- Speaker #0
Je crois que j'aimais vachement mon côté fleur bleue, surex, qui s'emballe d'un rien, tu vois. Et je reconnais que j'ai un tout petit peu plus de lucidité maintenant. J'ai envie d'en rire, par contre. J'ai envie de titiller. J'ai envie de gratter un petit peu là où ça fait mal, tu vois, mais c'est ce que je trouve marrant.
- Speaker #1
Un matin, on s'est réveillés et bim, 40 piges. Comment ça va les Quadras ? Bienvenue dans votre univers, bienvenue dans Quadra. Ensemble, on va parler des joies et des galères de la quarantaine. Vous savez, cette période où vous vous rendez compte que ce qui prend plus de poids que vous,
- Speaker #0
ce sont vos responsabilités.
- Speaker #1
Quadra est diffusé sur les plateformes audio comme Spotify, Apple Podcasts, Deezer, etc. Mais aussi sur YouTube et sur les réseaux sociaux Instagram et TikTok quadra.podcast. Donc faites une pause dans le Quadro-univers, lâchez les biberons, lâchez les applis de rencontre et bienvenue dans Quadra. Et bien, on va essayer de les rééduquer pour les plus petits moments. On va voir. On va essayer de les rééduquer pour les plus petits moments. Comment ça va les quadras ? Aujourd'hui, je reçois une invitée qui a transformé sa vie amoureuse en véritable terrain d'enquête. En deux ans et demi, elle a enchaîné 51 dates qu'elle raconte sans filtre dans un podcast qui s'appelle Romance, entre anecdotes croustillantes, lucidité sur les relations modernes ou regard sans concession sur elle-même. Elle vient nous partager toutes ses rencontres. Je suis très heureux d'accueillir Laurence. Laurence, bonjour.
- Speaker #0
Bonjour Camille,
- Speaker #1
ça va ?
- Speaker #0
Ça va super bien.
- Speaker #1
Bon, Laurence, première chose, est-ce qu'on raconte comment on est arrivés à faire ce podcast ? Parce que tu as même une histoire derrière.
- Speaker #0
On peut, sinon c'est moins drôle.
- Speaker #1
Oui. Tu te laisses faire ou je le fais ?
- Speaker #0
Vas-y, je te laisse faire et je complète.
- Speaker #1
Il se trouve que Laurence, en fait, j'ai vu qu'elle lançait son podcast, j'ai vu que tu lançais ton podcast, et j'ai vu le thème, j'ai trouvé ça génial, j'ai vu que tu suivais Quadra. Je t'ai envoyé un message pour te dire que c'était top. Et en fait, je t'ai écrit qu'on se connaissait, mais je ne savais pas d'où. Et tu m'as gentiment répondu qu'en fait, on avait parlé après avoir matché sur une appli, mais qu'en fait, tu ne m'en rappelais pas du tout.
- Speaker #0
Ben oui, c'est ça. Je suis un petit peu triste de voir que je ne t'ai laissé aucun souvenir.
- Speaker #1
Alors, au moins, je ne fais pas partie des 51 dates. J'aurais pu être le
- Speaker #0
58e. C'est vrai, tu n'en fais pas partie de ce fait, puisque nos échanges se sont interrompus en cours de route.
- Speaker #1
Mais je suis désolé d'avoir oublié. Mais en même temps, tu vois, ça te prouve, c'est ce que je t'avais dit quand on en avait parlé, ça te prouve que sur ces choses-là, on les a pliées, tout ça, on enchaîne tellement des dates où on ne va pas, ou des conversations qu'on commence et qu'on ne termine pas, qu'en fait, on oublie avec qui on parle. Oui,
- Speaker #0
mais ça fait partie des vrais sujets, justement, de romance.
- Speaker #1
Et ça, t'en parles de ça ?
- Speaker #0
Oui, j'en parle aussi, je l'aborde à travers les histoires. Et aussi... il m'a paru intéressant de me dire que j'allais intégrer au milieu de ces podcasts des petits shorts qui racontent des histoires qui ne sont pas achevées. Il y a des petits trucs intéressants, des petites anecdotes, des petites choses qui ne peuvent pas faire un podcast, mais qui suffisent à raconter une histoire drôle.
- Speaker #1
Donc on aura des petits shorts. Donc quand tu auras le podcasteur ou le quadra, je serai le type qui te parle. Oui, parce que je précise que tu racontes ces dates que tu m'en as envoyé. deux épisodes pour que j'écoute. Tu racontes ces décors, mais tu ne donnes pas l'identité de la personne.
- Speaker #0
Non, ça ne me paraît pas utile. Ça ne changerait rien à l'histoire, tu vois, de changer juste un prénom et puis de faire en sorte que la personne, elle ne soit pas facilement identifiable. Pour l'instant, personne ne s'est manifesté en tout cas sur le premier épisode qui vient de sortir. Mais il est vrai que, ouais, je trouve ça bien de préserver leur identité. Il s'agit de moi, d'ailleurs, et de ma vision.
- Speaker #1
C'est ça. C'est ce que j'allais dire, je vais le préciser tout de suite pour les gens qui ne connaissent pas encore romance et qui vont écouter, t'es pas dans la critique, t'es pas dans le... Il n'y a pas un côté revanchard. C'est vraiment un récit d'un date parce que c'est vrai qu'en même temps, on ne va pas se mentir, c'est un truc qui est partie prenant dans la vie des célibataires du monde entier aujourd'hui. Avant, c'était plus galère d'avoir un rendez-vous, maintenant t'as le rendez-vous mais t'as pas la conclusion. Donc voilà, c'est vraiment un récit. Je tiens à le préciser, on n'est pas dans le... On n'est pas dans la personne qui a une revanche à prendre.
- Speaker #0
Non, pas du tout. Et l'idée, c'était vraiment de raconter. J'imagine qu'il y a le filtre de mes émotions et de mon ressenti.
- Speaker #1
Oui, on le sent, mais en même temps, c'est toi.
- Speaker #0
Voilà, c'est moi. Après, en conclusion de chaque épisode, j'essaye aussi de faire un pas de côté et de me dire qu'est-ce que je garde de ça sur moi ? Parce qu'il y a aussi des fois où moi, je me remets en question dans l'histoire, dans la manière dont je l'ai vécu. orientée et puis aussi j'essaye de comprendre pourquoi on en est arrivé là et peut-être un petit peu aussi la psychologie des hommes de plus de 40 ans.
- Speaker #1
Ah il n'y a eu que des plus de 40 ans, t'as pas fait dans le petit jeune ?
- Speaker #0
Non si, allez ça commence vers 38.
- Speaker #1
On précise que Laurence est quadra, je ne donnerai pas son âge mais elle est chez les quadras.
- Speaker #0
T'es mignon.
- Speaker #1
Et puis alors juste je reprécise un truc par rapport au... il y a un truc qui est rigolo c'est que non seulement tu donnes pas les prénoms mais pour certains ils ont même un surnom. Ouais, un surnom. Le skater.
- Speaker #0
Le skater, exactement. Le gentleman.
- Speaker #1
Ah, j'ai pas vu. Non,
- Speaker #0
tu l'as pas encore écouté. Voilà, ils ont des petits surnoms, je trouve ça sympa.
- Speaker #1
Il y a l'opportuniste.
- Speaker #0
Il y a l'opportuniste aussi. Mais lui, il s'appelle Léo, l'opportuniste, comme dans l'épisode.
- Speaker #1
On aura le radin.
- Speaker #0
Ah oui, bien sûr.
- Speaker #1
Ouais, celui-là, je vais adorer le radin. Tu devais pitcher Romance en une phrase. Je dirais quoi ?
- Speaker #0
Je dirais, en deux ans et demi, j'ai fait 51 dates et je vous les raconte tous.
- Speaker #1
A quel moment tu t'es dit que ces expériences de date, ça méritait d'être raconté ? Parce que t'aurais pu garder ça pour toi. Pour moi et mes copines. Oui, évidemment. J'ai l'impression que tes copines, c'est très important.
- Speaker #0
Il me semble que lorsqu'on est dans la quarantaine, qu'on arrive des fois dans la deuxième partie de sa vie amoureuse. Le dating, ça fait partie, comme tu viens de le dire maintenant, de la manière dont les célibataires vivent leur vie amoureuse. Ils se rencontrent, les applications de rencontre font aussi partie de ça. Et je me suis rendue compte que mes histoires, lorsqu'elles étaient singulières, déjà elles créaient pas mal d'intérêt lorsque je les racontais autour de moi. Parce que pour une raison que j'ignore, il y a toujours une espèce, une forme de singularité ou dans la manière dont j'ai rencontré la personne, ou dans ce qui s'est passé après, ou dans la manière dont elle s'est comportée. Donc déjà, elles présentaient pas mal d'intérêts autour de moi. Donc je voyais qu'il y avait un petit sujet, il y avait un filon. Et aussi, je pense que malgré leur singularité, elles sont hyper universelles. Combien il y a de nanas, et d'hommes sans doute, après moi je parle beaucoup des femmes parce que c'est moi qui connais. Bah oui, je n'en doute pas. Mais combien il y a de nanas qui rencontrent des mecs qui sont encore amoureux de leurs ex, qui ont projeté beaucoup de choses avec elles, mais finalement ne se sentent pas à l'aise de tenir parole, qui n'ont pas su verbaliser les choses. Ou au contraire, qui ont une attitude qui paraît tellement hors du commun qu'elles ont pété les plombs. Je ne pense pas être la seule à vivre ça. Et donc, je me suis dit que c'était finalement un sujet bien plus universel que ce qu'on pourrait croire.
- Speaker #1
En fait, on a toujours l'impression que les histoires qu'on vit, on est les seuls à les vivre. Et en fait, non.
- Speaker #0
Je ne crois pas. Peut-être qu'on est les seuls à les vivre de la manière dont on les vit. Oui,
- Speaker #1
mais le fond du sujet. Je pense que c'est pour ça que je t'ai cité le radin ou même quand tu prends l'opportuniste. Combien de personnes ont rencontré ce genre de cas ?
- Speaker #0
Exactement. Je pense que ça peut parler. Et même moi, je me suis rendue compte que quand j'ai commencé à écouter, quand je me suis séparée du père de ma fille, j'ai commencé à écouter pas mal de podcasts sur les rapports hommes-femmes, les rencontres, les relations. Je tapais des mots-clés. Tu vois, tu tapes relations, amour, ghosting, appli. Et tu as des podcasts qui remontent sur ces thèmes-là. Et en discutant autour de moi, je me suis rendue compte que les nanas, quand il leur arrivait quelque chose, par exemple du love-bombing, elles allaient se faire toute une série de podcasts sur ce thème. Donc, elles recherchaient ça. Et donc, c'est ce qui m'a fait me dire, il y a un sujet, parce que finalement, au milieu de la rencontre en général, il y a plein de sous-thèmes qui intéressent sans doute les hommes et les femmes qui vivent ça.
- Speaker #1
Le love bombing, c'est un terme que j'ai l'impression qu'on entend de plus en plus.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et on le définit comment ? Parce que moi, on m'a déjà parlé de love bombing, parce qu'au début, je séduisais un peu, je faisais quelques compliments. C'est arrivé qu'on me dise, oui, arrête avec ton love bombing. Non.
- Speaker #0
Faut pas que ce soit vraiment ça C'est un petit peu comme quand tous les hommes étaient pervers narcissiques Pour moi C'est des faux galvaudés Ce qui est intéressant c'est de faire en sorte que quand ça arrive vraiment On sache le reconnaître Et que tout le monde ne soit pas affublé de ce surnom là Le love bombing Selon moi Ça se passe pas seulement quand il y a des petits échanges Il faut qu'il y ait un peu plus que ça Souvent il y a une vraie rencontre Il y a un vrai match Il y a un début de relation Et le mec il te déverse Il va très vite. Le mec ou la fille.
- Speaker #1
Je l'ai vécu.
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'intensité, de force d'amour, l'impression que c'est la personne qu'il te faut. Il y a beaucoup de choses qui matchent. Ah mais oui, mais moi aussi j'aime ça. T'es trop comme j'aime. Il y a une espèce de projection de fond.
- Speaker #1
Ah mais c'est toi, je t'attendais depuis tellement longtemps.
- Speaker #0
Ouais, voilà. Ça va à 100 à l'heure et ça disparaît très vite. Ça s'arrête d'un coup.
- Speaker #1
Ok. Bon, je ne citerai personne.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Mais oui, je pense qu'on a tous un peu connu ça.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Pourquoi t'as accepté 50 heures à un rendez-vous ? Qu'est-ce que tu cherchais au départ ? Il n'y a pas eu un moment où tu t'es dit... Parce que tu ne pensais pas au podcast. Tu n'étais pas dans une enquête au départ.
- Speaker #0
Mais pas du tout, j'y pensais pas du tout. J'ai commencé...
- Speaker #1
Ça aurait été pervers sinon.
- Speaker #0
Ouais, non, ça aurait été bizarre. Et puis ma démarche, elle est plutôt très sincère. Mais je pense que c'est d'ailleurs ce qui fait ces histoires. C'est qu'elles sont toujours vécues avec beaucoup de sincérité. Sinon, elles seraient moins intéressantes à raconter, je pense. Alors, j'en ai accepté 51. Ça s'est étalé dans le temps. Oui, bien précise. Ce n'est pas 51 d'une semaine. Voilà, je ne me suis pas fait un marathon de dates. Dans les 51 dates, il y a des histoires qui ont mené à des relations d'autre part. Et les rendez-vous, en fait, je les ai acceptés parce que ma démarche a été simple. Je me disais, moi, j'ai envie d'avoir un chéri. Ce n'est pas toujours facile de rencontrer quelqu'un dans la vie de tous les jours. Je rêverais de rencontrer mon mec au rayon du Super U ou bien au cours d'escalade ou d'aquaponais, mais ce n'est pas le cas. Et donc, je me suis dit, moi, j'ai envie de rencontrer un chéri. Donc, je vais utiliser le moyen contemporain pour faire des rencontres. Je vais aller sur les apps et je vais voir comment ça marche. Et voilà.
- Speaker #1
Et c'est surgelé.
- Speaker #0
Et puis, c'est facile. Je pense, quand on est une nana, c'est facile d'avoir un match, une rencontre, un échange. Pas une rencontre, déjà un échange. Ensuite d'avoir envie de rencontrer la personne et c'est après que tout se passe. Et de toute façon, à l'instant T où tu te retrouves en face de la personne, tout redémarre à zéro. Quand bien même tu as échangé avant, quand bien même tu as fait des photos, quand bien même tu as vu des vidéos ou autre, bien sûr. C'est quand tu te retrouves face à elle, je pense qu'on reste...
- Speaker #1
Je n'ai pas cette impression là. Me concernant en tout cas, moi quand j'arrive au date, c'est la continuité des échanges que j'ai eus. Et souvent on me l'a dit d'ailleurs, on m'a déjà dit mais t'es le même en fait.
- Speaker #0
T'es le même mais par contre ce qui se passe entre toi et la personne d'en face, c'est maintenant que ça démarre. Oui, c'est sûr. Ça n'existe pas avant. C'est que virtuel. Donc moi je prends vachement de recul par rapport aux échanges, etc. À ce qui se passe un peu avant jusqu'au moment où on se voit et c'est là que ça devient intéressant.
- Speaker #1
Est-ce que t'as l'impression que certains ou certaines, parce que pour le coup c'est pour les deux, collectionnent ? Là on va rester un peu sur le côté appli. Est-ce que les applis ne favorisent pas un peu à ce côté ? Je collectionne les matchs. Il y en a qui collectionnent les rencontres et qui ne vont pas plus loin. Mais il y a même ceux qui collectionnent juste les matchs.
- Speaker #0
Je ne sais pas. Côté homme, on m'a dit que ce n'était pas si facile que ça de collectionner les matchs. Côté nana, tu peux en avoir plusieurs en même temps des matchs. Moi ?
- Speaker #1
Quand tu me parlais, tu parlais à quelqu'un d'autre. Et donc tu m'as engueulé alors que tu parlais quand même à quelqu'un d'autre.
- Speaker #0
Your options open.
- Speaker #1
Bah non. Je m'en vais.
- Speaker #0
Non mais je pense que... Après, je pense que les applis, elles ne favorisent pas tant la collection, mais elles ouvrent la porte à cette sensation qu'il y a peut-être toujours mieux juste à côté. En fait, elles empêchent de considérer avec attention et intention la personne que tu as en face de toi. Parce que tu dis, putain, sa petite chemise brique, moi, je n'aime pas la brique. J'aurais bien voulu un mec qui préfère le vert, tu vois. Et peut-être que le mec d'après, lui, il a une chemise verte sur sa photo. En fait, il y a un truc comme ça qui se passe dans la tête des gens. Alors, pas tous, pas dans la mienne en tout cas, parce que moi, je crois que je suis trop romantique pour ça.
- Speaker #1
Tu aimes bien ma chemise.
- Speaker #0
Donc, c'est au gavard d'achemise. Je pense que les applis, elles ont ouvert la porte. Et moi, je trouve que c'est très fort sur les quadras. J'ai une vraie opinion sur ce que ça déclenche chez les quadras. Parce que c'est vrai que ça fait... Souvent, c'est leur deuxième vie amoureuse. Ils se réouvrent. sur le thème de la rencontre sur les applis, et tout d'un coup, ils ont un accès de fous malades aux rencontres, aux femmes et au sexe, sans avoir à faire grand-chose. Et je suis convaincue que ça leur donne cette sensation de profusion et de possibilité de collection. Tu vois, il y a un truc comme ça, une espèce d'insatisfaction permanente. Je pense que ça a créé ça, moi. Il va falloir se recentrer un peu sur ce qu'on a vraiment envie.
- Speaker #1
C'est un peu ça. Je me mets dedans. Ce côté où c'est bien, mais attends, je peux avoir encore mieux. Et c'est là où en fait on se rend compte, et ça je pense que personne ne pourra me contredire, que ça ne vaudra jamais une rencontre en vrai. Une rencontre à laquelle tu t'attends. C'est-à-dire que pour moi les applis, et j'y ai été beaucoup, donc je ne peux même pas dire, je ne peux pas me condamner le truc, mais tu es déjà dans une attente et une recherche. Alors que quand tu rencontres quelqu'un et que c'est inattendu, tu n'as aucune attente, aucune recherche et tu le découvres. Je ne sais pas si c'est très clair ce que je dis.
- Speaker #0
C'est super clair mais moi je ne suis pas très d'accord avec ça. Parce que je crois que tu es dans un bar avec tes potes, tu prends un coup et il y a une super jolie nana au bar.
- Speaker #1
Ou pas jolie, elle peut être très sympa et moins jolie.
- Speaker #0
Une nana qui te donne quelque chose. Quelque chose chez toi.
- Speaker #1
On va modérer.
- Speaker #0
On va modérer. Une nana qui suscite ton intérêt, qui a un truc qui te donne envie d'aller l'aborder. Tu vas l'aborder. évidemment que tu mets une intention derrière ça c'est à ce moment là c'est le même truc que quand tu vois cette nana sur une appli où tu dis putain elle me fait rire elle ou elle a un super sourire ou il y a un truc qui se dégage de ses images ou de son texte et qui te donne envie d'aller cliquer ben là c'est la même chose, c'est la petite impulsion qui te donne envie d'aller lui parler après évidemment quand on... Tu te rends compte, une histoire romantique, la magie elle est bien plus forte quand tu te rencontres...
- Speaker #1
Bah ouais ! Ok, mais good luck alors ! Mais bien sûr, le problème c'est que tu dis c'est good luck, parce qu'aujourd'hui c'est un enfer ! Mais oui, tu vois, c'est devenu très compliqué et quand ça arrive, moi j'avoue que bizarrement j'ai beaucoup plus une envie d'aller dans la relation derrière quand j'ai rencontré quelqu'un, je veux dire dans la vraie vie, les applis c'est la vraie vie aussi, mais tu vois, parce qu'en plus... Et ça, je trouve que c'est très actuel. Maintenant, sur les applis, il y a beaucoup ce phénomène des red flags. Tu as l'impression que beaucoup de gens, mecs comme filles, mettent un cahier des charges.
- Speaker #0
Oui, on en a déjà parlé. Les hommes ont déjà fait ce feedback-là.
- Speaker #1
Dans la bio, tu as plutôt des critères de ce que la personne ne veut pas. Plutôt que de se dire, ok, j'y vais et on voit.
- Speaker #0
Et ça, je pense que c'est un peu une maladresse. de la part des personnes qui le mettent sur leur profil. Parce que, évidemment qu'au fond de toi, tu as déjà fait des rencontres où tu t'es dit à l'issue d'une histoire qui se serait mal terminée, ok, je tire une leçon de ça, et la prochaine fois, on ne m'y reprendra pas. Tu l'as au fond de toi. Après, de là à l'écrire et à en faire un espèce de cahier des charges, je pense que c'est maladroit. C'est surtout une manière maladroite de se présenter au monde. Tu vois, se présenter aux autres. Je pense que c'est toujours plus intéressant de raconter ce que tu as envie de partager ou ce que tu as envie d'offrir. plutôt que ce que tu refuses ou rejettes. Après, ce que tu refuses ou rejettes, tu l'as dans un coin de ta tête. Non, mais ça, après,
- Speaker #1
tu l'as. Et il est évident que... Ça, c'est un truc que j'avais vu, un truc d'Edgar Rive, et j'étais d'accord avec lui, où il parlait de... C'est impossible de faire un casting perfect. Mais où il disait... Prenez quand même en compte les red flags, dans le sens où... Mais ça, c'est dans une relation qui évolue, tu vois des choses... Quand t'es normal, tu n'accepterais peut-être pas, mais tu passes au-dessus parce que t'as un autre projet dans ta tête. Et malheureusement, derrière, ça fait perte et fracas. J'en sais quelque chose. Mais je pense qu'on a tous vécu ce truc-là, où on se dit, oui, mais c'est pas grave, je vais passer outre. Mais là, si tu veux, c'est vrai que sur les applis, t'as quand même ce côté genre, tac, je te mets en garde tout de suite.
- Speaker #0
C'est peut-être une manière de gagner du temps.
- Speaker #1
Ouais, possible.
- Speaker #0
C'est peut-être aussi, on est chez les quadras, c'est peut-être une manière de gagner du temps aussi. C'est-à-dire, pourquoi t'en aille ? Bah oui, c'est dur.
- Speaker #1
On est une génération sacrifiée. Dans ces dates, t'as eu ce genre de réflexion ? À la fin du date, la surprise du mec qui dit « Ouais, mais non, ça, ça ne me correspond pas, ça ne me correspond pas. »
- Speaker #0
Vers moi, tu veux dire ? Ouais,
- Speaker #1
tu vois, le date, pour toi, ça te semble bien se passer. Et puis en fait, derrière, c'est la chute.
- Speaker #0
Écoute, ouais, ça m'est arrivé, il n'y a pas si longtemps que ça. Alors, ce n'était pas vraiment une chute, parce que pour chuter, il faut que je... Et quand ça sera pas... impliqués émotionnellement, tu vois. Mais c'était assez surprenant pour te raconter rapidement. On rigole beaucoup par écrit. Il y a une bonne énergie. Un truc, on sent qu'il va y avoir du rebond, du ping-pong. C'est cool. On se voit. Il me propose qu'on se voit sur un événement cool à Montmartre, qui est la fête de la coquille Saint-Jacques.
- Speaker #1
C'est génial,
- Speaker #0
le mec. C'est génial. Déjà, je trouve ça hyper drôle. Je me dis, putain, c'est trop drôle. Il fait super beau ce jour-là et tout, on y va. La journée se passe bien, l'après-midi se passe bien. On passe du temps ensemble. Et à un moment, il se rapproche de moi, tu vois. Il faisait très beau, mais froid. Il me prend dans ses bras. Il tente un petit move, un peu tendre, etc. Je ne m'y attendais pas parce qu'on avait passé quelques heures ensemble. C'est venu comme ça. C'était sympa. C'était mignon. On passe un bon moment. Et puis, l'après-midi se termine. On rentre chacun chez nous. Voilà. On se dit à bientôt. On se quitte. Et il m'envoie un message en me disant, écoute, Laurence, je préfère qu'on reste amis. Je lui ai écrit, génial, mais laisse-moi tranquille alors. Ne me prends pas la main. Ce n'est pas parce qu'on est à Montmartre qu'il faut sentir une envonée lyrique. Mais pourquoi donc ? Pour romantiser le moment ?
- Speaker #1
Parce que je pense que tu as des gens aussi qui ont besoin de passer pour la bonne personne. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire.
- Speaker #0
Je pense que c'est un habit qui met...
- Speaker #1
Je pense que c'est un problème d'ego surtout. C'est comme ça que je le vois. C'est un gros problème d'ego.
- Speaker #0
Laisse-moi, moi j'allais profiter de l'après-midi et voir après, tu vois, comment je le sentais. je voyais pas l'intérêt de se faire des câlins, de se prendre dans les bras pour rien. Si on n'a pas envie, ne le fais pas.
- Speaker #1
C'est marrant parce que quand tu le dis, ça m'en fait revenir quelques... Je savais que cette interview allait me faire revenir des détails. Et en plus, il n'y a pas très longtemps, il y a peut-être plus de six mois, mais pareil, j'ai eu... Le dîner se passe super bien, machin, il y a même embrassade à la fin du dîner, en raccompagnant à la voiture, et à partir du lendemain, tu sens une énergie qui n'est plus la même.
- Speaker #0
La vibe.
- Speaker #1
Je sens le ghosting qui rentre. Il est en train de se préparer petit à petit. Sauf que, force est de constater que je suis un peu un routard. Et qu'on ne me la fait pas. Et maintenant, c'est vrai que quand je sens ce truc arriver, je tends la perche.
- Speaker #0
Moi aussi.
- Speaker #1
J'ouvre la porte.
- Speaker #0
Évidemment.
- Speaker #1
Oui, j'ai vu avec les messages. Je sais qu'on s'en voyait sur les derniers, mais en les ayant relus, je confirme. Mais je n'étais pas parti pour te ghoster, j'étais honnête. Oui, bien sûr. Mais je n'ai rien dit de méchant, je précise. Je dis que je n'étais pas dans le mood. Et on ne s'était pas vus. Oui, on ne s'était jamais vus. Je dis que je n'étais pas dans le mood, en fait. Mais là, pareil, tu vois. Et en fait, j'ai eu le droit à... Ouais, ben en fait, je préfère qu'on reste amis. Bon, ben dans ce cas-là... Pourquoi ? Je ne sais pas, c'est peut-être le vin rouge, il était bon. Et puis du coup, tu te lâches un peu plus. J'en sais rien. Toi, c'est peut-être les Saint-Jacques, ça l'a motivé. Oui, mais... Mais c'est vrai que... Peut-être que ces nouvelles rencontres, justement, favorisent un peu le côté où il faut absolument que j'aille au bout. Et après, je verrai ce qui se passe.
- Speaker #0
Oui, je suis assez d'accord avec ça. Mais bon, c'est dommage et je trouve que ça rajoute... Moi, je trouve qu'il y a un petit goût de ridicule.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu vois ?
- Speaker #1
T'en es pas dégoûtée à force ?
- Speaker #0
Si, si, je suis un peu blasée. D'ailleurs, je pense que c'est l'association de ça plus... un épisode de podcast que j'ai enregistré sur un podcast que j'adore où l'enregistrement s'est bien passé les deux associés, je me suis dit ok c'est le moment, j'en peux plus des dates j'ai pas envie, mon énergie je vais la consacrer à faire un projet positif avec tout ça et c'est ce qui s'est passé en décembre j'avais envie de passer à autre chose c'est bien,
- Speaker #1
ça aurait été positif mais c'est vrai que je pense qu'à un moment entre les 51, sur les 2 ans et demi qu'il y a dit 3
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Il y a eu des moments où tu as dit c'est bon, ça me saoule.
- Speaker #0
Je me suis entendue dire récemment je tente un dernier shot, après je lâche, tant pis. Vogue, c'est pas grave.
- Speaker #1
C'est pas grave,
- Speaker #0
on verra.
- Speaker #1
C'est quoi le moment le plus absurde que tu as vécu dans ce délire ? Ah bah ouais, maintenant il faut que je sache un peu. On va mettre un peu de teasing pour aller écouter Romance, toi.
- Speaker #0
Le plus absurde, c'est un mec que moi j'ai rencontré il y a 15 ans. père de ma fille sur une appli. Au tout début des applis à l'époque, on s'est rencontrés comme ça.
- Speaker #1
Mythique.
- Speaker #0
Adopte. Qui s'appelait encore Adopte un mec. Donc on s'est rencontrés là-dessus. Et donc, dans cette période où j'étais un peu sur les applis, j'avais échangé avec un mec, je me rappelle, passionné de golf. Et drôle, là, il y a à peu près un an, sur les applis en swipant, je le reconnais. J'ai une très bonne mémoire visuelle, moi. Je me dis « Oh là là, j'ai déjà parlé avec lui il y a 15 ans. » Donc je lui fais un petit message en disant « On a déjà parlé. » Je me rappelais de son prénom, je me rappelais qu'il était passionné de golf. Je me rappelle de tout ça. Donc je lui ai écrit rapidement et on discute. On a eu la même vie, au même moment, le même timing. On a un enfant tous les deux, etc. On décide de boire un verre. Et là, il arrive. Physiquement, le match, il a un look un peu classique. Je me dis, ok, ce n'est pas 100% mon look, mais je suis contente de le rencontrer quand même. On est dans les... Dans un petit bistrot dans le 11e français, où on est très proche, les tables sont assez courtes, donc il est proche de moi, et il y a la carte longue, le menu du bistrot. Il le prend dans sa main et il regarde. Et puis, il fait pas mal de blagues et il rit à ses petites blagues. Comme ça, attends. Et avec la carte, il met des petits coups de carte comme ça. Mais non ! On est tous les deux, il parle, il me dit arrête, un petit coup sur la tête, il me dit mais non, mais il me dit attends, je te raconte pas. en fait est-ce que c'était une manière de canaliser ses mains où il ne savait pas comment se tenir et du coup en rigolant il me mettait des petits coups de clave à un moment j'ai pris la gueule ça m'a gonflé,
- Speaker #1
on a bu un verre et j'ai pris un coca et je suis partie c'était insupportable on est censé quand même on est dans un roman de rencontres c'est bien parce que je précise que même dans un roman c'est pareil tu racontes bien les choses du coup quand tu les racontes on imagine et là moi j'étais en train de tout s'imaginer Merci à toi.
- Speaker #0
Avec le gars et sa doudoune qui met des petits coups de... Comme ça, avec la carte.
- Speaker #1
C'est très bizarre.
- Speaker #0
Tu vois, c'était comme ça. C'était son énergie. Mais j'y étais pas du tout réceptive. Et puis moi, j'aime aussi quand on se retrouve... Qu'il y a un moment où tu sens une connexion. T'étais en esquive. T'étais en esquive de coups de carte. Ça, c'est la plus absurde. Et j'en ai eu une terrible.
- Speaker #1
Terrible.
- Speaker #0
Terrible, malaisante aussi. Si tu veux que je te la raconte.
- Speaker #1
Ah bah oui, t'es là pour ça.
- Speaker #0
Un mec, je me rappelle, il avait un truc un peu envoûtant comme ça, les yeux. J'aimais bien discuter avec lui. On discute, il était un peu rentre-dedans. Ça me mettait un petit peu inconfortable, mais je me suis dit, on verra, c'est OK. Il vient à la sortie de mon boulot, on boit un verre, on se retrouve. Il est à l'image de ce que j'imaginais. Donc, je m'assois dans de bonnes dispositions en me disant, bon, ça va être sympa. Il a l'air content de me voir aussi. Il me dit que je ressemble à mes images, etc. Donc, c'est cool. On commence à discuter et très vite, il a des propos dégueulasses.
- Speaker #1
Du genre ?
- Speaker #0
Hyper misogyne.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Puis ensuite, extrêmement raciste.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et donc là, déjà à la misogynie, je commence à tiquer un petit peu, tu vois.
- Speaker #1
Un exemple.
- Speaker #0
Un exemple chic. Il me dit, écoute, moi, j'ai fait pas mal de dates avec des Versaillaises. De toute façon, les Versaillaises, c'est les pires. Je lui dis, les pires quoi ?
- Speaker #1
On a tous compris.
- Speaker #0
On a tous compris. Et donc, je lui dis, c'est marrant. Je lui dis, c'est les personnes que tu as rencontrées, en fait. Ça dépend ni de qui elles sont, ni d'où elles habitent, en fait. Et puis, pire quoi ? Enfin, donc, ça commence comme ça et déjà, on rentre un peu dans la fight. Je change de sujet, on échange un peu. Et très rapidement, il me raconte une histoire qui lui est arrivée et il part sur des propos hyper racistes. Et là, moi, je me sens... J'ai les oreilles qui saignent, vraiment. Et puis, je lui fais un petit mémo en lui rappelant que moi, mes origines, elles sont nord-africaines. Il me dit « Oh, mais toi, t'es pas du tout typé ! » Je lui dis « Par contre, ça ne change rien à mes valeurs, de ce fait. » et les propos ils sont inaudibles tu vois et en fait c'est assez drôle parce que je l'ai observé et il s'est enfoncé dans tous les clichés que tu peux imaginer du pur racisme non mais attends mais moi j'en ai déjà recruté en même temps quand tu te fais agresser dans la rue c'est pas un Jean Stéphane je suis un smic qui aime les couscous ouais ouais c'est pas un Jean Stéphane qui t'agresse tout était terrible j'ai fini par lui dire écoute je vais y aller je te laisse payer il faut que je parte parce que je suis au bord du malaise vagal j'en peux plus
- Speaker #1
ben voilà toi aussi tu me ranges dans une case tu vois t'es comme les autres donc ça c'était pas chouette là pour le coup les fameux red flags dont on parlait tout à l'heure tu les as là enflammés ils affichent par rapport à tes valeurs je l'ai pas vu venir avant je m'en voulais un peu de ça et positivement parce que là on parle des négatifs parce que il y a aussi je prends mon expérience personnelle une de mes meilleures amies je la connais par exemple et tant au départ c'était un date je l'embrasse très fort et il s'est jamais rien passé entre nous mais on est devenus, ça fait maintenant plus de 10 ans,
- Speaker #0
on est les meilleurs amis du monde déjà dans chaque histoire que je raconte dans Romance ce qui est marrant c'est que quand elle commence c'est des jolies histoires je raconte pas des histoires horribles comme celles que je viens de te raconter Ça casserait un peu ce que tu fais.
- Speaker #1
J'ai pu écouter. Ça c'est des petites anecdotes qui sont marrantes à raconter. Non mais ça dénaturerait beaucoup avec tu vois j'ai écouté le skater et Léo. Je trouve que si tu racontais cette histoire-là, ça te desservirait plus que tout.
- Speaker #0
Ce serait moins sympa. Donc c'est vrai que c'est des moments qui sont toujours jolis, où il y a un truc qui se passe inattendu. Où la rencontre, elle crée quelque chose d'inattendu, où par la personnalité de la personne ou la manière dont on s'est rencontré. Et donc, c'est joli. Et c'est ce que je raconte aussi, c'est les jolis moments, les moments magiques. C'est ce qui fait aussi que moi, j'y ai mis un peu d'émotion, tu vois, un peu de moi dedans, que j'y ai cru. Et c'est ça qui rend la chute un petit peu plus difficile. C'est parce qu'il y a eu un investissement, quel qu'il soit, parce que la personne, elle m'a plu, elle m'a séduit, parce qu'elle était drôle, parce qu'elle était cool, parce que le moment était magique, il y a eu plein de trucs. Donc ouais, il y a des super moments à chaque fois. C'est toujours des chouettes débuts d'histoire ?
- Speaker #1
Je prends l'exemple du skater. Et je ne vais pas trop en raconter parce qu'il faut que les gens aillent l'écouter. Mais le début de l'histoire, ça part quand même... C'est quand même génial. Ça part de... C'est le lex d'une influenceuse que tu cuis et que tu adores. Donc déjà, le point de départ est quand même génial. Tu racontes vachement bien le côté un peu mal à l'aise de te retrouver dans cette situation au début. Mais en fait, ce qui est très drôle, et je ne vais pas aller plus loin que le début de l'histoire, C'est qu'au début, moi, quand j'écoutais, je me disais, oh, tu sais, j'avais des réactions, oh, mais qu'est-ce qu'il fait ? Mais enfin, bouge-toi, allez, tu vois ? Parce qu'au début, il est un peu indécis quand même. Oui, il a du mal à se lancer. Mais tu arrives à mettre justement le suspense où on se dit, allez, il va y aller, allez, c'est bon, il y est. Donc tu attends la suite. Je n'en dis pas plus, je laisserai les gens écouter. Moi, j'ai beaucoup aimé l'histoire du skater.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais tu vois, le point de départ est déjà joli. Enfin, quand on l'écoute comme ça, il est joli.
- Speaker #0
Ah bah oui.
- Speaker #1
Est-ce que vraiment il y en a eu une qui t'a positivement surprise ?
- Speaker #0
Le temps d'attente est trop long, ça veut dire que je n'ai pas du mal à le trouver. Extrêmement positive, je ne sais pas.
- Speaker #1
Non, t'as jamais eu une amitié qui est née ou une relation sympa ? Non.
- Speaker #0
J'ai eu des connexions particulières. Mais il y a toujours un billet. Il n'y a plus qu'un billet. Il y a toujours un billet.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un schéma qui se répète dans les dates que tu fais ?
- Speaker #0
Sans doute. Je crois que c'est ce qui m'a donné envie de faire ce podcast aussi. C'est que j'ai l'impression qu'il y a le schéma de cette espèce d'envolée, c'est-à-dire de séduction, de foncer dans une chouette histoire pour le contexte, pour ce qu'elle apporte, pour les moments qu'on partage à deux. Et tout d'un coup, la prise de conscience de « où j'en suis moi au fait dans ma vie ? » Ah mais attends, mais moi j'ai une vie de fou, je suis dans la finance. Attends, mais je n'ai pas du tout envie de me poser régulièrement avec quelqu'un. J'ai envie de voir plein de meufs différentes. Mais attends, mais où j'en suis dans ma vie moi ? Je suis en reconstruction. Ok, il s'est passé un truc avec la mère de mes enfants. Non mais en fait, j'ai besoin de gérer ça d'abord. En fait, c'est...
- Speaker #1
Je ne suis pas du tout ciblée quand tu racontes ces schémas-là. Je n'ai pas d'enfant, mais c'était juste...
- Speaker #0
J'y vais à pleine balle. Et on verra plus tard. Il me réfléchira après. Versus, par exemple, moi, quand j'ai démarré le dating, je savais où j'allais. Aujourd'hui, c'est toujours le cas. Je sais ce que j'ai envie de projeter ou pas dans la suite. Et en fait, ça ne change pas. Donc, a priori, l'étude que j'ai avec toi au J1, d'ailleurs, c'est ce qu'on m'a toujours dit, c'est la même au J10 ou au J40. Je ne change pas. Je suis pareille. Donc, le schéma que je retrouve, c'est une espèce d'évolution, de dégradation de la connexion. dû au moment où le mec il se dit attends au fait la meuf est super cool d'ailleurs le père de ma fille avec qui je m'entends très bien, avec qui je discute pas mal m'a fait une réflexion l'autre fois, il m'a dit c'est fou le nombre de mecs qui t'ont dit que t'étais une meuf géniale cette année. T'es une meuf géniale bah ouais merci Camille ouais en fait j'ai commencé à faire une collègue parce qu'en fait moi j'efface les conversations je les garde pas etc et je regrette un peu maintenant que j'ai commencé un podcast Parce que je voulais faire une capture de tous ces messages qui commencent par « putain, t'es génial, mais j'adore ton énergie, mais c'est trop cool, on s'est trop marré » ou « t'es hyper open d'esprit » . En fait, je m'en branle, les gars. J'ai rien à foutre. Toi, gère-toi.
- Speaker #1
D'ailleurs, si je peux donner un conseil à mes chers et tendres congénères masculins, et ça marche aussi pour les filles, j'imagine, si vous n'êtes pas dans un mood de rencontre, si vous avez besoin de recentrer des trucs sur vous, régler des problèmes, vous mettez pas sur les apps. Réglez ça.
- Speaker #0
Gérez-vous.
- Speaker #1
J'en parle d'un point de vue personnel parce que c'est exactement ce qui s'est passé entre nous parce qu'en réalité je n'étais pas du tout à ce moment-là j'ai cru au début, je suis parti dans le truc je me confesse, tu le sais et en fait j'avais tellement de trucs perso à gérer que ça a pris le dessus donc voilà, c'est un truc important je pense, pour le respect des autres mais du coup avec tous ces schémas on parle des autres mais est-ce que tu ne t'es pas demandé si une partie du problème venait problème entre guillemets Si une partie de tout ça venait peut-être de toi ?
- Speaker #0
Écoute, c'est une question intéressante. Au démarrage, quand je faisais les dates un peu pétées comme ça, je me rappelle une copine hyper bienveillante, en plus qui a un amour, me dire « qu'est-ce que tu lui as fait encore à celui-là ? » C'était marrant, et sur le moment on a ri, j'ai répondu, et en fait je me suis rendu compte que c'était un peu resté. Et je me suis dit « ok, donc qu'est-ce que moi j'ai fait alors ? » « Qu'est-ce que moi je fais ? » Et les gens qui me connaissent savent que je me remets vachement en question. Je prends du recul, je réfléchis. En plus, je suis passionnée sur les relations hommes-femmes. C'est un sujet qui me passionne. Le sujet, la dynamique hommes-femmes, du couple, du duo, de la rencontre, ça me plaît. Donc, j'écoute beaucoup de trucs à ce sujet-là. Et du coup, moi, je réfléchis aussi. Tu vois, ça me fait réfléchir. Et je me suis demandé ce que je faisais. Et j'ai décidé que je ne faisais rien de spécial, en fait. Ce qui me caractérise, c'est que je suis assez constante. C'est-à-dire que moi, j'annonce la couleur dès le début. Je fais une rencontre. Moi, j'ai envie d'avoir un chéri. Je suis disponible que la moitié de mon temps. Pas beaucoup. Et dans la moitié du temps qui reste libre, j'ai mes amis, mon boulot qui est très prenant, mes activités. Donc, il y a du temps dispo et j'ai envie de faire de la place pour quelqu'un, pour profiter des bons moments. Je trouve qu'on est dans une génération géniale. On est en deuxième vie. On sait déjà. mariés, paxés, que sais-je, on a fait nos enfants, on est indépendants, moi j'habite seule, je me gère, j'ai juste envie d'avoir des moments cools en plus. J'annonce ça et je ne change pas de ligne. Je ne demande pas à ce qu'on m'épouse au bout de deux semaines, je ne demande pas à habiter avec quelqu'un, j'en ai pas l'envie. Donc je ne change pas et je me dis que ce que j'annonce ou ce que je présente... Au début, quand on échange, c'est la même chose. Donc, je suis à peu près constante. Et je peux comprendre que ça ne plaise pas tout le monde.
- Speaker #1
Et il n'y a jamais eu un problème d'indécision de ta part ? Tu sais, on parlait tout à l'heure du fait de croire que toujours l'herbe est plus verte ailleurs. Toi, ce n'est pas un truc que tu vis ?
- Speaker #0
Non, quand j'y vais, j'y vais. Sinon, je n'y vais pas. Sinon, très vite, je passe à autre chose.
- Speaker #1
Toutes ces rencontres, ça t'a... Ça t'a appris quoi sur ta manière d'aimer ou de choisir ?
- Speaker #0
Elle a évolué déjà. En deux ans et demi, ma manière de choisir, elle a évolué. J'ai un peu plus, ou trop, je me pose la question maintenant, de clairvoyance. J'ai une bonne intuition sur ce que sont les gens. Et j'arrive à peu près à le sentir. Et généralement, je sais si ça match avec moi. Après... Ce que ça m'a appris, c'est que je reste entière. J'ai besoin d'être dans une parole très libre. Je ne cours pas après les garçons. Et je dis comme je pense sur le moment. Avant, j'aurais fait plus attention à être sûre. Attends, je ne vais peut-être pas lui dire que je suis bien là, parce que je ne voudrais pas qu'il ait peur et se froisse. Maintenant, je le dis. Si je suis bien, je suis bien. Si ça me gonfle, ça me gonfle. Mais je suis plutôt souvent bien si je suis avec quelqu'un, parce que je l'ai choisi. Donc, je le dis naturellement et voilà. Donc ça m'a appris que ma manière d'aimer ou de choisir, elle était très spontanée, tu vois, comme ça.
- Speaker #1
Avec le temps, je suis devenu comme toi. C'est-à-dire que maintenant, avant, je cachais beaucoup. Maintenant, je dis les choses. Je suis comme je suis. Et je racontais ça dans un autre épisode, c'était avec Laura Varton-Martinez, où je disais que par exemple aujourd'hui, j'ai décidé d'assumer totalement mon côté un peu beaucoup plus sensible, beaucoup plus... beaucoup plus fragile sur certaines choses, et de plus faire le mal alpha de base que je pouvais faire avant, et bien bizarrement, ça fait fuir. Mais à la limite, je m'en fous.
- Speaker #0
C'est marrant.
- Speaker #1
Il y a des personnes que je vais rencontrer et c'est très cool et ça m'arrive justement, mais des personnes à qui au contraire, c'est pas même pas que ça va plaire, c'est cool d'avoir un mec un peu plus ouvert dans la tête là-dessus, mais il y en a beaucoup où ça fait fuir. Au début, et en fait, je te dis ça à toi, mais toi je pense qu'au contraire, t'es ouverte à ce genre de personnes. Et justement, est-ce que le fait d'avoir eu ces dates, est-ce que ton... J'ai déteste ce terme, mais malheureusement, j'en vois pas d'autres. Est-ce que t'as une sorte de niveau d'exigence qui a évolué ?
- Speaker #0
En fait, on m'a déjà demandé tout à l'heure, de mon côté, ce que j'avais fait, moi, pour ce que je pouvais, moi... ce qui pouvait faire que les dates ne marchaient pas, de mon côté, on m'a souvent dit « Est-ce que tu es trop exigeante ? » Et depuis quand on est trop exigeant sur ce que la personne nous renvoie ? Tu vois, je trouve ça hyper dur en fait parce que ce que ça m'a appris ces deux ans et demi, c'est que je connais bien mes besoins. Après moi, je suis hyper dans le caring, je suis ouverte aux autres, etc. Dans le caring... Le care, c'est le fait de prendre soin.
- Speaker #1
Ah d'accord. Le skin care.
- Speaker #0
Oui, le skin care, le caring. D'accord, j'ai.
- Speaker #1
Tu l'as.
- Speaker #0
Non, tu vois, je suis vachement dans le prendre soin des autres. Donc, ça ne veut pas dire que mes besoins passent en premier. Au contraire, il y a une harmonie, tu vois, un petit aspect. En revanche, je sais ce dont j'ai besoin. Ça compte. Et je sais ce qui ne me permettra pas d'être heureuse, épanouie, de kiffer et d'être aussi excitée. Oui.
- Speaker #1
dans le quotidien parce que je crois que ça compte beaucoup de sexualité dans nos vies et tu vois ça en fait vachement partie et donc voilà c'est marrant tu parles de besoin mais ça me rappelle cette horrible phrase que j'ai entendu un jour dans une relation j'étais très amoureux love bombay gamin Et où la phrase que j'avais entendu était j'ai pas besoin d'une relation j'en ai juste envie cette phrase m'avait coupé les jambes parce que je devenais une option oui Et c'est là où je comprends ce que tu dis sur T'es conscient de toi aujourd'hui célibataire De tes besoins Mais t'es capable d'accorder des choses à l'autre Donc avis au mec intelligent Mais pas 51 J'autorise un seul à envoyer un message à l'ance
- Speaker #0
Et du coup moi je voudrais dire un truc sur les besoins si tu veux bien Oui En fait je trouve qu'on a désappris à se parler les uns les autres Et je trouve que ce serait génial qu'on parle plus de nos besoins C'est à dire que tu vois au lieu de dire Oh t'es chiant là, ça me gonfle quand tu bois du café devant moi. Je veux dire, moi mon besoin c'est qu'on passe un moment tous les deux où tu bois rien et où on peut échanger ensemble. En fait je trouve que quand tu parles de tes besoins, l'histoire elle n'est pas la même.
- Speaker #1
Tu vois, la première phrase... Si tu me le dis comme tu l'aurais dit la première phrase, moi j'entends « ouais je veux plus que tu boives de café » . La deuxième phrase, j'entends « est-ce que pour ce coup-ci, ça t'embête de pas boire de café ? »
- Speaker #0
Bah voilà, c'est pas la même histoire. Bah non. Et parce que c'était mon besoin du moment, mais en fait on a désappris à se parler.
- Speaker #1
Ah je suis d'accord.
- Speaker #0
Et moi j'ai un peu appris ça dans les dates que j'ai faites et aussi dans... voilà.
- Speaker #1
Elle anticipe mes questions, c'est fou. Ah bah... Justement cette aventure, qui est à deux doigts de l'enquête franchement, est-ce que ça t'a rendu plus optimiste ? Ou plus lucide sur l'amour.
- Speaker #0
Plus lucide. Et des fois, je suis là. Parce que je crois que j'aimais vachement pardon, je crois que j'aimais vachement mon côté fleur bleue, surex, qui s'emballe d'un rien, tu vois. Et je reconnais que j'ai un tout petit peu plus de lucidité maintenant.
- Speaker #1
Ça te rend pas négatif pour autant ?
- Speaker #0
Non, mais ça fait pas partie de moi.
- Speaker #1
Après, comme j'ai dit tout à l'heure, quand on écoute tes histoires, on n'est pas dans le négatif. C'est ce que je t'ai dit, je te sens pas revancharde.
- Speaker #0
Non ! J'ai envie d'en rire, par contre. J'ai envie de titiller. J'ai envie de gratter un petit peu là où ça fait mal, tu vois. Mais c'est ce que je trouve marrant. Tu vois, là, j'étais en train de préparer un petit montage d'une vidéo.
- Speaker #1
Après, tu serais un peu sarcastique. Oui, voilà, sarcastique. Mais heureusement. Si t'enlèves pas dans tes récits...
- Speaker #0
Je pense que ce serait un peu chiant, tu vois.
- Speaker #1
C'est cucur. Le sarcasme... Le sarcasme, ça deviendrait cucur.
- Speaker #0
Exactement. Donc, oui, j'étais en train de faire un petit montage vidéo, là, où j'ai reçu plein de messages d'ex-dates qui ont vu que je lançais un podcast. et qui m'ont dit éclater au sol à quel niveau pour moi ? Je serais dentérissie ? Il y en a un qui m'a vraiment écrit, putain j'ai peur. Et ça, c'est hyper drôle, tu vois. Donc j'ai envie de jouer de ça. De jouer l'histoire. En plus, le temps est passé. J'ai pas eu de gros chagrin d'amour en deux ans et demi. J'ai eu mal, j'ai été vexée.
- Speaker #1
Ouais, ça fait mal à l'ego aussi. Parce qu'il ne faut pas l'oublier. Après, comme on dit, l'ego c'est le pire des maîtres et le meilleur des serviteurs. Mais dans ce cas-là,
- Speaker #0
ça fait mal à l'ego et puis ça fait mal à l'ego et il y a aussi quelque chose j'ai mis du temps à le comprendre aller faire des rencontres c'est sympa parce que quand tu te dis le mec va être cool c'est chouette mais il y a aussi une forme de mise à nu tu te mets à nu sur ce que t'es, sur ce que tu te livres au moment et puis tu te mets à nu physiquement et en fait c'est dur à chaque fois de retrouver la confiance l'énergie, le boost en toi Pour réassumer qui t'es, ton corps, tu vois. Je trouve qu'il y a un vrai sujet là-dessus aussi. Ça me coûte de plus en plus.
- Speaker #1
J'imagine qu'en plus, quand tu parles de mise à nu, t'as dû rencontrer ce qu'on appelle des Ausha, enfin, juste celui qui va au date parce qu'il a envie de tirer un coup, quoi. Ouais, mais ça,
- Speaker #0
tu le vois assez vite.
- Speaker #1
Ouais. Bon, après, on peut l'assumer aussi, hein.
- Speaker #0
C'est OK. Ça arrive. Soit des messages, personne qui me dit « Attends, mais moi, j'ai juste envie de… » Bien sûr. Super. À bientôt, salut.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est pas ton envie, mais si ça avait été... Il y allait dans les deux sens.
- Speaker #0
Moi, ce que je trouve cool, c'est la transparence. C'est de le dire, en fait.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui manque le plus en relation, aujourd'hui, à tes yeux ?
- Speaker #0
De ne pas oublier le plaisir dans tout ce qu'on fait. D'y mettre du plaisir et de la joie.
- Speaker #1
Même dans la rencontre, en fait. Tu vas passer sur le grill des quadras, Laurence, c'est le moment. Comme tout le monde. Cinq petites questions. sur des souvenirs d'enfance et d'autres questions. Le goût d'un bonbon de ton enfance qui te manque ?
- Speaker #0
La banane.
- Speaker #1
Ah le bonbon, la banane ?
- Speaker #0
La banane dans les petites bananes.
- Speaker #1
Ça existe encore ? Oui mais t'en manges plus.
- Speaker #0
Ah non j'en mange plus. Oui mais ta fille ? Je mange plus du tout de bonbons.
- Speaker #1
Ta fille elle en mange ?
- Speaker #0
Oui mais tu vois elle aime plus ces bonbons là. Elle est à vous, vous faites bon à ta fille. Non pas du tout. Les enfants ils mangent plus ces bonbons là, ces bonbons de vieux. Ils mangent des trucs qui piquent et tout. Les têtes brûlées, les trucs de fou.
- Speaker #1
Ah oui, j'ai vu. Les têtes brûlées, on a connu. Mais les leurs, elles sont dingues.
- Speaker #0
Elles sont dingo.
- Speaker #1
De fou. L'émission de ton enfance qui a disparu, qui te manque. Émission, série.
- Speaker #0
Il y a une émission qui s'appelait La Vie. La Vie. C'était un dessin animé. C'est un animé. C'était un petit bonhomme qui se balade dans le corps humain.
- Speaker #1
Il était une fois la vie.
- Speaker #0
Ah oui, peut-être, évidemment, La Vie.
- Speaker #1
Ah oui, avec ce fameux générique. Voici la vie, la belle vie qui coule dans nos veines. Je connais par cœur. Leve-bon le... Ça, ça a vraiment un goût dans le sens enfant. C'est génial. Ils ont essayé de le repaire avec des graphismes d'aujourd'hui. Peut-être parce que maintenant je suis un adulte, mais je n'ai pas accroché. Alors que quand je retombe sur l'ancien, j'aime bien. Et après, il y a eu, donc, il était une fois la vie, après il était une fois l'homme, il était une fois les découvreurs. Il y a une fois la terre. À partir des Découvreurs, ça a commencé.
- Speaker #0
La vie, c'était le...
- Speaker #1
Bien sûr. Pour moi, c'est le... Éric, les Découvreurs étaient bien aussi. Les Découvreurs. On peut tous te les faire. J'aimais beaucoup ce truc-là. J'avais les cassettes parce que... Tu sais, il y avait le magazine qui sortait tous les mois. Une collection Altaïa. Et t'avais la cassette.
- Speaker #0
Collection Altaïa.
- Speaker #1
Collection Altaïa. Un truc que disaient tes parents, qui te saoulait, mais que tu appliques malgré toi. Aujourd'hui.
- Speaker #0
Tu ranges ?
- Speaker #1
Comme ça, il le disait. Pas très monté, souris ça.
- Speaker #0
Non, non, non, mais en plus mes parents sont hyper cool. Ils étaient hyper cool. En fait, tu vois, j'ai du mal à faire remonter quelque chose parce qu'ils sont hyper cool et qu'aujourd'hui, on m'appelle la tornade du rangement.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Parce que je range hyper vite. Et ta fille ? Ah, mais un enfer.
- Speaker #1
Elle, elle fout le bordel. Mais un enfer. Maintenant, c'est toi qui dis, tu ranges.
- Speaker #0
Tu ranges. Je passe mon temps, ouais. Je passe mon temps à ranger.
- Speaker #1
Un adjectif pour qualifier la génération Z les 20-30 ans ?
- Speaker #0
Liberté.
- Speaker #1
Liberté. Enfin du positif. Non, on en a du positif. Oui, il y en a eu. Non, mais c'est marrant, j'ai tout. Tu te voyais faire quoi à 40 ans ?
- Speaker #0
Je me voyais en famille. Et je me voyais avec un... Je me suis toujours vue, tu vois, avec une carrière, avec l'envie de travailler, de faire quelque chose qui me plaît. Donc, j'ai une famille, mais je ne vis plus en famille. Donc... Elle s'est décomposée. C'est peut-être ce qui me manque le plus maintenant, c'est de ne pas avoir une vraie famille.
- Speaker #1
Je vais rajouter une question qui n'était pas dedans. Et même tant pis, après elle gagnera des quadras. Ce sera ma question de fin. Si elle n'arrive pas à cette rencontre, c'est un drame pour toi ?
- Speaker #0
Profondément, oui. C'est comme ça. Ça n'arrivera peut-être pas. Et la chose à retenir, c'est que j'ai beaucoup de bonheur et de joie dans mon quotidien. Tu vois, je suis heureuse de chez moi, j'adore mon taf, je suis hyper entourée. Je pense que j'ai une vraie chance là-dessus, que ce soit mes parents ou surtout mes amis, ma sœur qui est mon soutien numéro un. Donc je suis heureuse, j'ai plein de bonheur autour de moi, mais je me sens pleinement heureuse quand il y a de l'amour et de l'excitation.
- Speaker #1
Est-ce besoin de vie de... J'adore ça,
- Speaker #0
je trouve que c'est génial. Je trouve que les gens sous-estiment le kiff que ça peut être à nos âges. d'avoir de l'émotion, de l'amour, du rire, du fun, du sexe, tout ça, je trouve que c'est génial.
- Speaker #1
Je te le souhaite. Peut-être qu'après ce podcast, tu vas trouver la perle rare. Merci beaucoup, Laurence. Je te souhaite plein de bonnes choses. Je souhaite que certains se retrouvent dans les 51 dates et se disent « Ah, en fait, c'est cool ! » Merci beaucoup, les Quadras. Merci aux autres. Merci à tous ceux qui suivent, à ceux qui s'abonnent, à ceux qui commentent. A ceux qui likent, ça n'arrête pas. Merci, merci beaucoup, parce que c'est grâce à vous que Quadra existe, je le dis tout le temps, mais vraiment, je le pense. Encore merci beaucoup, Laurence. Ciao les Quadras, on se retrouve très vite.