- Speaker #0
Si on me dit tu seras toujours la musicienne de N'oubliez pas les paroles, même si j'arrêtais demain l'émission, je sais que je serai toujours et une grande partie de moi pour les gens sera Magali de N'oubliez pas les paroles, mais moi ça me dérange pas du tout ça. Ce serait un peu débile de penser ça ou de désirer ça de ma part après 18 ans de présence dans un programme. Je veux dire je suis une grande fille, si j'avais voulu me détacher, m'affranchir ou me débarrasser de cette image de N'oubliez pas les paroles, il y a longtemps. que j'aurais quitté le projet. C'est une émission qui marche énormément, qui a une grande visibilité. Bien sûr, c'est un gros autocollant sur mon front.
- Speaker #1
Un matin, on s'est réveillés et bim, 40 piges. Comment ça va les Quadras ? Bienvenue dans votre univers, bienvenue dans le Quadra. Ensemble, on va parler des joies et des galères de la quarantaine. Vous savez, cette période où vous vous rendez compte que ce qui prend plus de poids que vous,
- Speaker #0
ce sont vos responsabilités.
- Speaker #1
Donc faites une pause dans le Quadraunivers, lâchez les biberons, lâchez les applis de rencontre. Et bienvenue dans Quadra ! Comment ça va les Coindras ? Aujourd'hui je reçois une artiste que beaucoup connaissent forcément, parfois depuis des années, sans connaître tout ce qu'il y a derrière son parcours. Musicienne, chanteuse, auteuse, interprète et visage incontournable de N'oubliez pas les paroles, aux côtés de Nagui, elle a su s'imposer avec son énergie, son talent, son humour, mais aussi avec beaucoup de travail et de persévérance. Derrière l'artiste qu'on voit à la télévision, il y a aussi une femme, une maman. Une passionnée avec un vrai parcours de vie, Magali Ripoll, bonjour, comment vas-tu ?
- Speaker #0
Je vais très bien et je vais prendre ma retraite parce que là, le portrait, on n'a rien envie de rajouter. Merci beaucoup, merci Camille, tu vas bien ?
- Speaker #1
Il est court, j'aurais pu faire beaucoup plus long.
- Speaker #0
Merci beaucoup, c'est déjà bien assez long.
- Speaker #1
Donc on se retrouve parce qu'on s'est déjà rencontré sur une émission où je travaille avant, sur Voltaj, et donc on s'est rappelé de ça tout à l'heure.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Magali, quand... tu te lèves un jour off, si les jours off existent pour toi, à quoi ressemble la première version de toi-même ? C'est la musicienne ou la femme, tout simplement ?
- Speaker #0
Alors, c'est ni la musicienne ni la femme. C'est un individu qui erre dans une chambre avec un jogging qui est plus âgé qu'elle. C'est quoi ? C'est... Sincèrement, j'ai l'impression d'être un ado de 15 ans et demi quand je me lève. Tous les matins d'ailleurs, jour off ou pas, il n'y a pas de femme, il n'y a rien du tout. Je suis que l'ombre de moi-même.
- Speaker #1
Tu as l'omnie qui se lève et je découvre la vie petit à petit.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Comment tu décrirais le rapport à la liberté que tu as aujourd'hui avec ton âge ? Tu me l'as dit tout à l'heure et tu m'as dit qu'on pouvait le dire, bientôt 48. Comment tu décris ce rapport à la liberté que tu as aujourd'hui avec la carrière qui s'est faite par rapport à tes 30 ans ?
- Speaker #0
Ce rapport à la liberté, oh oui, je me sens beaucoup plus libre que quand j'avais 30 ans. Parce qu'aujourd'hui, le rapport à la liberté, il est immédiat. C'est-à-dire que je me sens libre, j'ai la sensation d'avoir une grande liberté en tout cas. Et je réalise que c'est ce que j'ai toujours recherché, surtout dans mon métier. Parce que j'ai fait ce métier pour ne pas... pas avoir à m'enfermer justement dans des carcans. Et quand j'avais 30 ans, je me posais des limites, je me lançais des défis et des buts qui peut-être allaient me décevoir s'ils n'étaient pas atteints. Donc j'étais moins libre quand j'avais 30 ans.
- Speaker #1
Bizarrement. L'aventure N'oubliez pas les paroles, ça commence il y a combien de temps ?
- Speaker #0
Il y a 18 ans. Ça va faire 19 ans bientôt. Du coup, je n'avais pas 30 ans.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'il y avait cette question.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et comment ça débute ? Parce qu'au départ, moi je te découvre réellement la fois où on se rend compte dans l'émission Survoltage. Je ne regarde pas trop la télé, c'est un comble quand même pour un mec qui a bossé 15 ans.
- Speaker #0
Tu crois que je la regarde ?
- Speaker #1
C'est ça qui est fou, les gens ne savent pas que quand on y bosse, en fait on ne la regarde jamais. Au même temps, le mec qui travaille chez Michelin, il ne passe pas sa vie à regarder des pneus. Bon, sa vie est un peu plus compliquée. Comment ça débute cette aventure ? Et est-ce que tu te fais remarquer très vite ou ça prend quand même du temps ?
- Speaker #0
Tout prend du temps, c'est-à-dire que se faire remarquer, ça peut prendre assez peu de temps, mais gagner la confiance des personnes qui t'entourent et qui sont hiérarchiquement au-dessus de toi et qui vont donc te confier des missions, te confier des rôles, ça, ça prend du temps. Enfin moi, en tout cas, ça me prend du temps encore aujourd'hui, ça m'a pris du temps. Et n'oubliez pas, les paroles sont arrivées. Dans un moment de ma vie de musicienne où justement j'étais à un carrefour de grands questionnements parce que des choses que j'avais de prévues ne se sont pas déroulées. Une partie de tournée qui s'est annulée. On m'a dit que j'allais accompagner un tel, c'était moi, c'était moi. Puis deux semaines avant les répétitions, c'était plus moi. Le lois de la vie d'artiste. Exactement. Donc c'est pas grave, il faut avoir les nerfs bien accrochés. Le cœur aussi, quand on est artiste et qu'on est exposé à ce genre de situation, et c'est pas grave du tout, ça fait partie du game. Mais N'oubliez pas les paroles est arrivé à ce moment-là où je sais très bien, quand on parle de liberté, que si on m'avait dit « tu signes pour 20 ans pour N'oubliez pas les paroles » , non mais carrément,
- Speaker #1
jamais de la vie. En fait, c'est ça qui est fou. Avant N'oubliez pas les paroles, tu avais cette vie de musicienne, de « sale timbanque » entre guillemets. Et en fait, ça t'a un peu, je ne vais pas dire cadré, mais ça t'a imposé un... Un truc régulier pendant 20 ans, que tu n'avais pas forcément avant.
- Speaker #0
Un rendez-vous régulier, c'est vrai, mais en même temps, tu peux être artiste, même comédien, peu importe, danseur ou danseuse, tu peux être artiste et butiner sur différents projets, mais néanmoins y être fidèle. C'est-à-dire que tu peux faire partie d'une troupe de comédiens et puis former un duo avec un ami avec qui tu vas jouer dans les cafés. tu peux aussi faire quelque chose en solo et puis à un moment donné être casté pour intégrer une autre troupe, mais tu peux aussi garder ces choses-là, et c'est ce qui s'est passé avec N'oubliez pas les paroles, j'ai pas arrêté d'être une saletain banque quand je suis rentrée dans N'oubliez pas les paroles N'oubliez pas les paroles est devenue une de mes activités la plus visible, c'est la partie la plus visible de l'iceberg, c'est sûr donc, mais il se passe beaucoup de choses à côté, il s'est toujours passé beaucoup de choses, et pour chacun des membres, enfin je me permets de parler au nom des musiciens, musiciennes du groupe, parce qu'on est 16 maintenant et pour chacun de nous c'est le cas, voilà on N'oubliez pas les paroles est une partie de notre activité.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que pour les gens, pour le grand public, bon, ils t'associent beaucoup plus vite à N'oubliez pas les paroles, alors que c'est vrai qu'il y a plein d'autres choses à côté, il y a plein d'autres choses que tu as fait avant, que tu fais aussi. Et en même temps, je pense que tu es, pour les gens, la figure la plus emblématique de ceux qui sont derrière. Ça ne veut pas dire que les autres derrière ont moins de talent, ce n'est pas ce que je dis. Mais du coup, à quel moment tu t'es rendu compte t'entrais dans une nouvelle phase de vie, que ça allait changer. Parce que là, il y a vraiment une vraie exposition.
- Speaker #0
Eh bien, je m'en suis rendu compte au moment où j'ai fait un spectacle qui était un seul en scène, qui a été produit et mis en scène et co-écrit par Gérard Policino, qui est un ami, qui est le réalisateur de N'oubliez pas les paroles, que je connaissais avant de faire N'oubliez pas les paroles, parce qu'il captait des concerts d'artistes que j'accompagnais sur scène. Et il m'a dit, il faudrait que tu puisses donner aux... Téléspectateur a des spectateurs, ce que tu donnes aux téléspectateurs à travers l'écran et je veux que tu le fasses sur scène, est-ce que t'es partante ? Et je lui dis mais oui, j'étais hyper partante. Donc ça voulait dire que là, quelqu'un était réceptif, quelqu'un dont le métier est de faire du spectacle aussi, était réceptif à ce que je faisais dans cette émission au point de vouloir le retranscrire d'une certaine façon, en tout cas de s'en servir un petit peu pour le faire exister sur scène. Et là, ça a été vraiment un moment où je me suis dit, c'était il y a un peu moins de dix ans, c'était en 2016-2017 et je me suis dit ok, il y a un truc à faire effectivement, c'est tout simplement continuer à rester moi-même mais comme cette émission est une grande cour de récré pour moi et qu'on me laisse m'y amuser et faire un peu ce que je veux j'ai quand même assez carte blanche c'est fou la liberté que t'as dans cette émission c'est une des questions qui venait après on
- Speaker #1
a l'impression que c'est hyper cadré et qu'en même temps Toi et les autres derrière, vous avez une liberté de... Bon, on fait. Ça c'est énorme.
- Speaker #0
Si on a envie de s'éclater... Ça c'est l'école Nagui, c'est l'école de son savoir-faire, de son tempérament, de son expérience. C'est quelqu'un qui vient de la radio, c'est quelqu'un qui aime le live, c'est quelqu'un qui aime tout ce qui se profile dans l'instant, et qui va laisser ces sasses-là. C'est hyper important parce que du coup ça rend l'émission organique. Il n'y a pas de côté aseptisé. Le show est quand même bien travaillé. Mais il y a un côté hyper vibrant, hyper vivant. Et je pense que c'est ce à quoi s'est attaché le public. Et c'est aussi une des explications, je pense, de la longévité de cette émission.
- Speaker #1
Mais je pense que ça joue vachement. Parce que si avec eux, Nagui, avec personne qui joue derrière, ou alors que des musiciens qui jouent simplement sans apporter leur touche à eux, je ne suis pas sûr que l'émission durerait encore.
- Speaker #0
Mais je pense que ça n'aurait peut-être même jamais existé. Je n'imagine pas Nagui. dans une émission où il ne se passe rien derrière et autour de lui. Il a besoin de ça et il insuffle ça énormément. Et pardon pour en revenir, parce qu'on parle de N'oubliez pas les paroles. C'est vrai que je fais beaucoup d'autres choses à côté et j'espère en faire encore. Mais si on me dit que tu seras toujours la musicienne de N'oubliez pas les paroles, même si j'arrêtais demain l'émission, je sais que je serai... Toujours, et une grande partie de moi pour les gens sera Magali, n'oubliez pas les paroles, mais moi, ça ne me dérange pas du tout ça. C'est vrai qu'il y a des gens que ça dérange,
- Speaker #1
je suis certain de se dire, on me laisse dans là où on m'a découvert. C'est vrai que tu as fait d'autres choses, tu as présenté d'autres émissions, etc.
- Speaker #0
Pardon, ce serait un peu débile de penser ça ou de désirer ça de ma part après 18 ans de présence dans un programme. Je suis une grande fille, si j'avais voulu me détacher, m'affranchir ou me débarrasser de cette image, n'oubliez pas les paroles, il y a longtemps. que j'aurais quitté le projet. C'est une émission qui marche énormément, qui a une grande visibilité. Bien sûr, c'est un gros autocollant sur mon front.
- Speaker #1
Aujourd'hui, est-ce qu'il y a des choses que tu t'autorises plus, que tu ne t'autorisais pas avant ?
- Speaker #0
Oui, il m'est arrivé plusieurs fois dernièrement, ces dernières années, de refuser du travail, des jobs, des choses qu'on me proposait parce que j'ai réussi à me poser et à établir une vraie pyramide des priorités. dans le sens du besoin artistique, pas des priorités financières. Encore une fois, je n'aurais pas fait ce métier si je faisais ce métier pour devenir riche. Donc ce n'est pas mon but, la pyramide n'est pas dans ce sens-là. Mais je m'autorise de m'écouter, de faire en sorte aussi qu'on me respecte et qu'on entende bien ce que je dis, ce dont j'ai envie et ce que je suggère. Donc je suis plus à l'aise, je pense que je me suis épaissie. On s'épaissit aussi avec l'âge, c'est ça que ça sert. Moi aussi, mais j'essaie de faire la rétractation. Tu sais qu'on est bientôt en maillot de bain.
- Speaker #1
Et comment on vit d'ailleurs ce passage après la quarantaine ? Est-ce qu'il y a des choses qui changent ? Parce qu'entre eux, justement, cette façon, cette exposition qui arrive, plus l'après-quarantaine, la vie qui change, la vie de maman. Comment tu as lu tout ça ?
- Speaker #0
Alors si la question est est-ce que tu es ménopausé ? Non pas encore.
- Speaker #1
Non ça ne me serait jamais permis. Je pense que si ma mère me voit te poser cette question si je la crois je prends une claque.
- Speaker #0
Mes amitiés à ta maman. Non mais parce que c'est un peu la mode en ce moment et c'est très bien qu'on en parle mais c'est vrai qu'il y a un gros effet de mode.
- Speaker #1
Oui mais en train de parler médicalement et que ça devienne des vannes.
- Speaker #0
Oui voilà non mais il n'y a pas de soucis avec ça. Je me sens très bien. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mes baskets. Encore une fois ça rejoint la question précédente. Comme je m'écoute plus Je suis plus à l'écoute de mon corps, de mes besoins, de mes envies. Quand j'ai envie de me lâcher et de prendre un gros apéro et de tremper une grosse baguette dans un bol de sauce, je le fais. Je ne me retiens pas de le faire parce que j'ai horreur de la frustration déjà, c'est un truc que je n'aime pas. Et par contre, je compense après, je rééquilibre. Je sais très bien qu'il y a une chose qui est très claire. Si je ne faisais pas ce métier de musicienne, d'artiste, de chanteuse qui est un petit peu quand même en représentation, je pense que je pèserais 10 kilos de plus et je prendrais moins soin de moi je suis pas j'adore prendre soin de moi parce que j'aime me sentir bien dans mon corps mais je suis pas coquette je me fais rarement les ongles ça m'intéresse pas ces trucs là je suis attirée par d'autres choses donc je prends soin de moi pour me sentir bien mais je ne suis pas dans l'apparat C'est pas quelque chose qui m'intéresse. Donc je le fais parce que je fais ce métier-là. Donc bien sûr, je vais me pimper, je vais me maquiller, je vais prendre soin d'avoir un beau brushing, je vais me faire les ongles et puis je vais me dire tiens, ma vieille, redescends de la balance et fais deux jours de rééquilibrage et après tu te sentiras mieux.
- Speaker #1
Mais c'est vrai qu'on a tendance à croire que pour faire de la télé, pour faire tout ça, il faut absolument appuyer sur ce côté coquetterie, en faire plus. C'est comme ça qu'on va te remarquer.
- Speaker #0
Peut-être, moi maintenant, j'ai l'impression qu'il y avait quand même des codes, ne serait-ce que jusqu'au début des années 2000, où il fallait rentrer dans un truc, maintenant on est moins regardant sur ça, et heureusement, et tant mieux. On n'est plus dans un truc avec des exigences, effectivement, le fameux producteur qui regarde la chanteuse, et qui si elle ne fait pas 90-70-90, elle a beau chanter bien, on s'en fout.
- Speaker #1
Et justement, si tu devais raconter à quelqu'un qui ne connaît pas cet univers, Donc au départ... T'avais pas pour but de faire de la télé ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Tu viens de la Seine, si tu rencontres quelqu'un qui ne connaît pas cet univers, comment tu décrirais la réalité du monde de la télé ?
- Speaker #0
Déjà je me poserais la question de savoir si moi-même je connais vraiment bien cet univers, parce que c'est vrai que je suis en train de découvrir encore des choses. C'est vraiment un milieu de fous quand même. C'est un milieu de fous, c'est pas une légende. La musique, le spectacle, le showbiz, tout ça, c'est un milieu de fou. Et l'audiovisuel et la télévision, c'est vraiment un milieu de fou aussi. Il y a un côté on-off qui me glace le sang parfois.
- Speaker #1
En fait, je n'arrive pas à t'imaginer, toi, de nos échanges et de la personne que tu es. Je n'arrive pas à t'imaginer, justement, très show-off. Plus rester naturel tout le temps, tu vois. C'est vrai que moi je l'ai connu le milieu de la télé, comme tu dis, il y a du on-off.
- Speaker #0
Oui, il y a du on-off, mais c'est aussi beaucoup de ma lucarne d'observatrice. C'est-à-dire que je connais très bien le milieu de la musique, des maisons de disques, des productions de spectacles, on sort un single, on sort pas un single. Moi j'y ai été exposée, j'ai été exposée à des situations où moi-même j'étais au centre du sujet, mais j'ai surtout observé... à travers les parcours des artistes que j'ai accompagnés et du monde, de ce monde de fous là qui est désentouré parce qu'en fait les plus fous ce ne sont pas forcément ceux qu'on voit en premier et je me suis souvent, j'ai été abasourdie par des situations de dingue et nous-mêmes en tant que musiciens, musiciennes, on est parfois, on est malmenés par un changement je veux dire, notre sort est souvent entre les mains de personnes qui vont être piquées par une mouche Ou avoir une fulgurance, ou avoir une envie. Comme ça. Il y a un côté où on est un petit peu des objets quand même. Donc la suite de notre parcours va dépendre très souvent de ce genre de personnes. Et à la télé, j'ai l'impression que c'est pareil. Et c'est comme ça. C'est le jeu. C'est comme ça. Ah bah oui, on le sait,
- Speaker #1
ça fait partie du jeu.
- Speaker #0
C'est pas grave. C'est une jungle. Mais je veux dire, de travailler dans des grandes entreprises et de se bagarrer. Ou alors monter sa propre entreprise aussi. On se lance dans un parcours du combattant. C'est comme ça.
- Speaker #1
Après, c'est vrai qu'il y a l'aspect plus public que dans une entreprise. Mais oui, je me dis que dans une entreprise. Même dans un film, tu as un metteur en scène et puis s'il décide tout d'un coup de tout changer, il change tout.
- Speaker #0
Oui, il te coupe au montage et salut. Alors c'est vrai qu'à partir du moment où il y a l'image, il y a un effet miroir immédiat, je pense avec la personne qui est concernée et qui est très souvent, cette image elle traduit un amour ou un désamour du public. C'est très compliqué ça, parce que souvent, parfois, quelqu'un ne va pas... Quelqu'un présente une émission, l'émission est retirée de diffusion. Pas forcément, pas tout le temps, parce que le public a décidé que cette émission était nulle et qu'il ne voulait pas la regarder. Parfois, c'est comme ça et on déloge quelqu'un. Et il y a un côté très brutal, je trouve.
- Speaker #1
Moi, je l'ai vécu avec 100% Mag à l'époque quand ils l'ont enlevée. C'était génial. Ça faisait 4 ans que je bossais pour cette émission. En plus, on m'avait mis un peu devant et tout. Donc, j'étais hyper content. Et ils veulent tester Coach Marant en cuisine, l'émission 100% Mag marchait pourtant très bien, on a sauté, mais c'était pas le public qui avait décidé d'eux, et en fait quand tu me parles d'amour et de désamour de la part du public, ça m'a fait penser, un jour je m'étais fait la réflexion que, quand je travaillais derrière, j'ai travaillé avec plein d'animateurs, de présentateurs, et en fait à chaque fois que je rencontrais quelqu'un et que je disais en ce moment je bosse là-bas, donc avec telle ou telle personne, Première phrase, alors il est sympa. Tu sais, inconsciemment, je pense qu'ils attendent... Non, il n'est pas sympa. Ils attendent ça. C'est fou.
- Speaker #0
C'est fou parce que j'adore répondre ça. Il n'y a pas longtemps, j'ai rencontré un jeune homme formidable. Je l'adore, le Bouzeux, le YouTuber qui s'appelle donc en réalité Romain. Et il me dit, alors comment ça se passe les enregistrements ? Je lui dis...
- Speaker #1
ça se passe hyper mal mon ami il me regardait comme ça je lui dis mais non mais arrête mais bien sûr que non je te dis les gens ils attendent ça en fait ils veulent se dire la personne publique elle est pas sympa je vais pouvoir en dire du mal tu vois oui c'est vrai il y a peut-être ça on a envie de tirer sur ce qui est exposé mais
- Speaker #0
en même temps tout ça c'est pas grave à partir du moment où notre vie n'en dépend pas là on est en train de parler de quelque chose de très mais en même temps qui peut atteindre profondément des gens je comprends que certains certains certaines personnes aient pu avoir des dépressions, faire des dépressions énormes ou être complètement désarmées face à des situations comme ça, je dis, où les gens décident, ça peut être dangereux, mais en même temps, ça fait partie du jeu. En tout cas, moi, je ne serais pas en souffrance par rapport à ça, peu importe ce qu'il va se passer pour moi, sinon je l'aurais déjà été. Parce que oui, oui, je me suis retrouvée dans des situations compliquées parfois, mais non, non, il faut vraiment avoir confiance en soi. s'aimer, prendre soin de soi, vérifier aussi la façon dont on est entouré.
- Speaker #1
L'entourage, quand on travaille là-dedans, c'est important.
- Speaker #0
Pour ne pas se disperser trop.
- Speaker #1
Surtout quand tout s'arrête, il vaut mieux qu'il y ait un entourage. Parce que, qu'on le veuille ou non, on aime ça, on aime bien. Et c'est vrai que quand tout s'arrête d'un coup, ça peut piquer très fort. Si tu n'as pas la force derrière et de te dire, moi j'ai été refaire barman derrière, tu vois. Pour me dire, surtout ne te laisse pas aller. J'ai continué le journalisme. mais j'ai fait des extras comme barman en me disant vas-y va te confronter un peu à la réalité tu as tout à fait raison je ne suis pas dupe,
- Speaker #0
je sais très bien que j'espère et ça se passe comme ça et c'est une grande chance je saisis les chances et je travaille pour mais qu'on me confie d'autres choses en dehors du rôle de musicienne de N'oubliez pas les paroles ça me donne énormément confiance et c'est une marque de reconnaissance pour moi mais je sais très bien aussi que si N'oubliez pas les paroles s'arrête ou si je quitte N'oubliez pas les paroles, enfin en même temps c'est pas une épée de Damoclès non plus tu vois mais On m'appellera peut-être moins pour des concerts. Il y a quelque chose qui va s'effriter, peut-être même assez rapidement. Et je suis prête à ça tout le temps.
- Speaker #1
Avec toutes les plateformes, justement, comme YouTube, Netflix, TikTok, Instagram, etc. Comment tu vois l'évolution du rapport aux gens à la télévision ?
- Speaker #0
Je pense que c'est un média qui va peut-être... Enfin, je pense, j'ai aucune... Théorie là-dessus, vraiment, j'imagine tout à fait possible que la télévision disparaisse.
- Speaker #1
Les quadras, on est les derniers à la regarder. Ouais,
- Speaker #0
ouais, et encore. Est-ce qu'il y a beaucoup de quadras qui regardent la télévision ?
- Speaker #1
De moins en moins.
- Speaker #0
Je pense que c'est un média qui va laisser la place à d'autres choses, comme le disque a cessé d'exister, le CD ne s'est plus vendu. Quelle tristesse. Oui, et puis en même temps... Les majors, à l'époque, je suis désolée, là pour le coup, je m'y connais un peu plus, n'ont pas du tout su anticiper ce virage. Ils n'ont rien vu venir, ils ont continué à imprimer des CD. Mais attendez les gars, c'est... Faut arrêter ! Faut arrêter, qu'est-ce qu'on fait du truc là ?
- Speaker #1
Mais c'est ce que disait Passido Dur, il disait du coup maintenant qu'il n'y a plus de CD, les quadras, il faut streamer, il faut y aller. Vraiment, il faut vous mettre dans le truc.
- Speaker #0
Oui, il faut se mettre dans le bain, il faut se tenir... À la page, c'est vrai que moi je trouve ça super que plein de personnes puissent développer leur après-midi. Il y a peut-être à boire et à manger, bien sûr, mais leurs médias... Voilà, mais comme tu le fais. Et il ne faudrait pas que l'angoisse que la télévision disparaisse vienne empiéter sur cette liberté. C'est comme si on revivait un petit peu à l'époque des radios libres, quoi.
- Speaker #1
C'est mon projet, ça. Je voudrais faire un quadra libre. En mode sur YouTube live au lieu de le faire. Super bien sûr. Je suis pour projet de faire sur Twitch et refaire une espèce de radio libre pendant deux heures.
- Speaker #0
Maïs, vas-y fonce.
- Speaker #1
C'est comme idée. Est-ce que parce qu'on consomme différemment, t'as l'impression que les gens ont peut-être moins besoin de rire, de chanter, de s'éclater ? Ou tout ça ne change pas ?
- Speaker #0
Alors ça, je n'en sais trop rien. Mais il y a une chose que j'ai remarqué ces dernières années. Alors bien sûr, c'est peut-être dû à l'après-Covid, à l'après tout ça. mais... Il y a une grande, grande, grande envie, un grand besoin de la part du public d'aller voir des shows en live, de la musique en live, de chanter. Le public chante fort et chante plus fort qu'il y a 20 ans. Je suis désolé, je l'ai vu. Je les entends. Et de rire aussi, de rire. Et je pense que le spectacle vivant a de beaux jours devant lui.
- Speaker #1
Je l'espère. C'est là où c'est un peu contradictoire. Je suis complètement d'accord avec toi. Je pense que les gens ont besoin. Et en même temps, tu parles du rire. Je le vois avec les humeurs, est-ce que je peux recevoir ? Aujourd'hui, il y a tellement de jugements sur le rire, c'est tellement compliqué d'arriver à faire rire. C'est ça qui est un peu antinomique, c'est-à-dire qu'ils veulent rire, mais en même temps, pas de tout.
- Speaker #0
Oui, alors après, là où c'est compliqué, c'est que... Pour moi, la phrase « il faut faire rire » , déjà, c'est une phrase qui ne peut pas exister. C'est très très difficile. Tu ne peux pas appuyer sur un bouton comme ça et faire rire. C'est très compliqué. Moi, je trouve que c'est un des métiers les plus difficiles, justement. Les humoristes, les stand-uppers et tout, c'est difficile parce que c'est tellement tellement subjectif. Et en même temps, une salle qui rit, mais il n'y a rien de plus vibrant.
- Speaker #1
N'oubliez pas les paroles, j'imagine que ça doit être génial quand les gens se marrent. Parce qu'au départ vous n'êtes pas là pour ça et en fait...
- Speaker #0
Et parfois c'est vraiment, j'allais dire, c'est vraiment sincère. C'est toujours sincère, c'est ça encore une fois. N'oubliez pas les paroles, c'est de la télé, mais c'est du live à la télé.
- Speaker #1
C'est pour ça que ça marche.
- Speaker #0
Donc il y a vraiment une réaction au moment présent, mais parfois c'est encore plus enthousiaste. Oui, bien sûr. Et c'est vrai que quand je fais des concerts, au fil du temps, mon show, le show que j'ai, qui est un show interactif où je fais chanter les gens, je les fais jouer à un blind test, je commence à leur raconter des conneries. Et ces derniers mois, pour ne pas dire ces dernières années, je pense que le pourcentage de parlotes et de chansons est vraiment équilibré. Il y a 50% de musique et 50%... Mais des fois, je me dis, mais pourquoi je suis en train de raconter un truc comme ça ? Mais je ne fais pas exprès. Où je vais ? Où je vais, c'est ça. Je sors un truc et je vois que ça rigole, ça ricane. Et du coup, la date d'après, je refais un peu le truc et puis j'en rajoute une couche et tout. Mais moi, je m'éclate. C'est génial. Mais comme je ne mets pas cette pression, il faut absolument que je les fasse rire. Je suis libre. Je suis libre. Et puis quand je suis moins d'humeur, il y a des trucs que je ne dis pas.
- Speaker #1
Ce spectacle, il est toujours en cours ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
oui. Il s'appelle ?
- Speaker #0
Il ne s'appelle rien, il n'a pas de nom. Il n'a pas de nom, tu le fais. Et tu sais, mon spectacle est comme moi quand je me lève le matin. Il avance comme ça. Et bien,
- Speaker #1
tu n'as qu'à l'appeler le jogging capadage.
- Speaker #0
Exactement, c'est Magali Ripple sur scène.
- Speaker #1
Le public, il voit une Magali très extravertie. Quelle facette de toi est méconnue ?
- Speaker #0
La facette de hyper hyper hyper hyper sensible. Ah ouais ? Je ne sais pas si je suis hyper sensible parce que maintenant on me pose des diagnostics sur les profils. Mais je suis vraiment à fleur de peau tout le temps, tout le temps. Je ne pense pas que ce soit une question d'âge. Je pense que j'ai tué ça pendant des années. J'ai mis le masque et maintenant je suis encore une fois, je redis la même chose, mais je suis plus à l'écoute. Donc je suis... très très sensible, j'ai beaucoup d'anxiété j'ai des périodes où je suis très anxieuse et je soigne ça, je me dis t'es complètement con, arrête non mais oui je sais je me fais des grosses crises d'angoisse j'ai peur de plein de choses mais je ne m'éloigne jamais trop Du truc qui va bien. Voilà, c'est cool. Mais oui, j'ai des gros manques de... C'est des périodes. J'ai des gros manques de confiance. On peut me bousculer un peu comme ça.
- Speaker #1
Tout bousculer.
- Speaker #0
Voilà. Alors, en parallèle de ça, je travaille le fait de rester assez impassible et de ne pas laisser trop transpirer et transparaître mes émotions parce que ça peut être piégeux pour moi. C'est pas que je me fais attaquer par des gens qui veulent me faire du mal. Pas du tout. Mais quand... Encore une fois, dans ce métier, je veux dire... On ne peut pas tout raconter, mais il y a des fois où tu es exposé à des situations qui, égotiquement, sont très difficiles. Émotionnellement aussi. Donc là, je travaille sur... Je récupère l'armure, je mets l'armure, mais par contre, derrière, je suis à l'écoute de la sensibilité. Mais oui, je suis quelqu'un de... Je peux être fragile, je peux être d'aronde, vraiment.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je ne suis pas toujours en train de faire la couillonne et de rigoler, mais bon ça remplit quand même une bonne partie.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu continues encore à explorer, à rechercher ? De quoi tu as envie ?
- Speaker #0
J'ai envie de l'inconnu, j'ai envie d'un truc de dingue. J'ai envie de quelqu'un qui débarque, que je ne connais pas, et qui me dit « I want you to do that » . Et quoi ? « That » . Ok, on y va. Tu vois ce que je veux dire ? J'ai envie d'un truc hyper excitant. J'ai envie de... Je sais pas. En même temps, je te dis ça, j'ai... Oui, en même temps, je te dis ça, oui. Je te dis ça, j'ai participé, je ne sais pas si je peux le dire, à Fort Boyard il n'y a pas longtemps. On m'a proposé des trucs hyper excitants, mais je ne faisais pas la maligne. En tout cas, professionnellement, j'ai envie d'un truc hyper challengeant.
- Speaker #1
T'es prête ?
- Speaker #0
Ah oui, je suis prête. Justement, j'ai envie, je ne sais pas si je suis prête. Et c'est ça que j'aime bien. Alors, je ne vais pas surjouer le truc, je ne vais pas m'amuser à dire « Yes, je suis l'homme de la situation, appelez-moi » . Je suis capable de... Non, pas du tout. Mais j'ai envie qu'on me pense capable de quelque chose dont je ne suis pas sûre. Ah ouais, c'est ça. C'est ça. J'ai envie qu'on m'envisage. Tu vois ? Tu comprends ce que je veux dire ? Tu ressens un peu la même chose, toi, des fois ?
- Speaker #1
Ah oui, oui. Tout ce que tu dis aussi, bien sûr, l'hypersensibilité, sur ça, je suis totalement concerné. C'est un truc que j'ai découvert il n'y a pas longtemps. Que j'ai accepté il n'y a pas longtemps. Oui,
- Speaker #0
il ne faut pas refouler ça.
- Speaker #1
J'ai accepté il n'y a pas longtemps. Ça m'a amené d'autres déboires malheureusement, mais au moins j'ai arrêté de refouler ces choses-là. Donc c'est vrai que je ne suis plus le mal alpha de la bande de potes. Désolé les gars.
- Speaker #0
Il faudrait que tu reçoives un jour quelqu'un que j'aime énormément, on s'entend vraiment très bien. Ça a été une rencontre, il y a une complicité tout de suite et une compréhension qui est née entre nous. C'est Johan Rioux.
- Speaker #1
Ah bah avec grand plaisir !
- Speaker #0
Et il faut qu'il vienne te voir parce que...
- Speaker #1
Ah mais tu peux lui montrer et lui dire qu'il est le bienvenu avec grand plaisir ! On va avoir un peu de foot aussi quand même !
- Speaker #0
Il est passionnant, il est passionnant et c'est un grand révélateur ! C'est quelqu'un qui va te dire quelque chose sur toi que tu ignores, tu vois ce que je veux dire ? Ah mais avec...
- Speaker #1
je veux bien... on en parlera après mais... Ouais, avec grand plaisir ! Et je l'embrasse, très fort ! Et bah moi aussi ! Et donc Johan, welcome ! Avec le recul que t'as aujourd'hui... Comment tu définirais une femme alignée avec sa vie, avec sa vie d'artiste ?
- Speaker #0
Je définirais ça en habillant cette femme avec un costume sur lequel il serait écrit « J'ai autant envie d'avancer que quand j'avais 15 ans » . Tu vois ce truc de... enfin comment dire ? Vraiment être dans l'instant. Bien sûr, on parle d'instant présent, on parle d'alignement, on parle de plein de choses, mais ce sont des choses qui veulent vraiment dire quelque chose. Et des termes qui veulent vraiment dire quelque chose. Avoir autant... En fait, pour moi, je vois ça, une femme qui se sentirait vraiment au point d'équilibre parfait entre... La reconnaissance et la satisfaction de ce qui s'est passé, dans le passé, et l'envie qui reste intacte pour l'avenir.
- Speaker #1
En deux mots, qu'est-ce qui t'a construit le plus dans ton parcours ? Et qui n'a pas forcément été le plus simple.
- Speaker #0
Déjà le travail. Le travail sans se poser de questions.
- Speaker #1
Les projets, c'est quoi ?
- Speaker #0
Alors les projets, ce serait éventuellement de... participer ou de collaborer sur une émission de radio. J'adorerais faire ça. Je fais tout pour en ce moment. Je l'ai fait épisodiquement sur des chroniques et ça m'a beaucoup plu. J'ai laissé ça dans un coin de ma tête parce que c'était il y a 2-3 ans et j'ai navigué sur d'autres projets. J'ai très envie de faire ça. Bien entendu pour parler de plein de choses et de musique surtout.
- Speaker #1
En ce moment concrètement ?
- Speaker #0
Concrètement.
- Speaker #1
Il y a quoi ? Il y a une tournée ?
- Speaker #0
Ouais, à l'automne prochain il y a la suite de la tournée Héritage Goldman. qu'on a entamé à l'automne dernier. Donc il y a eu une pause parce que c'est pareil, on est nombreux sur scène. Chacun va casser ses autres projets. Et la production a prévu un gros mois de tournée en novembre prochain dans les Zéniths. Donc on continue. Et toujours les enregistrements, n'oubliez pas les paroles. Et puis il y a l'écriture de projets en parallèle. Et puis mes concerts.
- Speaker #1
Et bien écoute, plein de succès à tout ça. Tu vas passer sur le grill des quadras maintenant.
- Speaker #0
Merci. Comme tout le monde.
- Speaker #1
T'es prête ? Ah non, c'est pas fini. Là t'as le grill des quadras. C'est cinq questions.
- Speaker #0
Personne ne veut m'en placer ?
- Speaker #1
Cinq questions rapides sur les souvenirs d'enfance. de Quadra. Le goût d'un bonbon de ton enfance qui te manque.
- Speaker #0
Ah non mais comment ça s'appelait là ? Oui, les petits coquillages
- Speaker #1
Ah les trucs qu'on léchait là avec le plastique à la fin. Comment ça s'appelle ça ?
- Speaker #0
Non c'est pas les roux doudous. Il me semblait que c'était les roux doudous.
- Speaker #1
Je sais plus, il faut vérifier. On va mettre les en commentaire. Ça doit être ça. L'émission de ton enfance qui a disparu et qui te manque.
- Speaker #0
Ah l'école des fans.
- Speaker #1
Ah ouais, personne ne me l'a encore cité. L'école des fans. Les enfants sont formidables.
- Speaker #0
Je rêve de remettre l'école des fans à l'antenne, mais attention, avec version 2026-2027, mais en gardant l'ADN qui, je trouve, à mon humble avis, a été perdu dans les différentes versions qui ont été... Les enfants sont des petits fous, les enfants sont formidables, je les aime.
- Speaker #1
Il y a tellement de collecteurs de pépites.
- Speaker #0
La tranche 5-10, elle est vraiment passionnante.
- Speaker #1
Un truc que disaient tes parents, qui te saoulait, mais que t'appliques quand même aujourd'hui.
- Speaker #0
Alors, c'est pas mes parents qui me disaient ça, c'est mon grand-père qui me disait c'est en forgeant qu'on devient forgeron. C'est le coup de qui forge. Parce qu'il me disait ça quand je travaillais mes instruments et que je me plantais.
- Speaker #2
C'est vraiment trop bien ! C'est un forgeron qu'on devient forgeron !
- Speaker #0
Ou alors, si tu t'arrêtes pas, tire à loin.
- Speaker #1
Mais ça t'a permis de persévérer. Ah oui, oui,
- Speaker #0
j'y pense souvent.
- Speaker #1
Un adjectif pour qualifier la génération Z ?
- Speaker #0
Ils sont prometteurs.
- Speaker #1
Prometteurs, ok. On a eu connecté, on a eu bon... Si, Alex Vizerec, il a dit enthousiasme, c'est bien. Tu devais faire quoi à la quarantaine, quand t'étais petite ?
- Speaker #0
A peu près ce que je fais aujourd'hui. C'est magnifique. Je rêvais même, je crois que je rêvais moins haut que ce que je fais aujourd'hui.
- Speaker #1
Ça c'est beau, ça j'aime beaucoup. Merci Magali. Je rappelle qu'on te retrouve dans la tournée Héritage Goldman à partir de l'automne. Oui, tout à fait. On te retrouve aussi dans N'oubliez pas les paroles avec Nagui. Plein d'autres projets aussi dont on parlera j'imagine une prochaine fois. Merci beaucoup. Je te souhaite plein, plein, plein de belles choses. Merci beaucoup les Quadras, merci ceux qui continuent à suivre, à liker, à vous abonner, à commenter. C'est toujours de plus en plus et c'est vraiment avec un grand, grand, grand cœur, plein chaud, plein chaud. Ça ne veut rien dire mais je l'assume.
- Speaker #0
Mais il est chaud plein.
- Speaker #1
Vraiment plein d'émotions, il est chaud plein. C'est vraiment avec beaucoup d'ensuisasse que je vous dis merci, merci Magali.
- Speaker #0
Moi je te dis merci et bravo. Et bien merci. Bravo surtout.
- Speaker #1
Ciao les Quadras.
- Speaker #0
Ciao.