- Speaker #0
Le Learning Show, ce sont deux journées au cours desquelles il faut faire preuve d'endurance. Visiteurs, partenaires, animateurs d'ateliers et bénévoles s'élancent pour un marathon qui les voit se croiser, se soutenir, se ravitailler, s'orienter, se relayer, faire corps dans l'effort. Sébastien Meunier et Nicolas Lausancic sont les talk-trotters. Le temps d'une pause, ils accueillent tous les acteurs du Learning Show pour recueillir leurs témoignages, leurs impressions.
- Speaker #1
En parlant d'acteurs, on accueille une actrice, Diana. Bonjour Diana, comment ça va ?
- Speaker #2
Ça va très bien.
- Speaker #1
Ça se passe bien pour toi au Learning Show ?
- Speaker #2
Très bien.
- Speaker #3
En fait, on aurait dû faire des génériques un peu plus longs pour se reposer un peu plus longtemps. C'est ça.
- Speaker #2
Ça a l'air d'enchaîner, ouais.
- Speaker #3
On enchaîne, on enchaîne. Mais c'est bien, c'est bien parce que ça nous permet de recevoir un maximum de personnes. On aura une quarantaine de personnes, donc tu en fais partie. Merci Diana d'être présente. parmi nous et puis auprès de celles et ceux qui nous écoutent en ligne, que je remercie à nouveau d'être là et de nous suivre tout au long de cette première journée. On reviendra demain, promis. Diana, on va commencer en faisant les choses bien. On va commencer en te demandant de te présenter, s'il te plaît.
- Speaker #2
Commençons par le commencement. Moi, c'est Diana, ingénieure pédagogique, conceptrice digital learning et formatrice. Je travaille pour des organisations engagées. sur les enjeux sociaux et environnementaux. Depuis quelques années, j'ai créé Head for Good, dont on va parler un peu plus après.
- Speaker #3
On va en parler et on va peut-être enchaîner avec Head for Good, mais je te laisse compléter ta présentation.
- Speaker #2
Ça fait un moment que j'œuvre dans le milieu de l'ingénierie pédagogique et c'est vrai que je partage beaucoup de valeurs autour de la responsabilité et de l'engagement dans nos formations. Que ce soit au niveau de l'éducation nationale, l'enseignement supérieur ou la formation professionnelle. Et voilà, je pense que ça a inspiré pas mal de personnes et c'est ce qui a permis justement aujourd'hui de créer un engouement autour de ces sujets-là.
- Speaker #3
Il serait un petit peu temps, non ?
- Speaker #2
Oui, oui, certainement.
- Speaker #3
Il paraît que c'est trop tard, non ? On ne va pas être pessimiste comme ça.
- Speaker #2
Vous n'avez pas d'espoir quand même. C'est ça.
- Speaker #3
On a 30 minutes devant nous. Je ne veux pas commencer en plombant l'ambiance. On va essayer justement de faire le tour de manière sereine et intelligente. Et je sais que Head for Good, si je ne dis pas de sottises, je ne suis pas seul. Ou alors je me trompe avec une autre initiative.
- Speaker #2
Alors, Head for Good de mon côté, je suis la fondatrice d'Head for Good. Mais donc, on est... Plusieurs personnes dans l'organisation d'Aide for Good sur comment ça se passe. Petit coucou à Ségolène et à Anissa notamment. Qui sont présentes,
- Speaker #3
c'est ça ?
- Speaker #2
Anissa qui est présente, Ségolène non, mais qui nous suit avec intérêt. Et puis toutes les personnes aussi qui s'impliquent dans les projets. Là, il y a plus d'une dizaine de personnes, si ce n'est plus depuis maintenant, qui s'impliquent et qui sont actives dans Aide for Good. Et dans la communauté, on est plus de 200 personnes. Donc ça commence à faire du petit monde.
- Speaker #3
D'accord. Et on fait quoi à 200 alors dans une organisation comme Aid for Good ?
- Speaker #2
Eh bien, qu'est-ce qu'on fait ? Beaucoup de choses.
- Speaker #3
Eh bien, allez, on a 30 minutes, tu peux dérouler.
- Speaker #2
Déjà, pour situer ce que c'est Aid for Good, notre mission, c'est de réinventer l'éducation de demain par rapport à la responsabilité, par rapport à l'engagement. Mais pour faire ça, on s'est dit, OK, il nous faut rassembler une communauté. de pédagogues. Des pédagogues qui se posent des questions quant au sens de leur métier et qui ont envie de faire évoluer les choses. Ça a commencé au tout départ avec un éducaton solidaire où on a eu deux éditions. Au total, on a aidé une dizaine d'associations avec une centaine d'ingénieurs pédagogiques. Donc, à chaque fois en 24 heures, des projets qui ont abouti derrière. De ça est né un podcast Pédagogue Engagé où on a interviewé des organisations incroyables comme l'UNICEF, Amnesty International, Endo France, etc.
- Speaker #3
On commence à avoir des indices sur l'orientation, de la nature, de l'engagement et de la responsabilité. Jusque là, tu nous as dit engagement, responsabilité, des pédagogues, pardon d'être simpliste peut-être, mais là on commence à cerner un tout petit peu plus précisément et puis je pense que tu vas y venir.
- Speaker #2
Oui. En fait, sur tous les sujets, on va toujours être autour des sujets socio-environnementaux. Donc, ça veut dire quoi, socio-environnemental ? Ça va être dans nos métiers, si on parle de responsabilité, comment rendre nos modules accessibles, comment inclure dans nos dispositifs de formation, comment éco-concevoir, etc. Et engager, ça va être comment mobiliser autour de moi sur ces sujets, comment former sur ces sujets, et comment faire de la formation un levier de transformation de la société.
- Speaker #3
OK.
- Speaker #2
Voilà, juste ça. Grosse mission, on fait petit pas par petit pas, déjà. Et aujourd'hui, on a différents projets, on a... Du coup, un festival qui s'est créé, qui a permis de créer un MOOC qui sortira en janvier 2026, qui s'appelle...
- Speaker #3
Le festival comme le MOOC ?
- Speaker #2
Alors, Festival Aid for Good. Voilà, simple, efficace.
- Speaker #3
Ça marche bien.
- Speaker #2
Voilà. Et le MOOC, c'est premier pas de pédagogue engagé et responsable. Et du coup, ça fait écho avec ce qu'on vient faire au Learning Show aujourd'hui.
- Speaker #3
Très bien. On trouve des infos en ligne actuellement à propos justement du MOOC à venir ou du festival ?
- Speaker #2
Oui, on trouve des informations. Il faut juste que je mette le site à jour pour qu'on le trouve plus facilement. Mais en tout cas, il y a des informations.
- Speaker #1
Par quoi on commence quand on veut faire tout ça ? Il faut faire du numérique responsable, donc de l'EdTech responsable. Comment on fait ? Je précise que Sébastien ne tient pas du monde de l'information. Je ne connais rien.
- Speaker #3
Il ne faut pas prendre mal. C'est une question si tant est que je ne peux pas commander. mais non mais c'est des questions pertinentes elle répondait à côté celle-là ?
- Speaker #2
non pas du tout pas du tout au contraire parce que même moi je ne peux pas te dire que j'ai une réponse il y a notre réponse est-ce que c'est la réponse ? je ne peux pas te la garantir en tout cas on se dit on essaye de commencer chemin par chemin et surtout on fait par rapport aussi à ce que la communauté nous demande là on sent qu'il y a de l'engouement parce qu'en fait c'est beaucoup de projets en intelligence collective donc on va là où l'intelligence collective est la plus forte et donc typiquement là les premiers sujets qui étaient remontés Merci. C'est pour ça qu'on a créé Smook, c'était simplement de se dire, oui, mais en fait, moi, dans mon travail, la responsabilité, l'engagement, elle n'est pas là au quotidien. Je suis en dissonance cognitive entre ce que je fais, ce que je veux, je ne sais pas où me situer, je ne sais pas où sont mes valeurs ou quoi que ce soit. Je ne sais pas si je suis légitime, je ne sais même pas ce que c'est du greenwashing ou quoi que ce soit. Et en fait, à un moment, on s'est dit, il faudrait peut-être juste clarifier tout ça avant de se dire comment faire. Donc nous, on a décidé de commencer par là, c'est juste de dire, mais en fait, c'est quoi ce sujet, finalement ? Et de donner confiance aux personnes avant de leur dire, faites plein de choses, il n'y a pas ce côté culte de la perfection. Mais déjà, en fait, on a un chemin qu'on représente et c'est un peu comme un escalier avec différentes étapes. Et la première étape, ça va être de commencer à se sentir concerné, déjà, par les sujets. Après, quand on se sent concerné, on va commencer à s'informer. sur le sujet, puis quand on s'informe, à pouvoir se former, etc. Et après, peut-être qu'on va pouvoir mobiliser d'autres personnes, commencer à former. Mais voilà, il faut commencer par la première marche, et c'est déjà super, en fait, de démarrer par là.
- Speaker #3
Oui, c'est une longue transformation, parce que c'est facile de dire qu'on veut faire... Pardon, je vais généraliser, mais... Ah, mais généralise, vas-y ! Éco-responsable... Enfin, tu vois, je peux le dire, je fais une con, je le dis, je m'achète une... Oui, mais c'est quand même pas...
- Speaker #1
Ma question très candide, c'est par quand on commence ? Je ne sais pas, des exemples. Ok, rien de clair, mais ça ne fait pas clair. Non, moi je voudrais des exemples. Je voudrais des exemples. Est-ce que mon fichier PowerPoint ne fait pas 16Go, que je ne l'envoie pas par mail ou je ne sais pas quoi ? Est-ce que c'est des trucs comme ça sur la donnée, la facilité ? Tu as parlé d'accessibilité, donc j'imagine que prendre accessible le document PDF... pour que quelqu'un qui est malvoyant puisse relire son support de cours, par exemple. D'où mes questions très pragmatiques, en fait.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Ça, ça va être la partie qu'on va commencer à parler, vraiment là, se former. Par exemple, ça va être la partie de dire comment je fais pour rendre un module e-learning accessible. Et il y a beaucoup de choses. Déjà, si on se réfère juste au RG2A sur le référentiel d'accessibilité pour le web. Bon, il est un petit peu costaud le fichier.
- Speaker #1
Dans deux jours,
- Speaker #2
trois jours. Ce n'est pas juste mettre des sous-titres sous une vidéo, par exemple. Il y a un peu plus de travail que pas.
- Speaker #1
Il faut que ce soit de la bonne couleur aussi, parce qu'il y a une histoire de contraste et tout ça.
- Speaker #2
Il y a tellement d'autres paramètres à prendre en compte. Donc là déjà, certes, c'est un gros pas à faire. Mais en fait, nous, on va déjà agir pour l'instant, à l'étape un petit peu plus avant, qui est juste de dire déjà, est-ce que je me sens concernée par ce sujet et j'ai envie de m'investir ce sujet ? Parce que c'est un sujet qui n'est pas simple. C'est un sujet qui va, si tu t'y lances dessus, te prendre du temps et qui va demander à certains moments qu'il y ait quand même une question de conviction. Parce qu'il y a aussi le choix de la facilité et le choix de la responsabilité qui n'est pas toujours le plus simple. Après, tu vois, nous,
- Speaker #1
on fait des formations autour de l'intelligence artificielle, du podcast, de la vidéo mobile. On a fait des syllabus, on travaille avec un partenaire qui s'appelle PrevGroup, qui est Calliope. On fait un syllabus et dans le syllabus, il y a une information qui est importante. Sinon, ta formation n'est pas Calliope. et rendre accessible ton contenu. Si des fois, tu as une personne en situation de handicap, c'est qu'à un moment donné, on l'écrit, mais il faut nous contacter pour trouver. Si un jour, j'ai une formation et on me dit un truc, je t'appelle.
- Speaker #2
Oui, sympa. Au-delà de ça... Aujourd'hui, ça, c'est quelque chose qu'on est en train de réfléchir plus à long terme. En fait, comme je disais, on avance petit pas par petit pas. « Aid for good » , aujourd'hui, c'est encore un balbutiement par rapport à la communauté. Mais il y a plein de projets qui arrivent, et notamment un projet sur « rendre plus concret » . C'est tous les points que tu viens de dire, mais qui vont aussi dans l'éco-conception, la diversité, etc. Sur comment on fait concrètement pour changer ces points-là. Donc ça, je ne peux pas trop t'en dire plus parce que c'est un projet qui a... encore en réflexion. En gestation, bien sûr. Mais oui, complètement. Il faudra un moment aller là-dessus. Par contre, on peut toujours te recommander des experts et des expertes qu'on a dans la communauté et qui vont justement être bien formés sur ces sujets et accompagner des organisations.
- Speaker #3
Est-ce qu'on peut observer, parce que vous êtes actif quand même depuis un petit moment, même si peut-être que les initiatives que vous avez pu prendre... depuis quelques années, parce que tu es une récidiviste. Ce n'est pas la première fois que tu viens parler de ce sujet. Alors, ce n'est peut-être pas le cas cette année pour le Learning Show, mais ça a été le cas. Je crois que tu as animé des ateliers sur la thématique dont on est en train de parler. Et donc, vous avez évidemment œuvré à quelque part faire savoir ou communiquer autour ou rayonner et essayer de faire entendre que vous prenez ce sujet-là au sérieux, par-delà l'espèce de washing global qu'on peut... qu'on peut entendre ça et là, parce que là, c'est joli d'entendre tous ceux qui disent « Ouais, non, l'IA, dites-le. » Enfin, on nous demande des formations où on va raconter aux gens « Utilisez l'IA. » Il faut absolument utiliser l'IA. Mais attention, vous ne l'utilisez que quand c'est nécessaire. Enfin, vous voyez le truc. Tu vois le truc ? C'est le truc qui calme ni queue ni tête, parce que quand on l'utilise, on ne va pas se maîtriser. Et puis, on va culpabiliser un petit peu. Comme ça, on se dit « Ah, je sais. Je sais que j'ai tort. Je ne me mets à coup le pas. » Et puis, on y retourne. Donc, est-ce qu'on arrive quand même à mesurer ? quelque part des progrès, alors même infime, j'ai pas envie de dire insignifiant parce qu'il n'y a peut-être pas de gros progrès réels et effectifs, alors qu'on vit un moment où on nous annonce qu'on va construire des méga data centers, des trucs ça informe ou désinforme sur la consommation que cela va pouvoir avoir, les rejets qu'il va pouvoir y avoir, est-ce qu'on observe, je sais pas quels pourraient être les indicateurs, et puis ensuite on enchaînera avec ton atelier. quels sont les indicateurs ?
- Speaker #2
Un peu d'espoir, quand même,
- Speaker #3
c'est ça ? Oui, c'est de se dire qu'il y a effectivement de l'espoir. Pas parce qu'on y croit et parce qu'on est engagé. C'est bien. Je pense que c'est déjà le point de départ. C'est que si on ne bouge pas, il ne se passera de toute façon rien. Ça ne bougera pas tout seul. Mais effectivement, il y a des signaux qui sont envoyés du point de vue de la société, que ce soit dans nos petits coins, ou plus nationalement ou internationalement.
- Speaker #2
Je ne pourrais pas apporter une réponse exhaustive à ce point qui est fortement complexe. Pour moi, il y a quand même plusieurs points sur lesquels on peut s'appuyer. Du niveau de la communauté, Aid for Good en particulier, déjà, on voit qu'on a de plus en plus de monde sur la communauté, que ça suscite un véritable intérêt. Et que voilà, aussi dans nos communications, etc., on a des personnes qui réagissent. Donc déjà, oui, l'intérêt, on sent qu'il est là vis-à-vis du sujet. Maintenant, est-ce que cet intérêt se transforme en action ? On le voit vis-à-vis des témoignages des personnes de la communauté qui nous disent que typiquement, les personnes qui ont travaillé sur le MOOC, c'est aussi un sujet qui les a profondément touchées, qui a remis en perspective beaucoup de choses. On a des récits aussi de plusieurs personnes qui nous racontent comment leur carrière évolue, comment ils renoncent à des choses. Le mot du renoncement est très important finalement là-dedans. Donc on a ces récits-là. C'est plus du qualitatif que du quantitatif, parce qu'on ne peut pas mesurer à l'échelle d'une société. 200 pédagogues, ce n'est pas rien par rapport à notre communauté. Donc voilà, on se dit qu'il y a quelque chose qui se passe, en tout cas quand on observe ces personnes-là. Maintenant, plus globalement, dans le monde de la formation ou quoi que ce soit, déjà il y a des mesures légales qui évoluent. On parlait d'accessibilité, on voit que depuis juin, là par exemple, il y a des choses qui ont évolué à ces sujets-là. Bon, l'éco-conception, on n'y est pas encore, mais on a quand même le référentiel RGESN qui s'est mis en place, qui peut être une référence. Et puis après, sur les sujets de diversité, c'est quand même des points médiatiquement qui ressortent de plus en plus. Donc, j'ai envie de garder de l'espoir parce qu'il y a aussi, je ne vais pas parler de tous les autres points qui nous dépriment au quotidien. Il y en a. Parce qu'il y en a beaucoup. Mais c'est quelque chose où finalement, on décide de se concentrer sur ce qui nous donne de l'espoir pour se dire, OK, à un moment, il y a encore l'espoir que ça puisse se basculer, que ça puisse quand même changer et qu'il y ait une prise de conscience collective. Et j'ai envie de croire beaucoup en l'humain et surtout à toutes les relations humaines qu'on crée et à chaque fois à ce qui se passe et à comment on arrive à évoluer ensemble.
- Speaker #3
Oui, c'est de garder l'humanité dans tout ça. Très bien. Je ne vais pas évidemment insister. C'est vrai que c'était... Je ne sais pas. Je ne me suis pas senti obligé de parler justement du sujet dont on vient de parler. Mais on se connaît un tout petit peu. Et donc forcément... Je fais partie de ceux qui suivent aussi ton actualité quand tu la partages sur les réseaux en particulier. Donc forcément, je me suis tombé un peu, on va dire, assez naturellement dans le sujet. On va en venir. On a fait les choses presque bien. On arrive à la moitié du temps imparti. Donc, on a parlé évidemment de ce sujet qui est important. Donc, il faut parler, évidemment. Et on va évidemment poursuivre avec le thème de ton atelier. Ce qu'il s'y passe, ce que l'on va y faire. Pourquoi ces thématiques ? Et c'est une thématique en particulier qui n'est quand même pas largement représentée cette année au Learning Show, mais pas mal quand même. La thématique est ?
- Speaker #2
La formation responsable.
- Speaker #3
D'accord.
- Speaker #2
Nous, on propose un atelier qui s'appelle « Premier pas de pédagogue engagé réputable » . Si on a à peu près suivi le début de ce que je raconte, c'est en lien avec le festival et le MOOC qu'on propose. À partir de toute cette aventure du MOOC qui a commencé il y a un an, on n'a pas seulement produit un MOOC dans le cadre de notre festival de façon complètement collective, mais on a aussi produit des ateliers de façon collective. C'est-à-dire que le jour du festival, on a ouvert des ateliers d'intelligence collective où les participants et participantes ont imaginé des ateliers, écrits des kits pédagogiques qui ont été retravaillés par toutes les personnes chez Edford Wood et qui vont être testés aujourd'hui, enfin demain pardon, au Learning Show. Donc ce que vont vivre les gens demain, c'est vraiment le travail d'un an finalement et un travail très communautaire et ça porte sur... plein de sujets différents. En fait, on a six thématiques différentes dans cette question de responsabilité et d'engagement. On a la question de la légitimité, les questions du greenwashing, les questions de posture mainstream radicale, la mesure d'impact, le fait aussi de changer ou non les grands groupes de l'intérieur ou le individuel versus le collectif. Et c'est tout ça qu'on va venir explorer demain.
- Speaker #3
Concrètement, comment ça se passe si il y a... Je m'inscris à l'atelier, ce que malheureusement, je ne pourrais pas faire. On est condamnés avec Sébastien à rester ici, mais on l'a voulu. On était volontaires, on était candidats à rester ici. Et tu vois, à se tordre le cou, à se regarder comme ça.
- Speaker #1
Je vais avoir un objet de stéo derrière en rentrant. En plus, c'est psychiatrique, ça ne se voit pas, mais depuis tout à l'heure, je danse. C'est parti. Je resterai sur la prochaine session, j'irai marcher un petit peu, ça va faire du bien. Très bien. Je vous ai coupé. On raconte notre vie de ce matin. Nico, il a refait le monde avec ses anecdotes. Bref, ça dynamise un peu le truc.
- Speaker #3
C'est tout l'avantage de ne pas faire juste à proprement parler du podcast, mais d'être sur un live et de temps en temps un peu se lâcher. Mais donc, pardon. Donc, si je me rends à ton atelier, que tu n'animes pas toute seule ?
- Speaker #2
Non. Je l'anime donc avec Anissa, Katel et Malvina. Donc, il y en a quatre pour l'animer.
- Speaker #3
OK. Alors, je connais. On se suit avec Malvina. Donc, je la salue quand... Je pense qu'elle entendra peut-être un des replays. Et peut-être qu'à elle et à Nyssa. Mais j'ai une très, très mauvaise mémoire des prénoms, y compris des visages. Il y a plusieurs personnes qui sont venues me dire bonjour ce matin. Et puis, je réponds en espèce de « Ouais, salut, tu vas bien ? » Tu sais, dans l'espoir d'essayer de détecter, de choper un indice. Donc, pardon, ça fait deux fois que je commence à m'engager, tu vois, dans cet échange à propos du contenu de l'atelier. Donc, vous êtes quatre ?
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #3
à l'animé, il faut être 4. Parce que vous allez faire 4 groupes ?
- Speaker #2
Oui, en fait, c'est exactement ça qui va se passer.
- Speaker #3
Malin quand même.
- Speaker #2
Merci. Au moins, c'est à peu près clair.
- Speaker #1
C'est quand même bien fait.
- Speaker #3
Il y a de la suite dans les idées. Tu vois, il fallait que ce soit mieux. Pardon.
- Speaker #2
On va démarrer avec une introduction, donc avec l'ensemble du groupe. Donc nous, on est sur un gros groupe. On va faire deux fois. On a une grande salle de 60-80 personnes.
- Speaker #3
La jauge de votre atelier est de 60 à 80. Donc vous avez au moins 60 inscrits Donc nous on sera bien épuisés Après les deux ateliers On comprend qu'il faut être 4 Et puis juste une petite précision Pour les personnes qui nous écoutent Ou qui nous écouteront via les replays En effet le Learning Show c'est des ateliers Dont les animateurs et animatrices Définissent les jauges Alors nous on invite Parce qu'évidemment il faut louer des salles On invite à ce qu'il n'y ait jamais moins de 20 participants Sauf vraiment si l'atelier ne permet pas d'être 20 Mais effectivement, on peut monter. Et je crois, je n'ai plus le nom de la personne, mais j'ai son visage en tête. Tu vois l'illustration de ce que je disais, c'est-à-dire la confusion nom, prénom. visage, mais je crois avoir assisté à des ateliers au-delà de 100 personnes parce qu'il y a une salle très très grande, c'est vraisemblablement celle que tu vas occuper. Donc ça c'est aussi le learning show, c'est-à-dire que c'est vous qui décidez de ce que vous proposez et comment vous l'animez.
- Speaker #2
Oui, tout à fait, on est accompagnés, nous on a été accompagnés par Anne-Laure Thomas, qui justement nous a aidés tout le long à définir les modalités, voir ce qui serait le plus approprié. Donc elle a suivi le projet depuis le début et c'est même elle qui m'a contactée pour proposer cet atelier-là derrière. Et donc, nous, ce qu'on va y faire concrètement, parce que tu m'as posé la question plusieurs fois. Oui,
- Speaker #3
concrètement. Alors, il faut que j'arrête de te couper. Si Sébastien veut bien me couper le micro, ça peut le faire.
- Speaker #1
Voilà, c'est fini. Comme tous les deux. Et donc, qu'est-ce qu'on va voir dans cet atelier ?
- Speaker #2
Merci. Donc, cet atelier, ça démarrera déjà par une introduction au sujet sur, finalement, les enjeux sociaux environnementaux autour d'un quiz collectif pour prendre en énergie, déjà, avant de démarrer. Et ensuite, les participants et participantes partiront dans différents ateliers. Donc, quatre animatrices, quatre thèmes. Les thèmes ne seront pas les mêmes entre l'atelier numéro 1 et l'atelier numéro 2. En plus, nous, on s'est donné cette difficulté-là parce qu'on a envie de tester au maximum. Et à chaque fois, il va y avoir des sous-groupes qui vont vivre ces différents ateliers, équipes pédagogiques. Donc, c'est une durée de 45 minutes par atelier où on va explorer les différentes thématiques. que j'ai énoncées auparavant. Donc on a des cartes scénarios, des fois on a des matrices, on a différentes modalités pédagogiques. Le but, c'est surtout, tous ces ateliers, le point commun, c'est que ça suscite de l'échange et ça suscite des réflexions. Et c'est surtout afin de se dire, ok, qu'est-ce que ça a amené comme réflexion en moi, comment ça me donne envie d'évoluer.
- Speaker #3
On peut détailler par exemple une des thématiques dans sa progression. lors de son animation, juste comme ça pour voir comment ça se passe, c'est-à-dire quel est le matériau qui est proposé aux participants, comment est-ce que vous entendez qu'ils agissent et interagissent, et quel est le livrable à proprement parler, parce que peut-être que chacun des groupes aussi présente son livrable ou résultat, ou ça porte vraisemblablement un nom spécifique.
- Speaker #2
Je vais détailler un atelier, mais bien sûr, c'en est un, et les autres sont sous d'autres modalités différentes. C'est un exemple. Par exemple, si je prends l'atelier du greenwashing, là, on a écrit différents scénarios qui sont ou dont du greenwashing ou du social washing. Déjà, la première phase, ça va être de trier ce qui est ou ce qui n'est pas du greenwashing. La différence,
- Speaker #3
pour ceux qui ont besoin de quelques petites précisions, même si on devine...
- Speaker #2
Sur greenwashing, donc éco-blanchiment, ça va être vraiment toutes ces notions de tromperie finalement pour se donner une image écologique. Social washing, c'est son versant, mais du côté social. Donc, on le voit beaucoup dans des images de diversité, etc.
- Speaker #3
Ok,
- Speaker #2
c'est ça. Donc là, ça va être de voir les scénarios où les entreprises ont une image trompeuse du coup et celles qui n'en ont pas. Et à partir de là, on va pouvoir ensuite, dans une deuxième phase, catégoriser face à c'est quoi les types. de greenwashing, social washing. On a différents types qui ont été catégorisés par une de nos expertes dans le MOOC, Diane Renoir, qui nous a donné différents types avec des définitions. Le but, ça va être de les reconnaître et d'associer les scénarios aux types, tout simplement, de greenwashing, social washing. Après, on en choisira un pour se dire dans le cas de cette entreprise-là, est-ce que c'est possible de sortir de ce scénario de greenwashing, social washing ? Des fois, pas forcément. Et si oui, comment ? Qu'est-ce que nous, on imaginerait comme solution à mettre en place ? Voilà. Donc ça, c'est un exemple d'atelier et il y en a plein d'autres.
- Speaker #3
D'accord. Et dans l'animation, quand on dit comment, est-ce qu'il y a une part que vous réservez pour venir soutenir justement le groupe ou ça doit vraiment émerger que du groupe ? Et l'animation, justement, vise à faire en sorte que ce soit le groupe qui se débrouille et qu'il ne soit pas en attente de réponses, on va dire, de personnes qui sont... a priori un peu plus concernés.
- Speaker #2
Nous, on essaye vraiment d'avoir cette posture toujours de facilitateur, facilitatrice, parce qu'on trouve que c'est aussi plus intéressant que le... En fait, c'est la phase de réflexion qui est intéressante. C'est pas tant la réponse, parce que s'ils veulent vraiment la réponse, ils vont suivre notre MOOC. En fait,
- Speaker #0
elle est là.
- Speaker #2
La théorie, on leur donne et il n'y aura pas de soucis pour la voir derrière. Mais par contre, c'est important, jusque deux secondes, on se dit, mais qu'est-ce qui se passe en moi ? Qu'est-ce que je pense ? Qu'est-ce que j'ai comme élément de questionnement autour de moi ? Et c'est cette étape-là où on voit qu'il y a souvent des changements, des prises de conscience qui ont lieu. Et donc, on aime bien des fois les laisser un petit peu patauger en accompagnant, bien sûr, parce qu'il y a toujours une limite là-dedans. Mais on aime que ça vienne d'eux, en tout cas.
- Speaker #3
C'est intéressant. J'avais une question qui est vraiment un peu débile. Pardon, je fais la pause.
- Speaker #2
C'est une question bête.
- Speaker #3
Ça fait appel, quand tu dis prise de conscience, tu sais, c'est un peu ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire qu'en fait, on peut sortir d'un atelier comme ça, très riche, parce que ça nous implique. D'abord, on s'implique dans une activité de groupe, on va prendre la parole d'une manière ou d'une autre, ça peut être médiatisé par des outils présents sur la table, comme ça peut être juste de la prise de parole effective. Et effectivement, il peut y avoir quelque part une prise de conscience, comme tu le dis. Est-ce que... Dans quelle mesure, en fait, cette prise de conscience, après, on peut faire en sorte qu'elle se maintienne ? Parce que c'est bien, tu sais, on prend conscience de plein de trucs, tu sais, quand on culpabilise. Enfin, je ne veux pas parler de culpabilisation, tout ça. Je prends conscience de plein de choses. Mais ce dont j'ai pris conscience, c'est aussi ce qui alimente le fait que je ne vais pas corriger ce qu'il y aurait à corriger. Comment on fait pour que ça se poursuive ensuite ?
- Speaker #2
C'est hyper intéressant comme question. Alors.
- Speaker #3
Une fois de plus,
- Speaker #2
je suis prête. Merci Diana. Ce n'est pas une question bête. Au contraire, là, je ne pourrais pas te donner une réponse non plus. Non, bien sûr. Mais par contre, ça prend du temps. Il y a plein de choses à prendre en compte. Déjà, ça prend du temps. Des fois, il va falloir 10 prises de conscience sur le même sujet avant d'en faire quelque chose. Il y a des personnes qui vont avoir une prise de conscience une semaine après, vont changer des choses. Et il y a des personnes, ça va prendre un an.
- Speaker #3
C'est ça. Ce que je veux dire un peu par ma question, c'est comment vous, Justement, vous accompagner.
- Speaker #2
En fait, être for good, moi je le vois comme un chemin. Le chemin, on est à n'importe quel niveau de ce chemin. Je peux avoir beaucoup avancé dans le chemin, je peux être au début du chemin, mais par contre j'ai plein de gens autour de moi dans ce chemin qui sont prêts à m'aider, qui vont m'accompagner. Et nous, le point principal qu'on dit, c'est sortir de la solitude. Même si la prise de conscience est toute petite, même si elle est fragile, juste ne restez pas seul là-dedans, rencontrez des gens. Et en fait, on voit que dès qu'il y a ce côté collectif, c'est là que finalement, ça se transforme plus facilement, que ça tient dans le temps, que ce n'est pas juste un... Ce n'est pas des actions isolées,
- Speaker #3
d'individus, chacun dans leur coin. C'est ensemble que ça va se passer et sinon, ça ne se passera pas.
- Speaker #2
Je ne dirais pas que ça ne se passe pas, mais... Ce ne sera plus long, on va dire. Ce ne sera plus long. Et puis, dans le collectif, il y a aussi quelque chose de visible. Et nous, on essaye à chaque fois de donner des actions très petites, très visibles. Déjà, juste... rencontre un tel, discute de ce sujet avec un tel j'ai l'impression d'avoir déjà accompli quelque chose et en fait c'est en accomplissant des choses petit à petit, petit pas par petit pas et puis le groupe valorise l'initiative y compris individuelle on a aussi des espaces, je pense à la cabane notamment qu'on a une fois par mois, qui est un moment un peu feu de camp où là tout le monde vient aussi avec ses émotions ses choses positives comme aussi tous ses coups de gueule, ses choses négatives il y a des moments où ça va pas, il y a des moments où on n'y croit plus Merci. Et c'est aussi là qu'on se le partage et qu'il y a tout le monde qui est là pour réconforter et dire « Ok, c'est pas grave, juste là ça va pas et ça ira demain un peu mieux, ou en tout cas si ça va pas, on continuera, on sera là pour toi. » Et ça, c'est ce que je dirais qui permet que ça perdure un peu plus dans le temps.
- Speaker #3
Ce que je comprends de tous ces échanges que l'on a, c'est que c'est un processus qui est long, forcément. Et les victoires sont des petites victoires, les gains sont des petits gains.
- Speaker #2
mais il faut se satisfaire de ça et puis de petit gain en petit gain ça fait un gros gain ça fait l'effet boule de neige et là comme on fait des choses on voit aussi cet effet boule de neige qui se transforme petit à petit et des petites actions deviennent une grosse action je
- Speaker #1
crois qu'on va être invité à conclure je pense que oui si on veut garder notre rythme complètement intense bonjour bonjour bonjour
- Speaker #3
Diana, merci beaucoup d'être venue au microphone, d'avoir pris cette demi-heure pour qu'on échange. C'est important pour que toutes les personnes qui nous suivent puissent découvrir les personnes qui font le Learning Show, parce qu'on en fait partie, tu en fais partie. J'ai quelques commentaires, que ce soit sur les réseaux ou sur YouTube, qui disent « Je serai là l'année prochaine » . On vous attend. Je m'adresse à ceux qui nous regardent. On vous attend. Venez, vous êtes les bienvenus. Et encore merci. Passe un bon Learning Show et à très vite. On va se croiser pendant deux jours.
- Speaker #2
Oui, merci à tous. Et bon courage pour le live.
- Speaker #3
Ça va très bien. Merci Diana. À bientôt.
- Speaker #1
À très vite.