Description
C’était il y a 30 ans. A la fin du mois d’octobre 1996, des lycéens guyanais se mettent en grève. Ils réclament des classes moins chargées et de meilleures conditions d’études. Le mouvement gagne tous les lycées, puis la rue. Dans la nuit du 8 novembre, devant la préfecture, les gendarmes chargent des élèves assis par terre. Un lycéen de 16 ans lâche cette phrase, restée dans les mémoires : « C’est le désespoir qui parle ce soir ». Suivent plusieurs nuits d’émeutes. Le 19 novembre, deux ministres arrivent à Cayenne pour négocier. Le lendemain, la Guyane obtient ce qu’elle réclamait depuis longtemps : son propre rectorat. Car jusque-là, tout se décidait en Martinique, à 2 000 km. Et 30 ans plus tard, l’histoire a comme un air de déjà-vu. Le 7 septembre dernier, c’est encore à Félix-Éboué que des élèves ont bloqué leur lycée, avec 17 revendications : des ventilateurs, des toilettes dignes de ce nom, une cantine moins chère. Alors qu’est-ce que 1996 a vraiment changé ? Et qu’est-ce que la génération d’hier a à dire à celle d’aujourd’hui ?
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