- Speaker #0
Aujourd'hui on va parler d'un sujet qui concerne tous les sportifs mais dont on parle encore trop peu, construire quelque chose en parallèle de sa carrière. Mon invitée vit encore le sport de haut niveau, l'athlétisme en l'occurrence, avec ses exigences et ses sacrifices. Pourtant elle a refusé d'attendre la fin pour se poser les questions sur l'après carrière. Alors elle a fait un choix différent, construire en même temps. Et donc de la piste à la création d'une marque pensée par une athlète pour les athlètes. Aujourd'hui, elle développe un produit engagé à la croisée de la performance et du respect du corps avec une idée simple, améliorer ce que vivent les sportifs de l'intérieur. Bienvenue Charlotte, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Super, merci beaucoup pour l'invitation.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Eh bien écoute, on va commencer ce podcast avec ton parcours. Tu fais de l'athlétisme, mais comment est-ce que tout ça a commencé et pourquoi l'athlétisme ? Grosso modo,
- Speaker #1
ça a commencé il y a quasiment dix ans maintenant. Donc quand je suis rentrée dans le supérieur, j'ai toujours fait énormément de sport. J'ai fait un peu toutes les années possibles et inimaginables un peu au lycée. Et quand je suis arrivée à la fac, il n'y avait plus de sport obligatoire. La course en vrai me tentait depuis un moment, mais je n'avais jamais tenté. Et puis on m'a conseillé d'aller voir un coach et en vrai, ça s'est vite fité. Donc je suis restée sur ça, mais à la base, c'était vraiment juste, j'avais besoin de bouger et de courir. Et en vrai, j'y ai... pas mal pris plaisir quand même.
- Speaker #0
Ok, et donc de fil en aiguille arrive le haut niveau ?
- Speaker #1
La première année, je m'entraînais dans un groupe entre guillemets pour les débutants où on s'entraînait deux fois dans la semaine et au bout d'un an je suis rentrée de Chine et en fait je sais pas, ça m'a grave remis dedans et j'étais en mode non, bah écoutons maintenant on va faire tous les jours plus les côtes le week-end et en fait c'est resté après, tu prends un peu le rythme et puis ensuite tu continues comme ça, c'est juste parfois un peu compliqué genre avec la fac c'était un peu la galère Merci. Et puis après, je suis allée en école de commerce, c'était dans une section pour les sportifs de haut niveau. Et du coup, là, c'était un petit peu plus simple de pouvoir gérer tous les entraînements, les compétitions, tout ce qui va avec le sport quand on en pratique pas mal. Mais ça m'a mis un petit peu de temps quand même avant d'en arriver à ce niveau-là. Enfin, il m'a fallu un an pour...
- Speaker #0
Un an ? Un an, c'est pas grand-chose.
- Speaker #1
C'est pas grand-chose. Et en même temps, en athlète, c'est quand même assez courant de s'entraîner beaucoup.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, ça dépend un peu du point de vue qu'on a.
- Speaker #0
Parce qu'au final, en fait, c'est du haut niveau. Enfin, on arrive très rapidement sur du très haut niveau parce qu'il faut beaucoup s'entraîner pour... Enfin, c'est très intense, du coup.
- Speaker #1
Ouais, ben en fait, j'ai tendance à dire qu'il y a deux types de haut niveau. Parce que, enfin, il y a le haut niveau, haut niveau, ceux qui vont faire les championnats du monde, les JO, etc. Et ensuite, le haut niveau, ceux qui vont s'entraîner tous les jours, quasiment, qui vont faire attention à leur alimentation, qui vont aller régulièrement chez le kiné, faire des soins, etc. En vrai, pour nous, en athlète, c'est la base. Mais je me suis rendue compte assez vite que quand on sort de l'athlétisme, pour les gens, c'est déjà du haut niveau. Quand on s'entraîne une vingtaine d'heures par semaine, déjà pour les gens, c'est pas mal. Alors que pour nous, c'est pas inhabituel non plus en athlétisme.
- Speaker #0
Je connais un petit peu, donc je sais comment ça fonctionne. Et en soi, c'est quand même du haut niveau. énormément d'heures. C'est juste qu'après, au niveau des statuts, c'est peut-être pas la même chose. Justement, il n'y a pas de statut de professionnel, en fait, d'athlète professionnel dans l'athlétisme.
- Speaker #1
Il y a le statut de haut niveau, donc être sur les listes ministérielles, mais en fait, il n'y a personne qui est vraiment payé par son club pour pouvoir vivre de son sport. Donc, en fait, les plus hauts athlètes, et franchement, ça concerne, je pense, 5-10 athlètes grand max en France, qui vont pour un fil de leur sport, c'est leur sponsor, en fait. qui leur donnent l'argent pour pouvoir vivre et s'entraîner toute la journée.
- Speaker #0
Ça aussi, c'est assez particulier. Je trouve ça tellement dur. Moi qui ai fait du handball et qui ai pu être professionnelle, j'ai signé des contrats. Tu as une paie et tout, alors que l'athlétisme, c'est beaucoup plus compliqué et un peu plus difficile d'avoir des revenus plutôt corrects pour pouvoir vivre. C'est ça que je trouve un peu dur quand même.
- Speaker #1
C'est dur surtout que c'est hyper demandant et que du coup, à côté, la plupart, ils ont soit leurs études, soit un travail à devoir gérer en même temps. Donc en fait, c'est ça qui rend ça difficile et qu'on est obligé d'aller les deux. Tu ne peux pas juste te dire je vais vivre de mon sport. Et voilà, quand tu sais qu'en réalité, il y a 5-10 personnes en vrai, grand max. Et encore, je pense que j'abuse un petit peu sur le chiffre de personnes qui arrivent à vivre vraiment de l'athlète.
- Speaker #0
Et du coup, comme tu disais, la plupart font les deux. Tu as fait les deux, ton parcours vient du digital du coup ?
- Speaker #1
J'ai commencé par des sciences politiques, enfin un truc hyper à l'international, beaucoup de sciences politiques, de sociologie. Et ensuite je me suis rebasculée sur du marketing digital.
- Speaker #0
Parce que c'était difficile ? Parce que ça ne te plaisait pas ?
- Speaker #1
En fait, je suis rentrée à l'université. Déjà, je voulais quelque chose d'assez global. Je n'arrive pas à bosser que dans un domaine. J'ai besoin de quelque chose d'assez général. Et je voulais travailler en politique environnementale à l'international, dans les ONG ou autres, ou dans les grandes instances internationales. Et en fait, au bout de deux ans, la politique m'a un peu cassé la tête. Et du coup, je me suis dit, bon, écoute... Tu continues ta licence et comme ça tu fais juste une passerelle pour aller en école de commerce. Au final j'ai pas fini ma troisième année, c'était plein Covid, ça me saoulait. Donc j'ai préféré travailler, laisser tomber ma troisième année. Du coup j'ai repris en troisième année mais en école de commerce.
- Speaker #0
Ok d'accord et du coup tes journées ressemblaient un petit peu à... Concrètement avec l'athlétisme, avec les études, avec peut-être un projet aussi, on va en parler après. Comment se passaient tes journées, tes semaines ?
- Speaker #1
Au début à la fac, il fallait calculer toutes les absences auxquelles j'avais le droit pour pouvoir aller m'entraîner, parce que j'avais souvent cours en plus tard le soir, c'était assez réparti dans la journée, c'était un peu bizarre. Et après par contre, quand je suis allée en école de commerce, là c'était beaucoup plus structuré. Parce que vu que j'étais dans un programme pour les athlètes de haut niveau, il suffisait d'un mail de mon coach pour que je sois libérée. Donc concrètement, je finissais systématiquement les cours à 17h. C'était cool. Oui, c'était cool. Les lendemains de compétition aussi, je pouvais, quand vraiment j'étais éclatée, je pouvais aussi ne pas aller en cours. Et tout était fait pour qu'on puisse le rattraper. Les cours étaient enregistrés et j'avais la chance d'avoir des filles qui m'aidaient bien à pouvoir rattraper les cours. C'est super,
- Speaker #0
toutes les écoles qui enregistrent les cours,
- Speaker #1
je ne suis pas de par là,
- Speaker #0
mon école ne faisait pas ça.
- Speaker #1
Tous les cours sont enregistrés sur Zoom, donc toi tu peux retourner les regarder. Les profs sont hyper conciliants, donc si tu as besoin d'avancer pour un devoir ou autre, parce que tu sais que tu ne seras pas là. Par exemple, ma dernière année de master, littéralement deux semaines après la rentrée, je suis partie en stage.
- Speaker #0
Bonjour, au revoir.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Donc en fait, le fait que l'école soit là aussi... pour t'accompagner sur ça, ça t'aide vraiment à pouvoir faire les deux. Je faisais trois séances de kiné dans la semaine. Enfin, vraiment, c'est avec un taf à côté ou un parcours classique en école, tu peux pas le faire. C'est pas possible. Donc, ça permettait de pouvoir avoir un maximum d'avantages pour progresser.
- Speaker #0
Mais du coup, ces avantages-là, c'était une école qui était en partenariat avec la FEDE ou c'était...
- Speaker #1
Non, non, pas du tout. En plus, moi, j'étais pas sur liste ministérielle, donc je... de toute façon, fédé ou pas, ça ne me concernait pas. C'est l'école Léonard de Vinci à la Défense. Et en fait, eux, ils ont le sport obligatoire les trois premières années. Donc en fait, le sport fait partie de toute façon de l'ADN de l'école. L'idée étant de pousser les gens à continuer à faire du sport, même dans leur vie professionnelle après, puisque c'est bon pour la santé, etc. Et donc en fait, à partir du moment où tu avais un niveau régional et que tu avais un parcours pour aller vers du haut niveau avec un coach, on t'incluait dans cette section-là. Et on te permettait en gros d'avoir accès à tous ces avantages pour pouvoir atteindre... le but de ton projet.
- Speaker #0
Bien sûr, ok. C'est top, je ne sais pas comment ça va.
- Speaker #1
C'est trop bien.
- Speaker #0
Et du coup, dans votre classe, vous étiez nombreux ?
- Speaker #1
On était mélangés avec les autres. Ce n'était pas une classe juste de SHN, de sportifs de haut niveau. On était mélangés avec les autres. Et en vrai, ça, c'était cool aussi, parce que c'est vrai que quand on n'est qu'entre sportifs... Déjà, je pense que les classes ne seraient pas toujours pleines.
- Speaker #0
Pas trop,
- Speaker #1
voilà. Parce qu'entre ma pote qui faisait du tennis et qui partait plusieurs jours pour ses compétitions, celui qui faisait de la Formule 1,
- Speaker #0
enfin voilà. Trop complexe peut-être aussi à mettre en place un cursus normal et de voir des cours. Voilà, tout simplement. Et donc à la fin de ton master, à quel moment te vient l'idée de l'entrepreneuriat en fait ?
- Speaker #1
Je commence à y penser en troisième année, donc ma troisième année d'école de commerce.
- Speaker #0
Ok. Désolé de te couper, mais du coup tu as fait trois ans de…
- Speaker #1
En fait j'ai fait deux ans et demi de licence, ensuite j'ai laissé, j'avais eu de sales notes à mon premier semestre et puis franchement il aurait fallu vraiment des bêtes de notes pour le rattraper, ça m'avait saoulé donc j'ai laissé et ensuite j'ai repris en troisième année donc j'ai fait six années d'études en fait.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
c'est pas mal. Ouais.
- Speaker #0
C'est chargé.
- Speaker #1
Moi qui pensais faire vraiment le minimum du minimum possible. Au final, pas du tout. 6 ans. Et en plus, maintenant, je donne des cours. Donc, j'ai l'impression de ne jamais avoir vraiment fini ce côté académique. Mais du coup, j'ai eu l'idée de lancer un projet à côté en troisième année d'école de commerce. Et je l'ai vraiment commencé à mettre en place en début de master en demandant le statut d'étudiant entrepreneur. C'est un statut qu'on peut tous obtenir à partir du moment où on est étudiant et qu'on a un projet entrepreneurial.
- Speaker #0
C'était sur quoi ? C'était sur Pépite ? Oui,
- Speaker #1
c'est Pépite.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
C'est eux qui m'ont accompagnée au début et puis après j'ai été voir d'autres incubateurs mais le tout début vraiment c'est eux qui m'ont accompagnée.
- Speaker #0
Ok, et tu sentais que tu avais ce besoin d'être accompagnée dès le début ou c'était vraiment de fil en aiguille ? Tu te disais, bon voilà, peut-être que dans ce domaine-là, je ne m'y connais pas assez ou je ne comprends pas assez ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a une première partie que j'ai faite toute seule, entre la troisième et la première année de master. Mais après, en vrai, c'était hyper fouillé dans ma tête. J'avais besoin de tout mettre un peu plus au carré pour pouvoir avancer. Et puis en entrepreneuriat, en vrai, il y a tellement de choses à apprendre que tu ne peux pas tout faire tout seul. Et d'ailleurs, ce n'est pas pour rien que les boîtes qui se font accompagner, elles ont plus de chances de réussir, de passer la barre des trois ans. C'est parce que vraiment, il y a trop de domaines qu'on ne comprend pas. La comptabilité, le juridique, il y a trop de choses. Et en fait, tu ne peux pas te sortir. Moi, je faisais un master en marketing digital. En marketing, pas de souci, je gère. Mais tout le reste, il fallait vraiment se faire accompagner. Et puis moi, l'avantage, c'est que je n'ai fait aucun stage.
- Speaker #0
master dans une boîte je les ai tous fait dans ma boîte j'avais six mois en cours six mois dans ma société c'est cool c'était trop bien c'était génial le temps d'avoir aussi concrètement et de faire vraiment ce qui te plaît peut-être que tu avais moins l'impression de perdre du temps ce que des fois on peut avoir dans une entreprise ouais c'est ça et puis j'ai eu mes premières stagiaires du coup pendant que j'étais en master il
- Speaker #1
y avait plein de trucs en vrai que j'ai pu faire et qui était hyper sympa mais parce que j'avais l'opportunité de remplacer mon stage obligatoire par un stage dans ma boîte.
- Speaker #0
Et ça parce que tu étais étudiante entrepreneur ?
- Speaker #1
Entrepreneur,
- Speaker #0
oui. Ok, ça c'est cool. Et donc tu crées Isom Athletic, parle-nous en concrètement,
- Speaker #1
qu'est-ce que c'est ? Du coup Isom Athletic c'est la première marque de soins musculaires 100% naturels et rechargeables pour les athlètes, donc créée par des athlètes et pour des athlètes, que j'ai créée parce qu'en athlétisme on utilise énormément de soins musculaires, on nous les conseille souvent en formation, on trouve nos coachs, on nous les conseille. Sauf que je me suis rendu compte il y a quelques années que ce qu'on nous conseillait, ce n'était pas forcément tip top niveau composition notamment. Et après, en parlant avec d'autres sportifs, je me suis rendu compte qu'il y a aussi pas mal de petits défauts à corriger. Typiquement, notre premier produit, c'est un baume chauffant et on est venu retravailler la sensation de chauffe. Souvent, les baumes chauffants chauffent très très fort parce qu'il y a des ingrédients qui vont être hyper irritants pour la peau, mais qui n'ont aucun rapport avec l'efficacité du produit. Donc, on a décidé de les retirer. On a une sensation qui va être beaucoup plus modérée. Les gens qui ont la peau sensible peuvent aussi l'utiliser. On a retravaillé l'odeur, la texture pour ne pas qu'elle colle. En fait, l'idée, c'était de pouvoir prendre un produit qu'on utilise, de le rendre 100% naturel, de corriger tous les défauts qu'on peut y retrouver, peu importe le sport qu'on pratique, et de le rendre éco-responsable parce que du coup, on a un format qui est rechargeable.
- Speaker #0
Ok, super. Le pitch est fait.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Non, mais oui, du coup, tu ne viens pas du tout du domaine de la cosmétique. Non. Tout ça, tu ne connaissais pas. Comment te vient l'idée, en fait ? Pourquoi ? Comment ? Comment de fil en aiguille tu rentres dans ça et tu as maintenant une expertise sur un produit que tu as créé, que tu produis même au quotidien ?
- Speaker #1
Honnêtement, en cosmétique, je ne pensais vraiment pas que je travaillerais. J'ai l'impression que j'avais pendant mes études une image hyper mauvaise de l'industrie cosmétique. Donc vraiment, il y a quelques années, on m'aurait dit que je travaillerais dedans. Je vous aurais dit mais jamais de la vie. Vraiment pas. Et en fait, c'est tout bête, j'avais commencé déjà un peu dans cette transition écologique à remplacer un peu mes produits dans ma salle de bain, mais j'avais jamais pensé à mes affaires de sport quoi. Puis un jour j'ai lu ce qu'il y avait derrière et je me suis rendu compte qu'en fait il y avait plein d'ingrédients que j'avais retiré de ma salle de bain mais que je continuais à m'appliquer et que je savais être controversée. Sauf que bah on passe notre temps à faire attention à ce qu'on mange, enfin on essaye en tout cas au mieux de faire attention à ce qu'on mange, ce qu'on fait, etc. Si c'est pour s'appliquer des choses qui sont un peu néfastes pour nous, ce n'est pas forcément le top. En creusant un peu sur le sujet, je me suis pris de passion pour le domaine des cosmétiques. Je trouve qu'il y a tellement de choses à apprendre. Clairement, je ne peux pas le faire moi-même. Il faut avoir un cosmétologue avec soi. C'est quand même beaucoup de connaissances. Mais le domaine en lui-même est hyper intéressant. Même le dentifrice est considéré comme du cosmétique. Jamais je ne l'aurais catégorisé dedans. Mais c'est hyper large comme domaine. Si tu le lis au sport, Moi, il n'y a pas de souci si tu m'accroches. Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Et sachant qu'en plus, c'est des produits que tu as utilisés et tu comprends le besoin qu'il est permanent, très concrètement. On a tous des douleurs, on veut tous bien récupérer, on veut tous à un moment donné être prêts pour performer, etc. Donc, ça fait totalement sens. Mais du coup, comment tu travailles avec les laboratoires ? Comment tu as travaillé avec les laboratoires pour... Avoir des échantillons pour arriver en fait à ce... qu'il y a aujourd'hui du coup, le pomme chauffant actuel ?
- Speaker #1
Oui, notre laboratoire, il est dans le 78, et en fait, très simplement, on va les voir avec ce qu'on ne veut pas dans la formule, et potentiellement ce qu'on veut. Honnêtement, la première fois que je suis allée les voir, c'était plutôt incomplet quand même ce que je voulais, mais en discutant avec eux, ils ont quand même bien compris ce que je cherchais. Et en fait, ils te font une formule sur papier. Donc en fait, ils te disent, on va mettre tel ingrédient, tel pourcentage, et ça va coûter tant. par formule. Et toi, une fois que tu valides ça, ils font les premiers tests en laboratoire. Moi, ce que j'avais fait, c'est que parmi la centaine d'athlètes de tout sport que j'avais interrogé pendant l'étude de marché, j'en ai pris une trentaine et qui, du coup, ont fait les bêta-testeurs pour nous. Donc, en fait, dès qu'on recevait un échantillon, je leur envoyais, ils me faisaient le retour, je faisais le retour au laboratoire, qu'ils faisaient un petit changement et ainsi de suite avec les échantillons. Je crois qu'on a eu six échantillons différents avant de tomber sur la bonne formule. Et donc tu fais ces tests là et ensuite on passe aux tests obligatoires pour vérifier que le produit est safe. Ça prend plusieurs mois, c'est long.
- Speaker #0
C'est quoi la différence du coup avec les autres tests ?
- Speaker #1
Alors le premier test c'est pour être sûr que la formule fonctionne, que la texture est ok, qu'on a un peu la sensation de chauffe, que ça apaise vraiment. Donc c'est vraiment juste sur l'utilité du produit entre guillemets. Et après les tests réglementaires c'est pour s'assurer que c'est safe pour les utilisateurs. Donc on vérifie la compatibilité entre le packaging, donc le stick. et le baume. On vérifie qu'il n'y a pas de développement de bactéries qui va se faire. Et après quand tu as de l'eau, nous ce n'est pas le cas, on n'a pas d'eau dans notre packaging, enfin dans notre produit, mais si tu as de l'eau, tu as encore des tests supplémentaires, tests pour voir si ça irrite la peau des gens, tout ce genre de choses pour tester les allergènes et être sûr qu'on met un produit sur le marché qui va être qui va être safe pour tout le monde.
- Speaker #0
Donc il y a un gros cahier des charges ou un gros... C'est pas une checklist ?
- Speaker #1
Oui, en fait ça passe par un... Pour le coup c'est le laboratoire qui s'en occupe et qui font appel ensuite à une toxicologue qui va du coup tout vérifier, les ingrédients, la formule, les retours des tests. Et une fois qu'elle a signé son rapport en disant c'est ok, à partir de là on peut le mettre sur le marché.
- Speaker #0
Ok. Et du coup il y a des utilisateurs qui ont testé en amont avant ce test-là ou ça se passe du coup après ce test-là ?
- Speaker #1
Les tests réglementaires se font tous ensemble. C'est vraiment la première partie des tests sur l'efficacité du produit que nous on fait avec nos bêta-testeurs. Et ensuite les tests réglementaires globalement ils se font tous en même temps. En fait tu testes sur un petit bout de peau pour voir si tu réagis. Et il me semble qu'ils regardent au bout de quelques heures si la peau a réagi à plusieurs reprises. C'est comme ça qu'ils testent pour voir s'il y a de l'irritabilité ou autre. Et cette partie-là, comment tu t'es sentie ? C'était stressant ? C'était excitant ? En fait, je ne l'ai pas trop vécu vu que c'était hyper délégué au laboratoire.
- Speaker #0
Par contre,
- Speaker #1
il y a le stress de se dire, en vrai, si un truc capote, comment on fait ? Surtout qu'on avait déjà du retard sur notre livraison, parce que nous, on a fait une campagne de précommande. On était censé livrer en mars, en vrai, on a livré en décembre. Il y a eu beaucoup de retard. Après c'est hyper fréquent en vrai pour les personnes qui font des campagnes de financement parce qu'en fait on entreprend tous pour la première fois. Il y a plein de choses qu'on n'anticipe pas. Donc en vrai c'est pas hyper grave. Mais du coup je me suis dit mais en fait si les tests ne passent pas, c'est-à-dire qu'il faut refaire la formule, refaire des tests. Et là dans ce cas-ci, c'est pas décembre qu'on livre mais c'est un an après quoi. Donc il y a ce stress-là quand même. Mais après tu as tellement de trucs à gérer à côté qu'en vrai tu fais confiance au labo. Tu lui croises les doigts pour que ça passe.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Et justement, tu parlais un peu de défis. La première fois qu'on entreprend, etc., c'était quoi un peu tes plus gros défis ou des choses que tu appréhendais et qu'au final, comment ça s'est passé, tout ça, pour toi ?
- Speaker #1
En vrai, moi, je pense que ce que j'ai trouvé le plus dur, c'est tout ce qui va être les usines pour les packagings. Déjà parce que c'est des minimums de commandes qui sont énormes. En cosmétique, c'est 10 000 unités minimum. minimum ouais ouais donc beaucoup quand même bah ouais moi j'arrivais un peu naïve en me disant je vais prendre 700 packaging et comme ça à faire 700 produits on voit comment ça va ils m'ont dit non non mais pour moins de 10000 on fait même pas tourner l'usine ah ok très bien bon bah écoutez on va voir comment on va trouver l'argent parce que voilà en plus il faut les importer ça aussi c'était hyper stressant heureusement je me suis fait accompagner par par une entreprise qui du coup ont géré la douane et tout. pour moi parce que ça paraissait un casse-tête. Franchement, il faut se faire accompagner pour ça. Mais mes packagings, quand je pensais qu'enfin tout était bon et qu'on allait pouvoir emmener à la prod, en fait, il y a deux cartons qui se sont perdus à l'aéroport en France. Sauf que si tu n'as pas tous tes cartons, il n'y a rien qui passe la douane. Donc en fait, heureusement que je n'ai pas été passée par une agence, parce que déjà si tes cartons restent, tu es censée payer à la base le rangement de ton carton tant que tu ne l'as pas récupéré. Mais heureusement, grâce à eux, je n'avais pas à payer. Je veux même pas imaginer le prix que ça m'aurait coûté. Et puis eux, tous les jours, ils étaient là à mettre un petit coup de pression, que ce soit à l'aéroport de départ ou à l'aéroport d'arrivée, pour savoir où étaient les cartons. Et au final, ils ont fini par regarder sur les caméras de surveillance pour savoir où ils avaient... perdu mes deux cartons, quoi. Mais ça a mis bien deux semaines avant qu'on les retrouve.
- Speaker #0
Ah quand même. Ça c'est stressant.
- Speaker #1
Ça c'était hyper stressant, vraiment. Pendant deux semaines, j'étais... En plus, j'habite pas loin de l'aéroport, donc j'étais en mode... À partir du moment où c'était douané, on m'a dit tout de suite on peut te les envoyer. Donc en fait, je pouvais pas être à l'autre bout de Paris et ensuite on m'appelle et on me dit, bah Charlotte, dans une heure, on est là. Donc en fait, je bougeais quasiment pas de chez moi, tu vois. C'était hyper stressant, vraiment. Et puis tu bouges pas quoi, t'es chez toi pendant deux semaines quoi. Et puis heureusement le laboratoire c'est des amours, ils étaient ok pour décaler à chaque fois et puis ils ont trouvé ensuite un petit créneau pour qu'on puisse produire parce qu'ils avaient conscience aussi que c'était pas de notre ressort mais heureusement parce que franchement ça c'était hyper stressant pour le coup. T'as l'impression que enfin t'as passé toutes les difficultés. Bien sûr. Et non, tu vois maintenant j'ai appris.
- Speaker #0
Deux petits cartons. Mais oui ! C'est bon, c'est pas grave. Autant s'il y en avait une mille, on se dit bon peut-être que c'est un peu beaucoup mais deux.
- Speaker #1
Mais c'est ça. donc c'est hyper strict en fait ah ouais bah de toute façon la douane non seulement déjà t'as des papiers à remplir et tout le travail donc heureusement que c'est pas moi qui les ai remplis parce que pour le peu de fois où j'ai eu à faire la douane vraiment je bégais c'est ça et puis pour j'ai déjà entendu des entrepreneurs pour un mauvais étiquetage sur le carton leur marchandise elle est repartie donc en fait tant que c'est pas arrivé sur le sol français que c'est pas dédouané tu stresses tu sais pas ce qu'ils peuvent trouver à redire quoi
- Speaker #0
Et du coup, l'étape d'après ?
- Speaker #1
L'étape d'après, ça a été de livrer tout le monde. Ça a mis beaucoup plus de sang que ce que je pensais. De faire des cartons, on avait eu 200 commandes à peu près à préparer. Cool ! Ouais, c'était hyper bien. La campagne avait vraiment bien fonctionné. Je me souviens, tous les soirs, après l'entraînement, je faisais quelques cartons. Et puis, je me souviens encore de la première fois où je suis allée à la poste. J'avais deux énormes sacs et tout. Et le mec m'a dit, vous avez compté le nom de colis ? Non ? J'ai pas encore ce réflexe là ! Du coup, d'où sorti ? Il comptait avec moi, adorable et tout. Et puis ensuite, c'est le lancement du site internet, il faut le finaliser. Nous on est passés ensuite à ce moment-là sur Shopify, parce qu'avant on était sur Wix. Donc il y avait tout à finaliser. Et puis en fait, maintenant tu as les produits, il faut vendre ma belle ! Donc il faut trouver des endroits où aller, il faut axer vachement sur la com. Et le tout début en vrai, il est hyper difficile parce qu'en fait tu pars de zéro. On te connaît aussi.
- Speaker #0
En soi, il y a ton cercle proche, enfin ton cercle, ça va qu'avec l'athlétisme, il y a un peu l'effet boule de neige, dans le sport, etc. Ça vient, mais ça n'empêche que ça ne suffira pas.
- Speaker #1
Les gens ont besoin de tester le produit et c'est normal, franchement. Ça m'est déjà arrivé plein de fois d'acheter un baume chauffant et d'être hyper déçue. je comprends, mais du coup forcément c'est plus simple que si on vendait une gourde par exemple où tout le monde comprend déjà l'utilité et est sûr qu'une gourde ça fonctionne quand on sait quoi ça sert. Donc ouais, début de la commercialisation et puis petit à petit on a fait des événements pas forcément axés sport mais en même temps il y a des sportifs un peu partout.
- Speaker #0
Et puis au paris on est bien servi quand même.
- Speaker #1
C'est ça, on a fait aussi du coup des stands sur des compétitions d'athlétisme. on a eu la chance de pouvoir le faire ensuite on a fait la foire de Paris on avait gagné un stand pendant une semaine sur la foire de Paris donc là pareil je pense que c'était trop bien du coup cette année là dans une semaine on y repart pendant deux semaines cette fois-ci et en fait on a 60% de notre clientèle qui va être des sportifs et en vrai on a 40% de nos clients qui sont pas du tout sportifs mais qui vont vraiment l'utiliser juste pour l'apaisement des tensions que ce soit lié au travail ou à l'âge parce que en fait sur cette partie là elle est hyper efficace genre l'année dernière sur la foire vraiment Les gens venaient tester et c'était en mode oui bon on va faire un petit tour et tout. 98% des gens 5-10 minutes ils étaient de retour pour acheter parce qu'en fait ça avait vraiment apaisé. J'étais la première à y tenir, que ça fonctionne aussi vite parce que moi chaque fois je leur disais bah faut attendre 15 minutes et voilà et en fait non pas du tout. Il y en a même à peine tu leur poses tu masses un petit peu pour faire pénétrer ils sont en mode ah ouais non mais déjà c'est pas mal en fait.
- Speaker #0
Écoute je comprends.
- Speaker #1
Ah oui oui clairement je comprends tous les retours.
- Speaker #0
Tu Tu dis pas non. Bah oui. Et du coup, tu disais que... 60% de ta clientèle ce sont des sportifs, le reste des non sportifs. Est-ce que tu développes la partie partenariat ? Est-ce que avec des cabinets de kinés, des choses comme ça ? Ou quelle est ton autre cible du coup ?
- Speaker #1
Alors les kinés et tout, j'avoue je ne m'y suis pas trop mise pour l'instant. Je pense que je ne connais pas non plus énormément la cible. Pour l'instant on va vraiment être directement pour les sportifs et d'ailleurs là on commence à faire du coup des animations un peu en running club enfin directement dans les clubs pas forcément que running triathlon etc pour faire tester le produit et vendre après et on est en train de développer un peu un réseau national sur ça pour qu'on ait du coup un peu partout en France des gens qui puissent le faire pour nous parce qu'en fait on sait qu'une fois que les gens testent ça convertit assez facilement donc l'idée c'est qu'il y a un maximum de gens qui puissent tester le produit Et après, vu qu'on a une partie de notre clientèle qui n'est pas sportive, on développe aussi une offre pour les entreprises, pour leurs salariés, en mode cadeau salarié, pour que tous les salariés puissent avoir un petit baume pour apaiser leur douleur, parce qu'en fait, les TMS, les troubles musculoskeletiques, c'est hyper répandu, c'est la majorité des maladies professionnelles. Ça coûte très cher aussi une entreprise. C'est très désagréable quand on en souffre. Donc, quitte à ce qu'il y en ait, qu'ils l'achètent de par eux-mêmes. On essaie de développer aussi cette partie-là.
- Speaker #0
Et ça, du coup, tu fais des interventions dans les entreprises ?
- Speaker #1
Non, c'est vraiment juste de la vente de produits en mode cadeau. On peut personnaliser sur le dessus du stick un sticker en fonction de ce qu'ils veulent et ensuite, eux, le distribuent en interne à leurs salariés.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, toute cette aventure entrepreneuriale, qu'est-ce que ça t'a appris sur toi, sur la gestion d'une entreprise ? Pour toi, c'était quoi tes plus grosses leçons ?
- Speaker #1
Alors sur la gestion d'une entreprise, j'avoue que je ne saurais pas trop quoi répondre. Mais en fait, ça m'a surtout, moi, beaucoup fait évoluer. Parce que je me souviens de moi qui commençais l'athlète, qui est toute timide, qui n'est pas hyper à l'aise en public, etc. Et la Charlotte que je suis aujourd'hui, il n'y a rien à voir. Aujourd'hui, on me demande de monter sur scène pour pitcher mon projet, même si je ne suis pas prête, je peux le faire sans problème. Je suis beaucoup plus résiliente. J'ai une meilleure gestion de mes émotions aussi, parce qu'en tant que bonne hypersensible, Je me souviens, j'étais dure à penser qu'il fallait garder ses émotions pour soi, pour être forte et tout. Alors qu'en vrai,
- Speaker #0
en faisant ça, littéralement, je ne faisais rien de mes soirées parce que j'étais trop concentrée sur mes émotions, que je ne laissais pas sortir.
- Speaker #1
Aujourd'hui, si vraiment il y a besoin, je vais pleurer dans mon coin et ensuite je reviens et je fais ce que j'ai à faire. Donc en fait, je pense que j'ai appris plein de choses forcément sur la gestion de l'entreprise d'un point de vue purement factuel. La comptabilité, comment est-ce qu'on manage aussi. Ça, j'ai beaucoup appris aussi. mais du coup ça m'a aussi beaucoup fait apprendre. sur moi-même. Mais en fait, je pense que l'entrepreneuriat, ça nous fait surtout nous évoluer et ensuite, ça nous permet de l'appliquer à l'entreprise, mais c'est d'abord nous, en fait, qui évoluons. Même, je vois des amis avec qui j'ai commencé l'entrepreneuriat, rien à voir en termes de confiance, en termes de positionnement ou autre. Avant, j'étais la toute petite Charlotte, causée à peine, j'essayais de demander des trucs et tout. Alors que je sais qu'aujourd'hui, j'ai aucun souci à m'imposer s'il y a besoin. C'était inimaginable il y a quelques années.
- Speaker #0
Du coup, c'est top. Oui. ça en vaut la peine parce que c'est vrai que l'entrepreneuriat des fois peut faire peur, on ne connaît pas on entend beaucoup parler mais du coup on ne sait pas vraiment à quoi ça consiste etc et puis on a peut-être cette image de c'est des personnes hyper engagées, hyper sûres d'elles etc qui arrivent à facilement se vendre entre guillemets mais en fait je pense qu'il y a un peu de tout non déjà l'entrepreneuriat c'est quelque chose de dur
- Speaker #1
Donc en fait, sur ce point-là, il faut... En fait, les entrepreneurs, c'est des gens qui sont passionnés. Tu dois être passionné par ton sujet si tu veux tenir sur le long terme. Parce que justement, l'entrepreneuriat est dur et que tu as des journées vraiment en dents de scie. Il y a des trucs trop bien, il y a des trucs trop pas bien aussi qui se passent. Donc forcément, les entrepreneurs, c'est des gens qui sont passionnés. Pour moi, c'est le plus gros point et c'est ce qu'il faut faire ressortir. Il ne faut pas vouloir entreprendre pour entreprendre. Ça ne fonctionnera pas. En fait, tu ne vas pas tenir sur le long terme. Il faut que tu aies une raison qui fasse que tu... parfois tu travailles 50-60 heures dans la semaine alors l'idée on est d'accord, c'est pas de travailler toute sa vie 50-60 heures, mais au début c'est la vérité, tu vas devoir, souvent ça on le voit pas sur les réseaux, même moi en fait, en vrai je partage probablement pas assez les côtés négatifs ça bat le temps, c'est difficile aussi, parce que tu dois déjà le gérer, et puis ensuite, effectivement tu passes souvent vite à autre chose, mais c'est vrai que c'est un truc que j'aimerais partager un petit peu plus, parce qu'il y a pas mal de difficultés il y a pas que les invitations à des podcasts les conférences ou autre, il y a aussi pas mal de difficultés et c'est dommage. qu'on le voit un peu moins sur les réseaux. Je vois beaucoup de gens qui sont dans l'entrepreneuriat parce qu'ils ont des trucs trop cools sur les réseaux. Et c'est vrai, je vis des trucs trop bien dans mon travail. Il n'y a pas de souci. Mais il y a aussi des journées où je suis au bout de ma vie.
- Speaker #0
Oui, c'est normal.
- Speaker #1
Il y a un peu des deux, mais on ne le voit pas assez. Mais en tout cas, c'est la passion qui fait qu'on continue.
- Speaker #0
OK. On va revenir du coup sur... Le stick, ici le boom. Il est vendu dans des pharmacies, il est vendu en ligne aussi, j'imagine ?
- Speaker #1
Oui, alors là pour l'instant il est vendu en ligne. On a deux concept stores et une salle de coaching à côté de Bordeaux qui nous revendent. On discute avec des pharmacies. Je ne sais pas exactement si on va vraiment y aller tout de suite en pharmacie parce que c'est un secteur qui est quand même assez demandant. Et je suis toute seule à la tête de la boîte.
- Speaker #0
C'est-à-dire sur la quantité des produits ?
- Speaker #1
Pas forcément sur les grands... quantités mais ça va être plutôt sur l'animation il faut aller former un peu tout le monde il faut régulièrement y retourner pour les motiver à conseiller ton produit ils aiment beaucoup le format échantillon des cadeaux à donner un peu partout et puis il faut aller régulièrement vérifier que le produit est bien compris etc et en fait ça peut le faire pour une officine mais en fait quand on a plusieurs c'est compliqué le format est peut-être un peu gros aussi le nôtre pour ce qu'elles attendent. Elles aimeraient bien un petit peu...
- Speaker #0
C'est quoi comme quantité ?
- Speaker #1
Nous, on a 70 grammes. On a un prix à 29,90€ pour 5 à 6 mois d'utilisation minimum. En général, les gens achètent une recharge au bout de 7-8 mois, mais eux, ils aimeraient bien un prix max à 20€. Parce que c'est plus simple de vendre un truc à 20€. Les gens, 20€, ce n'est pas trop douloureux pour eux. Donc, ils pourraient très bien prendre et tester. Là où 30€, il faut qu'on vende un petit peu plus. Et là, on est en train de faire des PLV, des petites boîtes en carton dans lesquelles on pose les produits, pour aller voir les magasins de sport aussi directement.
- Speaker #0
Un petit peu des 4 longs ?
- Speaker #1
Des 4 longs, Iron... enfants. ce genre de boutique-là.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, là, ta vision sur du moyen-long terme, la vision d'Isom, c'est quoi ?
- Speaker #1
À moyen terme, écoute, déjà, qu'on puisse être disponible un peu au national. J'aimerais bien que dans chaque région, on ait au moins un revendeur. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'on développe aussi ce truc d'animateur terrain. Donc, en fait, tous ceux qui vont aller faire tester dans les clubs, dans les running clubs, les triathlons, etc., le produit. donc ça c'est vraiment notre projet de maintenant et que j'aimerais vraiment développer sur les prochaines années et mon objectif à très long terme quand même j'aimerais beaucoup qu'on ait un lieu physique un jour pour rassembler la communauté autour d'une salle de muscu d'un co-working, d'un café etc mais en tout cas j'aime beaucoup ce truc très communautaire autour d'une marque et que j'aimerais beaucoup qu'on développe mais bon ça ce sera dans longtemps quand on aura on sait pas peut-être que ce sera plus rapidement Je dirais pas non.
- Speaker #0
dans tous les cas. Mais oui, du coup, le fait d'avoir cette présence nationale, ça veut dire qu'il va falloir former du monde. Et c'est ce que tu fais déjà ? C'est quelque chose que tu mets en place, tu ne mets pas en place ? En fait,
- Speaker #1
pour nous, on part vraiment sur ces animateurs terrain là. Donc en fait, c'est des personnes en freelance qu'on va former un peu à l'image de la marque, notre histoire, à la vente. Et on va leur chercher en fait des sessions de tests avec les clubs. Merci. donc on les contacte, on planifie une dette, eux aussi ils vont et en fait eux vont vendre le produit sur place, ce qui permet déjà un premier contact et ce qui nous permet de toucher plus facilement aussi l'entièreté de la France quoi, parce que pour l'instant nous on en a fait pas mal mais c'est forcément en Ile-de-France et sur Paris et puis en vrai mon agenda il arrive très vite à bout quoi. Là je vois pour le samedi, le prochain samedi que je peux proposer c'est le 30 juin quoi, on est en avril. Donc en fait, très vite, même moi ici, je me sens un peu limite. Enfin, ça va vite être limité. Donc l'idée, c'est qu'on puisse déléguer ça et ce qui va nous permettre du coup d'avoir un pied un petit peu partout. Et une fois qu'on a des clients quelque part qui vont demander un magasin, on a plus de chances derrière de pouvoir aller revendre dans ce magasin là.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est un peu cette idée là d'aller un petit peu partout, d'être local un petit peu partout et du coup de se développer au fur et à mesure.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
ça va se faire. Ouais,
- Speaker #0
ça va le faire. Parce que derrière toi, il y a une petite équipe quand même. Tu n'es pas toute seule à gérer. Tu as des stagiaires. Comment tout ça se passe ?
- Speaker #1
Ça, ça varie un petit peu. Mais pour l'instant, j'ai Mélina qui est avec moi en alternance sur la partie communication et marketing. En vrai, au bout de deux ans, on est un peu devenus mon bras droit sur certains sujets quand même. Et de temps en temps, on embauche aussi des stagiaires pour nous aider soit sur la partie commercialisation et du coup sur le recrutement des animateurs. terrain soit sur le côté communication parce que forcément quand on est une marque qui se destine au public directement on a besoin de communiquer beaucoup effectivement ça me permet de me soulager le fait de ne pas avoir trop à regarder la com etc moi ça me permet de me focus un petit peu plus sur le produit et la commercialisation parce que en vrai là où moi je dois mettre mon temps c'est ce qui nous fait gagner de l'argent en tant que boîte donc ça aide d'avoir une petite équipe et puis moi j'aime bien manager honnêtement donc oui c'est ce que j'allais venir
- Speaker #0
là-dessus aussi, c'est peut-être... Une des compétences que tu as acquises, comment tu te sens dans ce rôle de manager ?
- Speaker #1
Franchement aujourd'hui trop bien, j'adore, je trouve que j'arrive de plus en plus à recruter des profils qui sont... s'entendent hyper bien ensemble. Genre là par exemple l'équipe que j'ai pour la Forte de Paris franchement c'est trop bien. C'est au point où parfois j'ai certaines stagiaires, elles finissent leurs heures mais elles restent parler au bureau et je suis en mode ça veut dire qu'elles se sentent bien quand on est au bureau. mais je suis passée au tout début je me souviens, en fait moi j'ai jamais travaillé en entreprise donc au tout début je me souviens je faisais leurs emplois du temps quasiment à l'heure mais en fait c'était intenable vraiment et aujourd'hui on a un système sur notion qui font que elles sont très vite indépendantes, évidemment on est toujours là si elles ont besoin mais en fait elles sont très vite indépendantes elles ont leurs tâches, elles savent sur quoi avancer si elles ont des questions, elles savent comment les poser et en fait ça fait que je peux moi aussi moins micromanager, elles elles adorent parce que du coup, elles ont un peu de la... liberté elles peuvent tester leurs idées aussi ça je suis hyper à l'écoute aussi des idées qu'elles peuvent avoir si elles ont envie de tenter en fait je crois que principe que tu viens faire un stage aussi pour apprendre en fait si tu as envie de tester autre chose sur faire de la com mais en fait je vais tester je parle événementiel et ben welcome tu vois on va te trouver une tâche pour tes essayer sur ça et puis elles font de la vente avec moi parce que du coup elle participe aussi au test la ligne dans la ford de paris même celles qui sont en communication elle vient de sur la Forte de Paris aussi. Donc en fait, l'idée, c'est qu'elle sorte en étant plus sûre d'elle. et en ayant été formée dans un maximum de domaines.
- Speaker #0
Et puis oui, c'est hyper enrichissant aussi de toucher à plusieurs choses. Peut-être qu'elles sont venues à la base sur du marketing, de la communication et qu'au final, l'événementiel ou la commercialisation plaît. Donc c'est plutôt cool de pouvoir offrir ça à des jeunes filles, des jeunes garçons.
- Speaker #1
Et je suis hyper fière de ça, mais on a un groupe WhatsApp dans lequel ils l'intègrent quand ils viennent dans l'entreprise et moi, je ne les sors jamais. Donc en fait, il y a une vingtaine de personnes dedans. Merci. des anciens et parfois on a des événements et du coup nous on partage régulièrement un peu notre actualité dessus et en fait parfois ils viennent nous aider là par exemple sur la fort de paris on a des anciens des alumni comme on les appelle qui reviennent nous aider puisqu'en fait ils ont adoré ils ont envie de repartir un peu à l'aventure on fait des dîners de noël ensemble les gens actuels et les alumni là on va faire une randonnée ensemble il ya ce truc aussi de communauté même comme je disais tout à l'heure ouais et je suis trop contente puisqu'en fait elles adorent y être et dès que tu leur proposes un événement, elles s'en regardent. De fou ! je vais tester ça et ça fait plaisir parce que ça montre bien qu'elles se sont bien entendues avec tout le monde et qu'elles se sentent à l'aise aussi avec la marque,
- Speaker #0
c'est mes meilleures ambassadrices ça c'est top bravo pour ça parce que c'est pas évident de mettre en place vraiment d'impliquer tout le monde sur un projet je sais pas si c'est l'excitation de bosser sur une start-up qui fait que vraiment ils doivent se dire oui c'est trop bien on va toucher à plein de choses où c'est aussi... De toute façon, les deux sont possibles. Toi qui arrives vraiment à faire ce travail-là, de pouvoir répondre à leurs besoins, à faire qu'ils se sentent à l'aise et qu'ils puissent être dans un environnement propice à de la productivité, à de l'apprentissage, etc.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a un peu des deux. Le côté start-up plaît quand même beaucoup. Et après, l'avantage, c'est que je n'ai pas non plus énormément d'années de différence avec elles. C'est ça aussi. Donc, elles savent... Enfin, je rigole deux fois avec elles. je les taille tous le temps. On rigole beaucoup. Mais par contre, j'ai quand même ce truc de « elles savent que je suis la boss » . Mais du coup, quand on est au bureau, en fait, tant qu'il y a cette délimitation, on peut rigoler sur tout et sur rien. Enfin, genre vraiment, on rigole tout le temps, on est détente. Et puis, elles savent que les journées au bureau aussi, elles sont plus détentes. Genre, on va plus discuter ou autre. Quand elles sont à des travails, forcément, elles vont un peu plus bosser. Mais c'est hyper important pour moi qu'on se voit régulièrement et que les temps au bureau, en fait, parfois, si juste il y a une conversation qui pop up et ben let's go on y va parce parce qu'en fait, ça permet de créer aussi ce groupe, cette unité. Donc, je pense qu'il y a des deux.
- Speaker #0
Ok. Et en parallèle, tu fais aussi des... Tu interviens dans des écoles. Parce que Madame n'a pas assez de choses à faire, donc ça va ajouter.
- Speaker #1
Non, c'est ça. Je donne des cours, je fais du mentorat pour les entrepreneurs. Je crois que c'est... Franchement, je pense que c'est très entrepreneur. Genre, tu as toujours 50 000 projets et tu n'en as pas qu'un seul. Mais du coup, ouais, je... je donne des cours, j'interviens en tout cas en école supérieure pour tout ce qui n'a pas de maths, parce que je suis nulle en maths, je n'aime pas les maths. Donc tout ce qui est marketing, culture d'entreprise, management, etc. Tout ça, je peux intervenir. Et en vrai, j'aime bien parce que ça me relie un petit peu plus à ce côté très intellectuel que j'avais en licence autour de la sociologie, des sciences po, etc. Juste par contre, c'est très prenant. Je ne ferais pas ça toute ma vie.
- Speaker #0
Bah oui,
- Speaker #1
mais pour l'instant, ça te plaît. Bonne journée. Pour l'instant c'est cool, j'aime bien voir évoluer aussi les étudiants. Donc il y a ça et du coup après le mentorat aussi où j'accompagne du coup des entrepreneurs qui vont se lancer ou qui viennent de se lancer dans les premières étapes, genre tout ce qui va être lancement, crowdfunding, positionnement, images de marques, etc.
- Speaker #0
Ok, donc ça tu le fais de ton côté ou c'est relié à une entreprise ?
- Speaker #1
C'est en auto-entreprise. En fait j'ai l'ISOM Athletic qui est en société et ensuite j'ai le mentorat qui est en auto-entreprise.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Et ça depuis combien de temps ? Euh...
- Speaker #1
En vrai, on a lancé officiellement il y a un mois le mentorat. En vrai, ça fait un an et demi que je le fais. Et puis, dans mes conversations, assez facilement, je prends ce positionnement-là. C'est juste que là, officiellement, on a lancé une offre pour le rendre un peu plus officiel. Mais ça fait déjà un moment.
- Speaker #0
Comment tu trouves du temps ? Comment tu organises ton temps ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. C'est une très bonne question. je sais que... le soir est consacré quasiment exclusivement à mes entraînements et à partir de là, j'ai une to-do list et j'essaie de la dérouler et du coup en fonction des priorités je suis pas trop par exemple mes réunions je les fais le matin en général parce que sinon l'après-midi je suis fatiguée, j'ai la flemme les réunions l'après-midi c'est très rare donc à partir de là, je sais que mes matinées c'est surtout des réunions et ensuite l'après-midi je peux dérouler tâches. Mais en fait, en vrai, notre travail, c'est surtout de... T'as une to-do list et tu déroules des tâches. Et en fait, tu fais que ça. Moi, ma plus grosse difficulté, je pense que c'est de garder une seule to-do list. En bonne personne, avec des troubles de la concentration, j'ai tendance à avoir...
- Speaker #0
T'as combien de to-do list ?
- Speaker #1
Là, je me suis remise sur celle de notion et tout. Je l'ai remise tout au propre. Oui, c'est clair. J'espère que...
- Speaker #0
C'est ça, on va être juste encore.
- Speaker #1
J'espère qu'elle va durer un bon moment. Mais sinon, ça finit toujours par un petit carnet, parce que finalement, je suis plus d'humeur à écrire et tout. Ça, c'est vraiment mon plus gros problème. c'est trop du mail même j'arrive pas à planifier. Il y a des gens qui planifient des blocs de temps, moi ça j'arrive pas. Je vais aller sur le bloc de temps.
- Speaker #0
Parce que c'est bien de planifier, mais après est-ce qu'on les respecte ? Parce qu'on a tous envie de bien faire quand tout est bien écrit et tout. Il y a un petit peu aussi des imprévus. J'imagine. Oui,
- Speaker #1
ça aussi il y a des imprévus. Et puis tous les jours tu as au moins un appel téléphonique qui n'était pas du tout prévu et il faut qu'il y ait un truc, il faut modifier quelque chose. Donc ça ça arrange encore moins. mes petits problèmes d'organisation mais bon après on fait avec, il y a des jours où j'arrive très bien à travailler et dans ce cas tant mieux j'avance de fou et il y a des jours où c'est moins le cas et j'accepte aussi de parfois prendre un peu de recul et passer peut-être un petit peu plus de temps à prendre soin de moi aller me promener etc je fais un peu en fonction de mon énergie c'est
- Speaker #0
ça aussi que j'allais te demander comment tu gères cette vie hyper prenante avec ta vie perso, ton équilibre aussi parce que c'est super important pour éviter de faire des petits burn-out, des choses comme ça, enfin tenir en fait dans la durée, comment tu arrives à allier ça, comment tu t'organises là-dessus ?
- Speaker #1
Honnêtement, moi je n'ai pas d'équilibre. Je pense que tu ne rencontreras jamais un entrepreneur qui va te dire qu'il a un vrai équilibre vie pro, vie perso, en tout cas pas au sens où on l'entend. Moi, ce qui m'aide quand même à tenir, c'est l'activité physique. Je me rends compte que quand il y a des semaines où je suis tellement occupée que je ne vais pas à l'entraînement, je suis sur les nerfs, je suis tendue, enfin genre ça ne va pas. Donc ça, ça... ça fait vraiment partie de mon équilibre et que ce soit un entraînement d'athlètes comme juste un footing ou une petite séance d'abdos parce que j'avais pas le temps ou autre mais en tout cas bouger ça c'est hyper important pour mon équilibre et ensuite juste j'accepte que bah en fait je suis hypersensible que je suis hyper esthétique donc j'ai une hypersensibilité des sens aussi et que du coup bah parfois juste en fait c'est trop donc je ne suis pas en mesure de gérer autant de choses que d'habitude tout comme il y a des jours où je me réveille et je suis au taquet y'a pas de soucis genre je peux gravir des montagnes et en fait l'idée c'est juste de l'accepter et ensuite de faire avec son rythme. En fait je pense que la pire chose à faire c'est cette image de l'entrepreneur parfait qui travaille tout le temps et qui n'a jamais de problème de motivation, qui n'a jamais de problème de discipline etc. Ça c'est nul ça, il faut l'oublier. On a tous notre manière à nous de fonctionner, on a tous des choses à côté aussi à gérer et en fait il faut juste s'écouter. Je pense que vraiment au début on part tous sur ce truc de on aimerait être genre la girlboss et tout mais en fait Merci. t'es une girl boss quand tu vas pouvoir canaliser par rapport à ton énergie et avancer te forcer à être à 100% tout le temps ça fait comme tu l'as dit ça fait que nous approcher du burnout sauf que nous on a pas de parachute en fait comme quand on est salarié et qu'on a un burnout donc ça faut aussi le penser et puis ta boîte elle dépend de toi en fait donc si toi t'as pas l'énergie d'avancer c'est fini et ta boîte elle va stagner en fait y'a personne qui va venir travailler pour toi qui va te dire ah bah ça faudrait peut-être le faire ça faudrait peut-être le faire donc en vrai c'est juste s'écouter. On est des êtres humains, on a tendance à l'oublier parfois. On aimerait être aussi efficace que des robots, mais c'est pas le cas. Donc c'est vraiment s'écouter. C'est hyper important.
- Speaker #0
Et ça, tu l'as fait depuis le début ou ça a pris du temps ?
- Speaker #1
Non, j'ai eu des périodes où vraiment je travaillais. Typiquement, la campagne de financement participatif, honnêtement, je pense que c'est celle qui m'a le plus trauma. Genre vraiment, c'est... tu as déjà tout un travail en amont, d'à peu près 8 mois en tout cas pour nous, pour le lancer, et ensuite c'est 30 jours de campagne. Pendant ces 30 jours, tu ne fais que contacter un maximum de gens, diffuser un maximum aux gens et tout, mais dis-toi qu'au bout d'une semaine, je t'ai écravée en fait, parce que je ne prenais pas le temps d'aller en train. je prenais pas le temps de manger correctement parce que pareil, je trouve la concentration donc moi j'oublie de manger assez fréquemment. Ça fait partie des trucs un peu...
- Speaker #0
C'est très bizarre mais des fois oui.
- Speaker #1
Moi quand je suis dans le travail, j'oublie de manger et en général je me rappelle de manger que quand je commence à me sentir faiblarde et j'ai l'impression que je vais clameter tu vois. Donc hyper compliqué et en fait t'es là tu dis ah c'est encore un message allé, plus tu t'envoies de mails et minuscènes, mais en fait juste ton corps il est pas fait pour pour tenir. que j'ai fait une semaine et pendant trois jours juste j'ai pas touché mon ordi j'ai pas touché mon téléphone et j'ai dormi et j'ai eu le temps noir dans ma chambre parce qu'en fait il fallait que je me remette et en fait tu as toujours des périodes où tu frôles un peu avec ça l'essentiel c'est juste de se dire ok bah là en fait fais gaffe genre par exemple noël tu vois ça va être une période où on va tendance à pousser un peu la foire de paris c'est ce que j'allais dire là je sais très bien que je vais en payer le prix mais du coup tu vois je prépare tous mes repas en avance je sais que j'ai ma mère et ma soeur qui peuvent m'aider si j'ai besoin pour organiser chez moi, rangé chez moi, parce que pareil, ça fait partie du bien-être. Et je sais que là, je pars quatre jours avant la foire pour me régénérer et je pars ensuite quatre jours après la foire, parce que moi, pendant douze jours, de 9h à 19h, je serai à la foire. Donc c'est ultra intense. L'année dernière, on avait fait une semaine, j'ai dormi pendant trois jours. Donc là, en vrai, j'ai trop hâte d'y aller parce que je sais que ça va être trop bien et j'appréhende de fou.
- Speaker #0
Oui mais au moins, du coup, par exemple, cette année, tu n'as plus qu'à aller des jours avant et des jours après. Donc ça veut dire que...
- Speaker #1
On fait des progrès déjà.
- Speaker #0
Oui, déjà, il y a eu des révolutions. Il y a aussi... Ça prend des erreurs, du coup. J'imagine que c'est le plus important. Et on arrive vers la fin de l'épisode. Qu'est-ce que tu dirais à un sportif ou une sportive qui souhaiterait se lancer en entrepreneuriat avec un parcours qui n'est pas un truc classique, entre guillemets ? Qu'est-ce que tu dirais en tant que grande sœur, en tant que mentor, du coup ? au final ?
- Speaker #1
En vrai, de se faire accompagner. Il y a plein de structures qui peuvent nous accompagner sur le développement de nos projets et en fait ça nous fait gagner un temps monstre et quand on est sportif, on n'a pas le temps, on a trop de trucs à faire déjà. Donc vraiment se faire accompagner et en vrai ne pas attendre la fin de sa carrière ou autre en sport. Il y a plein de choses qui peuvent être faites en parallèle et qui peuvent même d'ailleurs vous aider à grandir sur, moi j'allais dire sur la piste parce que athlétisme est en fait dans votre sport, tout comme votre Merci. va vous faire évoluer en tant qu'entrepreneur c'est du donnant donnant donc en fait il n'y a pas besoin d'attendre il n'y a pas d'ailleurs de toute façon il n'y a pas de moment parfait pour se lancer ça c'est vraiment pas le cas donc vraiment se faire accompagner il y a plein d'incubateurs pour ça il y a des mentors sinon en freelance comme moi il y a plein de choses qui peuvent permettre de faire avancer mais vraiment pas attendre c'est commencer même si c'est un tout petit bout vous commencez un petit peu par là au final vous avez un championnat vous devez mettre sur pause vous continuerez après c'est pas grave mais au moins le fait d'avoir commencé et de commencer dans le grenage
- Speaker #0
enfin tout ce qui va être reconversion et tout c'est un énorme sujet en sport il ne faut pas attendre d'être à bout pour commencer à y réfléchir et justement pour le mentorat les gens te contactent directement sur LinkedIn est-ce que tu vas avoir une petite vitrine pour
- Speaker #1
l'instant c'est via LinkedIn ou Instagram aussi là typiquement je publie pas mal de conseils sur l'entrepreneuriat mais sur Instagram en général parce que j'ai vu que tu as lancé le truc 30 conseils sur l'entrée. c'est plutôt sympa c'est vrai que c'est des conseils que moi j'aurais bien aimé avoir donc du coup je me dis c'était la bonne occasion de lancer officiellement le mentorat mais du coup sur Instagram on peut totalement me contacter pour ça ok, donc les personnes qui en ont besoin voilà,
- Speaker #0
vous trouvez les informations sur mon Insta n'hésitez pas merci beaucoup Charlotte et j'espère que cet épisode t'a plu moi ça m'a pour la deuxième fois qu'on a fait enregistrer mais c'est toujours un plaisir de discuter avec toi parce que c'est ultra intéressant ultra pertinent ce que tu fais j'ai fait du sport de haut niveau en professionnel donc je sais très bien ce que c'est de chauffer ses muscles et c'est vrai que on fait jamais attention en fait à ce qu'on utilise une fois dans ma vie j'étais brûlé par un produit c'est vrai que je ne dirai pas le nom ici mais mais J'ai pas une peau sensible, mais c'est vrai que je me suis dit, oula,
- Speaker #1
il y a un problème quelque part. Dès qu'il y a des ingrédients qui sont irritants, de toute façon, peau sensible ou pas, on finit par se faire attaquer.
- Speaker #0
Donc, en tout cas, moi, je vous conseille d'aller checker Isomathletique sur le site internet ou de vous contacter, du coup, sur les différents réseaux. Et si ça vous a plu, n'hésitez pas à partager, à en discuter autour de vous et surtout, on se retrouve dans...