Speaker #0Il y a des choses terriblement plaisantes et d'autres affreusement douloureuses. Certains moments me remplissent de joie et d'autres me donnent envie de pleurer. J'ai l'impression d'être étouffée, fatiguée et tiraillée. Je ne parviens plus à tout assembler et à rester tranquille. Mon angoisse et ma colère montent à des niveaux trop élevés et ingérables pour moi. Étonnamment, toi, tu réussis à me calmer. Je ne suis pas sûre de savoir d'où ça vient, si ce n'est que l'amour ou si d'autres choses rentrent en jeu. Cependant, je suis heureuse que les vacances arrivent demain, je n'aurais pas pu tenir plus longtemps. Cette angoisse, ce stress, tout ça qui nourrit mon mal-être à nouveau, qui me donne l'impression d'être à nouveau seule, exclue, rejetée. Et pourtant, c'est tout le contraire. Mais je n'arrive plus à empêcher ces pensées sombres à envahir mon esprit. Je suis fatiguée de me battre au quotidien, fatiguée par la fac, fatiguée par tout ce qui rentre en compte avec les études, fatiguée de mes cauchemars qui ne veulent pas s'en aller. Bonjour et bienvenue sur le podcast Peu de l'intérieur. Aujourd'hui on va parler comme je l'ai écrit dans le titre de tout ce qui est anxiété et fatigue. Je vais vous prévenir tout de suite et vous allez en avoir marre parce que je fais ça à chaque début d'épisode mais je n'ai pas été diagnostiquée par un médecin et un professionnel de la santé donc quand je parle d'anxiété et de potentiels troubles de l'anxiété, c'est ce qui va en fait être abordé aujourd'hui. Il faut bien prendre en considération que c'est ce que je pense, ce que je ressens. Mais ça n'a pas été diagnostiqué par un professionnel. Voilà, je préférais le dire d'emblée, comme dans chaque épisode je fais une petite alerte en début, et bien c'est cette alerte-là aujourd'hui. Il y a un an, il s'est passé beaucoup de choses dans ma vie d'ordre privé. Comme je vous l'ai vite fait abordé sur l'épisode de ma dépression, j'ai perdu mon grand-père, mes médecins généralistes, enfin le mien et son... voisin de cabinet on va dire, ont tous les deux estimé que j'étais en dépression réactionnelle à ce décès. Il y a aussi eu une maladie qui a concerné l'un de mes proches. Et puis suite à ça il y a eu beaucoup de choses comme je vous l'ai déjà évoqué dans les autres épisodes, il s'est passé énormément de choses. Et je me suis rendu compte qu'au-delà d'être très stressée, j'avais des comportements et j'avais des fonctionnements qui n'étaient pas d'ordre normal. Je sais pas vraiment comment... donner un terme à ça, mais je me suis bien rendue compte que j'avais des réactions et une façon de réagir aux situations qui n'étaient pas communes, on va dire. Et donc j'ai fait plein de recherches, je me suis beaucoup renseignée et j'ai découvert ce truc de troubles de l'anxiété, donc qui peut être généralisé ou non. C'est très complexe je trouve et même moi je ne sais pas vraiment est-ce que j'en ai un, est-ce que j'en ai pas, si oui, dans quel cadre. Franchement c'est très compliqué à savoir. Par contre, à chaque fois que je tombe sur des articles, sur des témoignages, etc. qui concernent ça, eh bien, je me sens... j'ai l'impression qu'en fait, c'est moi. J'ai l'impression que la personne est en train de parler de moi et des réactions que potentiellement, je peux moi-même avoir. Je vais rentrer directement dans le plus vif du sujet et ce sera peut-être plus facile à comprendre. J'ai toujours été stressée. Je suis quelqu'un qui a toujours, toujours, toujours été stressée par plein de choses. par des situations, par des discussions, dès qu'il s'agit de communiquer, c'est quelque chose qui va me stresser, dès qu'il faut que je dise ce que je ressens, ce que je pense, ça va me stresser. Quand en classe, j'avais des oraux à faire, il fallait que je prenne la parole, ça me stressait. J'avais la boule au ventre, je sentais mon cœur qui battait à 100 000 à l'heure, j'avais les oreilles qui chauffaient, qui devenaient vraiment toutes rouges, en plus de mes joues évidemment, et j'avais beaucoup de réactions comme ça corporelles. Mais c'était quelque chose que j'ai, enfin de mes plus loin souvenirs que je peux avoir, j'ai toujours ressenti ça. Je suis pas à l'aise dans la prise de parole, même par exemple quand il faut appeler. S'il faut appeler, je sais pas, des services comme l'électricité, l'eau courante, les dossiers auprès des banques. Enfin dès que j'ai besoin de passer un appel, je ressens ce même stress. C'est quelque chose avec lequel je suis pas du tout à l'aise. Je me bats avec moi-même, de toute façon dans mon travail j'ai pas le choix, je dois... en passer par là, je dois passer des appels. Et donc par exemple, cette chose-là, j'arrive à être un peu plus à l'aise avec. Mais par contre, vraiment, tout le long de ma scolarité, dès qu'il fallait que je prenne la parole, que je fasse un exposé, dès que je devais être devant une classe, et du coup mise dans le centre de l'attention, j'avais énormément de mal à gérer ça. J'étais quelqu'un qui était vraiment très très stressée. Quand j'étais au collège, j'ai même eu... Alors, j'ai un de mes médecins généralistes, celui que j'avais à l'époque. qui a appelé ça des attaques de panique, tandis que mon médecin généraliste actuel pense que c'était plutôt lié à mes cycles de règles. Donc allez savoir, mais en tout cas je me souviens que quand j'étais au collège, il m'est arrivé d'avoir des attaques, j'allais dire attaques de panique du coup, mais je sais pas si c'était vraiment ça. C'était des moments où j'avais des énormes énormes migraines, de la tachycardie, les jambes ne me tenaient plus, elles étaient toutes flageolantes. vraiment c'était compliqué j'avais des gros points noirs au niveau des yeux au niveau de ma vision qui était du coup très restreinte et je me sentais pas bien je tremblais je tremblais beaucoup donc il y a eu ça ça a été la première chose que j'ai pu vivre un peu de cet ordre là quand j'étais en troisième Et ensuite, quand j'ai eu 18 ans, on est passé sur autre chose et c'est certain que ça n'avait aucun rapport avec mes cycles menstruels. J'ai commencé à faire des crises de tétanie et de spasmophilie. Je ne le saurais jamais mais les médecins voulaient me faire passer des examens pour vérifier si c'était de l'épilepsie. Et un jour où j'étais aux urgences, ils nous l'ont proposé à mes parents et moi. Et sauf que c'était des crises qui me fatiguaient tellement qu'à ce moment-là, la seule chose que je voulais, c'était rentrer chez moi. Et donc j'ai refusé ces examens. Là ça fait des années et je me suis beaucoup renseignée sur cette chose là en sachant déjà que j'ai mes deux parents épileptiques donc potentiellement ça aurait pu être ça. J'ai fait beaucoup de recherches, j'ai trouvé qu'il y avait donc l'épilepsie lambda, ce que mes parents ont et il existe aussi l'épilepsie, ça a un autre nom, c'est un nom plus long. Ils ont rajouté des mots, là de tête je l'aurais pas mais c'est une forme d'épilepsie qui est dépendante des émotions et de la psychologie de la personne. Toujours est-il que j'ai fait du coup ce qu'on appelle aujourd'hui communément des crises de spasmophilie et de tétanie. Donc c'était des crises où mes émotions devenaient tellement incontrôlables et intenses, il y avait des sources de stress tellement intenses autour de moi, des choses qui me faisaient complètement paniquer que du coup j'en venais à avoir, donc ça se démarrait par des fourmillements autour de la bouche, dans les doigts et dans les pieds. Et ces fourmillements prenaient petit à petit une intensité telle que j'avais des spasmes dans le corps, donc des vrais spasmes comme on peut l'imaginer, avec du coup le corps, les jambes, les bras qui se secouent et qui s'agitent dans tous les sens sans que je n'ai le moindre contrôle là-dessus. Ce qu'il faut savoir c'est que ça c'est extrêmement douloureux. Voilà, je sais que pendant ces crises-là je... Je finissais en pleurs, je demandais à ce qu'on m'aide. Dès qu'on me touchait, je partais dans des hurlements de douleur parce que mes muscles étaient contractés et je ne sais pas pourquoi le fait qu'on me touche, c'était comme si ça accentuait cette contraction et cette douleur et ça me faisait vraiment partir dans des hurlements de douleur. J'ai fini un nombre incalculable de fois aux urgences. Ça m'est arrivé d'avoir les mains fermées en point, en tétanie complète. La première fois que ça m'est arrivé, c'était dans les tunnels de Fourvière à Lyon, pendant les fêtes de la lumière. Et donc j'étais en tétanie, les gens passants ont voulu nous aider, mon frère, ma sœur et moi. Donc on nous a suggéré que je m'allonge sur le dos et que les jambes relevaient, chose que j'ai faite. Sauf que ça m'a mis des nausées et des vertiges et c'était pire. Donc je me suis redressée dans l'autre sens. Et puis là, on a constaté que mes poings, enfin les gens ont constaté parce que moi non, que mes poings étaient fermés, vraiment complètement fermés, les ongles qui s'enfonçaient dans ma peau. Et une passante, il me semble, a essayé d'ouvrir mon poing. Et là, ça m'a fait partir vraiment encore une fois dans des hurlements de douleur parce que mes muscles étaient contractés pour tenir. Donc c'était vraiment une tétanie. Et donc, forcée à l'encontre de la tétanie de mes muscles, c'était pareil. Quelque chose de très très très douloureux. Cette fois-là, les pompiers m'ont fait monter dans leur camion. De base, je devais aller à l'hôpital. Et puis en fait, ils sont passés pas très loin de l'appartement de ma sœur. Mon frère et ma sœur, je ne sais plus qui était dans le camion avec moi. Peut-être les deux. En tout cas, ils ont fait la demande. Voilà, on était à côté de l'appartement. Est-ce qu'il y avait moyen de... En plus, ma tension qui était partie très très haute était revenue à la normale le temps d'être dans le camion. J'étais sous masque à oxygène, etc. Et donc, tout ça a fait que les pompiers nous ont laissés sortir. Je suis juste allée dans un restaurant pour aller aux toilettes. Je me souviens avoir vu mon visage, j'étais maquillée, mon mascara avait complètement coulé. J'avais vraiment une sale gueule, j'ai dû faire peur à tout le monde dans le restaurant ce jour-là. Mais toujours est-il que du coup je suis passée au restaurant, je me suis rafraîchie dans les toilettes et on est partie dans l'appartement de ma sœur. Je pense que ça a été la première fois et surtout une des plus éprouvantes que j'ai eues. Et donc ces manifestations-là de spasmophilie tétanique, j'en ai vécu vraiment... Beaucoup dans les six mois qu'ils ont suivi vraiment j'ai très souvent fini aux urgences au point où quelqu'un que je connaissais qui travaillait aux urgences un médecin urgentiste que je connaissais m'a suggéré d'aller voir un psychiatre tout en me conseillant de ne plus sortir en boîte de nuit parce que il supposait que les jeux de lumière en plus de la foule et du son de la musique qui est très fort en boîte de nuit en fait il me disait que le combo accentuait les crises que je faisais Et que donc ça les provoquait beaucoup plus facilement et que si j'évitais d'y aller, potentiellement j'aurais moins de crise. Donc j'ai un peu suivi tout ça et à la fois je crois que l'une des dernières, vraiment grosse dernière crise que j'ai faite m'a tellement effrayée que je me suis dit c'est bon, je vais plus jamais faire quoi que ce soit, je veux plus vivre ça et c'est un peu ça qui a déclenché ensuite le fait que je prenne contact avec un psychiatre et que je passe ce cap là. En fait cette fois là, j'étais en boîte de nuit avec mon frère. avec Léa et avec d'autres amis et j'ai senti que ça n'allait pas. On va pas se mentir, j'avais bu de l'alcool à cette soirée-là et je sais pas, c'était une boîte de nuit, c'était la première fois que j'y allais dans celle-ci, je la connaissais pas du tout et même si j'étais avec des gens de confiance, je sais pas, je ne me sentais pas bien. Je suis sortie avec Léa prendre l'air et je lui ai dit, il y avait quelque chose qui vraiment profondément s'était ancré, je me sentais pas bien, il y avait quelque chose qui se passait et donc je lui ai demandé pour qu'on aille boire Un verre d'eau ou en tout cas quelque chose de soft au bar. Je ressentais le besoin soit d'avoir du sucre et donc du soda, soit de l'eau. Mais je ne saurais pas vous expliquer, je n'ai pas les bons mots pour mettre en situation. Juste ça n'allait pas et je le sentais. Et donc nous sommes allés au bar et Léa a passé commande auprès de la barman. J'ai demandé de l'eau. Et en fait le temps que Léa demande à la barman de l'eau et que la barman commence à préparer, j'ai regardé Léa et je lui ai dit je vais tomber. Je me souviens de ça. Et ensuite, je me souviens de rien. Je me souviens de rien jusqu'à ce que je reprenne conscience avec les pompiers qui étaient au-dessus de moi. Et j'étais à l'extérieur de cette boîte de nuit. J'avais été mise dehors. Et donc, tout ce que je vais raconter là, c'est les choses qu'on m'a racontées. Évidemment, ce n'est pas des choses dont j'ai conscience puisque, en fait, quand j'ai dit à Léa, je vais tomber, je suis tombée dans les pommes. J'ai perdu connaissance. Et donc, on m'a expliqué qu'un vigile... qui était présent dans la boîte de nuit et que je connaissais par des amis en commun. Je ne sais pas s'il a entendu ou si... Je ne sais pas comment ça s'est passé. Ce que je sais, c'est qu'il était là et qu'il m'a rattrapée. Donc je n'ai pas touché le sol, heureusement. Ça m'a évité peut-être certaines douleurs. Mais en tout cas, voilà, il m'a rattrapée et j'ai été évacuée à l'extérieur. Donc mes amis, mes proches sont sortis également. Étant inconsciente, ils ont fini par appeler les pompiers. Au moment où moi j'ai repris connaissance, c'est quand les pompiers m'ont mis une lumière dans les yeux. Donc j'ai pas repris connaissance au premier oeil, j'ai pris connaissance au deuxième. Pour ceux qui ont fait leur formation auprès des pompiers, c'est un nom, je ne sais plus c'est quoi. On apprend en fait que quand quelqu'un perd connaissance, d'abord on l'appelle en lui tenant les mains, on demande à serrer les poings. Bref, il y a tout un process. Et ce process là a été fait mais je n'ai pas repris connaissance. C'est vraiment la lumière et le flash dans les yeux qui m'a fait reprendre pied. Et quand j'ai repris connaissance, donc j'étais allongée au sol, un pompier était en train de récupérer une veste, il me semble. En tout cas, il était en train de récupérer quelque chose pour le placer sous mes jambes. Et mon corps était pris de spasmes. Donc même inconsciente, j'étais en pleine crise de spasmophilie. Je serais incapable de dire si j'avais de la tétanie au niveau des mains ou quoi. Tout ce que je sais, c'est que j'étais en pleine crise, tout en étant inconsciente. Je ne sais pas le temps que les pompiers ont mis à venir, donc je ne sais pas le temps qu'a duré cette crise. Et ensuite les pompiers m'ont fait monter dans leur camion pour m'évacuer à l'hôpital. Dans ce camion, ils ont fait monter mon frère, parce que pour eux c'était la personne de ma famille, donc c'était lui qui devait m'accompagner, même si on était venus avec sa voiture d'ailleurs. Et moi je faisais que de demander à ce que ce soit pas mon frère et à ce que ce soit ma meilleure amie, et les pompiers n'acceptaient pas ça, et en fait j'ai reperdu connaissance. Je pense que le stress était tel... parce que déjà on reprend, en fait il faut mettre en contexte, vous tombez dans les pommes et quand vous vous réveillez, il y a des pompiers autour de vous, il y a du monde, il y a de l'agitation, vous, votre corps est pris de spasme en fait et vous n'avez conscience de rien, vous comprenez rien, vous êtes perdu et il y a toute une situation comme ça qui est extrêmement stressante même quand vous reprenez conscience. La fois d'après où je me suis réveillée, j'étais allongée dans un lit d'hôpital avec des électrodes branchées sur mon cœur, il y avait mon frère assis à côté de moi. Et voilà. Et vraiment je me souviens de rien d'autre, c'est très flou. Je sais que je suis sortie de l'hôpital dans les heures qui ont suivi mais franchement j'ai aucune conscience du temps qui est passé. Je sais que quand je suis sortie de la salle où j'étais, on a passé par la salle d'attente et que là il y avait vraiment tous mes proches, ils étaient tous partis de la boîte de nuit et ils étaient tous là à m'attendre. Je crois que Léa n'avait même pas pu venir me voir, c'était vraiment genre juste la famille donc juste mon frère. Et je me souviens de rien d'autre. Je me souviens même pas du trajet, de quand je suis rentrée chez moi. Vraiment, j'ai aucun autre souvenir de cette soirée. Ça a été compliqué, j'ai posé énormément de questions parce que j'avais besoin de comprendre ce qui s'était passé et de savoir, quand moi j'avais été inconsciente, ce qui s'était passé concrètement. Et ça a été une des fois, enfin une des crises les plus effrayantes que j'ai fait parce que... Black out, perte de conscience, perte de connaissance et du coup on ne sait pas ce qui se passe autour de nous. Donc ça c'est je pense les plus grosses manifestations que j'ai pu avoir dans le cadre de stress, de haut haut stress. Et en fait c'est pour ça que pour moi je parle d'anxiété parce que le stress à haut niveau, comment ça peut engendrer des choses comme ça ? Pour moi ça ne peut pas être simplement du stress, c'est forcément de l'anxiété. Mais peut-être, franchement je ne suis pas médecin donc je peux me tromper, mais pour moi on dépasse un cap simple de stress. Et bref, donc j'ai eu ces crises-là quand j'avais à peu près 18-19 ans, il me semble. Peut-être même que c'était dans le début de ma vingtaine, en vrai j'ai pas des souvenirs très précis, parce que j'étais encore en dépression, en plus à ce moment-là, même si je commençais à m'en sortir, j'allais mieux, mais il y avait toujours ce truc-là en plus en parallèle. Et donc bref, il y a eu ces crises-là qui se sont déclenchées. Après, sincèrement, depuis que je suis avec mon conjoint, je pense que ça a dû m'arriver peut-être une fois, non deux fois, d'avoir des crises de ce genre-là. Pas avec cette intensité, attention, mais vraiment des crises avec de l'hyperventilation, des tremblements dans tout le corps, pas d'espasme, mais vraiment une tension qui fait trembler le corps. Et de la tachycardie, etc. Vraiment les mêmes symptômes, les symptômes aussi des fourmillements, etc. Mais pas aller jusqu'au spasme et à la tétanie, fort heureusement. Mais ça m'est arrivé quand même deux fois depuis que je suis avec lui, très indépendant de notre relation, rien à voir avec... Voilà, il y a eu une fois, c'était au décès de ma grand-mère. Parce que de nouveau des émotions tellement intenses que ça m'a noyée en fait, vraiment clairement, j'ai pas d'autres mots, ça m'a noyée. Et ensuite l'autre fois c'était à l'anniversaire d'une de mes amies, je sais plus le contexte mais je sais que j'avais de nouveau ces tremblements, ces fourmillements dans les jambes etc. Et que j'ai un peu stressé parce que j'avais peur de refaire une crise donc je suis allée beaucoup marcher aux alentours de la maison, voilà j'étais pas seule, on m'a accompagnée. Mais parce que je sentais que c'était en train de monter, que c'était en train de venir. Et donc je me suis dit, il faut que je trouve des techniques, il faut que je fasse quelque chose, il faut que je bouge, il faut que j'essaie d'atténuer ces sentiments-là, ce truc qui est en train de monter, il faut que je l'arrête quoi. Il ne faut pas que ça se déclenche parce que sinon je ne sais pas comment je vais terminer. Franchement je ne vais pas mentir, c'est des choses qui m'effraient parce que j'ai vécu des situations qui m'ont tellement traumatisé avec ce stress, avec cette anxiété-là, avec ces manifestations physiques, que du coup j'en garde un souvenir vraiment pas positif du tout quoi. Donc ça on va dire que ça a été les premières. marque un peu de gros stress, de grosses anxiétés. Et puis petit à petit je me suis rendu compte d'autres choses. Déjà mon stress et mon anxiété ça va me faire me refermer sur moi-même, mais aussi dans mon cocon. En fait ma maison ça va devenir mon cocon sécuritaire, sécurisant, là où je sais que rien ne peut m'atteindre. Et donc j'ai tendance à me refermer et à avoir besoin d'être dans ce milieu-là. Et quand je ne peux pas être dans ça, quand je ne peux pas me refermer comme ça, et ben je vais avoir le stress encore une fois qui va monter, de l'anxiété, la boule au ventre, des nausées, vraiment une sensation de je sais que je suis pas bien, je suis proche du malaise quoi, vraiment il y a quelque chose d'ordre physique qui va se déclencher. Donc ça c'est une des choses qui peut se passer quand vraiment je suis dans une situation, je suis pas à l'aise, où il y a quelque chose, et généralement ça va aussi être beaucoup d'ordre émotionnel et mental. Alors pourquoi mental ? Parce que je vais faire des fixations. je vais faire des fixations sur certains sujets et je vais avoir des pensées. Alors j'ai découvert que ça avait ce terme là, je sais pas si encore une fois c'est en adéquation et je peux pas vraiment vous donner d'exemples concrets parce que c'est tellement des choses qui vont être abstraites et qu'ils ont aucune logique. Mais mon cerveau lui va y trouver une logique et va créer ce que du coup j'ai cru comprendre que ça s'appelait des pensées obsessionnelles. Je vais rassembler un point A et un point B qui de base n'ont aucun lien et mon cerveau va créer des liens. Mais alors je dis qu'ils créent des liens, mais parce que c'est comme si je récupérais plein de micro-détails, des choses que j'ai pu voir, que j'ai pu entendre, qui sont indépendants l'un de l'autre, qui n'ont aucun rapport. Mais pour moi, ces détails vont avoir un lien et ça va permettre d'expliquer pourquoi A et B sont en accord. C'est très compliqué d'expliquer. Franchement, c'est dur de trouver vraiment une explication et comment l'expliquer à des gens qui ne le vivent pas. Franchement, c'est tellement difficile. On va prendre un exemple à la con. Prenez une situation chez vous et imaginez-vous, vous êtes dans une situation tout à fait normale, vraiment il y a rien qui ne va pas, tout va bien et puis quelque chose d'inhabituel se passe. Par exemple, une voiture se garde devant chez vous, une voiture que vous ne connaissez pas, que vous n'avez jamais vue. Moi j'en ai vu une là il n'y a pas si longtemps, ce n'était pas une camionnette de la poste mais ça y ressemblait, c'est juste qu'elle était toute blanche. et là où j'habite, franchement, à part venir chez moi parce que je te connais, où... la poste qui vient poser un colis ou quoi, il y a zéro raison que des gens se gardent devant chez moi. Vraiment, je suis dans une espèce d'impasse, dans une petite rue où il n'y a que ma maison. Vraiment, il y a zéro raison que quelqu'un vienne. sur cette allée-là, et ben ça m'est arrivé depuis qu'on a emménagé qu'une fois je vois une camionnette blanche. Et du coup je suis là à surveiller, parce que je me dis, qu'est-ce qu'il vient faire là ? Et là c'est là où je vous dis, il y a des pensées obsessionnelles qui se créent, et il n'y a aucun rapport, mais mon cerveau va s'imaginer le pire des scénarios, en mode, peut-être que c'est un cambrioleur, il vient faire des repérages, et machin, et ci, et là. Mentalement, mon cerveau va s'imaginer tout un tas de scénarios, mais des scénarios catastrophes. Ça va me mettre, en fait, du coup, forcément dans des émotions extrêmement négatives où je vais être extrêmement mal, me sentir pas bien. Je vais m'imaginer des scénarios de fou. Alors qu'en fait, rien à voir. C'est juste un prospecteur qui est venu mettre des... qui s'est garé là, en fait, pour mettre des prospectus dans toutes les boîtes aux lettres autour de la maison. Et donc, la mienne comprise. Mais du coup, ça explique pourquoi il y avait une voiture inconnue qui s'était garée au bout de mon allée, ce qui n'avait aucun sens. et ben en fait voilà c'est un peu l'anxiété que je vais avoir c'est Dès qu'il y a une situation qui échappe à mon contrôle, quelque chose qui est inhabituel, et ben quand je suis dans une période d'anxiété, de stress intense, tout va me paraître suspect et susceptible d'être le pire des scénarios possibles dans ma vie. J'ai du mal vraiment à expliquer concrètement, c'est super dur parce que ben en fait déjà des fois j'en ai pas conscience que je le fais, et des fois j'en ai conscience et j'essaie de me battre avec moi-même pour m'auto-raisonner. Parfois ça fonctionne, parfois juste ça va me vider de mon énergie pour rien parce que ça ne fonctionnera pas et j'arriverai pas à me raisonner. Et la seule façon de me raisonner, ça va être d'en parler. Donc quand c'est comme ça, je le fais facilement avec mon conjoint. Je lui dis, je lui raconte. Généralement, ça le fait rire parce qu'en fait, c'est tellement absurde comme raisonnement. En fait, il n'y a pas de raisonnement. Enfin, c'est ça qui est compliqué. C'est le processus de pensée est tellement absurde que du coup, lui, ça le fait rire. Et à la fois, il voit que moi, sincèrement, ça me met mal. Alors qu'en fait, il n'y a zéro raison. Enfin, c'est lunaire un peu comme situation. Et j'ai trop du mal à l'expliquer et je sais même pas si vous allez comprendre. J'ai vraiment l'impression d'être brouillonne dans ma façon d'essayer de vous expliquer ça. Mais c'est tellement difficile en fait. Je sais pas comment mettre des termes autres que ce que je viens de donner comme exemple. Il y a quelques années, vous le savez, il y a la guerre en Ukraine avec la Russie qui s'est déclenchée. Et ben par exemple, ce genre de situation, j'ai été incapable de couper la télé. J'avais besoin de savoir ce qui se passait. Mais c'était tellement une situation anxiogène. que j'ai passé des jours et des jours et des jours avec la télé devant moi et sur la table je faisais des puzzles pour essayer de gérer mes émotions. C'est hyper dur parce que j'étais dans l'incapacité de ne pas suivre ce qui se passait, j'avais besoin de savoir pour m'assurer que nous on était en sécurité avec mon conjoint dans notre maison à la campagne parce qu'à ce moment-là on était dans une autre maison. J'avais besoin de savoir ce qui se passait pour avoir un sentiment je pense de contrôle et de sécurité et à la fois, eh ben ça me rend des... tellement effrayée et sous tension que j'avais besoin de faire des choses minutieuses, du genre de puzzle, lego, couture pour que mon cerveau en fait soit en capacité de se focus et de se concentrer sur une chose que j'étais en train de faire et du coup de m'aider à gérer mes émotions. Ça c'est quelque chose que j'ai découvert avec le temps, quand j'ai ces sentiments qui montrent, quand je sens que j'ai de l'hyperventilation, la tachycardie qui arrive... Quand je sens que émotionnellement ça devient trop intense, que je suis perdue, que je suis dans des émotions extrêmement fortes mais très négatives, que vraiment il y a un truc qui me prend au trip, que ça me fait une boule au ventre, que j'ai... Vraiment quand je sens que je rentre dans ce truc-là, généralement c'est là où je sors mes puzzles, où je reprends des Legos, où vraiment j'essaye, si c'est pas ça, sinon ça sera la couture, parce qu'en fait je me rends compte que ça demande tellement de concentration et de minutie. Qu'à un moment donné, mon cerveau, il est obligé de se couper des pensées qui ont suscité ces émotions négatives, cette boule au ventre. Il est obligé de s'arrêter pour se focus et travailler sur ce que je suis en train de faire. Ça m'a pris du temps, déjà, de réaliser que c'était pour ça que je faisais ça. Pour moi, les puzzles, juste, j'adorais faire des puzzles. En fait, non. Alors oui, j'adore faire des puzzles, mais c'est pas juste, j'aime faire des puzzles, c'est les puzzles m'aident. vraiment très très forte dans la gestion de mes émotions, dans la gestion de mon stress et de mon anxiété. Vraiment, c'est quelque chose qui m'a beaucoup aidée au-delà de parler, parce que des fois les émotions elles sont tellement prenantes et elles ont tellement pas de logique que parler, en fait c'est compliqué parce que comment dire quelque chose, comment expliquer ce qui va pas, comment donner un sens ? à des pensées obsessionnelles, alors que tout ça, déjà, ça n'a pas de sens, ça n'a pas de logique, ça n'a pas de début ni de fin, tu sais pas ce qui a provoqué ça, par contre, tu sais que tu te sens comme ça. Franchement, c'est un... Je suis désolée, l'épisode, il est hyper brouillon, il part dans tous les sens, mais parce que c'est tellement difficile, je trouve, à expliquer concrètement pourquoi je me sens comme ça, etc. Et est-ce que ça a un rapport avec d'autres choses ? J'en ai franchement aucune idée, j'ai pas poussé plus loin. Je m'étais dit que cette année je... partais sur une nouvelle vie avec mon conjoint, une nouvelle maison, une nouvelle ville, un nouveau truc, et que du coup j'enclencherais aussi un nouveau suivi thérapeutique, chose que j'ai pas fait depuis mes fameuses crises de spasmophilie, tétanie, possiblement épilepsie. J'en ai pas refait depuis, et je m'étais dit, allez l'année 2025, je me lance là-dedans, j'ai trop subi 2024, c'est pas possible, etc. Il faut que j'y aille. Bah financièrement, je peux pas, quoi. Bah c'est tout bête, mais en fait, c'est un coup. d'avoir un suivi thérapeutique. En moyenne, il me semble que c'est dans les 70 euros la séance. Les mutuelles ne les prennent pas en charge, la sécurité sociale non plus. Ils ont fait un truc maintenant où il y a quelques séances avec des psychologues qui sont pris en charge. Mais si je veux un diagnostic, je suis obligée de passer avec un psychiatre et non pas avec un psychologue. Donc voilà, financièrement, je ne peux pas me le permettre. J'aimerais bien et j'ai espoir d'ici la fin de l'année de pouvoir commencer. Parce que pour en avoir parlé avec mon conjoint, il me disait mais ça sert à rien, regarde tu vas mieux, tu n'as plus tous ces trucs depuis qu'on a déménagé. Et c'est vrai, je me suis beaucoup apaisée depuis qu'on a déménagé. Je sens plus ces montées d'anxiété comme j'ai pu faire pendant quasiment toute l'année 2024. Ça a été une année, sincèrement elle a été tellement difficile émotionnellement parlant et même au-delà. Mais il me disait pourquoi, pourquoi du coup faire un suivi ? Et je disais ne serait-ce que pour, s'il doit y avoir, avoir un diagnostic. Si ce que je raconte ça a un sens pour un médecin et qu'il est capable de mettre un terme dessus, bah juste pour ça, ouais j'aimerais bien. Et il me dit oui mais ça t'apportera quoi ? Et bah en soi c'est vrai ça m'apportera quoi ? Bah en soi rien parce qu'il n'y aura pas de traitement, il n'y aura rien. Mais mentalement j'ai l'impression que ça m'apaiserait d'avoir un diagnostic et de pouvoir dire ouais j'ai vraiment ça, j'ai vraiment un trouble de l'anxiété, j'ai vraiment... Même si c'est pas ça, même si c'est autre chose, bah tant pis c'est autre chose. Est-ce que j'ai vraiment une hypersensibilité ? Bonne question. Est-ce que j'ai juste une hypersensibilité mais sensorielle ? Bonne question. Est-ce que c'est émotionnel aussi ? Enfin vous voyez c'est hyper dur franchement, c'est vraiment difficile. Et dans notre cercle d'amis on a quelqu'un qui est pédopsychiatre. Donc pédopsychiatre c'est évidemment avec les enfants mais j'ai beaucoup parlé avec elle à ce sujet en fin d'année 2024. Parce que justement, je lui ai expliqué mon cheminement de pensée. j'ai essayé de lui expliquer ces fameuses pensées qui n'ont aucune logique, qui n'ont aucun sens mais qui s'imposent à moi et que parfois m'autorisonner c'est très très difficile et j'ai du mal, il y a des fois où ça fonctionne mais ça m'épuise en énergie, il y a des fois où ça va fonctionner sans forcément m'épuiser d'ailleurs et parfois ça fonctionne tout simplement pas et donc j'ai essayé d'expliquer avec elle, de parler de tout ça etc parce que j'essayais de trouver un sens et je lui disais que voilà j'avais trouvé ce terme d'anxiété de trouble de l'anxiété Je me posais vraiment des questions à ce sujet-là. Plus on en a parlé et plus elle m'a dit, mais en effet ça y ressemble en tout cas. Elle me disait qu'on n'a pas un suivi thérapeutique ensemble et de toute façon elle est avec les enfants, elle n'est pas avec les adultes. Donc elle m'a bien dit, elle ne peut pas me poser un diagnostic. Mais qu'en tout cas ce que je décris ça y ressemble et que ça ferait sens. Si jamais il y avait un diagnostic comme ça qui tombait, par exemple elle ne serait pas étonnée au vu de ce que je lui décrivais. Pour elle ça faisait sens. Après elle m'a parlé d'autres choses qui pour elle faisaient sens à ses yeux. Ce que moi je vis aussi au delà de ce trouble de l'anxiété, ça serait de l'hypersensibilité sensorielle et pour tout ce qui est émotion, ça serait lié encore à autre chose. Cette autre chose qu'elle a suggéré, je suis pas à l'aise avec ça, je suis pas d'accord, je pense pas, je pense pas que ça soit ça la clé qu'elle pense avoir. pour moi ça ne l'est pas, ça ne me concerne pas. Après est-ce que c'est un déni ? Je ne pense pas. Pour en avoir parlé avec mes meilleures amies, elles sont assez d'accord avec moi. Pour elles, je ne suis pas concernée par ce qu'elle a suggéré. Mais encore une fois, voilà, avoir un thérapeute, un psychiatre qui pourrait potentiellement vraiment poser soit un, soit des diagnostics, ça pourrait m'aider je pense, juste pour moi pouvoir cerner vraiment vers où je me dirige, quelles sont les clés que je peux continuer à avoir et à utiliser parce que c'est ça aussi, un psychiatre au-delà de me donner un diagnostic. potentiellement peut-être il pourrait me donner des clés pour m'aider à gérer tout ça Et donc ça serait intéressant, ça serait intéressant d'avoir un professionnel de santé qui connaît tous ces sujets et qui sait, en fait qui saura m'aider et me conseiller quoi, au-delà de m'écouter. Et du coup bah il y a d'autres choses forcément qui s'ajoutent. Alors est-ce que c'est comme Marie dirait des résidus de la dépression que j'ai pu avoir en étant jeune ? Est-ce que c'est des résidus de ce que j'ai pu vivre l'année dernière ? Je ne sais pas. Par contre sur toute l'année 2024, j'ai senti que j'étais extrêmement épuisée en fait. très fatiguée, peu importe la quantité de sommeil, peu importe le fait que j'étais au chômage et donc à la maison et que je faisais pas tant de choses que ça. Et je dirais même, jusqu'au début 2025 en vrai, j'ai gardé cette fatigue tellement intense et je comprenais pas, et je pense que je comprendrai jamais. Y'a pas de sens à ça, surtout que là, ça a disparu, je me sens plus aussi fatiguée que ce que j'ai pu l'être l'année dernière et en début d'année. Vraiment, y'a eu un truc de... J'étais tout le temps fatiguée, je me sentais tout le temps fatiguée. Et ça faisait que j'étais dans l'incapacité de faire beaucoup de choses. J'étais au chômage, je m'occupais de la maison, de faire à manger, de faire le nettoyage. Je m'occupais de nos petits Ausha, je m'occupais de... Voilà, je m'occupais quand même, je faisais aussi tout ce qui était entre... Enfin j'essayais de développer, de voir ce que je pouvais aimer ou non dans la photographie. Je travaillais aussi sur mes coutures. Oui je travaillais sur ces choses-là, mais c'était pas censé me fatiguer autant que ce que je sentais. et je n'ai jamais compris vraiment pourquoi. Pourquoi je me sentais autant fatiguée ? Je sais qu'à un moment donné, je me suis posé la question est-ce que c'est lié à mon poids ? Parce qu'on dit qu'on a notre poids de forme et que si on est en dessous, si on est au-dessus, on peut avoir ces sentiments de fatigue, etc. Mais pour autant que je sache, j'étais dans un poids tout à fait normal et donc dans mon... Est-ce que c'était mon poids de forme ? J'en ai aucune idée. Mais en tout cas, j'étais dans un poids, tout ce qui a pu le banal. Et donc, je ne suis pas sûre que c'était un rapport avec ça. Franchement, je serais incapable de dire pourquoi. juste je me sentais tout le temps très fatiguée Là ça va beaucoup mieux de ce côté-là et Dieu merci, je touche du bois, j'espère que ça ne reviendra pas comme ça a pu l'être l'année dernière parce qu'il y a trop de choses que j'ai envie de faire et que j'aime faire et si je ressens de nouveau cette fatigue, mon Dieu mais je serai à l'arrêt complet et c'est pas possible quoi. Là pour vous donner une idée, à l'heure actuelle donc j'ai mon emploi salarial où je fais mes 35 heures par semaine etc. Et puis il y a aussi à côté du coup ce que je vous disais dans mes autres podcasts, dans mes autres épisodes, mon auto-entreprise qui me prend du temps. Déjà j'ai voulu me lancer en tant que photographe et donc je l'ai fait au mois de juin. Il y a tous ces podcasts où j'ai mis en pause parce que clairement j'arrivais plus à suivre le rythme et que j'aimerais reprendre chose que je suis en train de faire. Mais à côté, depuis le mois d'août, j'ai aussi relancé toute la partie chargée de communication de mon autre entreprise que j'avais complètement lâchée, c'était indépendant de ma volonté. J'ai perdu mon dernier contrat en janvier 2024 et j'ai essayé après de relancer ça pendant que j'étais au chômage. J'ai essayé de relancer, j'ai beaucoup démarché, etc. Et j'y arrivais pas. Et là, au mois d'août, je me suis dit, bah écoute, Cindy, on va essayer de relancer ça en plus de la photographie. Parce que tant que la photographie est pas lancée à 100%, il faut que j'ai quelque chose à côté, quoi. J'ai récupéré, en fait, toute ma prospection que je faisais, par email, etc. Et c'est tout bête, mais j'ai tout envoyé à chaque GPT pour, en fait, qu'ils me guident un peu mieux. et qui me disent qu'est-ce qui va, qu'est-ce qui va pas dans ma prospection et dans ma façon de faire. Donc déjà, je mettais beaucoup de pièces jointes avec mes créations de visuels par exemple, pour que quand je démarche, les gens cernent ce que je suis capable de faire. Il y avait mon CV, il y avait une lettre de recommandation, il y avait mon premier kit média que j'ai pu réaliser, voilà, il y avait vraiment beaucoup de choses. Et donc ChatGPT par exemple m'a suggéré de faire un seul kit média, avec tout ça en fait intégré dans mon kit média. Et donc c'est ce que je me suis amusée à faire, donc j'ai un peu changé mes pièces jointes, j'ai gardé quand même ma lettre de recommandation parce que... Je trouve que ça a un poids et que c'est intéressant d'avoir ça. Donc le kit média que j'avais réalisé pour d'autres personnes, celui-là je l'ai enlevé et j'ai fait que le mien. Avec dedans du coup des liens vers mon travail, il y a des aspects visuels. Voilà il y a une page où il n'y a que des visuels que j'ai pu créer. J'ai également mis les logos que j'ai pu créer dans le temps. Donc voilà il y a quand même plusieurs choses dedans. Et on a revu ensemble aussi mon email de prospection. Tout ça fait que j'ai recommencé à démarcher au mois d'août. J'ai eu des réponses, des premières qui sont négatives, soit parce qu'ils n'ont pas besoin, soit parce qu'ils ont déjà quelqu'un. Mais j'ai aussi eu des réponses où là, il y a potentiellement quelque chose à faire. Chose que j'espère et je croise très fort les doigts parce que ça me permettrait d'avoir un complément de salaire qui ne serait pas négligeable. Donc voilà, par exemple, il y a ça qui se rajoute. Et donc si aujourd'hui, je commençais à ressentir de nouveau la fatigue que j'ai pu avoir l'année dernière, en fait, je serais de nouveau dans l'incapacité de gérer mon auto-entreprise et je ne veux pas en passer par là en fait. je veux pas subir ça De nouveau, parce que être à son compte, c'est incroyable, c'est une gestion de son temps, c'est une gestion de son planning. Il y a beaucoup d'aspects que j'adore en fait là-dedans et mon objectif ça serait d'y être de nouveau à 100%. 100% à mon compte ça serait mais tellement fou, c'est un peu genre mon rêve absolu quoi si vous voulez. C'est tout bête mais tu travailles et tu sais pourquoi tu travailles. Tu travailles et tu fais des heures mais tu sais pourquoi tu les fais. C'est pas comme quand t'es salarié ou tu fais tes heures parce que t'as pas le choix pour une paie qui est minable quoi. Enfin personnellement dans mon cas, j'estime que je fais des heures et un travail de ouf pour pas grand chose et ça me frustre beaucoup. et donc c'est pour ça que pour moi être à mon compte c'est Le summum en fait, c'est le truc le plus parfait qui puisse exister par rapport à ma personnalité, par rapport au fait que je suis quelqu'un qui est très créative, qui aime sa liberté aussi et le salarial malheureusement ça ne te permet pas d'être aussi libre que ce que tu aimerais, en tout cas pas encore une fois avec ma personnalité et ma façon de fonctionner. Donc voilà, la fatigue, je ne peux pas me permettre de nouveau dans l'état dans lequel j'étais l'année dernière et donc je suis très contente de cette année pouvoir m'en sortir de ce côté-là. Encore une fois, je ne sais pas si c'est quelque chose qui est résiduel à la dépression, au fait que j'ai vécu beaucoup de choses trop intenses en janvier. Franchement, sincèrement, je ne souhaiterais à personne de vivre ce que j'ai pu vivre entre janvier et juin. Sincèrement, en 6 mois, j'ai l'impression que j'ai vécu ce qu'on vit normalement au moins en 2 ou 3 ans. Et là, c'était trop de choses en un délai qui était beaucoup trop court et ça m'a beaucoup trop brassée. Et c'est ça aussi à mon avis qui a développé autant de, alors ce que j'appelle les crises d'anxiété du coup je ne sais pas si c'est le bon terme encore une fois parce que je ne suis pas diagnostiquée, je n'ai pas vu de professionnels de santé mais pour autant c'est comme ça que je les appelle. Vraiment ces crises de je me sens pas bien, j'ai cette boule au ventre, j'ai des pensées qui tournent et sur lesquelles j'ai aucun contrôle et qui n'ont aucun sens, aucune logique, qui vont assembler des choses ensemble qui pourtant n'ont rien à voir ensemble. Tout ça pour me mettre dans un scénario catastrophe et un peu genre me bercer là-dedans. Je sais pas comment l'expliquer autrement, c'est un peu comme si mon cerveau se satisfaisait du malheur, entre guillemets, et qu'il avait besoin de se nourrir de ça. Et t'as beau essayer de t'auto-raisonner, et ben quand t'es dans cette boucle infernale, c'est très difficile. Vraiment, je vous le dis, c'est vraiment particulièrement difficile de s'auto-raisonner, surtout quand on a plus assez d'énergie pour le faire. Bref, voilà, c'était un peu le sujet que je voulais aborder aujourd'hui, tout cet aspect-là de ma vie qui est parfois, qui prend un peu le dessus et qui est ultra handicapante. franchement sur l'année 2024 ça a été ça en fait, ça a été un handicap vraiment quotidien quoi. Donc voilà, c'était un peu faire un petit point là-dessus, si jamais vous connaissez et vous vivez des choses un peu comme ça, que vous ayez vu un médecin ou non, que vous ayez un diagnostic d'anxiété ou rien à voir, mais que vous trouviez qu'il y a des choses similaires, franchement n'hésitez pas à m'en parler parce que moi je suis très curieuse de ça, et j'aime bien apprendre, par exemple sur Insta je suis une page de quelqu'un qui est diagnostiqué par exemple là, avec de l'anxiété, et franchement, mais je me reconnais tellement dans tout ce qu'elle poste, c'est hallucinant quoi, et je me dis, quelqu'un qui a pas un trouble de l'anxiété, qui a du stress, potentiellement tu peux te reconnaître dans des phrases, parce que des fois c'est très générique, et tu te dis, oui bon ça tout le monde sait ce que c'est tu vois, mais là c'est vraiment sous chaque poste, je me reconnais, sur chaque phrase, vraiment j'ai l'impression que c'est moi qui les écris, c'est moi qui parle quoi, bref voilà. Je vais m'arrêter là parce que sinon je pense que je pourrais encore m'attarder et ça sert à rien parce qu'on va juste tourner en boucle. Mais si jamais, voilà encore une fois, si vraiment vous partagez les mêmes émotions ou que vous connaissez quelqu'un qui vit ça ou bref, n'hésitez pas à venir m'écrire sur Insta en message privé. Je suis très très très curieuse, ça m'intéresse fortement. En vrai, tout ce qui concerne la santé mentale ça m'intéresse de fou. Donc voilà, franchement n'hésitez pas à m'envoyer un message privé. Moi je vous dis à dans deux semaines dans un prochain épisode du podcast Peu à l'intérieur.