensais pas que ça durerait. Je me suis trompée et finalement j'espère au moins que tu es heureuse. Je ne reviendrai pas sur le reste car je crois ce que j'ai pu te dire, tu t'étais oublié Léa et ça me faisait mal. Mais je voudrais aussi te dire d'autres choses. Pour commencer, revenons sur mon bras cassé. Je te l'avais dit par SMS quand j'étais à l'hôpital, en attente du plâtre. J'ai conservé notre conversation et j'ai vu ses messages. Tu ne l'as pas appris par ta mère comme tu le pensais, mais bien par moi. Je voudrais aussi te dire que si je reconnais mes erreurs, je te pardonne les tiennes, que tu les reconnaisses ou non, peu m'importe. Je ne suis pas la seule fautive, mais j'ai une part de responsabilité dans la fin de notre amitié. Ce n'était pas juste que je t'accuse. Pour ma défense, je n'avais pas compris jusqu'à il y a quelques mois que j'avais pu... moi aussi, te blesser. Enfin, tout ça pour conclure, sois heureuse, bats-toi pour ton bonheur, profite de ta vie, ne laisse pas les gens détruire ça, débrouille-toi pour faire de ta vie ton compte de fées.