Speaker #0Pendant des années, la réponse standard au SOPK, c'était à peu près ça. Bon, vous avez des cycles irréguliers, un peu d'acné, quelques poils. Bon, je vous donne la pilule et quand vous voudrez un bébé, vous reviendrez voir. Et les femmes revenaient, parfois à 10 ans, 12 ans, 15 ans plus tard, avec un projet de grossesse et un terrain métabolique que personne n'avait exploré depuis le diagnostic de SOPK. Parce que la pilule donne l'illusion d'avoir des cycles réguliers. Elle atténue l'acné. Mais elle ne touche pas à la résistance à l'insuline qu'il peut y avoir quand on a le SOPK. Elle ne touche pas non plus à l'inflammation, ni aux mécanismes profonds sous-jacents à ce syndrome. Le 12 mai 2026, le SOPK a officiellement changé de nom. Il s'appelle maintenant le SMOP. Et ce changement, j'espère, qui va enfin forcer à avoir une vraie prise en charge globale autour de ce syndrome. Et c'est ce dont on va parler aujourd'hui dans le rendez-vous du jour. Place à l'épisode. Bienvenue dans Rendez-vous avec Diana, le podcast où on parle fertilité et santé des femmes. Que vous veniez d'arrêter la pilule, que vous soyez en ECBB ou engagé dans un parcours PMA, si vous cherchez des clés pour prendre soin de votre fertilité et de votre santé, vous êtes au bon endroit. Je suis Diana. Après 15 ans en tant que sage-femme, c'est mon propre parcours d'infertilité qui m'a menée à changer de vous. Aujourd'hui, j'accompagne les femmes en désir de grossesse Merci. à redevenir actrice de leur parcours vers la maternité. Dans ce podcast, nous parlerons de fertilité, d'hormones, de cycles, de santé et de bien-être. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour le rendez-vous du jour. Bonjour et bienvenue dans le rendez-vous du jour. Je suis vraiment ravie de t'accueillir aujourd'hui pour cet épisode et je voulais vraiment prendre le temps de parler de cette actualité parce que je pense que c'est un sujet important qui concerne Nombre d'entre vous. Je sais que certaines d'entre vous, parmi les auditrices, ont un diagnostic de SOPK, ou peut-être connaissent quelqu'un qui en a un, ou ont vu passer cette info sur les réseaux cette dernière semaine et se demandent qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire. Donc, ce qu'on va prendre le temps de faire dans cet épisode, c'est de décortiquer pourquoi le changement de ce nom, c'est pas quelque chose d'anodin. Et qu'est-ce que ce nouveau nom, cette nouvelle appellation, dit vraiment de ce syndrome ? Ce que j'espère que ça va changer dans la manière de le percevoir et de l'accompagner dans les cabinets médicaux. Et enfin, on va faire le point sur ce que ça veut dire pour toi concrètement si tu es en désir de grossesse avec ce diagnostic. Donc, c'est parti ! Mais avant de commencer, un petit peu de contexte. Le 12 mai 2026, lors du congrès européen d'endocrinologie à Prague, il y a un consensus international qui a été publié dans The Lancet. Pour la petite histoire, The Lancet, c'est une des revues scientifiques les plus prestigieuses et les plus sérieuses qui existent. Le consensus a été validé par 56 organisations internationales. C'est le fruit de 11 ans de travail et de la consultation de plus de 22 000 personnes. Des patients, des médecins, des chercheurs, des experts répartis sur tous les continents. Donc c'est pas un truc à la légère qui sort comme ça du chapeau, non. La décision de ce consensus, c'est qu'on met de côté le terme SOPK, syndrome des ovaires polycystiques, ça on l'abandonne, et désormais ce syndrome s'appellera le SMOP, le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien. Alors je t'imagine en train de me dire, mais Diana c'est quoi le rapport ? C'est juste des mots. Et bien c'est exactement là où je veux qu'on aille ensemble et que je veux qu'on aille creuser aujourd'hui, parce que les mots ça a un vrai impact sur la manière dont on vit les choses et ça change vraiment le regard et le prisme qui est porté. sur cette pathologie. Et concrètement, le regard sur cette pathologie, il n'est pas très bien orienté depuis 90 ans. L'histoire de ce syndrome, elle commence en 1935. Il y a deux médecins américains, qui s'appellent Stein et Leventhal, qui ont décrit un tableau clinique particulier chez certaines femmes. Tu vas te reconnaître, si tu es concerné par le SOPK, des cycles irréguliers, de l'acné, de l'irsutisme, c'est-à-dire une pilosité dans des zones très inhabituelles pour une femme. Et à l'échographie, ils ont remarqué que ces femmes avaient des ovaires qui avaient un aspect un petit peu particulier. On voyait sur les ovaires de ces femmes plein de petites structures en périphérie de l'ovaire, autour de l'ovaire. Ça ressemble visuellement un petit peu à un collier de perles. Et à l'époque, ils ne savaient pas exactement de quoi il s'agissait, alors ils ont appelé ça polykystique. Sauf que ces petites structures qui ressemblent à des kystes, ce ne sont pas des kystes. Ce sont des follicules. Des follicules qui ont débuté leur maturation dans les ovaires. qui n'ont pas réussi à aller jusqu'au bout de cette maturation, jusqu'à ce qu'il y ait un follicule dominant qui se dégage pour ovuler. Et ça ? Ces infos-là, on les connaît depuis longtemps, mais le terme est resté. Parce que voilà, c'est commencé, les nomenclatures médicales, ça bouge très lentement, c'est compliqué à faire bouger. Et pendant toutes ces années, le mot kyste, bien souvent, il a fait peur aux femmes. Parce que dans l'imaginaire collectif, un kyste, c'est quelque chose qui se développe à l'intérieur, c'est peut-être quelque chose qu'on opère, qui est grave. Et à cause de ce mot, moi je trouve que ça fait quand même certains dégâts sur le plan... psychologique et dans la manière d'accompagner les choses. Donc, c'est quand même assez édifiant quand on y réfléchit. Avant d'aller plus loin, moi, je voulais qu'on prenne un temps pour poser les bases. Parce que beaucoup de femmes qui reçoivent ce diagnostic de SOPK, on ne leur explique pas vraiment ce qui se cache derrière. On leur dit, prenez la pilule et revenez me voir quand vous voudrez un bébé. Ça va calmer votre acné, éventuellement votre hirsutisme. Je fais des guillemets avec les doigts. Régulez vos cycles. Spoiler, c'est faux. Et vous reviendrez me voir quand vous voulez un bébé. C'est important de comprendre pourquoi ce tableau clinique, il est différent d'une femme à l'autre. Donc, comment on pose ce diagnostic de SOPK ? Maintenant, le SMOP. On utilise ce qu'on appelle les critères de Rotterdam. Ce sont des critères qui ont été définis par deux grandes sociétés savantes en gynécologie et reproduction. Le SHRE, la Société Européenne de Reproduction Humaine et d'Embryologie, Et la S. RM, la Société Américaine de Médecine Reproductive. Et ces critères, ils ont été révisés en 2023. Le principe, c'est simple. Il y a trois critères de Rotterdam et il suffit d'en avoir deux sur trois pour que le diagnostic de SOPK soit posé. Donc ça veut dire qu'on peut tout à fait avoir un SOPK sans avoir tous ces critères en même temps. Donc, ces critères, c'est quoi ? Le premier critère, c'est un excès d'androgènes. Les androgènes, ce sont les hormones masculines. On peut le voir. soit dans un bilan sanguin, quand on va avoir un taux de testostérone ou d'autres androgènes qui va être élevé, mais on peut aussi le voir cliniquement sans bilan sanguin. Par exemple, une femme qui aurait une acné persistante, une femme qui aurait de l'irsutisme, c'est-à-dire des poils dans des zones qui ne sont habituellement pas poilues chez des femmes, comme le visage, le ventre, le dos, la poitrine parfois, ou alors une chute de cheveux qu'on appelle androgénique, typiquement masculine. Ça, c'est le premier critère. Deuxième critère pour le diagnostic du SOPK, ce sont les cycles qui sont soit irréguliers, soit carrément même absents. On peut être en aménoré, ce qui traduit une ovulation rare, irrégulière ou carrément absente. Et quand je parle de cycles longs, ce que je veux dire, ce sont des cycles qui vont de manière récurrente au-delà de 35 jours. Une absence de règles, parfois pendant 35, 45, 60, 90 jours. plus de 100 jours même parfois dans certains cas. Et c'est un des signes qui est le plus visible pour beaucoup de femmes et souvent celui qui amène à consulter. Troisième critère, c'est l'aspect particulier des ovaires à l'échographie dont on a déjà parlé tout à l'heure, ce fameux collier de perles. Et il y a un petit signe qui ne fait pas officiellement partie des critères de Rotterdam, mais quand on a plein de follicules en développement, on a une hormone, l'AMH, l'hormone antimullérienne. qui est souvent relativement élevé. Donc, ce n'est pas un critère de diagnostic évident, mais c'est un signe qui, quand on fait un bilan hormonal, peut venir mettre la puce à l'oreille. Donc, voilà les trois critères. Et c'est maintenant ce qui rend vraiment ce syndrome particulièrement complexe et difficile à diagnostiquer, c'est qu'on ne peut avoir que deux critères sur les trois dans des combinaisons très, très différentes. Ça donne quatre tableaux cliniques relativement distincts, qu'on appelle les phénotypes. Le premier phénotype, c'est le A, c'est le plus complet. On a tous les critères qui sont là en même temps. On a l'hyperandrogénisme, on a les cycles irréguliers et on a l'aspect échographique particulier des ovaires. C'est souvent le plus facile à diagnostiquer parce que tout est présent et tout est visible. Le deuxième phénotype, c'est le phénotype B, où on a l'hyperandrogénisme, c'est-à-dire l'excès d'hormones masculines, et les cycles irréguliers, mais pas d'aspect particulier. des ovaires à l'échographie. Donc une femme qui aurait de l'acné, des cycles longs et des ovaires totalement normaux à l'échographie, elle pourrait tout à fait être concernée par le SOPK. On a le phénotype C. L'hyperandrogénie avec des ovaires avec un aspect particulier dont on a parlé tout à l'heure, mais des cycles réguliers. Et ça, c'est celui, c'est le phénotype qui passe classiquement entre les mailles du filet. Parce que si une femme, elle a des cycles réguliers, on ne pense pas forcément à aller... exploré du côté du SOPK. Enfin, du SOP, il va falloir que je m'y fasse. Et le phénotype D, le dernier phénotype, ce sont les cycles irréguliers avec l'aspect particulier des ovaires à l'échographie. Pas d'acné, pas d'irsutisme, pas d'hyperandrogénie. C'est un phénotype qu'on dit non androgénique et il est souvent sous-diagnostiqué parce que justement, l'excès d'androgène n'est pas visible. Alors que non, une femme peut parfaitement avoir des cycles de 45 jours, avoir un aspect échographique évocateur sans jamais eu à voir le moindre bouton ou le moindre poil. Et pourtant, elle a un SOPK. Donc, c'est juste pour que vous puissiez, à travers ces différents phénotypes, voir à quel point c'est complexe et difficile de diagnostiquer correctement ce syndrome. Et c'est ça aussi qui explique pourquoi les délais de diagnostic sont parfois souvent très longs. Et certaines femmes, elles vont attendre des années d'errance avant qu'on réussisse à mettre un mot sur ce qu'elles vivent dans leur quotidien parce que leur tableau ne correspond pas à l'image classique du SOPK. Voilà pourquoi je pense que c'est tellement important de comprendre qu'il y a plusieurs visages du SOPK. Et que quand on accompagne une femme avec ce diagnostic, on ne peut pas avoir une réponse unique. qui s'applique à toutes. Vous me voyez venir le « prenez la pilule et revenez me voir quand vous voudrez un bébé » . Alors, je n'ai rien contre la pilule, vous savez, je l'ai prescrit pendant des années, mais ce n'est pas la seule solution. Maintenant, je voudrais qu'on s'attarde un petit peu sur ce que ce nouveau nom change. Et je voudrais qu'on prenne le temps parce que c'est important. S-M-O-P, S comme syndrome, M comme métabolique, et ça c'est hyper important, O comme ovarien et P comme polyendocrine. chaque mot compte. Le premier, métabolique. Parce que le SOPK, enfin le SMOP, ça va me prendre un petit peu de temps de m'y faire. Le SMOP, ça n'a jamais été seulement une histoire d'ovaire. Le mécanisme central chez beaucoup de femmes, pas toutes, mais beaucoup de femmes avec ce syndrome, c'est une résistance à l'insuline. Qu'est-ce que ça veut dire ça concrètement ? Ça veut dire que les cellules du corps, elles répondent moins bien à l'insuline. Il faut que tu visualises l'insuline. comme une clé, il ouvre la serrure pour que le glucose puisse entrer dans les cellules. Si les cellules ne réagissent pas bien à l'insuline, compensez, le pancréas, cet organe qui est chargé de produire l'insuline, il va en produire davantage. Et cet excès d'insuline, il va faire quoi ? Il va stimuler les ovaires. Les ovaires qui vont produire trop d'androgènes, les hormones masculines dont on a parlé tout à l'heure, et ces androgènes viennent perturber la maturation des follicules. L'ovulation, elle devient irrégulière, rare ou même absente parfois. Mais il y a quelque chose d'encore plus important à comprendre. Ces androgènes en excès, ils vont à leur tour aggraver la résistance à l'insuline, qui va générer encore plus d'insuline, qui va stimuler encore plus les ovaires à produire davantage d'androgènes. Et c'est le serpent qui se mord la queue, cette histoire. Et c'est pour ça qu'on parle de syndrome systémique, parce que tout ça s'auto-entretient mutuellement et que ce n'est pas qu'une pathologie gynécologique. On parle du terrain métabolique, donc il est nécessaire d'avoir une prise en charge sur l'alimentation, la stabilisation de la glycémie, l'activité physique, qui vont venir agir directement sur ce mécanisme et sur ce cercle vicieux. Et voilà pourquoi les cycles sont longs et imprévisibles. Voilà pourquoi on a de l'acné et parfois de l'irsutisme. Et c'est la raison pour laquelle la pilule, elle va masquer ses symptômes. Les cycles longs, l'acné, l'irsutisme. Elle va les masquer. Mais en sous-marin derrière, ça ne modifie pas le cercle vicieux insuline androgène. Et quand on arrête la pilule, eh bien tous ces symptômes qui avaient été masqués pendant des années d'apport d'hormones exogènes via la pilule, ils vont se remanifester de nouveau. Pas parce qu'ils apparaissent, mais parce qu'ils étaient là depuis le début et qu'on ne s'est pas occupé de toute cette problématique métabolique. La pilule n'avait pas traité ça, elle l'avait juste masqué. C'est un peu comme un pansement sur une jambe de bois. Donc pour ça, vraiment, j'espère que ce nouveau nom, il va permettre d'en finir avec cette réponse par défaut. Parce que si dans le nom du syndrome, on nomme enfin la dimension métabolique de ce syndrome, j'espère que ça va imposer de la prendre en charge correctement. Le deuxième mot important, c'est polyendocrinien. Poly, ça veut dire plusieurs. endocriniens, c'est tout ce qui concerne le système hormonal. Et ça, c'est une reconnaissance énorme. Parce que ça veut dire que ce syndrome, comme c'était mentionné avant, syndrome des ovaires polycystiques, ça ne se limite pas qu'aux ovaires. Ça touche plusieurs axes hormonaux. On en a parlé tout à l'heure déjà. L'insuline, les oedrogènes, souvent la thyroïde, elle peut être impactée aussi. Le cortisol, l'inflammation, toutes ces cascades hormonales. Et c'est ça qui fait que ce syndrome est systémique, global. Et ça veut dire que la réponse qu'on doit lui apporter, la prise en charge qu'on doit lui apporter, elle doit être globale aussi. Pas juste gynécologique, pas juste prenez la pilule et revenez me voir quand vous voulez. Un bébé ? La prise en charge, elle doit être nutritionnelle. La prise en charge, elle doit être métabolique. Elle doit être hormonale, avec un regard sur le mode de vie, l'alimentation, l'activité physique, le sommeil, etc. Bref, tout ce qu'on fait en naturopathie fonctionnelle. Et j'espère vraiment, j'espère de tout mon cœur que ce changement de nom va vraiment ouvrir une porte dans les cabinets médicaux pour accompagner les femmes qui sont concernées par ce syndrome. Peut-être que tu te demandes, bah oui, moi j'ai un diagnostic de SOPK depuis des années, bah qu'est-ce que je fais ? La réponse courte, il n'y a rien à faire là tout de suite en urgence. C'est les mêmes critères de diagnostic, la même prise en charge médicale pour le moment, les mêmes traitements avec des guillemets. Donc la transition vers ce nouveau terme SMOP, elle va se faire progressivement dans les dossiers médicaux jusqu'en 2028. Donc si ton pro de santé continue à dire SOPK pendant quelques temps, c'est parfaitement normal. Ça veut juste dire que les nomenclatures médicales, elles prennent du temps à s'implanter et à se mettre à jour. Le diagnostic, bien évidemment, il reste valide. Il n'y a rien de particulier à faire. Ce que ça change pour toi si tu es en désir de grossesse avec un SMOP, c'est vraiment là le cœur de tout ce que je voulais te dire aujourd'hui avant de parler de suppléments, de protocoles, de prise en charge, de PMA. La première chose à faire qui est absolument essentielle et fondamentale, c'est de comprendre ce qui se passe dans le cycle. Parce que le SMOP, comme on a parlé tout à l'heure, c'est un syndrome avec beaucoup de visages différents, avec plusieurs tableaux cliniques très différents d'une femme à l'autre. Et comprendre ce qui se passe dans ton cycle à toi, aucun bilan sanguin ne pourra te le dire de manière aussi précise, aussi fine, aussi pertinente que l'observation. quotidienne de tes propres signes de fertilité. Parce que, au-delà de tout ce dont on a parlé avant, dans le SMOP, ce qui peut être très déroutant, c'est que le cycle peut être un peu anarchique, si je puis dire. On va, au lieu d'avoir un pattern de glaire qui classiquement évolue en une seule fois jusqu'à l'ovulation, la glaire, elle peut apparaître plusieurs fois dans le même cycle. C'est-à-dire que le corps, les ovaires, ils tentent Merci. de faire en sorte qu'il y ait un follicule qui prenne le lead, mais il n'y arrive pas. Donc, ça recommence. Et chaque tentative d'ovulation, chaque essai d'ovulation, ça produit un pic d'ostrogène, dont une glaire qui va être plus qualitative. Et si tu pratiques la symptothermie, tu verras ça très bien. Tu verras bien ces essais d'ovulation et tu sauras les distinguer d'une ovulation réelle. Parce que la montée de la température en phallutéale, c'est le seul marqueur qui permet effectivement de confirmer que l'ovocyte a bel et bien été libérée. Pas le test d'ovulation, qui peut être chroniquement positif chez une femme concernée par le SMOP, puisque la LH, qui est l'hormone détectée par le test d'ovulation, elle peut être chroniquement élevée chez ces femmes. Donc, ce n'est vraiment pas un marqueur très fiable chez ces femmes. Cette observation fine du cycle, c'est une info que personne ne peut te donner à ta place. Et j'aurais envie de te partager quelque chose d'hyper important. Une étude qui a été publiée en mars 2026 dans Frontiers in Reproductive Health, super accent anglais. Si tu veux aller la lire, je te mettrai le lien dans les notes de l'épisode. Cette étude, elle a suivi des couples avec une infertilité inexpliquée, c'est-à-dire des couples qui n'avaient pas trouvé de cause particulière après plusieurs mois slash années d'essai bébé avec un bilan complet sans avoir réussi à identifier de cause d'infertilité. pas spécifiquement des femmes avec un SMOP, mais des couples à qui on avait orienté en deux groupes. Un premier couple soit vers des méthodes d'observation du cycle et un autre couple soit directement vers la PMA. Et les résultats, c'est que dans le groupe qui a utilisé la méthode d'observation du cycle, c'est-à-dire l'asymptothermie, le taux de grossesse à 12 mois était de 51%. Alors que dans le taux qu'on a orienté vers la PMA, le taux de grossesse était de 18%. Et c'est encore plus marquant chez les femmes de moins de 34 ans. Dans le groupe symptothermie, il y a eu 90% de grossesse spontanée. C'est énorme quand on y pense. Donc bien évidemment, ces chiffres sont à prendre avec des pincettes, comme dans toutes les études. Cette étude, elle a des limites. C'était une petite étude. Les deux groupes n'étaient pas parfaitement comparables. Et c'était pas... à destination spécifiquement avec des femmes avec un SMOP. Mais ce que cette étude, elle vient nous dire d'intéressant comme hypothèse, c'est que le recours immédiat à la PMA sans d'abord comprendre son cycle, ce n'est pas toujours la meilleure réponse à apporter. Et ça, moi, je le vois en consultation. J'ai récemment accompagné une jeune femme qui était en cours de diagnostic d'un SOPK qui avait des cycles pas franchement très réguliers. Elle avait essayé pendant un an. Elle avait traversé une grossesse arrêtée et son médecin l'orientait vers la PMA. On a travaillé ensemble sur l'hygiène de vie, l'alimentation, l'activité physique, la gestion du stress et des émotions. Et surtout, elle a appris la symptothermie, a observé son cycle, a repéré quand elle ovulait. Et elle est actuellement enceinte après son deuxième essai, après qu'on ait commencé à travailler ensemble. Alors évidemment, ce n'est pas une baguette magique. Évidemment, ça ne marche pas pour tout le monde. Je ne dis pas que la PMA n'est pas... pas utile, elle a une place importante bien évidemment, mais ce que je veux te dire par là, c'est qu'entre prends la pilule et reviens quand tu veux pour un bébé et essaye pendant un an et va en PMA, il y a peut-être un espace pour comprendre un petit peu ce qui se passe dans le corps, pour travailler le terrain, pour apprendre à observer son cycle et vraiment de tout cœur, j'espère que cette nouvelle nomenclature, ce nouveau nom du SMOP va contribuer à ouvrir cet espace-là. Donc voilà les amis, on arrive à la fin de cet épisode aujourd'hui, qui était un peu plus long que d'habitude. Pour résumer un petit peu ce dont on a parlé aujourd'hui, le SOPK s'est terminé, c'est maintenant le SMOP, depuis le congrès du 12 mai 2026 et du consensus publié de l'ANSET. Même syndrome, même critère diagnostique, mais un nouveau nom qui reconnaît enfin la dimension globale de ce syndrome, à savoir pas uniquement une problématique gynécologique. et d'ovaire, mais un vrai déséquilibre profond du métabolisme et des hormones. Et j'espère vraiment que ça va changer la donne dans les cabinets médicaux et qu'on va passer un peu de « prenez la pilule pour masquer tout ça » à « travaillons vraiment le terrain en profondeur » . Qu'on va passer de « revenez quand vous voulez à un bébé » à « on va travailler maintenant sur ce qu'on peut faire dès à présent pour améliorer ça » . Et si tu es concerné par le SOP, le SMOP, et que tu es en désir de grossesse, Merci. Première chose que je t'encourage à faire, c'est de commencer à observer ton cycle. Je t'ai mis une ressource gratuite dans les notes de l'épisode pour que tu puisses démarrer en douceur. Donc voilà, merci de m'avoir écouté jusqu'ici. Je te souhaite une excellente journée, soirée, après-midi, peu importe le moment où tu écoutes cet épisode. Si cet épisode t'a été utile ou si tu connais une personne qui est concernée par le SOPK, enfin le SMOP, et kidnappé. pas encore vu passer cette info, n'hésite pas à lui envoyer. Ça change vraiment la donne de comprendre ce qui se passe dans son corps et ce que ça signifie ce SOPQ. On se retrouve la semaine prochaine pour un prochain épisode et d'ici là, prends soin de toi !