- Speaker #0
besoin d'essai bébé, un arrêt de grossesse, un SOPK en cours de diagnostic et sa gynécologue qui lui annonce qu'elle ne peut plus rien faire pour elle et que c'est la PMA. Elle n'a pas envie d'aller en PMA. Elle décide de se former à la symptothermie et elle est actuellement enceinte. Margot est aujourd'hui avec moi pour vous raconter son parcours. Place à l'épisode. Bienvenue dans Rendez-vous avec Diana, le podcast où on parle fertilité et santé des femmes. Que vous veniez d'arrêter la pilule, que vous soyez en essai bébé, ou engagé dans un parcours PMA, si vous cherchez des clés pour prendre soin de votre fertilité et de votre santé, vous êtes au bon endroit. Je suis Diana. Après 15 ans en tant que sage-femme, c'est mon propre parcours d'infertilité qui m'a menée à changer de vous. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes en désir de grossesse à redevenir actrices de leur parcours vers la maternité. Dans ce podcast, nous parlerons de fertilité, d'hormones, de cycles, de santé et de bien-être. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour le rendez-vous du jour. Bonjour et bienvenue dans l'épisode du jour. Je suis vraiment ravie de vous retrouver aujourd'hui pour un épisode un peu différent de ce qu'on enregistre d'habitude. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Margot que j'ai eu la joie d'accompagner il y a quelques mois. Et Margot a accepté mon invitation à vous partager son parcours vers la maternité. Bonjour Margot, je suis vraiment très heureuse de t'accueillir pour cet échange. Avant qu'on commence et qu'on entre un petit peu dans le vif du sujet, est-ce que tu peux commencer s'il te plaît par te présenter un petit peu dans les grandes lignes ?
- Speaker #1
Oui, bonjour à tous. Moi aussi je suis très contente d'être là avec toi aujourd'hui. Donc moi je m'appelle Margot, j'ai 31 ans et j'étais en essai bébé depuis un petit moment avant de te rencontrer.
- Speaker #0
Ok, t'étais en essai depuis combien de temps ? Comment ça s'était passé pour toi les essais jusqu'à ce qu'on travaille ensemble ?
- Speaker #1
Ça faisait presque deux ans qu'on était en essai et c'était compliqué.
- Speaker #0
Il me semble me souvenir que quand on a commencé à travailler ensemble, tu étais plus ou moins en cours de diagnostic d'un SOPK ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, moi, ça a commencé il y a presque deux ans en arrière. Déjà, quand j'ai voulu enlever mon stérilet, il était mal positionné. Donc, j'ai dû faire une écho pelvienne. Et à ce moment-là, en fait, ma gynéco s'était rendu compte que j'avais pas mal de follicules des deux côtés. Mais à cette période-là, elle m'avait juste dit, bon, on l'enlève de cette donnée. En gros, on n'en fait rien. Ça ne devrait pas être gênant pour une grossesse. Je vous prescris de l'acide folique. Et puis, si dans un an, ça ne marche pas, parce qu'en moyenne, elle me disait qu'il fallait six mois à un an, vous venez me voir et puis on verra ce qu'on fait. Donc, je ne me suis pas inquiétée sur le moment. Et en fait, au bout d'un an, je suis retournée la voir parce que ça ne fonctionnait pas. Et là, elle m'a prescrit toute une panoplie, justement, pour une panoplie d'examens pour diagnostiquer un potentiel SOPK. Et j'avais pas mal de critères qui faisaient penser à ça, notamment les cycles irréguliers, une forte pilosité, plus les follicules. Et en fait, de fil en aiguille, le temps que je prenne tous mes rendez-vous, je suis tombée enceinte à ce moment-là. Donc, je n'ai pas fait les examens nécessaires pour approfondir le diagnostic. Et suite à ça, j'ai fait une fausse couche à 12 semaines d'aménorée. Donc, ça a tout ralenti le processus parce qu'après, je n'étais pas bien. Forcément, le temps que je sois mieux un peu psychologiquement et relancer les examens, ça a pris du temps. Et du coup, effectivement, quand je t'ai rencontré, je me relançais dans les examens. Donc, prise de sang approfondie, écho pelvienne pour revoir un peu les follicules. Et puis, je devais aussi faire un test au niveau des trompes, voir si c'était tout perméable ou pas.
- Speaker #0
Ok. Donc, ça a mis longtemps en fait. Oui, ça a mis quand même du temps effectivement. Et nous, on s'est rencontrés à peu près à ce moment-là. Et qu'est-ce que te proposait ton médecin à ce moment-là ? Je me souviens que quand on s'est rencontrés, il était question que tu t'orientes vers l'APM dans mes souvenirs.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Parce qu'en fait, quand j'ai fait tous les examens que ma gynéco m'avait prescrits, malheureusement, elle est partie travailler sur l'hôpital. Donc, elle ne pouvait plus me suivre. Donc, j'ai dû changer de gynéco. Et la nouvelle gynéco que j'ai vue m'a dit, moi, là, je ne peux plus rien pour vous. Maintenant, c'est PMA. Elle n'a pas cherché à comprendre ou à me dire quoi que ce soit, si j'avais un SOPK ou pas, si j'allais avoir des problèmes. Pour avoir un enfant ou pas, elle ne m'a rien dit du tout. Elle m'a juste dit, maintenant, je ne peux plus rien faire pour vous, c'est PMA.
- Speaker #0
Comment tu t'es sentie, toi, du coup, quand elle t'a orientée vers la PMA ?
- Speaker #1
J'étais mal, je ne voulais pas faire de PMA déjà, sachant que ça avait marché une première fois naturellement. Et au fond, je savais que le vrai problème, c'était mes cycles irréguliers et qu'en fait, j'avais du mal à viser correctement. Mon conjoint avait fait un spermogramme, il n'était pas extraordinaire, mais il n'était pas pire non plus. Je ne voulais pas faire de la PMA tout de suite, ça avait déjà marché une fois. Donc, j'aurais aimé qu'elle m'aiguille sur autre chose déjà pour commencer.
- Speaker #0
Et toi, tu avais envie de continuer de manière naturelle avant de t'orienter vers l'APMA ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je me disais qu'il y avait peut-être quelque chose à faire avant de me lancer dans l'APMA. Je sais que c'est très compliqué, c'est lourd.
- Speaker #0
Et du coup, est-ce que c'est ça qui t'a amenée à chercher un accompagnement un petit peu complémentaire, un petit peu à ce que te proposaient les médecins et à travailler du coup aussi sur la compréhension du cycle ?
- Speaker #1
Oui, complètement. Du coup, je me suis mise à écouter des podcasts, à me renseigner sur ce qui était possible de faire ou pas. Et c'est là que je suis tombée sur la symptothermie et j'ai voulu essayer. Je me suis dit que de toute façon, je n'avais rien à perdre.
- Speaker #0
Et du coup, comment ça s'est passé pour toi, l'apprentissage de la symptothermie ? Tu as suivi le programme Décrypte ton cycle. Et comment ça s'est passé pour toi, l'apprentissage de l'observation du cycle ? Est-ce que tu as trouvé ça contraignant, facile, difficile ? Comment ça a été pour toi dans ton quotidien d'implémenter ça ?
- Speaker #1
Déjà, le fait qu'il y ait plein de vidéos explicatives, ça aide à comprendre déjà comment notre corps fonctionne par rapport aux hormones, le cycle. C'est des choses que je ne connaissais pas forcément en profondeur comme ça. On se dit qu'on connaît son corps, mais en fait, pas tellement.
- Speaker #0
Moi, c'est pareil. J'avais beau être sage-femme, j'avais... des connaissances dans les grandes lignes, mais avant d'être formée en symptothermie, c'était vraiment une connaissance qui était très superficielle en réalité.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et en fait, je m'en suis rendue compte en regardant toutes les vidéos. Donc déjà, j'ai appris plein de choses sur mon corps, sur comment il fonctionnait. Donc ça, c'était super. Et après, au niveau de l'apprentissage, alors oui, il faut prendre la température tous les matins. Ça peut être un peu contraignant pour certaines femmes, je pense, surtout si on a des rythmes un peu décalés. Mais par contre, dans l'objectif d'un projet bébé, pour moi, c'était rien de faire ça, prendre une température le matin et vérifier les glaires cervicales. Ce n'est pas non plus la fin du monde. Ce n'est pas quelque chose d'insurmontable. Voilà, ce n'est pas insurmontable. Au début, ce n'est pas forcément facile au niveau des glaires, c'est vrai. Mais à force, après, plus le cycle avance et plus on voit qu'il y a des choses qui changent. Et du coup, ça aide à mieux comprendre petit à petit.
- Speaker #0
Et puis, j'aimerais aussi ajouter qu'effectivement, apprendre à observer sa glaire, ça nécessite un apprentissage. Et je pense que c'est tout l'intérêt d'avoir un regard extérieur expérimenté pour pouvoir se sentir confiante dans ses observations. Qu'est-ce que tu as pensé de ça ?
- Speaker #1
Oui, oui, complètement. Puis en plus, tu étais là pour nous aiguiller un petit peu, pour m'aiguiller. Et ça aide beaucoup. Parce que c'est vrai que des fois, on ne sait pas trop. Est-ce que c'est le blanc d'œuf ? Est-ce que ça ne l'est pas ? Ce n'est pas facile au début. Avec une petite aide, les vidéos, les images, après, on arrive quand même à se situer.
- Speaker #0
Bon, super. Et du coup, est-ce que toi, d'avoir inscrit l'observation du cycle dans ton quotidien, ça t'a permis d'identifier ta fenêtre de fertilité malgré un SOPK ? On sait que vraiment, quand on a un SOPK ou maintenant on dit SMOP, on a des cycles qui sont plus difficilement lisibles avec des périodes de glaire qui reviennent, qui s'en vont, qui reviennent, qui s'en vont, où c'est plus difficile. Est-ce que malgré un pattern de cycle un peu difficile, ça ne t'a pas empêché de réussir à vraiment identifier ta fenêtre de fertilité ?
- Speaker #1
Non, ça a été au final. Alors, c'est vrai que moi, mes cycles sont longs, en moyenne 45 jours. et effectivement... J'ai des pics de glaire à plusieurs moments dans le mois. Mais en fait, on voit que la température ne monte pas. Et du coup, les deux associés, ça permet quand même d'identifier correctement le cycle. C'est vrai que si on regardait que les pics de glaire, je n'aurais jamais su quand était exactement mon cycle. Je serais passée à côté.
- Speaker #0
C'est pour ça que l'importance des deux indicateurs combinés, elle est absolument essentielle. Quand on apprend l'observation du cycle, l'un ne va pas sans l'autre. en particulier quand on a un peu de temps des cycles qui sont si particuliers qu'un cycle avec un SOPK. Est-ce que ça a changé quelque chose, du coup, d'apprendre à observer ton cycle, dans la manière de voir, d'appréhender ton corps, ton cycle, ou pas du tout pour toi ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui, complètement. Déjà, comprendre à quoi elles servent les glaires, pourquoi elles sont comme ça à ce moment-là. Oui, oui, si, si, ça m'a aidée à comprendre des choses.
- Speaker #0
Peu de temps après que tu aies commencé à observer ton cycle, tu m'as annoncé une bonne nouvelle. Tu m'as annoncé une grossesse. Et comment est-ce que tu t'es sentie, toi, à ce moment-là, quand tu as découvert que tu étais enceinte ?
- Speaker #1
Pour moi, c'était inespéré. J'étais choquée. Parce qu'en fait, j'ai fait de l'asymptothermie seulement un mois. Alors, je pense que j'ai eu beaucoup de chance aussi que ça fonctionne comme ça sur un premier test. Mais ouais, j'étais super surprise et en même temps trop contente de me dire que j'avais bien fait de ne pas faire cette PMA. Oui,
- Speaker #0
c'est quand même fou de te dire qu'on t'envoyait vers la PMA alors que... Bon, alors c'est tout à fait multifactoriel. Mais après... un cycle d'observation, tu as eu la chance de démarrer une grossesse. Moi, ça me fait rebondir sur une étude italienne qui est sortie au mois de mars 2026. J'aime beaucoup cette étude, même si c'est une étude imparfaite, parce que l'échantillon est petit, que ça manque un petit peu de puissance statistique. C'est une étude italienne où les chercheurs, ils ont séparé 80 couples, je crois, de mémoire, en deux groupes. Ces couples, ils étaient en ECBB depuis environ un an, de manière infructueuse, ils n'avaient pas réussi à obtenir de grossesse. Et donc, ils ont séparé les couples en deux groupes. Un groupe qui a été orienté d'emblée vers la PMA et un autre groupe à qui on a appris une méthode d'observation du cycle. Pas forcément l'asymptothermie, mais une méthode d'observation du cycle. Et ils ont regardé, au bout d'un an, dans les deux groupes, les taux de grossesse. Il y avait eu 17% de grossesse dans le groupe PMA et il y avait eu 51% de grossesse dans le groupe qui avait appris une méthode d'observation du cycle. Donc pour moi, ça pose une hypothèse qui est vachement intéressante, même si ça mérite d'être approfondi par des études de plus grande ampleur. Mais ça pose l'hypothèse hyper importante à mes yeux, en tout cas, en tant qu'experte en matière de symptothermie, que c'est dommage d'envoyer en première intention des couples en PMA, alors qu'il y a tellement de choses à faire en amont avec la compréhension et la connaissance du cycle. C'est pour ça que ton histoire me fait écho très fort à cette étude. La PMA, ce n'est pas une baguette magique et qui a aussi d'autres choses à faire pour pouvoir soutenir son désir de grossesse sans forcément aller d'emblée en PMA. Et bien sûr que la PMA, elle est utile et bien sûr qu'elle est absolument indispensable pour de nombreux couples, mais peut-être pas avant d'avoir appris à comprendre comment son cycle fonctionne.
- Speaker #1
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Et tu vois, d'ailleurs, ça me fait rebondir sur quelque chose. J'ai une amie qui est médecin et qui est spécialisée en gynéco. Là, tout fraîchement. Et du coup, je lui ai parlé de ça et je lui disais, mais tu vois, je ne comprends pas pourquoi on m'a envoyé faire de la PMA. Et en fait, elle me disait qu'en fait, ils n'étaient pas formés. Ils n'étaient pas formés à tout ça. Et du coup, à un moment donné, ça les dépasse un peu. Et du coup, ils sont obligés de faire ça parce qu'ils n'ont pas de formation là-dessus.
- Speaker #0
Un tour de l'asymptothermie. Mais c'est pareil. C'est pareil pour les sages-femmes. C'est ce que je te disais tout à l'heure. Moi, j'ai découvert la symptothermie à travers mon propre parcours d'infertilité. Et je trouve ça regrettable que ce ne soit pas un enseignement qui soit transmis de manière plus large aux professionnels de santé, en particulier aux professionnels qui s'occupent de la santé des femmes et de la santé reproductive des femmes.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et même au niveau de l'alimentation, du sport, des perturbateurs endocriniens, tout ça, avant de faire ton programme, Bon. Je faisais attention, mais je ne savais pas que c'était si important et personne ne m'en avait parlé.
- Speaker #0
Il y a un gros, gros travail de sensibilisation autour de la fertilité à faire en matière d'hygiène de vie. L'hygiène de vie, c'est un facteur qui est facilement modifiable, puisque c'est ce qu'on a travaillé ensemble en accompagnement individualisé. Il y a beaucoup de choses à faire en matière d'hygiène de vie, que ce soit sur le plan alimentaire, que ce soit sur le plan de l'activité physique. que ce soit sur le plan du sommeil, le sommeil c'est tellement sous-coté, sur le plan de l'environnement de manière globale, tout ce qui est perturbateur endocrinien, ça a un impact absolument considérable sur le système endocrinien, sur le système hormonal. Et alors, il y a de la prévention qui commence à se mettre en place, mais je trouve que c'est lent et j'ai envie de participer à ça, au fait de démocratiser ces informations sur le sujet, de transmettre ces informations aux femmes à l'échelle la plus large possible. C'est un des... Et pourquoi de ce podcast aussi d'ailleurs ? Est-ce que tu peux nous dire, grosso modo, où est-ce que tu en es en ce moment ? Donc, tu nous as dit que tu es enceinte. Où est-ce que tu en es enceinte ?
- Speaker #1
Eh bien, là, ça y est, je suis à 20 semaines.
- Speaker #0
Super ! Presque à la moitié, en fait. Oui,
- Speaker #1
c'est ça, à la moitié. Donc, ça avance. Ça y est, je le sens bouger. Je sens le bébé bouger. Ah,
- Speaker #0
c'est super ! Oui,
- Speaker #1
c'est trop chouette. Je suis vraiment contente. La période du premier trimestre est passée. Donc, ça soulage quand même beaucoup.
- Speaker #0
Oui, parce que le premier trimestre, ça chamboule entre les nausées, la fatigue. Ce n'est vraiment pas une période facile à vivre.
- Speaker #1
Et puis bon, la peur que ça ne tienne pas aussi. Bien sûr.
- Speaker #0
D'autant plus quand on a déjà traversé un arrêt de grossesse.
- Speaker #1
Oui, j'étais pas mal stressée. Et c'est vrai que là, du coup, ça soulage, ça fait du bien.
- Speaker #0
Avant qu'on ne se quitte, est-ce qu'il y a une ressource qui t'a aidée, qui t'a soutenue pendant... ton parcours que tu aurais envie de partager avec nos auditrices ? Qu'est-ce qui t'a fait du bien, une ressource ? Qu'est-ce qui a été utile pour toi dans ton parcours que tu aimerais partager ici ?
- Speaker #1
Moi, j'ai écouté beaucoup de podcasts et en fait, je me suis rendue compte que... Je le savais déjà, mais du coup, l'entendre, c'est différent, que je n'étais pas toute seule dans ce cas-là et qu'il y a plein de femmes qui traversent aussi ça. Et du coup, oui, ça aide beaucoup d'écouter aussi les autres histoires. Tu es pas mal aussi de post-cast, d'émancipé, de toi. Et en fait, oui, ça aide énormément au niveau soutien moral. Même si c'est des personnes qu'on ne connaît pas, ça aide beaucoup.
- Speaker #0
C'est pour ça aussi le fait de se sentir seule dans ce qu'on vit. C'est pour ça que dans le programme des Créptons Cycles, j'ai voulu inclure une communauté pour que les femmes qui suivent le programme, elles se sentent moins seules. qu'elles ne sont pas seules à traverser ça. Est-ce que toi, cette commus, ça a été quelque chose qui t'a été utile ?
- Speaker #1
Oui, complètement. Parce que dès qu'on a une question, on met la question sur le groupe et puis on se rend compte qu'on n'est pas toute seule à se poser cette question-là. Donc, quelqu'un a déjà la réponse, en général. Et ça aide et puis on soutient. Ça donne quand même beaucoup d'espoir aussi et ça fait du bien.
- Speaker #0
De savoir qu'on n'est pas seules à traverser ça, qu'on est... ensemble dans les mêmes galères. Ça, je pense que c'est quelque chose d'extrêmement important parce qu'on a besoin de sentir qu'on n'est pas seul à traverser ça.
- Speaker #1
C'est ça. Je voulais aussi dire un truc sur les tests d'ovulation que je faisais. Quand on s'est rencontrés, je faisais des tests d'ovulation et en fait, c'était incompatible avec le SOPK. Je m'en suis rendue compte en faisant l'asymptothermie. J'ai voulu quand même continuer les tests d'ovulation en parallèle pour voir. Et en fait... Ça me disait n'importe quoi. Ça me disait que j'étais en train d'ovuler alors que je ne l'étais pas. Et quand c'était le moment, ça me disait que ce n'était pas le moment. Et ça, c'est vraiment quelque chose que j'ai trouvé dommage. Parce que mes gynécos savaient que je faisais ça et aucun d'eux m'a dit « Non, non, il ne faut pas faire, ça ne sert à rien. »
- Speaker #0
Ça, on le mettra dans la catégorie des ressources à ne pas utiliser. Je ne sais pas si tu l'avais écouté, on fait un épisode de podcast sur les tests d'ovulation. la DGCCRF, c'est le gendarme de la consommation en France, au-delà du fait que c'est pas compatible quand on a un SOPK parce qu'on a une ligne basale de LH qui est constamment plus élevée pour bon nombre de femmes avec un SOPK qu'une femme qui n'a pas de SOPK, au-delà de ça, il y a, je crois, de mémoire, je voudrais pas dire de bêtises, deux dispositifs sur quatre ou sur six, je ne sais plus, qui ne sont jugés pas fiables par la répression et la consommation des fraudes. Donc vraiment, dépenser de l'argent tous les mois dans des tests d'ovulation, honnêtement, je pense très sincèrement que c'est jeter de l'argent par les fenêtres.
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord avec toi et je m'en suis rendue compte sur le tard. Mais moi, en plus, j'étais obnubilée par ça.
- Speaker #0
On fait partie des tests compulsifs qui font plusieurs tests par jour.
- Speaker #1
Oui, j'étais sûre qu'avec ça, ça allait marcher. En fait, je pense que ça a mis si longtemps aussi parce que je me fiais à ça. Et en fait, ce n'était pas fiable du tout.
- Speaker #0
En conclusion, on peut dire que go se former à l'asympto et on laisse tomber les tests d'ovulation.
- Speaker #1
Oui, pas de tests d'ovulation et go symptothermie, ça c'est valeur sûre.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite, Margot ?
- Speaker #1
Que ma grossesse continue à bien se passer et que je puisse accueillir mon petit bébé au mois de janvier comme c'est prévu.
- Speaker #0
Super, c'est exactement tout ce qu'on te souhaite, Margot. Merci beaucoup d'avoir été avec moi pour cet échange que j'ai trouvé très très précieux. Évidemment, je te souhaite le meilleur pour cette fin de grossesse. Et moi, ce que j'aimerais que vous qui nous écoutez, vous reteniez de cet échange, c'est que vous n'êtes pas obligé de choisir entre comprendre le corps et faire confiance à la médecine. Les deux peuvent aller de pair. On peut avoir un parcours médical et en complément se former en symptothermie, travailler sur son hygiène de vie parce que c'est vraiment des piliers qui sont... absolument fondamentaux dans le projet de grossesse. Si vous vous retrouvez dans le parcours de Margot, n'hésitez pas à venir m'en parler, à venir échanger avec moi, je serai ravie de discuter avec vous. Ou alors si vous reconnaissez une femme dans ce parcours, n'hésitez pas à lui envoyer cet épisode de podcast pour qu'elle aussi, elle se sente moins seule dans son parcours. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Merci d'avoir écouté jusque-là. Je vous souhaite une très bonne journée, soirée, après-midi. Peu importe le moment où vous écoutez cet épisode, je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau rendez-vous. Et d'ici là, prenez soin de vous !