Speaker #0On en est parlé dans l'épisode de la semaine dernière, quand j'ai commencé les essais pour avoir mon troisième enfant, j'avais déjà eu deux grossesses très facilement. Et je me disais que je savais très bien comment ça marchait, que ça allait être pareil, et que je n'avais pas franchement de raison de m'inquiéter. Sauf que spoiler, ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Et pendant longtemps, j'étais perdue, je ne comprenais pas franchement mon propre cycle, je ne savais pas franchement vers qui me tourner, même si j'étais entourée de gens bienveillants et formidables. Alors aujourd'hui... j'ai voulu t'offrir ce que je n'avais pas moi à ce moment-là, les conseils que j'aurais aimé recevoir quand j'ai débuté mes essais bébés. C'est parti pour l'épisode du jour. Bienvenue dans Rendez-vous avec Diana, le podcast où on parle fertilité et santé des femmes. Que vous veniez d'arrêter la pilule, que vous soyez en essais bébés ou engagé dans un parcours PMA, si vous cherchez des clés pour prendre soin de votre fertilité et de votre santé, vous êtes au bon endroit. Je suis Diana. Après 15 ans en tant que sage-femme, c'est mon propre parcours d'infertilité qui m'a menée à changer de vous. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes en désir de grossesse à redevenir actrices de leur parcours vers la maternité. Dans ce podcast, nous parlerons de fertilité, d'hormones, de cycles, de santé et de bien-être. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour le rendez-vous du jour ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Rendez-vous avec Diana, le podcast où on parle de fertilité et de santé des femmes sans tabou et sans langue de bois. J'ai voulu vous faire cet épisode aujourd'hui dans la continuité un petit peu de l'épisode de la semaine dernière où je vous ai partagé mon parcours pour avoir mon troisième bébé et grâce à lui où je suis ensuite arrivée aujourd'hui. et aujourd'hui j'ai voulu partager quelque chose d'un petit peu... peu différent à propos de ce parcours parce que pendant ces années de parcours d'essai bébé, je me suis sentie vraiment très très seule sans avoir d'interlocuteur, de personne à qui poser mes questions. Malgré un entourage familial, amical, extrêmement soutenant, extrêmement présent, je me sentais quand même très très seule. Et je me suis dit, j'ai fait un petit peu un pas en arrière, prendre un peu de recul et je me suis dit que j'avais envie de te partager. Quelques conseils que j'aurais aimé avoir quand j'ai débuté mes essais bébés pour justement me sentir moins seule et avoir moins de questions. Alors voilà, je te parle toi aujourd'hui, peut-être qui débute tes essais ou qui est en plein dedans. Je vais juste t'offrir ce que j'aurais aimé moi recevoir à ce moment-là. Au début des essais bébés, c'est chouette, on se lance, on est plein d'enthousiasme. Et puis petit à petit, les mois passent. Et on commence à se poser des questions. On se demande pourquoi est-ce que ça n'arrive pas. On ressent parfois un peu de confusion autour de ça. Moi, j'avais l'illusion que je comprenais mon corps. J'étais sage-femme et en réalité, pas du tout. Je suivais aveuglément une appli, je tâtonnais avec des tests d'ovulation et je me sentais tellement seule avec des questions qui s'accumulaient, qui littéralement, sans mentir, m'obnubilaient jour et nuit. Moi, je fais partie des gens en hyper focus et vraiment, ce projet de grossesse, il m'obnubilait littéralement. Et maintenant, en ayant fait ce pas de recul, je me dis, j'aurais tellement voulu savoir ça avant, j'aurais tellement aimé savoir ça avant. Si j'avais tué tout ce que je sais maintenant au premier mois d'essai, si j'avais eu ces conseils dès le premier mois d'essai, est-ce que ça aurait changé quelque chose ? J'en suis persuadée. Alors, on y va, c'est parti. L'idée de ces conseils, c'est d'avoir moins d'épuisement, plus de clarté et de mettre un petit peu de douceur dans cette attente qui est parfois difficile quand mois après mois, les règles reviennent, les tests sont négatifs. Donc moi voilà, c'est juste quelques conseils que j'aurais aimé avoir quand j'ai débuté ces essais. Je vais te les transmettre une par une. Premier conseil, la patience et le temps long. Oui, je sais. Dans une société de l'immédiateté, où parfois on prend la pull-heel ou une contraception autre pendant des années, on se dit que la fertilité, peut-être, c'est un peu comme un bouton on-off, alors qu'en réalité, pas du tout. Pas un sprint, ça peut parfois se transformer en course de vitesse, voire slash marathon. Je viens de me mettre à la course à pied, c'est pour ça que j'ai ces images de course à l'esprit. et que... la pression sociale autour de « Ah, alors, quand est-ce que vous nous faites un petit… Ah, ben alors, tu prends de l'âge, il faudrait penser à faire un bébé. » Dans cette société où tout est aussi très lié à l'immédiateté, on veut un truc, on fait clic, Amazon, le lendemain, on l'a, on veut bouffer un truc, on n'a pas, on a la flemme de faire un truc avec ce qui est dans le frigo, ben on fait clic et il y a un drive ou un délivé-roue qui vient nous apporter un repas à notre porte. On est dans une société… de l'immédiateté. Et le projet bébé, ça nous invite à faire... un pas en arrière et à accepter l'incertitude et le temps long. Et ça, ça peut être difficile à accepter quand on est dans cette société de l'immédiateté. Donc, dans ce temps long, il y a des jours avec et des jours sans, des jours qui sont difficiles. Et ça m'amène directement au deuxième conseil, à la deuxième remarque. Dans tes essais bébés, il y aura forcément des jours avec. de joie, d'enthousiasme et des jours sans. Et c'est parfaitement normal. On a une fluctuation émotionnelle inhérente qui est souvent corrélée au cycle, mais ça peut s'accentuer quand on est dans un essai bébé. Et je pense que pour traverser avec plus de douceur ce parcours, c'est OK d'avoir des jours down, c'est OK d'avoir des jours où on est moins bien, c'est OK d'avoir... Des jours où on a le moral dans les chaussettes, je pense notamment à la période qui est menstruelle, où on a les émotions qui sont à fleur de peau, qui sont exacerbées. Ou alors quand on vient d'avoir ses règles, ou quand on vient de faire un énième test négatif de plus. Une mauvaise journée, ça arrive. Et je pense qu'il est tout à fait important de s'autoriser à ne pas aller bien, plutôt que d'avoir un regard un peu dur avec nous-mêmes. On a le droit de se laisser aller à ses émotions, on a le droit d'exprimer de la tristesse, on a le droit de se sentir triste et d'avoir un coup de mou quand on est dans ses journées de down. On peut s'autoriser à ressentir ses émotions. On n'est pas obligé d'être une Wonder Woman qui met tout ça sous le tapis et balaye et passe à autre chose. Non, on est en droit de s'autoriser à ressentir ses émotions, parfois très fortes. Je pense que c'est extrêmement important, surtout si on est dans un parcours qui dure et on peut avoir tendance à se mettre la pression quand on est dans un profil un peu contrôle fric, comme moi, hyper contrôlant. Eh bien, on a le droit de s'autoriser à ressentir ces émotions. Et moi, ce que j'aurais aimé, c'est que quelqu'un me dise, et j'en ai déjà parlé dans un épisode autour des mythes dédiés à la fertilité, ça m'amène à mon troisième compte. conseil, on n'est pas obligé d'attendre 12 mois pour consulter. J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises. Si on a envie, on peut tout à fait aller faire une consultation préconceptionnelle et on n'est pas obligé d'attendre 12 mois pour y retourner. Si on a quelque chose qui nous inquiète, qui nous tracasse, qu'on sent qu'il y a quelque chose qui cloche, on peut retourner voir son pro de santé. Et agir très souvent, c'est ce qui va venir donner de la clarté. et Et pour avoir de la clarté, du soutien, c'est important, ça m'amène au conseil numéro 4, de s'entourer de personnes bienveillantes parce que l'attribut vraiment qu'on a autour de ça, ça change tout. Très souvent, on a des parcours qui sont vécus dans le silence ou dans le tabou ou dans la honte ou de la tristesse parce que ça ne vient pas et on se sent tellement seul avec ça. La communauté, elle est là, la communauté des personnes qui te soutiennent dans ce projet, elle est là et elle est là pour te rassurer, pour te redonner un coup de boost, un coup de motivation les jours où c'est un peu down. Ça change vraiment tout d'avoir un espace où on peut poser ses questions sans jugement, un vrai safe space. Et parfois, on n'a pas toujours ces personnes ressources autour de soi, dans son entourage amical, dans son entourage familial. Parfois, les femmes... avec qui j'échange, me racontent parfois des mots très durs de la part de leur entourage. Cette communauté, je pense que c'est important de se la créer. Et c'est pour ça que dans Décrypte ton cycle, mon programme qui est dédié à l'apprentissage de l'observation du cycle, il y a une commune où les femmes peuvent échanger entre elles autour de ce projet de grossesse, autour des questions qu'elles se posent sur le cycle, autour d'autres questions qui peuvent surgir dans ce projet de grossesse. Et il y a toujours une fille dans la commune pour remonter le moral. rebooster, moi j'y suis aussi tous les jours et ça je pense que ce soutien à travers une communauté de personnes qui partagent un projet commun je pense que c'est hyper soutenant et c'est hyper important dans ce projet de grossesse surtout si on est dans un projet qui commence à durer dans le temps Ça m'amène donc à mon conseil numéro 5, si tu m'écoutes régulièrement, c'est un conseil que je partage absolument tout le temps, dont je parle tout le temps. À quel point il est important quand on est dans un projet de grossesse de comprendre et observer son cycle ? Je le répète, observer son cycle, c'est pas juste noter ses règles sur une appli. On en a déjà parlé, les applis elles font du calcul, ce n'est pas fiable. J'aurais aimé... Être en capacité d'identifier ma période de fertilité au début de mes essais, ça m'aurait valu bien moins d'argent dépensé dans des tests d'ovulation et à stresser et dans des tests de grossesse qui n'étaient pas faits au moment opportun puisque j'avais eu des ovulations décalées. Je suis dans la team cycle long, pas toujours très prévisible, même si je n'ai pas de SOPK. Mais vraiment, d'avoir cette connaissance de mon cycle, de ma fenêtre de fertilité, je pense que ça m'aurait... dès le début des essais, amener beaucoup plus de clarté et de sérénité dans ces essais. Parce que quand on ne sait pas quand est-ce qu'a lieu la période de fertilité, on est là, on stresse avec la plie, avec le test d'ovulation. On fait des tests tous les jours, on ne sait pas trop. Alors qu'avec l'observation du cycle, on analyse et on observe l'air au quotidien. Et on arrive à déterminer la fenêtre de fertilité, quand est-ce qu'elle s'ouvre et surtout quand est-ce qu'elle se referme avec l'indicateur température. Ça permet de beaucoup plus cerner facilement sa fenêtre de fertilité. Et aussi, ça nous permet d'anticiper quand est-ce que les règles vont arriver. Parce que très souvent, je le dis et je le répète, quand on pratique la symptothermie, pour un grand nombre de femmes, on a la température qui chute un petit peu avant d'avoir ces règles. Donc ça nous permet de savoir quand la période menstruelle va arriver. Et ça nous permet aussi, une fois que l'ovulation est passée, quand on a appris à observer son cycle, de savoir... Donc, grosso modo, quelle est la durée de la phase luthéale et à quel moment on peut se dire, ah, bah tiens, là, c'est peut-être pertinent d'aller faire un test de grossesse, plutôt que de tester compulsivement comme une frénétique, comme moi, je le faisais quand j'étais dans ma période d'essai, et avoir toujours cette déception immense que les tests soient négatifs et après, c'est pleurs, larmes et déceptions, slash dépression, une fois tous les mois. Conseil numéro 6. Je pense en particulier aux profils qui sont un peu comme moi dans l'hyper contrôle et dans l'hyper vigilance. Attention, on peut avoir tendance à scruter, observer, analyser, disserter chacun des symptômes qu'on va ressentir. Et ça, cette hyper vigilance, j'avais fait un épisode avec Kelly du compte Insta Essai Bébé Positive autour de l'hyper vigilance pendant les essais bébés. Ça, c'est extrêmement... épuisant pour le système nerveux quand on est là en train de scruter, d'analyser chaque signal. Ça, c'est vraiment quelque chose qui va mettre le système nerveux clairement en surchauffe. Vraiment, j'aurais aimé avoir cette capacité de me réguler, cette capacité de faire baisser la pression pour pouvoir sortir de l'hypervigilance. Donc, mon conseil numéro 6, c'est de trouver des outils. pour vraiment apaiser le système nerveux et vraiment sortir de cette hypervigilance et de cet hyper contrôle permanent qui sont littéralement épuisants. Mon dernier conseil, c'est que le corps c'est un allié, ce n'est pas un adversaire. Ça, ça peut parfois être difficile à entendre, surtout quand on a des règles qui peuvent être douloureuses, quand on a de l'endométriose, SOPK, le corps, il nous envoie des... signaux, pas toujours lisibles et compréhensibles, mais ces signaux, c'est important de les écouter parce que ça nous donne des informations. Et le corps, il fait de son mieux avec les ressources dont on dispose. Donc c'est hyper important d'essayer de changer les lunettes qu'on a, le prisme à travers lequel on voit notre corps. C'est un allié, c'est pas un adversaire. Moi, je vous encourage toutes vraiment à prendre soin de votre corps physique, de votre santé psychique et de faire vraiment de votre corps un allié dans ce projet, un allié à soutenir, à épauler, à qui il faut donner beaucoup de douceur plutôt qu'un adversaire à combattre, avec lequel il faut lutter, avec lequel on est en tension, avec lequel on est en friction. Et je pense que ce changement de regard, il est important et d'avoir vraiment, je pense... beaucoup de douceur vis-à-vis de soi-même, vis-à-vis de son corps. Je pense que c'est vraiment quelque chose de très très précieux. Je sais que c'est difficile, mais j'aurais aimé qu'on me dise pendant les périodes... dans lesquels je voyais mon corps comme un adversaire, soit douce avec lui. Vraiment, j'aurais apprécié entendre ça à ce moment-là. Parce que parfois cet essai bébé, il prend tellement de place que ce n'est même plus un projet, ça devient une identité à part entière. Ce moment où les essais débordent, surtout que ça devient la priorité number one et où on va avoir tendance à faire passer d'autres choses, peut-être un voyage, peut-être une... une opportunité, on peut avoir tendance à les mettre de côté. Ce projet, ce n'est pas une identité, c'est une tranche de vie. On est en train de traverser quelque chose. On est en train d'aller vers une destination vers laquelle on ne sait pas si on arrivera ou non. Et ce n'est pas nécessaire d'en faire toute notre identité. Je pense que ça, j'aurais aimé qu'on me le dise parce que je fais partie des femmes qui pensent... Projet Bébé, qui dorment Projet Bébé, qui respirent Projet Bébé, dont vraiment ce projet prenait beaucoup d'espace mental. Et je sais que c'est le cas de certaines d'entre vous dans nos échanges, dans ce que vous me partagez au quotidien sur Insta, dans les échanges qu'on peut avoir. C'est vraiment des choses qui reviennent très souvent, que ce projet prend beaucoup de place. Voilà les conseils que j'avais envie de vous partager aujourd'hui. et j'ai voulu vous transmettre à travers ces conseils, c'est vous offrir... moins de solitude, un peu plus de clarté, un peu plus de présence à soi. Et si tu te reconnais un petit peu dans tout ce que je t'ai partagé, que tu veux qu'on fasse le point ensemble pour voir où tu en es, je te mettrai le lien dans les notes de l'épisode vers l'appel découverte qui est gratuit, qui est sans engagement, pour voir si éventuellement mon accompagnement est fait pour toi. Je te laisse le lien juste en dessous. On arrive à la fin de cet épisode où je t'ai partagé les conseils que j'aurais aimé recevoir quand moi j'étais en SCPB. Et j'ai envie de te partager une phrase pour terminer qui m'a marquée, je ne sais plus où est-ce que j'ai lu ça mais ça m'avait interpellée. Prends soin de toi et ton corps, il fait déjà de son mieux. Voilà, je vous souhaite une excellente fin de journée, soirée, après-midi, peu importe le moment où vous écoutez cet épisode. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.