Speaker #0Bienvenue dans Rayonne, un espace pour se rappeler, se rappeler qui nous sommes, pourquoi nous sommes là et comment aimer vraiment. S'aimer soi-même, aimer l'autre, aimer la vie et se réaliser pleinement. Mon prénom est Anne-Charlotte et ici je te partage des histoires vraies, des expériences vécues, des prises de conscience. Ce podcast est une invitation à revenir à l'essentiel, à toi, pour une spiritualité ancrée et incarnée. pour celles et ceux qui sentent qu'il est temps de vivre, d'aimer et de rayonner. À cette époque, j'habite en Guadeloupe, et un matin, je sens bien que quelque chose a changé. Même si je continue d'apprécier ma vie, mes rituels et tout ce que je mets en place chaque jour, il y a quelque chose qui s'est éteint à l'intérieur de moi. Et pourtant, Dieu sait si j'aime la Guadeloupe, ses paysages, son rythme. sa culture, sa nature luxuriante et généreuse, ses rencontres, ses partages, ses plages, ses rivières, ses couchers de soleil, ses arcs en ciel et ses levées de pleine lune. J'ai passé tellement de temps dans cette nature, à apprendre à ralentir, à observer, à écouter, à me connecter, à me faire confiance, à me découvrir moi-même, chaque jour un peu plus. Mais ce matin-là, j'ai l'impression de tourner en rond. Alors je décide de me poser une question, une seule. Si je n'avais pas besoin de gagner d'argent, et si j'étais aimée quoi que je décide, qu'est-ce que je ferais ? La réponse vient du cœur, immédiate. Tout mon corps se met à vibrer. Je rentre en France. Je rentre en métropole, chez mes parents. Je ne peux plus nier cette réponse. Elle est tellement évidente. Mais elle me fait peur. Elle me fait tellement peur. Ça fait 4 ans que j'habite ici. J'ai mis en place des contrats. Je travaille avec des partenaires. Et puis, j'ai 50 ans. Rentrer chez ses parents à 50 ans. Et à la fois, si je fêtais mon mental, mes peurs, mes doutes, mes croyances. C'est véritablement ça dont j'ai envie. C'est vraiment ça dont j'ai besoin. Mais j'hésite. C'est un véritable saut quantique. Alors je ne passe pas à l'action tout de suite. Je passe plusieurs jours à réfléchir, à tourner en rond, à me raconter des histoires, à me trouver des excuses. Je ne pose toujours pas ma date de fin de bail. Je n'achète pas mon billet d'avion, j'ai tellement peur de me tromper. Mais au fond de moi, je sais. Cette période de doute, sans décision claire, elle est terriblement inconfortable. C'est comme si l'univers était un grand GPS et que je ne sélectionnais aucune destination. Alors la machine tourne en roue. Pourtant, les synchronicités sont claires. Je n'ai jamais vu autant d'avions dans le ciel de Guadeloupe. Parfois ils volent si bas, je sais qu'il faut que je pose cette date. Mais faire cette action rendrait le retour réel, et impossible de faire marche arrière. Alors je commence par la fin, par de toutes petites actions, qui ne m'engagent à rien, mais qui m'épuisent. Je commence à mettre mes affaires en vente, mais comme le doute est encore là, Inconsciemment, je mets des prix trop élevés, comme si je ne voulais rien vendre, comme si je ne voulais pas partir. Chaque objet me ramène à une part de ma vie ici ou à ma vie d'avant. Émotionnellement, c'est tellement lourd, c'est épuisant. Je crois qu'il n'y a pas une seule journée où je ne pleure pas. Un objet me rappelle ma grand-mère, un autre, mon ancienne relation. Chaque objet me rappelle un souvenir, un moment, une émotion. Tout semble triste et douloureux. Et à la fois, intérieurement, si je suis authentique et honnête avec moi, je sais, je sais qu'il faut que je le fasse. Alors un jour, je prends mon courage à deux mains. Et là encore, les signes sont là. Le prix du billet d'avion est à 777 euros. Les plaques d'immatriculation au nombre angélique se multiplient. Des amis que je croise de manière improbable viennent m'acheter des objets. C'est le déclic. Je déclare à voix haute d'une intention ferme, je veux partir, et que tout soit fun, fluide et facile. Je veux garder ma voiture jusqu'à mon départ. Je déclare comment je veux me sentir durant chaque vente, chaque étape du déménagement. J'écris ma lettre de fin de bail. Je demande à mon propriétaire de passer, il habite juste en dessous. Mais il ne vient pas, alors je doute encore. Et puis je prends la responsabilité de ma décision. Je vais à la poste et j'envoie ma lettre en recommandé avec accusé réception. À ce moment-là, je ne sais pas si je dois forcer le destin ou attendre le timing divin. Mais je comprends surtout que c'est à moi de prendre la responsabilité de ma vie. C'est à moi de poser des actions pour avancer. Ça y est, cette fois c'est réel. La date est posée. Dans un mois, le 5 avril, je prends l'avion et c'est un aller simple. Alors je lâche prise. Seule face à mes cartons, je me détache de chaque objet, de chaque souvenir. Et je réalise une chose magnifique. Ces souvenirs font partie de moi. C'est mon histoire. Personne ne pourra jamais me les enlever. Dès cet instant, l'objet redevient un simple objet. que je peux vendre, offrir ou donner. Les jours passent et tout devient simple, fun, fluide et facile, tout en étant très éprouvant, émotionnellement et physiquement. Ce parcours, je dois le faire seul. Et puis ce fameux jour arrive. Les belles âmes qui doivent être là sont là, tout est parfait. Pendant un mois, j'ai reçu des signes pour ôter tous mes doutes. et me montrer que je suis sur mon bon chemin. C'est un chapitre qui se ferme, un processus de deuil, avant d'ouvrir le nouveau. Ce déménagement a été éprouvant, mais tellement libérateur. Chaque jour était un deuil, et chaque jour était aussi une victoire. L'île en forme de papillon a été transformatrice, parfois douloureusement, mais qu'est-ce que j'ai aimé vivre là. C'était puissant, c'était beau, rempli d'émotions et d'amour profond et intense. Quatre ans à faire connaissance avec moi-même, à oser être, à m'aimer et à me prioriser, à oser déployer mes ailes sur cette île papillon. Chaque moment est gravé dans chacune de mes cellules. J'ai gagné en présence, en pleine conscience. J'ai écouté la nature, j'ai écouté... t'es ma nature. J'ai appris à avancer à partir de mon cœur. Je ferme en douceur ce chapitre dans les larmes, la fatigue, le cœur gros, mais avec la certitude absolue que je suis sur mon chemin. Alors merci, merci la Guadeloupe. Merci pour ton appel. Merci pour ton accueil. Merci pour les challenges. Merci pour les feedbacks. Merci pour la transformation. Et merci à toutes les belles âmes croisées sur ma route, croisées pour un instant ou croisées pendant sept ans. Merci de m'avoir fait grandir pour que j'ose enfin suivre mon cœur et me rappeler qui je suis. J'ai profondément aimé mon passage ici et je sais que je reviendrai. Si je te partage tout cela aujourd'hui, ce n'est pas pour regarder en arrière. C'est parce qu'apprendre à vivre à partir de ce que l'on ressent, à partir de son cœur, n'a rien d'évident. Surtout quand notre mental, notre logique et nos peurs ont déjà dessiné d'autres plans, bien plus sécurisants en apparence. Pourtant, s'il y a une règle absolue dans ce grand jeu de la vie, une loi universelle que les grands sages enseignent depuis la nuit des temps, c'est celle-ci, l'univers à horreur du vide. mais il a surtout un grand sens de la justice vibratoire. Il ne comblera pas ce vide par magie, il le comblera en répondant à la fréquence que tu aimais. Quand tu trouves le courage de lâcher ce qui ne te fait plus vibrer, non pas par calcul, mais par amour pour toi-même, tu ouvres tes mains, tu ouvres ton cœur, et des mains ouvertes et apaisées, sont les seuls capables de recevoir quelque chose d'infiniment meilleur pour toi. La zone de flottement, ce moment inconfortable où l'ancien n'est plus là et le nouveau n'est pas encore arrivé, c'est simplement le sas, le sas de création. C'est là qu'il faut absolument que tu gardes la foi et que tu fasses confiance au processus. C'est là que l'univers recalibre ta prochaine destination. Chaque fois que tu trouves le courage de lâcher ce qui ne te fait plus vibrer, Chaque fois que tu acceptes de laisser un chapitre se fermer, tu ne perds rien. Tu fais simplement de la place, de la place pour quelque chose de plus grand, de plus beau, et de totalement aligné avec qui tu es. J'ai la certitude absolue que la vie nous veut du bien, toujours. Alors si tu m'écoutes aujourd'hui, et qu'au fond de toi tu sens ce message, si tu sens que quelque chose t'appelle, mais que tu es figé par le doute, et la peur de passer à l'action, écoute ton corps. Regarde les signes, toutes les réponses sont en toi. Éteins ton mental et allume ton cœur. Reprends ton pouvoir et la responsabilité de ta vie et pose cette première action inspirée. Lance-toi. N'aie pas peur du vide. C'est dans ces moments-là que tu apprends à déployer tes ailes. C'est la fin de cet épisode du podcast Rayonne avec Anne-Charlotte. Merci pour ta présence, pour ton écoute, pour ton cœur ouvert. Si cet épisode t'a touché, tu peux laisser un avis sur ta plateforme d'écoute ou le partager autour de toi. L'amour est une énergie qui ne demande qu'à circuler. Je te retrouve très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là, prends une profonde inspiration, connecte-toi à ton cœur et choisis l'amour.