- Speaker #0
Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui concerne tous les sportifs, mais dont on parle beaucoup trop peu souvent, l'après. L'après-carrière, parce que ça fait peur. L'après-carrière, parce que des fois on est perdu, on ne sait pas par où commencer. Et l'après-carrière, parce que ça peut être un peu tabou aussi. Aujourd'hui, mon invité a vécu le sport de haut niveau en tant que coach. Et il a quitté ce monde-là pour intégrer le monde de l'entreprise, en travaillant dans des grands groupes comme Microsoft ou encore Total. Mais maintenant, il accompagne des équipes, des managers, peu importe, dans un sujet aussi qu'on... parle peu souvent ou qu'on entend, mais on ne sait pas vraiment de quoi il s'agit exactement, l'intelligence émotionnelle. Bienvenue sur mon podcast Emmanuel Pimba, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Merci Estelle, je vais super bien. Très très bien, merci pour l'invite. C'est un plaisir d'être là. Donc, non, non, moi, je vais vraiment bien. Je suis bien dans ma tête, bien dans mes pompes. Belle période de ma vie, quoi.
- Speaker #0
OK, c'est super. On veut tout ça.
- Speaker #1
Moi, je le souhaite à tout le monde.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Mais bon, il y a eu des moments, justement, où je disais que c'était assez compliqué. Est-ce que c'est un sujet que tu peux en parler ? Moi,
- Speaker #1
je n'ai rien à cacher. Je suis très très très transparent sur... sur tout ce qui m'est arrivé, sur tout ce qui m'arrive. Donc moi, je suis hyper... J'ai toujours été dans le partage. Le partage des bons moments, des bonnes choses, et le partage des moins bons moments, des moins bonnes choses. C'est aussi avec les moins bons moments et les moins bonnes choses qu'on apprend à rebondir, à être résilient et à être épanoui derrière.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Et du coup, est-ce que tu peux nous parler de ta trajectoire ? de vie ?
- Speaker #1
Ça commence où ? Ça commence dans le sport. Parce que mon père a été dans le sport de très haut niveau. Mon père a été double champion du monde de karaté. Donc, on a... On est une fratrie de trois. On a grandi dans cet univers du sport professionnel quand même tout au long de notre vie. Moi encore plus puisque quand j'étais petit, moi mon père était encore dans le sport.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Alors que mes frères... frères mais mon père avait arrêté sa carrière de karatéka donc moi j'ai toujours eu ce cet atmosphère de sport à la maison j'ai eu la chance et avec mes frères on a eu cette chance Mon père ne nous a jamais obligés à pratiquer la même discipline que lui.
- Speaker #0
Ok. Donc, vous n'avez jamais fait de karaté ?
- Speaker #1
Je n'ai jamais fait de karaté.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Moi, les seuls moments où je portais le kimono, c'était, je ne veux pas dire de bêtises, je devais avoir 6-7 ans. C'était l'été à la montagne pour faire des photos avec mon père. Sinon, je n'aimais pas du tout ça.
- Speaker #0
Ok. Pourquoi ?
- Speaker #1
parce que que j'aimais pas la violence donc donc du coup la chance que j'avais c'est que la violence allait globalement que dans un sens avec mon père c'est plus lui qui mettait les coups plutôt qu'il les recevait donc je voyais qu'un versant de la vie mais mais j'aimais pas la violence donc et c'est vraiment une discipline qui m'a jamais attiré L'un de mes frères a fait un peu de karaté, mais pas très longtemps. Et on a eu cette chance, en fait, c'est que mon père ne nous a jamais obligés à pratiquer la même discipline. On le voit, il y a beaucoup de fils d'eux qui sont dans les mêmes sports, les mêmes disciplines que les parents. Par choix, des fois, c'est par obligation. Bon, nous, on a eu cette chance-là. Donc, moi, j'avais commencé. Par contre, on avait l'obligation de faire du sport. Peu importe.
- Speaker #0
C'est une bonne chose.
- Speaker #1
obligation de faire. du sport ça c'était c'était une question sine qua non donc donc du coup on a moi j'ai commencé par le foot et comme comme quasiment tous les garçons on a fait du tennis mais j'ai fait de la natation j'ai fait du tennis j'ai fait de l'équitation aussi un petit peu et puis après j'ai fait du foot et et un moment donné en fait ma mère m'a gentiment mis un coup de pression après un un entraînement où elle m'a dit t'es bien gentille, t'es bien mignonne. mais t'attendre sous la pluie, sous le froid, en plein hiver, franchement on va réfléchir à un autre sport. Aujourd'hui j'ai l'aîné de mes fils qui fait du sport, je suis content qu'il fasse du sport d'intérieur. Donc je comprends maintenant à ce moment-là. Et en fait moi j'habitais à Bouffémont, et à Bouffémont il n'y avait que deux sports en Inde. à ce moment là le volet et le basket donc le volet je connaissais pas le basket je connaissais un petit peu parce que c'était début des années 90 on commençait un peu à en entendre parler en France par par la NBA avec Michael Jordan, avec Magic Johnson, il y avait les JO de Barcelone qui arrivaient en 92, donc avec la Dream Team et tout, donc ça commençait un peu à, ok, il y a peut-être un truc à regarder, et donc du coup je me suis mis au basket. Je jouais au foot avec mon meilleur pote, Johan Sangal, qui a fait une carrière de basketeur pro derrière. On était comme ça. Enfin, on est toujours comme ça. Et du coup, moi, je suis parti du foot. Lui, il restait un an. Et à la fin de ma première année de basket, je lui ai dit, Johan, viens, il y a un truc qui est trop bien, en fait. Il y a un sport qui est trop, trop bien. Et il est venu. Il n'a plus jamais quitté le basket.
- Speaker #0
Il a fait,
- Speaker #1
moi non plus, il a fait carrière, il a été international, enfin bref. et... Et du coup, après moi, je suis resté dans cette discipline. Mes frères, quand ils ont grandi, sont arrivés dans le basket aussi. Et au final, mon père ne nous a jamais obligés à faire du karaté, mais indirectement, on l'a obligé à faire du basket. Et en fait, il s'est investi dans le basket et il a été piqué par le virus du basket. Et il a surkiffé le basket, en fait. Donc, c'était assez rigolo. Et donc, c'est comme ça que je suis arrivé dans le basket. quand j'étais tout petit puisque j'ai dû commencer je crois à 7 ans comme ça donc ça jusqu'à mai 13 14 ans à jouer à bouffaymont ensuite je suis parti en minime france à levallois c'était le c'est paris levallois alors non à l'époque c'était levallois ok à l'époque il y avait le club de du racing paris paris racing et le club de levallois donc là j'ai fait cinq ans là bas j'ai fait mes mes deux années de minime, plus mes trois années de cadet, toujours en championnat de France. Et à la fin des trois années de cadet, le Valois avait un club en première dive professionnelle. Sauf qu'il a disparu à ce moment-là. Il n'y avait plus de centre de formation, il n'y avait plus d'équipe Espoir. Du coup, j'ai dû trouver un club à ce moment-là. Je suis parti au Paris Basket Racing. l'autre club parisien il y avait donc j'ai fait une année en espoir j'étais pas brillantissime je travaille pas plus que les autres je vivotais un peu sur mes acquis sur mes qualités sauf que j'avais 18 ans, je jouais face à des mecs qui avaient 21 ans. En fait, les qualités quand t'as 18 ans face à un pré-adulte, t'en as plus beaucoup.
- Speaker #0
C'est compliqué.
- Speaker #1
Donc du coup, j'ai un peu foiré mon année. Je l'ai foiré définitivement au niveau scolaire. J'ai raté mon baccalauréat à ce moment-là. Donc mes parents m'ont dit, t'es gentil, mais on ne va plus investir.
- Speaker #0
T'arrêtes tout.
- Speaker #1
T'as fait le con. T'as fait le con et sur le terrain, et à l'école tu rentres à la maison tu arrêtes le basket à niveau national et tu reviens jouer tu fais ce que tu veux mais tu reviens habiter à la maison et tu repasses ton baccalauréat depuis la maison et là j'ai continué je pouvais retourner jouer sur de la National 2 mais ça ne m'intéressait pas ça ne m'intéressait vraiment plus donc je suis retourné jouer à Bouffémon avec mes potes en région j'ai passé mon bac et à côté de ça en fait je commençais déjà à entraîner les équipes du club dont une équipe où il y avait mes frères mes petits frères donc j'ai entraîné mes frères ça a été une super expérience pour moi tu demandes à mes frères je sais pas parce que parce que ouais il ya des fois où on rentrait à la maison mais on se parlait plus trop. Moi ça a été une super expérience, j'ai adoré, je les voyais progresser et puis même si c'était sur la catégorie Benjamin, c'est du moins de 13, on était un peu compet, on avait gagné la coupe départementale, on était trop content. Donc voilà, il s'est passé plein de petits trucs qui ont été très chouettes à ce moment-là.
- Speaker #0
Tu voulais coacher ou c'était un choix ? Non, c'était plus...
- Speaker #1
J'aimais bien ça, mais je n'avais pas l'ambition encore que ce soit mon job.
- Speaker #0
Je n'avais pas cette ambition-là.
- Speaker #1
C'était un peu un hobby. Après, j'ai pris l'équipe. J'ai pris les U13, j'ai pris les U15. Après, j'ai pris les U18, toujours au niveau départ. Mais je grimpais sur les équipes. catégorie et puis et puis à un moment donné je me dis pas peut-être en faire quelque chose mais on verra plus tard quoi je finis mes études je fais un bts commerce international après mon baccalauréat je n'aime pas ça que j'ai pas eu le bac le bac je lis le bac que je lis le bac et le bts je n'ai pas eu ok mais j'ai pris ce bts un peu par défaut moi je voulais moi je je voulais aller à l'étranger. Je voulais... je voulais faire un Erasmus. Sauf que je connaissais ma ponctualité, ma rigueur au niveau de l'école. J'ai dit, si je mets un pied en fac, je suis mort. C'est fini. Je n'irai jamais à l'école. C'est clair et net.
- Speaker #0
C'est bien déjà de se rendre compte aussi de ça, d'y aller coûte que coûte parce qu'il faut continuer les études.
- Speaker #1
J'ai eu cette chance et j'ai eu cette qualité depuis très très jeune où j'ai très vite connu et identifié en fait, mais... qualité et mes défauts.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et ça, je savais que la rigueur à l'école, déjà, le fait d'aller à l'école, c'était un de mes défauts. À ce moment-là de ma vie, c'était vraiment un de mes défauts. Donc, je me suis dit non, si je m'inscris à la fac, on m'a perdu, quoi. Donc, du coup, je me suis dit, je veux trouver une formation où il y a une partie à l'étranger. Dans un contexte lycée. Parce qu'avec au moins... entre guillemets, je suis obligé de pointer tous les matins parce que c'est le cadre du lycée donc si t'es pas là il y a un billet d'absence ou un billet de retard à la fac t'as plus ça et puis c'est à la fin du trimestre c'est indiqué sur ton bulletin nombre de retard, nombre d'absence donc il me fallait ce cadre et donc je trouve ce BTS qui était le seul BTS avec un stage obligatoire à l'étranger tous les autres. autres BTS, notamment BTS Action Commercial, tous ces trucs-là, ils te favorisaient le stage à l'étranger mais il n'était pas obligatoire. Et là, Commerce International était le seul obligatoire. Donc, je suis parti là-dedans. Je suis parti à Barcelone pendant deux mois et demi. En fait, je suis rentré de Barcelone et j'ai dit « Ouais, je ne veux plus habiter en France. »
- Speaker #0
Révélation. Tu savais déjà que tu ne voulais pas habiter en France mais tu as décidé de partir à l'étranger. Oui.
- Speaker #1
Mais là, en fait, je suis rentré et je me suis dit « Non, je... Je finis mon année de BTS et donc j'ai un an pour trouver un job à l'étranger. L'année démarre, tout ça arrive, tout ça, j'ai déjà un job pour octobre de l'année d'après à l'étranger.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Elle est longue l'année après.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Quand tu sais que tu as déjà quelque chose pour après.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Waouh.
- Speaker #1
Donc du coup, j'avais trouvé un job dans l'immobilier en République dominicaine pour un an après.
- Speaker #0
Oui. Ça fait moins de stress quand même.
- Speaker #1
J'avais aucun stress. Voilà. Aucun. Et du coup, les cours étaient très très très long. Surtout quand il ne t'intéresse pas et que tu sais que tu as quelque chose derrière. Ça a été une période, pour le coup, assez compliquée, individuellement, personnellement, parce que trouver la motivation d'aller à l'école, je n'avais aucune motivation. C'était vraiment, ok, je ne veux pas avoir de... d'absence et de retard sur le bulletin, c'était tout.
- Speaker #0
Et avoir un diplôme ?
- Speaker #1
Il ne m'intéressait pas. Je ne l'ai pas eu. Mais parce que j'ai rien fait pour. Je me suis présenté aux examens, j'avais rien révisé. Je savais que ça n'allait pas passer. Il aurait fallu un miracle.
- Speaker #0
Mais pourquoi pas arrêter à ce moment-là ?
- Speaker #1
Parce que je m'étais engagé dans quelque chose. Donc en fait, ce qui est un peu ambivalent, parce que je m'engage dans quelque chose, je vais jusqu'au bout, mais je ne révise rien du tout pour l'examen final. Mais arrive cet examen, je n'ai pas. Et puis je pars en République dominicaine, travail. dans l'immobilier je reste quatre ou cinq mois à peu près c'est l'immobilier ou travail étranger qui t'intéresse c'était les deux les deux m'intéressait la priorité c'était travailler à l'étranger vivre une expérience à l'étranger et ensuite l'immobilier m'intéresse parce que c'est un secteur que je connaissais pas donc je voulais le découvrir puis le tien ça peut être chouette dans des maisons des terrains trop bien et du coup ça j'ai appris le métier d'agent à l'étranger, au bord de la plage.
- Speaker #0
sympa,
- Speaker #1
c'est pas mal franchement le cadre est quand même assez chouette mais j'ai pas appris le même métier qu'un agent IMO en France et du coup je reviens en France au bout de 5 mois et là je me dis qu'est-ce que je peux faire j'ai pas eu mon diplôme je viens de faire 4 mois à l'étranger mais dans l'immobilier qu'est-ce que ça fait en France en fait la seule chose que je suis capable de faire aujourd'hui c'est travailler dans l'immobilier quoi j'ai continué J'ai travaillé dans l'immobilier en France et là, au bout de 4 ou 6 mois, je me suis dit que ça ne m'intéresse pas du tout. Ce n'est pas du tout la même chose. Déjà, je me rappelle encore de mon entretien d'embauche où ma chef d'agence me dit « Par contre, au niveau de la tenue vestimentaire, il faudra avoir une... » travarette et tout ça, je me suis dit en fait je suis désolé, mes costumes ils sont encore en République Dominicaine parce que j'avais pris mes costumes mais comme je les ai jamais utilisés là-bas quand je suis parti, j'ai juste oublié, ils sont encore dans la penderie, ils sont même pas sortis de la sacoche, donc je suis en train de les faire rapatrier en France mais ils arriveront quand ils arriveront, c'était en 2005 donc et ça aurait dû mettre un peu la puce à l'oreille sur ok tu bien pas faire le même métier, c'est plus du tout le même job.
- Speaker #0
Les exigences ne sont peut-être pas les mêmes, c'est les attentes. Oui, c'est tout pareil,
- Speaker #1
les attentes. Moi, j'avais l'habitude, en fait, de... Moi, je pouvais aller dîner avec des clients, je pouvais aller prendre le petit déjeuner à l'hôtel avec des clients. Là, je me rappelle, j'étais en train de finaliser une vente, il y avait un bar en face, j'ai dit, ben venez, on va se prendre un café.
- Speaker #0
Oui, l'approche n'est pas la même. Ouais,
- Speaker #1
je suis revenu, les clients étaient ravis comme tout, je suis revenu, je me suis... pris un coup de règle sur les doigts par rapport à la chef d'agence. J'ai fait, ah ouais, parce que là, en fait, tu viens de perdre entre guillemets 15 minutes. Pendant ces 15 minutes-là, tu aurais pu appeler un autre client pour avoir un autre. Ah ouais, OK. Donc, au bout de, je ne sais plus… 5-6 mois j'ai dit bon allez je passe à autre chose ça me convient pas et c'est à ce moment là que je me suis dit je retourne dans le basket mais j'avais 23-24 ans mais par contre je peux plus être joueur coach ça me plaît parce que ça faisait 3 ans que j'avais arrêté de jouer il faut toujours reprendre mais après c'est vrai qu'il n'y a pas l'envie coach ça me plaisait bien j'ai dit je vais revenir dans le basket mais pour être coach et je veux que ça... ça soit mon métier en fait. Un peu plus sérieusement. J'avais rien du tout, j'avais aucun diplôme, j'avais rien. Et donc j'arrive et je dis à mes parents je vais être coach pro. Mes parents me regardent, me font pas mal, très bien.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Pas de soucis. Tu sais comment faire ? Ouais, ouais, ça, comme ça, comme ça. Là je vais aller me former comme ça. Il y avait déjà un plan clair. Ouais, j'avais déjà un plan. Après je ne savais pas exactement où il fallait aller toquer aux portes pour suivre ce plan. Donc du coup j'ai commencé à passer mes diplômes. en Ile-de-France, les premiers diplômes et tout et pour passer l'étape d'après pour passer le BE1, le BE2 j'avais besoin d'une structure professionnelle et du coup c'était un peu le début des CFA du sport dans justement l'entraînement et je me rappelle, j'appelle à l'ASVEL parce qu'ils avaient un bon CFA du sport pour ça et j'ai un entretien et Et à côté, j'appelle à Hachan sur Soudou. Puisque le coach pro était un ami de mon père. Le coach du centre de formation était mon coach quand j'étais à Levallois en cadet. Donc du coup, je l'appelle et je leur dis, voilà, mon projet, c'est d'être coach et tout. Je cherche maintenant une structure. Il y a Lasvel qui fait ça. Et il me dit, mais en fait, arrête de réfléchir. Chalon fait ça. Et Chalon est très bon là-dessus. Tiens les cordes. donné du mec qui gère la structure, passe les tests d'entrée et donc je passe les tests, je suis reçu, donc je vais pour partir à Chalons-sur-Saône pour passer mes diplômes d'entraîneur et en fait le petit côté chance que j'ai à ce moment-là, c'est qu'il y a une restructuration au niveau du staff de l'équipe professionnelle de Chalons-sur-Saône et que le coach du centre de formation qui avait été mon coach, qui a été à l'université, l'initiation de mon arrivée passe assistant coach de l'équipe pro. Donc, le coach des U18 France monte sur la catégorie Espoir et donc dirige le centre de formation. Et donc, le poste des U18
- Speaker #0
France, il n'y a personne.
- Speaker #1
Et donc, ils disent Manu, il arrive, mais Manu, il va prendre cette équipe-là.
- Speaker #0
Excité, stressé ?
- Speaker #1
Excité de fou. Trois mois avant, cette équipe-là venait d'être championne de France de la division. sur un tir de l'autre bout du terrain de Nicolas Langue, un truc incroyable. Donc en fait j'arrive où on me donne une équipe qui est déjà ultra compétitive, où il y a des joueurs qui vont, si tu fais pas de bêtises, qui seront joueurs professionnels à l'avenir, voire internationaux et compagnie. Et l'année d'avant, J'étais avec des U18 départs. Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Ce n'est pas le même niveau.
- Speaker #1
Oui, et du coup, je fais ça à Chao. Et au bout de 4 ans, il y a encore une restructuration au niveau du staff. Mon ami qui m'avait fait venir décide de quitter le club pour partir sur un autre projet. Et le coach pro... que je connaissais du coup très bien aussi puisque déjà ça fait quatre ans qu'on travaille ensemble puisque le l'avantage du club de Chabon, c'était un club hyper famille à cette époque là et encore maintenant mais et le coach pro incluait son assistant mais incluait aussi le centre de formation dans tout le développement du club et des jeunes vers le haut niveau il y avait vraiment un travail à quatre et il dit bah moi je me rappelle il rentre dans le bureau du centre de formation donc il y avait Romain le coach des espoirs plus moi, et il nous dit, voilà, il y aura deux assistants en pro l'année prochaine. Moi, j'en veux deux. Il y en a un qui va être à l'externe et il y a un deuxième poste qui est pour un de vous deux. Mettez-vous d'accord ?
- Speaker #0
Qui veut.
- Speaker #1
Qui veut. À le poste.
- Speaker #0
Compétition ou pas compétition ?
- Speaker #1
Et là, en fait, pas compétition du tout parce qu'on est encore très proche avec Romain à ce moment-là. On est hyper complémentaires. On n'est pas carriériste de la même manière, donc en fait, on n'a pas du tout les mêmes enjeux, les mêmes objectifs, donc aucune compétition. Et moi, en fait, je sors de cette discussion-là et dans ma tête, je fais, mais moi, obligatoirement, je suis gagnant à la sortie. Il prend le poste, je monte sur, je prends la direction du centre de formation. Il ne prend pas le poste, je prends le poste sur les pros. Donc, en fait, moi, je n'ai rien à perdre. Donc, j'ai dit à Romain... Déjà, hiérarchiquement, t'es au-dessus de moi. Plus, t'es plus ancien dans le club que moi. Prends le poste que tu veux. Et là, il me dit, moi, je préfère garder les jeunes et je préfère garder le développement. Je suis OK. Donc, je prends l'équipe, enfin, je prends le deuxième poste d'assistant sur l'équipe pro. Et là, donc, on démarre notre saison. Et en fait, ça se joue à chaque fois à rien. Et il faut toujours... Moi, j'ai toujours dit, il faut que... Ouais, OK, il faut du talent, il faut du travail. Il faut un peu de chance aussi quand même, il faut être au bon moment, au bon endroit. Et ça, il y a des fois, tu vas essayer de la créer la chance, mais il y a d'autres fois...
- Speaker #0
Ça ne se passe rien.
- Speaker #1
C'est un peu comme le destin, tu traverses la rue, si tu dois te faire faucher, tu vas te faire faucher. Et des fois, tu ne sais pas pourquoi, tu vas regarder en l'air parce qu'il y a eu un bruit. Et en fait, ça va te sauver la vie, tu ne l'as pas cherché celle-là. Et cette année-là, on arrive et là... On gagne un premier trophée en février la semaine des as ce qui était pas prévu on gagne un deuxième trophée avec la coupe de france en mai et du coup on attaque les playoffs et en fait on est injouable on finit champion de france et moi c'est ma première expérience dans un staff pro et en fait on gagne trois trophées la même année et je me dis bon C'est ça la norme. On jouait une Coupe d'Europe qui était la troisième Coupe d'Europe. Tu avais l'Euroleague, l'Eurocup et le troisième niveau de Coupe d'Europe. On fait finale de Coupe d'Europe de ce niveau-là. C'est ça, être sur une équipe pro, c'est trop bien !
- Speaker #0
Tu gagnes des trophées, tu en vas là,
- Speaker #1
tu joues une finale de Coupe d'Europe, c'est juste incroyable ! Même si c'est le troisième niveau, une finale de Coupe d'Europe, c'est quand même une finale de Coupe d'Europe. Et du coup, la dernière année, l'année qui suit, on joue l'Euroleague. On est champion de France, donc on est invité à l'Euroleague. Et là, du coup, tu découvres ce qu'il y a de mieux en Europe. Donc tu prépares tes matchs contre les meilleures équipes européennes, tu scootes les meilleures équipes, les meilleurs joueurs européens, les meilleurs coachs européens. C'était une mine d'or en fait, en apprentissage.
- Speaker #0
En deux ans.
- Speaker #1
Et du coup, fin de cette sixième année pour moi à Châlons, le coach pro décide de partir. Moi j'ai eu l'opportunité de partir également et de revenir sur Paris. Et de prendre la tête du centre de formation de Paris-Levalois. Entre temps, il y avait eu cette fusion entre Paris et Levalois. Ah oui,
- Speaker #0
c'est pour ça que tout à l'heure j'étais un petit peu...
- Speaker #1
Et donc du coup, j'ai cette opportunité de prendre la tête du centre de formation de Paris-Levalois, qui était un de mes objectifs de début de carrière. Moi, je voulais être coach d'un centre de formation, mais je voulais surtout être coach de Paris-Levalois.
- Speaker #0
Parce que c'est...
- Speaker #1
En fait le club où j'avais joué, j'avais joué à Levallois, j'avais joué après à Paris, là en fait ils avaient fusionné les deux clubs pour en faire qu'un. En fait pour moi c'était un de mes objectifs. J'avais deux objectifs, enfin trois, être assistant pro et gagner. gagner des titres, être coach de centre de formation de Paris-le-Vallois et être coach pro. J'avais déjà, en fait, en sept ans de carrière, j'avais déjà coché deux des trois objectifs. Donc, du coup, je décide de quitter Chalon aussi. et de signer à Paris. Et là, le coach pro que j'avais à Chalon monte également à Paris.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
en fait, je me retrouve encore avec lui.
- Speaker #0
Donc, du coup,
- Speaker #1
c'était hyper confort pour moi parce que je connaissais la philosophie de jeu du coach pro.
- Speaker #0
C'est une continuité. En fait, c'est juste dans un contexte peut-être sportif.
- Speaker #1
On a juste changé de localisation. On a juste changé la couleur de nos maillots. Mais sinon, après, c'était quasi pareil. Et donc, je pars sur ce projet-là. avec les avantages et les inconvénients d'un club comme Paris-Levalois.
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
Tu n'as personne, il n'y a pas de public à Paris. Tu as très peu de public, déjà pour l'équipe pro. Alors pour tes jeunes, un peu leurs amis, mais c'est tout. Les familles,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Mais souvent, tu as plus de familles et d'amis des joueurs adverses qui sont parisiens et comme ils viennent une fois par an.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
que de tes mecs. Donc voilà. Mais les inconvénients aussi, les distances entre tous les établissements scolaires. En province, à Chalons-sur-Saône, on travaillait avec un lycée pour 20 gamins. Là, à Levaloir, je travaillais avec, je ne sais plus, 5 lycées, 2 universités.
- Speaker #0
qui sont pas au même endroit qui sont pas au même endroit et on connait les transports mais à côté de ça t'as un avantage c'est qu'en fait pour ton recrutement t'attires tout le monde
- Speaker #1
Tout le monde veut venir chez toi, même s'il n'y a personne dans les tribunes, même si c'est un peu plus compliqué de mettre en place un double projet, notamment avec l'école et tout. Mais à côté de ça, tout le monde veut quand même venir chez toi. Parce que c'est Paris Global. Parce que c'est Paris. Donc du coup, voilà. Moi, je pars sur ce projet, mais les yeux fermés, c'était... Je rentrais à la maison, en fait.
- Speaker #0
Pour moi, c'était vraiment,
- Speaker #1
je rentrais à la maison.
- Speaker #0
C'est assez tôt quand même dans une carrière.
- Speaker #1
C'est assez tôt. C'est assez tôt. Après, je me suis dit, là, il y a l'opportunité. Est-ce qu'elle se représentera ? Tu ne sais pas. Le train, des fois, il ne passe qu'une fois. Sur certaines opportunités, le train passe plusieurs fois. Mais là, tu ne sais pas. Donc, moi, j'ai dit, j'y vais. Je suis resté six ans. Sur les six ans, il y a sept jeunes qui ont signé des contrats pro à la fin de l'année à chaque fois. Donc, là-dessus, j'avais réussi mon job. J'avais remporté un tour. trophée avec eux aussi. Donc du coup, j'avais vraiment réussi mon job. J'avais accompagné des assistants, des préparateurs physiques et tout. Humainement, j'avais aussi créé des vrais liens avec les jeunes, les familles et tout. Aujourd'hui, il y a des gamins qui qui ne voulait pas forcément rester dans les études, qu'on a obligé à rester dans les études parce que trop peu de bagages scolaires. Et c'est important. Et au final, moi je me rappelle, il y a un jeune, il a un bac pro. pâtisserie. Il voulait arrêter. Non, vas-y, continue. Il s'est réorienté. Aujourd'hui, il est consultant chez Capgemini.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et il donne des cours dans son ancienne école et compagnie. Et là, en fait, on s'est encore... On échange de temps en temps par message. Des fois, chaque année, on essaye de se faire un dîner tous ensemble. Et il me dit, merci à vous de ne pas m'avoir lâché par rapport aux études.
- Speaker #0
C'est ça aussi la formation. Et c'est ça aussi l'intérêt d'avoir un centre de formation. C'est de pouvoir faire les deux. C'est ma vision.
- Speaker #1
C'était ma vision. C'est encore ma vision, mais c'était ma vision.
- Speaker #0
C'est censé être la vision aussi des clubs. que dans tous les cas... un jeune est obligé de continuer ses études à un certain moment, jusqu'à un certain niveau, obligatoirement.
- Speaker #1
Je suis d'accord. C'est à partir de ce moment-là, quand nos visions ont été un peu différentes, que j'ai commencé aussi à me réorienter. Début de ma dernière année de contrat, ça faisait déjà 5 ans que j'étais là, le club me dit clairement qu'il faut que les jeunes s'entraînent beaucoup plus, quitte à ce qu'ils n'aillent pas à l'école, quitte à ce qu'ils ratent des cours. Je dis « non, je ne suis pas d'accord » . Donc moi, je leur ai dit très tôt, j'avais pris ma décision quasiment au mois de septembre. Je leur ai annoncé au mois d'octobre, novembre, j'arrive en fin de contrat, moi je ne veux pas continuer. Donc trouver déjà un coach pour la prochaine. Pour ne pas les mettre en difficulté, pour ne pas mettre les jeunes en difficulté, des fois il y a des jeunes et des familles qui font confiance à un individu. Donc du coup, je ne voulais vraiment mettre personne en difficulté. Et parce que je ne m'y retrouvais pas avec les demandes du club. Et puis, j'avais 35 ans, ça faisait presque 35 ans que j'étais dans le sport professionnel.
- Speaker #0
Oui, quand même.
- Speaker #1
Donc, en fait, j'en avais aussi un peu là. Et je me suis dit, vas-y, je veux vivre une autre expérience professionnelle. Je voudrais voir ce que ça donne, les entreprises.
- Speaker #0
Parce que tu n'avais jamais connu. Parce que je n'avais jamais connu. Oui, pas seul. Donc,
- Speaker #1
je me suis dit, je voudrais voir ce que ça donne. Pourquoi... Ils ont l'air tous trop contents sur le parvis de la défense quand ils vont travailler en costard-cravate.
- Speaker #0
Trop contents, c'est pas vrai.
- Speaker #1
Et du coup, je me suis dit, ça m'intrigue.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça m'intrigue. Je veux connaître ça.
- Speaker #0
Dans un domaine précis.
- Speaker #1
Mais je ne savais pas encore. Je ne savais pas encore. Le seul truc que je savais, c'était j'ai un an pour préparer cet après et je veux absolument retourner à l'école. Je ne veux pas arriver dans une entreprise avec cette étiquette de l'ancien sportif qui roule des mécaniques et qui ne connaît pas forcément grand-chose. Peut-être qu'il connaît plein de choses, mais ce n'est pas vu. En tout cas, quand tu arrives dans l'entreprise, tu es plus vu comme l'ancien sportif que comme quelqu'un qui peut t'apporter quelque chose et des compétences. Donc j'ai dit, moi, je veux repartir à l'école pour deux raisons. La première, je veux une formation académique qui soit reconnue par tout le monde quand je vais arriver dans l'entreprise. Et la deuxième, bah... C'est un petit défi personnel, j'ai pas eu mon bac plus 2, mais je pense que je peux avoir un bac plus 5. Donc du coup...
- Speaker #0
Ce que j'allais dire, de base l'école c'était pas...
- Speaker #1
Voilà, donc c'était quand même une petite revanche sur le mois d'enfant.
- Speaker #0
La partie peut-être sportive concurrence, un peu défi et tout, qui ressort.
- Speaker #1
Et du coup, j'ai eu la chance, c'est que ma femme faisait un bilan de compétences au même moment, et du coup elle me disait, bah tiens, j'ai fait tel exercice, j'ai fait tel exercice... Ok, vas-y, fais voir. Qu'est-ce que je peux reprendre par rapport à ton truc ? Ah, ça, je peux l'utiliser. Et j'ai commencé à me dire, qu'est-ce que j'aime dans mon job de coach, dans mon job d'entraîneur ? Accompagner des joueurs, accompagner des gamins, développer des compétences humaines, des compétences techniques, manager. Et du coup, en en parlant avec des amis à moi qui étaient en entreprise, Ils m'ont dit, en fait, tout ça, c'est le service RH. Le service RH, c'est celui qui t'embauche, c'est celui qui te vire, c'est celui qui te paye. Oui,
- Speaker #0
voilà, on ne sait pas. Ils m'ont dit,
- Speaker #1
oui, mais il fait plus que ça quand même. J'ai dit, ah bon ? OK. Donc là, recherche. Ma femme, dans son bilan de compétences, elle me dit, tiens, ils m'ont demandé, je suis attiré par tel job et tel secteur, ils m'ont demandé de rencontrer des professionnels. Je fais, ah ! Merci pour l'info. Ok, je vais chercher moi aussi des professionnels pour moi. Et là, en fait, j'y vais au culot. J'envoie des trucs sur LinkedIn. Tu avais déjà un LinkedIn ?
- Speaker #0
Oui. Même quand tu étais coach aussi ? Oui,
- Speaker #1
j'ai eu un LinkedIn très, très tôt.
- Speaker #0
Est-ce que tu étais actif ? Non,
- Speaker #1
je n'étais pas très actif. Par contre, je partageais des... Oui, si je faisais des interviews, je la postais. Ça déjà c'est une bonne chose J'avais fait des interviews pour le Parisien Je les avais repostées direct Il y avait eu une petite vidéo aussi sur moi Par rapport à France Outre-mer Qui avait fait un truc Je l'avais repostée Enfin du coup J'avais Il y avait une trace Ouais le LinkedIn C'était un réseau social que j'utilisais un petit peu Et je m'étais dit tiens tu peux avoir Tu peux connecter avec plein de professionnels, même sans les connaître. Donc, il y a peut-être un truc à creuser avec cet outil-là. Et donc, je ne connais rien à l'ARH, je voudrais potentiellement m'orienter en ARH, mais est-ce que vous pouvez me dire ce que vous faites de votre journée ? Vous êtes responsable recrutement ou vous êtes DRH ?
- Speaker #0
À quoi ça correspond ?
- Speaker #1
Ça correspond à quoi au quotidien ? Et là en fait j'ai de la chance, j'ai quatre personnes qui me répondent, deux avec qui j'échange par téléphone et deux que je rencontre physiquement. Et en fait à chaque fois je sors et je fais mais ça a l'air incroyable.
- Speaker #0
Ok, tous les quatre ?
- Speaker #1
Ah ouais les quatre.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et du coup je dis à ma femme, je fais ok c'est bon j'ai tout. Je sais pourquoi, pour quelle formation je vais repartir à l'école. Je vais repartir à l'école pour faire une formation RH. Je vais faire un master en RH.
- Speaker #0
Elle me dit ok.
- Speaker #1
Elle a bossé dans une école de commerce spécialisée dans le sport à ce moment-là. Deux jours après, elle arrive. Elle m'avait sorti le palmarès des masters et MBA RH en France.
- Speaker #0
Et là,
- Speaker #1
elle me dit voilà, tiens. T'as les 40. Tu contactes que les 5 premières. Je fais quoi ? CIFOP. IAE Paris. Paris Dauphine, Panthéon, Assas. Écoute-moi. Moi, là, postuler dans ces écoles-là, les écoles que tu vois qu'on filme. On entend parler.
- Speaker #0
Voilà. Un ministre de trucs, là-dedans, est sorti de la Sorbonne.
- Speaker #1
Moi, je vais postuler là-dedans. Je fais OK. OK, je vais le faire.
- Speaker #0
Stress ou plutôt...
- Speaker #1
Je l'apprends pour une fois. Folle. Honnêtement, je me dis mais elle est complète. Elle est dingue.
- Speaker #0
Mais tu y vas quand même.
- Speaker #1
Mais j'y vais quand même. Petit point. Elle le sait, donc je m'en fiche. Je m'inscris aussi en école de co en master RH.
- Speaker #0
Forcément. Parce que je me dis jamais de la vie,
- Speaker #1
je vais être reçu là-dedans. Jamais de la vie. Donc moi, je veux faire de la RH. Je ne veux pas me retrouver sur la paille. Je veux une formation quand même. Donc je m'inscris en école de co. RH et donc je postule sur les 5 j'en ai 3 qui me répondent IAE Paris,
- Speaker #0
Eiffel c'était un concours pour IAE ou pas forcément pour intégrer le master euh non
- Speaker #1
c'était pas un concours c'était des entretiens ok c'était des entretiens ça va il y a Paris ISG Paris Dauphine plus une école de cours et Subdéra si vous le mettez ainsi forcément et Subdéra je vais passer le concours je me vautre complet mais votre pop je reçois les résultats je suis comme si je j'étais retourné en bts j'ai fait il ya j'ai je comprends très rapidement que si je trouve un employeur pour une alternance ils me prennent parce qu'en fait il faut juste trouver un financement je vais aux entretiens pour l'IAE Paris et là je la douche froide je suis à assez confiant dans mon truc et là le directeur des programmes qui me dit moi je crois pas votre projet vous avez rien préparé en fait pour moi c'est le saut de l'ange complet vous savez pas dans quoi vous mettez les pieds dans quoi dans quelle direction vous allez je sais pas ce que le cursus d'avant ne correspond pas à la crache ok une grosse claque et j'ai les entretiens de de Paris Dauphine la semaine d'après. Du coup, je me sors de là, je me dis là maintenant c'est... all-in sur Paris Dauphine. Avant ça, j'avais rencontré le directeur du master Paris Dauphine, avec qui j'avais passé deux heures de manière informelle dans un bar et où le feeling était super bien passé. J'avais dit à ma femme à la suite, c'est dans cette école-là que je veux aller. Lui, il a compris mon projet, il a compris mon profil.
- Speaker #0
Il est quoi ?
- Speaker #1
Bref, je fais les entretiens de sélection et là, du coup, pendant une semaine, je me suis formaté. Mais attends, il faut que ça soit pétant. Impossible de prendre en deuxième fois vous avez rien préparé c'est le saut de l'ange je crois pas en votre projet c'est pour moi c'était impossible de recevoir le même feedback et donc du coup je me prépare comme un taré et là je passe les tests pour le je passe les tests pour entrer en première année de master donc à deux trois semaines après on m'appelle ok vous êtes admis paris dauphine en première année merci de m'appeler et donc j'appelle le directeur que j'avais vu de manière informelle et il dit Il faut que tu me donnes la réponse très vite, avant demain. On t'accepte en première, on t'accepte en deuxième année. À toi de choisir, mais il faut que tu me dises demain, avant qu'on fasse le débrief entre toutes les personnes. Et là, je fais... Bon, bon, bon, attends. laisse-moi juste atterrir. Je suis admis à Dauphine, en fait. C'est fou. Moi, j'étais sur mon nuage. Et en fait, il me dit tout de suite, vas-y, redescends vite, là.
- Speaker #0
Mais il aurait pu me voir d'abord.
- Speaker #1
Et donc, du coup, moi... honnêtement, j'ai 35 ans à ce moment-là. Tu me dis, soit tu fais deux ans à l'université, soit tu fais un an. Laisse-moi faire qu'un an, en fait. Donc, je rentre en deuxième année directement. Et donc, je fais mon master à dauphinage.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
En apprentissage. Et là, quand je recherche mon alternance, j'ai un des partenaires du Paris-Levalois qui bosse dans un cabinet de recrutement. Et je lui en parle comme ça. Il me dit, viens on se prend un café la semaine prochaine. On se prend un café la semaine d'après. Et il me dit, moi je crois en ton truc. Je crois à la reconversion des sportifs dans les entreprises. Moi je vais t'aider à trouver une alternance. Ma femme m'avait sorti les 40. mais en école RH, lui, il arrive et il me sort, il me partage les mails directs de tous les DRH du CAC 40. J'ai fait « Waouh ! » Et en fait, il me coache complètement. envoie il dit vas-y prépare moi un draft de mail de par mois de cv d'accroquer dans ton tu me refais ton draft il est pas bon il est passé de chi là dessus il est passé tcha tcha ok pas ton cv tu parles de ça dans ta dans ton mail d'accroche mais le à cet endroit là dans ton cv claque et tout est prêt et là il dit ok maintenant tu postes tu leur envoies à telle date, à tel moment de la journée. Je fais tout comme il m'a dit. m'a dit et deux jours après deux jours après j'ai total énergie qui m'a fait aucun cas on suit votre truc nous on est ok on se rend compte qu'on se rend compte et puis après voilà je fais je fais mon bout de chemin avec total énergie en apprentissage il savait pas d'apprentis il crée un poste d'apprentis pour moi en premier donc après qu'ils ont converti qu'ils ont gardé dans leur dans leur branche mais du coup dans cette branche là j'avais été le premier apprenti donc Donc, c'est...
- Speaker #0
Comment tu as vécu le truc et le monde de l'entreprise que tu voulais ?
- Speaker #1
Moi, je voulais une très grande entreprise. Je voulais découvrir le monde des très grandes entreprises. Tu vois, je voulais aller travailler à la défense.
- Speaker #0
Oui, forcément.
- Speaker #1
Donc, je voulais vraiment aller travailler dans les grandes tours. Je voulais voir ce que... OK, je connais les petites structures. Maintenant, je veux voir ce que c'est que les très grosses structures. Est-ce que je m'y sens bien ? Qu'est-ce qu'il y a à prendre ? Qu'est-ce qu'il y a à ne pas prendre ? Et du coup, je n'ai pas aimé. les process mais j'ai aimé les process j'ai aimé les process parce que si t'es pas dans le process t'es obligé de passer par tel strat tout est très processé donc du coup c'est carré et d'un autre côté ce que j'aime pas dans ces grosses boîtes c'est que justement en fait tu peux pas prendre la décision si t'as pas l'accord du n plus 1 du n plus 2 du n plus 3 du n plus 4 ça prend un temps fou donc du coup j'ai aimé leur process mais j'ai pas aimé leur process et donc je reste un an là dessus franchement j'aime bien je suis sur le développement RH on met en place des formations pour les RH qu'on a en interne on met en place des formations pour les RH des filiales pour les embarquer sur un nouvel outil franchement j'aime vraiment Oui. Par contre, je n'aime pas l'aspect de la très grande entreprise que j'ai là parce qu'il n'y a plus d'humain. J'ai d'humain avec mes collègues, mais il n'y a pas d'humain avec le salarié. Donc, du coup, c'est ce qui me manquait. Donc, je me dis, à la sortie de ça, je fais, je veux bien les grosses boîtes, mais sur des plus petites structures. Je ne veux pas de la structure comme je suis actuellement où c'était du 4000 personnes. Donc, au moins, je... je ne voulais plus une structure sport à 20 salariés et encore je ne voulais pas un truc à 3-4 000 donc ok maintenant je me focalise sur du 500-2000 à peu près et au moins ça m'a permis d'avancer dans cette direction le Covid passe par là Total Energy est comme beaucoup gêne les recrutements et gêne les recrutements pendant presque 2 ans oui c'était long quand même Merci. Donc du coup, j'arrive dans cette situation où j'arrive en fin de contrat d'apprentissage sans offre. J'étais embarqué sur un process en interne dans une filiale. Mais du coup, avec les gels, on ne sait pas. Et on ne partirait plus sur un interne qu'on arrive à partir en mobilité. Donc du coup, je reste six mois au chômage à la suite de cette aventure. C'était plus en plein Covid là, parce que du coup, c'était 2021. c'était un peu la fin c'était entre novembre 2020 et mars 2021 on était encore entre le deuxième et le troisième couplet et là j'ai une je postule à des trucs partout, comme tout le monde un peu et je me dis j'arrête de postuler sur des CDD parce que j'avais pas eu assez d'expérience. Merci. Postuler sur un remplacement de congé maternité par exemple Est-ce que vous savez faire ça ? Est-ce que vous avez fait ça ? Non, non, non, ok, il faut être opérationnel dès demain matin Donc j'ai arrêté de postuler sur des CDD Sauf à un moment donné où je postule sur ma CDD Je me dis franchement la boîte, le nom il est trop dingue Et trois semaines après, on m'appelle Ouais voilà Talent Recruiter chez Microsoft. On a vu votre CV l'année dernière. Ok. Et... Bup, bup. Ça raccroche, en pleine conversation en fait. Moi j'étais au ski et puis ça.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ok. J'essaye de rappeler, rien, le lendemain j'essaye de rappeler,
- Speaker #0
rien,
- Speaker #1
le lundi, c'était le jeudi, je me rappelle c'était le jeudi,
- Speaker #0
le lundi,
- Speaker #1
je rappelle, rien, le vendredi, je rappelle tous les jours.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Et ça ne sonnait pas, en fait. C'était direct coupé. Ça ne sonnait même pas.
- Speaker #0
OK. Je suis là. Vous m'avez bloqué tout le monde. Mais en fait,
- Speaker #1
le vendredi, on me rappelle. Désolé, j'ai eu un problème avec mon téléphone la semaine dernière. Enfin, moi. Est-ce que vous êtes disponible après-demain pour un entretien vidéo ? Il m'appelle le jeudi 21h. Vous êtes dispo demain 11h pour l'entretien ? Oui, carrément. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. L'entretien à 11h.
- Speaker #1
je passe l'entretien à
- Speaker #0
14h le mec me rappelle on vous prend vous pouvez commencer lundi ouais et en fait du coup quelle était la mission C'est de la réadaptation.
- Speaker #1
Consultant en gestion de crise Covid.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #1
Assez rigolo. Six mois avant, le Covid m'empêche de trouver un job dans l'entreprise chez qui j'ai fait mon apprentissage. Six mois plus tard, le Covid m'offre un job dans un gaffable. Oui,
- Speaker #0
oui, oui, c'est plutôt...
- Speaker #1
Donc du coup, c'était assez ambivalent sur cette situation-là. C'était très rigolo. Et je débarque chez Microsoft en mars 2021. Ok. pour gérer la... La fin de crise et la sortie de crise Covid chez Microsoft, ils avaient... C'était du recrutement ? Non, là c'était vraiment que gérer tous les aspects Covid des salariés Microsoft en France. Donc 1800 personnes. Et c'était une tâche qui a été effectuée par mon N-1. Et du coup, il y avait trop. Et du coup, ils ont ouvert un poste pour ce job-là. Et j'étais tout seul. avec son accompagnement parce qu'il avait d'autres missions mais dès que j'avais besoin de lui sur un truc ok bah tiens on en discute on prend et en fait je suis arrivé et ils m'ont donné les clés du camion sur ce sujet là c'est toi le professionnel, c'est toi l'expert en gestion de crise sur ça donc si tu nous dis c'est comme ça ça sera comme ça c'est une bonne chose incroyable généralement c'est ce qu'on veut dans une entreprise Et moi je m'en occupe. rappelle avoir eu des discussions justement avec mon manager sur pourquoi c'est moi que t'as pris en fait j'ai aucune expérience RH enfin un an d'expérience RH en apprentissage et il me dit bah par rapport au sujet, on est sur de la gestion de crise en fait tu l'as fait pendant 15 ans quand t'étais coach de la gestion de crise c'est ce que j'allais dire,
- Speaker #0
est-ce que tes compétences de coach t'ont servi justement il y a 80%
- Speaker #1
de mes compétences de coach qui étaient le socle de mon job. en gestion de crise.
- Speaker #0
Mais est-ce que tu en étais conscient à ce moment-là ? Non, non. C'est maintenant avec le recul ? Non, c'est parfait.
- Speaker #1
J'en étais pas conscient du tout.
- Speaker #0
Donc c'était totalement naturel ?
- Speaker #1
Oui, c'était complètement naturel. En fait, après moi j'étais coach. C'est différent quand tu es joueur.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Coach, en fait on est toujours à gérer des crises entre deux joueurs, entre les dirigeants et le staff, entre les dirigeants et les joueurs, entre eux, ta situation de match, c'est une crise. Tu es au basket, tu prends un run, tu prends un 8, un 10-0. Qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #1
C'est là où il m'a dit tu l'as fait pendant 10 ans. Donc en fait, je me suis douté que tu saurais le faire chez nous.
- Speaker #0
Tu as eu un petit moment de... Tu ne comprenais pas ce que... Tu n'étais pas à ta place. Tu ne comprenais pas ce qui se passait.
- Speaker #1
C'est assez rigolo parce que maintenant, j'accompagne des gens par par rapport à ça, mais moi j'ai eu un syndrome de l'imposteur au départ chez Microsoft. J'ai dit, mais qu'est-ce que je fous là en fait ? Mais pourquoi moi ?
- Speaker #0
Et pourtant tu faisais très bien ton travail.
- Speaker #1
Oui, mais c'est exactement pareil au départ où j'entre à Dauphine et je me rappelle encore la première... matinée à Dauphine où je rentre dans le hall et je me dis mais qu'est-ce que je fous là ? Intrus ! Alors qu'en soi, c'est normal, on peut faire un entretien. Mais tu as toujours, je l'ai de moins en moins, voire plus, même maintenant, mais j'ai eu cette période de, pourquoi moi et pas quelqu'un d'autre ? Qu'est-ce que j'ai de plus ? Aide chez Microsoft à ce moment-là sur l'expérience de coach. Après, mon cursus RH m'avait aussi permis d'avoir quelques compétences pour gérer ces situations-là. Et notamment, plus par rapport aux relations avec les instances sociales, les représentants du personnel et tout. Donc ça, ça m'avait aidé. Mais c'est vrai qu'après, naturellement, la gestion de crise, c'était... Oui,
- Speaker #0
c'était des compétences transversales. des fois on... on pense que c'est naturel mais non, on l'a appris on l'a appris sans s'en rendre compte par le sport donc ouais j'ai fait ça pendant
- Speaker #1
11 mois j'avais fait un premier CDD de 6 mois, qui a été renouvelé pour 6 mois et en fait au bout de au bout de 4 mois et demi j'ai j'ai l'hôtellerie restauration qui m'appelle pour me proposer un CDI et du coup bah moi j'en parle un peu à mon manager Il me dit, ça te plaît l'émission ? Je suis là, franchement, des missions en responsable développement RH et formation. Moi, j'ai échangé avec eux. Le truc, c'est vraiment développer les collaborateurs. Donc, oui, ça me plaît. C'est un CDI. Il me dit, prends. Moi, je ne peux pas. Je ne te donnerai pas de... Je ne te proposerai pas de CDI à la fin. Parce que la gestion de crise Covid, on espère qu'il va s'arrêter un jour donné. Du coup, on va en sortir.
- Speaker #0
Il n'y aura plus de crise.
- Speaker #1
Voilà. Donc, du coup, quand ta mission va arriver à son terme, par rapport à la situation actuelle de l'équipe, je n'aurai pas de poste en CDI à proposer. Donc, prends ce poste-là.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Tu dois y être pour quand ? Plutôt possible. OK. laisse moi deux jours que je trouve ton remplaçant parce que je vais et dès que j'ai trouvé tu me donnes deux jours de passation avec et vas-y c'est tu vas pas jusqu'à la fin du contrat aucun souci la priorité c'est que tu puisses avoir un cdi une sécurité d'emploi surtout sur une mission et un secteur qui t'a dit qu'il attire c'est une bonne chose quand même j'ai su j'ai adoré le mindset du mec j'ai fait boire encore une fois croyant moi je te remercie vraiment et donc j'enchaîne sur l'autorise toration je passe trois ans en tout Officiellement, trois ans. Officieusement, deux ans et demi. Et sur cette mission d'accompagner, de développement RH, événementiel RH et formation.
- Speaker #0
Toujours dans cet accompagnement ? Ouais,
- Speaker #1
c'était ça qui me plaisait en fait.
- Speaker #0
C'est top.
- Speaker #1
Moi c'était vraiment ça qui me plaisait. dans mon métier de voyage, c'est d'accompagner au développement et à l'éclosion des salariés.
- Speaker #0
Un peu comme un coach, quoi. Un peu comme un coach. Un coach déjà avec une échoie.
- Speaker #1
Et derrière, c'était aussi de mettre du lien un peu entre toutes les personnes, entre les managers, entre les différents services. Tu vois, je me rappelle que... Je démarre, donc c'était Ausha. Je démarre Ausha et deux mois après, j'ai mon mentor qui m'avait accompagné dans mes recherches d'apprentissage qui sort d'un rendez-vous chez Microsoft et qui m'appelle et qui me dit « Manu, c'est incroyable ce que tu as fait chez Microsoft en fait. Ça fait deux mois que tu es parti, on parle encore de toi. » Des personnes qui n'étaient même pas en lien direct avec toi en plus. Des managers, mais sur les feedbacks, c'était… mais en fait, il nous a permis de... de vivre en tant que manager cette période de crise et de retour sur les campus et tout, de manière hyper sereine. On avait toutes les semaines, j'avais un point avec tous les managers. Toutes les semaines, j'avais un point avec les représentants du personnel. Et en fait, parce qu'on disait tout à l'heure en off, moi, je suis très transparent. Et du coup, moi, il fallait que je communique tout ce qu'on voulait faire. Après, on ne pouvait pas faire. Mais voilà. voilà l'état des lieux voilà dans quelle direction on souhaite avancer qu'est-ce que vous vous proposeriez pour qu'on puisse avancer encore mieux et tout et du coup deux mois après comme un mentor On m'a parlé de toi encore chez Microsav, j'ai fait ok, je pense que j'ai réussi ma mission. Et ma mission chez Ariadne c'était pareil, mon objectif était le même, avec d'autres missions.
- Speaker #0
On va reposer là-dessus.
- Speaker #1
Et donc, du coup, je fais deux ans et demi là-dessus. Ça se passe plutôt bien. Et puis, ça ne finit pas très bien. Ça ne finit pas très bien. Faute de plusieurs paramètres. Moi j'étais, je pense, un peu trop accroché au CDI, à la stabilité professionnelle. J'avais peut-être un peu trop d'attentes de leur côté pour partir sur d'autres... d'autres établissements. Je m'étais peut-être mis un peu trop de pression aussi sur auquel je vais amener mon fils sur une expérience à l'étranger.
- Speaker #0
La projection, en fait. Ouais.
- Speaker #1
Donc, mon job pourra m'aider à l'emmener à l'étranger. Et du coup, je m'écoute. Je n'écoutais pas mon corps. Mon corps m'avait envoyé plusieurs signaux que j'ai refusé d'écouter pendant des mois. Ma femme m'envoyait des signaux, même des mots. Là, il faut que tu arrêtes. Je ne voulais pas l'entendre, je ne voulais pas le voir jusqu'au jour où le corps lâchait. C'est pour ça, deux ans et demi officieusement, trois ans officiellement, parce que les six derniers mois, j'ai été en arrêt maladie pour dépression et burn-out. donc j'ai du 4 juin 2024 au 12-13 juillet 2024 les seules sorties que j'avais c'était pour aller chez le psy aller à l'entraînement de basket c'était un échappatoire oui ok c'est ça parce que tu avais déjà quand même fait une pause dans le basket au niveau c'était un peu mon échappatoire et en fait c'était pendant un mois et demi je restais Merci.
- Speaker #0
chez moi j'avais envie de voir personne mis à part le basket parce que c'était c'était ma zone de confort en fait une fois que j'étais dans mais entre mes quatre lignes là je savais que rien pouvait m'attendre mais ouais la sortie la crise aussi du covile et la tension potentiellement
- Speaker #1
ouais j'avais fait j'avais été déjà accompagné une première fois quand je quand j'étais dans dans cette zone de crise Covid, parce que c'était un... un sujet qui était tellement anxiogène.
- Speaker #0
Totalement anxiogène.
- Speaker #1
Moi, mon cerveau marchait Covid 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
- Speaker #0
Parce que le métier faisait ça.
- Speaker #1
Puisque mon métier était lié à ça. Et donc, tu sortais ou tu allais chez des potes, on parlait que de ça, puisque on n'a pas le droit d'être comme si, on n'a pas le droit d'être comme ça. En fait, 7 jours sur 7, 24 sur 24. Je me levais le matin, je prenais mon petit-déj, les pages que j'ouvrais c'était le nombre de morts dans le monde lié au Covid le nombre d'hospitalisations, le nombre de morts en France le nombre d'hospitalisations parce que par rapport à ces datas là je savais quelles mesures allaient être levées ou pas est-ce que les entreprises pouvaient faire ou pas ? exactement, j'allais sur le site du gouvernement américain est-ce qu'ils avaient pris des mesures pendant la nuit j'allais sur le site du gouvernement français est-ce qu'il y avait des mesures qui allaient être prises enfin voilà donc Au bout de deux mois, deux mois et demi, je m'étais fait accompagner par une psy. Parce que j'étais pas mal, mais je sais que j'en avais besoin pour parler d'autre chose. Je ne parlais que de Covid 7 jours sur 7, 24-24.
- Speaker #0
Ce n'est pas très simple.
- Speaker #1
À un moment donné, j'avais besoin de parler d'autre chose aussi. J'avais eu une première approche avec le monde médical, l'accompagnement médical. Et là, mon corps a complètement lâché en 2024.
- Speaker #0
c'est ce qui m'a permis derrière de me recentrer sur moi bah oui de ralentir un petit peu et de se poser des bonnes questions sur qu'est-ce que tu veux quel est l'essence même de
- Speaker #1
ton projet et tu vois ce qui était assez fou c'est que je suis sorti de mon expérience chez Microsoft ma femme la première me disait en fait t'es un grand malade toi parce que j'étais capable de postuler à des offres DRH sur des
- Speaker #0
des grosses boîtes.
- Speaker #1
Tellement, j'avais pris une confiance en moi, qui était peut-être trop haute même, mais j'avais, en fait, j'étais indestructible. À ce moment-là, honnêtement, j'étais un avenger. C'était... C'est pas mauvais non plus. C'est trop haut ça pour toi quand même. Non, non, je suis sûr que je peux le faire ça.
- Speaker #0
Et le corps a dit...
- Speaker #1
Et je suis sorti de cette situation-là. où je me disais mais en fait je ne peux plus rien faire en trois ans le switch avait été complet quoi et donc il a fallu sur construire un peu déjà reconstruire reconstruire un socle d'estime de soi C'était au fin fond. Il était bancal, mon socle. Honnêtement, il était bancal. Moi, j'en étais arrivé à un moment où, en fait, je voyais l'établissement au loin, j'avais une boule au ventre. je rentrais dans un bureau j'avais une boule au ventre j'étais assis sur ma chaise dans le bureau je me faisais tout petit en fait ça touchait même plus la confiance en soi ça touchait vraiment l'estime je ne valais plus rien à mes yeux je ne valais plus rien donc ça ça a été un premier step et c'est de là où j'ai commencé à me rapprocher de la gestion des émotions Ça c'est... ça a été le déclencheur, en fait.
- Speaker #0
Parce que tu les as compris, parce que tu as été accompagné.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tu as demandé de l'aide.
- Speaker #1
J'ai demandé de l'aide, j'ai été accompagné, et j'ai beaucoup lu. Je n'étais pas un grand lecteur. Je disais l'équipe, je disais... Enfin, je n'étais pas un grand lecteur. Et du coup, en fait, la personne qui m'accompagnait me dit, vous aimez lire ? Je suis... Once upon a time ? Ouais. Mais ce n'est pas mon hobby, quoi. Elle me dit, OK, je vous donne un livre. Si vous voulez le lire, vous le lisez. Je n'avais que ça à faire. Je l'ai tué en trois jours.
- Speaker #0
Est-ce que tu as quand même réussi à le lire ?
- Speaker #1
Je l'ai cartonné en trois jours. Je retourne la voir la semaine d'après. Je lui dis, vous en avez d'autres des livres ?
- Speaker #0
Elle me dit,
- Speaker #1
OK. Et en fait, c'était que des livres sur le développement perso, sur les émotions et sur la connaissance de soi. c'était vraiment introspection. Et ça m'a permis en fait de me reposer déjà tout remettre dans l'ordre à l'intérieur. Tout remettre dans l'ordre aussi ici.
- Speaker #0
C'est quand même bien de réussir à le faire tout seul entre guillemets. Ok, il y a la démarche on est accompagné mais j'ai aussi envie de progresser, j'ai aussi envie d'évoluer.
- Speaker #1
Le sport m'a aidé là-dessus.
- Speaker #0
Dans quel sens ?
- Speaker #1
Le sport m'a aidé dans le sens où en fait tu te remets toujours en question. Donc en fait pour... Pour moi, c'était naturel de me remettre en question. Tu vois, la première... Mes premières pensées au départ de cette aventure, parce que ça a été une aventure pour moi, je le catégorise comme une aventure, c'est de me dire, qu'est-ce que je n'ai pas fait correctement ? pour me retrouver dans cette situation là alors que tout le monde à côté alors que quand je racontais des trucs on me dit tout mais toi tu es normal dans toute la situation c'est une personne qui ils sont pas dans le même moule là Et en fait, moi, ça a été complètement l'inverse. C'est OK, j'aurais pu éviter cette situation-là. Comment ? Pourquoi ?
- Speaker #0
Tu analyses un peu ?
- Speaker #1
J'ai tout analysé. OK. Tout, Une fois que j'avais tout analysé, OK.
- Speaker #0
Le cerveau a compris.
- Speaker #1
Ce n'est pas que de ma faute.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Il y a aussi de la leur. Mais parce que, factuellement, je savais qu'il n'y avait pas que de ma faute. Et tu vois, j'aurais jamais pu dire, ok, ils sont aussi... aussi responsable s'il y avait eu trop de faits de mon côté. OK, ça j'ai mal fait, ça j'ai mal. Non, là, il y avait des trucs, peut-être un ou deux. OK, vas-y, accepte. Ce n'est peut-être pas toi le problème. Regarde à côté. Regarde l'assiette qui est à côté. Maintenant que tu as cliné ton assiette, il n'y a plus rien, tu as tout analysé. Regarde ce qui est à côté. Et là, en regardant ce qui est à côté, tu dis OK, ça, ce n'est pas normal. Ça, ce n'est pas normal.
- Speaker #0
C'est ton expérience aussi Qui permet de te dire Que c'est pas normal
- Speaker #1
Les échanges avec les gens Les échanges avec la psy
- Speaker #0
Oui
- Speaker #1
Tu vois Ok docteur Telle situation il se passe ça Si je réagis comme ça c'est normal Si je réagis comme ça c'est normal Et là elle me dit oui pour l'une non pour l'autre Donc ça c'est avec votre regard scientifique Donc c'est pas normal d'un point de vue scientifique. Ce n'est pas normal d'un point de vue lambda.
- Speaker #0
Oui, spécialement en parlant... C'est juste pas normal.
- Speaker #1
C'est juste pas normal. En fait,
- Speaker #0
là, pour nous autres,
- Speaker #1
c'est pas normal. C'est juste pas normal. Donc, c'est comme le pas normal... Ne venez pas de moi de parler, j'ai dit Jean, ok j'accepte que...
- Speaker #0
C'est pas que toi.
- Speaker #1
Y'a pas que moi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais ça, ça a été... ça j'ai mis du temps à l'accepter. Combien de temps ? Trois mois. Trois mois, trois mois et demi, à peu près. A partir du moment où je l'ai accepté, donc 4 juin, je l'ai accepté mi-août. Je suis rentré de vacances, mute. C'était accepté. Dans ma tête, j'ai dit, c'est bon. Prochaine étape, c'est quoi ? Je suis encore en arrêt. C'est pas ça le challenge. Moi, c'est bon. Je suis en train de me refaire intérieurement et je vais retrouver l'estime et la confiance que j'avais quand je suis sorti de Microsoft. Parce que j'ai tout remis dans l'ordre, à l'intérieur. Donc maintenant, c'est quoi ma prochaine étape ? Boum, je vais retrouver un job. Je suis encore en arrêt. Par contre,
- Speaker #0
l'entreprise.
- Speaker #1
Dans le monde de l'entreprise, je passe des entretiens, je fais des trucs qui ne m'intéressent pas. Il y a toujours un truc qui me dérange. Ça a pris un mois et demi. Et là, je dis, c'est le moment. Ça fait déjà quelques temps que je pensais me lancer en indépendant. Je me dis, l'ARH, ça m'intéresse, mais il y a des trucs qui m'intéressent moins. Et surtout, ce qui me fait kiffer, c'est le développement d'un collaborateur, l'accompagnement d'un collaborateur. Je fais donc, en fait, moi, je vais monter mon truc. uniquement sur de la formation et sur de l'accompagnement du collaborateur. Parce que c'est ça qui me fait vibrer. Maintenant, je peux faire quoi ? J'ai fait du management pendant 20 ans. Je peux faire formateur en management. J'ai fait, grâce à l'hôtellerie, de la relation client. Je peux faire de la relation client. OK, je benchmark un peu. Il y a un paquet de formateurs en management, un paquet de formateurs en relation client. Je fais, non, il faut que je trouve un autre truc. J'ai une particularité, je suis l'un des seuls formateurs qui ait un background de sportif de haut niveau et de RH en entreprise.
- Speaker #0
De coach même. De coach. Donc la partie manager, gérer, comprendre les besoins des uns et des autres, peut-être un peu plus une mise en avant qu'en tant que joueur.
- Speaker #1
Ouais. Je fais donc, la plupart, c'est des anciens sportifs qui font conférencier ou qui... partent après en entreprise, mais commercial, un directeur com, ils partent jamais en RH. Très peu de sportifs partent en RH, voire quasi pas. Un RH a très rarement eu un background de sportif de haut niveau. Ils font du sport, oui. Oui, mais c'est pas pareil. Donc du coup, en fait, je fais déjà, moi, j'ai cette particularité, c'est que j'ai cette double casquette. Faut que je l'utilise, cette double casquette. Mais pour l'utiliser, il faut que j'appréhende un thème qui va parler aux gens, et qui va parler aux gens de par le sport et de par l'entreprise. Et là j'ai dit, mais attends... l'intelligence émotionnelle.
- Speaker #0
Trouver des similitudes.
- Speaker #1
Je fais l'intelligence émotionnelle, parce que comme j'avais lu depuis, parce que par contre, après, une fois que j'étais lancé,
- Speaker #0
c'était devenu une nouvelle routine.
- Speaker #1
Aujourd'hui, c'est... Un plaisir. et ma liseuse à la maison. Je lis une page, mais j'ai un temps, tac, une page. Ma femme, maintenant, hallucine sur. Mais tu ne peux plus dormir ou aller te coucher ou quoi sans avoir lu une page. Donc, moi, j'adore. J'adore. Et dans toutes mes lectures, je m'étais orienté vers l'intelligence émotionnelle. Et donc, je me dis, il y a un lien avec le sport de haut niveau. Il y a un lien avec les entreprises. il y a un lien de management, il y a un lien de relation client. Donc, j'ai monté ma boîte, j'ai commencé à faire mes...
- Speaker #0
EP Elite.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'était déjà EP Elite dès le début ?
- Speaker #1
Depuis le début.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Depuis le début, en fait, c'était... Moi, je voulais absolument mes initiales dans le nom.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et en fait, Elite, c'est venu tout naturellement parce que comme je suis sur de la formation sur mesure et de la confiance. accompagnement, un accompagnement obligatoirement sur mesure, puisque c'est un accompagnement individuel, donc c'est obligatoirement sur mesure. Mais mes formations, je n'ai aucune formation sur l'étagère, je suis que sur de la formation entièrement sur mesure. Donc en fait, à partir de là, je me suis dit, c'est de l'élite. Donc, naturellement, le nom est venu assez naturellement. Et c'était vraiment, OK, je vais aborder les problématiques managériale, je vais aborder les problématiques de relations clients. via le prisme de l'intelligence. comme ça j'ai cette faculté à utiliser tous les ponts qui peuvent exister entre l'entreprise le sport le sport l'entreprise et là le dernier pont que j'ai Je suis passé par l'étape de la dépression et du burn-out.
- Speaker #0
Donc la crise.
- Speaker #1
La crise. Je l'ai gérée et je l'ai vécue. Donc du coup,
- Speaker #0
pour moi,
- Speaker #1
c'était naturel que je m'arrête dans cette direction de l'IE. Après, je me suis certifié sur un outil pour le... Mesurer aussi, moi je suis certifié sur l'outil EQI qui permet de mesurer le quotient émotionnel d'un individu. Et du coup, moi maintenant je ne fais que des formations, je ne construis que des formations par rapport aux besoins, par rapport aux objectifs. aux attentes du client aux enjeux au pays du client mais en lien avec l'intelligence émotionnelle parce que l'idée c'est de pouvoir apporter aussi une petite pièce de dév individuel à chacun à chaque participant et de qu'il arrive à qu'il arrive à repartir avec ok qu'est ce que peut m'apporter une gestion des émotions dans mon quotidien professionnel donc donc voilà pourquoi en fait j'en suis arrivé début 2025 à monter mon ma boîte sur cette de formation principalement. C'est d'abord une boîte de formation. je suis d'abord un organisme de formation, là je suis même en train de me certifier Calliope, donc c'est pour pouvoir permettre aux entreprises d'avoir un accompagnement financier de leurs opérateurs de compétences, différents opcos, et ça permet également aux particuliers, aux individus, éventuellement de solliciter les CPF et compagnie. Donc voilà, moi ça, et puis ça crédibilise. tout ton travail généralement c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'indépendants qui veulent se certifier parce que ça a un coût c'est un coût financier mais ça a aussi ça demande beaucoup de travail administratif donc du coup il y a beaucoup d'indé qui passent par des organismes de formation qui les sous-traitent pour avoir les certifications moi j'ai décidé de ne pas le faire via de la sous-traitance je préfère le faire moi en mon propre pour pour cet accompagnement là donc du coup j'ai décidé de m'orienter là dessus et au bout d'un mois et demi j'ai ouvert mon truc en ouvert ma boîte le 6 janvier 25 le 1er mars je prenais la décision de m'orienter focus intelligence émotionnelle donc ça a été aussi très vite en fait le cheminement et même non même pas même pas c'était courant janvier courant janvier j'avais déjà cette ligne puisque mon premier site internet je les fais je parlais déjà d'intelligence émotionnelle donc tu vois c'était un sujet majeur de l'élite et
- Speaker #0
d'accompagner des managers et des groupes dans des entreprises plus que de l'accompagnement individuel moi je fais les deux oui je fais les deux
- Speaker #1
Je fais des interventions. des formations, des actions de formation dans les entreprises. Donc ça, j'ai déjà formé des entreprises où il y avait trois participants, trois membres du comité de direction, et d'autres où il y avait 15 participants. Donc voilà, c'est vraiment... Je fais ça, l'action de formation dans les entreprises, sur une, deux jours, et puis après répéter, de manière assez régulière ou pas. Je fais l'accompagnement à titre individuel. donc ça, de tout type d'actifs que ça soit du cadre dirigeant au salarié entre guillemets lambda, il n'a pas besoin d'être manager pour vouloir se développer en intelligence émotionnelle parce que l'intelligence émotionnelle n'a pas l'avantage il y a deux avantages le premier c'est que c'est une compétence que tu peux développer tout au long de ta vie contrairement au QI le quotient intellectuel une fois que tu as... 17-18 ans, il peut éventuellement bouger, mais pas beaucoup. Le QE, lui, il peut évoluer tout au long de ta vie. Et le deuxième avantage, c'est qu'il est utile et au travail et dans la vie perso.
- Speaker #0
Mais est-ce qu'il s'acquiert justement par l'expérience de vie, les situations de vie ou c'est vraiment... comment on explique que ça peut... peut évoluer tout au long de la vie.
- Speaker #1
Est-ce que c'est dû à l'expérience de vie ? Oui, c'est dû à l'expérience, c'est dû aux situations que tu as rencontrées, aux situations que tu as vécues. Moi, je travaille via la méthode de l'EQI et donc via la méthode du Dr Barron, qui est autour de cinq piliers en fait. Tu as cinq échelles. Tu as la perception de soi, connaissance émotionnelle, ton amour propre. Donc ça, par rapport à ton expérience, par rapport à tes situations passées, à tes expériences passées. Tu vois, je te le disais tout à l'heure, je suis sorti de Microsoft, j'étais un Avenger. je sors de l'hôtellerie, j'ai envie de me mettre sous le paillasson. Donc l'intelligence émotionnelle, par rapport à la méthode sur laquelle je travaille, la méthode du Dr. Evan Barron. travaille sur cinq échelles. La perception de soi, qui est donc autour de l'amour propre et notamment de la conscience de soi émotionnelle. Et c'est là où je reprends l'exemple de tout à l'heure sur l'Avengers quand j'étais sorti de Microsoft versus sous le paillasson en sortie de l'hôtellerie. Ensuite, tu as l'expression émotionnelle. C'est comment tu communiques. ton expression, comment tu la partages. Avec notamment l'affirmation de soi. Comment tu vas t'affirmer ? Est-ce que tu vas être indépendant, émotionnellement parlant ? Ensuite, tu as les relations interpersonnelles. L'empathie, notamment. Tout l'aspect aussi social. La quatrième échelle, c'est l'échelle qui est autour de la prise de décision. Qu'on oublie très souvent, en fait, quand on parle des émotions. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que les émotions, elles ont un impact sur tes prises de décision et ça il faut en être conscient quand on travaille cette gestion émotionnelle tes décisions sur ta vie sur tout déjà principalement sur ton contrôle des impulsions suivant comment t'es émotionnellement tu vas réussir à contrôler un peu mieux tes impulsions ou pas je prends toujours cet exemple là t'es dans ta voiture ou même tu traverses en plein Paris tu traverses sur le passage piéton à 8h30 le matin tu te fais klaxonner tu ne vas pas réagir de la même manière que la même situation à 19h30 parce que tu as eu une journée de travail les mères exactement et du coup tu as cet aspect de contrôle des impulsions tu as aussi un aspect de résolution de problème aussi et ton aspect émotionnel va avoir un impact sur ta résolution de problème tu vois et la dernière famille où là, cette fois, on y pense quasi systématiquement quand on parle d'émotion, c'est la gestion du stress, l'échelle de la gestion du stress, avec la tolérance au stress, et là, le sport aide énormément là-dessus, avec aussi l'optimisme, notamment. Donc voilà, moi je travaille vraiment autour de ces 5 familles-là sur ce modèle de Baron, sur cet outil qu'est l'EQI, que j'utilise en formation, que j'utilise en accompagnement aussi. et du coup voilà l'avantage de cette thématique là c'est que égoïstement je tourne jamais en haut je suis toujours hyper stimulé parce que j'ai des humains face à moi donc ils sont tous différents et donc je sais que là dessus j'ai trouvé mon point d'équilibre ma zone Moumoumou Mon ikigai un peu, mais j'ai réussi à trouver de par ce sujet de l'intelligence émotionnelle.
- Speaker #0
Et du coup, est-ce que, par exemple, un coach et un manager, est-ce qu'ils sont formés de la même manière ? Est-ce qu'ils voient les choses de la même manière ? Parce qu'il y a le truc central qui est de manager, de gérer une équipe avec justement des enjeux d'une entreprise, etc. Est-ce que c'est quelque chose que tu retrouves maintenant dans tes formations ou c'est différent ?
- Speaker #1
De base, en fait, tout le monde manage différemment. Même si tu as peut-être, tu as certainement même un style de management dominant, mais même si on a le même style de management dominant, toi et moi, ce que je ne sais pas, mais peut-être, en fait, on ne va pas manager de la même manière. Parce qu'on va manager par rapport à notre expérience, par rapport à des situations qu'on a déjà vécues ou pas. Donc tous les managers... Managent différemment. Après, ils ont... Dans des entreprises, ils vont avoir une trame un peu commune. Mais... Ils vont avoir quand même leur subtilité personnelle. Moi, j'ai tendance à dire qu'il ne faut pas aller contre ta nature. Si tu es un manager où tu dois être hyper friendly, sois hyper friendly en fait. N'essaye pas d'être le mec hyper autoritaire. Si ton caractère est à l'aise avec l'hyper friendly. Si tu vas aller à l'encontre de ta nature en voulant être autoritaire, souvent, tu as pas mal de personnes qui sont collègues le vendredi, et le lundi, ils passent manager de ses anciens collègues. Et le lundi, ils changent. Ils ne disent plus bonjour ou ils ne serrent plus la main, ou à contrario, ils faisaient la bise ou ils checkaient tout le monde. Et là, le lundi, ils serrent la main comme... Mais pourquoi ? Est-ce que c'est ton caractère de base ? Peut-être. Et donc dans ce cas-là, c'était ton attitude d'avant qui n'était pas la vraie. Moi, ce que je sais toujours, c'est que tant que tu seras vrai, tu n'auras pas de problème avec tes salariés, avec tes équipes. C'est vrai ce que je veux dire ? Après, il faut être vrai et juste.
- Speaker #0
Le truc aussi, c'est que des fois, que ce soit des managers ou même des employés, on est dans une situation, dans une entreprise où il y a de la tension, où il y a des enjeux, où du coup, on est obligé d'instaurer un cadre. Aussi, le fait de manager des humains, des fois, fait qu'on est obligé d'instaurer un cadre. Sinon, en fait... Bien sûr.
- Speaker #1
Mais tu peux très bien gérer une situation où tu dois... Tu dois recadrer un de tes collaborateurs. Tu peux très bien le faire sans être hyper autoritaire et tu n'es pas obligé de t'énerver pour le recadrer. Tu vois ce que je veux dire ? Si c'est ta manière de faire et que tu es à l'aise avec ça, mais si ta manière de faire, c'est d'être tout le temps hyper friendly, tu vas devoir le recadrer. Donc, tu ne vas peut-être pas pouvoir être hyper friendly à l'instant T avec la personne. Mais il ne faut pas non plus que tu sois le plus détestable juste parce que tu dois lui mettre une remontrance. Si c'est ton caractère de base, si c'est ton identité à toi, si ce n'est pas ton identité, ça se voit. Donc tu vas être faux. Si ça sonne faux, tout salarié, quand il voit quelqu'un et que ça sonne faux, tu perds tout de suite le respect et la confiance de la personne. Mais à partir du moment où ce respect et cette confiance est parti... C'est compliqué de la retravailler, de la retrouver.
- Speaker #0
Oui, et puis même la personne qui change de comportement, etc., ça va être difficile aussi de le gérer intérieurement, de se dire, OK, bon, il faut que je sois strict, il faut, il faut, il faut, et donc arriver à un niveau...
- Speaker #1
Après, il y a une posture neutre quand même à adopter quand tu as une position de manager sur, OK, je peux... Même si je suis hyper friendly, il y a des choses que je ne peux plus faire de par mon... de par mon statut de manager, par exemple. D'accord ? C'est OK. Il y a peut-être des actions que tu ne peux plus faire autant que quand tu étais simple collègue. Tu vois ? Mais si tu allais à la piscine ou si tu allais jouer au tennis tous les midis avec ton collègue, ce n'est pas parce que tu passes manager que tu ne peux plus aller à la piscine ou jouer au tennis avec ton collègue.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et pourtant, il y en a beaucoup qui ne le font plus.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ah non, je ne peux pas, je ne peux pas aller me mélanger. Ce n'est pas parce que tu es le manager que tu ne peux pas aller boire une bière le vendredi soir avec toute ton équipe. Tu ne le faisais qu'un jour avant avec tes collègues. Pourquoi tu ne peux plus le faire ? Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
C'est là que vient l'intelligence émotionnelle de dire comment je gère mes émotions. Après,
- Speaker #1
tu as une position et une posture. Ou si tu vas boire une bière avec ton équipe, tes anciens collègues, ton équipe, tu as quand même une posture à respecter. Mais tu ne peux pas être le pote le plus déconnard. Il y a des choses qu'il faut aussi maîtriser. Mais ça, ça va avec ton développement de l'intelligence émotionnelle notamment.
- Speaker #0
Est-ce que les personnes que tu as pu former, les équipes, etc., jusqu'à maintenant, ils avaient conscience de ça ou c'est vraiment totalement nouveau, ils découvrent ?
- Speaker #1
En fait, ils découvrent, ce n'est pas totalement nouveau, mais ce qui n'est pas nouveau, c'est la gestion des émotions. Par contre, l'intelligence émotionnelle, c'est nouveau, mais dans l'intelligence émotionnelle... Il y a émotion. Dans l'émotion, ce n'est pas totalement nouveau. Par contre, l'impact que peuvent avoir les émotions sur tes décisions, sur ton attitude, ça c'est nouveau. Il y en a beaucoup déjà, pour beaucoup de personnes, intelligence émotionnelle, gestion des émotions, l'émotion, c'est arriver à identifier, à décrypter, à analyser l'émotion de la personne qui est face à elle. Mais la première échelle de l'intelligence émotionnelle, c'est soi-même. C'est de la perception de soi. Donc, ça, c'est nouveau. arriver et faire réfléchir de l'introspection sur les personnes en début de formation ça c'est ou je veux pas ça je me sens pas à l'aise parce que je veux pas réfléchir sur moi peut-être pas me montrer aussi moi pourquoi j'aime bien cette méthode aussi de Raven Baron c'est que c'est une méthode qui va utiliser le fait de renforcer les... points forts et tu vas renforcer tes points forts pour développer tes points faibles. Tu ne vas pas juste souhaiter développer tes points faibles pour « grow up » . Non, c'est vraiment « je vais renforcer » . Si je veux renforcer mes points forts, je vais les renforcer. Et en les renforçant, ça va élever mes points faibles indirectement. Parce que toutes les compétences sont interconnectées en fait.
- Speaker #0
Tu fais attention aussi de ces points forts et de ces points faibles.
- Speaker #1
Mais c'est pour ça que... moi je démarre toujours sur la base du travail se connaître soi c'est ça la base c'est vraiment cet aspect de la perception de soi qui est fondamental en fait dans
- Speaker #0
cette thématique de l'IE et maintenant du coup tu es entrepreneur tu as ta propre boîte et ça aussi c'est un autre métier donc il faut savoir comment se valoriser valoriser, etc. Créer une entreprise, c'est aussi d'autres nouvelles compétences. Comment ça s'est passé ? Comment tu le vis ? Comment ça se passe, bien sûr, parce que ça fait deux ans maintenant ? Enfin,
- Speaker #1
ça fait un an. Un an, un peu plus d'un an. Je vois, 6 janvier 2025, on est le 22, 4 ou 25 mars, je ne sais plus. Un an et deux mois. Ça se passe bien. Moi, j'adore. J'adore parce que, en fait, c'est un challenge tous les jours. Je disais, J'aime apprendre des nouvelles choses. Je sors tous les jours pratiquement de ma zone de confort. Moi, j'adore.
- Speaker #0
C'est énergivore.
- Speaker #1
Pour certains, ça fait peur. Moi, j'adore. Honnêtement, j'adore. J'apprends des nouvelles compétences. J'apprends des nouvelles choses. Le fait d'intervenir dans différents secteurs d'activité me fait découvrir des aspects d'entreprise et tout. donc ça Honnêtement, j'adore. Et après, le quotidien et ce qu'il y a à l'intérieur de ton quotidien, d'une journée à l'autre, ce n'est jamais pareil.
- Speaker #0
C'est enrichissant, oui.
- Speaker #1
Donc moi, franchement, là-dessus, mon activité m'épanouit. Ma démarche entrepreneuriale m'épanouit aussi en fait, parce que j'aime pas tourner en rond, ben là je suis servi, je tourne jamais en rond. Ouais, ouais, ouais,
- Speaker #0
non, c'est totalement ça, enfin ça rentre totalement dans tes souhaits, dans ce que tu voulais. faire, mais il a fallu passer par une période compliquée pour arriver là.
- Speaker #1
Oui, il a fallu traverser plusieurs aventures, plusieurs étapes. Oui, je suis malheureuse. Heureusement, quand je regarde un peu en arrière, je suis rarement parti en bon terme avec mes employeurs. Parce que même dans le basket, ce n'était pas hyper... hyper sain et serein mais ça m'a toujours permis en fait d'emmagasiner de l'expérience et c'est ce qui me permet aujourd'hui en fait d'avoir une multitude d'exemples dans mon sac à dos en fait parce que j'ai eu cette aventure de dépression, j'ai eu des aventures où tu sais que t'es sur la crête Merci. et qu'on cherche la moindre petite faute pour te bazarder. J'ai eu un moment donné où en fait, dommage collatéraux, c'est peut-être toi. Je ne sais pas pourquoi il va prendre la balle perdue, j'ai rien demandé à personne les gars, mais bon, parce que t'es peut-être au mauvais endroit au mauvais moment. Donc tout ça m'a permis d'avoir des armes aujourd'hui, de réaliser encore plus quand une bonne chose se passe, d'en profiter pleinement. Parce que, tu vois, quand tu dois marcher sur des sentiers un peu briques et brocs, quand tu as le sentier qui est complètement dégagé pendant 20 mètres, tu l'apprécies les 20 mètres. Donc du coup, voilà, ça m'a permis tout ça. Et aujourd'hui, c'est aussi grâce à toutes ces aventures que je suis épanoui dans mon rôle entrepreneurial et dans ma fonction de formateur.
- Speaker #0
Et du coup, tu peux dire que tu as...
- Speaker #1
reconversion est réussie pour toi dans ton cas ouais clairement mais elle n'est pas finie oui elle n'est pas finie parce que j'ai encore deux projets et je vins en fait je m'interdis rien moi j'ai eu cette chance c'est que mes parents nous ont toujours éduqué sur t'as un monde infini en fait à ta disposition et ça c'est une chance énorme qu'on a eu avec mes frères de la part de mes mes parents, c'est que ok, on n'a pas été obligé de faire le karaté, on a été obligé de faire du sport et surtout on a été obligé de ne pas se mettre de barrière. Donc demain, j'ai d'autres... projet, peut-être, je ne m'interdis pas, peut-être que dans je ne sais pas combien de temps, je retournerai dans le salarial. Je ne sais pas. Peut-être pas. Mais ok. Ça peut être une opportunité à X temps. Je ne sais pas. Mais ouais, moi j'adore mon aventure. Et du coup, moi, en tous les cas, je suis fier de ma reconversion.
- Speaker #0
À partir de ce moment-là, ça veut dire que c'est réussi.
- Speaker #1
Je pense qu'elle est réussie, ouais.
- Speaker #0
et justement on va revenir sur le monde du sport et du coaching etc parce qu'on parle des fois on peut parler de la reconversion des sportifs qu'est-ce qu'ils sont devenus mais on s'attend moins des fois au coach au staff quand il y a une reconversion bien sûr est-ce que tu en connais qui ont fait quelque chose est-ce qu'on en parle en fait on n'en parle pas beaucoup moi je me rappelle quand j'étais
- Speaker #1
Quand j'étais coach à Paris-le-Valois, sur le centre de formation, tous les ans, on avait un séminaire de coach de centre de formation pendant le tournoi des équipes pro du mois de février, pendant la Leaders' Cup. Et moi, je me rappelle de discussions qu'on avait à ce moment-là où je disais aux gars, les gars, soyez sereins. Si demain, le basket, ça s'arrête, il y a du boulot pour tout le monde à l'extérieur du basket. Et il y en avait plusieurs qui me regardaient un peu. un peu, c'est facile pour toi, tu es à Paris, tu as l'un des plus gros salaires de la ligue. Mais je pense que c'est juste une façon de penser. Oui, quand j'ai signé à Paris, je savais que si je devais changer de carrière. j'étais au bon endroit. Pas parce que c'est Paris et qu'il y a plein d'opportunités. Non, non. Parce que Paris, je suis d'ici. Je connais le microcosme parisien. Donc en fait, pour moi, Paris, c'est ma zone de confort pour changer. de carrière. À Charles Rousseau, je ne l'aurais pas fait. Parce que, alors que c'est X fois plus petit. Mais, je sais qu'ici, c'est un peu comme on pourrait dire American Dream. Tu sais qu'à New York, tout est possible. Moi, je sais qu'à Paris, je peux faire tout et n'importe quoi. Expérimenter. Sans problème. Et si demain, j'ai envie d'ouvrir un autre truc, je peux le faire ici. sans problème parce que je suis dans Paris et ma zone de confort géographique clairement mais non il y a quelques coachs qui sont qui se sont reconvertis pas mal dans l'accompagnement pas mal dans l'accompagnement il y a Jean-François Martin qui était le célèbre coach du centre de formation de Cholet Basket KKK qu'a sorti tout le monde. Mike Gelabal, Kevin Seraphim, Nando De Colo, Christophe Léonard, les gens passent et j'en passe. Je suis désolé pour tous ceux que j'ai oubliés. Mais en fait, il a... Franchement, je ne sais même pas combien il en sortiait. Peut-être même plus que 50 qui sont passés entre ses mains. Lui, je sais qu'il fait... qu'il est aussi formateur, qu'il intervient dans les entreprises. Il intervient beaucoup sur la région Maine-et-Loire, près de Cholet. Et lui est aussi pareil. Alors lui, il n'est pas sur l'intelligence émotionnelle, mais il est sur le lien tout de suite entre un terrain de basket et l'entreprise. Je sais qu'il a une structure où, sur ses formations, il y a une partie en classe, une partie sur le terrain directement. Je sais que Jeff s'est reconverti là-dedans. Je sais qu'il y en a certains qui se sont reconvertis dans le coaching, dans le coaching en prépa mentale notamment. Mais après, sinon, tu vois, sur le passage par l'ARH ou en entreprise, je ne sais pas s'il y en a énorme.
- Speaker #0
Ok. Mais ce n'est pas un sujet qui est forcément abordé dans le milieu du sport.
- Speaker #1
Parce que c'est un peu la même chose pour les joueurs et les joueuses. Non, je pense que c'est un peu un sujet tabou. C'est un peu moins maintenant, mais c'est un peu comme la question de l'argent, les salaires et compagnie. Pendant X temps, c'était quand même un sujet tabou. Ça l'est encore de temps en temps, attention. Mais je pense que le sujet de la reconversion, c'est un sujet aussi tabou, pas pour les mêmes raisons. Parce que... Le salaire, c'est plus tu ne veux pas divulguer ce que tu gagnes, tu ne veux pas que l'autre se fasse de fausses idées. Tu veux te protéger. Tu veux te protéger, tu ne veux pas... OK. La reconversion, je pense que c'est plus de... OK, je ne veux pas penser à l'après encore.
- Speaker #0
On la voit loin, comme tu disais dans l'intro. C'est loin. Je vais m'attaquer quand il faudra.
- Speaker #1
J'ai le temps. Je pense. Je pense que c'est plus vu comme ça. Après, moi je parle par rapport aux coachs. Les coachs, déjà tu n'as pas autant d'attention qu'un joueur.
- Speaker #0
Vis-à-vis d'un club.
- Speaker #1
Vis-à-vis du club. Je vais prendre un exemple tout bête, mais mis à part ton coach principal, sinon ton assistant coach, dans beaucoup de clubs, c'est lui qui doit trouver son appartement ou sa maison. Un joueur, une joueuse... Il n'a même pas besoin de s'occuper des billets d'avion, de la maison, de l'Internet même des fois, et de la voiture.
- Speaker #0
Tout dépend des sports. Dans le sport co, c'est vrai qu'en tant que joueuse, je n'avais pas à m'occuper de ça parce que j'étais professionnelle, parce que ça fait partie du contrat, on te trouve l'appartement et on te le paye. Dans le sport individuel, c'est différent et peut-être que tous les sports co ne sont pas pareils. Je comprends le fait qu'on est un petit peu protégé, entre guillemets. Oui,
- Speaker #1
oui. Les coachs sont moins protégés que les joueurs et joueuses. Donc du coup, dès le départ, tu as quand même cette obligation en tant que coach de te dire qu'il faut quand même réfléchir un peu plus loin que demain matin. Mais je pense que c'est quand même un sujet un peu tabou, parce que c'est dans longtemps. On a le temps de le voir arriver, sauf qu'en fait la carrière est courte et ça arrive vite.
- Speaker #0
Ça peut arriver à tout moment, en tant que joueur, même en tant que coach.
- Speaker #1
Même en tant que coach, tu peux... S'il n'y a plus d'argent,
- Speaker #0
au revoir.
- Speaker #1
S'il n'y a plus d'argent, si tu as des mauvais résultats, tu te fais couper. Mais si personne ne veut miser sur toi dans les six mois qui suivent, après tu n'es pas oublié, mais petit à petit.
- Speaker #0
Oui, ça peut aller vite.
- Speaker #1
Ça peut aller très très vite, honnêtement, ça peut aller vraiment très très vite.
- Speaker #0
C'est tabou.
- Speaker #1
C'est un peu, je pense que c'est un peu tabou.
- Speaker #0
C'est pour ça que j'ai lancé cette nouvelle saison et qu'on est là aujourd'hui pour discuter de ça. Et donc la dernière question, ça serait quel conseil ou quel retour d'expérience tu donnerais à un joueur, une joueuse athlète de haut niveau par rapport à la reconversion et à un coach ?
- Speaker #1
Être curieux dès le début de carrière. Avant même le début de carrière, en fait, continuer, être curieux à tout niveau. Mais quand je dis à tout niveau, c'est vraiment à tout. OK, en se baladant pour connaître d'autres choses, lire d'autres choses, regarder des émissions de télé, d'autres choses, et pas que des séries ou des films. Même des films ou des séries, si je suis... Fixer sur de la fiction, m'ouvrir aussi à une série docu, avoir vraiment cette curiosité, s'intéresser à des choses qui peuvent ne pas être intéressantes au départ d'une carrière. Déclaration d'impôt, on est bien... c'est bientôt le fait.
- Speaker #0
Le mois de mai.
- Speaker #1
Tu vois, ça arrive. Avoir cette compétence, la curiosité. Parce que du coup, je pense que tu vas réussir à avoir plein d'opportunités. Grâce à cette curiosité.
- Speaker #0
Et des fois, pas tout de suite. Des fois,
- Speaker #1
pas tout de suite. Exact.
- Speaker #0
Après, oui.
- Speaker #1
Mais pour moi, c'est la...
- Speaker #0
La clé.
- Speaker #1
La clé. La deuxième clé, c'est l'écoute. Écoute les gens. Ils veulent parler, en fait. L'être humain est fait qui veut parler. Là, j'ai beaucoup parlé, mais...
- Speaker #0
L'être humain est fait... On est là pour ça. C'est enrichissant.
- Speaker #1
Qui souhaite, il est à l'aise quand il veut parler de lui. OK ? Écoute. il y a plein de trucs à prendre et même des trucs où tu te dis il y a plein de trucs à prendre et à apprendre à écouter les gens donc pour moi la clé c'est la curiosité et après le game changer ça va être l'écoute et après passer à l'action et après passer à l'action mais je dirais ça c'est facile pour un sportif passer à l'action ça dépend Moi je trouve en tout cas tous les cas que c'est quelque chose qui est plus facile pour un sportif que pour quelqu'un qui n'a pas été dans le sport de niveau, de ce passage à l'action ?
- Speaker #0
Globalement, oui, mais tu vois, c'est facile de passer à l'action dans un monde, dans un domaine qu'on connaît. Alors que, tu vois, si demain, on me dit, il faut aller faire une conférence, tu n'as jamais fait de ta vie, tu es meilleur joueur de jeu, de ta ligue, de ton club, etc. Et là, tu dois aller faire une conférence devant des gens Je ne suis pas sûre qu'elle soit prête à passer à l'action. Bien sûr, il y a peut-être cette facilité à transformer ça assez rapidement. Ça va prendre moins de temps, en fait, de passer à l'action. Mais ce n'est peut-être pas toujours facile. Mais oui, je te rejoins là-dessus qu'on a peut-être moins cette... Il y a potentiellement le fait de dire qu'il y a une évolution. On veut progresser, on veut évoluer. Donc, on sait qu'il faut passer par des trucs qu'on n'aime pas, comme on est passé par des entraînements qu'on n'aime pas.
- Speaker #1
ou des situations qu'on n'aime pas mais derrière il y a quelque chose complètement du coup c'est vrai le passage à l'action je t'en parlais tout à l'heure copine de mon frère qui est possible reconversion au téléphone et où en fait moi le dernier conseil que je lui ai dit c'est vas-y fonce en fait vas-y fonce il se faisait trop de questions c'est comme c'est comme quand t'es en couple est-ce qu'on fait un bébé c'est jamais le bon moment sauf que quand tu l'as c'est trop bien mais si t'attends que toutes les planètes soient alignées, bah elles seront une fois dans ta vie, elles seront peut-être alignées il ne faut pas rater il ne faudra pas se rater donc voilà, c'est un peu pareil vas-y fonce et là-dessus, le sportif a cet avantage-là c'est qu'il a besoin de moins de temps pour se dire ok je fonce, tu vois, même si les planètes elles ne sont pas encore super bien alignées il sait qu'il va pouvoir naviguer là-dedans et il va y aller donc du coup, ça c'est une vraie force de... du sportif.
- Speaker #0
Qu'il faut savoir valoriser, savoir explorer aussi, pour pouvoir l'adapter dans son après, dans la préparation de l'après, mais aussi quand on est dans un domaine qu'on ne connaît pas, etc. Ça peut aider.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Tant pris, merci à toi.
- Speaker #0
Merci pour cette conversation, cet échange. Franchement, c'est un réel plaisir. C'est toujours enrichissant d'écouter les gens.
- Speaker #1
Merci pour l'invite.
- Speaker #0
J'espère que tu as passé un bon moment.
- Speaker #1
Très cool.
- Speaker #0
Oui. si vous, vous avez aimé le podcast, si vous aimez ce genre de sujet, si vous êtes concerné, pas concerné, peu importe, n'hésitez pas à vous abonner et n'hésitez pas à partager autour de vous. Merci pour votre écoute.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Bye.