Speaker #0Je suis désolée. Désolée de ne pas être comme tu aimerais que je sois. Désolée si je ne te conviens pas. Désolée si je reste encore fragile. Désolée si je ne supporte pas certains commentaires, certains mots, certaines moqueries. Désolée si je suis encore et toujours complexée par différentes parties de mon corps. Désolée si mon esprit ne fonctionne pas comme le tien. Désolée aussi si je n'ai pas la même notion de ta normalité que toi, à cause de ce que j'ai pu vivre jusqu'à aujourd'hui. Désolée de ne pas être à la hauteur, à TA hauteur. Désolé si je ne suis pas une personne aussi bien et saine que toi tu l'es. Désolé si je m'énerve pour un rien à tes yeux. Désolé si je te fais tant penser à ton ex. Désolé si tu penses perdre ton temps à te préoccuper de moi, à me protéger, à me reconstruire. Mais au final, je ne suis que moi. Et en m'excusant de tout cela, c'est comme si je m'excusais d'être moi-même. Oui, je suis fragile. Oui, tu m'as vexée. Oui, en ce moment, rien ne va. Je n'ai pas le moral. J'ai qu'une envie, me mutile à nouveau. Alors oui, tu m'as énervé et blessé plus qu'à l'ordinaire, plus que ça ne m'aurait blessé si je n'étais pas aussi mal en ce moment. Et non, j'ai pas envie de te dire à chaque fois que je vais mal, car actuellement, c'est tout le temps que ça va mal. Enfin, sauf quand je suis avec toi et qu'on ne se dispute pas. Bonjour et bienvenue sur le podcast Puzzle Intérieur. Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Puzzle Intérieur. Aujourd'hui, je vous reprends après des mois sans avoir enregistré et posté d'épisode. Je vous ferai un aparté à la fin du podcast et on en parlera très rapidement. Il n'y a pas en fait de grosses raisons valables, mais je vous en parlerai à la fin. Aujourd'hui, comme le titre l'indique, on va aborder ma précédente relation amoureuse qui n'était pas une relation de couple. Voilà, je préfère le dire directement. Nous étions amis avec affinité et plus, mais il n'y a jamais eu vraiment d'étiquette couple. Et je vais essayer de refaire une chronologie correcte pour relater un petit peu les faits. Donc on va aborder ma précédente relation avec énormément de manipulations. Et donc relation pas très saine, finalement en tout cas pas pour moi. Je préfère mettre une alerte directement pour vous dire que ma vérité n'est pas forcément sa vérité à lui. Je préfère le dire parce que j'ai échangé quelques mots avec lui au mois de décembre, parce que monsieur voulait reprendre des nouvelles. Et donc j'ai vite réalisé que ma vérité, mes souvenirs ne sont pas... les siens. Voilà, tout simplement. Pour en avoir appris, reparler avec mes amis Manon et Marie avec qui j'étais à la fac et qu'ils ont suivi un peu tout le long de cette relation non-couple. Mes souvenirs sont bien les mêmes que mes amis et ce que j'ai pu leur raconter à l'époque, c'est bien les souvenirs que j'ai aujourd'hui. Je ne crois pas avoir à l'époque déjà déformé une réalité, mais pour autant, je vous dis des choses, ma vérité n'est pas la sienne. On l'appellera X tout le long du podcast, en tout cas je vais essayer. Je vais garder l'anonymat. Même si ceux qui me connaissent Merci. Ça a très probablement son prénom, mais bon, on va essayer de faire anonymement ce podcast. Je vais essayer d'être chronologiquement parlant la plus cohérente. Après, je ne vais pas vous mentir, j'ai des blackouts. Le début de notre relation a été mis en place pendant que j'étais encore en dépression. Il y a beaucoup de choses que je ne me souviens absolument pas. Il y a des choses que je me souviens, mais c'est très flou. Et puis, il y a d'autres choses qui m'ont tellement marquée. Je m'en souviens comme si c'était hier. Voilà, les choses sont posées. Déjà j'ai rencontré X sans vraiment être une rencontre à la soirée d'anniversaire d'une amie qui s'appelle Léa que vous rencontrerez dans d'autres épisodes normalement. Elle a fait sa soirée d'anniversaire, elle était en couple avec on va dire M. B et M. B et M. X étaient très amis. Donc ils étaient tous les deux présents à cette soirée et c'est comme ça que j'ai commencé à discuter avec X en sachant qu'on avait été au collège ensemble mais c'est juste qu'on n'était pas dans le même cercle d'amis. A ce moment là il était en couple avec une de mes amies, pareil du collège. mais vraiment une bonne amie pour le coup. Et donc au cours de la soirée, je ne le savais pas forcément d'ailleurs. Je l'ai su après, un petit peu plus longtemps après quand même. Donc en fait cette soirée, je finis par avoir son numéro, on échange des messages pendant plusieurs jours, peut-être même plusieurs semaines, jusqu'au moment où je comprends qu'en fait il est en couple avec mon ami et qu'à ce moment-là je me dis, c'est une limite, je ne peux pas aller là. D'autant plus que j'apprends par M. B et donc par Léa que visiblement, il hésiterait à rompre. avec sa copine à cause de moi. Donc je me sens pas très bien, sachant que c'est une de mes amies, et je préfère couper tout contact avec M. X. Je ne lui envoie donc plus de messages, on n'a plus de contact pendant plusieurs mois. Et ça, ça se passe fin de mon année de terminale. Et comme je vous en ai parlé dans mon épisode je crois autour de ma dépression, l'été qui a suivi en fait ma terminale, j'étais sur des groupes Facebook etc, j'ai rencontré plein de gens, et donc M. X est passé un petit peu... Enfin dans mon esprit il est passé ailleurs quoi. Je suis passée à autre chose, même s'il me plaisait bien, je suis passée quand même à autre chose. Jusque fin d'année 2012, ma rentrée en première année de fac, où là, vraiment... J'ai sombré un peu plus dans ma dépression. Comme je vous disais, il y a eu de l'anorexie. Il y a eu des mutilations beaucoup plus intenses. Et à ce moment-là, à peu près, avec M. X, je ne sais plus comment, mais on a été amenés à rediscuter ensemble. Alors honnêtement, je ne me souviens pas de l'élément qui a fait qu'on a reparlé, mais on a repris contact. Jusqu'au jour où il m'a proposé de le rejoindre chez lui, donc chez ses parents. Et chose que j'ai faite. On a commencé par passer une après-midi ensemble, peut-être même plusieurs. franchement je me souviens pas Comme je vous dis, j'ai des blackouts et ça remonte à quelques années quand même, donc je ne me souviens pas absolument de tout. Mais en tout cas, on a commencé à passer du temps ensemble jusqu'au moment où il m'a proposé de rester un week-end et donc de dormir chez ses parents, chose que j'ai faite. Et puis c'est de là qu'a commencé aussi à évoluer notre amitié dans une amitié plus-plus. Toute cette évolution dans l'amitié a été assez rapide en vrai, surtout pour la partie plus-plus. Ça s'est fait... Graduellement, évidemment, tout s'est fait à mon rythme, il ne m'a rien imposé, je tiens à le préciser, tout s'est très bien passé de ce côté-là, il n'y a jamais eu quelque chose à noter ou à remonter, ou peu importe, il n'y a jamais rien eu de mauvais de ce côté-là, et je préfère le préciser d'entrée de jeu, la manipulation que j'ai subie n'a jamais été d'ordre sexuel, et heureusement. Franchement, de ce côté-là, il n'y a jamais rien eu à signaler, tout s'est toujours très très bien passé, ça a été mon premier partenaire sexuel. Et je n'ai rien, mais alors vraiment rien à redire. Il a été d'une patience et d'une bienveillance de ce côté-là qui est complètement irréprochable en fait. Vraiment, sur ça, je ne lui reproche absolument rien. Par contre, là où il y a des choses à reprocher, c'est sur le côté psychologique, manipulation mentale et manipulation émotionnelle. Et on va parler de tout ça. Les choses, elles se sont faites quand même assez vite parce que de décembre à janvier, tout allait bien. Et puis en janvier, je le rejoins dans son logement cruise. à Grenoble, déjà là, il y a eu une première chose. En fait, en janvier, alors que ça faisait que un mois, peut-être deux mois qu'on se côtoyait, vraiment plus, en janvier, c'est là où ça a déjà commencé. Janvier, ça a été la manipulation pour que j'arrête de m'auto-mutiler. Si vous avez écouté le podcast sur ma dépression, vous voyez peut-être à quelle chose je fais allusion. À ce moment-là, donc, en pleine dépression, je me mutilais, il m'a envoyé des messages, bref, il y a eu tout un truc très manipulatoire et malsain pour que j'arrête de me mutiler. Il a réussi, mais pour autant, je ne trouve pas ça sain, la façon dont ça s'est fait. Ça, c'est la première manipulation, grosse manipulation qu'il y a eu. Ensuite, donc, courant janvier, je le rejoins à son logement crouse à Grenoble, sachant que moi, j'étais étudiante sur Valence. Et donc, je le rejoins là-bas pour une semaine, parce que quand on est à la fac, juste avant les partiels, on a souvent une semaine ou deux de coupure pour réviser. Et donc, c'était sur cette semaine-là que je l'ai rejoint, voilà, sur Grenoble. C'est pas vraiment des vacances parce qu'on est censé quand même bosser pour les partiels. Mais on va pas se mentir, sur ma première année, je ne bossais pas beaucoup. Et donc je le rejoins sur Grenoble. Et de là, il y a eu une première chose qui s'est passée. Et ça, c'est un fait. Je sais pas comment l'aborder. C'est un rire un peu nerveux parce que je sais pas comment dire les choses. Parce qu'encore une fois, ma vérité n'est pas la sienne. Donc c'est compliqué d'aborder ces aspects-là, je trouve. Mais en même temps... C'est nécessaire, en fait, de parler, parce que la manipulation mentale et émotionnelle et psychologique, tout simplement, ça peut faire des désastres, et je voudrais aussi aborder ce côté-là à la fin du podcast. Bref, toujours est-il que, lors de ce séjour chez lui, donc dans son logement cruise, un soir où il faisait à manger, pour le taquiner, je voulais lui mettre un petit coup de pied aux fesses, voilà, pour moi, il n'y avait rien de ouf, sauf qu'il s'est relevé à ce moment-là, ou je ne sais plus, bref, il s'est déplacé à ce moment-là, et mon pied, au lieu de finir dans ses fesses, a fini dans le bas de son dos, et ça l'a mis. Hors de lui, ça l'a mis hors de lui, il a commencé à vouloir me secouer. Et sauf que dans ses gestes, à un moment donné, j'ai été giflée. Je suis désolée, je ris, c'est absolument nerveux parce que c'est quelque chose que j'ai... Franchement, j'ai très rarement abordé ce sujet-là. Je crois que j'en ai parlé peut-être à 3-4 personnes, c'est tout. J'en ai jamais parlé plus que ça de cette chose-là que j'ai vécue. Mais toujours est-il que, voilà, dans sa colère et dans ses mouvements, je me suis pris une gifle. Et suite à ça, après, il a fallu aller se coucher dans un lit, une place, dans l'ogement cruise, alors que nous étions deux. Je me suis collée contre le mur toute la nuit, j'ai pas dormi de la nuit parce que j'étais dans un état émotionnel... le... Franchement, il n'y a même pas de mots pour décrire l'état dans lequel j'étais. Et le lendemain matin, je l'ai entendu se préparer pour partir dans ses cours, parce que lui, il était en BTS, donc il part à ses cours. Et j'ai profité qu'il soit parti, j'ai rassemblé toutes mes affaires, j'ai posé sa clé dans sa boîte aux lettres et je me suis barrée. J'ai pris mes clics et mes claques, comme on dit, et je suis partie. Je lui ai envoyé un message pour lui préciser que sa clé l'attendait dans sa boîte aux lettres et que je me cassais. Et puis, suite à ça, il a essayé de m'appeler. Il m'a appelé et j'étais à un arrêt de bus à la gare, je sais plus où... pour quelle raison il n'y avait pas de train et j'ai dû prendre un bus. Et donc j'étais à l'arrêt du bus et il m'appelle, il était prêt je crois même. Alors là j'ai un doute, je mets des guillemets, il me semble qu'il était prêt à sortir de ses cours pour venir en gros qu'on en discute et je lui ai dit qu'il n'y avait pas de discussion à avoir, il m'avait giflé, il avait été violent, il n'était pas question que je retourne près de lui. J'ai pris mes affaires, voilà je suis rentrée dans le bus et je suis rentrée chez moi. On pourrait penser que cette limite franchie, je retienne l'information et que je ne retourne pas vers lui. Eh bien, j'ai été un peu plus conne que ça, puisque j'y suis retournée. Vous allez voir, il m'a fallu beaucoup de temps et beaucoup de prise de conscience pour réaliser des choses. Mais toujours est-il qu'à ce moment-là, j'ai fini par retourner le voir. Et on a repris notre relation comme si rien ne s'était passé. Voilà, tout simplement. Je ne vais pas vous lister toutes les choses comme ça, mois par mois. Là, c'est parce que c'est un souvenir qui est tellement frappant. C'est le terme. Il est tellement marquant que j'ai la date en tête et que je sais que c'était à cette période-là, je sais ce qui s'est passé, enfin voilà, vraiment, mes souvenirs sont très clairs. J'ai aussi des souvenirs très clairs du reste de cette semaine-là, attention, j'ai pas que ce souvenir négatif, j'ai d'autres souvenirs positifs de la semaine que j'ai passée avec lui. Mais disons que la semaine s'est terminée de cette façon-là et que du coup, ça a gâché tous les autres bons souvenirs de la semaine. Et puis notre relation du coup, comme je vous le disais, a repris. Et là... Je pourrais pas du coup vous dire chronologiquement parlant parce que, en fait, c'est des choses qui se sont passées un peu tout le long de la relation. Déjà, à noter, je me suis très vite rendue compte, au bout de quelques mois, il m'a pas fallu une année, que je tombais amoureuse en fait. C'était un ami super en soi. En termes amicalement parlant, vraiment, c'était un très bon ami qui était ultra présent, je pouvais tout lui raconter, il était toujours à l'écoute en fait de ce que je lui disais. Et donc sur ça, vraiment, il est irréprochable. En termes d'ami, c'était un très bon ami. Par contre, faut pas l'avoir dans une autre relation. En tout cas, moi, fallait pas que je l'ai dans une autre relation qu'une relation purement amicale et avec des limites très claires, chose qu'on n'a pas eue. Donc, l'évolution s'est faite et je me voyais pas, en fait, ne pas lui dire. Donc, je lui ai expliqué, voilà, très clairement que j'étais en train de tomber amoureuse de lui. Et ça a été une énorme erreur que j'ai faite. À partir du moment où il a su que j'étais amoureuse, évidemment, quand on est amoureux, on espère qu'une seule chose, c'est être en couple. Et donc, beaucoup de la manipulation qu'il a mis en place après, C'est jouer sur la manipulation sentimentale. En quelque sorte, c'était si tu fais ça, peut-être qu'on pourra se mettre en couple. Si tu fais ça, peut-être qu'on pourra se mettre en couple. Peut-être que j'accorderai ci. Peut-être que je te donnerai ça. Et en fait, ça a été beaucoup du chantage comme ça. J'ai pas d'exemple précis. Comme je vous disais, il y a beaucoup de choses qui sont floues parce que ça remonte à il y a des années. Et au-delà de ça, parce que j'étais en dépression et qu'il y avait des blackouts au milieu. Mais le fait est qu'il y a eu beaucoup de manipulations émotionnelles et sentimentales. Avec du chantage en fait, tout simplement. Alors là c'est un exemple pareil qui est horrible. Franchement il est vraiment moche ce souvenir là. Alors la fin de ma première année de fac et ma deuxième année de fac, il y a eu avec mes amis beaucoup de sorties en boîte. Parce que j'en avais besoin en fait, j'avais besoin de sortir en boîte, ça me donnait une confiance en moi. Alors certes c'était artificiel, c'est pas une confiance en soi qui est belle. Mais le fait de sortir avec mes amis et d'être... désirables en boîte de nuit parce que clairement c'était visible que j'étais désirable et que d'autres hommes me désiraient et ben il y avait quelque chose de il y a d'autres hommes qui ont envie de moi et donc ça me boostait dans ma confiance en moi. Je sais que c'est stupide comme raisonnement j'étais une jeune femme qui n'avait aucune confiance en elle qui sortait d'harcèlement scolaire de dépression qui était amoureuse d'un homme qui ne voulait pas d'elle clairement en tout cas pas de couple et donc j'avais besoin de ça j'avais besoin de me sentir d'avoir en fait un peu le sentiment d'avoir le pouvoir sur quelque chose les hommes que je voyais en boîte de nuit, je savais que certains clairement avaient envie de moi, mais je me sentais, j'avais le pouvoir. Et je leur donnais pas en fait, je leur donnais rien à ces hommes-là, mais juste de savoir que j'étais désirable, ça m'apportait une confiance, ce qui était stupide, mais ça m'apportait quelque chose dont j'avais besoin à ce moment-là. Et lui... Monsieur X détestait que je sorte en boîte de nuit. Clairement, plusieurs fois, il m'a fait la remarque. Parce que du coup, je n'étais pas avec lui le week-end. Puisque je passais ma soirée en boîte de nuit. Donc on se voyait moins souvent. Enfin bon, bref, tout ça pour dire qu'un jour, on se voit. Et il m'annonce. Clairement, il me dit, et là c'est vraiment les mots exacts. Parce que ça m'a tellement traumatisé que j'en garde le souvenir. Et il est intact. Il m'a dit, tu sais quand t'es en boîte de nuit, t'es juste une salope. Et ensuite, il m'a dit, ce ne sont pas mes mots, ce n'est pas ce que je pense, mais c'est ce que tout le monde pense de toi. Et ça, par exemple, ça a été une chose qu'il m'a dite en terminant par sa phrase fétiche, « Si je te dis ça, c'est pour ton bien » . Ça, c'est un truc qu'aujourd'hui, qui que ce soit me dit cette phrase, je ne vais pas vous mentir, je le gifle. Je ne suis plus du tout en état d'écouter quelqu'un me dire des choses affreuses suivies d'un « Si je te dis ça, c'est pour ton bien » . Le nombre de fois où il m'a dit ça... pour que je flanche et que je fasse ce que lui voulait que je fasse, que je dise ce que lui voulait que je dise. Ça a été, mais sincèrement, c'est incontable le nombre de fois où il m'a dit ça. Je serais incapable de vous dire toutes les situations où il a pu me le dire. C'est hallucinant et ça fait partie de la manipulation. Il y a même des psychologues et des psychiatres qui parlent de ce genre de manipulation comme la manipulation d'un pervers narcissique. Je n'utiliserai jamais ce terme le concernant. parce que pour moi le terme de manipulation est suffisant et que je n'ai pas envie de chercher plus loin, je ne suis pas psy, je ne sais pas ce qu'il en est. Par contre ce que je sais c'est que ça me faisait clairement chier à la fin d'entendre ces choses-là. Au début je pliais parce que c'était mon ami déjà, parce que j'avais une confiance absolue en lui et que donc s'il me disait que c'était pour mon bien, c'est que c'était pour mon bien en fait. Je me rends compte à quel point j'étais idiote simplement parce que j'étais amoureuse mais c'est le cas en fait. Il me disait que c'était pour mon bien qu'il me disait ces choses-là, s'il ne fallait pas que je fasse ça c'était pour mon bien. Et donc, même si j'en avais très envie, même si, par exemple, j'adorais... Là, c'est l'exemple de la sortie en boîte de nuit. Mais en fait, même si j'adorais sortir en boîte de nuit, le fait qu'il m'ait dit ça, qu'il m'ait tenu ses propos qui étaient ultra violents, j'ai arrêté d'aller en boîte de nuit. Je vous jure, j'ai arrêté d'aller en boîte de nuit. C'est fou quand même qu'un homme me dise ça et j'arrête de faire ce que j'aime parce qu'il me dit ça. Bon, bref. C'est qu'une chose parmi tant d'autres, attention. Mais bon, voilà. Quand j'étais à la fac, on avait un gros groupe d'amis où il y avait des hommes dans ce groupe d'amis. Et évidemment, à ses yeux, tous les hommes n'étaient que des chiens qui voulaient absolument me baiser. Ça me fait de la peine de dire ça et d'en rire. Je ne devrais pas en rire, mais je préfère en rire parce que, déjà, c'est du passé. Je ne suis plus dans cette relation, je ne suis plus en contact avec lui. Donc c'est bien mieux d'en rire. Mais il y a eu des choses vraiment... Voilà. Ce sont plein de petites choses. Mais vous allez voir, c'est de pire en pire après. Plus la relation s'est suivie, pire ça a été. Déjà à la fin de ma première année, donc un peu avant cette histoire de boîte de nuit, et vous allez comprendre pourquoi du coup... je sortais en boîte de nuit, j'ai appris par une copine de la fac, et c'est là où je vous dis que ma vérité n'est pas la sienne, moi c'est mon ami de la fac qui m'a appris que monsieur X, en plus de me voir moi les week-ends chez ses parents, avait des plans cul sur Grenoble. Je ne le savais pas, évidemment, parce que lui ne me l'avait pas dit, mais elle m'annonça et de ça se suit une conversation avec lui, où j'apprends qu'en effet, il a eu trois relations, une suivie sur plusieurs semaines, et deux autres. dû à des soirées, si je me souviens bien, soirées étudiantes et tout, enfin bref. Une qui s'est même passée d'ailleurs chez ses parents aussi. Et sur les trois filles en question, il ne s'est protégé qu'avec une à la soirée étudiante. Et les deux autres, bah non, parce qu'il avait confiance en ses filles. Ça fait que moi je ne le savais pas, que nous on ne se protégeait pas parce que ça faisait des mois et des mois qu'on avait une relation. Donc j'ai pété un peu un boulard. Parce que bah il me faisait prendre un risque déjà de maladies sexuellement transmissibles et d'infections sexuellement transmissibles, alors qu'il ne m'avait rien dit. J'ai appris ça par quelqu'un d'extérieur. ... qui était amie aussi avec lui. Et si on l'écoute lui aujourd'hui, bah non, il a toujours été honnête, il m'a toujours dit les choses, contrairement à moi où il fallait me tirer les verres du nez. Et donc, non, il m'en a parlé. Voilà pourquoi je vous dis que les vérités sont très différentes d'une personne à une autre. Je suis persuadée que si je contacte la personne qui m'en avait parlé, elle le avouera et elle sera tout à fait d'accord avec le fait que je n'étais pas au courant jusqu'à ce qu'elle m'en parle. Et c'était des mois après. Moi je veux mettre les choses au clair, d'accord ? J'étais témoin de mon côté qui affirme que ma vérité est une vérité réelle. Voilà, concrètes. C'est juste que nos souvenirs, visiblement, ne sont pas les mêmes. Bref, il y a eu cette histoire avec ces filles en question. Donc, il y en a eu trois. Et ensuite, j'ai commencé à sortir en boîte de nuit. Il y a eu cette phrase qu'il m'a dite qui fait que j'ai arrêté de sortir. Et puis, s'en est suivi d'autres choses. Déjà, J'ai M. X qui était sous le charme de mon ami Marie et qui me demandait constamment le numéro de téléphone de Marie parce qu'il se serait bien fait un petit plaisir avec elle. Tout ça évidemment en sachant que j'étais moi amoureuse de lui et que Marie était ma meilleure amie, elle l'est toujours d'ailleurs. Et donc régulièrement il me demandait son numéro de téléphone pour pouvoir rentrer en contact avec elle. Quand je vous dis qu'il y a de la manipulation et des choses malsaines dans cette relation, c'est sérieux. C'est pas... Je suis pas en train... Même si j'en ris, je vous avoue que c'est sérieux et qu'à l'époque, c'est des choses qui m'ont fait énormément de mal. J'avais une confiance absolue en Marie et c'était pas le problème. Mais par contre, plus la relation avec lui a évolué et pire c'était. Vraiment, j'en suis venue à un point où mentalement, ça n'allait pas. Heureusement, j'avais Marie et Manon qui essayaient beaucoup de me faire prendre conscience des choses. elles essayaient vraiment de... m'ouvrir les yeux en fait sur déjà sur les chantages affectifs qu'il faisait de si tu fais ça on sortira ensemble si tu fais ça peut-être que je serai ok si tu fais ça peut-être que donc déjà ils ont essayé de m'ouvrir les yeux sur ça et petit à petit c'est arrivé et puis il y a eu un nouvel an nouvel an où monsieur x était d'un côté moi j'étais avec mes amis d'un autre et j'ai rencontré lors de cette soirée un homme qui m'a beaucoup plu mais j'étais tellement amoureuse de monsieur x que même s'il me plaisait beaucoup Je n'ai pas voulu y aller. J'ai discuté beaucoup avec ce monsieur. Même après, pendant des mois, par message. Il a eu une copine. On a arrêté de discuter. J'étais toujours avec M. X, très amoureuse. C'était des discussions très anodines. Juste entre copains. À partir du moment où il a eu une copine, on a arrêté de discuter. Il y a beaucoup de gens, j'ai remarqué. À partir du moment où ils sont en couple, ils se referment un peu là-dedans. Les amis disparaissent. Bref, c'est juste une parenthèse. Et l'été qui a suivi, en fait, il a quitté sa copine, il a fêté son anniversaire et j'ai été invitée à y aller. Et je me suis dit, bah pourquoi pas ? Franchement, pourquoi pas ? Vas-y. Et donc j'étais avec Marie, parce que c'est un ami de Marie à la base. Et durant cette soirée, eh bien, il m'a fait comprendre qu'il était fort intéressé par moi. Et je me suis dit, bah M. X, il s'est bien fait plaisir de son côté, il a eu des plans cul, il a eu des meufs, voilà, dans des soirées, des coups d'un soir, comme on dit. Et je me suis dit, bah pourquoi pas ? Pourquoi ? Parce que sous prétexte que je suis amoureuse de lui, je devrais me priver. De toute façon, on n'est pas en couple, il ne veut pas cette étiquette-là. J'ai cet homme-là qui me plaît bien, qui clairement me fait comprendre qu'il y a une ouverture. Bah allez, pourquoi pas. Et donc, j'ai eu mon premier et seul coup d'un soir. De cette façon-là. Et j'ai revu M. X peut-être le week-end d'après. Et donc, il me demande comment s'est passée ma soirée, machin. Je lui raconte que ça s'est bien passé. Donc, il me demande si j'ai couché avec quelqu'un. Et donc, contrairement aux autres fois où ce n'était pas le cas, là, je lui dis que oui. Clairement, ça ne lui fait pas plaisir. Il utilise des termes très violents. En gros, il me dit que je suis sale et que je le dégoûte. Et en fait, ça me blesse tellement que je rentre dans la provocation et je lui donne des infos qu'il n'a pas besoin de connaître. Mais je sais que ça va l'énerver. Et comme il est en train de me faire du mal, et bien moi, je veux lui faire du mal aussi. Je rentre dans ce truc-là et je lui réplique que moi, au moins, je me suis protégée. Parce que lui, comme je vous l'ai dit, il ne s'était pas protégé avec les autres femmes à part celles en soirée étudiante. Et donc je lui claque ça au nez, parce que vraiment, clairement, il est en train de me rendre folle, tellement il me fait de la peine avec les mots qu'il a. Et on finit par s'endormir, et donc moi je me cale loin de lui, vraiment bloqué contre le mur, je veux pas qu'il me touche. Vu les mots qu'il a eu, en fait, pour moi il est hors de question qu'il me touche. Puisque je le dégoûte et que je suis sale, c'est mort, voilà, il y aura rien, tu me touches pas, tu me... voilà. Je dors parce que c'est tard et que je vais pas rentrer chez moi à pied, surtout que c'est loin, enfin loin. Mais je suis à pied, je suis pas véhiculée, clairement, et j'ai pas moyen de rentrer chez moi, quoi. Donc je vais rester là cette nuit-là, mais par contre, dans ma tête, c'est clair, demain matin, tu me ramènes, et puis c'est tout, c'est fini. Et en fait, dans la nuit, il me réveille, il fait que de s'excuser en boucle, et il essaie d'avoir une relation sexuelle avec moi, chose sur laquelle je suis pas du tout ok. Je vais souvenir que je le repousse, mais je le repousse clairement, quoi. Et le lendemain, je rentre chez moi. Donc ça, par exemple, c'est une autre chose où je trouve que ça a été mes... tellement malsain et tellement mauvais dans notre relation. Et pas longtemps après, finalement, on a coupé les ponts parce que l'homme avec qui j'ai eu un coup d'un soir, franchement, pendant presque un mois, il faisait que de me dire à quel point il était sûr qu'on ferait un couple de ouf, que j'étais particulière. Enfin bon bref, pendant un mois vraiment, c'est pas du harcèlement, mais il m'a beaucoup envoyé des messages pour dire à quel point il s'imaginait en couple avec moi et j'ai fini par lui laisser une chance. Voilà, je me suis dit bah vas-y. Et donc j'ai coupé les ponts avec monsieur X pour me mettre en couple avec l'autre. Ça n'a pas duré, franchement, ça a duré un mois ou deux, peut-être, max. Par contre, il m'avait fait beaucoup de belles promesses. Et donc... Ça s'est pas bien fini parce que j'aime pas qu'on me fasse des promesses pour que ce soit dans le vent, surtout... Moi j'avais rien demandé en fait au départ, j'avais rien demandé, c'était juste un coup d'un soir et c'était tout dans ma tête, c'était clair. Et lui qui me promettait mon immerveille, ça a duré un mois ou deux et donc j'étais émotionnellement en vrac mais pas parce que j'étais amoureuse de lui ou quoi, parce que je l'étais franchement pas, mais en fait c'est plutôt le côté tu me promets plein de choses, tu me fais croire à quelque chose d'incroyable et en fait ça se finit mal. Et bon, bref, c'est une autre parenthèse. Et suite à ça, M. X me renvoie un message m'annonçant que dans quelques mois, en gros, il part à l'étranger. Je ne sais plus comment ça s'appelle. Ce n'est pas de l'Erasmus, parce que ce n'était pas du tout lié à ses études. Mais en gros, il partait pour quasiment six mois en Amérique pour être immergé, en gros, dans un pays anglophone et de cette façon, vraiment s'améliorer dans une autre langue. Donc, avant qu'il parte déjà, on commençait à se revoir. J'ai ressombré dans cette relation. Je vous jure, les meufs amoureuses, on est des catastrophes des fois. Il finit par partir. Et avant de partir, il me dit que si durant toute son absence, je n'ai aucune relation sexuelle avec un autre homme, alors quand il reviendra, on pourra se mettre en couple. Je vous ai dit, je vous ai dit beaucoup de chantage, beaucoup de manipulation. On est d'accord, mais là, je vous liste juste, d'accord, ce dont je me souviens. Bref, il me dit ça. Il avait des bijoux. Il avait des gourmettes, il avait des colliers, il avait des bagues. Enfin bon, voilà. Et il me laisse une de ses bagues. Un peu en mode, tu me la rendras quand je reviendrai. C'est soit, en gros, t'auras couché avec personne et on pourra se mettre en couple. Et au pire, tu garderas la bague. Entre guillemets, c'était ça l'idée. Ou bien, ça sera fini. Et donc, les mois passent. Ou il est dans ce pays étranger. On a quelques conversations quand même. Grâce à WhatsApp, par rapport à Messenger et tout ça. Bref, on arrive quand même à garder contact. On s'échange vraiment. Des messages sur lui, son quotidien là-bas, moi sur ce qui se passait à la fac et tout, enfin bref voilà. En fait, Marie et Manon, elles m'ont pas lâchée. Elles ont profité qu'il soit pas là et que je sois du coup pas sous son emprise directe pour essayer de vraiment clairement m'ouvrir les yeux. Et donc j'ai commencé à prendre conscience de ce qui se passait dans notre relation, du chantage. Ils me disaient souvent que tout le monde me manipulait, que j'étais en gros naïve et influençable, que lui il était là pour mon bien, qu'il était là pour éloigner et me... permettre de me rendre compte que les gens me manipulaient. Par exemple, il tenait ce discours-là sur Léa. Il disait que Léa ne l'aimait pas et que du coup, elle me manipulait pour que je sois contre lui. Enfin, plein de choses comme ça, vraiment. Et bref, là, le fait qu'il soit à l'étranger, ça nous a permis de nous éloigner. Et donc, moi, de mon côté, de m'éloigner clairement de cette relation, émotionnellement parlant. Je commençais vraiment à prendre des distances. Petite anecdote, d'ailleurs, sur son voyage à l'étranger. Tout le long où nous, notre relation a évolué en amitié++, il a toujours refusé qu'il y ait des photos de nous ensemble sur les réseaux. Il ne voulait absolument pas que quiconque pense que nous étions en couple. Dès que des gens supposaient que nous l'étions, ah, c'était... il ne pouvait pas gérer ça, hein. Vraiment, pour lui, il ne fallait personne pense que nous étions en couple. Même quand nos parents respectifs suggéraient cette idée, ça le mettait dans une colère monstre, vraiment, parce que non, nous n'étions pas un couple. Et donc, en prenant cette info en compte, pensez-y, pendant son voyage à l'étranger, une photo apparaît de lui avec une fille dans ses bras sur Facebook. Ça m'a aussi permis de me rendre compte des différences flagrantes qu'il pouvait y avoir, et du fait que vraiment, moi, il ne fallait absolument pas qu'il y ait de photos qui puissent laisser supposer quoi que ce soit. Par contre, cette fille-là, il n'y avait pas de problème. Et j'avoue, à l'époque, j'avais fait une grosse crise de jalousie, mais parce que vraiment, ça me rendait dingue, je ne comprenais pas. Et ça m'a aussi... ça a fait partie des choses qui m'ont fait prendre conscience que vraiment, il fallait pas que je continue dans cette relation. Comme je vous le disais, pour ces plusieurs mois à l'étranger, il m'avait dit que si j'avais pas de relation avec quelqu'un d'autre, alors quand il reviendrait, on se mettrait en couple. Mais visiblement, lui, c'était pas un problème si pendant cette absence, il avait des relations avec d'autres femmes. Alors il m'a toujours assuré qu'il avait rien fait avec d'autres personnes ou quoi. Mais toujours est-il qu'il a quand même eu cette photo qui laissait supposer que quelque chose s'était passé. En tout cas, moi, à l'époque, c'était comme ça que je l'ai prise. Et donc, voilà, vraiment, je mets ce petit aparté parce que ça a eu son importance sur mon évolution de pensée autour de notre relation, de ce que je ressentais, de ce avec quoi j'étais ok et pas ok, voilà. Et je sais pas s'il l'a senti ou je sais pas, son meilleur ami, qui n'était plus en couple avec Léa, M. B n'était plus en couple avec Léa, est passé chez mes parents pour mettre un truc dans la boîte aux lettres. Et c'est M. X qui me l'annonce. Et en fait, il est sa gourmette. Et je l'ai vu, alors peut-être que dans son état d'esprit c'était pas le cas, mais je l'ai vu vraiment comme une dernière manipulation en mode elle est en train de s'éloigner de moi, je sens qu'elle est en train de... je suis en train de perdre mon emprise. Donc je lui transmets ma gourmette, sachant que c'était un truc que je blaguais beaucoup sur ça avant, en lui disant que j'aimerais bien la voir, machin, bon bref. Et comme par hasard, là, paf, je la reçois. Donc moi très contente, parce que même si je commence à ouvrir les yeux, je suis toujours sous son joug, comme on dit. Et en fait, au moment où il revient de se payer à l'étranger, j'ai un très gros problème familial au point où je ne loge pas chez mes parents. J'ai une amie qui me loge chez elle. Et lui, il revient à ce moment-là et il m'envoie un message pour me dire qu'il espérait que je serais avec ses parents à l'aéroport, qu'il s'attendait vraiment à ce que je sois là, que ça le blesse que je ne sois pas ici. Et je lui explique que j'ai des problèmes familiaux, que je ne suis même pas chez mes parents, j'ai dû partir en deux-deux et bref. Je lui explique vraiment clairement que je suis pas dispo parce que je dois régler ces problèmes familiaux. Le but c'est quand même que je retourne vivre chez mes parents, mais il faut qu'on règle les choses avant. Et donc là il commence à me faire une scène. Il me dit qu'il a passé en fait 6 mois, enfin 5-6 mois je sais plus, dans une maison avec des chambres style dortoir et que là le fait d'être tout seul ça le perturbe et qu'il voudrait que je sois chez lui, avec lui, que je vienne dormir chez lui. Et donc je lui explique que c'est pas du tout ma priorité. Enfin clairement là je comprends, il n'y a pas de problème mais je ne peux pas parce que j'ai d'autres choses plus urgentes à régler. Et donc il se froisse et on coupe les ponts. Voilà, je n'ai pas répondu à son besoin et donc on a coupé les ponts. simplement parce que j'avais un énorme problème familial au point où je ne logeais plus chez moi et que j'étais en train d'essayer de régler ça. Je ne l'ai pas fait passer en priorité, je pense que ça l'a heurté plus que ce que j'aurais jamais cru, j'en sais rien, mais toujours est-il que du coup il n'y a plus eu de contact. Et jusqu'au moment où on s'est recroisés, parce qu'à l'époque où j'étais étudiante, je travaillais dans un supermarché et donc il est passé. Et le soir même, comme à cette époque-là je courais beaucoup, je vais courir et donc je lui dis, voilà je vais courir, si jamais tu veux qu'on se retrouve quelque part. Je ferai une pause et on discutera. Et c'est ce qui s'est passé. Et donc je lui ai posé mes limites. Et je lui ai expliqué que pour moi, cette amitié, en fait, avec le cul entre les deux chaises, c'était plus possible. Et que soit on avait une amitié purement amicale, soit on se mettait en couple, mais que je ne pouvais plus gérer cet entre-deux avec ses paroles, parce qu'il parlait de manière très floue. Il sous-entendait beaucoup de choses. Il mettait beaucoup de phrases à double sens. Et puis comme je vous disais, il y avait beaucoup de choses de... Si tu fais ça, peut-être qu'on sera ensemble. Si tu fais ça, peut-être que je serai prête à ce qu'on se mette en couple. Et donc en fait, moi ça, j'en pouvais plus. Et donc je lui pose mes limites. Et donc à ce moment-là, il finit presque en pleurs. Et à me dire qu'il m'aime. Et que ok, très bien, on se met ensemble en couple. Et moi je suis cash et je lui ai dit, j'ai l'impression que tu fais ça juste pour qu'on soit en couple là pour les deux mois d'été. Tu sais très bien qu'en septembre, je rentre dans mon master à Montpellier. Et que tu en profiteras pour rompre. Je lui ai dit, j'ai bien compris qu'en gros, c'est pour l'été. Et il m'a assuré que non, non, machin. Au mois de septembre, il finit par rompre. En me disant qu'il est trop en colère contre moi. Et sa colère est due au fait que quand il est rentré de son voyage à l'étranger, je n'ai pas été le voir. Parce que je réglais mes problèmes familiaux. Je suis désolée, ça me fait rire. Mais parce que j'ai le recul aujourd'hui qui fait que je peux en rire. A cette époque-là, ça me mettait dans une rage folle. Et on a coupé les contacts, mais sans vraiment couper les contacts. En fait, j'étais très très mal pendant mon master à Montpellier. Et je rentrais tous les week-ends, enfin dès que je pouvais, je rentrais. J'avais commencé à ressembler dans ma dépression. Et donc on se voyait régulièrement, mais toujours dans des lieux publics. Pour que justement, parce que je ne voulais pas qu'on retombe dans l'aspect sexuel de la relation. Et donc on se voyait dans des lieux publics jusqu'au jour où il pleuvait. Et donc on ne pouvait pas se... se poser dans le parc où on se posait d'habitude et on a fini chez sa grand-mère. Et malheureusement, à partir de là, notre relation a repris comme je voulais pas en fait. Elle a repris sans une étiquette de couple mais on agissait comme un couple. Et donc j'ai dit à Marie et Manon le 1er janvier, si c'est toujours comme ça, c'est fini, je mets un terme à la relation. Alors, ça n'a pas pris... ça a pris plus de temps que prévu. On va rentrer plus dans l'état émotionnel. En fait, entre tout ce qui s'était passé, tout le cumul, En fait je pense que le pire ça a été tout ce truc de quand il est rentré à l'étranger. Et donc il y a eu l'été où j'ai bien... Voilà on a été avec l'étiquette couple pendant deux mois et tout. Mais en fait j'étais déjà en train de me détacher énormément. Et émotionnellement parlant, l'amour que j'avais pour cette personne a fini par se faire bouffer par la rage et la colère et la déception. Et beaucoup en fait d'émotions négatives. Ce qui fait qu'en fait quand je suis revenue de Montpellier de mon master, parce que j'ai abandonné, parce que vraiment ça n'allait pas. et ben j'étais dans un état d'esprit où J'ai envie de passer à autre chose. Je ne peux plus me satisfaire de ça. Je ne me sens plus amoureuse. Et donc petit à petit j'ai commencé à vouloir espacer les fois où je le voyais. Donc au début on le voyait toutes les semaines. Et puis petit à petit à partir de janvier, je ne pense même pas qu'il s'en soit rendu compte lui. Mais moi de mon côté c'est ce que j'ai fait. Petit à petit j'ai espacé. Genre au lieu d'y aller toutes les semaines, j'y allais plus que toutes les deux semaines et je trouvais d'autres choses à faire les autres week-ends. et puis petit à petit j'ai encore plus espacé je suis passée de toutes les deux semaines à toutes les trois semaines Parce que je voulais vraiment me détacher et je voulais en terminer. Je voulais finir avec cette relation parce que j'en avais marre de c'est pour ton bien que je fais ça, c'est pour ton bien que je te dis ça. Alors qu'en fait, il faisait et disait des choses qui étaient tellement blessantes et qui me détruisaient en fait. Je lui ai dit plein de fois, j'ai l'impression que quand tu me vois bien et heureuse et en confiance, ton objectif c'est de détruire ça. Le nombre de fois où je lui ai dit, et je ne comprenais pas en fait, je ne comprenais pas ce besoin de, pourquoi est-ce que tu as besoin de détruire tout ça ? J'arrive chez toi, je suis bien, je suis heureuse, je suis en confiance. Je me sens bien dans ma peau et je repars deux jours après et je suis plus bactère, c'est pas cohérent. Et Marie m'a dit plein de fois tout le long, dans une relation Cindy, s'il y a plus de négatif que de positif, c'est qu'il faut pas continuer, il faut quitter cette relation. Et il m'a fallu du temps mais j'ai fini par le faire, notamment parce que j'ai rencontré mon conjoint. Voilà. En fait, comme je vous le disais, j'ai commencé à espacer de plus en plus mes rencontres, on va dire, avec lui. Et je n'étais pas en capacité de me mettre sur des sites de rencontres et tout. J'en étais pas là. Par contre, je n'étais pas fermée à rencontrer des gens quand je partais, quand je sortais, quand je travaillais. Voilà. Et c'est ce qui s'est passé. Comme je vous l'ai dit pendant mes études, j'étais dans un supermarché. Et là, ce supermarché-là, en fait, je suis revenue de Montpellier. Je ne pouvais pas de nouveau me faire muter. Donc, j'ai dû démissionner. et celui où j'avais fait quasiment toutes mes années pendant mes études. Ils avaient besoin de quelqu'un en CDD pour quelques mois, et donc j'y suis allée. Et pendant ces quelques mois, ça m'a permis d'ailleurs de payer mon permis, donc c'était très cool. Et pendant ces quelques mois, j'ai repéré un homme un jour, je revenais de ma pause, et donc j'allais rouvrir une caisse, et je le vois bichette, il y a tellement de monde, et il me plaisait bien physiquement, et donc j'en profite et je lui ai dit écoutez, je vais rouvrir une caisse si vous voulez me suivre. Et manque de peau, il y a une dame avec un énorme chariot qui déborde, qui m'entend et qui lui passe devant alors que ce pauvre monsieur n'avait que quelques courses dans les mains. Et j'ai passé mon temps à insulter mentalement cette femme et à prier pour que monsieur reste dans ma file. Et il est repassé plusieurs fois à ma caisse et donc on a beaucoup déconné ensemble, on parlait, on échangeait. et petit à petit c'est comme ça qu'en fait on a commencé à se voir et j'ai commencé à... a clairement arrêté de voir monsieur X parce que je me rendais bien compte de toute façon que ça menait à rien ça n'allait jamais aboutir à une relation de couple comme je l'espérais, puis comme je vous disais de toute façon j'étais plus amoureuse et il n'y avait pas d'intérêt à poursuivre là-dedans et le jour de mon anniversaire, je reçois un message donc j'étais en train de faire des courses avec ma mère pour faire ma sélection de cadeaux d'anniversaire, ma mère trop mignonne on a passé la matinée dans les boutiques et elle me disait vas-y choisis ce que tu veux mon rêve trop gentil Et j'avais convenu que l'après-midi même, je voyais mon conjoint actuel. On avait prévu une après-midi ensemble. Quand il a su en fait que c'était mon anniversaire et que j'avais rien de prévu l'après-midi, il m'avait proposé qu'on allait faire une sortie. Et donc moi, avec grand plaisir, j'ai accepté. Je trouvais ça trop cool. Et donc ce matin-là, pendant que je faisais les courses, M. X m'envoie un message déjà pour me souhaiter mon anniversaire. Très gentil, hein. Voilà, pas de problème. Et sauf qu'il en profite pour me dire que ses parents partent à l'étranger en vacances pour plusieurs semaines, qu'on aurait la maison pour nous deux. et il me proposait en gros de le rejoindre. Et je lui explique que c'est pas faisable parce que j'ai rencontré quelqu'un, que je le vois l'après-midi même, et qui a fort à parier qu'une relation va aboutir. Et que je préfère du coup mettre un terme à celle que nous on a, qui me convient plus. Alors je sais plus ce qu'il me répond exactement, j'aurai pas les mots exacts. Mais monsieur X en gros me fait comprendre que je ne peux pas laisser 3 ans et demi de relation comme ça, toujours au lendemain. Et en fait il me met des messages pour essayer de me faire culpabiliser. Pendant longtemps, j'ai gardé les messages sur mon téléphone comme une preuve de ne retombe jamais là-dedans, Cindy, ne retombe jamais dans un truc de ce genre-là. Bon, aujourd'hui, je les ai plus, j'ai tout supprimé quand même, mais je serais incapable de vous dire les mots exacts. Mais bref, il a été très culpabilisant du fait que je voulais une relation nouvelle. Voilà. Je peux entendre que c'est frustrant, que ça blesse, mais sauf qu'en fait, il a eu largement le temps, 3 ans et demi. de me donner entre guillemets ce que j'avais envie, s'il le voulait, s'il le pouvait, et il l'a jamais fait. Donc c'est bien qu'il y avait quelque chose qui, voilà, c'était pas possible, ça n'allait jamais se faire, et j'allais pas attendre encore des années et des années pour quelque chose qui n'allait jamais exister en fait. Et bref, donc l'après-midi même, je fais mon anniversaire, et je me suis mise en couple avec mon conjoint actuel. Voilà. Voilà comment les choses se sont passées. Je peux pas vraiment rentrer dans beaucoup de détails de cette relation qui a été hyper nocive, et j'en suis désolée parce que... Tout simplement, il y a plein de choses que j'ai occultées, oubliées, que j'ai des blackouts, que c'est flou. Et les quelques anecdotes que j'ai très précises, c'est ça que je vous ai listées en vrai. Par exemple, sur les choses que je ne vous ai pas dites, et pourtant qu'ils ont existé. Comme vous le savez, je suis passionnée d'écriture et j'écrivais énormément sur ma page. Et bien je sais qu'il m'a fait énormément de reproches là-dessus, par exemple. Que je me livrais trop, que c'était trop intime. Bref, il y avait plein de choses comme ça. Et donc voilà, mais la relation s'est terminée et j'en suis bien plus heureuse. Par contre, je vais pas mentir, ça m'a laissé des séquelles. Et au début de ma nouvelle relation, les séquelles, elles étaient là. Et mon conjoint les a un peu subies. Un peu beaucoup même. Parce que toujours peur de me faire manipuler. Parce que comme je vous le disais, la phrase « c'est pourtant bien que je te dis ça » , c'était impossible pour moi de l'entendre. Je crois que mon conjoint actuel a eu le malheur une fois de me la dire. Et je suis montée tellement dans les tours. Je peux pas entendre quelqu'un me dire à nouveau ça. C'est comme un trigger, voilà. C'est comme un trigger pour moi. Si vous voulez que je sois gentille et douce. Ça peut très bien se faire. Par contre, si vous voulez obtenir le pire de moi, dites-moi ça. Dites-moi cette phrase et là, vous allez obtenir un démon qui va se déchaîner, quoi. Donc voilà pour faire le tour un peu de ce que j'ai pu vivre dans une relation un peu malsaine et toxique. En tout cas, c'est ce que moi, j'estime avoir été une relation malsaine et toxique. Il y a des choses qui n'ont pas du tout été équilibrées dans la relation qu'on a eue. Et il y a d'autres choses, là, je ne vous en ai pas parlé, mais évidemment, il y a eu des choses qui étaient très positives dans notre relation. Il y a eu des choses que lui m'a fait découvrir, que M. X m'a fait découvrir. Et qu'ils étaient vraiment très très bien. Je ne peux pas mettre que du noir sur cette relation. Mais elle a été énormément entachée quand même. Et c'est dommage parce que j'aurais pu garder juste un beau souvenir. Mais ce n'est pas le cas. Donc voilà. Et pour avoir discuté avec lui très vite fait et très rapidement. Je me rends bien compte que moi la porte n'avait jamais été complètement fermée. Dans le sens où je n'avais jamais pu lui dire clairement les choses. Parce que quand j'ai arrêté de le voir, j'ai arrêté de le voir. Et du coup je ne lui ai jamais dit les choses que j'avais sur le cœur. Et donc en décembre ça a été un petit peu l'occasion de faire ça, pas de rendre des comptes, en fait de pouvoir dire les choses que j'avais à dire pour... Bah ça y est c'est acté, maintenant j'ai plus à me poser la question de comment lui voyait les choses. C'est un peu brouillon et j'en suis désolée mais en fait souvent quand il y a une relation qui se termine, on se balance un peu nos cas de vérité, on se balance un peu ce qu'on pense et ce qu'on ressent. Et moi j'ai pas pu faire ça et donc j'ai gardé en moi des choses et de la rancune qui m'ont pesé pendant un moment, après je m'en étais vraiment détachée. Et ensuite, je dis... complètement passer à autre chose, bref, voilà. Et sauf que là, l'occasion s'est présentée, et donc j'en ai profité pour me libérer un petit peu de ça, pour dire que voilà, au moins les choses avaient été dites. Je n'aurai plus le questionnement de qu'est-ce que lui aurait à dire, parce que du coup, ça y est, c'est fait. Et ce qu'il a à dire, c'est que mes souvenirs ne sont pas les siens, voilà. Ma vérité n'est pas la sienne, comme je vous le disais au début du podcast. Je pense que je m'arrête là pour celui-ci, à savoir, je vais peut-être raborder le sujet de la relation toxiques, malsaines, perverses, obsessives, manipulations, etc. mais accompagner quelqu'un qui s'est proposé pour en parler. Donc si on arrive à se caler un jour pour enregistrer, vous aurez un podcast avec son expérience à elle, et qui sera peut-être pire que la mienne. Voilà, je ne lui souhaite pas, évidemment, mais je ne connais pas cet aspect-là de sa vie, et donc je ne sais pas à quoi m'attendre. En toute franchise, je ne sais pas ce qu'elle pourrait me raconter, ça me fait un peu peur dans un sens, parce que je sais que c'est très éprouvant les podcasts, pour en avoir fait plusieurs, accompagnés et solos, je sais que c'est dur, c'est épuisant. On dirait pas mais en fait mentalement ça épuise beaucoup de se replonger comme ça dans des souvenirs, de parler longuement d'un sujet, surtout quand on a clôturé cette part-là de notre vie. Donc bon voilà pour ce sujet. Et je termine quand même voilà de nouveau en m'excusant de l'absence des podcasts parce que en fait la raison c'est simple, c'est que j'ai pas pris le temps de le faire. J'ai comme vous le savez un emploi salarié et comme vous le savez j'ai aussi mon activité auto-entrepreneur. Je vous ai fait un podcast, le dernier c'était sur les projets que j'avais, donc il y avait le projet du podcast. Et je vous ai parlé de la photographie. Et entre temps, j'ai lancé mon activité photographe. Et au-delà de ça, je suis en train d'essayer de relancer mon activité de chargée de communication. Et donc, les trois activités ensemble, en plus de ma vie privée avec mon conjoint, mes amis, ma famille, et bien en fait, c'est très difficile de pouvoir caler un rythme où j'enregistre en plus des podcasts. Je ne vais pas vous mentir. En fait, les moments où je ne suis pas au travail salarié, je suis à la maison, mais en train de travailler sur mon auto-entreprise. Quand je travaille pas, je suis avec mes proches ou en train de lire pour pouvoir faire du contenu sur les réseaux. Donc en fait j'ai l'impression de pas m'arrêter une seule seconde en vrai. Après c'est comme ça que je fonctionne. J'ai besoin d'être tout le temps en activité, d'avoir toujours quelque chose à faire. J'ai besoin d'être prise en fait. J'aime pas avoir des temps morts, j'ai besoin d'être tout le temps occupée. A la fois bah du coup ça me permet pas de m'impliquer à 100% dans le podcast. Après j'adore faire ça vraiment. J'adore raconter des choses et d'aspect de ma vie pour les gens qui connaissent pas, qui savent pas ce que je traverse. qui savent pas ce que j'ai pu traverser aussi dans le passé. Je trouve ça hyper intéressant, en fait, de le faire. C'est pas toujours facile. Mais du coup, voilà. Donc, tout ça pour dire, je vais essayer de reprendre un rythme régulier sur le podcast, parce que je kiffe faire ça. Ce sera peut-être que toutes les deux semaines, plutôt que toutes les semaines. Je vais ralentir un peu le rythme des posts, simplement parce que, voilà, c'est trop compliqué à gérer 4 enregistrements par semaine avec 4 montages. Enfin, c'est trop compliqué. Donc, voilà. J'espère que ce podcast vous aura plu. Et je vous dis, du coup, à dans deux semaines. pour un prochain épisode.