- Speaker #0
Bienvenue à Rennes, bienvenue au Pouvant des Jacobins, bienvenue au Learning Show 2025. Pour la huitième édition de l'événement, la neuroéducation, l'intelligence collective et l'organisation apprenante, la valorisation des compétences, la formation responsable et l'expérience apprenante sont au programme des deux journées des 13 et 14 octobre. Vous écoutez Radio Learning Show. Marion Trigaudet, Thaïs Masson, le duo Clément Cagnes et Olivier Bernard, Et enfin Sébastien Meunier et Nicolas Lozancic. Vous pourrez découvrir l'événement de l'intérieur. Pendant deux jours, les animateurs d'atelier, les partenaires, les visiteurs, les bénévoles vont se succéder au microphone pour votre plus grand plaisir. Installez-vous confortablement. Radio Learning Show, c'est parti !
- Speaker #1
Et bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour ce deuxième jour en direct du couvent des Jacobins à Rennes pour le Learning Show édition 2025 avec pas mal de choses qui vont se passer encore aujourd'hui. Bonjour Nico, comment vas-tu ?
- Speaker #2
Salut Sébastien, tout va bien. On a passé une première journée très riche, la deuxième valait tout autant. Et on commence avec quelque chose qui n'était pas fondamentalement prévu. Et ça tombe bien.
- Speaker #1
Ah bon ? C'est une surprise peut-être ?
- Speaker #2
Ça pourrait.
- Speaker #1
Ça pourrait. On va tout de suite les lancer. Vous le savez, on est en direct comme ça pendant deux jours. On arrête à quelle heure nous ce soir ? Parce que c'est des journées intenses avec tous ces invités qui débarquent, avec ces belles choses qui arrivent.
- Speaker #2
On est là non-stop jusqu'à 16h.
- Speaker #1
Exactement. Allez, pour... Commencez pour vous souhaiter une bonne journée, une belle journée. On va tout de suite lancer, on n'est pas encore tout à fait réveillé. Regardez, on va lancer nos amis Olivier et Clément pour le JT du Learning Show.
- Speaker #0
Toute l'actualité de l'événement en direct dans vos oreilles. Interviews, coulisses et reportages insolites. C'est le JT du Learning Show présenté par les sublimes Olivier Bernard et Clément Cahac.
- Speaker #3
Bonjour, bonjour, salut Olivier ! Allez, on est au micro et on y va ! On est en train de faire le mariole à côté, mais non, c'est parti, on est en direct ! Bonjour à tous, bonjour à toutes !
- Speaker #1
C'est ça, Olivier, il danse ! Ouais,
- Speaker #4
ouais, ouais ! 8h45 et je danse, c'est parti ! Et comme disait Nicolas, on a tout changé pour vous ! Ouais, exactement ! C'est la joie du direct. Parce qu'hier soir avec Nicolas, on s'est dit, mais en fait, c'est bien cette radio. Mais ce qu'on voudrait, c'est faire vraiment vivre, finalement, le Learning Show à toutes les personnes qui n'ont peut-être pas pu venir. Et la nuit porte en conseil, n'est-ce pas, mon cher Clément ?
- Speaker #3
Exactement, c'est ce qu'on s'est dit hier en allant se coucher. On a décidé de vous faire une petite partie au départ, comme on a fait hier. Une petite analyse de texte, on verra un petit peu. J'ai préparé un petit texte, s'il va bien. Mais on va faire venir au micro, surtout des participants, pour essayer de vous faire vivre un atelier comme au Learning Show.
- Speaker #4
Exactement. Et comme tu dis, c'est une surprise pour tout le monde, je peux vous dire que pour nos deux participants, c'est une super surprise. Mais comme le monde est bien fait, on a trouvé deux personnes qui vont se présenter et qui vont vivre l'atelier avec nous. Et ces deux personnes qui sont dans le monde de l'enseignement, ils vont se présenter juste après. Et ça tombe bien parce que ta première partie, elle parle justement de l'IA et de l'enseignement. Alors moi, c'est un sujet qui me passionne parce que moi aussi, je suis enseignant, vous le savez, dans une de mes nombreuses casquettes.
- Speaker #3
Exactement, l'idée de ce premier temps en effet c'est de décrypter un texte que j'ai découvert il n'y a pas longtemps, de vous en faire une petite analyse, de discuter un petit peu dessus. Attends, t'as appris à lire ? Ouais. C'est super. Dans la nuit, dans la nuit. Et du coup j'ai bien travaillé depuis.
- Speaker #4
I think this lecture is in English. Ouais,
- Speaker #3
alors c'est un livre en anglais en effet, j'ai bien fait le travail de traduction et d'analyse francophone et je vais vous en faire une petite restitution.
- Speaker #4
On t'écoute et dans le couvent religieusement.
- Speaker #3
Ouais, en plus c'est personne, ça fait très religieux. Alors, deuxième jour du Learning Show et pour démarrer la journée, je voudrais vous parler d'un sujet qui agite les salles de classe, les salles des profs et probablement aussi vos fils d'actualité LinkedIn, l'intelligence artificielle à l'école. Alors, on entend la même rengaine depuis quelques années maintenant. D'un côté, des enseignants qui s'arrachent les cheveux en voyant des dissertations manifestement écrites par ChatGPT et de l'autre, des étudiants qui se vantent, parfois avec un petit sourire en coin, d'avoir délégué leur devoir à une machine puis d'avoir fait un petit copier-coller pour rendre leur DM. Mais aujourd'hui, je pense qu'il serait intéressant qu'on prenne le problème complètement à l'envers. Et si, au lieu de combattre l'IA, au lieu d'interdire, au lieu de la craindre, on l'imposait ? Cette idée, en réalité, ce n'est pas vraiment la mienne. Je l'ai découverte dans un livre qui s'appelle AI in Education, The Urgency of the Now, en français l'IA dans l'éducation, l'urgence du présent, un ouvrage collectif rédigé et dirigé par Leonardo Caporal-Relo et sorti récemment. L'auteur du livre... et l'auteur notamment du chapitre qui nous intéresse aujourd'hui s'appelle Bruce Yebert. C'est un professeur qui enseigne l'éthique des affaires à des étudiants en MBA et qui s'intéresse particulièrement aux transformations pédagogiques induites par les nouvelles technologies. Alors Bruce, il a tenté une expérience. Imaginez la scène, vous êtes prof, vous enseignez l'éthique des affaires, une discipline qui exige de la réflexion, de la nuance, du recul critique. Et un jour, Chat gpt débarque. Et là, c'est le drame. Vos étudiants, qui devaient apprendre à construire une pensée solide, à argumenter, à développer leur propre jugement, eh bien, ils se contentent de copier-coller ce que leur crache la machine. Les devoirs que vous recevez sont lisses, impersonnels, superficiels. Il n'y a plus de recherche, plus de profondeur. C'est du remplissage. Brice a d'abord réagi comme la plupart d'entre nous l'auraient fait. Il a essayé de limiter l'usage de l'IA. OK pour le brainstorming, mais la rédaction, vous la faites vous-même. Résultat, échec. Les étudiants ont continué à utiliser l'IA. mais en cachette. Et surtout, ils l'ont utilisé mal. Parce que quand on interdit quelque chose sans vraiment apprendre à s'en servir intelligemment, on crée juste de la triche et de la médiocrité. Alors là, Bruce, il a changé son fusil d'épaule. Au lieu de s'acharner à interdire, à l'instar de certaines grandes écoles françaises ou même de certains pays quand Tchadjipiti est arrivé, souvenez-vous, il a décidé de tout renverser. Le semestre suivant, il a annoncé la nouvelle règle à ses étudiants. Non seulement l'IA est autorisée, mais elle devient obligatoire. Oui, obligatoire. Vous imaginez la tête des étudiants, mais aussi des autres profs dans la salle des profs, non ? Alors attention, il y avait un piège, parce que Bruce, il n'a pas juste dit « Allez-y, utilisez ChatGPT et rendez-moi vos devoirs » , il a mis en place un système ingénieux en deux étapes qui force les étudiants à vraiment réfléchir. Premier temps, retour aux sources. Avant même de toucher à leurs ordinateurs, avant même d'ouvrir ChatGPT, les étudiants doivent prendre une feuille de papier et un stylo, à l'ancienne, et ils doivent dessiner une carte mentale de leurs pensées. Ça peut sembler un peu old school, un peu ringard même, mais c'est tout le contraire. Pourquoi ? Parce que ça oblige les étudiants à structurer leurs idées par eux-mêmes, à créer leur propre connexion logique, à organiser leurs pensées avant de demander de l'aide à la machine. Bref, à faire exactement ce qu'on attend d'eux, penser. Une fois leur carte mentale terminée, là, ils peuvent utiliser l'IA. Ils vont sur ChatGPT, ils lui donnent leur sujet et ils leur demandent de produire un texte. Mais, et c'est là que c'est brillant, leurs notes ne portent pas. sur le texte généré par l'IA. Leur travail, leur vrai travail, c'est de produire une analyse critique de ce que l'IA a écrit. En gros, ils deviennent des correcteurs de la machine, des évaluateurs, des fact-checkers. Ils doivent débusquer les arguments faibles, les raccourcis intellectuels, les oublis, les biais, les erreurs factuelles. Ils doivent identifier ce qui manque, ce qui est trop superficiel, ce qui ne tient pas la route. En d'autres termes, ils doivent prouver qu'ils sont plus intelligents que la machine. Alors, ce qui nous intéresse, c'est les résultats. Qu'est-ce que ça a donné ? Les résultats tels que décrits par Bruce sont vraiment parlants. Premier effet immédiat, la triche a quasiment disparu. Bon, entre nous, c'est logique quand on y pense. Puisque l'objectif n'était plus de produire un texte parfait, mais une analyse parfaite de ce texte, l'IA ne pouvait plus faire le travail à leur place. Impossible de tricher quand la tâche elle-même consiste à évaluer l'IA. Mais l'impact le plus profond est ailleurs, beaucoup plus profond même. Cette méthode a forcé les étudiants à changer complètement de posture. Ils ne sont plus des consommateurs passifs d'informations, ils sont devenus des évaluateurs actifs, des penseurs critiques. Ils ont appris à ne pas prendre pour argent comptant, ce que dit une machine, à questionner, à vérifier, à creuser. Et franchement, est-ce qu'il existe une compétence plus importante que celle-ci au XXIe siècle ? Alors bien sûr, Bruce reste lucide. Il reconnaît que tout n'est pas parfait. Il a remarqué par exemple que si le niveau général de la classe avait fait un bond en avant, les étudiants les plus faibles ont vraiment progressé. Mais les copies des tout meilleurs étaient peut-être un petit peu moins exceptionnelles qu'avant. C'est un compromis, mais un compromis qu'il juge largement positif. Parce que l'enjeu, ce n'était pas de préserver l'excellence de quelques-uns, mais de tirer tout le monde vers le haut. Et sur ce point, c'est une réussite totale. Voici mon analyse et ma conclusion un peu plus personnelle. Je voudrais prendre un moment pour vous dire pourquoi moi je trouve cette idée et cette approche absolument géniales. Ce que Bruce a fait, en réalité, ce n'est pas juste autoriser l'IA ou adapter son cours. Il a complètement redéfini ce que signifie apprendre dans un monde où l'IA existe. Et vous savez quoi ? Moi, ça me fait penser à Ruben Puente Dura. Ruben Puente Dura, c'est l'inventeur du modèle SAMR. Alors pour celles et ceux qui ne connaissent pas, SAMR, c'est un modèle pédagogique qui décrit quatre niveaux d'intégration de la technologie dans l'enseignement. Substitution, augmentation, modification et redéfinition. Au niveau le plus bas, on substitue juste un outil par un autre. Par exemple, on remplace un stylo par un traitement de texte. Au niveau le plus haut, la redéfinition. La technologie permet de créer des tâches qui seraient tout simplement impossibles sans elle. Et c'est exactement ce qu'on a ici. Bruce n'a pas juste remplacé un devoir classique par un devoir avec l'IA, il a créé une tâche pédagogique entièrement nouvelle. Une tâche qui n'aurait aucun sens sans l'existence de l'IA. Et surtout une tâche qui vise un objectif pédagogique plus élevé que l'objectif initial. Avant, l'objectif c'était rédiger une dissertation sur un sujet d'éthique. Maintenant, évaluer de manière critique un texte généré par une IA en mobilisant ses connaissances, son esprit critique et sa capacité à identifier les failles d'un raisonnement. Vous voyez la différence ? On est passé de la production à l'évaluation critique, de la restitution à l'analyse, et c'est un saut qualitatif énorme. Ce que nous montre cette expérience, au fond, c'est que la peur est mauvaise conseillère. Interdire l'IA à l'école, c'est probablement une bataille perdue d'avance. Mais surtout, c'est passer à côté d'une opportunité extraordinaire. La vraie révolution pédagogique, ce n'est pas d'apprendre à nos étudiants à faire sans l'IA, c'est de leur apprendre à penser avec elle, et parfois contre elle. Il ne s'agit plus de savoir réciter une leçon par cœur, il ne s'agit plus de savoir produire un texte parfaitement formaté, il s'agit de savoir dialoguer intelligemment avec une technologie qui façonne déjà notre monde et qui va continuer à la façonner. que ça plaise ou non.
- Speaker #4
Waouh !
- Speaker #3
Ouais, c'était une intro à 8h45 comme ça.
- Speaker #4
Alors, c'est toute la thématique de l'IA à l'école et on a de la chance d'avoir avec nous deux invités exceptionnels parce qu'on les a pris comme ça, au saut du lit.
- Speaker #5
Je confirme.
- Speaker #4
Alors, est-ce que vous pouvez vous présenter tous les deux et vous êtes enseignants dans une école et c'est ça qui nous a intéressés parce que vous avez bien compris qu'on va parler un petit peu d'IA à l'école. Et voilà, est-ce que vous pouvez vous présenter, qui vous êtes, bien parler en face du micro, vous pouvez le lever un petit peu, tout doucement, Clément tu aides, ouais voilà, et puis après ne plus le toucher, voilà, bien parler en face du micro, c'est à vous de jouer.
- Speaker #5
Oui bonjour tout le monde, je suis Rafik Bourek, donc je suis formateur à l'Institut de formation des professionnels de santé au Centre Hospitalier Guillaume Régnier sur Rennes. Je travaille là-bas depuis presque 5 ans et je suis très content de participer à cet échange. Le parcours est assez multiforme et complexe, mais en tout cas, je suis ravi de participer à cet échange et de parler de la pédagogie et de l'IA en même temps. Je laisse la parole à mon collègue, sinon je vais prendre trop la parole.
- Speaker #6
Benoît Oué, cadre formateur aussi sur l'IFPS du CHGR, le centre hospitalier Guillaume Rémy. Et on a cette particularité de former des étudiants à une licence en soins infirmiers en partenariat avec la fac de Rennes 1 et de Rennes 2.
- Speaker #4
Donc c'est super Clément, parce qu'on a là deux acteurs qui ont un public qui est carrément des étudiants. La première partie de ton texte, c'est finalement l'IA à l'école. Est-ce que ça s'utilise ? Est-ce que vous avez une partie du texte qui disait qu'au départ, on a essayé de l'interdire ? Et je sais que dans des écoles, il y a des chartes. On ne va pas parler que de la vôtre, mais il y a des chartes. Est-ce que vous, l'IA, vous l'utilisez ou pas du tout ?
- Speaker #6
Alors nous, on l'utilise assez régulièrement, les étudiants aussi. Voilà, après... En effet, on est pour l'instant au début. La charte, pour l'instant, n'est pas encore rédigée pour le moment. Elle se réfléchit. Et en ce moment, on se heurte un petit peu à ce que vous avez pu montrer en avant.
- Speaker #3
Mettre en avant dans le texte.
- Speaker #4
Et quand tu dis se heurter, c'est quoi par exemple ? C'est quoi les principales heurtes ? Les freins. Du côté des profs d'ailleurs et du côté des étudiants. Parce que je pense que c'est un peu des deux côtés.
- Speaker #6
En fait, on a la chance d'avoir un... Un projet qui vient accompagner les personnes en situation de handicap invisible et troubles de l'apprentissage. Donc on met à disposition en amont les supports pédagogiques des intervenants et nos supports. Et quand certaines pédagogies actives, on les rend acteurs de leurs propres évaluations, et bien finalement en fait ils utilisent l'IA pour prendre le support, le mettre sur l'IA et poser les questions. Et parfois ils réajustent. des questions pour que ce soit plus facile de valider l'UE. Donc on se heurte finalement à plus que ce que le formateur ou l'intervenant dit, mais plutôt le principe de valider une UE pour valider l'UE.
- Speaker #4
C'est ça. UE, pour ceux qui ne sont pas dans le monde de l'enseignement, c'est unité d'enseignement. D'accord ? On va écrire notre jargon à nous deux profs là, d'accord ? Donc ça veut dire qu'ils utilisent finalement l'IA, pas tellement pour apprendre et construire, mais plutôt pour valider un examen.
- Speaker #6
Et pour produire, ouais.
- Speaker #4
Et pour produire.
- Speaker #3
Et c'est vrai que le texte, je le trouvais particulièrement intéressant parce qu'il remet d'une certaine manière en place un truc qui m'intéresse beaucoup, c'est comment intégrer les technologies dans des déroulés pédagogiques pour que ça fasse sens. Et là, ce qui est intéressant, c'est ce que je dis un peu à la fin dans la conclusion, c'est que ça permet de monter un peu le niveau. Si on pense en taxonomie de Bloom, on passe de savoir rédiger à savoir interpréter, savoir analyser, savoir évaluer. Donc on est beaucoup plus haut dans les niveaux. Ça demande un retravail et une réingénierie pédagogique qui est assez énorme. C'est assez facile quand on le lit comme ça dans un bouquin. Et j'imagine que Bruce qui a écrit l'article, il y a passé énormément de temps. Quand on doit le faire dans des institutions, etc. C'est sûr qu'il y a énormément de freins, de contraintes qu'il faut prendre en compte pour pouvoir intégrer ça correctement.
- Speaker #4
Ce qui est intéressant aussi dans ce que tu nous montres, c'est qu'il est passé du « vous pouvez utiliser l'IA » à « l'IA c'est obligatoire » .
- Speaker #3
Et je pense que c'est important dans un monde comme aujourd'hui, 21e siècle, dans lequel l'IA est en fait omniprésente. Il faut, d'une certaine manière, former ses étudiants. à ça et à l'utilisation de l'IA intelligemment.
- Speaker #4
Je pense que la formation des étudiants, elle est super importante, Rafik.
- Speaker #5
Oui, je confirme pour la bonne simple raison qu'aujourd'hui, on est actuellement en train de travailler des unités d'enseignement comme la recherche et pour corroborer un peu les propos qui ont été tenus. La recherche, ce n'est pas simplement restituer des données, des informations, c'est critiquer des articles. Benoît et moi, nous ouvrons auprès des professionnels, des futurs professionnels de santé, à non seulement une fois une information acquise, c'est la comprendre, mais aussi vérifier sa solvabilité, c'est-à-dire objectiver l'article et vérifier que c'est avec fondement et sur une culture scientifique aiguisée et expérimentée.
- Speaker #4
Donc, Raphique, ce que tu dis, en fait, c'est que l'esprit critique, finalement, on peut utiliser l'IA. L'esprit critique, c'est vraiment quelque chose d'important et qu'il faut former nos étudiants, les étudiants à cet esprit critique. C'est un petit peu ce qu'il a fait cet auteur dans son article. Et du côté des enseignants, est-ce que l'IA est facilement acceptée ? Alors, moi, je peux parler dans les écoles que je côtoie. L'IA n'est pas toujours facilement acceptée en se disant non, mais ça pique mon boulot ou des choses comme ça. Qu'est-ce que ça en est ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
- Speaker #5
Alors, on a la chance d'être sur une formation professionnalisante. Donc, l'IA a sa place, mais elle n'a pas toute sa place. Après, je vais laisser la parole à Benoît pour ne pas trop l'emboliser ce micro. Mais juste pour vous dire que nous formons des professionnels de santé, c'est-à-dire donc à exercer le métier d'infirmier. Mais n'empêche que l'IA a toute sa place sur la culture scientifique, sur la culture de la réflexion et de l'argumentation. Et c'est là où c'est en lien avec ce que disait Benoît en amont, c'est-à-dire que nous avons un projet pédagogique. Nous avons une philosophie et une culture de l'intelligence artificielle au service de l'être humain, mais en aucun cas pour le remplacer.
- Speaker #4
D'accord, ok. Benoît, tu voulais ajouter quelque chose ?
- Speaker #6
C'est surtout qu'il y a certaines modalités pédagogiques pour lesquelles on n'a pas besoin du tout d'IA. Comme quoi,
- Speaker #4
par exemple ? Parce que j'aime bien, tu as utilisé le mot modalité. Comme quelle modalité où tu n'utilises pas du tout d'IA ?
- Speaker #6
La simulation, tout simplement. La simulation, on pourra dire procédurale. On peut aussi avoir les... comment ça s'appelle ? Les compétences finalement psychosociales, où on peut avoir des simulations d'entretien. En fait, les scénarios peuvent être rédigés par l'IA, mais en fait, l'effecteur, il sera toujours avec un étudiant, avec un professionnel ou avec un patient. Donc il faudra animer ce qui passe. Là,
- Speaker #4
ce n'est pas une simulation. Tu dis avec un patient. Là, c'est vraiment en vrai dans l'hôpital. Oui, tout à fait. C'est la situation. Learning by doing, on va dire, apprendre sur le terrain encadré par des enseignants. Vous êtes dans le pratique, vous.
- Speaker #3
Oui. Même si je pense qu'aujourd'hui, il y a des IA conversationnels qu'on peut briefer, tweaker d'une certaine manière pour faire des exercices de ce type-là, mais je reste entièrement en phase avec vous, il y a des humains derrière pour briefer, débriefer et asseoir les compétences et être capable derrière de les transposer dans un univers professionnel.
- Speaker #6
Et surtout, là, tu touches le verbal en fait. Même avec une IA, tu n'auras aucun part verbal, tu n'auras aucune émotion qui est dégagée par l'IA encore.
- Speaker #4
Peut-être même le physique. Enfin, j'imagine, si c'est des douleurs ou des choses comme ça, le physique et ça, l'IA ne peut pas le faire. C'est vrai que le verbal, on peut commencer à le toucher, mais le physique, etc., je pense que le vrai contact avec le patient dans vos métiers, il est indispensable. C'est plus compliqué.
- Speaker #5
C'est indispensable. Et puis, il faut savoir aussi que nous travaillons actuellement dans un cadre légiféré. Bien sûr. Et malheureusement, pour l'instant en tout cas, à ce jour, l'IA n'est pas réglementée, dépasse nos frontières, et c'est peut-être là où on est extrêmement intéressés.
- Speaker #4
Alors, ce qu'on va essayer de vivre avec vous, D'accord et c'est une grande première, vous êtes les premiers D'abord merci beaucoup pour votre participation D'accord et c'est une grande première En fait on va essayer vous qui êtes à distance Et je sais qu'il y en a qui sont à distance Parce que vous avez eu des petits problèmes de son au début Mais maintenant tout est réglé puisque je vois Je suis en face de mon PC et j'ai les messages Merci monsieur Schnour Madame Schnour je ne le vois pas d'ici c'est monsieur a priori Donc l'idée c'est quoi On va vous faire vivre un atelier du learning show D'accord Donc comme si vous y étiez Cet atelier s'appelle Clément Merci.
- Speaker #3
Cet atelier s'appelle Contrevoir un parcours multimodal En utilisant une méthode gamifiée
- Speaker #4
Et pour ça Benoît et Rafik On va vous demander de construire En 10 minutes chrono Et c'est ça la force de ce jeu On est bien d'accord on va jouer En 10 minutes chrono Vous allez créer un parcours de formation multimodal Avec plusieurs modalités Et l'idée c'est de construire un parcours multimodal Vous avez entendu dans l'article que Clément nous a lu Il a parlé de carte mentale Merci. On va vous demander de créer, pour vos étudiants, vous utilisez les cartes mentales dans votre école ?
- Speaker #6
Absolument, oui.
- Speaker #4
On va vous demander de créer un parcours multimodal pour apprendre à utiliser les cartes mentales et le public, c'est vos étudiants. Ça vous va ? Clément, à toi d'expliquer la méthode. Attention, il te reste 2 minutes pour expliquer, 10 minutes pour jouer. C'est parti !
- Speaker #3
Ce que vous avez en face de vous, c'est un jeu qui s'appelle le mur d'escalade.
- Speaker #4
Je peux te couper tout de suite ? Chers auditeurs, repassez sur YouTube, vous allez voir le matériel. Si vous aussi, vous voulez jouer,
- Speaker #3
Salut !
- Speaker #4
Prenez une feuille de papier et jouez avec nous Voilà, d'accord ? On va jouer ensemble On va vous faire vivre l'atelier On ne vous oublie pas en ligne C'est parti Clément,
- Speaker #3
je te coupe plus Donc sur la table ici vous voyez un mur d'escalade Ce mur d'escalade il est divisé en trois zones Une première zone en bas avant Une au milieu pendant et une après. Une tout en haut, pardon, qui s'appelle après. L'objectif et votre objectif, c'est de concevoir un parcours multimodal qui va être constitué de modalités pédagogiques dans les temps avant, pendant et après. Alors quand on fait ça en général, on peut être parfois un peu frustré, on peut avoir des œillères, rentrer dans des schémas qu'on a l'habitude de refaire. Et là, l'idée de ce jeu, c'est justement de pouvoir vous mettre dans une situation où vous allez être un peu créatif et vous allez pouvoir imaginer un parcours multimodal à partir de scanva et de cartes. Ces cartes, je vais vous en donner six. Sur ces 6 cartes, il va y avoir 6 modalités. Vous allez être obligé au premier tour d'en positionner 4 maximum. Donc vous devez en jeter 2 ou plus. L'idée c'est quoi ? Ça va être de positionner les modalités qui sont présentées sur les cartes ici. Donc je les présente ici à la caméra. Prendre les modalités, les lire, en prendre connaissance et les positionner à un endroit. Donc par exemple ici, comme ça ou comme ça. L'idée c'est de pouvoir réfléchir, travailler ensemble en intelligence collective tous les deux à l'implémentation des modalités du parcours. Ok ? La première phase ce sera celle-ci, puis après on verra qu'il y a quelques petits incidents de parcours. On vous mettra des petites contraintes créatives, l'idée c'est de vous faire réfléchir globalement à un parcours qui vous paraît le plus pertinent possible pour l'objectif qui, je le rappelle Olivier,
- Speaker #4
est de créer. Un parcours multimodal. Pour ceux qui sont à distance, vous allez prendre une feuille de papier, la diviser en trois parties, avant, pendant, après, et on va vous lire. Benoît, tu pourras nous lire, s'il te plaît, les modalités que tu as devant toi, comme ça vous allez pouvoir les placer vous aussi. Je vous rappelle, on doit créer un parcours sur créer une carte mentale, d'accord, pour un public d'étudiants. Première modalité.
- Speaker #6
Alors, c'est un e-learning.
- Speaker #4
Un e-learning, c'est parfait. Donc, e-learning, vous, ok. Deuxième modalité.
- Speaker #6
Une classe virtuelle.
- Speaker #4
Une classe virtuelle. Je pense que tout le monde connaît ma distance. Oui, on me dit oui, à distance, on le connaît.
- Speaker #6
Un after work.
- Speaker #4
Un after work. Ah,
- Speaker #3
ça t'aime bien les dessins.
- Speaker #4
Ah, j'aime bien les after work. Alors, after work ou petit déjeuner, ils sont morts de rire, vous les voyez. After work ou petit déjeuner, c'est un moment un peu convivial, mais qui est quand même de la formation. Je vois que tu connaissais quand même after work et petit déjeuner. Je vois qu'ils connaissaient bien tous les deux.
- Speaker #3
Ils sont aînés.
- Speaker #6
Là, on est before work aussi.
- Speaker #4
Ah oui, before work, tout à fait.
- Speaker #6
Présentiel.
- Speaker #4
Du présentiel.
- Speaker #6
Présentiel et présentiel.
- Speaker #4
Alors, vous avez trois présentiels. Ça, c'est le hasard. Il y a plusieurs fois présentiel. Donc maintenant, chez vous, vous avez trois présentiels. Un after work, un e-learning, une classe virtuelle. Et vous pouvez arranger ça pour créer. Et vous avez deux minutes pour placer les cartes. Donc ici, on joue.
- Speaker #3
L'idée, c'est de réfléchir, de discuter ensemble. Vous ne créez pas un objectif, la cible, la thématique. Et sélectionnez au maximum quatre modalités.
- Speaker #4
Objectif pédagogique. À la fin de ce parcours de formation, vous serez capable de créer des cartes mentales sur un sujet donné. Le public, ce sont des étudiants. D'accord. Dans une école. Et voilà, je pense que j'ai dit à tout. Pensez à l'expérience d'apprentissage dans son ensemble et non avec une approche produit. C'est top. Ouais, c'est ça. Donc Yoann à distance me dit pensez à l'apprentissage dans son ensemble et non avec une approche produit. C'est top. Merci Yoann. Ce qui est important aussi, tu vas voir. Donc on vous laisse placer les cartes. Moi, je discute un peu avec mes... Bonjour Yoann. Bonjour Yoann.
- Speaker #3
Je suis un peu l'XD, donc je vois très bien l'approche entre utilisateur et produit.
- Speaker #4
Ah, tu connais Yoann. Alors un grand bonjour de Clément Yoann. Et... Et... Et vous allez voir qu'ensuite, il y a une deuxième phase. Alors là, on vous fait goûter. C'est un petit peu une expérience, vous, à distance. On veut vous faire profiter du learning show, même si vous n'êtes pas là. Et l'année prochaine, je pense qu'on est parti sur... On va créer avec Nicolas, vraiment une expérience learning show, mais pour les gens qui peuvent pas se déplacer, vivre des ateliers à la radio en direct. D'accord ? Voilà. Donc merci pour... Vous êtes nos premiers, nos testeurs, et vous nous ferez un retour. Amen. Alors là, ils sont en train de discuter. Chez vous, même chose ? Ouais, merci Johan, c'est trop bien. N'hésitez pas à réagir en ligne. Je suis devant vous. Je lis vos commentaires. Donc, merci à vous. A priori, ça marche bien le son maintenant.
- Speaker #3
Ça va ? Alors là c'est grande discussion,
- Speaker #4
c'est la radio donc c'est parti
- Speaker #3
Alors on vous laisse expliquer ce que vous avez fait pour l'instant Et comment vous avez positionné, donc 3 modalités à ce que je vois ici Donc vous oubliez pas,
- Speaker #4
on doit en jeter minimum 2, ils en ont placé 3 Est-ce que vous pouvez nous expliquer votre parcours pédagogique, les 3 que vous avez placés ?
- Speaker #6
Alors on va surtout vous expliquer pourquoi déjà on a enlevé les 3 premières J'adore C'est une façon de faire aussi,
- Speaker #3
ça marche
- Speaker #6
En fait on a enlevé, il y avait 3 présentielles, on en a enlevé 2 puisqu'il y avait une partie qui était rayée sur la partie avant. Du coup, on était forcément au milieu et après.
- Speaker #3
Il y a des conseils de positionnement sur les cartes. J'explique aux auditeurs. Il y a des règles de positionnement potentielles. Vous avez vu ça pour éliminer.
- Speaker #6
Disons qu'en fait, le présentiel, on va essayer de multiplier un peu les modalités pédagogiques pour améliorer l'assimilité des données, des connaissances. Et classe virtuelle ? Alors nous, on a essuyé le Covid pendant la formation. La formation a suivi pendant le Covid et c'est vrai que... La classe 100% virtuelle, elle est compliquée dans le milieu professionnel dans notre domaine.
- Speaker #3
Même pour votre type d'étudiant ?
- Speaker #6
Oui, justement on a fait du 100% distanciel et les étudiants ils en avaient un petit peu marre, donc on a fait du présentiel et on a fait de l'hybride présentiel-distanciel et ça n'a pas trop bien fonctionné, donc on enlève notamment par notre expérience la classe virtuelle.
- Speaker #3
Ça c'est intéressant, c'est que vous comparez bien à votre objectif, à votre public et vous avez positionné e-learning avant. Présentiel pendant et after work après C'est ce qu'on voit ici sur le plateau
- Speaker #4
Olivier ? C'est super, j'adore, en plus on est tombé avec vraiment des gens qui font plein plein de Merci, vous êtes top Alors, on va passer à une deuxième tirage Donc en fait, voilà,
- Speaker #3
il arrive un incident Malheureusement il y a des prises qui glissent Sur le mur d'escalade Tu peux peut-être leur donner une ou deux cartes en plus aussi
- Speaker #4
Tu as un incident, d'accord
- Speaker #3
Je vous donne les 5 autres cartes Ça va être la deuxième phase, vous avez un incident de parcours à gérer Et vous avez d'autres modalités à positionner ici. Encore une fois, l'idée, ça va être de réfléchir. Là, ça, vous n'avez pas d'autre solution que de le retirer. Vous devez retirer une des modalités. La carte incident, c'est retirer obligatoirement une des modalités qui a déjà été posée.
- Speaker #4
Donc, chez vous à distance, vous devez barrer une des modalités qui a été posée. D'accord ? Et vous allez en avoir des nouvelles à poser. Et ils vont nous lire les nouvelles modalités.
- Speaker #3
Alors, je vais vous les lire pendant qu'ils réfléchissent. Ouais. On a la classe virtuelle qu'on avait déjà avant, mais vous voyez qu'il y a plusieurs fois la même modalité parce que des classes virtuelles, on peut en mettre plusieurs dans un parcours multimodal. Vous avez la réalité virtuelle qui peut être intéressante pour de l'application de gestes métiers, savoir-faire, savoir-être, etc. Vous avez aussi le e-learning qu'on a déjà eu avant, le MOOC, le SPOC, donc des parcours de formation sur le long terme, gratuit, ouvert à tous pour le MOOC et fermé en entreprise pour le SPOC. Et le micro-doing, qui est une modalité que j'aime particulièrement. notamment pour le transfert des acquis dans l'apprentissage, puisque c'est des petites actions que vous allez pouvoir mettre en œuvre après un parcours pour intégrer les acquis dans la pratique professionnelle.
- Speaker #4
Donc chez vous, à distance, vous avez eu la liste de toutes les modalités que Clémien vient de lire. Vous devez en barrer une. Il y a eu un incident de parcours. C'est vraiment ce qui se passe dans le jeu. Le jeu est plus complexe. Là, on vous le fait goûter. Là,
- Speaker #3
c'est version simplifiée.
- Speaker #4
Version simplifiée en 20 minutes top radio. Et il nous reste encore 5 minutes. C'est parfait. Et donc là, vous barrez une des modalités que vous avez mis et vous en remettez. Alors, au minimum... Vous pouvez en mettre plusieurs. Vous pouvez en mettre plusieurs. Vous n'avez pas.
- Speaker #3
Vous pouvez mettre plusieurs pendant, par exemple, si vous voulez, ou plusieurs après. C'est comme vous voulez.
- Speaker #4
Vous avez le droit, d'accord ? Vous pouvez mettre des modalités dans le avant, pendant, après. À distance, c'est OK ? Vous nous suivez ? Oui, je vois vos commentaires. C'est topissime. Oui, oui, c'est top. Donc, l'idée, c'est de vous faire vivre, d'accord ? Allez, Johan, on travaille.
- Speaker #3
On fait ça aussi.
- Speaker #4
Oui, Johan travaille, a priori. Oui, c'est bien. Alors, c'est double pouce de notre côté. On a terminé. Je vous dis qu'on le fait un peu au pas de course. Je voulais pas en voulait sa parole, expliquez-nous un petit peu.
- Speaker #6
Alors nous, c'est vrai qu'on a une formation professionnalisante et on a des étudiants qui sortent du baccalauréat, mais aussi on a des gens qui sont en reprise de formation, qui ont déjà des expériences professionnelles en tant qu'aide-soignants, qui ont déjà fait certains modules de la première année notamment. Et donc on a proposé un after-work sur un temps informel pour lequel on le dédie quand même de façon formelle dans le planning étudiant. On appelle ça du suivi pédagogique, c'est-à-dire qu'on recueille un petit peu les expériences professionnelles, les compétences déjà développées par les étudiants, afin de pouvoir assurer une continuité, une cohérence de son parcours de stage, et pour le guider aussi sur ses méthodes pédagogiques, et à l'interroger sur ses propres connaissances de lui-même, à savoir comment il travaille, est-ce qu'il travaille tout seul, est-ce qu'il travaille à plusieurs et favoriser parfois. le tutorat ou la pérédance.
- Speaker #3
Donc là, on était sur le avant, c'est ça l'after work, donc ce temps informel. Le pendant, vous avez mis deux modalités présentielles, réalité virtuelle. Réalité virtuelle pour apprendre à faire des cartes mentales ?
- Speaker #6
En fait, on en a déjà fait un petit peu, dans le sens où on pourrait présenter un cours magistral qui reprend par exemple un cours sur l'infarctus, et puis on pourrait approcher la possibilité d'avoir un milieu immersif avec des vrais patients qui font un infarctus, et on pourrait constituer une expérience.
- Speaker #4
Et... Et comment tu rends ta carte mentale là-dedans ?
- Speaker #6
Eh bien justement, en fait, ce sera justement dans l'objet du débrief. C'est de retirer, de prendre des catégories. On met des titres et les étudiants constituent...
- Speaker #3
Wow, wow, wow, j'adore. Attends,
- Speaker #4
attends, juste, j'adore, j'adore. Putain, on ne les a pas pris par... Enfin, si, c'est par hasard, mais c'est incroyable. Donc l'idée, c'est que tu fais vivre un infarctus, tu m'as dit, d'accord ? Et derrière, comment vous retenez les étapes pour intervenir ? Je ne sais pas, je n'y connais rien. Exactement, c'est ça. Et tu utilises ta carte mentale, donc c'est un vrai exercice de mise en pratique. Exactement. Et pas un truc théorique.
- Speaker #3
Moi je dis double pouce Moi aussi j'adore Donc il y a le présentiel quand même, cette modalité que vous avez gardée Et vous êtes allé après le micro-doing Alors moi j'adore, personnellement j'adore le micro-doing Qu'est-ce que vous voulez faire en micro-doing sur le après ?
- Speaker #6
Et bien justement en fait c'est La formulation du débrief final Collectif Pour que chacun finalement constitue Sa compétence Autour de la gestion de la prise en charge en parlant d'un patient porteur d'un infarctus, ou en faisant un infarctus.
- Speaker #4
C'est impeccable ! Alors on vous avait fait une promesse, c'est de ne pas passer la journée avec nous, mais vous y prenez goût !
- Speaker #3
C'est quoi votre tour, c'est quoi votre feedback sur tout ça ? Avant d'aller sur le feedback, je vais quand même expliquer que là on a fait la première phase, mode simplifié, normalement il y a beaucoup plus de modalités, beaucoup plus de tours, on peut faire ça en collectif, on peut faire ça seul si on veut, si on s'ennuie le soir, et il y a une autre phase, et c'est pour ça qu'il y a un petit pion ici, l'autre phase en fait c'est quoi ? on va pas avoir le temps de la faire, on va pas la faire là, mais ça en fait c'est votre premier grimpeur, c'est votre ouvreur, c'est votre apprenant. Et en fait ce qu'on va faire c'est qu'on va faire passer l'apprenant sur chacune des modalités, on va scanner le QR code ici, et on va avoir des questions relatives à chacune des modalités pour se mettre à la place d'eux. Et se poser les questions de, ah bah tiens, je vais vivre un cours en réalité virtuelle, je vais vivre la modalité réalité virtuelle, moi en tant qu'apprenant, quelles sont les bonnes questions, moi concepteur pédagogique, il faut que je me pose si j'étais à la place de l'apprenant. Vous voyez, pour imaginer un peu tous les liens qu'il peut y avoir entre les modalités. On peut,
- Speaker #4
par exemple, regarder en ligne. Bien sûr, vous n'avez pas le QR code, mais l'idée, c'est quoi ? C'est de se dire, on fait de la réalité virtuelle. Alors, vous en faites. Qu'est-ce que l'apprenant va avoir en tête sur la réalité virtuelle ? Donc, le QR code va vous donner des questions. Mais par exemple, Clément, tu peux nous donner un exemple de question ?
- Speaker #3
Donc là, j'ai flashé le QR code ici. On se retrouve sur une petite appli qu'on voit comme ça. Vous voyez les numéros qui apparaissent. Les numéros correspondent aux numéros des prises sur les cartes. Donc là, je vais aller à la réalité virtuelle 8. Je clique sur 8. Et si tout se passe bien, je vais avoir les questions de l'apprenant. Par exemple, on a « Est-ce que je saurais manipuler le matériel sans difficulté ? » « Suis-je à l'aise avec les environnements immersifs ? » « Y aura-t-il un formateur pour me guider ? »
- Speaker #4
Et là, l'idée, c'est quoi ? C'est de se dire « Je suis en train de concevoir un parcours pédagogique. » Non mais attends, il ne faut pas oublier l'apprenant. Donc on se centre vraiment dans cette phase 2 sur l'apprenant proprement dit. Et là, à la fin d'avoir utilisé ce jeu-là, on a un parcours pédagogique et on s'est mis des deux côtés du miroir. Moi, je dis toujours côté prof. Et côté apprenant, parce qu'on sait que la réalité virtuelle, parce que vous avez pris du haut voltige dans les modalités...
- Speaker #3
Il n'y avait pas de contrainte de budget, ils avaient le droit.
- Speaker #4
Ah mais non, non, ouais, ouais. Et bien effectivement, c'est quelque chose, il faut se mettre à la place des apprenants.
- Speaker #3
Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Votre feedback, votre retour à chaud sur... Bon alors, normalement ça, ça se fait plutôt en 3 heures, on est bien d'accord. Là, vous l'avez fait en mode speed, 10 minutes, un quart d'heure. Qu'est-ce que vous pensez de ça ? Est-ce que c'est un outil, une méthode qui vous paraît intéressante ?
- Speaker #6
Alors c'est super intéressant parce que ça permet justement d'avoir quelque chose de très aléatoire et d'être malléable en fait. Ça teste l'adaptabilité du formateur sur des changements de modalité pédagogique sur un cours. On ne change pas l'évaluation, mais par contre, on change la manière de tracer le chemin pour parvenir à l'objectif final. Je dirais aussi que c'est surtout la bonne connaissance de l'étudiant, surtout avec toute sa compréhension dans sa globalité. C'est-à-dire l'aspect méthode de travail pour lequel lui, il est à l'aise. Et puis, sa connaissance de lui-même. puisse nous transmettre aussi sa capacité à apprendre, à travailler en collectif pour développer des compétences et aller plus loin grâce au collectif.
- Speaker #3
Et développer les parcours adaptés. Et là,
- Speaker #4
Rafik et Benoît, vous nous avez prouvé que vous connaissiez votre public, mais sur le bout des doigts. Parce que ce que vous avez fait, c'est juste impressionnant. Vraiment. Rafik, ton retour sur cette expérience short, alors là, c'était vraiment du court-court, d'accord ? En fait, en vrai, quand on joue, on prend une heure à deux heures pour construire le parcours tranquillement. Là, on l'a fait en dix minutes, mais je vous avais fait une promesse.
- Speaker #5
C'est vraiment passionnant, pour la bonne simple raison qu'on reconnaît le côté acteur dans ce processus d'apprentissage et de formation, une notion d'engagement, et dans notre modèle au quotidien, on utilise le courant socioconstructivisme, et je vais l'appeler le socioconstructivisme à l'état moderne.
- Speaker #4
Merci beaucoup. À distance, on lui dit, soulève la feuille qu'on puisse scanner le QR code. Donc on va vous le faire. Je vous mets la réalité virtuelle ? Non, le super code là, qu'il faut savoir. On va vous soulever la feuille pour que vous puissiez... Merci, parce qu'on ne l'a pas encore en direct, il faut attendre un petit peu. C'est en train d'arriver, alors attends que je vois. Ausha encore un petit peu. Alors là, c'est du grand direct. On espère que ça fonctionne. On essaye, c'est une toute grande première.
- Speaker #3
Le scan de papier via une webcam en live sur YouTube, j'ai jamais fait ça.
- Speaker #4
Donc ça c'est fait, merci. On a aussi Johan qui nous dit, c'est super puissant quand on étudie le contexte de l'apprenant. C'est ce qu'on disait, on est bien d'accord ? Vas-y Clément, tu veux y aller ?
- Speaker #3
Bah oui, je suis entièrement d'accord. Et Johan, en fait, ce jeu ça s'inscrit dans un consortium de plein de jeux dans lesquels il y a notamment ces phases de réflexivité et de réflexion sur qui est notre apprenant ? Quels sont ses moyens, ses façons d'apprendre ? Quelles sont ses caractéristiques finalement ? Et comment on peut le caractériser pour avoir des parcours qui répondent réellement à lui ?
- Speaker #4
Exactement. et on va s'arrêter parce qu'on nous a promis alors d'abord je veux dire aux gens en ligne merci d'avoir joué le jeu là j'ai par exemple un retour ok ça marche merci beaucoup pour le QR code on a essayé de vous faire toucher l'atelier même si vous étiez pas là donc un tout grand merci de votre participation c'était une première on avait envie et on voudrait vous faire un cadeau à tous les deux si ça vous dit on
- Speaker #3
va vous offrir un jeu un plateau et un jeu de cartes ça vous va ?
- Speaker #4
voilà C'est un prototype, vous n'avez pas encore tout. C'est pas parfait,
- Speaker #3
mais ça a le mérite d'exister.
- Speaker #4
Voilà, on va vous offrir ça, comme ça vous pourrez le tester.
- Speaker #3
Vous aurez un petit pion et des haricots rouges, parce qu'on n'a pas encore les vrais jetons. Mais pour compter les points, vous verrez que normalement, c'est des vrais jetons.
- Speaker #4
Voilà, et bien tout doucement.
- Speaker #6
Merci. Merci à vous.
- Speaker #3
Merci à vous deux,
- Speaker #4
vous avez été extraordinaires. Clément, il est 9h25,
- Speaker #3
on va bientôt rendre l'antenne, en effet, à nos amis Sébastien et Nico. On voit que les premiers ateliers sont en train de se lancer parce que 9h30, c'est le début des ateliers au Learning Show ici à Rennes. Tout le monde a pris son petit café, son petit croissant. Il y a des petits yeux bien éveillés aussi. Toi, tu as des petits yeux, Olivier.
- Speaker #4
Oui, j'ai travaillé sur l'atelier toute la nuit pour que les personnes à distance puissent vivre avec nous. J'ai une question à distance encore, s'il te plaît. Je la lis vraiment. Où peut-on trouver le jeu de cartes ?
- Speaker #3
Alors le jeu c'est un jeu qu'on développe avec Olivier, on a ouvert une campagne de financement participatif pour financer les prochains jeux, donc on vous mettra si ça vous intéresse les informations dans le chat. Et voilà, on recherche du financement pour être capable de produire ces jeux parce qu'en fait 80% de ça, 75% de ça, c'est les coûts d'impression, les coûts des imprimeurs, on peut fabriquer en France. Et donc voilà, il y a des coûts qui sont liés à ça, mais l'idée en effet c'est d'avoir... plein de mini-jeux comme ça à terme, qui soient utilisables par les équipes pédagogiques, experts métiers, apprenants, enfin vraiment que ce soit dans la bonne intelligence collective et qu'on puisse travailler à des nouveaux parcours un peu novateurs, créatifs et différents de ce qu'on a l'habitude de voir.
- Speaker #4
Alors tu peux préparer, on va vous libérer, 9h25.
- Speaker #3
Je laisse conclure ?
- Speaker #4
Je vais conclure avec vous, d'accord, on va vous préparer le jeu, tu leur prépares le jeu peut-être ? On vous prépare le jeu et on vous libère. Un tout grand merci à tous les deux, vous voyez quelquefois le hasard de la vie, il est incroyable. Et on ne se connaissait pas du tout, pour être honnête. Et merci d'avoir participé. Vous êtes incroyables, parce que franchement, sortir la réalité virtuelle dans une carte mentale, ça franchement, vous êtes double pouce, moi, comme je dis. C'est super. Ils ont beaucoup de chance d'avoir des enseignants comme vous. Je ne sais pas, un petit mot pour conclure ?
- Speaker #6
Merci à vous. Merci. Belle expérience, en tout cas. C'est un premier learning show pour nous, donc on est super contents.
- Speaker #4
Eh bien, bravo, franchement, Rafi.
- Speaker #5
Merci, un moment de plaisir et bravo pour cette innovation.
- Speaker #4
Merci. tout grand merci à tous les deux. Et puis, mon acolyte est en train de préparer le jeu. En ligne, c'était une toute première. D'accord ? Nicolas, tu peux peut-être venir au micro aussi pour expliquer. c'était une toute première, Nicolas. Moi, ce que je suis vraiment content, c'est que... Enfin, j'espère. En tout cas, on a quatre personnes, et c'est pas rien, qui ont discuté avec nous. Tu connais le 80... 90... 89... 1, hein. Donc, on a... Vous êtes intervenus avec nous, et on a essayé...
- Speaker #1
C'est normal, tu entends de la musique parce qu'il y a de la musique, on est en direct du Learning Show, il y a du bruit
- Speaker #2
On a Pierre qui fait le DJ et c'est le signal du début des ateliers D'accord,
- Speaker #4
alors nous ce qu'on voulait en ligne, d'accord, c'était vous faire vivre un atelier Nicolas, qu'est-ce que t'as pensé de cette expérience et en ligne, n'hésitez pas à réagir et l'idée peut-être l'année prochaine, c'est d'avoir cette radio où à certains moments, on a des vrais ateliers pour vous en ligne
- Speaker #2
C'est exactement ça, la volonté affichée par l'organisation avec cette radio qui se veut tourner vers ceux qui ne sont pas là, et pas uniquement vers ceux qui sont là, c'est de pouvoir proposer au fur et à mesure des éditions qui passeront, des formules. Et là, toi et Clément, vous nous avez proposé une expérience un peu en live, donc j'ai vu un peu les images.
- Speaker #4
On a encore beaucoup à se travailler.
- Speaker #2
C'est pas trop mal, mais comme c'était inattendu, les caméras ne sont pas forcément au bon endroit, etc. Mais... Il y a vraiment des formules à développer pour pouvoir proposer, pour ainsi dire, des ateliers. On va les appeler comme ça, globalement. C'est le principe. Le Learning Show accueille des ateliers. On va essayer de réfléchir ensemble à une formule où il y aurait aussi du participatif, y compris par l'intermédiaire de Radio Learning Show.
- Speaker #4
Et donc, un tout grand merci à ceux qui ont joué le jeu à distance. Oui,
- Speaker #2
qui étaient là hier pour certains qui sont encore là aujourd'hui. Preuve qu'on ne les a pas non plus saoulés, si je peux me permettre.
- Speaker #4
Voilà, et c'était trop bien. Et donc, on a pensé à vous cette nuit en se disant mais on voudrait essayer un petit peu. Alors voilà, c'était un début. On espère que ça vous a plu. Et puis ici, en direct, on a plein, plein de sourires. Et puis la journée va continuer.
- Speaker #2
La journée continue.
- Speaker #4
Comment est-ce que c'est le programme, Nicolas, la suite ?
- Speaker #2
Alors la suite, on va parler de LMS Open Source dans un premier temps avec e-learning touch et Jean-François Le Cloarec. On va enchaîner avec Ferrandi, l'école, où on va parler d'Afest dans les métiers de bouche, si je ne dis pas trop de sottises. Et puis, on aura les deux animatrices d'un atelier. qui a vraisemblablement cartonné parce qu'un atelier qui s'appelle Comment travailler avec des cons Ah là là j'adore ça doit faire sale pleine et donc elles seront elles seront là dans
- Speaker #4
45 minutes et puis Clément tu viens nous dire un petit au revoir il court dans tous les sens mais viens nous dire un petit au revoir il est là-bas vous allez le voir
- Speaker #3
Waouh le casque installé sur les oreilles et tout ça c'est la classe par Nicolas Au revoir merci Seb merci Nico pour l'orgueil merci à vous tous c'était le dernier JT
- Speaker #4
Ouais, c'était le dernier JT. Alors,
- Speaker #3
Olivier, on va se retrouver. Ouais, je suis un petit peu... Au micro de Rendez-vous Interdigital, bien entendu. Ouais. Et puis, on va se retrouver pour notre atelier tout à l'heure. Et puis, on souhaite une bonne continuation à ces bénicots. On les remercie encore pour toute l'install. Et tout le taf qu'ils font, c'est juste incroyable. Et je suis content d'avoir fait cet atelier en live avec toi, Olivier. Merci. Merci à tous. Ciao.
- Speaker #4
Et j'ai encore... Tiens, tu me laisses encore. Vraiment, je te promets, parce que je veux juste... Non, mais t'es bavard. Vas-y, vas-y. En utilisant les QRSchool, tu peux nous faire faire des ateliers en direct. Donc là, j'ai les réactions. On a un merci pour le partage. Belle conception ludopédagogique. Plus de détails sur les futurs jeux sur le dernier épisode de Rendez-vous en Terre Digitale. Alors, ils nous font la pub à distance, pardon, j'aurais pas dû lire ça. Mais en tout cas, merci de votre participation, vous êtes top. Double pouce et j'arrête de parler.
- Speaker #1
Fais attention parce qu'avec ça, ils vont te dire pour Rendez-vous en Terre Digitale d'organiser des ateliers interactifs en live. Tu viendras nous aider ? Ça va.
- Speaker #3
Ça fait plaisir. On va refaire la même team. Merci Seb.
- Speaker #4
Merci beaucoup.