Speaker #0Juste un petit mot avant qu'on démarre l'épisode du jour. Je me glisse quelques instants ici parce que j'ai une annonce à te faire. Cette semaine jusqu'au dimanche 5 avril, Décrypte ton cycle est en offre de lancement. Décrypte ton cycle, c'est mon programme pour comprendre enfin son cycle quand la grossesse tarde à venir. Pour arrêter de bricoler avec des infos glanées à droite à gauche et avoir enfin une vraie compréhension de ce qui se passe dans ton corps pour pouvoir repérer ta fenêtre de fertilité. J'ai consacré beaucoup d'énergie pour rendre ce programme vraiment... hyper chouette, avec des modules vidéo clairs, concis, une commu WhatsApp en or pour pas avancer toute seule et un live de décryptage par mois. Si tu te demandes depuis un petit moment comment lire ton cycle, c'est pour toi. Tu retrouveras toutes les infos dans les notes de cet épisode et maintenant on démarre. On parle beaucoup, souvent, de ce qu'il faut faire quand on est en ECBB pour favoriser sa fertilité. Les aliments à manger, les examens à faire, les compléments à prendre et même les positions après un rapport. Oui, oui, Les jambes en l'air pendant 10 minutes. que celle qui n'a jamais fait ça me jette la première pierre. Et vraiment, on entend de tout. Mais ce dont on parle moins, c'est de ces petites choses du quotidien qui nous semblent complètement anodines et qui pourtant peuvent venir silencieusement saboter la fertilité. Et aujourd'hui, c'est de ça dont on va parler. Place au rendez-vous du jour. Bienvenue dans Rendez-vous avec Diana, le podcast où on parle fertilité et santé des femmes. Que vous veniez d'arrêter la pilule, que vous soyez en ECBB ou... engagée dans un parcours PMA, si vous cherchez des clés pour prendre soin de votre fertilité et de votre santé, vous êtes au bon endroit. Je suis Diana. Après 15 ans en tant que sage-femme, c'est mon propre parcours d'infertilité qui m'a menée à changer de vous. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes en désir de grossesse à redevenir actrices de leur parcours vers la maternité. Dans ce podcast, nous parlerons de fertilité, d'hormones, de cycles, de santé et deviennent. Alors, Installez-vous confortablement et c'est parti pour le rendez-vous du jour. Et bienvenue dans le rendez-vous d'aujourd'hui. Vraiment, je suis ravie de t'accueillir aujourd'hui. Et on va parler d'un sujet que j'affectionne particulièrement. Ça fait partie des choses que j'aurais aimé savoir, que j'aurais aimé qu'on me dise quand moi j'étais en essai bébé. Parce que moi j'en ai couché plusieurs de ces cases-là. Donc voilà, aujourd'hui je vais te parler de 5 saboteurs silencieux de la fertilité. Des choses qui sont concrètes, qui sont... identifiables et surtout des choses qu'on peut venir corriger. Mais avant de rentrer d'emblée dans le vif du sujet, j'ai envie de te dire quelque chose de très important. Cet épisode, c'est loin d'être une liste de reproches. C'est pas « tu fais mal ci, tu fais mal ça » , non, c'est pas du tout. Loin de moi cette idée, parce que la fertilité, c'est quelque chose d'extrêmement complexe et multifactoriel. Et moi, ce que je dis d'habitude, c'est que bien souvent, il n'y a pas un gros feu rouge qui vient. être un gros saboteur de fertilité, mais souvent il y a plein de petits feux oranges qui s'accumulent les uns avec les autres. Et c'est exactement de ça dont on va parler aujourd'hui. D'ailleurs, si tu te reconnais dans un, deux ou même plusieurs de ces saboteurs dont je vais te parler, c'est une bonne nouvelle parce que ça veut dire qu'il y a des choses sur lesquelles tu as concrètement un pouvoir d'action et sur lesquelles tu peux agir. Évidemment, pas tout en même temps. La méthode des petits pas, toujours, c'est ce que je transmets tout le temps. Un à la fois. Et allez ! C'est parti, on démarre avec le premier saboteur de fertilité. Et ce premier saboteur, il est extrêmement fréquent. Tu viens me voir avec ton bilan et on t'a dit, c'est normal, tout est dans la norme. Bon, ok, très bien. Et si c'est normal, tu ne peux pas t'empêcher de te dire, mais pourquoi est-ce que ça ne fonctionne pas ? Et moi, ce que j'ai envie de te dire, c'est que dans la norme normale, c'est très différent de optimal pour la fertilité. Il y a même d'ailleurs une nuance qui est absolument considérable. Mais avant de s'attarder là-dessus, je voudrais t'expliquer comment sont faites les normes des labos. Tu sais, la fourchette que tu vois sur tes analyses sanguines. Les valeurs de référence des labos, elles sont calculées à partir de la population générale. On prend un grand nombre de personnes dans la population générale, on mesure les valeurs biologiques et on va définir une fourchette qui englobe 95% de cette population. Mais ce qu'on oublie de dire, c'est que dans cette population, il y a des gens qui sont en parfaite santé, il y a des gens qui tombent. pas franchement en super santé et il y a des gens qui sont même carrément malades. Et donc, pour que ça couvre 95% de la population, il faut avoir tout ce panel de personnes. Et c'est ça qu'on appelle l'intervalle de référence. Donc, ça veut dire que si tu es dans cette fourchette, tu n'es pas malade au sens médical du terme, mais ça ne veut pas dire que c'est optimal pour la fertilité. Ce que je veux que tu comprennes, c'est qu'il y a une nuance de taille entre être dans la fourchette labo et être à un rang qui est optimal pour la fertilité. Ces taux qui sont optimaux pour la fertilité sont associés à de meilleures chances de conception. On va prendre des exemples très concrets. Moi, j'aime bien te donner des exemples pour que tu comprennes les choses. Par exemple, la vitamine D. La valeur de référence, c'est entre 30 et 70 nanogrammes de vitamine D par millilitre de soin. Donc, quand tu as une valeur à 32, techniquement, tu es dans la norme. Sauf qu'en matière de fertilité, le rang optimal, on va... plutôt être aux alentours de 50-60 nanogrammes par millilitre. C'est associé à une meilleure qualité ovocitaire, c'est aussi associé à une meilleure réceptivité de l'endomètre et donc à des meilleures chances d'implantation. Donc, si tu es à 32, tu es dans la norme selon le labo, mais tu es un rang un peu en dessous de l'optimal pour la fertilité. Autre exemple extrêmement fréquent, la TSH, l'hormone thyroïdienne. La norme labo, c'est souvent entre 0,5 et 4,5 milliunités par litre. Mais Et pour la fertilité, et ça c'est une reco qui fait consensus dans la communauté des spécialistes de la fertilité, on va viser une TSH en dessous de 2,5. Parce que même si elle est entre 2,5 et 4,5, la TSH est dans la norme, elle peut être associée à une hypothyroïdie discrète, c'est-à-dire une thyroïde qui va fonctionner un peu au ralenti. Elle n'est pas franchement défaillante, mais elle ne fonctionne pas de manière optimale. Et on sait que la thyroïde, c'est vraiment le chef d'orchestre de tout le monde. tout ce qui se passe dans le corps. Et donc une thyroïde qui ne fonctionne pas de manière optimale, et bien ça peut venir impacter l'ovulation, la qualité ovocitaire et augmenter le risque de fausses couches. Donc une femme qui serait aux alentours de 3, elle serait dans la norme pour le labo, mais ça serait potentiellement problématique en termes de fertilité. Dernier exemple, la féritine, le marqueur sanguin qui représente, si tu veux, notre stock de fer. La Norme NABU, ça va être entre... 20 et 400 nanogrammes par millilitre. C'est vraiment variable selon les labos. Et c'est vraiment une fourchette énorme. Donc une femme qui serait aux alentours de 30, elle serait techniquement dans la norme. Mais c'est insuffisant pour soutenir le début de grossesse. Parce que dès la conception, les besoins en fer, ils explosent. Et c'est vraiment pas optimal d'avoir une réserve en fer dans les chaussettes avant de démarrer un projet bébé. Et ça peut impacter l'anidation, la vascularisation de l'endomètre. et des choses qui sont extrêmement importantes en matière de conception. Et je pourrais continuer à te donner comme ça des exemples avec la prolactine, la progestérone, etc. Mais bon, on ne va pas faire une liste à l'après-verre. Donc ça, moi, tous ces marqueurs-là qui ne sont pas dans un rang optimal, ça peut venir considérablement impacter ta fertilité. Ce n'est pas qu'il n'y a rien, tout n'est pas normal et ça cloche et ça ne marche pas. C'est juste que parfois, on n'a pas tout à fait placé les curseurs. au bon endroit. Donc mon conseil, si tu te retrouves dans cette situation, si tu as eu un bilan normal, c'est peut-être intéressant d'aller creuser un petit peu plus loin pour voir si les bilans que tu as réalisés, ils se trouvent dans une fourchette qui va être optimale pour la fertilité et ne pas être la fourchette standard du labo. Et ça, c'est quelque chose, un travail que je mène de manière systématique avec les femmes que j'accompagne dans mon accompagnement le cocon. Deuxième saboteur de fertilité, j'ai nommé les toxiques. Et dans les toxiques, j'englobe le tabac et l'alcool. Et alors là, c'est presque une lapalisade. Oui Diana, c'est bon, on en a déjà entendu parler, on sait tout ça. Moi, je ne suis pas là pour te culpabiliser. Moi, je suis là pour te transmettre des infos, des faits. Et les faits en matière de tabac et d'alcool, on sait qu'ils ont un impact considérable sur la fertilité. On va commencer avec l'alcool. L'alcool, il vient perturber l'axe hormonal qui régule le cycle. Résultat ? Tu peux avoir une production hormonale qui va être perturbée, la maturation folliculaire qui va être impactée, et ça peut jouer aussi sur l'ovulation. Et la consommation d'alcool, ça crée ce qu'on appelle du stress oxydatif. En quelques mots, le stress oxydatif, c'est comme des déchets de notre organisme. Et si le stress oxydatif est trop élevé, ça vraiment, c'est l'ennemi numéro un des gamètes, que ce soit aussi bien les ovocytes que les spermato. ça peut venir considérablement altérer leur qualité. Donc non seulement ça perturbe l'équilibre hormonal, mais ça vient rajouter un coup de stress sur la qualité ovocitaire. Donc si tous les vendredis soir, samedi soir, tu te dis bon allez on prend un petit verre, un petit verre, le fait que ce soit dans la récurrence et la répétition, et bien ça peut avoir un impact négatif sur la fertilité. Et en matière d'alcool, il n'y a pas de seuil risque qui a été établi. Donc le moins, le mieux. Le tabac maintenant. Les chiffres sont encore plus parlants. le tabac a un impact considérable sur la qualité ovocitaire. Et ça, c'est très bien documenté. Il y a plusieurs études qui ont montré que les femmes qui sont fumeuses, elles ont une réserve ovarienne qui est... significativement plus basse que les femmes non fumeuses du même âge. Ça veut dire qu'une fumeuse peut avoir une réserve ovarienne comparable à celle d'une femme qui ne fumerait pas, mais qui est plusieurs années plus âgée. Parce qu'on sait que la réserve ovarienne, elle décroît avec le temps. Et je te mettrai les références de ces études dans les notes de l'épisode si ça t'intéresse. Les composés du tabac, là aussi, ça va venir créer du stress oxydatif. Ces déchets organiques, ça va se retrouver dans le liquide folliculaire. Et c'est comme ça que ça va venir altérer la qualité des ovocytes. En plus de ça, le tabac, ça perturbe la mobilité des troncs, ce qui augmente aussi le risque de grossesse extra-utérine. Ça épaissit la glaire cervicale et ça, ça rend plus difficile la progression des spermato vers l'ovocyte. Donc, arros sur le tabac, faites attention. Et en PMA, je sais qu'il y a certaines cliniques, notamment en Espagne, qui demandent même l'arrêt complet du tabac avant même de démarrer un protocole. Et ça a un impact aussi bien l'alcool que le tabac, aussi bien sur la fertilité féminine que la fertilité masculine. Ça impacte considérablement la qualité du sperme, la mobilité, la morphologie des spermatos, mais aussi la fragmentation de l'ADN. Et moi, j'aime rappeler toujours que la fertilité, c'est une histoire qui se construit à deux. Donc le conjoint, il est aussi impliqué sur ce versant. Et bonne nouvelle ! Ces effets sont quasi totalement réversibles après 3 à 6 mois sans tabac. Donc on va observer très rapidement une amélioration mesurable de la qualité des spermatozoïdes et des ovocytes à l'arrêt du tabac. Donc il n'est jamais trop tard pour arrêter. Et vraiment j'insiste, si le tabac c'est un sujet, fais-toi accompagner par un professionnel. Il existe des tabacologues, il existe des sages-femmes tabacologues, il existe tout un tas d'options pour entamer un sevrage tabagique. Si c'est difficile, je t'invite vraiment à te faire accompagner par un professionnel en la matière, parce que c'est un levier qui a un impact considérable. On passe maintenant au troisième perturbateur. Et là, vraiment, c'est un sujet sur lequel on commence à être davantage informé. C'est le sujet des perturbateurs endocriniens. Oui, je sais, ce n'est pas le truc le plus glamour, mais c'est vraiment important. Qu'est-ce que c'est un perturbateur endocrinien ? Les perturbateurs endocriniens, ce sont des substances chimiques. qu'elles soient naturelles ou de synthèse, qui vont venir interférer avec le système hormonal. Et avant ça, je vais t'expliquer ce que c'est une hormone. Une hormone, c'est un messager chimique, en quelque sorte, qui est fabriqué par un organe dans ton corps. La petite hormone, elle va circuler dans le sang et elle va aller servir de messager pour donner des infos à un autre organe. Voilà, c'est ni plus ni moins qu'un messager. Et les perturbateurs endocriniens, ils peuvent soit venir imiter nos hormones, soit les bloquer. et ça peut agir en très très petite quantité. Et ces substances, ces perturbateurs endocriniens, elles sont absolument partout. Dans les plastiques alimentaires, quand tu chauffes tes aliments dans du plastique, dans les cosmétiques, dans les crèmes, les shampoings, les déodorants, les produits d'hygiène de manière globale, dans les produits ménagers. Bref, il y en a absolument partout. Je pense aux sprays, aux désodorisants d'intérieur, aux nettoyants parfumés. Vraiment, il y en a. absolument partout et leur impact sur la fertilité, il est réel et documenté. Ces éléments viennent perturber l'équilibre entre oestrogène et progestérone, très souvent dans le sens d'une dominance en oestrogène. Ça vient altérer la qualité des ovocytes et la réserve ovarienne. Et côté masculin, là aussi, ça a une action considérable sur la fertilité masculine puisque ça va venir également impacter la mobilité et la morphologie des spermato. Donc, moi, voilà ce que j'entends le plus souvent quand je parle de ça. Mais Diana, mais on ne peut pas vivre dans une bulle. Et oui, je suis complètement d'accord. On ne peut pas vivre dans une bulle. L'objectif, ce n'est pas de vivre dans un monde qui est complètement dénué de perturbateurs endocriniens. Ça, c'est quasiment mission impossible à l'heure actuelle. Mais c'est de tendre vers un quotidien où on limite autant que possible la présence de ces perturbateurs. Et l'idée, ce n'est pas de tout révolutionner du jour au lendemain, d'aller dans ta cuisine, ta salle de bain et de faire un grand vide. Moi ce que je conseille comme méthode, c'est la méthode des petits pas, encore toujours la même histoire. Quelques gestes simples mais cumulés et répétés sur la durée qui peuvent faire la différence. Par exemple, ne plus chauffer dans du plastique. Là par contre tu peux aller dans ta cuisine, tu jettes tes tubes en plastique et tu optes pour des tubes en inox ou en verre par exemple. Pour la salle de bain, pour les produits cosmétiques, pour les produits d'hygiène, pour les produits ménagers, quand tu termines un produit, eh bien... tu essayes de racheter une version qui est un petit peu plus hormone-friendly, si je puis dire. Un geste après l'autre, une étape à la fois, pas la révolution tout d'un coup avec une baguette magique, mais des vrais leviers qu'on va venir actionner sur la durée. Quatrième saboteur maintenant, parce qu'on va s'attarder sur quelque chose qui est extrêmement banalisé, mais qui n'est pas pour autant normal. Et là, j'ai envie de te parler des symptômes du cycle qui sont ignorés. Des règles douloureuses, du spotting prémenstruel, tu sais ces petites traces de sang qu'on peut avoir avant les règles, un SPM marqué avec des tensions mammaires, irritabilité, la fatigue, des œdèmes, des fringales, des cycles qui varient beaucoup d'un mois à l'autre. Et tout ça, on s'est déjà dit, oui c'est normal, toutes les femmes ont mal pendant leurs règles, on a SPM, etc. Et là, quelque chose d'important. dont j'aimerais que tu prennes conscience, c'est pas parce que c'est fréquent que c'est forcément normal. Ce sont deux choses qui sont très différentes. Oui, beaucoup de femmes ont des règles douloureuses. Oui, beaucoup de femmes vont avoir un syndrome prémenstruel. Pour autant, ça n'est pas quelque chose de idéologiquement normal. On va essayer de décortiquer un petit peu tout ça. Les règles douloureuses pour commencer. Avoir une gêne, avoir des tiraillements qui peuvent passer avec un Doliprane, une bouillotte, un anti-inflammatoire. Voilà, ça c'est tout à fait normal et tolérable. En revanche, des douleurs qui t'empêchent de fonctionner, des douleurs qui t'empêchent d'aller au travail, des douleurs qui te clouent au lit, des douleurs qui te donnent des nausées, des vomissements, qui te mettent hors d'état de fonctionner pendant un, deux, trois jours par mois, ça ce n'est pas du tout normal. Si tu es concerné par cette situation, je t'invite à te rendre auprès de ton professionnel de santé et de mener Une exploration, ce n'est pas du tout normal. Derrière ces douleurs, il peut y avoir de l'endométriose, de la dénomiose, une inflammation pelvienne, que sais-je encore, des pathologies qui peuvent avoir un impact concret sur la fertilité. Des pathologies qui se dépistent et qui se prennent en charge. Donc, s'il te plaît, si tu te reconnais, je t'invite à consulter sans attendre. Et j'aimerais souligner qu'il ne faut pas accepter qu'on te dise que c'est normal. Non, être plié en deux pendant des jours, quand on a ces règles, ce n'est pas... normal. Deuxième signe qui est extrêmement fréquent, que je vois très régulièrement auprès des fagnes que j'accompagne, qui n'en n'est pas pour autant normal, c'est d'avoir du spotting en période prémenstruelle. Tu sais, ces petits saignements marrons qui peuvent apparaître 2, 3, 4 jours parfois avant les vraies règles. Ça, très souvent, ça vient signaler une insuffisance en progestérone. C'est-à-dire que la phase luthéale, elle n'est pas tout à fait optimale. Et c'est problématique. Pourquoi ? C'est parce que Si cette phase luthéale, la progestérone, elle n'est pas suffisante, et bien concrètement, ça compromet les chances qu'une grossesse puisse venir s'implanter. Dernier point, un SPM très marqué avec des tensions mammaires, l'irritabilité, la fatigue, la rétention d'eau, les fringales, tout ça, ça peut être le signe d'une dominance en oestrogène et ou d'une insuffisance en progestérone. Donc là aussi, je t'invite à aller creuser ce sujet si jamais tu es concerné. Dernier saboteur, celui-là il est. assez fréquent lui aussi, c'est de faire sa petite tambouille dans son coin avec une supplémentation. Donc tu vas sur Insta, tu vas sur des forums, sur Google, tu demandes à ton nid à préférer, on va te sortir des protocoles fertilité, des femmes qui vont te dire qu'elles ont pris tel ou tel truc et qu'elles sont tombées enceintes et tu vas te dire pourquoi pas moi je vais essayer. Sauf que le ça peut pas faire de mal, et bien c'est pas si vrai que ça. Parce que par exemple le fer, si on en prend alors qu'on n'a pas besoin, ça peut créer du stress oxydatif. Et ça, on a vu que c'est l'ennemi numéro 1 de la qualité ovocitaire. Donc, c'est exactement l'inverse de ce qu'on recherche. La vitamine A, qui peut y avoir dans les compléments, surtout quand on multiplie différents multivitamines, différents compléments en excès, elle peut nuire au développement de l'embryon en début de grossesse. Pareil, les oméga-3, s'ils sont de mauvaise qualité, ils peuvent s'oxyder. Et ça, ça ne sert à rien parce que des oméga-3 oxydés, au lieu d'avoir un effet bénéfique sur l'inflammation, ils vont devenir... pro-inflammatoire. Donc c'est exactement l'inverse de ce qu'on recherche. Et vraiment, ne bricole pas ta supplémentation dans ton coin. La supplémentation, elle doit être individualisée, elle doit être réfléchie, elle doit être en adéquation avec ta situation. Alors, mon message, c'est pas de dire, aucun complément, non, pas du tout. La micronutrition, c'est un levier qui est extrêmement puissant pour la fertilité. Mais justement, parce que c'est un levier qui est puissant, ça mérite d'être fait correctement d'abord. avec un bilan biologique de référence complet. Vitamine D, un bilan thyroïdien complet, un bilan martial complet, homocystéine, oméga-3. Vraiment un point complet sur ta situation spécifique. Pas un protocole copié-collé que tu auras trouvé sur internet, insta, un forum ou que sais-je. Et ça nécessite une réévaluation régulière parce que, bien évidemment, les besoins évoluent. Et ça vraiment, c'est aussi un des volets essentiels qu'on travaille dans l'accompagnement, le cocon. Et on construit, moi je compte construire avec les femmes un protocole de supplémentation qui soit, qui est adapté à chacune d'entre elles et à leur situation. Parce qu'en fertilité, comme dans tout d'ailleurs, il n'y a pas un protocole universel. Il y a ta situation, ton histoire et c'est à partir de ces éléments-là qu'on va venir construire une supplémentation qui va être adéquate et adaptée. Voilà les amis, je crois qu'on a fait le tour pour aujourd'hui. On a fait le point sur ces 5 saboteurs de fertilité, on va les récapituler rapidement. En premier, les bilans normaux ne veulent pas dire qu'ils sont optimaux pour la fertilité. Deuxième point, les toxiques, l'alcool, le tabac, ils impactent considérablement la fertilité. Donc si tu es concerné, toi ou toi ou cojoint, n'hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel pour entreprendre un sevrage alcoolique ou tabagique. Troisième point. Les perturbateurs endocriniens. Et donc, mon invitation à ce sujet, c'est la méthode des petits pas, d'opter progressivement pour des alternatives dans ton quotidien qui soient un peu plus hormone-friendly. Quatrième saboteur, les symptômes du cycle qui sont banalisés, mais pas pour autant normaux. Donc moi, je t'invite vraiment à faire le point sur ces symptômes-là, qui peuvent être révélateurs de déséquilibres hormonaux. Et cinquième point, la supplémentation qu'on a pris un peu au hasard, au doigt mouillé, sans réel bilan approfondi sur la situation. Et si tu te reconnais dans un de ces points, ça veut dire que tu as déjà la première étape pour agir. Tu peux déjà faire un travail sur l'un de ces saboteurs, une étape à la fois. Avant de conclure, si jamais il y a un de ces éléments que tu as envie que j'aille creuser en profondeur, et de lui dédier un épisode complet. N'hésite pas à volénairement parler, à m'envoyer un petit message ou un commentaire pour me dire quel sujet tu aimerais que je traite plus en profondeur. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Comme d'habitude, si cet épisode t'a été utile, je t'invite à lui laisser une note 5 étoiles sur la plateforme d'écoute de ton choix, Apple Podcasts, Spotify. Je remercie de m'avoir écoutée jusqu'à là et je te souhaite une excellente journée, soirée, en fonction du moment auquel tu écoutes cet épisode. Et je te dis à la semaine prochaine pour le prochain rendez-vous. Et d'ici là, prends bien soin de toi.